{"id":91,"date":"2004-07-19T19:05:53","date_gmt":"2004-07-19T19:05:53","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/07\/19\/la-crise-quelle-crise\/"},"modified":"2020-11-13T19:03:21","modified_gmt":"2020-11-13T18:03:21","slug":"la-crise-quelle-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/07\/19\/la-crise-quelle-crise\/","title":{"rendered":"La crise, quelle crise?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La mutation, souvent consid\u00e9r\u00e9e sans \u00eatre comprise, s&rsquo;accompagne de troubles qui perturbent la vue de ce qui est en jeu. Une succession de crises, dont on sent bien qu&rsquo;il s&rsquo;agit de crise de civilisation, ne cesse de focaliser l&rsquo;attention sur des sympt\u00f4mes, masquant l&rsquo;essentiel. C&rsquo;est \u00e0 une crise des repr\u00e9sentations suivie de crises de Sens que nous assistons. En \u00e9cho, toute les crises anciennes sont r\u00e9activ\u00e9es.<\/p>\n<p>  En chaque chose il faut discerner le Sens, le meilleur. Sens  pour comprendre, Sens pour (s&rsquo;) orienter, Sens pour (s&rsquo;) engager.  Crise du Sens ! Sens de la crise : nous voil&agrave; au coeur  du sujet.<BR><BR>  Nous sommes depuis plus de 20 ans (1973) en temps de crise permanente,  crise mon&eacute;taire, crise du p&eacute;trole, crise de l&rsquo;&eacute;nergie,  crise &eacute;conomique, crise morale, crise de civilisation,  crise du lien social, crise de Sens.<BR><BR>  Devant un ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;une telle amplitude, il est  bien &eacute;videmment judicieux de comprendre ce que crise veut  dire, comprendre un tel ph&eacute;nom&egrave;ne. L&rsquo;effondrement  du bloc sovi&eacute;tique avec la figure du mal qu&rsquo;on voulait  bien lui faire supporter a bris&eacute; derechef la figure du  bien complaisamment port&eacute;e par l&rsquo;autre camp, tout habill&eacute;  ainsi d&rsquo;une vocation qui lui donnait finalit&eacute; et l&eacute;gitimit&eacute;.  Pas de probl&egrave;me d&rsquo;orientation, cap &agrave; l&rsquo;occident.  C&rsquo;&eacute;tait avant.<BR><BR>  Quand &agrave; l&rsquo;engagement, l&rsquo;individualisme h&eacute;doniste  et narcissique semblait &ecirc;tre le fin mot de tout int&eacute;r&ecirc;t  et de tout mobile, gage de libert&eacute;, loi derni&egrave;re  du lib&eacute;ralisme entreprenant. C&rsquo;&eacute;tait dans les ann&eacute;es  80&#8230; avant la guerre du Golfe.<BR><BR>  Nous sommes bel et bien en crise de Sens et le discernement parait  cruellement manquer. Alors o&ugrave; commencer, o&ugrave; chercher  le Sens de la crise et de la notion m&ecirc;me de crise qui persiste  &agrave; s&rsquo;imposer &agrave; nous malgr&eacute; la diversit&eacute;  de ses visages. Il est judicieux d&rsquo;interroger les savants sur  l&rsquo;ant&eacute;riorit&eacute; de la notion de crise et l&rsquo;ausculter  dans tous ses &eacute;tats. Il est particuli&egrave;rement int&eacute;ressant  de se tourner radicalement vers la question du discernement des  Sens de la notion de Crise, Sens de la crise que nous &eacute;prouvons.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines va directement  &agrave; la racine humaine des choses pour y trouver les Sens.  Elle doit pour cela renouveler la question du Sens et la situer  au centre de la nature humaine o&ugrave; l&rsquo;homme, porteur de  Sens, donne Sens aux r&eacute;alit&eacute;s qu&rsquo;il r&eacute;alise  comme siennes. C&rsquo;est l&agrave; le coeur du sujet humain, le coeur  du sujet de la crise.<BR><BR>  Cette lecture peu conventionnelle nous conduira &agrave; trois  moments d&eacute;cisifs :<BR><BR>  <STRONG>1)<\/STRONG> Discerner les Sens de la notion de crise  et d&eacute;terminer le meilleur Sens pour comprendre, (s&rsquo;) orienter  et (s&rsquo;) engager, c&rsquo;est-&agrave;-dire faire de la crise un passage  d&eacute;cisif.<BR><BR>  <STRONG>2)<\/STRONG> Reconna&icirc;tre la nature sp&eacute;cifique  de cette crise comme &eacute;tape de maturescence dans l&rsquo;&eacute;volution  humaine. Elle remet tout en cause et r&eacute;veille d&rsquo;autres  crises en &eacute;cho.<BR><BR>  <STRONG>3)<\/STRONG> D&eacute;couvrir les enjeux de la crise au  travers d&rsquo;une crise des repr&eacute;sentations sur lesquelles  est &eacute;difi&eacute;e notre civilisation. Elle ouvre sur  une crise du Sens&#8230; qui elle-m&ecirc;me d&eacute;bouche sur  un &acirc;ge du Sens apr&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de Raison.<BR><BR>  En voil&agrave; d&eacute;j&agrave; un exercice. Voyons comment  le discernement des Sens de la notion de crise nous fait p&eacute;n&eacute;trer  au coeur d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne de grande port&eacute;e  humaine et donc de grande importance pour l&rsquo;humanit&eacute; dans  le monde actuel.<BR><BR>  <STRONG><BR>  1) SENS DE LA NOTION DE CRISE<\/STRONG> <BR><BR>  Le discernement des Sens peut se pratiquer par diff&eacute;rentes  voies. L&rsquo;une d&rsquo;entre elles est l&#8217;emploi d&rsquo;une carte des Sens  ou carte des Coh&eacute;rences. En effet, on peut reconna&icirc;tre  &agrave; chaque chose, la possibilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre envisag&eacute;e  en plusieurs Sens. Chacun de ces Sens l&rsquo;inscrit dans une coh&eacute;rence  logique et dynamique avec un contexte o&ugrave; elle se place.<BR><BR>  Ainsi chaque Sens de la notion de crise va avec une certaine  conception du monde, de l&rsquo;homme et des affaires humaines. Il  oriente vers une certaine perspective et engage &agrave; y placer  ses attentes et ses investissements.<BR><BR>  L&rsquo;analyse de coh&eacute;rences que nous ferons ici sera bien  superficielle eu &eacute;gard aux horizons entrevus mais exercera  le lecteur &agrave; une confrontation &agrave; la pluralit&eacute;  des Sens, leurs implications et la question de l&rsquo;importance d&eacute;cisive  du choix&#8230; &eacute;preuve m&ecirc;me de la crise de Sens.<BR><BR>  Chaque vecteur, comme sur une boussole, repr&eacute;sente un  Sens dont nous sommes l&rsquo;aiguille qui s&rsquo;oriente selon le bien  que nous y recherchons.<BR><BR><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-588\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_crise.png?resize=497%2C482\" alt=\"crise.png\" align=\"center\" width=\"497\" height=\"482\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_crise.png?w=497&amp;ssl=1 497w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_crise.png?resize=300%2C291&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><BR>  Examinons d&rsquo;abord les deux Sens oppos&eacute;s sur l&rsquo;axe vertical.<BR>  <STRONG><BR>  Vers le bas :<\/STRONG> <BR>  Une crise et un effet de r&eacute;tablissement brutal, la sanction  d&rsquo;une tentative d&rsquo;&eacute;cart ou d&rsquo;une d&eacute;rive. Elle vient  comme un mal n&eacute;cessaire, un rappel &agrave; l&rsquo;ordre. La  crise est une perte de contr&ocirc;le subie pour s&rsquo;&ecirc;tre  sans doute &eacute;loign&eacute; de l&rsquo;ordre naturel des choses.  C&rsquo;est une affaire de tectonique avec son c&ocirc;t&eacute; catastrophe  naturelle et donc fatale.<BR><BR>  <STRONG>Vers le haut :<\/STRONG> <BR>  Une crise est un passage critique o&ugrave; se situe un enjeu  de d&eacute;passement. Le franchissement d&rsquo;une &eacute;tape r&eacute;clame  une volont&eacute;, un rep&eacute;rage, une orientation vers  le progr&egrave;s. La crise est ce moment o&ugrave;, pour progresser,  il faut savoir renoncer, moment difficile o&ugrave; sont sollicit&eacute;s  les capacit&eacute;s humaines.<BR><BR>  Maintenant l&rsquo;axe horizontal.<BR><BR>  <STRONG>Vers la droite :<\/STRONG> <BR>  La crise est un &eacute;tat de d&eacute;sordre transitoire qui  rompt avec la normalit&eacute;. Cette situation a-normale est  le fruit d&rsquo;une d&eacute;faillance dans l&rsquo;ordre des choses que  la crise stigmatise. Elle est cependant destin&eacute;e &agrave;  &ecirc;tre r&eacute;sorb&eacute;e par l&rsquo;&eacute;tablissement  d&rsquo;un nouvel ordre.<BR><BR>  <STRONG>Vers la gauche :<\/STRONG> <BR>  Une crise est une &eacute;preuve d&eacute;cisive. Il y a l&agrave;  un enjeu et son issue pr&ecirc;te &agrave; cons&eacute;quence.  Elle d&eacute;termine l&rsquo;avenir. L&rsquo;&eacute;preuve est d&eacute;cisive  parce qu&rsquo;elle touche &agrave; l&rsquo;essentiel. Elle est en quelques  sortes initiatique. Le meilleur et le pire s&rsquo;y c&ocirc;toient.<BR><BR>  On s&rsquo;attardera plus particuli&egrave;rement sur quatre Sens rep&eacute;rable  sur les diagonales qui conjuguent les axes pr&eacute;c&eacute;dents.<BR>  <STRONG><BR>  En bas &agrave; gauche : La crise de possession<\/STRONG> <BR>  On peut assimiler la crise &agrave; une sorte de catarsis. La  crise est comme une &eacute;ruption, effet de puissances qui  se combattent. La crise est sens&eacute;e &ecirc;tre lib&eacute;ratoire,  si on en r&eacute;chappe. Mouvement d&rsquo;humeurs, violence, la crise  est aussi le terrain du conflit et aussi du combat contre le  mal, par le mal. C&rsquo;est bien s&ucirc;r le terrain des pulsions  et des d&eacute;bordements archa&iuml;ques dont seul l&rsquo;&eacute;puisement,  comme &agrave; la fin des guerres, peut permettre d&rsquo;esp&eacute;rer  la paix. Voil&agrave; une lecture de la crise qui nourrit le  passionnel, fait monter les int&eacute;grismes et cautionne tous  les hygi&eacute;nismes d&rsquo;&eacute;radication de l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute;  contre toute alt&eacute;ration par l&rsquo;&eacute;tranger.<BR>  <STRONG><BR>  En bas &agrave; droite : La crise de d&eacute;s&eacute;quilibre<\/STRONG><BR>  Nous sommes ici en pr&eacute;sence d&rsquo;un banal ph&eacute;nom&egrave;ne  de transition vers un retour &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre. La  crise a un effet r&eacute;gulateur en redistribuant les places.  L&rsquo;&eacute;conomisme y trouve l&agrave; l&rsquo;explication et la justification  de ses injonctions d&rsquo;adaptation. Tout est bilan dit gestionnaire  et les m&eacute;canismes de r&eacute;gulation ne doivent pas  &ecirc;tre entrav&eacute;s. C&rsquo;est ce que ne comprennent pas les  ch&ocirc;meurs peu convaincus par l&rsquo;&eacute;quation en attendant  que la crise d&eacute;cide de leur sort&#8230; &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle  mondiale.<BR>  <STRONG><BR>  En haut &agrave; droite : La crise de rationalit&eacute;<BR>  <\/STRONG>Rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une difficult&eacute; passag&egrave;re  dont on doit venir &agrave; bout. Il n&rsquo;y a pas de raison. C&rsquo;est  en effet aux raisons classiques, aux r&eacute;f&eacute;rences  connues, aux id&eacute;aux &quot;modernes&quot; ou &quot;traditionnels&quot;  que l&rsquo;on a recours pour surmonter ce d&eacute;sordre momentan&eacute;.  C&rsquo;est au fond l&rsquo;occasion de montrer l&rsquo;excellence des &eacute;lites  et des solutions des experts qui ne vont pas se laisser d&eacute;monter  par quelques turbulences sans cons&eacute;quences. Ils regardent  la crise avec hauteur et vaquent &agrave; leurs occupations comme  si de rien n&rsquo;&eacute;tait. Si la crise persiste c&rsquo;est certainement  d&ucirc; &agrave; l&rsquo;incomp&eacute;tence et au manque de s&eacute;rieux  de populations guett&eacute;es par l&rsquo;irrationnel.<BR>  <STRONG><BR>  En haut &agrave; gauche : La crise d&rsquo;&eacute;volution<\/STRONG><BR>  La crise est un moment crucial d&rsquo;&eacute;volution. A la fois  &eacute;preuve d&eacute;cisive et passage critique, la crise  provoque, met en question, interpelle et invite au d&eacute;passement.  Elle s&rsquo;inscrit alors dans une trajectoire, &quot;&agrave; un  tournant&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire un seuil o&ugrave; les hommes  doivent assumer une mutation et gagner en maturit&eacute;.<BR><BR>  La crise est ainsi r&eacute;v&eacute;latrice et r&eacute;alisatrice.  Elle aide les personnes et les groupes humains &agrave; se r&eacute;v&eacute;ler,  &agrave; r&eacute;aliser leurs meilleurs potentiels, &agrave;  d&eacute;couvrir leur capacit&eacute; de ma&icirc;trise. En cela,  elle est plus un enjeu de ma&icirc;trise qu&rsquo;une fatalit&eacute;  r&eacute;gulatrice. Les difficult&eacute;s r&eacute;v&egrave;lent  et r&eacute;alisent les possibilit&eacute;s humaines de d&eacute;passement,  et mieux, d&rsquo;accomplissement.<BR><BR>  De ces diff&eacute;rents Sens de la crise, c&rsquo;est le dernier qui  invite &agrave; franchir une &eacute;tape, un seuil d&rsquo;&eacute;volution  pour entrer dans une nouvelle &egrave;re de l&rsquo;humanit&eacute;.  Mais pour cela, il faut savoir finir le temps pr&eacute;c&eacute;dent,  comme l&rsquo;&acirc;ge adulte doit renoncer &agrave; l&rsquo;enfance au  passage de l&rsquo;adolescence.<BR><BR>  Il est bien &eacute;vident que ces diff&eacute;rents Sens peuvent  &ecirc;tre illustr&eacute;s autrement encore, de fa&ccedil;on  plus savante ou plus simple selon le cas.<BR><BR>  Le choix d&rsquo;un sens, d&rsquo;une disposition, qui est maintenant prise  de position, d&eacute;termine l&rsquo;avenir. De ce que nous faisons  de la crise d&eacute;pend son issue.<BR><BR>  <STRONG><BR>  2) UNE CRISE D&rsquo;EVOLUTION, LA CRISE DE MATURESCENCE<\/STRONG> <BR><BR>  La notion de crise m&ecirc;me si elle s&rsquo;applique &agrave; un  ph&eacute;nom&egrave;ne renvoie toujours &agrave; une exp&eacute;rience  humaine qu&rsquo;elle qualifie. Rien d&rsquo;autre que l&rsquo;exp&eacute;rience  humaine ne peut permettre de qualifier de crise une situation  quelle qu&rsquo;elle soit. Or dans l&rsquo;exp&eacute;rience humaine il y  a &agrave; la fois ce qui se qualifie de crise et ce qui produit  la crise.<BR><BR>  En cela, il nous faut comprendre la crise actuelle, et toute  autre &agrave; la fois, comme ph&eacute;nom&egrave;ne humain,  et &agrave; la fois comment elle est v&eacute;cue et interpr&eacute;t&eacute;e.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines am&egrave;ne  l&agrave; un &eacute;clairage tr&egrave;s important. Elle permet  de reconna&icirc;tre qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise d&rsquo;&eacute;volution  de l&rsquo;humanit&eacute; et que cette crise peut &ecirc;tre dite  crise de maturescence.<BR><BR>  Que ce soit pour les personnes ou que ce soit pour les soci&eacute;t&eacute;s  ou groupes humains (les entreprises, les cit&eacute;s, les nations,  etc..) existe une trajectoire d&rsquo;&eacute;volution dont les phases  et les seuils sont inh&eacute;rents &agrave; la nature m&ecirc;me  de l&rsquo;homme. Il ne s&rsquo;agit pas de degr&eacute;s identiques sur  une &eacute;chelle ind&eacute;finie mais de phases de nature  et d&rsquo;enjeux pr&eacute;cis s&eacute;par&eacute;es par des seuils,  eux-aussi tr&egrave;s sp&eacute;cifiques. Depuis toujours on  a essay&eacute; de diff&eacute;rencier des &acirc;ges, des p&eacute;riodes  de la vie humaine et celle des peuples et bien souvent ces approches  expriment une r&eacute;elle intuition. Aujourd&rsquo;hui nombreux sont  ceux qui annoncent un temps nouveau, une nouvelle &egrave;re,  un &acirc;ge neuf. Cependant, si l&rsquo;intuition est l&agrave;, comment  discerner et reconna&icirc;tre clairement les termes d&rsquo;un passage  que l&rsquo;on ne conna&icirc;t pas historiquement puisqu&rsquo;il est tout  &agrave; fait neuf, du moins &agrave; une aussi grande &eacute;chelle.  Aussi les interpr&eacute;tations se multiplient sans que se d&eacute;gage  un paysage coh&eacute;rent de la nature de la crise et de l&rsquo;horizon  qu&rsquo;elle pr&eacute;pare.<BR><BR>  C&rsquo;est l&agrave; que la th&eacute;orie joue pleinement son r&ocirc;le  d&rsquo;&eacute;clairage structurant.<BR><BR><BR>  L&rsquo;exp&eacute;rience humaine est en effet soumise &agrave; une  loi d&rsquo;&eacute;volution corr&eacute;lative d&rsquo;un niveau de conscience  li&eacute; &agrave; une logique, pr&eacute;dominante dans le  rapport au monde, aux autres et &agrave; soi-m&ecirc;me. C&rsquo;est  la r&eacute;alit&eacute; qui en semble &agrave; chaque fois chang&eacute;e.<BR><BR>  A chaque phase, c&rsquo;est comme un nouveau pan du monde qui se d&eacute;ploie  et dont se cultive alors l&rsquo;exp&eacute;rience et une certaine  ma&icirc;trise. Cette &quot;culture&quot; lorsqu&rsquo;elle est v&eacute;ritablement  engag&eacute;e dans ce Sens se nomme civilisation et au niveau  individuel maturation. Entre les phases, un seuil de passage  consiste &agrave; d&eacute;passer le monde ancien et &agrave;  s&rsquo;investir dans un monde neuf, &agrave; d&eacute;couvrir et &agrave;  b&acirc;tir, o&ugrave; l&rsquo;existence n&rsquo;est plus la m&ecirc;me et  o&ugrave; chacun ne sera plus tout &agrave; fait le m&ecirc;me.<BR><BR>  M&ecirc;me si chaque phase int&egrave;gre en les d&eacute;passant  les &eacute;tapes pr&eacute;c&eacute;dentes, elle recompose profond&eacute;ment  l&rsquo;existence et surtout elle ouvre sur l&rsquo;inconnu. Les seuils sont  &agrave; ce titre de v&eacute;ritables mutations et ce sont des  moments de crise.<BR><BR>  Ils le sont parce que perdre ses r&eacute;f&eacute;rences propres  et environnantes est une &eacute;preuve pour les hommes et face  &agrave; cette &eacute;preuve on conna&icirc;t toute sorte de  comportement d&rsquo;&eacute;vitement, de refus ou de r&eacute;gression,  mais aussi de franchissement d&eacute;cisif. Songeons &agrave;  la naissance et son basculement dans un nouveau monde, &agrave;  l&rsquo;adolescence avec la fin du monde de l&rsquo;enfance et l&rsquo;entr&eacute;e  dans la vie adulte.<BR><BR>  Or, dans une soci&eacute;t&eacute; en cours d&rsquo;&eacute;volution  les hommes trouvent d&eacute;j&agrave; les r&eacute;f&eacute;rences  de leurs a&icirc;n&eacute;s pour aider &agrave; ces progressions  et ces mutations et elles sont n&eacute;anmoins des &eacute;preuves.  Or, nous en sommes &agrave; un stade d&rsquo;&eacute;volution qui n&rsquo;a  pas de pr&eacute;c&eacute;dent (&agrave; cette &eacute;chelle)  si bien que l&rsquo;horizon comme la transition manquent de rep&egrave;res.  Il faut savoir en outre que chaque crise dans l&rsquo;existence r&eacute;veille  toutes les autres, ant&eacute;rieures. Cela fait qu&rsquo;outre l&rsquo;&eacute;preuve  d&rsquo;une crise de mutation qui nous propulse dans l&rsquo;inconnu, toutes  les autres crises sont r&eacute;activ&eacute;es et il est tr&egrave;s  facile de tout confondre.<BR><BR>  C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on assiste &agrave; des analyses qui nous  d&eacute;crivent les moments de crise qui ont d&eacute;j&agrave;  eu lieu en divers endroits et &agrave; diverses &eacute;poques  et que notre civilisation a sans doute largement d&eacute;pass&eacute;s.<BR><BR>  Nous sommes dans une crise de maturescence et les crises d&rsquo;adolescence  et m&ecirc;me de naissance douloureuse sont pr&eacute;sentes,  sans compter l&rsquo;anticipation d&rsquo;une crise de s&eacute;nescence  pr&eacute;matur&eacute;e.<BR><BR>  A ce stade, il nous faut dessiner cette trajectoire d&rsquo;&eacute;volution  qui fait de la structure de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine une structure  historique de maturation. Nous serons conduits &eacute;videmment  &agrave; simplifier et m&ecirc;me caricaturer pour donner quelques  rep&egrave;res dans un sujet si essentiel, et si vaste.<BR>  <STRONG><BR>  1 &#8211; L&rsquo;&acirc;ge archa&iuml;que<\/STRONG> : <STRONG>L&rsquo;univers des  affects, de la confusion &agrave; la diff&eacute;renciation.<BR>  <\/STRONG><BR>  C&rsquo;est d&egrave;s avant la naissance un univers d&rsquo;exp&eacute;rience,  un milieu de r&eacute;alit&eacute;s faites d&rsquo;affectations ressenties.  L&rsquo;archa&iuml;que pr&eacute;pare les soubassements de l&rsquo;exp&eacute;rience  humaine et ceux de toute communaut&eacute; humaine. Seulement,  le retour &agrave; l&rsquo;archa&iuml;que ram&egrave;ne le monde &agrave;  la confusion et aux d&eacute;bordements pulsionnels (auxquels  on assiste) en m&ecirc;me temps qu&rsquo;&agrave; une fantasmagorie  d&rsquo;imm&eacute;diatet&eacute; et de toute puissance&#8230; impuissante.  La fascination des images et des &quot;environnements&quot; confusionnels  est aussi le caract&egrave;re de ces r&eacute;gressions.<BR><BR>  <STRONG>2 &#8211; L&rsquo;&acirc;ge primaire : L&rsquo;univers du faire, des corps  &agrave; corps et de la croissance.<BR>  <\/STRONG><BR>  La distinction des corps ouvre d&egrave;s la naissance au jeu  des interactions, des apprentissages et des savoir-faire s&rsquo;instaurant  l&rsquo;usage d&rsquo;outillages et le d&eacute;veloppement de technicit&eacute;.  C&rsquo;est bien comme cela que l&rsquo;on caract&eacute;rise la fin d&rsquo;une  pr&eacute;histoire et les d&eacute;buts d&rsquo;une histoire de la  civilisation. L&rsquo;&acirc;ge du faire est celui o&ugrave; pr&eacute;domine  les pr&eacute;occupations de la subsistance et de la coexistence  et o&ugrave; se coalisent des groupes d&rsquo;activit&eacute;s. Une  communaut&eacute; ou une entreprise de cet &acirc;ge est enti&egrave;rement  prise dans le court terme et dans une concr&eacute;tude li&eacute;e  &agrave; l&rsquo;op&eacute;ratoire.<BR>  <STRONG><BR>  3 &#8211; L&rsquo;&acirc;ge secondaire : L&rsquo;univers des signes, des repr&eacute;sentations  et de la Raison.<\/STRONG> <BR><BR>  L&rsquo;ordonnancement des choses devient ordre pensable et se d&eacute;veloppent  des repr&eacute;sentations mentales de l&rsquo;exp&eacute;rience. Ces  repr&eacute;sentations construisent sciences, philosophies, mod&egrave;les,  identit&eacute;s, id&eacute;ologies, id&eacute;aux et au bout  du compte une vision du monde.<BR><BR>  C&rsquo;est par cela que nous nous projetons, que notre imaginaire  se ma&icirc;trise en cr&eacute;ativit&eacute;, en projets, en  innovations inconnues jusqu&rsquo;ici. La raison est ma&icirc;tresse  pour la ma&icirc;trise de ces repr&eacute;sentations et leur  &eacute;dification, c&rsquo;est-&agrave;-dire le progr&egrave;s de  la civilisation. Nous avons l&agrave; les caract&egrave;res essentiels  de notre civilisation depuis les grecs en passant par l&rsquo;&egrave;re  des lumi&egrave;res et jusqu&rsquo;&agrave; cette modernit&eacute;  qui a port&eacute; tr&egrave;s loin la production et la transmission  des repr&eacute;sentations. Les groupes humains ou entreprises  de cet &acirc;ge ont du apprendre &agrave; cultiver imagination,  projections, repr&eacute;sentations, langages, mod&eacute;lisation,  r&eacute;f&eacute;rences, identifications, anticipations. <BR><BR>  C&rsquo;est &agrave; cet &acirc;ge que se d&eacute;couvre le champ  immense des repr&eacute;sentations par lesquelles se comprennent  et s&rsquo;&eacute;difient nos r&eacute;alit&eacute;s. Nous sommes  tellement au coeur de cela que nous n&rsquo;en connaissons plus le  caract&egrave;re sp&eacute;cifique.<BR><BR>  <STRONG>4 &#8211; L&rsquo;&acirc;ge tertiaire : L&rsquo;univers du Sens, des communaut&eacute;s  de Sens (consensus), r&eacute;alisation et r&eacute;v&eacute;lation  de Sens, le temps du virtuel.<\/STRONG> <BR><BR>  Apr&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge des repr&eacute;sentations o&ugrave;,  &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me, elles semblent devenues soubassements  et principaux constituants de la r&eacute;alit&eacute;, vient  un &acirc;ge du Sens o&ugrave; se d&eacute;couvre que l&rsquo;essentiel  est le Sens et que les repr&eacute;sentations en sont les m&eacute;diations  pendant que le factuel de l&rsquo;&acirc;ge du faire les incarne et  que les affects de l&rsquo;archa&iuml;que en sont l&rsquo;exp&eacute;rience  premi&egrave;re. C&rsquo;est donc &agrave; un univers de Sens qu&rsquo;il  faut s&rsquo;ouvrir o&ugrave; le Sens prend une place semblable &agrave;  celle de la Raison &agrave; l&rsquo;&acirc;ge secondaire. Le Sens d&eacute;passe  et transcende toute repr&eacute;sentation, il touche au principe  et aux fins humaines.<BR><BR>  Or arr&ecirc;tera l&agrave; le parcours d&rsquo;&eacute;volution couvrant  les phases de d&eacute;veloppement, pr&eacute;c&eacute;dant des  phases de retrait. L&rsquo;&acirc;ge tertiaire sera reconsid&eacute;r&eacute;  dans la troisi&egrave;me partie. Il nous faut nous apesantir  auparavant sur les seuils de passage entre les phases d&rsquo;&eacute;volution.<BR><BR>  Le seuil de la naissance est surtout celui o&ugrave; s&rsquo;inaugure  le temps des distinctions, de la s&eacute;paration du soi et  du non soi et donc de toute objectivit&eacute; et toute quantit&eacute;.  &Eacute;preuve de s&eacute;paration, c&rsquo;est son d&eacute;passement  qui permet de grandir.<BR><BR>  Le seuil de l&rsquo;adolescence ouvre &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte qui  n&rsquo;est plus un monde de l&rsquo;utilit&eacute; empirique mais o&ugrave;  des lois, des identit&eacute;s sociales, des r&egrave;gles, des  statuts, des titres des places, des institutions, etc&#8230; forment  le monde des repr&eacute;sentations collectives dont la raison  doit &ecirc;tre le viatique.<BR><BR>  Le seuil de maturescence est celui o&ugrave; les personnes sont  aux prises avec la singularit&eacute; de leur d&eacute;sir, de  leur intention, de leur autonomie.<BR><BR>  La maturit&eacute; d&eacute;passe le souci d&rsquo;identification et  de coh&eacute;rence identitaire de l&rsquo;&acirc;ge secondaire pour  s&rsquo;inscrire dans la probl&eacute;matique du Sens de sa propre  vie et de la vie collective, celle des responsabilit&eacute;s  de Sens, c&rsquo;est-&agrave;-dire de direction, celles o&ugrave; l&rsquo;intention  humaine, le propre de l&rsquo;homme, se r&eacute;v&egrave;le constitutive  du monde dont les r&eacute;alit&eacute;s s&rsquo;av&egrave;rent virtuelles.<BR><BR>  Ce seuil de maturescence, quelques rares sp&eacute;cialistes  sont en train de le d&eacute;couvrir en tant que moment charni&egrave;re  de l&rsquo;&eacute;volution personnelle vers 35 ans ? 50 ans ? La phase  adulte n&rsquo;&eacute;tait donc pas la fin du d&eacute;veloppement  humain, elle est suivi d&rsquo;une phase de maturit&eacute;, tr&egrave;s  diff&eacute;rente qui pr&eacute;c&egrave;de encore toute retraite.<BR><BR>  Il est symptomatique qu&rsquo;au moment o&ugrave; notre civilisation  aborde et commence &agrave; franchir ce seuil, on en d&eacute;couvre  l&rsquo;existence. Ainsi la conscience de la r&eacute;alit&eacute;  est bien une &quot;r&eacute;alisation&quot; de l&rsquo;homme.<BR><BR>  Ce canevas va nous permettre de plonger maintenant au coeur de  la crise actuelle et d&rsquo;en reconna&icirc;tre les caract&egrave;res,  les troubles, les enjeux et les d&eacute;passements d&eacute;j&agrave;  annonc&eacute;s.<BR><BR><BR>  <STRONG>3) DE L&rsquo;AGE DE LA RAISON A L&rsquo;AGE DU SENS : LA CRISE DES  REPRESENTATIONS<\/STRONG> <BR><BR>  Un des premiers caract&egrave;res du ph&eacute;nom&egrave;ne  de crise, c&rsquo;est la remise en question du monde dans lequel nous  nous trouvons. Cette remise en question touche particuli&egrave;rement  aux attachements de l&rsquo;&acirc;ge correspondant, d&rsquo;autant plus  que les rapports &agrave; ce monde avaient pu se faire pleins  d&rsquo;assurance, de suffisance, de certitudes.<BR><BR>  A l&rsquo;&acirc;ge des repr&eacute;sentations, c&rsquo;est l&rsquo;identification  qui est &eacute;branl&eacute;e, identit&eacute;s individuelles,  identit&eacute;s collectives, identit&eacute; humaine. Nos mod&egrave;les,  r&eacute;f&eacute;rences, visions, conceptions, id&eacute;es  avec tout le surcro&icirc;t d&rsquo;assurance que nous a donn&eacute;  une bonne ma&icirc;trise de la raison sont aujourd&rsquo;hui mis en  question.<BR><BR>  Mais cette mise en question n&rsquo;est pas une n&eacute;gation,c&rsquo;est  une relativisation, une d&eacute;couverte de leur non suffisance,  celle donc que la raison ne suffit pas. De triomphante elle doit  se faire modeste, servante. De fondatrice elle doit se faire  m&eacute;diation, r&eacute;v&eacute;latrice ou r&eacute;alisatrice.<BR><BR>  Si nous sommes dispos&eacute;s au d&eacute;passement, cette remise  en question est salutaire et nous trouvons bien vite, &agrave;  l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;une vie ou de l&rsquo;histoire, &agrave; nous r&eacute;tablir  sur d&rsquo;autres assises. Mais ce n&rsquo;est pas l&agrave; le lot de tous,  du moins au d&eacute;but.<BR><BR>  Par contre si nous sommes trouv&eacute;s en d&rsquo;autres dispositions  la crise est plus difficile. Par exemple, le narcissisme individualiste  qui a fait il y a peu de l&rsquo;existence un th&eacute;&acirc;tre  de repr&eacute;sentations, de semblants donn&eacute;s &agrave;  voir, sent confus&eacute;ment venir l&rsquo;effondrement de tout son  &eacute;difice.<BR><BR>  Plus simplement ceux qui ont fond&eacute; leurs croyances sur  l&rsquo;identification &agrave; quelque repr&eacute;sentation peuvent  vivre l&agrave; une atteinte &agrave; leur existence et m&ecirc;me  en &ecirc;tre provoqu&eacute;s douloureusement. C&rsquo;est le cas  &eacute;videmment pour un pays comme la France o&ugrave; la Raison,  qui fut d&eacute;ifi&eacute;e, a conduit &agrave; tout l&rsquo;&eacute;difice  de l&rsquo;&eacute;tat, des grandes &eacute;coles et de toutes sortes  de formalismes dont le structuralisme &eacute;tait encore r&eacute;cemment  un aboutissement. Cela continue avec un grand nombre des penseurs  fran&ccedil;ais actuels, habiles aux repr&eacute;sentations,  partag&eacute;es souvent avec une &eacute;lite nationale qui  dit-on a r&eacute;duit le monde &agrave; ses repr&eacute;sentations.<BR><BR>  Cette crise des repr&eacute;sentations conduit n&eacute;anmoins  &agrave; diff&eacute;rents courants et nous allons en examiner  quatre avant d&rsquo;envisager la voie de son d&eacute;passement.<BR><BR>  Tout d&rsquo;abord la tendance &quot;toujours plus&quot; de repr&eacute;sentations,  prolif&eacute;ration des signes, des images, des lois, des discours  qui est en m&ecirc;me temps disqualification de tous. C&rsquo;est une  logique fond&eacute;e sur la vanit&eacute;, la qu&ecirc;te vaine  de ma&icirc;trise par la captation des signes, des regards, des  audimat, en faisant assaut de vanit&eacute;s. Les media se sont  identifi&eacute;s au message, sont le message, font l&rsquo;actualit&eacute;  et ainsi sont souvent en premi&egrave;re ligne de cette fuite  aveugle &agrave; force de voir et de savoir. La communication,  devenue panac&eacute;e, r&eacute;clame toujours plus, toujours  plus bref, toujours plus rapide, toujours plus d&rsquo;impact, toujours  plus &eacute;vident, plus transparent, plus vide.<BR><BR>  Bien s&ucirc;r, ses tenants voient venir une &egrave;re de la  communication dont la valeur est la production et la distribution  toujours plus prolifique de repr&eacute;sentations. M&ecirc;me  le verrou de la Raison en a saut&eacute; et les bouquets satellites  risquent d&rsquo;&ecirc;tre le bouquet final de ce feu d&rsquo;artifices  consommatoires.<BR><BR>  Trois autres logiques (Sens) d&rsquo;&eacute;vitement se manifestent.<BR><BR>  Le retour aux vertus de la raison et ses id&eacute;aux classiques  et modernes. Faire retour &agrave;&#8230; Kant, aux sagesses antiques,  aux id&eacute;aux r&eacute;publicains, aux classiques, &agrave;  Spinoza, &agrave; Descartes. Il s&rsquo;agit de faire retour &agrave;  ces temps d&rsquo;avant les troubles, l&agrave; o&ugrave; une erreur  d&rsquo;aiguillage a du se produire. Cette logique conservatoire remplit  les mus&eacute;es, les salles de musique, les associations culturelles.  Le temps o&ugrave; le progr&egrave;s se saisissait tout entier  dans des repr&eacute;sentations que la raison r&eacute;alisait,  le temps si proche o&ugrave; Jules Vernes projetait la conqu&ecirc;te  de la lune et de Vinci, si ing&eacute;nieux, pr&eacute;parait  nos machines volantes.<BR><BR>  La marche du temps coupe cette voie de toute efficacit&eacute;.  Non la Raison ne suffit pas, ne suffit plus &agrave; donner un  Sens &agrave; l&rsquo;avenir, &agrave; donner des projets &agrave;  ceux qui n&rsquo;esp&egrave;rent pas. Les id&eacute;aux dans leur fonction  rectrice et mobilisatrice ne valent que comme utopies. Quand  celles ci sont r&eacute;alis&eacute;es, elles ne fonctionnent  plus comme telles. C&rsquo;est le rapport &agrave; ces repr&eacute;sentations  qui doit changer. L&rsquo;id&eacute;e de d&eacute;mocratie ne suffit  plus, encore faut-il en d&eacute;terminer le Sens l&eacute;gitime  pour que la d&eacute;mocratie ne se perde pas et se d&eacute;passe  elle-m&ecirc;me. Mais que de suppos&eacute;s ind&eacute;passables  de nos jours, surtout dans cette voie de mim&eacute;tisme de  la sagesse pass&eacute;e.<BR><BR>  La troisi&egrave;me voie est celle de la r&eacute;gression vers  l&rsquo;archa&iuml;que. Fort de l&rsquo;&eacute;chec suppos&eacute; de la  Raison et de ses suppots, alors l&rsquo;interdit de penser se sent  plus fort et les bonnes vieilles m&eacute;thodes reviennent au  go&ucirc;t du jour. Cynismes, rapports de forces brutaux, corruptions,  tous les moyens sont bon pour &eacute;craser le rival et faire  d&eacute;monstration de puissance. Alors la r&eacute;gression  factuelle est le premier terrain privil&eacute;gi&eacute;, celui  de l&rsquo;&eacute;conomique.<BR><BR>  Comment nous, parmi les plus riches du monde, pouvons nous &ecirc;tre  dans une telle pr&eacute;carit&eacute; &eacute;conomique. La  guerre &eacute;conomique dont on nous rebat les oreilles justifie  toutes les manoeuvres au nom du danger ext&eacute;rieur et des  risques d&rsquo;invasion par l&rsquo;&eacute;tranger. Les repr&eacute;sentations  sont r&eacute;duites au statut d&rsquo;armes, de moyens de puissance  et combien font de la possession de ces armes l&rsquo;alpha et l&rsquo;om&eacute;ga  de la crise actuelle.<BR><BR>  Mais cette r&eacute;gression trouvera bien vite que la manipulation  des affects est plus puissante encore et la volont&eacute; de  produire de l&rsquo;effet rassemble en d&eacute;sordre chefs politiques,  chefs de puissances &eacute;conomiques, chefs de puissances m&eacute;diatiques,  etc&#8230; petits chefs et chefaillons qui s&rsquo;en trouvent cautionn&eacute;s.  C&rsquo;est l&agrave; que cette crise de repr&eacute;sentation peut  sombrer dans les fantasmagories parano&iuml;aques avec sa panoplie  d&rsquo;int&eacute;grismes religieux, politiques, &eacute;conomiques,  id&eacute;ologiques, etc&#8230; chacun reconna&icirc;tra les exemples  qui abondent. <BR><BR>  Oui la crise lorsqu&rsquo;elle est &eacute;conomique traduit une telle  r&eacute;gression et ouvre sur les plus graves perspectives.  Mais la crise n&rsquo;est &eacute;conomique que par d&eacute;faillance  des repr&eacute;sentations et de la Raison mortifi&eacute;e de  n&rsquo;&ecirc;tre pas toute puissante et suicidaire sous pr&eacute;texte  de purges catarthiques. Attention aux apprentis sorciers des  officines des pouvoirs.<BR><BR>  La quatri&egrave;me voie d&rsquo;&eacute;vitement est la plus radicale.  Elle &eacute;vacue le probl&egrave;me en &eacute;vacuant le sujet,  l&rsquo;homme et son humanit&eacute;. La crise n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un  d&eacute;s&eacute;quilibre et la r&eacute;paration des dysfonctionnements,  qui passe par le changement des modes de r&eacute;gulation d&eacute;faillants,  est le meilleur moyen d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer le retour aux  &eacute;quilibres naturels. Les repr&eacute;sentations sont la  r&eacute;alit&eacute; et le maniement des syst&egrave;mes de  repr&eacute;sentations le tout de l&rsquo;action. Dispositifs, mesures,  formules font partie de l&rsquo;arsenal du r&eacute;parateur de syst&egrave;mes.  Bien &eacute;videmment c&rsquo;est le maillon faible, l&rsquo;homme qui en  paie les pots cass&eacute;s. Mais que ne faut-il pas faire pour  satisfaire aux imp&eacute;ratifs de l&rsquo;&eacute;conomie, des march&eacute;s,  de la conjoncture internationale, de la mondialisation, des crit&egrave;res  de Mastrischt, des lois de l&rsquo;&eacute;conomie, de la nature ,  de la soci&eacute;t&eacute;.<BR><BR>  Nombre d&rsquo;experts, d&eacute;&ccedil;us par les exigences vertueuses  de la raison id&eacute;ale, se sont convertis &agrave; la raison  gestionnaire et circulatoire, mercantile et m&eacute;caniste.  Les r&eacute;parateurs du syst&egrave;me ont deux injonctions,  il faut s&rsquo;adapter, il faut r&eacute;duire&#8230; les effectifs pour  redonner au syst&egrave;me la flexibilit&eacute; qu&rsquo;il r&eacute;clame  et son poids de forme, all&eacute;g&eacute; de sa pesanteur d&rsquo;humanit&eacute;.  C&rsquo;est parait-il le prix de la libert&eacute; !<BR><BR>  Ces r&eacute;actions &agrave; la crise des repr&eacute;sentations  vont en tous Sens et surprise nous interpellent par une crise  de Sens.<BR><BR>  Cela nous r&eacute;v&egrave;le que nous sommes &agrave; un carrefour,  de Sens, cela nous r&eacute;v&egrave;le que &ccedil;a d&eacute;pend  de nous, que cela d&eacute;pend de notre devenir, de notre humanit&eacute;  dans la dimension de sujet intentionnel qu&rsquo;elle nous conf&egrave;re.<BR><BR>  Crise de Sens, crise des valeurs, crise des finalit&eacute;s,  crise d&rsquo;orientation, crise de d&eacute;cision (de direction)  sont l&agrave; les b&eacute;n&eacute;fices de la crise des repr&eacute;sentations  lorsque nous en acceptons le d&eacute;passement. Nous avons alors  &agrave; nous reconna&icirc;tre responsables de nos intentions  personnelles et collectives. D&rsquo;ailleurs la crise du lien social  est bien une crise de Sens apr&egrave;s la d&eacute;faillance  de la croyance dans le fait que ce lien social &eacute;tait de  l&rsquo;ordre des repr&eacute;sentations (identification, id&eacute;aux,  formules juridiques, etc..). Nous y reviendrons.<BR><BR>  Bien s&ucirc;r beaucoup tentent de faire du Sens une repr&eacute;sentation  (forme, structure, id&eacute;e, syst&egrave;me, etc.) pour &eacute;viter  cette crise de Sens qui est tr&egrave;s exactement la crise de  maturescence, celle o&ugrave; se pose syst&eacute;matiquement  la question du Sens de sa vie, des entreprises et affaires humaines,  de la cit&eacute;, des nations, du monde, de l&rsquo;humanit&eacute;.<BR><BR>  Mais accepter la question est la seule voie pour progresser et  pour reconna&icirc;tre que nous sommes auteurs responsables de  la r&eacute;ponse et que c&rsquo;est l&agrave; m&ecirc;me l&rsquo;essence  de la responsabilit&eacute; de toute autorit&eacute; dirigeante  &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ceux qui n&rsquo;en sont pas encore l&agrave;,  du moins dans tel ou tel domaine particulier.<BR><BR>  La r&eacute;solution de cette crise de Sens, c&rsquo;est l&rsquo;accomplissement  d&rsquo;une mutation o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;couvre que tout l&rsquo;&eacute;difice  de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine, archa&iuml;que, primaire, secondaire,  repose sur les Sens (l&rsquo;essentiel) et que les Sens sont le propre  de l&rsquo;homme, vecteurs et enjeux de la libert&eacute; humaine,  de toute responsabilit&eacute; et ainsi du devenir personnel  et collectif.<BR><BR>  Les repr&eacute;sentations en sont des m&eacute;diations et la  raison ordonne ces m&eacute;diations. La Raison est l&rsquo;ordre qui  traduit le Sens. Elle le r&eacute;alise et ainsi le r&eacute;v&egrave;le  &agrave; ceux qui le cherchent en eux-m&ecirc;mes.<BR><BR>  La crise que nous traversons, comme on l&rsquo;a vu retentit sur tous  les &acirc;ges de l&rsquo;&eacute;volution humaine. Elle est &agrave;  la fois d&rsquo;actualit&eacute; br&ucirc;lante et de longue port&eacute;e  et il serait ais&eacute; d&rsquo;en multiplier les indicateurs pour  en confirmer la nature, en caract&eacute;riser les Sens et en  discerner le meilleur Sens. C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; l&agrave;  un exercice de maturescence qui introduit &agrave; une nouvelle  &egrave;re.<BR><BR>  Comme toujours entrer dans une nouvelle &egrave;re de civilisation,  c&rsquo;est-&agrave;-dire de maturit&eacute; humaine, touche les personnes  et les peuples, les groupes humains et les cit&eacute;s. Cela  n&rsquo;&eacute;limine pas les cheminements de tous ceux qui n&rsquo;en sont  pas encore l&agrave; o&ugrave; ceux dont la r&eacute;gression  va demander de refaire le parcours.<BR><BR>  L&rsquo;&eacute;volution humaine est &agrave; la fois diachronique  et synchronique, historique dans sa marche de progr&egrave;s  et toujours actuelle dans ses diff&eacute;rentes &eacute;tapes.  Toujours en avancement et toujours &agrave; reprendre. Cela en  fait la difficult&eacute; d&rsquo;analyse et le foisonnement des interpr&eacute;tations.<BR><BR>  Mais il y aussi qu&rsquo;entrer dans une &egrave;re nouvelle introduit  &agrave; un monde dont nous ne connaissons pas les lois, les  rep&egrave;res et la d&eacute;termination des r&eacute;alit&eacute;s.  Il faut nous attendre &agrave; une radicalit&eacute; des remises  en question qui, &eacute;trangement, n&rsquo;&eacute;liminent rien  des acquis du pass&eacute; mais leur donnent un nouveau visage,  un nouveau statut et surtout de nouveaux fondements.<BR><BR>  Cette crise des fondements, on l&rsquo;a vu, nous am&egrave;ne &agrave;  la question du Sens non pas comme une question de passage vite  r&eacute;gl&eacute;e mais comme la question permanente de l&rsquo;&acirc;ge  du Sens, celle sur laquelle s&rsquo;&eacute;difie un nouveau temps.<BR><BR>  Or l&agrave; aussi le lointain de l&rsquo;histoire confine &agrave;  l&rsquo;actualit&eacute;. La mutation est d&eacute;j&agrave; en partie  accomplie et les premisses du nouveau temps sont d&eacute;j&agrave;  d&eacute;ploy&eacute;s. Nous n&rsquo;en sommes qu&rsquo;au d&eacute;but bien  s&ucirc;r. Tout reste &agrave; faire dans un temps de pionniers,  de cr&eacute;ateurs, d&rsquo;inventeurs, un temps o&ugrave; tous les  r&eacute;f&eacute;rents, politiques, &eacute;conomiques, juridiques,  scientifiques, techniques, religieux sont requestionn&eacute;s  pour d&rsquo;autres lectures, pour d&rsquo;autres enjeux et d&rsquo;autres Sens  aussi.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines aide encore  ici &agrave; discerner, dans le foisonnement, ce qui est significatif  des temps nouveaux au travers quelque fois de la gangue des interpr&eacute;tations  abusives et celles qui servent les logiques de ceux qui refusent  le passage telles qu&rsquo;on les a vues (arguments de communication  et d&rsquo;images, arguments de puissance, arguments de circulations  et d&rsquo;informations, arguments de conservatoires).<BR><BR>  &Eacute;tant dans l&rsquo;au del&agrave; de la crise nous d&eacute;bordons  de notre propos. Cependant donnons en quelques indices.<BR><BR>  La maturescence est l&rsquo;&acirc;ge de la reconnaissance et de la  ma&icirc;trise (relative) de l&rsquo;intentionalit&eacute; humaine  qui manifeste de fa&ccedil;on majeure le Sens humain qui la sous-tend.  Or cette dimension de l&rsquo;homme est la dimension VIR que l&rsquo;on trouve  &agrave; la racine des termes de vertu, courage, valeur, virilit&eacute;.  La dimension HOMO nous rattache &agrave; la terre &agrave; nos  conditionnements. La dimension VIR nous r&eacute;v&egrave;le  comme humains, porteurs de Sens et de libert&eacute;, d&rsquo;autonomie  et de responsabilit&eacute;. La raison nous y pr&eacute;parait  en &eacute;tant une &eacute;tape interm&eacute;diaire.<BR><BR>  C&rsquo;est cette dimension de l&rsquo;homme qui se r&eacute;v&egrave;le  &ecirc;tre la source de toute connaissance, de toute d&eacute;cision  orient&eacute;e, de toute r&eacute;alisation. Elle se r&eacute;v&egrave;le  &ecirc;tre la source de toute r&eacute;alit&eacute; qui peut  &ecirc;tre valablement &ecirc;tre qualifi&eacute;e d&rsquo;humaine  parce qu&rsquo;elle en porte le VIR, l&rsquo;intentionalit&eacute;, tant  pour l&rsquo;exprimer que pour en produire les fruits.<BR><BR>  Toute r&eacute;alit&eacute; est ainsi virtuelle et c&rsquo;est l&agrave;  la cl&eacute; de ce qui se pr&eacute;pare. Virtuelle vient de  VIR (WIR) et WORLD comme WELT viennent de WIR OLD, WIR ALT qui  signifie &quot;&acirc;ge d&rsquo;homme&quot; (dictionnaire des racines  des langues europ&eacute;ennes de R. Grandsaignes d&rsquo;Hauterive  Larousse 1948). C&rsquo;est cela le Sens de la mondialisation.<BR><BR>  Le terrain o&ugrave; se d&eacute;ploie l&rsquo;&ecirc;tre du Sens,  c&rsquo;est une culture du virtuel, c&rsquo;est-&agrave;-dire du r&eacute;el  humain. L&rsquo;&acirc;ge du Sens est ainsi &acirc;ge du virtuel, &acirc;ge  de l&rsquo;homme (VIR), &acirc;ge de l&rsquo;esprit (Sens), &acirc;ge des  communaut&eacute;s (de Sens).<BR><BR>  Il y a un espace qui doit &ecirc;tre lu comme porteur de cela,  c&rsquo;est celui de l&rsquo;Internet. C&rsquo;est l&agrave; que s&rsquo;&eacute;difie  un nouveau monde sur les acquis du vieux monde qui a &eacute;t&eacute;  le n&ocirc;tre et o&ugrave; seul le concert des intentionalit&eacute;s  permet l&rsquo;&eacute;dification d&rsquo;une culture du virtuel : r&eacute;alit&eacute;s  virtuelles, communaut&eacute;s virtuelles, &eacute;conomie virtuelle,  d&eacute;mocratie virtuelle, commerce virtuel, monnaie virtuelle,  entreprises virtuelles, cit&eacute;s virtuelles, mus&eacute;es  virtuels. Tout cela est bien r&eacute;el mais d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute;  inattendue dont ni les repr&eacute;sentations, ni la mat&eacute;rialit&eacute;  ne sont les d&eacute;terminants tout y en circulant.<BR><BR>  A ce nouvel espace qui est espace virtuel, il faut de nouveaux  moyens de penser et d&rsquo;agir. Apr&egrave;s les architectes de la  Raison, il faut en plus des professionnels du Sens.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines offre en th&eacute;orie  et en pratique une ing&eacute;nierie du Sens qui y r&eacute;pond.<BR><BR>  Un des exemples d&rsquo;application est sans doute la r&eacute;flexion  qui s&rsquo;amorce sur le travail en groupe &agrave; l&rsquo;&egrave;re du  virtuel (groupeware, travail coop&eacute;ratif, travail collaboratif,  projets concourants, etc&#8230;). C&rsquo;est bien le noeud de l&rsquo;activit&eacute;  &agrave; l&rsquo;&acirc;ge du Sens, coalitions de personnes reli&eacute;es  par leurs intentions qui concourent &agrave; des buts communs,  des biens communs et dont la conduite se r&eacute;v&egrave;le  &agrave; repenser enti&egrave;rement. Ce sera sans doute un des  foyers de rayonnement et de d&eacute;ploiement de la culture  du virtuel qui touchera de proche en proche toutes les activit&eacute;s  humaines, les entreprises, la cit&eacute;, l&rsquo;&eacute;tat et au  del&agrave; le concert des nations ou r&eacute;gions en Europe  et ailleurs.<BR><BR>  A propos de ce que l&rsquo;on peut appeler les groupes de concourance  ce sera une exemple d&rsquo;illustration de ce que l&rsquo;ing&eacute;nierie  du Sens et des virtualit&eacute;s humaines dans la culture du  virtuel peut permettre.<\/FONT><\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La mutation, souvent consid\u00e9r\u00e9e sans \u00eatre comprise, s&rsquo;accompagne de troubles qui perturbent la vue de ce qui est en jeu. Une succession de crises, dont on sent bien qu&rsquo;il s&rsquo;agit de crise de civilisation, ne cesse de focaliser l&rsquo;attention sur des sympt\u00f4mes, masquant l&rsquo;essentiel. 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