{"id":810,"date":"2004-08-03T00:00:00","date_gmt":"2004-08-03T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-2\/"},"modified":"2020-11-13T19:14:01","modified_gmt":"2020-11-13T18:14:01","slug":"au-coeur-du-sujet-chapitre-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-2\/","title":{"rendered":"Au coeur du sujet &#8211; Chapitre 2"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Texte remani\u00e9 2001. La vision de l&rsquo;homme dans son humanit\u00e9.<\/p>\n<p><P><B>I &#8211; <A HREF=\"#anchor337492\">L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>  DE L&rsquo;HOMME ET DU MONDE<\/A><\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>Dimensions et aspects de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  humaine<\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>II &#8211; <A HREF=\"#anchor338553\">L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>  DE L&rsquo;HOMME<\/A><\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>L&rsquo;Instance, l&rsquo;esprit, la vie, l&rsquo;intelligence<\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>La transcendance de l&rsquo;homme<\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>La transcendance de l&rsquo;homme, condition<\/p>\n<p>  de sa libert&eacute;, source de toutes les pratiques humaines.<\/B><\/P><\/p>\n<p><P><B>III &#8211; <A HREF=\"#anchor339648\">L&rsquo;INSTANT<\/A><\/B><\/P><\/p>\n<p><P><HR ALIGN=\"LEFT\"><\/P><\/p>\n<p><P>Y a-t-il pour l&rsquo;homme plus important que<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme lui-m&ecirc;me? Dieu, dirons les uns; le monde ou l&rsquo;univers,<\/p>\n<p>  dirons les autres. Or l&rsquo;homme est justement &agrave; cette articulation,<\/p>\n<p>  d&rsquo;une part d&rsquo;un monde dont il semble engendr&eacute;, et d&rsquo;autre<\/p>\n<p>  part d&rsquo;un principe dont il pourrait provenir par cr&eacute;ation.<\/p>\n<p>  Si la Bible nous enseigne que l&rsquo;homme est &agrave; l&rsquo;image et<\/p>\n<p>  &agrave; la ressemblance de Dieu, cela devrait nous entra&icirc;ner<\/p>\n<p>  &agrave; une connaissance de l&rsquo;homme autre que celle d&rsquo;une production<\/p>\n<p>  de la nature ou du monde existant. Par ailleurs, si l&rsquo;homme est<\/p>\n<p>  une production du monde, en quoi est-il sp&eacute;cifiquement<\/p>\n<p>  homme et quel est son devenir?<\/P><\/p>\n<p><P>Si l&rsquo;homme appartient au monde, par son<\/p>\n<p>  r&ocirc;le de sujet, il y t&eacute;moigne d&rsquo;une humanit&eacute;<\/p>\n<p>  qui est d&rsquo;une autre nature; d&rsquo;une nature sp&eacute;cifiquement<\/p>\n<p>  humaine: le Sens. Le monde des existants se trouve relatif &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;Homme, c&rsquo;est le monde des hommes, des Etres de Sens. Cependant<\/p>\n<p>  rien de l&rsquo;homme ne dit d&rsquo;o&ugrave; viennent l&rsquo;homme et le monde<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme, rien si ce n&rsquo;est une question et une r&eacute;ponse.<\/p>\n<p>  Cette question est celle de l&rsquo;origine de l&rsquo;homme, la r&eacute;ponse<\/p>\n<p>  est celle d&rsquo;une conscience de Sens, d&rsquo;une lumi&egrave;re pr&eacute;disant<\/p>\n<p>  une source, &eacute;clairant un devenir. Question et r&eacute;ponse<\/p>\n<p>  se pr&eacute;sentent &agrave; l&rsquo;homme dans le monde, en lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  Si l&rsquo;homme n&rsquo;acc&egrave;de pas &agrave; son Etre, il n&rsquo;acc&egrave;de<\/p>\n<p>  pas &agrave; l&rsquo;origine de son Etre.<\/P><\/p>\n<p><P>La connaissance de l&rsquo;homme par lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  permet &agrave; la fois l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; son origine et<\/p>\n<p>  &agrave; sa fin, et permet en outre une ma&icirc;trise de son<\/p>\n<p>  existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Or l&rsquo;homme est pr&eacute;sent en trois<\/p>\n<p>  ordres diff&eacute;rents:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; l&rsquo;homme existant dans le monde, dans<\/p>\n<p>  l&rsquo;EXISTENCE,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; l&rsquo;homme Etre-Sens qu&rsquo;on appellera ici<\/p>\n<p>  INSTANCE,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; l&rsquo;homme marqu&eacute; par une pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  de lumi&egrave;re et de cr&eacute;ation en provenance de l&rsquo;INSTANT.<\/P><\/p>\n<p><P>Pour traiter des probl&egrave;mes humains,<\/p>\n<p>  il est indispensable d&rsquo;en conna&icirc;tre le sujet -l&rsquo;homme-.<\/p>\n<p>  Toutes les conceptions du monde, de Dieu, des choses, rares ou<\/p>\n<p>  banales; tous les projets, les actions, les recherches, sous-tendent<\/p>\n<p>  une conception de l&rsquo;homme; qu&rsquo;il en soit le sujet ou l&rsquo;objet.<\/P><\/p>\n<p><P>Nous allons dessiner ici un panorama de<\/p>\n<p>  la question de l&rsquo;homme. Ce panorama ne pr&eacute;tend pas &ecirc;tre<\/p>\n<p>  une d&eacute;monstration, mais une premi&egrave;re pr&eacute;sentation<\/p>\n<p>  privil&eacute;giant le tableau d&rsquo;ensemble plut&ocirc;t que les<\/p>\n<p>  d&eacute;tails.<\/P><\/p>\n<p><P><B>Les trois ordres en l&rsquo;homme: sa trinit&eacute;<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>Image de la trinit&eacute; divine, l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  conna&icirc;t en lui-m&ecirc;me trois ordres. L&rsquo;un est principe<\/p>\n<p>  d&rsquo;engendrement, source de son Etre vivant et de lumi&egrave;re<\/p>\n<p>  sur lui-m&ecirc;me, en lui-m&ecirc;me. Le second, son Etre, est<\/p>\n<p>  Sens, c&rsquo;est-&agrave;-dire Esprit. C&rsquo;est sa nature spirituelle.<\/p>\n<p>  Le troisi&egrave;me est incarnation de son Etre dans une existence.<\/p>\n<p>  Cette trinit&eacute; suppose une double transcendance, dont l&rsquo;Etre<\/p>\n<p>  humain est l&rsquo;interm&eacute;diaire entre Dieu et le monde.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette trinit&eacute; se d&eacute;clinera<\/p>\n<p>  en outre, dans l&rsquo;Etre de l&rsquo;homme lui-m&ecirc;me, en trois Sens<\/p>\n<p>  par lesquels il peut acc&eacute;der &agrave; lui-m&ecirc;me et<\/p>\n<p>  au-del&agrave;. Dans l&rsquo;existence m&ecirc;me, elle se r&eacute;percutera<\/p>\n<p>  selon le principe de ternarit&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>Le panorama de la trinit&eacute; de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  vient ici pour nous aider &agrave; sortir des dualismes, vite<\/p>\n<p>  r&eacute;duits en monismes, qui dominent l&rsquo;&eacute;poque contemporaine<\/p>\n<p>  et qui, avec la disparition de l&rsquo;homme, font dispara&icirc;tre<\/p>\n<p>  la question de son origine et de sa fin. Il demande l&rsquo;effort<\/p>\n<p>  d&rsquo;un regard neuf sur l&rsquo;homme.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><A NAME=\"anchor337492\"><\/A><B>I &#8211; L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>  DE L&rsquo;HOMME ET DU MONDE<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;existence de l&rsquo;homme, d&rsquo;un homme, et<\/p>\n<p>  celle du monde pour lui, sont indissociables. Ils sont l&rsquo;un &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre immanents. Cela veut dire que l&rsquo;on ne peut enlever une<\/p>\n<p>  quelconque partie de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre sans que l&rsquo;un et l&rsquo;autre<\/p>\n<p>  disparaissent.<\/P><\/p>\n<p><P>Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une conception nouvelle,<\/p>\n<p>  proche des consid&eacute;rations sur l&rsquo;interd&eacute;pendance<\/p>\n<p>  universelle des existants dans l&rsquo;univers, mais tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e<\/p>\n<p>  des conceptions dominantes o&ugrave; il semble que l&rsquo;homme pourrait<\/p>\n<p>  &ecirc;tre un individu parfaitement isolable sans que sa nature<\/p>\n<p>  en soit directement affect&eacute;e. Or si on enl&egrave;ve l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  du monde il ne reste rien. Si on enl&egrave;ve le monde &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme, il ne reste rien de son existence &agrave; lui. Cette<\/p>\n<p>  d&eacute;pendance n&rsquo;est pas celle d&rsquo;une quelconque n&eacute;cessit&eacute;<\/p>\n<p>  de survie mais bien plus une question de co-existence immanente,<\/p>\n<p>  d&rsquo;aspects diff&eacute;rents d&rsquo;une m&ecirc;me existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Nous pouvons consid&eacute;rer: soit l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  d&rsquo;un homme et de son monde, soit celle du monde et des hommes.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est la premi&egrave;re voie que nous allons d&rsquo;abord emprunter.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;existence d&rsquo;une chose, l&rsquo;existence de<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme, sont ce qu&rsquo;ils ont de d&eacute;finissable. Etre d&eacute;finissable<\/p>\n<p>  ou avoir une finitude, caract&eacute;rise ce qui a une &eacute;tendue<\/p>\n<p>  mesur&eacute;e, d&rsquo;espace et de temps par exemple. C&rsquo;est ainsi<\/p>\n<p>  que les existants ont leur existence.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;homme existant n&rsquo;est pas seulement un<\/p>\n<p>  corps, m&ecirc;me vivant, il est aussi une histoire avec ses<\/p>\n<p>  p&eacute;rip&eacute;ties, ses &eacute;v&eacute;nements, ses traces,<\/p>\n<p>  ses r&eacute;p&eacute;titions, ses &eacute;volutions, etc&#8230;<\/p>\n<p>  Il est fait, en outre, de tout ce qui est pr&eacute;sent dans<\/p>\n<p>  chaque moment de la vie quotidienne: le corps bien s&ucirc;r,<\/p>\n<p>  toujours l&agrave;, mais aussi la pr&eacute;sence &agrave; nous<\/p>\n<p>  des objets environnants, les gestes et les rapports &agrave;<\/p>\n<p>  tout ce qui nous entoure, aux autres. Il faut aussi y joindre<\/p>\n<p>  pens&eacute;es, savoirs, projets, attentes, plaisirs, joies,<\/p>\n<p>  souffrances, sentiments, perceptions, mouvements, souvenirs,<\/p>\n<p>  repr&eacute;sentations, etc&#8230; L&rsquo;existence humaine englobe tout<\/p>\n<p>  cela, tout un ensemble de facteurs, d&rsquo;aspects, de dimensions<\/p>\n<p>  qui la constituent. Tous ces &eacute;l&eacute;ments qui appartiennent<\/p>\n<p>  &agrave; cette existence et la composent, forment globalement<\/p>\n<p>  l&rsquo;ensemble d&rsquo;une vie humaine, ainsi qu&rsquo;une multitude de situations<\/p>\n<p>  particuli&egrave;res qui semblent se succ&eacute;der et s&rsquo;imbriquer<\/p>\n<p>  les unes dans les autres.<\/P><\/p>\n<p><P>Un homme c&rsquo;est, de ce point de vue une<\/p>\n<p>  existence, la sienne, qui lui est propre, m&ecirc;me si elle<\/p>\n<p>  est partag&eacute;e en participant &agrave; d&rsquo;autres existences,<\/p>\n<p>  &agrave; celles du monde et de l&rsquo;humanit&eacute;. Un corps sans<\/p>\n<p>  histoire n&rsquo;est pas un homme, une histoire humaine sans corps,<\/p>\n<p>  ce n&rsquo;est pas un homme, une pens&eacute;e seule sans mouvement,<\/p>\n<p>  ce n&rsquo;est pas une existence, des sensations sans m&eacute;moire,<\/p>\n<p>  ce n&rsquo;est pas d&rsquo;un homme. En fait, nous dirons que l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  de cet existant qu&rsquo;est l&rsquo;homme est faite de nombreux aspects<\/p>\n<p>  qui sont tous indissociables. Ils peuvent &ecirc;tre de natures<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes: pens&eacute;e et corps, histoire et affectivit&eacute;<\/p>\n<p>  par exemple, mais ils restent tous indispensables l&rsquo;un &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre, pas toujours en m&ecirc;me temps, peut-&ecirc;tre, en<\/p>\n<p>  tout cas certainement pas toujours pr&eacute;sents &agrave; notre<\/p>\n<p>  conscience. Cette conscience m&ecirc;me de notre propre existence<\/p>\n<p>  et de ces aspects n&rsquo;est-elle pas, elle aussi, un aspect de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  humaine, comme le sont, eux aussi, les mots utilis&eacute;s pour<\/p>\n<p>  la d&eacute;crire ou l&rsquo;exprimer?<\/P><\/p>\n<p><P>Nous en venons &agrave; dire que tous les<\/p>\n<p>  aspects de l&rsquo;existence de l&rsquo;homme sont immanents. L&rsquo;un d&rsquo;entre<\/p>\n<p>  eux pr&eacute;suppose la pr&eacute;sence ou la possibilit&eacute;<\/p>\n<p>  de tous les autres. C&rsquo;est l&rsquo;ensemble et sa coh&eacute;sion qui<\/p>\n<p>  font l&rsquo;homme, dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;existence. Y a-t-il alors un<\/p>\n<p>  tout de l&rsquo;homme, quelque chose qui ne soit ni un aspect, ni une<\/p>\n<p>  combinaison particuli&egrave;re? La &quot;globalit&eacute;&quot;<\/p>\n<p>  d&rsquo;une existence, n&rsquo;est encore rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un &quot;aspect&quot;,<\/p>\n<p>  l&rsquo;aspect global. L&rsquo;homme est-il une entit&eacute; en lui-m&ecirc;me,<\/p>\n<p>  qui ne se r&eacute;duise &agrave; aucun aspect ni m&ecirc;me<\/p>\n<p>  &agrave; leur somme? La r&eacute;ponse pour nous est oui. L&rsquo;homme<\/p>\n<p>  est une Instance et cette Instance qu&rsquo;est l&rsquo;homme n&rsquo;est pas dans<\/p>\n<p>  son existence, elle la transcende.<\/P><\/p>\n<p><P>Le terme d&rsquo;Instance est choisi ici, d&rsquo;une<\/p>\n<p>  part pour &eacute;voquer un lieu d&rsquo;autorit&eacute;, de d&eacute;cision,<\/p>\n<p>  lieu de la responsabilit&eacute; en l&rsquo;homme, l&agrave; o&ugrave;<\/p>\n<p>  &ccedil;a r&eacute;pond. Il &eacute;voque en outre le fait que<\/p>\n<p>  ce lieu, nomm&eacute; Instance, n&rsquo;est pas achev&eacute; mais<\/p>\n<p>  en devenir, en attente donc. Il n&rsquo;est pas tout &agrave; fait<\/p>\n<p>  un Etre achev&eacute;, c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on le nomme ici Instance<\/p>\n<p>  (cf. Th&eacute;orie de l&rsquo;Instance).<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><B>DIMENSIONS ET ASPECTS DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>  HUMAINE<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>Anticipant sur la th&eacute;orie de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  on en empruntera le sch&eacute;ma ternaire pour pr&eacute;senter<\/p>\n<p>  notre propos.<\/P><\/p>\n<p><P>Celui ci d&eacute;crit l&rsquo;existence d&rsquo;un<\/p>\n<p>  homme, son existence pleine et enti&egrave;re, qui n&rsquo;isole pas<\/p>\n<p>  une de ses composantes mais les rapportent toutes au m&ecirc;me<\/p>\n<p>  ensemble. Cette description de l&rsquo;homme, tout un chacun peut s&rsquo;y<\/p>\n<p>  reconna&icirc;tre et peut envisager ce qui est, pour lui, l&rsquo;aspect<\/p>\n<p>  ou la dimension qu&rsquo;il privil&eacute;gie. Cependant, une mise<\/p>\n<p>  en garde est &agrave; faire &agrave; ce propos. Ce n&rsquo;est pas<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;existence que se trouve pour l&rsquo;homme le si&egrave;ge de<\/p>\n<p>  son Etre, de son Instance, de son sens. Il n&rsquo;y a pas dans cette<\/p>\n<p>  existence de cause &agrave; cette existence. Il n&rsquo;y a que des<\/p>\n<p>  corr&eacute;lations entre tels ou tels aspects, corr&eacute;lations<\/p>\n<p>  qui en caract&eacute;risent l&rsquo;immanence.<\/P><\/p>\n<p><P><B>1) Les trois dimensions de l&rsquo; existence<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>Les trois dimensions principales, significatives<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme dans son existence sont repr&eacute;sent&eacute;es<\/p>\n<p>  par les vecteurs du sch&eacute;ma ternaire.<\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-680\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File56IM.png?resize=356%2C318\" alt=\"File56IM.png\" align=\"center\" width=\"356\" height=\"318\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File56IM.png?w=356&amp;ssl=1 356w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File56IM.png?resize=300%2C268&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 356px) 100vw, 356px\" \/><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>a) La dimension intentionnelle<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est celle du sujet, celle qui, en l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  existant, marque la pr&eacute;sence d&rsquo;un sujet, au-del&agrave;<\/p>\n<p>  duquel un Etre subsiste: l&rsquo;Instance. C&rsquo;est, pour un homme, ce<\/p>\n<p>  que l&rsquo;on peut appeler sa personnalit&eacute;, le soi, ses tendances<\/p>\n<p>  propres, son autorit&eacute;, la marque de sa libert&eacute;<\/p>\n<p>  le fait qu&rsquo;il ait une d&eacute;marche propre, orient&eacute;e,<\/p>\n<p>  dirig&eacute;e de lui-m&ecirc;me.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette dimension de sujet n&rsquo;est pas le tout<\/p>\n<p>  de l&rsquo;existence de l&rsquo;homme mais ce qui, dans cette existence,<\/p>\n<p>  caract&eacute;rise l&rsquo;essentiel. C&rsquo;est par cette dimension l&agrave;<\/p>\n<p>  que l&rsquo;homme acc&egrave;de au coeur du sujet, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  aux sens des choses, &agrave; son Instance et, au-del&agrave;,<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;INSTANT-DIEU.<\/P><\/p>\n<p><P>b) La dimension attentionnelle<\/P><\/p>\n<p><P>Si dans l&rsquo;existence d&rsquo;un homme il y a une<\/p>\n<p>  dimension propre, celle de sujet, il y en a une autre qui correspond<\/p>\n<p>  &agrave; la pr&eacute;sence, pour lui, de tous les existants<\/p>\n<p>  du monde. Ils ne sont pr&eacute;sents, pour lui, qu&rsquo;en tant &quot;qu&rsquo;objets<\/p>\n<p>  de consid&eacute;ration&quot;, soit objets de conscience, soit<\/p>\n<p>  m&ecirc;me objets de pr&eacute;sence, d&rsquo;existence. L&rsquo;homme, dans<\/p>\n<p>  son existence, ne les conna&icirc;t ou les fr&eacute;quente que<\/p>\n<p>  comme ses objets, en tant qu&rsquo;ils le concernent et pas comme des<\/p>\n<p>  choses absolument isol&eacute;es de lui-m&ecirc;me. Si parmi<\/p>\n<p>  ces existants, figurent sa propre existence, son corps, sa conscience<\/p>\n<p>  par r&eacute;flexion, on ne peut pas dire que l&rsquo;existence de<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme ne contienne pas tous ses objets, tout un monde, le sien<\/p>\n<p>  (partag&eacute; certes avec d&rsquo;autres). Si nous pr&eacute;tendons<\/p>\n<p>  habituellement, par exemple, que notre corps nous appartient<\/p>\n<p>  absolument, qu&rsquo;il caract&eacute;rise notre personne, nous faisons<\/p>\n<p>  erreur. En effet, un corps, le n&ocirc;tre n&rsquo;est pas d&eacute;terminable,<\/p>\n<p>  ni d&eacute;finissable ind&eacute;pendamment d&rsquo;un monde dont<\/p>\n<p>  il fait partie. Si nous pensons &ecirc;tre des personnes diff&eacute;renci&eacute;es,<\/p>\n<p>  il nous faut accepter que nos existences, bien que diff&eacute;renciables,<\/p>\n<p>  ne sont pas s&eacute;parables du monde qui est le leur. Seules,<\/p>\n<p>  nos Instances sont diff&eacute;renci&eacute;es et s&eacute;par&eacute;es.<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi, il faut y insister, tout ce &agrave;<\/p>\n<p>  quoi nous pouvons porter notre attention, participe de notre<\/p>\n<p>  propre existence, tout en &eacute;tant n&eacute;anmoins plus<\/p>\n<p>  ou moins partag&eacute;. En ce sens notre monde nous appartient<\/p>\n<p>  personnellement, mais seulement comme copropri&eacute;t&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>La propri&eacute;t&eacute; mat&eacute;rielle<\/p>\n<p>  est inh&eacute;rente &agrave; l&rsquo;existence humaine, la propri&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  absolument priv&eacute;e est aberrante, seule une autorit&eacute;<\/p>\n<p>  personnelle exerc&eacute;e sur une propri&eacute;t&eacute; commune<\/p>\n<p>  est acceptable.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;ensemble des objets, constituant le monde<\/p>\n<p>  du sujet, est &quot;la mati&egrave;re&quot; de son existence,<\/p>\n<p>  ce &agrave; propos de quoi le sujet existe, ce en face de quoi<\/p>\n<p>  il est un sujet.<\/P><\/p>\n<p><P>c) dimension extensive<\/P><\/p>\n<p><P>De ces deux dimensions de base, d&eacute;coule<\/p>\n<p>  un produit, la vie proprement dite. L&rsquo;existence, c&rsquo;est aussi<\/p>\n<p>  toute une histoire, de la naissance (ou la conception) &agrave;<\/p>\n<p>  la mort de cette existence. La vie de l&rsquo;homme, d&eacute;roulement<\/p>\n<p>  des &eacute;v&eacute;nements, des moments de son existence, appartient<\/p>\n<p>  bien &agrave; cette existence<\/P><\/p>\n<p><P>Traverser une situation, vieillir, avoir<\/p>\n<p>  s&eacute;journ&eacute; ici ou l&agrave;, avoir voyag&eacute;,<\/p>\n<p>  vivre tous les jours, tous les ans de notre vie, cela ne constituerait-il<\/p>\n<p>  pas notre existence? Il ne s&rsquo;agit pas l&agrave; d&rsquo;un accessoire<\/p>\n<p>  dont notre existence pourrait se passer. Notre histoire est consubstantielle<\/p>\n<p>  &agrave; notre existence. R&eacute;duire celle-ci &agrave; celle<\/p>\n<p>  d&rsquo;un corps, serait ignorer que celui-ci est sans cesse changeant,<\/p>\n<p>  &eacute;changeant d&rsquo;ailleurs sa mat&eacute;rialit&eacute; avec<\/p>\n<p>  l&rsquo;environnement. L&rsquo;histoire du corps est aussi intrins&egrave;que<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;existence que le corps lui-m&ecirc;me. Ainsi, cette<\/p>\n<p>  dimension historique de l&rsquo;existence, celle de vivant, doit-elle<\/p>\n<p>  int&eacute;grer tout le temps et l&rsquo;espace de notre existence,<\/p>\n<p>  tous les moments, tous les temps et les espaces dans lesquels<\/p>\n<p>  notre sujet et nos objets sont anim&eacute;s pour nous de cette<\/p>\n<p>  vie qui est la n&ocirc;tre.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><B>2) Les trois plans de l&rsquo;existence<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>Outre ces trois dimensions fondamentales<\/p>\n<p>  de l&rsquo;existence humaine, il est int&eacute;ressant de consid&eacute;rer<\/p>\n<p>  trois plans indissociables, selon lesquels l&rsquo;homme existe.<\/P><\/p>\n<p><P>a) Le plan affectif<\/P><\/p>\n<p><P>Le rapport du sujet &agrave; ses objets<\/p>\n<p>  est un rapport d&rsquo;affectation de l&rsquo;un par les autres. C&rsquo;est le<\/p>\n<p>  plan du v&eacute;cu, celui o&ugrave;, dans son existence, le<\/p>\n<p>  sujet &eacute;prouve ses objets, les ressent, les affecte et<\/p>\n<p>  en est affect&eacute;. Vu de ce plan, l&rsquo;existence est affaire<\/p>\n<p>  de relation, mais d&rsquo;une relation d&rsquo;affectation mutuelle. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  l&rsquo;ordre du sensible, des sentiments, des &eacute;motions. Selon<\/p>\n<p>  ce plan, l&rsquo;homme est affectivit&eacute;, mais cette affectivit&eacute;<\/p>\n<p>  n&rsquo;est qu&rsquo;un des plans de cette existence. Cette affectivit&eacute;<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas un organe mais un v&eacute;cu. Tout ce qui nous touche<\/p>\n<p>  participe &agrave; notre existence affective et ce v&eacute;cu<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre touch&eacute; constitue tout un plan de notre existence.<\/P><\/p>\n<p><P>b) Le plan mental ou imaginaire<\/P><\/p>\n<p><P>Tous les objets avec lesquels nous sommes<\/p>\n<p>  en rapport dans notre existence ont une double pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  pour nous. L&rsquo;une en tant qu&rsquo;objets auxquels nous sommes confront&eacute;s,<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre en tant que repr&eacute;sentations mentales de ces objets.<\/p>\n<p>  Ces repr&eacute;sentations mentales, pens&eacute;es, r&eacute;flexions,<\/p>\n<p>  imaginaire, sch&eacute;mas, formes, etc&#8230; constituent tout un<\/p>\n<p>  plan de notre existence que l&rsquo;on pourrait appeler existence mentale.<\/p>\n<p>  Le mental, l&agrave; non plus, n&rsquo;est pas un organe (contrairement<\/p>\n<p>  &agrave; ce que nos visions r&eacute;ductrices inhumaines nous<\/p>\n<p>  font croire). Le mental n&rsquo;a d&rsquo;existence que dans ces repr&eacute;sentations,<\/p>\n<p>  toutes celles: souvenirs, id&eacute;es, formes, images, dont<\/p>\n<p>  notre existence est faite selon ce plan. Il ne s&rsquo;agit pas l&agrave;<\/p>\n<p>  d&rsquo;un accessoire mais d&rsquo;un plan intrins&egrave;que de cette existence.<\/P><\/p>\n<p><P>c) Le plan factuel ou corporel<\/P><\/p>\n<p><P>Notre existence, c&rsquo;est aussi un corps physique,<\/p>\n<p>  mais un corps en mouvement parmi d&rsquo;autres corps et constitu&eacute;<\/p>\n<p>  lui-m&ecirc;me de multiples corps. Ce plan d&rsquo;existence, celui<\/p>\n<p>  des faits de notre existence, celui du &quot;il y a&quot; ceci<\/p>\n<p>  et cela, devrait &ecirc;tre d&eacute;fini comme &eacute;tant<\/p>\n<p>  tout un monde de choses o&ugrave; notre corps est l&rsquo;une d&rsquo;entre<\/p>\n<p>  elles, privil&eacute;gi&eacute;e et diff&eacute;renci&eacute;e<\/p>\n<p>  certes, mais ins&eacute;parable de toutes les autres. Et tout<\/p>\n<p>  ce monde de choses est agit&eacute; de faits, travers&eacute;<\/p>\n<p>  par des corps en mouvement relatif, des corps en d&eacute;placement.<\/P><\/p>\n<p><P>Peut-on dire que notre existence n&rsquo;est<\/p>\n<p>  que ce plan et en cons&eacute;quence lui donner la primeur? C&rsquo;est<\/p>\n<p>  ce que font certaines conceptions mat&eacute;rialistes, celles<\/p>\n<p>  qui tendent &agrave; &eacute;liminer, dans l&rsquo;existence humaine,<\/p>\n<p>  la dimension du sujet, ou de la r&eacute;duire &agrave; un simple<\/p>\n<p>  processus &eacute;nerg&eacute;tique.<\/P><\/p>\n<p><P>Dans l&rsquo;ensemble de ces trois plans d&rsquo;existence,<\/p>\n<p>  on pourrait distinguer, d&rsquo;une part, le plan factuel, celui de<\/p>\n<p>  la pr&eacute;sence physique et mat&eacute;rielle de l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>  o&ugrave; il est corps parmi les corps, le plus anonyme et le<\/p>\n<p>  plus soumis aux vicissitudes mat&eacute;rielles, et, d&rsquo;autre<\/p>\n<p>  part, l&rsquo;ensemble des deux autres plans, que l&rsquo;on pourrait appeler<\/p>\n<p>  son &acirc;me ou son psychisme, ce qu&rsquo;il y a de plus personnel<\/p>\n<p>  dans son existence, de plus proche du sujet bien que toujours<\/p>\n<p>  conditionn&eacute; par les objets de son existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette repr&eacute;sentation de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme n&rsquo;est pas le tout de l&rsquo;homme. Il y manque son principe,<\/p>\n<p>  ce qui anime tout cela, le fait exister: le coeur du sujet, qui<\/p>\n<p>  est au-del&agrave; du sujet -l&rsquo;Etre-Sens- que l&rsquo;on appelle ici<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instance humaine.<\/P><\/p>\n<p><P>Chaque homme est une Instance et c&rsquo;est<\/p>\n<p>  avec les autres Instances humaines qu&rsquo;il se fait exister. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  pour cela que cette existence n&rsquo;a pas d&rsquo;autonomie individuelle<\/p>\n<p>  mais reste toujours partag&eacute;e. Seule, la dimension du sujet<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;existence de chaque homme y marque la possibilit&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;une autonomie personnelle, mais toujours contingente, pour<\/p>\n<p>  une existence individuelle non isolable.<\/P><\/p>\n<p><P>Il reste une remarque &agrave; faire &agrave;<\/p>\n<p>  propos des existants dans le monde et le monde existant lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  Pour chaque homme, ils ne sont pas hors de son existence, mais<\/p>\n<p>  appartiennent intrins&egrave;quement &agrave; son existence (partag&eacute;e).<\/p>\n<p>  Seule, l&rsquo;Instance n&rsquo;est pas de ce monde parce qu&rsquo;elle le transcende.<\/p>\n<p>  Dans le monde de chacun, appartenant &agrave; son existence propre,<\/p>\n<p>  tout, au contraire, est immanent, indissociable, bien qu&rsquo;on y<\/p>\n<p>  distingue une multiplicit&eacute; d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><A NAME=\"anchor338553\"><\/A><B>II &#8211; L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>  DE L&rsquo;HOMME<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;existence de l&rsquo;homme n&rsquo;en constitue pas<\/p>\n<p>  les sens. Au-del&agrave; de tous les aspects de cette existence,<\/p>\n<p>  au-del&agrave; de cette existence m&ecirc;me, il y a encore &agrave;<\/p>\n<p>  d&eacute;couvrir plus profond&eacute;ment l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>  L&rsquo;homme, en effet, est d&rsquo;abord une Instance qui se manifeste<\/p>\n<p>  dans une existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette Instance de l&rsquo;homme est justement<\/p>\n<p>  constitu&eacute;e de sens, ces m&ecirc;mes sens dont on ne trouve<\/p>\n<p>  que les manifestations vari&eacute;es dans l&rsquo;existence. L&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  pourrait se pr&eacute;senter comme Etre. Un Etre substantiel,<\/p>\n<p>  verbe infinitif s&rsquo;incarnant dans une existence. Seulement, &ecirc;tre<\/p>\n<p>  UN Etre n&rsquo;est pas donn&eacute; d&rsquo;avance &agrave; l&rsquo;Instance,<\/p>\n<p>  mais celle-ci peut le devenir. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on pourra<\/p>\n<p>  appeler l&rsquo;homme par son Instance: Etre en devenir<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;homme est en devenir, encore &agrave;<\/p>\n<p>  accomplir, notamment parce que l&rsquo;unit&eacute; ne lui est pas<\/p>\n<p>  intrins&egrave;que, elle appartient au-del&agrave; de l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;INSTANT. Au contraire, l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme est d&rsquo;abord<\/p>\n<p>  plurielle. Avant de devenir UN Etre, elle est constitu&eacute;e<\/p>\n<p>  d&rsquo;une multitude de verbes infinitifs qui ne demandent qu&rsquo;&agrave;<\/p>\n<p>  &ecirc;tre conjugu&eacute;s pour faire une existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Mais ces &quot;verbes infinitifs&quot;,<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;Instance, ne sont que des regroupements de Sens, sens<\/p>\n<p>  de ces verbes et de leurs conjugaisons possibles. Ce sont ces<\/p>\n<p>  groupements de Sens, &eacute;quivalents &agrave; des verbes infinitifs,<\/p>\n<p>  que l&rsquo;on appellera des coh&eacute;rences.<\/P><\/p>\n<p><P>De cette multiplicit&eacute; de Sens, coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  et verbes, il est possible pour l&rsquo;homme d&rsquo;acc&eacute;der &agrave;<\/p>\n<p>  une unit&eacute; d&rsquo;Etre par une conscience sp&eacute;ciale: la<\/p>\n<p>  conscience de Sens, et gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;Instant, principe<\/p>\n<p>  ultime de cette unit&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi, il faut aller au-del&agrave; de<\/p>\n<p>  l&rsquo;existence de l&rsquo;homme, au-del&agrave; de son corps et de sa<\/p>\n<p>  psych&eacute;, pour atteindre ce qu&rsquo;il est essentiellement. Seulement,<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;il est au plus profond de lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas fig&eacute;,<\/p>\n<p>  ni immuable mais au contraire pluriel, &eacute;volutif et en<\/p>\n<p>  devenir. Dans son Instance profonde, l&rsquo;homme reste &agrave; accomplir.<\/p>\n<p>  Son existence, qui y puise sa source, exprime la pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  de cette Instance et de son &eacute;volution mais elle en cache<\/p>\n<p>  l&rsquo;essentiel, ce qu&rsquo;elle est, ses Sens<\/P><\/p>\n<p><P>On comprend que l&rsquo;homme puisse ignorer<\/p>\n<p>  sa propre Instance et son devenir, de m&ecirc;me que le (ou les)<\/p>\n<p>  Sens de cette existence. Il aura beau scruter cette existence<\/p>\n<p>  par toutes sortes de sciences humaines, il n&rsquo;y verra pas son<\/p>\n<p>  Instance. Cependant, s&rsquo;il aper&ccedil;oit que l&rsquo;homme est sujet<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;existence, alors il a quelques chances d&rsquo;acc&eacute;der<\/p>\n<p>  au coeur du sujet, &agrave; l&rsquo;Instance et &agrave; ses Sens,<\/p>\n<p>  par une conscience toute particuli&egrave;re, la conscience de<\/p>\n<p>  Sens.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance de l&rsquo;homme est d&rsquo;abord le lieu<\/p>\n<p>  de son Etre, celui de son autorit&eacute;, sa personne propre<\/p>\n<p>  aussi. C&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; &ccedil;a se d&eacute;cide,<\/p>\n<p>  &ccedil;a choisit, &ccedil;a r&eacute;agit, &ccedil;a s&rsquo;exprime,<\/p>\n<p>  mais ce n&rsquo;est pas la d&eacute;cision, le choix, la r&eacute;action,<\/p>\n<p>  l&rsquo;expression, qui eux appartiennent &agrave; l&rsquo;Existence, dans<\/p>\n<p>  leur manifestation.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance prend nom de sujet dans l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>  sujet y est le nom donn&eacute; &agrave; ce qui est au fond une<\/p>\n<p>  Instance. Le sujet est toujours sujet d&rsquo;un verbe, peut-&ecirc;tre<\/p>\n<p>  le verbe Etre. L&rsquo;Instance serait comme le verbe infinitif pour<\/p>\n<p>  lequel le nom est &quot;sujet&quot;. En particulier, nous avons<\/p>\n<p>  d&eacute;j&agrave; d&eacute;sign&eacute; l&rsquo;Instance comme Etre<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme. On peut l&rsquo;entendre ainsi: l&rsquo;Instance de l&rsquo;Homme est<\/p>\n<p>  son verbe dont le terme est son nom. En fait, nous nous apercevrons<\/p>\n<p>  que dire: &quot;l&rsquo;Instance est un verbe Etre substantiel&quot;,<\/p>\n<p>  n&rsquo;est qu&rsquo;une possibilit&eacute; ultime. En effet, il faut consid&eacute;rer<\/p>\n<p>  que l&rsquo;Instance, en l&rsquo;homme, est l&rsquo;ensemble des verbes dont il<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre sujet, comme chanter, jouer, courir, penser,<\/p>\n<p>  etc&#8230;<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Etre Instance devient sujet en existant.<\/p>\n<p>  Il devient aussi objet et acte. Le verbe conjugu&eacute; devient<\/p>\n<p>  conjugaison du sujet &agrave; l&rsquo;objet dans l&rsquo;acte. Sujet, objet,<\/p>\n<p>  acte sont des termes d&rsquo;existence; personne, Instance, sens, des<\/p>\n<p>  termes d&rsquo;Etre.<\/P><\/p>\n<p><P>Le verbe &ecirc;tre r&eacute;sumerait dans<\/p>\n<p>  une m&ecirc;me unit&eacute; l&rsquo;ensemble de tous les autres verbes.<\/p>\n<p>  Or, notre hypoth&egrave;se est que cet Etre n&rsquo;est pas d&#8217;embl&eacute;e<\/p>\n<p>  achev&eacute;, &quot;ETRE&quot; est son devenir, ce &agrave;<\/p>\n<p>  quoi l&rsquo;Homme peut acc&eacute;der: &quot;ETRE UN&quot;, singulier.<\/p>\n<p>  Ainsi il vaudrait mieux dire: &quot;l&rsquo;Instance de l&rsquo;Homme est<\/p>\n<p>  l&rsquo;Etre en devenir&quot;.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance n&rsquo;est pas achev&eacute;e, accomplie,<\/p>\n<p>  elle est verbes (infinitifs) et n&rsquo;est pas d&#8217;embl&eacute;e &quot;Etre&quot;<\/p>\n<p>  mais elle peut le devenir. C&rsquo;est un accomplissement, pour l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>  que de pouvoir devenir un Etre tout &agrave; fait singulier dont<\/p>\n<p>  Adam et J&eacute;sus-Christ sont le commencement et la fin.<\/P><\/p>\n<p><P>Poursuivons sur le th&egrave;me du verbe,<\/p>\n<p>  pour noter que l&rsquo;Instance est en elle-m&ecirc;me compos&eacute;e<\/p>\n<p>  des verbes infinitifs. Ce sont leurs conjugaisons, conjugaisons<\/p>\n<p>  de l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme, avec d&rsquo;autres sens sans doute, qui<\/p>\n<p>  en fait l&rsquo;existence. Chanter. Je chante une chanson. Le sujet<\/p>\n<p>  et l&rsquo;objet n&rsquo;apparaissent qu&rsquo;avec la conjugaison. Ainsi l&rsquo;Instance,<\/p>\n<p>  en elle-m&ecirc;me, est verbe infinitif dont la conjugaison fait<\/p>\n<p>  l&rsquo;existence, comme sujet &eacute;tant comme ceci ou cela, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  existant. L&rsquo;Homme, dans son existence, n&rsquo;y est donc connu que<\/p>\n<p>  par les conjugaisons de ce qu&rsquo;il est comme Instance. Il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>  pas de conjugaison sans sujet et sans infinitif du verbe. Il<\/p>\n<p>  peut &agrave; l&rsquo;inverse y avoir infinitif sans conjugaison, mais<\/p>\n<p>  alors sans existence non plus. Cela nous donne un aper&ccedil;u<\/p>\n<p>  de ce qu&rsquo;est l&rsquo;Instance (verbe infinitif) de l&rsquo;homme dont l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  (conjugaison) nous est seule visible par la conscience commune.<\/p>\n<p>  Notons au passage que les conjugaisons des verbes sont ce que<\/p>\n<p>  nous avons &eacute;voqu&eacute; comme acceptions de Sens. Nous<\/p>\n<p>  n&rsquo;en appr&eacute;hendons que les indices, les objets, les signes&#8230;<\/P><\/p>\n<p><P>Avec la question des verbes et du verbe<\/p>\n<p>  Etre, est apparue la diversit&eacute; interne de l&rsquo;Instance.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est l&agrave; un aspect tr&egrave;s important. En effet, s&rsquo;il<\/p>\n<p>  n&rsquo;y avait pas de diversit&eacute; en l&rsquo;Instance, il n&rsquo;y aurait<\/p>\n<p>  qu&rsquo;unit&eacute; et ainsi il n&rsquo;y aurait ni devenir, ni vari&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;existence propre. En effet, si l&rsquo;Etre-sens &eacute;tait UN<\/p>\n<p>  sans diversit&eacute;, il ne pourrait qu&rsquo;Etre sans autres verbes<\/p>\n<p>  et Etre achev&eacute; sans pass&eacute; ni futur. Or, c&rsquo;est la<\/p>\n<p>  diversit&eacute; des Sens qui fait d&rsquo;abord que chaque verbe peut<\/p>\n<p>  &ecirc;tre conjugu&eacute; de mille fa&ccedil;ons.<\/P><\/p>\n<p><P>Chanter peut se conjuguer &agrave; tous<\/p>\n<p>  les temps, tous les lieux, tous les autres, tous les chants.<\/p>\n<p>  Cela fait bien des modes d&rsquo;existence pour y chanter. Du seul<\/p>\n<p>  fait de l&rsquo;homme qui chante, il y a l&agrave; toutes sortes de<\/p>\n<p>  Sens pour en conjuguer le verbe.<\/P><\/p>\n<p><P>Tout un ensemble de sens, dans l&rsquo;Instance,<\/p>\n<p>  &eacute;quivaut &agrave; un verbe infinitif qui peut donner existence<\/p>\n<p>  &agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne. Cet ensemble de sens, c&rsquo;est<\/p>\n<p>  ce que l&rsquo;on nommera Coh&eacute;rence, et on pourra parler ainsi<\/p>\n<p>  de la &quot;Coh&eacute;rence&quot; du ph&eacute;nom&egrave;ne<\/p>\n<p>  (ou d&rsquo;un existant particulier). On saura alors que cette Coh&eacute;rence<\/p>\n<p>  si&egrave;ge en l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme. C&rsquo;est dans cette Coh&eacute;rence<\/p>\n<p>  que se pr&eacute;sentent, en lui, tous les choix de Sens &agrave;<\/p>\n<p>  donner &agrave; cette existence particuli&egrave;re, ou encore,<\/p>\n<p>  &agrave; conjuguer pour faire existence selon ce verbe. La diversit&eacute;<\/p>\n<p>  ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;, puisqu&rsquo;il y a aussi plusieurs<\/p>\n<p>  verbes en l&rsquo;homme, c&rsquo;est-&agrave;-dire plusieurs verbes-Coh&eacute;rences.<\/p>\n<p>  Etre englobe le tout, mais cette unit&eacute; n&rsquo;est pas donn&eacute;e<\/p>\n<p>  d&rsquo;avance; elle peut devenir possible, selon ce que l&rsquo;on fait<\/p>\n<p>  de son existence. Cela pose les questions d&rsquo;accomplissement,<\/p>\n<p>  de libert&eacute; et plus g&eacute;n&eacute;ralement celles du<\/p>\n<p>  Sens de la vie, ou de chacun de ses actes.<\/P><\/p>\n<p><P>La conception de l&rsquo;homme, d&eacute;velopp&eacute;e<\/p>\n<p>  ici, propose une r&eacute;ponse toute nouvelle. L&rsquo;homme, en tant<\/p>\n<p>  qu&rsquo;Instance &quot;EST&quot; les Sens de sa vie, de son existence<\/p>\n<p>  et du devenir de son Instance. Cependant, la diversit&eacute;<\/p>\n<p>  (infinie) des Sens, pose effectivement le probl&egrave;me d&rsquo;une<\/p>\n<p>  orientation, des choix et de leurs cons&eacute;quences, de la<\/p>\n<p>  libert&eacute;, de l&rsquo;&eacute;thique, du r&ocirc;le de normes<\/p>\n<p>  et de rep&egrave;res.<\/P><\/p>\n<p><P>Tout cela redevient un probl&egrave;me<\/p>\n<p>  humain fondamental, inscrit dans sa nature m&ecirc;me, et non<\/p>\n<p>  plaqu&eacute; de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Tous les devenirs de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  sont, potentiellement, en lui en tant qu&rsquo;Instance. Devenir, est<\/p>\n<p>  un verbe d&rsquo;homme, qui peut s&rsquo;achever en Etre. En lui-m&ecirc;me,<\/p>\n<p>  en son Instance, les perspectives de l&rsquo;homme vont selon ses Sens<\/p>\n<p>  dont l&rsquo;existence fera son existence, incarnation des verbes-sens.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance de l&rsquo;Homme est son essentiel,<\/p>\n<p>  ce qui fait qu&rsquo;il est homme (son humanit&eacute; donc), et cet<\/p>\n<p>  homme l&agrave;, sa personne propre. Par convention, nous consid&eacute;rerons<\/p>\n<p>  que la personne humaine est l&rsquo;Instance. Une personne plurielle<\/p>\n<p>  donc, mais dont l&rsquo;unit&eacute;, singularit&eacute;, peut advenir<\/p>\n<p>  si elle s&rsquo;accomplit. L&rsquo;Instance de l&rsquo;homme est le lieu de toute<\/p>\n<p>  initiative: exister comme ceci ou comme cela; de toute originalit&eacute;:<\/p>\n<p>  ce sujet l&agrave;, cette personne unique l&agrave;. C&rsquo;est aussi<\/p>\n<p>  le lieu de toute autorit&eacute;, &agrave; comprendre comme libert&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre de soi-m&ecirc;me dans tel sens, selon telles modalit&eacute;s<\/p>\n<p>  d&rsquo;existence (avec autrui et dans le monde).<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi, si on imagine l&rsquo;Instance, abstraction<\/p>\n<p>  faite de l&rsquo;existence (abstraction qui n&rsquo;est pas totalement possible<\/p>\n<p>  dans le monde de l&rsquo;existence), elle est l&rsquo;ensemble des potentialit&eacute;s<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme, mais des potentialit&eacute;s de Sens, de verbes<\/p>\n<p>  infinitifs, et non d&rsquo;existence. Celle-ci actualise ces potentialit&eacute;s.<\/P><\/p>\n<p><P>La potentialit&eacute; n&rsquo;est pas de m&ecirc;me<\/p>\n<p>  nature que l&rsquo;actualit&eacute;. Si l&rsquo;Instance et ses Sens sont<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute;s comme puissances, celles-ci ne sont<\/p>\n<p>  pas une pr&eacute;figuration de leurs actualisations existentielles.<\/p>\n<p>  Ces derni&egrave;res r&eacute;clament d&rsquo;autres Instances dont<\/p>\n<p>  elles seront alors co-existence. Si une Instance existe, son<\/p>\n<p>  existence n&rsquo;est pas uniquement sienne, elle est co-existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Mais entre potentialit&eacute;s et actualit&eacute;s,<\/p>\n<p>  il y a la m&ecirc;me diff&eacute;rence d&rsquo;ordre qu&rsquo;entre Sens<\/p>\n<p>  et r&eacute;alit&eacute;s, entre Etre et existence. Cette diff&eacute;rence<\/p>\n<p>  d&rsquo;ordre est une transcendance.<\/P><\/p>\n<p><P>La ma&icirc;trise de ces potentialit&eacute;s,<\/p>\n<p>  le choix parmi elles de celles-ci ou celles-l&agrave;, les cons&eacute;quences<\/p>\n<p>  de ces choix dans l&rsquo;existence, mais aussi dans l&rsquo;Instance, voil&agrave;<\/p>\n<p>  la grande affaire de l&rsquo;Homme. Cette &quot;ma&icirc;trise&quot;,<\/p>\n<p>  autant qu&rsquo;elle est possible et autant qu&rsquo;elle d&eacute;pende<\/p>\n<p>  de lui, demande un type de &quot;conscience&quot; qui est &quot;conscience<\/p>\n<p>  d&rsquo;Etre&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire bien autre chose qu&rsquo;une affaire<\/p>\n<p>  de conscience d&rsquo;existence. Il faudra nous interroger sur la nature<\/p>\n<p>  de cette conscience, les conditions de son acc&egrave;s et ses<\/p>\n<p>  cons&eacute;quences. En l&rsquo;absence de cette conscience, nous pouvons<\/p>\n<p>  consid&eacute;rer l&rsquo;Instance comme ce qui est inconscient &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme. Tant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas conscience d&rsquo;Etre (partielle) ou<\/p>\n<p>  conscience de Sens (du Sens par lui-m&ecirc;me et en lui-m&ecirc;me)<\/p>\n<p>  on peut dire que l&rsquo;Instance est l&rsquo;inconscient de l&rsquo;homme, non<\/p>\n<p>  pas un inconscient psychique mais ontologique.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Inconscient n&rsquo;est pas un lieu de refoulement<\/p>\n<p>  mais un lieu sans conscience de ce qu&rsquo;il est, alors qu&rsquo;il est<\/p>\n<p>  Sens m&ecirc;me de l&rsquo;existence o&ugrave; il se manifeste. Tout<\/p>\n<p>  se passe n&eacute;anmoins comme si des Sens majeurs &eacute;taient<\/p>\n<p>  plus difficiles d&rsquo;acc&egrave;s, et comme refoul&eacute;s, et<\/p>\n<p>  en particulier ceux des situations les plus archa&iuml;ques&#8230;<\/P><\/p>\n<p><P>En tout cas, l&rsquo;inconscience a priori de<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instance en elle-m&ecirc;me, fait que l&rsquo;homme ne conna&icirc;t<\/p>\n<p>  pas d&#8217;embl&eacute;e ce qu&rsquo;il est fondamentalement. L&rsquo;homme ne<\/p>\n<p>  sait pas qu&rsquo;il est une Instance et pas seulement un existant<\/p>\n<p>  (ce qui n&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pas toujours &eacute;vident).<\/p>\n<p>  Il faut certaines conditions pour l&rsquo;engager dans une conscience<\/p>\n<p>  de ce qu&rsquo;il est, dans une connaissance de soi qui d&eacute;passe<\/p>\n<p>  celle de tous les aspects de son existence et qui tende &agrave;<\/p>\n<p>  celle de son Etre, dans tel ou tel de ses Sens multiples.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Homme, en effet, n&rsquo;est pas seul ma&icirc;tre<\/p>\n<p>  de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; cette conscience d&rsquo;Etre et aussi &agrave;<\/p>\n<p>  toutes ses cons&eacute;quences, v&eacute;rit&eacute;, libert&eacute;,<\/p>\n<p>  autorit&eacute;, ma&icirc;trise. De ce fait, il lui faut une<\/p>\n<p>  gr&acirc;ce, ou encore que cet acc&egrave;s lui soit permis gr&acirc;ce<\/p>\n<p>  &agrave; d&rsquo;autres, tel autre, etc&#8230;<\/P><\/p>\n<p><P>La connaissance, conscience des Sens, est<\/p>\n<p>  bien science des sciences, science de l&rsquo;Homme, mais de l&rsquo;Homme<\/p>\n<p>  Instance et de son devenir.<\/P><\/p>\n<p><P>Nous parlons l&agrave; de tel homme en<\/p>\n<p>  particulier, de l&rsquo;Instance de chacun de nous. Il nous faudra<\/p>\n<p>  plus loin aborder les relations entre homme-Instance et existence,<\/p>\n<p>  jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Humanit&eacute; dans son ensemble. Mais de cette<\/p>\n<p>  multitude revenons &agrave; l&rsquo;individu, plus pr&eacute;cis&eacute;ment<\/p>\n<p>  au fait, d&rsquo;abord, que l&rsquo;existence d&rsquo;un homme est faite de nombreuses<\/p>\n<p>  composantes. Or, s&rsquo;il nous parait &eacute;vident que cela fait<\/p>\n<p>  un tout, UNE existence, il faut que cette &eacute;vidence nous<\/p>\n<p>  vienne d&rsquo;une conscience d&rsquo;Etre le m&ecirc;me, malgr&eacute; cette<\/p>\n<p>  multitude de parties, de natures, temps et espaces diff&eacute;rents.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est l&rsquo;Instance de chacun, sa personne<\/p>\n<p>  propre, qui peut lui donner cette impression d&rsquo;&ecirc;tre UN<\/p>\n<p>  individu particulier, permanent sa vie durant, sous ses multiples<\/p>\n<p>  facettes. Or, nous avons vu que l&rsquo;Instance est plurielle et non<\/p>\n<p>  pas UNE. Nous pouvons nous en sortir en consid&eacute;rant que,<\/p>\n<p>  chaque fois que nous envisageons notre individualit&eacute;,<\/p>\n<p>  notre unicit&eacute;, nous sommes investis dans UNE part de l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  qui fonde l&rsquo;unit&eacute; de notre existence, ainsi consid&eacute;r&eacute;e.<\/p>\n<p>  A chaque fois nous nous voyons UN, mais ce n&rsquo;est pas le m&ecirc;me<\/p>\n<p>  UN &agrave; chaque fois. Cela change si la conscience d&rsquo;Etre-sens<\/p>\n<p>  englobe deux ou plusieurs unit&eacute;s d&rsquo;Etre-existant pour,<\/p>\n<p>  en d&eacute;finitive, constituer une unit&eacute; sup&eacute;rieure<\/p>\n<p>  plus globale. On a ainsi une indication de ce qui peut unifier,<\/p>\n<p>  &agrave; terme, toute l&rsquo;Instance en UN ETRE singulier: c&rsquo;est<\/p>\n<p>  la conscience d&rsquo;Etre ou conscience de sens. Cependant cela pose<\/p>\n<p>  le probl&egrave;me de cet UN ultime et nous entra&icirc;ne alors<\/p>\n<p>  au del&agrave; de l&rsquo;Instance, vers l&rsquo;Instant.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><B>L&rsquo;INSTANCE, L&rsquo;ESPRIT, LA VIE ET L&rsquo;INTELLIGENCE<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance de l&rsquo;homme est comme son &acirc;me<\/p>\n<p>  spirituelle, une &acirc;me qui reste &agrave; accomplir certes,<\/p>\n<p>  mais &acirc;me qui anime son existence.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette animation de l&rsquo;existence, on peut<\/p>\n<p>  l&rsquo;imaginer comme un souffle invisible qui ferait &eacute;voluer<\/p>\n<p>  une &quot;mati&egrave;re&quot; psychocorporelle. Or l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  n&rsquo;est rien sans que le Sens de l&rsquo;Instance ne s&rsquo;actualise, en<\/p>\n<p>  se faisant existence. L&rsquo;animation se fait, non par application<\/p>\n<p>  d&rsquo;un principe &agrave; quelque chose d&rsquo;inerte, mais par actualisation,<\/p>\n<p>  sorte de concr&eacute;tisation, de &quot;mat&eacute;rialisation&quot;<\/p>\n<p>  du principe initial. Il est vrai que cette actualisation demande,<\/p>\n<p>  comme on aura &agrave; l&rsquo;&eacute;tudier, la participation d&rsquo;autre<\/p>\n<p>  chose que d&rsquo;une seule Instance: plusieurs autres Instances, un<\/p>\n<p>  consensus. L&rsquo;esprit anime en se faisant chair, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  existence. L&rsquo;actualisation est permanente de m&ecirc;me que l&rsquo;animation<\/p>\n<p>  dans le moment de l&rsquo;existence; elle n&rsquo;est pas une simple impulsion<\/p>\n<p>  initiale. L&rsquo;animation de l&rsquo;existence de l&rsquo;homme par son Instance,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle la vie. Elle provient de ses Sens, lorsqu&rsquo;ils<\/p>\n<p>  font consensus avec ceux d&rsquo;autres Instances, alors que par ailleurs<\/p>\n<p>  toutes les Instances proviennent du m&ecirc;me Instant (DIEU).<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est ainsi que la source vitale de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  est son Instance et que, par elle, l&rsquo;homme existe, &agrave; la<\/p>\n<p>  fois, comme cr&eacute;&eacute; par l&rsquo;Instant et, &agrave; la<\/p>\n<p>  fois, comme descendant d&rsquo;autres hommes. Mais cette Instance,<\/p>\n<p>  qui est Sens et Esprit, n&rsquo;est pas que la source de la vie de<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme, elle est aussi source de son intelligence et de ses<\/p>\n<p>  consciences.<\/P><\/p>\n<p><P>En effet, si le Sens est &agrave; la source<\/p>\n<p>  de l&rsquo;existence, l&rsquo;appr&eacute;hension de ce Sens est connaissance<\/p>\n<p>  essentielle de l&rsquo;existence par la source. Le Sens est, &agrave;<\/p>\n<p>  la fois, principe de compr&eacute;hension et principe de vie.<\/p>\n<p>  Seulement, la compr&eacute;hension du Sens n&rsquo;est conscience v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  que si elle d&eacute;passe les modalit&eacute;s existentielles<\/p>\n<p>  de ce Sens, pour l&rsquo;atteindre lui-m&ecirc;me. Commun&eacute;ment,<\/p>\n<p>  ce ne sont que les modalit&eacute;s existentielles du Sens qui<\/p>\n<p>  sont atteintes par la conscience (formes mentales, intuition,<\/p>\n<p>  sensibilit&eacute;), et c&rsquo;est cela que l&rsquo;on appelle intelligence<\/p>\n<p>  (mentale ou sensible). Cette intelligence commune ne correspond<\/p>\n<p>  qu&rsquo;&agrave; une conscience existentielle o&ugrave; le Sens est<\/p>\n<p>  comme voil&eacute;. Elle n&rsquo;est qu&rsquo;une ombre de l&rsquo;esprit ou plut&ocirc;t<\/p>\n<p>  une manifestation existentielle de celui-ci. Cependant, comme<\/p>\n<p>  la vie, l&rsquo;intelligence proc&egrave;de de l&rsquo;esprit mais ne l&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas. La vie et l&rsquo;intelligence sont caract&eacute;ristiques du<\/p>\n<p>  sujet humain mais, au coeur de celui-ci, r&eacute;side leur source<\/p>\n<p>  commune, l&rsquo;esprit, qui est Sens et Instance de l&rsquo;homme.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><B>LA TRANSCENDANCE DE L&rsquo;HOMME<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P>La notion de transcendance est l&rsquo;une des<\/p>\n<p>  plus d&eacute;licates &agrave; int&eacute;grer. Selon les auteurs,<\/p>\n<p>  des diff&eacute;rences majeures conduisent &agrave; des malentendus<\/p>\n<p>  importants. Quelques fois, lorsqu&rsquo;ils parlent de transcendance,<\/p>\n<p>  certains pensent d&eacute;signer Dieu lui-m&ecirc;me (l&rsquo;Instant).<\/p>\n<p>  Or il nous semble tr&egrave;s important, d&rsquo;une part, de ramener<\/p>\n<p>  ce terme &agrave; la d&eacute;signation d&rsquo;un certain rapport,<\/p>\n<p>  rapport de transcendance, et d&rsquo;autre part, qu&rsquo;une double transcendance<\/p>\n<p>  entoure l&rsquo;homme, ou plut&ocirc;t son Instance. En outre, il y<\/p>\n<p>  a souvent des confusions avec le terme d&rsquo;immanence, qui appara&icirc;t<\/p>\n<p>  quelquefois comme oppos&eacute; et, d&rsquo;autres fois, comme compl&eacute;mentaire.<\/p>\n<p>  Ici, le rapport de transcendance implique une relation n&eacute;cessaire,<\/p>\n<p>  entre les deux ordres en rapport. Il est donc exclusif d&rsquo;immanence.<\/p>\n<p>  Ce dernier terme n&rsquo;est utilis&eacute; ici, que dans le contexte<\/p>\n<p>  de l&rsquo;existence, pour caract&eacute;riser les corr&eacute;lations<\/p>\n<p>  que la conscience y localise.<\/P><\/p>\n<p><P>La transcendance est un rapport singulier,<\/p>\n<p>  qui n&rsquo;est pas banal, et qui sous-entend un certain nombre de<\/p>\n<p>  propri&eacute;t&eacute;s qui lui sont intrins&egrave;ques et<\/p>\n<p>  dont nous pouvons d&eacute;velopper quelques aspects.<\/P><\/p>\n<p><P>Partant de l&rsquo;existence d&rsquo;un quelconque<\/p>\n<p>  existant, les sciences et consciences communes permettent toujours<\/p>\n<p>  d&rsquo;en d&eacute;crire des aspects, des parties, des composantes.<\/p>\n<p>  Or, si pour une chose quelconque, nous nous demandons ce qui<\/p>\n<p>  r&eacute;unit ces parties pour faire cette chose-l&agrave;, il<\/p>\n<p>  nous est difficile de le trouver dans la chose elle-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  Si on isolait ce qui fait la coh&eacute;sion des parties, une<\/p>\n<p>  enveloppe, un total, une globalit&eacute;, on aurait alors une<\/p>\n<p>  partie suppl&eacute;mentaire et le probl&egrave;me serait d&eacute;plac&eacute;.<\/p>\n<p>  En poussant l&rsquo;analyse, on s&rsquo;apercevrait que l&rsquo;individualisation<\/p>\n<p>  d&rsquo;un existant quelconque, l&rsquo;unit&eacute; et la coh&eacute;sion<\/p>\n<p>  de ses parties, n&rsquo;appartiennent pas &agrave; cet existant (ni<\/p>\n<p>  &agrave; aucun existant d&rsquo;ailleurs). Ce qui fait l&rsquo;unit&eacute;<\/p>\n<p>  et la coh&eacute;sion d&rsquo;un existant quelconque est un principe<\/p>\n<p>  transcendant &agrave; cet existant. Cela veut dire, d&eacute;j&agrave;,<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune mesure commune entre ce principe et l&rsquo;existant,<\/p>\n<p>  ni aucune de ses parties. Autrement dit, les principes d&rsquo;unit&eacute;<\/p>\n<p>  et de coh&eacute;sion des existants restent tout &agrave; fait<\/p>\n<p>  inaccessibles par ce qui existe et, en particulier, la conscience<\/p>\n<p>  et l&rsquo;intelligence commune ou m&ecirc;me le langage. Ces principes<\/p>\n<p>  transcendants sont, irr&eacute;ductiblement, indescriptibles<\/p>\n<p>  dans des termes caract&eacute;risant un existant, ou l&rsquo;une de<\/p>\n<p>  ses dimensions.<\/P><\/p>\n<p><P>En outre, le rapport de transcendance indique<\/p>\n<p>  que d&rsquo;un certain principe, d&eacute;coulent unit&eacute; et coh&eacute;sion<\/p>\n<p>  pour l&rsquo;existant. Il y a une sorte de don d&rsquo;unit&eacute; et de<\/p>\n<p>  coh&eacute;sion, pour le moins. Si l&rsquo;unit&eacute; de quelque<\/p>\n<p>  &eacute;l&eacute;ment que ce soit, provient d&rsquo;un principe transcendant,<\/p>\n<p>  rien d&rsquo;identifiable de l&rsquo;existant ne peut provenir d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  que de ce principe. C&rsquo;est donc la r&eacute;alit&eacute; m&ecirc;me<\/p>\n<p>  de cet existant qui provient du m&ecirc;me principe qui lui donnait<\/p>\n<p>  unit&eacute; et coh&eacute;sion.<\/P><\/p>\n<p><P>Tout se passe apparemment comme si chaque<\/p>\n<p>  chose que l&rsquo;on identifiait dans le monde subsistait par elle-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  y compris dans la dur&eacute;e; comme si elle comportait, en<\/p>\n<p>  son sein, un principe d&rsquo;auto-coh&eacute;rence. En fait, le &quot;principe<\/p>\n<p>  de coh&eacute;rence&quot; lui est transcendant. Il assure aussi<\/p>\n<p>  la permanence dans sa dur&eacute;e de vie, de la chose existante.<\/P><\/p>\n<p><P>Bien souvent ce type d&rsquo;analyse conduit<\/p>\n<p>  &agrave; conclure que le principe transcendant, qui fait exister<\/p>\n<p>  toute chose, est Dieu. Nous ne pensons pas que cela soit directement<\/p>\n<p>  vrai, mais indirectement, par la m&eacute;diation de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  Instance.<\/P><\/p>\n<p><P>En effet, qui nous dit que ce paysage que<\/p>\n<p>  nous contemplons est un? Qui nous dit que ce caillou est un,<\/p>\n<p>  individualis&eacute; d&rsquo;avec le terrain qui l&rsquo;entoure? Qui nous<\/p>\n<p>  dit qu&rsquo;un quelconque mot &eacute;crit ici est un, mat&eacute;riellement<\/p>\n<p>  et linguistiquement? Personne d&rsquo;autre que nous-m&ecirc;mes! L&rsquo;homme<\/p>\n<p>  ne conna&icirc;t les parties et les &eacute;l&eacute;ments, comme<\/p>\n<p>  l&rsquo;unit&eacute;, la coh&eacute;sion et la permanence des choses,<\/p>\n<p>  que de lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est donc en l&rsquo;homme que r&eacute;side<\/p>\n<p>  le principe d&rsquo;unit&eacute; transcendant de la chose existante<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il reconna&icirc;t telle. Cela pose alors une fameuse question.<\/p>\n<p>  Si de l&rsquo;homme, provient par don et par transcendance, la r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  des choses, ne serait-il pas alors leur cr&eacute;ateur tout<\/p>\n<p>  puissant? Non. Plusieurs obstacles s&rsquo;opposent &agrave; cette<\/p>\n<p>  th&egrave;se.<\/P><\/p>\n<p><P>Si l&rsquo;existence des choses provient de l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>  &agrave; partir de principes transcendants r&eacute;sidant en<\/p>\n<p>  lui, cela ne dit pas comment cette existence advient (cf. Th&eacute;orie<\/p>\n<p>  de l&rsquo;existence). Elle n&rsquo;advient que par consensus avec d&rsquo;autres<\/p>\n<p>  hommes, si bien que rien de ce qui existe pour chacun de nous<\/p>\n<p>  ne d&eacute;pend exclusivement de lui, mais, en m&ecirc;me temps,<\/p>\n<p>  sa participation au consensus d&eacute;pend de lui et ainsi sa<\/p>\n<p>  contribution &agrave; l&rsquo;existence de la chose.<\/P><\/p>\n<p><P>Lorsqu&rsquo;une chose existe pour nous, elle<\/p>\n<p>  existe &agrave; partir d&rsquo;un principe en nous qui la fait exister,<\/p>\n<p>  mais elle existe d&eacute;j&agrave; ou simultan&eacute;ment pour<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres en consensus. Ce qui est partag&eacute; dans ce consensus<\/p>\n<p>  n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que le principe transcendant &agrave; l&rsquo;origine<\/p>\n<p>  de la chose, qui est Sens et Coh&eacute;rence.<\/P><\/p>\n<p><P>Si pour l&rsquo;homme, il est possible d&rsquo;identifier<\/p>\n<p>  un existant, ce qui r&eacute;clame un principe transcendant,<\/p>\n<p>  il est possible d&rsquo;identifier d&rsquo;autres existants et m&ecirc;me<\/p>\n<p>  un existant englobant tous les autres existants: le monde. Il<\/p>\n<p>  y a donc en lui plusieurs principes transcendants &agrave; ces<\/p>\n<p>  existants.<\/P><\/p>\n<p><P>S&rsquo;il n&rsquo;en &eacute;tait pas ainsi, le monde<\/p>\n<p>  serait UN, sans distinction interne, et il serait donc immuable,<\/p>\n<p>  sans changement ni mouvement. C&rsquo;est ce qui fait que l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>  chaque homme, est multiple; d&rsquo;une part dans la pluralit&eacute;<\/p>\n<p>  de son Instance, d&rsquo;autre part dans la diversit&eacute; et le<\/p>\n<p>  changement de son existence et de ses existants.<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi l&rsquo;unit&eacute; transcendante, qui<\/p>\n<p>  pr&eacute;side &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;un existant, appartient-elle,<\/p>\n<p>  en l&rsquo;homme, &agrave; une double multiplicit&eacute; celle de<\/p>\n<p>  chaque Instance et celle de la pluralit&eacute; des Instances<\/p>\n<p>  en consensus. Il n&rsquo;est pas au pouvoir de l&rsquo;homme, m&ecirc;me<\/p>\n<p>  dans son Instance transcendante, de donner par lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  unit&eacute; &agrave; l&rsquo;ensemble des existants ni m&ecirc;me<\/p>\n<p>  &agrave; sa propre existence. Il n&rsquo;est pas en son pouvoir de<\/p>\n<p>  donner unit&eacute; &agrave; la multiplicit&eacute; des &quot;principes<\/p>\n<p>  d&rsquo;unit&eacute;s&quot; en sa propre Instance et &agrave; l&rsquo;ensemble<\/p>\n<p>  des Instances.<\/P><\/p>\n<p><P>L&agrave; aussi, est r&eacute;clam&eacute;<\/p>\n<p>  un principe transcendant aux pr&eacute;c&eacute;dents sans aucune<\/p>\n<p>  mesure avec eux, mais d&rsquo;o&ugrave; ils proviennent. Ce principe<\/p>\n<p>  supr&ecirc;me ne peut &ecirc;tre connu, par l&rsquo;homme, que par<\/p>\n<p>  le fait que son Instance le r&eacute;clame comme principe transcendant<\/p>\n<p>  et inaccessible.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est ainsi que les Instances, dans leur<\/p>\n<p>  multitude et leur diversit&eacute; interne, proc&egrave;dent<\/p>\n<p>  par transcendance d&rsquo;un Instant qui, lui, est inaccessible et<\/p>\n<p>  que, d&rsquo;elles, proc&egrave;dent par transcendance, &agrave; partir<\/p>\n<p>  de leurs consensus, les existants et le monde, auxquels est inaccessible<\/p>\n<p>  leur origine par eux-m&ecirc;mes. Ainsi les moyens existentiels<\/p>\n<p>  de conscience ne permettent pas d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; leur<\/p>\n<p>  principe transcendant: l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme, avec toutes ses<\/p>\n<p>  Coh&eacute;rences et tous ses Sens, sinon comme manque principiel<\/p>\n<p>  (qu&rsquo;il serait ridicule de nommer n&eacute;ant, sinon comme terme<\/p>\n<p>  relatif et privatif qui ne voudrait dire que &quot;sans existence&quot;).<\/P><\/p>\n<p><P>De m&ecirc;me, le moyen dont dispose l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  -la conscience de Sens- ne permet pas d&rsquo;acc&eacute;der &agrave;<\/p>\n<p>  leur principe transcendant: l&rsquo;Instant-Dieu, sinon comme manque<\/p>\n<p>  principiel (c&rsquo;est-&agrave;-dire originel, unitaire et source<\/p>\n<p>  &quot;substantielle&quot;). Ce ne sont que par ce que l&rsquo;on appelle<\/p>\n<p>  des d&eacute;finitions n&eacute;gatives, que l&rsquo;on peut acc&eacute;der<\/p>\n<p>  aux principes transcendants. Il y a pour l&rsquo;homme quatre perspectives<\/p>\n<p>  selon les deux transcendances dont son Instance est le coeur.<\/P><\/p>\n<p><P>D&rsquo;abord vers l&rsquo;existence:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; une perspective de participation &agrave;<\/p>\n<p>  la coexistence des choses et aussi &agrave; sa propre existence<\/p>\n<p>  et celle du monde, c&rsquo;est la perspective de l&rsquo;agir, de la ma&icirc;trise,<\/p>\n<p>  de la libert&eacute;, de l&rsquo;autorit&eacute;, de la volont&eacute;<\/p>\n<p>  et de l&rsquo;amour. Dans cette m&ecirc;me perspective figurent: l&rsquo;analyse,<\/p>\n<p>  la conscience et les sciences se rapportant aux existants.<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; une perspective d&rsquo;&eacute;lucidation,<\/p>\n<p>  &agrave; partir des existants, pour d&eacute;couvrir l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  et ses Sens et donc les principes des existants et l&rsquo;acc&egrave;s<\/p>\n<p>  &agrave; une certaine ma&icirc;trise (libert&eacute;, autorit&eacute;,<\/p>\n<p>  autonomie de la personne, etc&#8230;). Sans cette perspective, ce<\/p>\n<p>  qui est malheureusement souvent le cas, non seulement l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  ignore ce qu&rsquo;il est, la nature de sa libert&eacute;, mais surtout<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;il a &agrave; faire dans le monde et ce &agrave; quoi le<\/p>\n<p>  monde doit lui servir. Il ignore que, sans l&rsquo;homme, il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>  pas de monde, pas d&rsquo;existants, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de Sens.<\/P><\/p>\n<p><P>Cependant, si ces deux premi&egrave;res<\/p>\n<p>  perspectives sont fondamentales pour une r&eacute;habilitation<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme par la d&eacute;couverte de sa transcendance, pour<\/p>\n<p>  donner Sens &agrave; son existence et &agrave; son devenir (qui<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas de ce monde), cela ne suffit pas, en particulier pour<\/p>\n<p>  ce devenir. Cela ne suffit pas &agrave; cause du &quot;manque<\/p>\n<p>  principiel&quot; de son Instance, &agrave; cause de la lumi&egrave;re<\/p>\n<p>  dont la conscience de Sens t&eacute;moigne en lui.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;autre transcendance, dont il n&rsquo;est plus<\/p>\n<p>  cette fois au principe mais dont il est redevable dans ce qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  est, lui offre deux autres perspectives vers l&rsquo;Instant.<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; une perspective de cr&eacute;ation, reconnaissance<\/p>\n<p>  du don re&ccedil;u, toujours actuel, de l&rsquo;Etre-Instance et de<\/p>\n<p>  l&rsquo;Etre-UN possible pour l&rsquo;homme. Cette perspective est celle<\/p>\n<p>  qui, par la connaissance de son Instance &agrave; partir des<\/p>\n<p>  existants, permet de reconna&icirc;tre les qualit&eacute;s du<\/p>\n<p>  don de l&rsquo;Instant, qualit&eacute;s provenant du donneur, l&rsquo;Instant,<\/p>\n<p>  mais qualit&eacute;s qu&rsquo;il n&rsquo;est pas, puisque qualit&eacute;s<\/p>\n<p>  qui ne sont qu&rsquo;en termes humains, de Sens ou d&rsquo;existence. Cette<\/p>\n<p>  perspective est celle qui se prolonge dans l&rsquo;agir, la participation<\/p>\n<p>  au monde existant, dans une contribution &agrave; l&rsquo;oeuvre de<\/p>\n<p>  cr&eacute;ation du monde, par consensus.<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; une perspective de contemplation qui,<\/p>\n<p>  de l&rsquo;Instance, cherche et vise l&rsquo;Instant et, sans pouvoir l&rsquo;atteindre,<\/p>\n<p>  s&rsquo;ajuste &agrave; son don de lumi&egrave;re et d&rsquo;unit&eacute;,<\/p>\n<p>  guidant toutes les autres perspectives dans un devenir d&rsquo;unification<\/p>\n<p>  et de singularit&eacute; (autrement dit d&rsquo;accomplissement de<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instance dans l&rsquo;existence pour atteindre, non pas &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instant toujours transcendant, mais &agrave; l&rsquo;unit&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;Etre-Instance, unit&eacute; du monde ). Cette perspective est,<\/p>\n<p>  elle, dans le prolongement de celle du discernement et de l&rsquo;&eacute;lucidation<\/p>\n<p>  des sens qui proc&egrave;de de la m&ecirc;me lumi&egrave;re.<\/P><\/p>\n<p><P>Sans cette double transcendance, dont il<\/p>\n<p>  occupe avec son Instance l&rsquo;&eacute;tage interm&eacute;diaire<\/p>\n<p>  qui &quot;relie le ciel et la terre&quot;, il ne resterait, &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme, qu&rsquo;&agrave; &ecirc;tre un spectateur &eacute;gar&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;une dualit&eacute; monde \/ Dieu, ou un accessoire d&rsquo;un monde-Dieu,<\/p>\n<p>  ou le d&eacute;chet d&rsquo;un couple monde \/ Dieu, leur rejeton d&eacute;chu.<\/P><\/p>\n<p><P>La notion de transcendance est intrins&egrave;que<\/p>\n<p>  &agrave; la d&eacute;finition de ce qui, de l&rsquo;homme, est l&rsquo;essentiel:<\/p>\n<p>  son Instance. Les transcendances sont l&rsquo;articulation m&ecirc;me<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme avec le monde, d&rsquo;une part, et Dieu, d&rsquo;autre part.<\/P><\/p>\n<p><P><B>LA TRANSCENDANCE DE L&rsquo;HOMME. Condition<\/p>\n<p>  de sa libert&eacute;, source de toutes pratiques humaines.<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>Si l&rsquo;homme n&rsquo;est qu&rsquo;un existant parmi d&rsquo;autres,<\/p>\n<p>  m&ecirc;me &eacute;quip&eacute; d&rsquo;un psychisme, il n&rsquo;est qu&rsquo;un<\/p>\n<p>  produit de la Nature. La Nature, c&rsquo;est alors le Monde dans son<\/p>\n<p>  pouvoir g&eacute;n&eacute;rateur. Si l&rsquo;homme n&rsquo;est que le produit<\/p>\n<p>  de cette Nature, son principe originel d&rsquo;animation est dans la<\/p>\n<p>  Nature, et non en lui. De ce fait, rien de ce que fait l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; la d&eacute;termination par ceprincipe.<\/p>\n<p>  Il n&rsquo;y a l&agrave; aucune libert&eacute; pour l&rsquo;homme. Comment<\/p>\n<p>  pourrait-il prendre une initiative &agrave; l&rsquo;encontrede la<\/p>\n<p>  Nature; alors que tout en lui est de cette Nature! Parler de<\/p>\n<p>  retour &agrave; la Nature, de suivre sa vraie Nature ou au contraire<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la Nature, supposerait paradoxalement<\/p>\n<p>  qu&rsquo;un principe de Nature g&eacute;n&eacute;rerait un autre principe<\/p>\n<p>  qui ne serait pas naturel. C&rsquo;est sur une telle absurdit&eacute;<\/p>\n<p>  que se fondent les conceptions les plus banalement mat&eacute;rialistes<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme.<\/P><\/p>\n<p><P>Pr&eacute;tendre que, ce qui fait &eacute;chapper<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme &agrave; cet enfermement, c&rsquo;est son intelligence ou sa<\/p>\n<p>  raison, est la source d&rsquo;une grave erreur. C&rsquo;est confondre l&rsquo;intelligence,<\/p>\n<p>  comme dimension existentielle de l&rsquo;homme, avec l&rsquo;Esprit qui en<\/p>\n<p>  est le principe transcendant, celui aussi de la pens&eacute;e.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est confondre le psychisme lui m&ecirc;me avec le principe<\/p>\n<p>  de libert&eacute; en l&rsquo;homme. Il n&rsquo;y a plus &agrave; s&rsquo;&eacute;tonner<\/p>\n<p>  alors des m&eacute;faits de la raison, non pas lorsqu&rsquo;elle est<\/p>\n<p>  exercice d&rsquo;une simple dimension d&rsquo;existence, mais lorsqu&rsquo;elle<\/p>\n<p>  pr&eacute;tend &ecirc;tre le principe de la responsabilit&eacute;<\/p>\n<p>  humaine, de la direction des affaires humaines, des pratiques<\/p>\n<p>  humaines.<\/P><\/p>\n<p><P>Oui &agrave; la raison comme exercice!<\/p>\n<p>  Non &agrave; la raison comme principe de v&eacute;rit&eacute;<\/p>\n<p>  et de libert&eacute;! A moins que, par raison, on entende Sens,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est-&agrave;-dire alors effectivement, un principe transcendant<\/p>\n<p>  &agrave; tout ce &agrave; quoi elle serait sens&eacute;e s&rsquo;appliquer.<\/P><\/p>\n<p><P>La libert&eacute; de l&rsquo;homme r&eacute;clame<\/p>\n<p>  un rapport inverse: un monde subalterne et un homme transcendant.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est la condition, n&eacute;cessaire de sa libert&eacute;, que<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre au principe des existences des choses, en tant qu&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  transcendante. Cette condition n&rsquo;est pas suffisante, d&rsquo;une part,<\/p>\n<p>  parce que l&rsquo;existence -notamment la sienne- ne d&eacute;pend<\/p>\n<p>  pas de la libert&eacute; d&rsquo;une seule Instance mais de plusieurs,<\/p>\n<p>  et, d&rsquo;autre part, cette libert&eacute; peut &ecirc;tre ali&eacute;n&eacute;e<\/p>\n<p>  lorsque l&rsquo;homme ignore le lieu de sa libert&eacute;, en lui,<\/p>\n<p>  et s&rsquo;abandonne au monde et &agrave; une Nature fictive, justificatrice<\/p>\n<p>  de l&rsquo;abandon.<\/P><\/p>\n<p><P>Si cette libert&eacute; se d&eacute;couvre<\/p>\n<p>  en lui, au lieu m&ecirc;me de la v&eacute;rit&eacute; de son<\/p>\n<p>  Etre, de son Instance, de ses sens; l&rsquo;homme y trouve le principe<\/p>\n<p>  de sa contribution &agrave; faire exister les existants. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  en agissant sur le principe de ces existants, de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  des choses dans le monde, qui est consensus entre les Instances,<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il peut intervenir dans l&rsquo;&eacute;volution de ces existants.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est le principe de toutes les pratiques humaines, que de pouvoir<\/p>\n<p>  agir &agrave; la source d&rsquo;o&ugrave; provient l&rsquo;existence des<\/p>\n<p>  choses, seul lieu o&ugrave; ces choses peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;es.<\/p>\n<p>  L&rsquo;homme ne peut agir dans le monde et sur ce monde que parce<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il se trouve &agrave; son principe et qu&rsquo;il peut exercer cette<\/p>\n<p>  libert&eacute;. Cependant cette action est li&eacute;e &agrave;<\/p>\n<p>  ses consensus avec les autres hommes. Ce consensus avec les autres<\/p>\n<p>  se trouve ainsi au coeur de toutes les pratiques humaines quelque<\/p>\n<p>  soit leur objet: personnel, technique, culturel ou politique.<\/p>\n<p>  Encore faut-il pouvoir y acc&eacute;der librement.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est la t&acirc;che et l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;humanit&eacute;<\/p>\n<p>  que d&rsquo;avoir &agrave; ma&icirc;triser son consensus, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  se rendre ma&icirc;tre du monde, non comme un tyran, mais comme<\/p>\n<p>  un seigneur, participant ainsi au b&eacute;n&eacute;fice de la<\/p>\n<p>  cr&eacute;ation.<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi les pratiques humaines, pratiques<\/p>\n<p>  de vie quotidienne, professionnelles, collectives, etc&#8230;, sont-elles<\/p>\n<p>  directement d&eacute;pendantes de la transcendance de l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>  source de toute libert&eacute; et de toute responsabilit&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><A NAME=\"anchor339648\"><\/A><B>III &#8211; L&rsquo;INSTANT<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;Instance est constitu&eacute;e, &agrave;<\/p>\n<p>  la fois, des potentialit&eacute;s d&rsquo;actualisation dans l&rsquo;existence<\/p>\n<p>  pour y former les choses et le monde, et en m&ecirc;me temps,<\/p>\n<p>  des potentialit&eacute;s de devenir de l&rsquo;Instance elle-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  Ses Sens sont sources d&rsquo;actualisation et dispositions pour un<\/p>\n<p>  devenir. C&rsquo;est ainsi que le devenir de l&rsquo;Instance s&rsquo;accompagne<\/p>\n<p>  d&rsquo;une existence orient&eacute;e.<\/P><\/p>\n<p><P>La question de l&rsquo;Instant se pr&eacute;sente<\/p>\n<p>  d&rsquo;une fa&ccedil;on triple &agrave; cette Instance de l&rsquo;homme:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; celle d&rsquo;une origine, d&rsquo;o&ugrave; proc&egrave;de<\/p>\n<p>  la subsistance de l&rsquo;Instance,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; celle d&rsquo;une fin, qui oriente son devenir<\/p>\n<p>  jusqu&rsquo;au plus profond de l&rsquo;existence,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; celle d&rsquo;un moyen, manifestant en l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  une lumi&egrave;re -&eacute;lucidant par la conscience de Sens,<\/p>\n<p>  l&rsquo;origine, la fin et la direction du devenir- la lumi&egrave;re<\/p>\n<p>  de l&rsquo;Esprit qui &eacute;claire aussi le Sens des existants et<\/p>\n<p>  des consensus.<\/P><\/p>\n<p><P>On retrouve l&agrave; une figure de la<\/p>\n<p>  Trinit&eacute; chr&eacute;tienne du P&egrave;re, du Fils et de<\/p>\n<p>  l&rsquo;Esprit.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est par cette pr&eacute;sence trine que<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instant-Dieu est accessible &agrave; l&rsquo;Instance. Connu par<\/p>\n<p>  sa pr&eacute;sence, il reste en lui-m&ecirc;me inconnaissable.<\/p>\n<p>  Transcendant &agrave; l&rsquo;Instance et doublement transcendant au<\/p>\n<p>  monde, il en est le principe mais n&rsquo;est exprimable en aucun terme,<\/p>\n<p>  ni du monde, ni de l&rsquo;homme-Instance, c&rsquo;est-&agrave;-dire de Sens.<\/P><\/p>\n<p><P>Cependant, c&rsquo;est de l&rsquo;Instant qu&rsquo;adviennent:<\/p>\n<p>  l&rsquo;engendrement de l&rsquo;homme (d&rsquo;abord en Instance), la diversit&eacute;<\/p>\n<p>  et la conscience des Sens dans l&rsquo;Instance, l&rsquo;actualisation des<\/p>\n<p>  Sens en consensus pour faire existence. Cette trinit&eacute;<\/p>\n<p>  est aussi la trinit&eacute; de l&rsquo;Homme:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; il est existence individuelle, mais coexistante<\/p>\n<p>  dans un monde commun,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; il est Instance personnelle, mais diverse<\/p>\n<p>  et inaccomplie,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; il est Etre, (mais seulement en devenir).<\/P><\/p>\n<p><P>Cette trinit&eacute; est &agrave; l&rsquo;image<\/p>\n<p>  de la premi&egrave;re et, en m&ecirc;me temps, elle en d&eacute;coule.<\/P><\/p>\n<p><P><B>1) L&rsquo;Instant origine de l&rsquo;Instance<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est comme manque principiel, que l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme peut postuler un principe qui lui soit transcendant.<\/p>\n<p>  En tant que principe transcendant, il n&rsquo;a aucune commune mesure<\/p>\n<p>  avec l&rsquo;homme lui-m&ecirc;me, ce qui le rend inconnaissable. Il<\/p>\n<p>  est l&rsquo;origine de l&rsquo;Instance, tant de son unit&eacute; potentielle<\/p>\n<p>  que de sa substance et sa subsistance. En cela, il peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  dit le cr&eacute;ateur, et m&ecirc;me le cr&eacute;ateur de toutes<\/p>\n<p>  choses, dans la mesure ou les existants proc&egrave;dent des<\/p>\n<p>  m&ecirc;mes Instances cr&eacute;&eacute;es, selon un processus<\/p>\n<p>  (l&rsquo;actualisation d&rsquo;un consensus) qui est intrins&egrave;que aux<\/p>\n<p>  Instances cr&eacute;&eacute;es.<\/P><\/p>\n<p><P>De l&agrave;, on peut envisager deux perspectives<\/p>\n<p>  &agrave; propos de l&rsquo;Instant. L&rsquo;une le consid&egrave;re par ses<\/p>\n<p>  qualit&eacute;s de cr&eacute;ateur selon ce qu&rsquo;est la cr&eacute;ation<\/p>\n<p>  et l&rsquo;autre le consid&egrave;re en lui-m&ecirc;me. De l&rsquo;Instant,<\/p>\n<p>  on peut dire qu&rsquo;il est principe de toutes choses et en d&eacute;cliner<\/p>\n<p>  les aspects, mais on ne peut acc&eacute;der &agrave; ce qu&rsquo;est<\/p>\n<p>  ce principe en lui-m&ecirc;me. Il n&rsquo;est rien de ce qui est, mais<\/p>\n<p>  il est ce par quoi cela est. C&rsquo;est par la n&eacute;gative que<\/p>\n<p>  l&rsquo;on peut consid&eacute;rer l&rsquo;Instant, comme l&rsquo;ont fait diff&eacute;rentes<\/p>\n<p>  th&eacute;ologies. Cependant, &agrave; ce propos, si Etre est<\/p>\n<p>  le devenir de l&rsquo;homme, l&rsquo;Instant ne peut &ecirc;tre l&rsquo;Etre, mais<\/p>\n<p>  celui par lequel l&rsquo;Etre arrive. C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on peut<\/p>\n<p>  comprendre cette phrase de la Bible: &quot;Je suis celui qui<\/p>\n<p>  suis&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire, non pas je suis &quot;suis&quot;<\/p>\n<p>  mais &quot;celui&quot; qui suis, ce d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;Etre advient,<\/p>\n<p>  le &quot;p&egrave;re du verbe&quot; en quelque sorte.<\/P><\/p>\n<p><P><B>2) L&rsquo;Instant fin de l&rsquo;homme, devenir<\/p>\n<p>  de son Instance<\/B> L&rsquo;Instance de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  ne poss&egrave;de pas elle-m&ecirc;me le principe de son unit&eacute;,<\/p>\n<p>  mais, &agrave; cette unit&eacute; elle peut acc&eacute;der en<\/p>\n<p>  devenant UN Etre. En quelque sorte, l&rsquo;homme est en gestation,<\/p>\n<p>  tant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas constitu&eacute; cette unit&eacute; de son<\/p>\n<p>  Etre. Si la naissance est l&rsquo;accomplissement dans le monde d&rsquo;une<\/p>\n<p>  gestation existentielle, l&rsquo;existence toute enti&egrave;re est<\/p>\n<p>  aussi moment de gestation de l&rsquo;Instance pour la venue de l&rsquo;Etre.<\/p>\n<p>  Seulement, parmi toutes les dispositions de l&rsquo;Instance, seuls,<\/p>\n<p>  certains Sens peuvent conduire &agrave; cela. On les appellera<\/p>\n<p>  Sens de l&rsquo;accomplissement. Les Sens de l&rsquo;accomplissement orientent<\/p>\n<p>  l&rsquo;existence pour la faire servir &agrave; cette fin, mais cette<\/p>\n<p>  fin elle-m&ecirc;me ne trouve son rep&egrave;re ultime que dans<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instant principe d&rsquo;unit&eacute;. La libert&eacute; de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  provient de la multiplicit&eacute; des Sens de son Instance et<\/p>\n<p>  donc des devenirs. Cette libert&eacute; ne se reconna&icirc;t,<\/p>\n<p>  ne se ma&icirc;trise, ne vaut enfin, que si elle permet de choisir<\/p>\n<p>  l&rsquo;accomplissement et donc les Sens qui le permettent. Ces Sens<\/p>\n<p>  sont donc ceux qui tournent l&rsquo;homme, &agrave; la fois, vers sa<\/p>\n<p>  propre v&eacute;rit&eacute;, mais aussi vers ce principe d&rsquo;unit&eacute;<\/p>\n<p>  originel dont le b&eacute;n&eacute;fice peut &ecirc;tre obtenu:<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instant.<\/P><\/p>\n<p><P>Cette fin de l&rsquo;homme qu&rsquo;est l&rsquo;Instant,<\/p>\n<p>  n&rsquo;est la fin que de son accomplissement qui, par ailleurs, peut<\/p>\n<p>  &ecirc;tre aper&ccedil;u comme un d&eacute;part. Dans son existence,<\/p>\n<p>  l&rsquo;Instant constitue, pour l&rsquo;homme, le rep&egrave;re, dans la<\/p>\n<p>  perspective duquel, il se conna&icirc;t et s&rsquo;accomplit. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  le r&ocirc;le du Christ d&rsquo;actualiser dans le monde ce rep&egrave;re,<\/p>\n<p>  trine, divinement et humainement parlant.<\/P><\/p>\n<p><P><B>3) L&rsquo;Instant &eacute;clairant l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  et le monde<\/B><\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est la conscience de Sens qui, en son<\/p>\n<p>  Instance, procure &agrave; l&rsquo;homme, &agrave; la fois la connaissance<\/p>\n<p>  de lui-m&ecirc;me comme &ecirc;tre de sens, comme esprit, et<\/p>\n<p>  la connaissance des existants, dans leur principe transcendant<\/p>\n<p>  qu&rsquo;est ce m&ecirc;me Sens. C&rsquo;est elle qui permet &agrave; l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  l&rsquo;exercice de sa libert&eacute; par rapport &agrave; l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>  dans toutes ses pratiques. C&rsquo;est elle qui lui procure au fur<\/p>\n<p>  et &agrave; mesure de son extension, cette unit&eacute; qui est<\/p>\n<p>  unit&eacute; par conscience de son Instance.<\/P><\/p>\n<p><P>Or, cette conscience de Sens n&rsquo;est pas<\/p>\n<p>  le fruit d&rsquo;un organe de l&rsquo;Instance, comme le coeur ou le cerveau<\/p>\n<p>  dans le corps. Elle est le fruit d&rsquo;une disposition de l&rsquo;Instance,<\/p>\n<p>  selon ses Sens d&rsquo;accomplissement et, d&rsquo;une illumination qui provient<\/p>\n<p>  de l&rsquo;Instant, &eacute;clairant simultan&eacute;ment ainsi pour<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme, pour son Instance:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; son Instance et ses Sens<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; les Sens qui sont Sens de consensus avec<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; le consensus qui s&rsquo;actualise dans un<\/p>\n<p>  existant.<\/P><\/p>\n<p><P>Tout se passe alors, pour l&rsquo;homme, comme<\/p>\n<p>  si l&rsquo;Esprit lui venait, venait en lui. On peut le lire encore<\/p>\n<p>  comme lumi&egrave;re de l&rsquo;Instant, &eacute;clairant l&rsquo;esprit<\/p>\n<p>  d&eacute;j&agrave; l&agrave;, s&rsquo;il y est dispos&eacute;. L&rsquo;esprit<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme est son Instance et plus particuli&egrave;rement ses<\/p>\n<p>  Sens, que l&rsquo;on pourrait dire aussi ses esprits. Qu&rsquo;il y ait,<\/p>\n<p>  en l&rsquo;homme, de bons ou mauvais &quot;esprits&quot; est &eacute;quivalent<\/p>\n<p>  &agrave; ce qu&rsquo;il y ait de bons ou mauvais Sens. L&rsquo;Esprit saint<\/p>\n<p>  est alors certainement l&rsquo;Esprit ou le Sens sain d&rsquo;une existence,<\/p>\n<p>  qui dispose &agrave; la lumi&egrave;re de l&rsquo;Instant -lumi&egrave;re<\/p>\n<p>  de l&rsquo;Esprit, Esprit de consensus-, c&rsquo;est-&agrave;-dire Esprit<\/p>\n<p>  d&rsquo;amour, lorsqu&rsquo;il est librement consenti.<\/P><\/p>\n<p><P>La conscience de Sens est ce qui permet<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;homme de s&rsquo;orienter dans l&rsquo;existence et de conduire<\/p>\n<p>  son existence. Elle est aussi sourc&eacute;e dans l&rsquo;origine et<\/p>\n<p>  dans la fin de l&rsquo;homme, l&rsquo;Instant. C&rsquo;est pour cela que par l&rsquo;Instant<\/p>\n<p>  et de triple fa&ccedil;on, ne peuvent aucunement &ecirc;tre dissoci&eacute;s:<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; les probl&egrave;mes de l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>  affaires de l&rsquo;homme,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; les questions personnelles de l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>  de chacun,<\/P><\/p>\n<p><P>&#8211; les questions d&rsquo;accomplissement pour<\/p>\n<p>  devenir Etre.<\/P><\/p>\n<p><P>Ils ne peuvent &ecirc;tre dissoci&eacute;s<\/p>\n<p>  lorsque l&rsquo;homme est dans le Sens d&rsquo;une telle consid&eacute;ration.<\/p>\n<p>  Par contre, s&rsquo;il emprunte d&rsquo;autres voies, dans d&rsquo;autres Sens,<\/p>\n<p>  cette trinit&eacute; &eacute;clate et l&rsquo;homme se perd.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est l&agrave; le myst&egrave;re d&rsquo;une<\/p>\n<p>  trinit&eacute;, tant divine qu&rsquo;humaine, que d&rsquo;&ecirc;tre la condition<\/p>\n<p>  de l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;homme &agrave; partir de l&rsquo;UNIQUE INSTANT.<\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte remani\u00e9 2001. 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