{"id":520,"date":"2004-06-27T14:26:46","date_gmt":"2004-06-27T14:26:46","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/06\/27\/la-charte-de-lhumanisme-methodologique\/"},"modified":"2020-12-03T14:34:53","modified_gmt":"2020-12-03T13:34:53","slug":"la-charte-de-lhumanisme-methodologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/06\/27\/la-charte-de-lhumanisme-methodologique\/","title":{"rendered":"La charte de l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Au milieu d&rsquo;une crise des repr\u00e9sentations qui r\u00e9v\u00e8le que les id\u00e9es ne sont pas le Sens, au milieu d&rsquo;une crise de Sens qui s&rsquo;en suit et qui r\u00e9v\u00e8le que le th\u00e8me de l&rsquo;humanisme sert aussi des antihumanismes militants et sans conscience, il faut fonder un nouvel humanisme qui s&rsquo;ancre dans une connaissance de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme plus avanc\u00e9e et aussi, en cons\u00e9quence, des enjeux et processus qui r\u00e9gissent nos affaires humaines.<\/p>\n<p><strong>LE TRYPTIQUE<\/strong><\/p>\n<p>I &#8211; Pourquoi un nouvel humanisme aujourd&rsquo;hui ?<\/p>\n<p>II &#8211; L&rsquo;Humanisme m\u00e9thodologique,<br \/>\nconsid\u00e9rations et engagements<\/p>\n<p><strong>III &#8211; Les fondements anthropologiques<br \/>\nde l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>I &#8211; Pourquoi un nouvel humanisme aujourd&rsquo;hui ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>1 &#8211; L&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme est partout remise en question par un anti-humanisme radical qui passe pour une \u00e9vidence.Sans discernement, des id\u00e9es et des th\u00e8ses niant implicitement l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme, sont largement r\u00e9pandues dans toute la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>2 &#8211; Tr\u00e8s souvent les discours humanistes centr\u00e9s sur l&rsquo;homme s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une \u00e9vacuation du sujet humain dans l&rsquo;action et ses crit\u00e8res d&rsquo;\u00e9valuation. La mont\u00e9e en puissance des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00e9thique et aux valeurs est contredite dans la pratique par des raisonnements et des m\u00e9thodes fond\u00e9es sur l&rsquo;ignorance active des facteurs humains essentiels.<\/p>\n<p>3 &#8211; La gestion des choses a pris toute la place dans les affaires humaines sans consid\u00e9ration pour les hommes et leurs enjeux d&rsquo;humanit\u00e9. La r\u00e9duction des probl\u00e8mes \u00e0 leur aspect technique, mat\u00e9riel, juridique, administratif ou quantitatif a \u00e9limin\u00e9 dans bien des domaines toute consid\u00e9ration proprement humaine.<\/p>\n<p>4 &#8211; L&rsquo;animal est devenu pour beaucoup l&rsquo;id\u00e9al de l&rsquo;homme pendant que la raison s&rsquo;est faite l&rsquo;arme de tous les arraisonnements et de toutes les habilet\u00e9s. L&rsquo;exaltation \u00e9motionnelle qui se fait le crit\u00e8re du bien et du mal prend implicitement ou explicitement pour mod\u00e8le l&rsquo;animal et ses instincts l\u00e9gitimant aussi bien la violence vis-\u00e0-vis des autres que la complaisance du sentiment.<\/p>\n<p>5 &#8211; L&rsquo;environnement humain a \u00e9t\u00e9 mis au centre pendant que l&rsquo;homme est consid\u00e9r\u00e9 comme un occupant \u00e0 peine tol\u00e9rable, l&rsquo;anthropisation \u00e9tant devenu un terme p\u00e9joratif. Faire de la plan\u00e8te ou de l&rsquo;environnement une finalit\u00e9 plut\u00f4t que les conditions exigeantes et b\u00e9n\u00e9fiques de l&rsquo;existence humaine est un glissement qui justifie l&rsquo;accusation de l&rsquo;homme pour la satisfaction d&rsquo;un imaginaire r\u00e9gressif d&rsquo;h\u00e9donisme victimaire.<\/p>\n<p>6 &#8211; L&rsquo;humanisme classique et l&rsquo;humanisme \u00e9motionnel sont aveugles \u00e0 la mont\u00e9e de l&rsquo;antihumanisme radical et aux attentes de l&rsquo;humanit\u00e9. Les Lumi\u00e8res n&rsquo;\u00e9clairent plus ni le pr\u00e9sent, ni le pass\u00e9, ni le futur. Leur humanisme, autrefois salutaire, se tiens dans l&rsquo;oubli de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;Homme, souffrante ou exaltante. Son abstraction de l&rsquo;humanit\u00e9 laisse paradoxalement libre cours aux humanismes \u00e9motionnels et plus encore \u00e0 l&rsquo;anti-humanisme radical th\u00e9orique et pratique.<\/p>\n<p>7 &#8211; En cette p\u00e9riode de mutation la crise de Sens r\u00e9clame de nouveaux moyens de discernement dans la confusion qu&rsquo;elle traverse.Tous les Sens de l&rsquo;humanit\u00e9 sont propos\u00e9s en m\u00eame temps, chacun comme valeur significative et direction de l&rsquo;existence humaine. La prolif\u00e9ration des rep\u00e8res les disqualifie,justifiant pour les uns leur n\u00e9gation du Sens, pour les autres la crispation sur leurs r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p>8 &#8211; La crise \u00e9thique des l\u00e9gitimit\u00e9s appelle \u00e0 refonder l&rsquo;engagement des responsabilit\u00e9s.<br \/>\nIl est de bon ton de fustiger toute autorit\u00e9 dans tous les domaines l&rsquo;assimilant \u00e0 un pouvoir abusif. Si tel est trop souvent le cas il est important de repenser la l\u00e9gitimit\u00e9 d&rsquo;autorit\u00e9s rep\u00e8res (dirigeants notamment) et la responsabilit\u00e9 de chacun de l&rsquo;assumer pour lui et pour les autres.<\/p>\n<p>9 &#8211; La crise des repr\u00e9sentations disqualifie l&rsquo;action humaine au profit de proc\u00e9dures programmatiques, de mod\u00e8les magiques et d&rsquo;artefacts qui seraient autonomes et automates.<br \/>\nDans nos soci\u00e9t\u00e9s et particuli\u00e8rement la notre, l&rsquo;attachement aux mod\u00e8les de pens\u00e9e et d&rsquo;action en est venu \u00e0 en ignorer les sources et les conditions humaines. En retour nous assistons \u00e0 une prolif\u00e9ration de mod\u00e9lisations et d&rsquo;artefacts que l&rsquo;on voudrait magiquement automatiques. Fantasme de toute puissance de la Raison qui s&rsquo;est construit pour elle-m\u00eame un mod\u00e8le informatique et neuronal.<\/p>\n<p>10 &#8211; La mutation de l&rsquo;humanit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de sa n\u00e9gation, ouvre \u00e0 une nouvelle intelligence de l&rsquo;homme et de son rapport au monde, th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;accomplissement de sa libert\u00e9. Cette crise de Sens d\u00e9bouche sur un questionnement responsable, personnel et collectif. Il d\u00e9couvre que l\u00e0 est l&rsquo;essence de la libert\u00e9 et celle, identique, de l&rsquo;humanit\u00e9. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 discerner et choisir le Sens de la culture et de la ma\u00eetrise des conditions de cette libert\u00e9,propre de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p><strong>II &#8211; L&rsquo;Humanisme m\u00e9thodologique, consid\u00e9rations et engagements<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>1 &#8211; L&rsquo;homme est \u00e0 l&rsquo;origine et \u00e0 la fin de toutes les affaires humaines, crit\u00e8re de toute \u00e9thique, de toute valeur et de tout bien, donc de toute \u00e9valuation. Cette consid\u00e9ration doit pr\u00e9sider \u00e0 toute d\u00e9marche de compr\u00e9hension, de d\u00e9cision et d&rsquo;action<\/p>\n<p>2 &#8211; Toute connaissance est humaine parce que le Sens est le propre de l&rsquo;homme, l&rsquo;essentiel en toutes choses que les formes mentales ne font que repr\u00e9senter. Savoir repr\u00e9senter les choses ne suffit pas \u00e0 les conna\u00eetre, le discernement de leurs Sens humains en donne seul l&rsquo;intelligence.<\/p>\n<p>3 &#8211; Toute action est humaine parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a d&rsquo;efficacit\u00e9, de Sens et de but que par des processus et selon des crit\u00e8res humains. Les sciences de l&rsquo;action sont des sciences humaines et les moyens de l&rsquo;action sont les accessoires de processus humains \u00e0 ma\u00eetriser.<\/p>\n<p>4 &#8211; Tout probl\u00e8me doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un probl\u00e8me humain, celui d&rsquo;une communaut\u00e9 et de personnes concern\u00e9es. C&rsquo;est toujours le probl\u00e8me de quelqu&rsquo;un dans le contexte d&rsquo;une communaut\u00e9 humaine et il peut \u00eatre diff\u00e9rent de celui d&rsquo;autres personnes dans les m\u00eames circonstances.<\/p>\n<p>5 &#8211; Toute situation ne peut \u00eatre comprise, sur le fond,que par le Sens qu&rsquo;elle prend ou pourrait prendre pour les hommes et leurs communaut\u00e9s concern\u00e9s. L&rsquo;intelligence du Sens est l&rsquo;intelligence symbolique ou intelligence du coeur sans laquelle l&rsquo;essentiel reste ignor\u00e9 ou masqu\u00e9.<\/p>\n<p>6 &#8211; Toute d\u00e9cision, toute orientation ne valent que par les potentiels humains qu&rsquo;elles mobilisent et par l&rsquo;accomplissement humain qu&rsquo;elles visent o\u00f9 se rejoignent le bien personnel et le bien commun. Elles engagent les personnes dans leur humanit\u00e9 tout en dirigeant leurs actes et leurs entreprises.<\/p>\n<p>7 &#8211; L&rsquo;homme est au centre de toutes les affaires humaines et elles ne sont rien d&rsquo;autre que la fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre au monde de l&rsquo;humanit\u00e9. Toutes les situations, tous les enjeux doivent \u00eatre compris comme relevant d&rsquo;une connaissance des ph\u00e9nom\u00e8nes humains et trait\u00e9s en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>8 &#8211; La science et la pratique des ph\u00e9nom\u00e8ne et des processus humains prime sur toutes les autres qui y trouvent leur l\u00e9gitimit\u00e9. La r\u00e9duction \u00e0 des aspects mat\u00e9riels, formels ou m\u00eame affectifs ne doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e que comme une approche de l&rsquo;essentiel et resterait autrement sans signification.<\/p>\n<p>9 &#8211; Nul ne peut pr\u00e9tendre conna\u00eetre et parler d&rsquo;un point de vue qui ne serait pas humain, d\u00e9cider pour des mobiles qui ne seraient pas humains et agir autrement que parla mobilisation d&rsquo;une efficience humaine. Tout ce qui est en-de\u00e7a ou au-del\u00e0 de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine et du discernement des Sens qui la fonde ne peut \u00eatre envisag\u00e9 par l&rsquo;homme que d&rsquo;un point de vue humain.<\/p>\n<p>10 &#8211; L&rsquo;Humanisme m\u00e9thodologique s&rsquo;appuie sur un humanisme radical qui r\u00e9clame une nouvelle anthropologie. Seule une nouvelle compr\u00e9hension de l&rsquo;Homme, de son humanit\u00e9, de son rapport au monde et de ses r\u00e9alit\u00e9s peuvent l&rsquo;aider \u00e0 progresser dans une civilisation de l&rsquo;accomplissement humain et \u00e0 ne pas sombrer dans l&rsquo;an\u00e9antissement, crime contre humanit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>III &#8211; Les fondements anthropologiques de l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>1 &#8211; La question : qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un \u00eatre humain? est celle \u00e0 laquelle doit r\u00e9pondre une anthropologie fondamentale. Bizarrement c&rsquo;est l&rsquo;une des questions les plus rarement pos\u00e9e, sur le fond, comme si cela allait de soi. Les r\u00e9ponses implicites, non dites, ou non conscientes foisonnent pendant ce temps.<\/p>\n<p>2 &#8211; l&rsquo;anti-humanisme radical le nie, l&rsquo;humanisme m\u00e9thodologique l&rsquo;affirme, le justifie en th\u00e9orie et le met en pratique : il y a une nature humaine par laquelle nous appr\u00e9hendons les choses alors que d&rsquo;autres diront qu&rsquo;il y a d&rsquo;abord des choses dont l&rsquo;homme n&rsquo;est que le produit, parmi d&rsquo;autres et au m\u00eame titre.<\/p>\n<p>3 &#8211; A contre courant, l&rsquo;humanisme m\u00e9thodologique affirme que l&rsquo;existence des choses &#8211; le monde et ce qu&rsquo;il contient et notamment notre propre corps et notre vie psychique &#8211; ne sont rien d&rsquo;autre que le contenu de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine partag\u00e9e. L&rsquo;existence des choses est une \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb humaine dont la source et la cause est de nature humaine. Autrement dit, pour agir sur les choses il faut agir \u00e0 la source sur ce qu&rsquo;il y a en nous de sp\u00e9cifiquement humain &#8211; notre humanit\u00e9.<\/p>\n<p>4 &#8211; La nouvelle r\u00e9volution copernicienne \u00e0 accomplir est que les choses n&rsquo;ont pas de Sens en elles m\u00eames, par elles-m\u00eames mais toujours par et pour les hommes. Seuls ils peuvent donner Sens aux choses, tel ou tel Sens. Mais le Sens donn\u00e9 aux choses est la condition m\u00eame de leur existence \u00e0 nos yeux (signification, valeur, rationalit\u00e9, identit\u00e9, factualit\u00e9, r\u00f4le) A contrario, ce qui n&rsquo;a pas de Sens pour tels ou tels, ne fait pas partie de leur exp\u00e9rience et donc n&rsquo;existe pas pour eux. Exister veut dire, humainement parlant, faire partie de l&rsquo;exp\u00e9rience commune.<\/p>\n<p>5 &#8211; La nature de l&rsquo;homme n&rsquo;est pas d&rsquo;\u00eatre une chose parmi les choses mais de porter en elle tous les Sens possibles &#8211; tous les Sens humains \u00e0 partir desquels les choses vont appara\u00eetre, comme d\u00e9couvertes, invent\u00e9es, \u00ab\u00a0r\u00e9alis\u00e9es\u00a0\u00bb. L&rsquo;anti-humanisme radical dira qu&rsquo;elles \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 en dehors de toute exp\u00e9rience humaine. L&rsquo;humanisme m\u00e9thodologique dira que seule l&rsquo;exp\u00e9rience humaine nous permet d&rsquo;affirmer l&rsquo;existence des choses qui n&rsquo;existent ainsi que dans cette exp\u00e9rience. C&rsquo;est ce que \u00ab\u00a0exister\u00a0\u00bb veut dire pour les hommes. Bien pr\u00e9somptueux celui qui voudrait se baser sur une exp\u00e9rience qui ne serait pas humaine pour affirmer l&rsquo;existence des choses.<\/p>\n<p>6 &#8211; L&rsquo;\u00eatre humain est un \u00eatre de Sens et le Sens est le propre de l&rsquo;homme, c&rsquo;est le contenu de son humanit\u00e9. Comme une disposition int\u00e9rieure \u00e0 la source de notre exp\u00e9rience de la r\u00e9alit\u00e9 (nos \u00ab\u00a0r\u00e9alisations\u00a0\u00bb), le Sens est aussi le vecteur de toute signification et toute compr\u00e9hension profonde &#8211; le fond des choses. Il est l&rsquo;orientation de toute perspective \u00e9thique et de valeurs. Il est enfin le support d&rsquo;une logique explicative de la fa\u00e7on dont les choses se construisent. Les Sens et leur discernement sont la cl\u00e9 de toute connaissance, de toute prise de position et d\u00e9cision, de toute production et action humaine. Enfin soulignons que les Sens sont de nature spirituelle comme l&rsquo;est donc l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme, en chacun et en tous.<\/p>\n<p>7 &#8211; L&rsquo;homme tire son exp\u00e9rience des Sens partag\u00e9s avec d&rsquo;autres hommes c&rsquo;est-\u00e0-dire de conSensus. Cela veut dire que l&rsquo;existence des choses et des choses humaines d\u00e9pend de la relation et du partage d&rsquo;humanit\u00e9 entre les hommes. Cela se traduit par le fait que, au fond, toutes les communaut\u00e9s humaines sont des communaut\u00e9s de Sens et qu&rsquo;en cons\u00e9quence, elles r\u00e9alisent un monde qui leur est propre ( c&rsquo;est ce que la mondialisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e devra reconna\u00eetre). Cela veut dire aussi que toute r\u00e9alit\u00e9 et action humaine est collective alors que chacun, porteur en lui-m\u00eame de toute l&rsquo;humanit\u00e9 est une personne unique. Unicit\u00e9 de la personne &#8211; communaut\u00e9 des r\u00e9alit\u00e9s humaines c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9quation de la condition humaine et celle de la libert\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>8 &#8211; Il y a en l&rsquo;homme des Sens avec lesquels il forme des conSensus qui se traduisent par une vision du monde et des strat\u00e9gies de l&rsquo;action qui nient l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme. D&rsquo;autres qui les cherchent dans une animalit\u00e9 \u00e0 domestiquer ou \u00e0 retrouver. D&rsquo;autres encore dans la production mentale ma\u00eetris\u00e9e par la raison. Il y a en l&rsquo;homme certains Sens par lesquels l&rsquo;homme d\u00e9couvre progressivement son humanit\u00e9, son rapport au monde et en m\u00eame temps le principe et la voie d&rsquo;un accomplissement de soi, c&rsquo;est \u00e0 dire prendre possession de son humanit\u00e9, de sa libert\u00e9 d&rsquo;\u00eatre humain &#8211; libert\u00e9 de Sens qui transcende toutes r\u00e9alit\u00e9s du monde.<\/p>\n<p>9 &#8211; Dans l&rsquo;existence, fait de l&rsquo;exp\u00e9rience du conSensus, lorsque le Sens de l&rsquo;accomplissement est celui dans lequel on se dispose alors appara\u00eet une \u00e9chelle de progression et de maturation, ponctu\u00e9e par des seuils de passage. Chacune des phases de l&rsquo;\u00e9volution humaine correspond \u00e0 un plus haut niveau d&rsquo;int\u00e9gration et de ma\u00eetrise de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine. L&rsquo;\u00e2ge des repr\u00e9sentations de notre civilisation correspondant \u00e0 une ma\u00eetrise mentale par la raison. L&rsquo;\u00e2ge du Sens qui s&rsquo;amorce s&rsquo;engage dans un niveau de ma\u00eetrise plus profond\u00e9ment humain puisqu&rsquo;il touche aux Sens qui constituent l&rsquo;humanit\u00e9. Entre les deux, un seuil de passage, le seuil de maturescence, celui de la mutation en train de s&rsquo;accomplir.<\/p>\n<p>10 &#8211; Toutes les affaires humaines, petites et grandes sont la mani\u00e8re dont se joue, se fuie ou se cherche notre humanit\u00e9. L&rsquo;humanisme m\u00e9thodologique bas\u00e9 sur une anthropologie du Sens et de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine est le moyen de faire de toutes les affaires humaines le lieu de recherche et de progression de l&rsquo;accomplissement humain. C&rsquo;est ce qui donne Sens aux conceptions, aux approches, aux d\u00e9marches, aux pratiques et aux vis\u00e9es relatives \u00e0 ces affaires humaines, choisissant parmi les Sens possibles de l&rsquo;humain le Sens de l&rsquo;accomplissement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au milieu d&rsquo;une crise des repr\u00e9sentations qui r\u00e9v\u00e8le que les id\u00e9es ne sont pas le Sens, au milieu d&rsquo;une crise de Sens qui s&rsquo;en suit et qui r\u00e9v\u00e8le que le th\u00e8me de l&rsquo;humanisme sert aussi des antihumanismes militants et sans conscience, il faut fonder un nouvel humanisme qui s&rsquo;ancre dans une connaissance de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme plus avanc\u00e9e et aussi, en cons\u00e9quence, des enjeux et processus qui r\u00e9gissent nos affaires humaines.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[631,61],"tags":[],"class_list":["post-520","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-a0-lhumanisme-methodologique","category-f21-identification"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/520","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=520"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/520\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1825,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/520\/revisions\/1825"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=520"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=520"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=520"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}