{"id":35,"date":"2004-07-19T00:00:00","date_gmt":"2004-07-19T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/07\/19\/communication-crise-et-mutation\/"},"modified":"2020-11-13T19:03:21","modified_gmt":"2020-11-13T18:03:21","slug":"communication-crise-et-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/07\/19\/communication-crise-et-mutation\/","title":{"rendered":"Communication crise et mutation"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La communication est le terrain de la prolif\u00e9ration des repr\u00e9sentations: images, discours, mod\u00e8les, lois, id\u00e9es, slogans. Meilleure et pire des choses elle m\u00e9diatise le Sens et concoure aux affaires humaines ou elle d\u00e9joue le Sens et s&rsquo;ab\u00eeme en vanit\u00e9s. Le temps est \u00e0 la crise et comme toute crise elle peut \u00eatre salutaire en d\u00e9bouchant sur un d\u00e9passement inattendu.<\/p>\n<p><STRONG>I &#8211; INTRODUCTION<BR>  <\/STRONG><BR><BR>  Gutemberg, c&rsquo;est l&rsquo;explosion de l&rsquo;&eacute;crit et d&rsquo;une transmission  ind&eacute;finie des r&eacute;f&eacute;rences culturelles qui  donne bient&ocirc;t &agrave; la Raison l&rsquo;espace dans lequel,  elle se doit d&rsquo;&ecirc;tre ma&icirc;tresse.<BR><BR>  Les affaires essentielles se traitent par &eacute;crit : constitution,  droit, sciences, litt&eacute;rature, religion, administration,  contrats, projets, plans&#8230; Les r&eacute;alisations concr&egrave;tes  sont r&eacute;gies par les r&egrave;gles de l&rsquo;&eacute;crit ou  bien elles restent au niveau d&rsquo;&eacute;changes plus primaires  o&ugrave; les signes ne valent plus pour ce qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent  mais pour leur effet. L&rsquo;effet de la communication vient toujours  en concurrence avec la ma&icirc;trise quasi juridique des &eacute;changes  et des r&egrave;gles collectives qui &eacute;tablissent la vie  de la cit&eacute;. A un stade primaire cet &quot;effet&quot;  de la communication est le seul crit&egrave;re qui en fait une  op&eacute;ration agissante. Si d&rsquo;ailleurs on cherche un impact  fort alors il faut toucher aux soubassements affectifs, &agrave;  l&rsquo;archa&iuml;que de l&rsquo;homme.<BR><BR>  Entre une communication rationalisante et qui tend, gr&acirc;ce  &agrave; l&rsquo;&eacute;crit, &agrave; dessiner les cadres et les  r&egrave;gles de la vie collective et des fonctionnements humains  et, par ailleurs, une communication efficace dont l&rsquo;op&eacute;rationalit&eacute;  va chercher du c&ocirc;t&eacute; des affects les moyens de son  efficacit&eacute;, le dilemme est exacerb&eacute; par le temps  de l&rsquo;image, celui o&ugrave; les moyens de communication ouvrent  &agrave; une tr&egrave;s large diffusion.<BR><BR>  Cette deuxi&egrave;me r&eacute;volution que nous connaissons  nous a amen&eacute; &agrave; d&eacute;couvrir la puissance de  l&rsquo;image par son impact affectif et donc sa grande efficacit&eacute;.  Du m&ecirc;me coup on a pu craindre que l&rsquo;&eacute;crit en soit  atteint, notamment au niveau de la presse. Il semble en premi&egrave;re  analyse que ce ne soit pas le cas. Or en seconde analyse, on  s&rsquo;aper&ccedil;oit que l&rsquo;&eacute;crit lui-m&ecirc;me semble &ecirc;tre  vou&eacute; aux lois de l&rsquo;image. La rigueur du raisonnement est  battue en br&egrave;che par le jeu des signes qui font image,  condition de leur impact affectif.<BR>  D&egrave;s lors, la communication par l&rsquo;image int&egrave;gre  en grande partie l&rsquo;&eacute;crit. Diverses &quot;&eacute;critures&quot;  (musicales, esth&eacute;tiques, etc) se vouent au r&egrave;gne  de l&rsquo;effet. Faire de l&rsquo;effet est cl&eacute; de l&rsquo;efficacit&eacute;  &agrave; tel point que les mesures d&rsquo;impact sont souvent les  seules qui int&eacute;ressent les grands communicateurs. <BR><BR>  Quant &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; r&eacute;elle sur les gens,  notamment &agrave; moyen et long terme, elle est rejet&eacute;e  hors du champ d&rsquo;analyse.<BR><BR>  Il n&rsquo;est pas surprenant alors que l&rsquo;audience des &quot;m&eacute;dias&quot;  se joue sur l&rsquo;impact des images, &quot;le choc des photos&quot;,  et que les professions de communication cherchent leur mesure  dans cet effet. La r&eacute;alit&eacute;, &quot;l&rsquo;actualit&eacute;&quot;,  les r&egrave;gles et les affaires de la cit&eacute; ou celles  des entreprises sont subordonn&eacute;es aux &quot;effets d&rsquo;image&quot;,  la v&eacute;rit&eacute; soumise &agrave; la mesure d&rsquo;impact dans  l&rsquo;opinion. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;&eacute;volution de la  communication entra&icirc;ne la substitution des moyens aux fins.<BR><BR>  L&rsquo;utilit&eacute; sociale, l&rsquo;efficacit&eacute; &agrave; terme  &eacute;tant n&eacute;glig&eacute;es alors ce sont les m&eacute;dias  et les repr&eacute;sentations qu&rsquo;ils fabriquent, qui prennent  le devant de la sc&egrave;ne. Nous en sommes &agrave; l&rsquo;&egrave;re  des vanit&eacute;s. L&rsquo;engagement du devenir commun &eacute;tant  hors jeu, alors la communication devient vaine, alors elle est  le th&eacute;&acirc;tre de tous les assauts des vanit&eacute;s.  Publicit&eacute;, politique spectacle mais aussi tous les espaces  de la vie sociale sont soumis &agrave; la pression d&rsquo;un &quot;bien  communiquer&quot; dont les r&egrave;gles en arrivent &agrave;  &eacute;liminer l&rsquo;essentiel au profit de l&rsquo;effet produit.<BR><BR>  Or, de cet &quot;assaut des vanit&eacute;s&quot;, les moyens  modernes de communication multiplient les possibles. La prolif&eacute;ration  des images est &eacute;norme &agrave; tel point qu&rsquo;elles deviennent  le champ de toutes les surench&egrave;res. Surench&egrave;re  d&rsquo;effets, flash, scoop, messages hyper courts, multiplication  et morcellement du discours en effets d&rsquo;images, &eacute;clatement  des signes dont chacun, isol&eacute;, doit &ecirc;tre investi  de la plus grande force d&rsquo;impact. Ce caract&egrave;re prolif&eacute;rant  des signes et des images en diminue paradoxalement l&rsquo;effet pour  le spectateur hyper sollicit&eacute; et qui en est de plus en  plus passiv&eacute;. La passion excessive passive et il faut  encore plus d&rsquo;images et d&rsquo;effets. Toute une profession est engag&eacute;e  dans cette course o&ugrave; la comp&eacute;tition fait rage et  les appels &agrave; la raison, au &quot;mieux disant culturel&quot;,  &agrave; l&rsquo;&eacute;thique, &agrave; la responsabilit&eacute;  semblent avoir peu d&rsquo;effet. Ils interviennent radicalement &agrave;  contre Sens des crit&egrave;res de l&rsquo;efficacit&eacute; m&eacute;diatique  et communicationnelle.<BR><BR>  Alors le &quot;trafic des images&quot; devient n&eacute;cessaire.  La puissance de cette communication associ&eacute;e &agrave;  la vanit&eacute; de ses effets conduit, au nom d&rsquo;une certaine  efficacit&eacute; &agrave; toutes les manipulations. Manipulations  des repr&eacute;sentations mentales par les affects. L&rsquo;espace  cr&eacute;&eacute; par les m&eacute;dias de l&rsquo;image, incluant  l&rsquo;&eacute;crit-image tend &agrave; s&rsquo;imposer comme &quot;espace  imaginaire&quot; collectif. Il constitue un territoire o&ugrave;  toutes les rivalit&eacute;s se jouent , o&ugrave; toutes les  guerres sont possibles.<BR><BR>  Voyons comment les m&eacute;dias sont devenus l&rsquo;arme majeure  de puissances diverses, guerre du Golfe, Roumanie, Greenpeace,  terrorisme. Les armes et les bombes sont m&eacute;diatiques,  les trafics aussi. Cette vision quelque peu catastrophique des  m&eacute;dias est encore en dessous de la v&eacute;rit&eacute;  non seulement pour la fa&ccedil;on dont sont construites les  images servies au public mais malheureusement aussi par les effets  produits en termes de perte de discernement pour la collectivit&eacute;  et tous ses acteurs.<BR><BR>  Pour combien de responsables l&rsquo;impact prime-t-il sur l&rsquo;efficacit&eacute;  v&eacute;ritable? Combien ont abandonn&eacute; le traitement  des probl&egrave;mes r&eacute;els pour le traitement de leur  image. Combien de lois, par exemple jouent plus sur l&rsquo;effet imm&eacute;diat  que sur l&rsquo;efficacit&eacute; m&eacute;diate. A terme la prolif&eacute;ration  et le trafic des repr&eacute;sentations semblent incontournables.<BR>  Cependant, il reste encore des responsables. Il reste encore  des professionnels dont les crit&egrave;res sont li&eacute;s  au r&eacute;el, au devenir, au bien commun. Il leur arrive alors  de se m&eacute;fier de la communication dont ils ont besoin pour  partager et engager leurs actions.<BR><BR>  Il est des professionnels qui de l&rsquo;image veulent faire aussi  un langage et, comme tel, le mettre au service de Raisons citoyennes.<BR><BR>  Connaissances, p&eacute;dagogie, culture, compr&eacute;hension  mutuelle, m&eacute;moire enseignante, t&eacute;moignages enrichis,  sont autant de projets entrepris. Il ne semble pas que l&rsquo;audimat  soit alors l&rsquo;instrument pertinent de mesure sur l&rsquo;&eacute;chelle  de valeur qui remet les moyens au service des fins. L&rsquo;efficacit&eacute;  est rendue m&eacute;diate dans un cheminement et non pas imm&eacute;diate  comme par un coup donn&eacute;.<BR><BR>  Il y a l&agrave; tout un effort qui puise dans les valeurs de  rationalit&eacute;, les moyens de d&eacute;passement respectueux  de l&rsquo;&eacute;crit par l&rsquo;image.<BR><BR>  Se dessine alors un paysage en tout point semblable &agrave;  la r&eacute;volution Gutemberg. Les r&egrave;gles et repr&eacute;sentations  de la cit&eacute; vont trouver un nouvel essor, comme avec le  livre, c&rsquo;est <STRONG>l&rsquo;annonce du multim&eacute;dia<\/STRONG>  .<BR><BR>  A la place du texte simple, lin&eacute;aire, un support d&rsquo;images,  de sons, de textes assorti de moyens d&rsquo;acc&egrave;s vari&eacute;s,  diff&eacute;renci&eacute;s sinon interactifs. A la place du discours  verbal, un syst&egrave;me de repr&eacute;sentations complexes  enrichi. A la place du couple &eacute;diteur-libraire d&rsquo;immenses  r&eacute;seaux interconnect&eacute;s o&ugrave; r&eacute;sident  ensemble &eacute;metteurs et r&eacute;cepteurs, ressources et  consommations. De nombreuses perspectives en sont dessin&eacute;es  qui presque toujours transposent dans ce nouvel espace des repr&eacute;sentations  les enjeux de la Raison dont les lumi&egrave;res, apr&egrave;s  avoir emprunt&eacute; la voie du livre et de textes largement  r&eacute;pandus, acc&egrave;dent heureusement au multim&eacute;dia.<BR><BR>  Or, c&rsquo;est l&agrave; une erreur de vision et de prospective. L&rsquo;enjeu  du temps pr&eacute;sent est le d&eacute;passement des repr&eacute;sentations.  Apr&egrave;s une &egrave;re des repr&eacute;sentations o&ugrave;  la communication des images s&rsquo;est crue reine, vient une &egrave;re  du Sens o&ugrave; les repr&eacute;sentations deviennent servantes.<BR><BR>  La communication ne trouve plus sa fin dans un effet de repr&eacute;sentations  mais dans un effet de Sens.<BR><BR>  Les repr&eacute;sentations m&eacute;diatisent le Sens et le Sens  est l&rsquo;essentiel pour l&rsquo;humain, dans la personne, dans la communaut&eacute;.  Le Bien personnel, le Bien commun n&rsquo;est pas un &eacute;tat mais  un devenir, il n&rsquo;est pas un ordre mais un accomplissement de  libert&eacute;, d&rsquo;autonomie, de ma&icirc;trise et de responsabilit&eacute;.<BR><BR>  Alors toute la communication est &agrave; repenser pour en venir  &agrave; l&rsquo;essentiel.<BR><BR>  <STRONG>Communiquer, c&rsquo;est faire partager un Sens :<BR>  <\/STRONG><\/P><\/p>\n<p><P>signification, commune et compr&eacute;hension  mutuelle<BR>  orientations et horizons d&eacute;sirables,<BR>  engagements et projets concourants.<BR>  <\/P><\/p>\n<p><P>Pour faire partager un Sens, la communication  utilise des m&eacute;diations inh&eacute;rentes &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rience  humaine, les repr&eacute;sentations en sont une, &eacute;minente,  mais pas la seule. L&rsquo;un des b&eacute;n&eacute;fices de la crise  des repr&eacute;sentations et de la prolif&eacute;ration de l&rsquo;image,  c&rsquo;est d&rsquo;en avoir disqualifi&eacute; la suffisance. Ni l&rsquo;&eacute;crit,  ni l&rsquo;image ne suffisent, toutes les dimensions de l&rsquo;exp&eacute;rience  humaine m&eacute;diatisent le Sens. <BR><BR>  Les affects m&eacute;diatisent le Sens.<BR>  Les faits m&eacute;diatisent le Sens.<BR>  Les repr&eacute;sentations m&eacute;diatisent le Sens.<BR><BR>  En d&eacute;finitive se sont les situations v&eacute;cues, elles-m&ecirc;mes  qui m&eacute;diatisent le Sens.<BR><BR>  C&rsquo;est pourquoi la compr&eacute;hension courante du ph&eacute;nom&egrave;ne  multim&eacute;dia est pauvre tant qu&rsquo;elle reste enferm&eacute;e  dans l&rsquo;ordre des repr&eacute;sentations (r&eacute;gi par la raison).  Il y a une autre fa&ccedil;on de le comprendre, c&rsquo;est comme une  ouverture vers une <STRONG>&quot;m&eacute;diation int&eacute;grale&quot;<\/STRONG>  , c&rsquo;est &agrave; dire une multi m&eacute;diation qui int&egrave;gre  les diff&eacute;rents plans de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine comme  voie d&rsquo;acc&egrave;s au Sens.<BR><BR>  La &quot;m&eacute;diation int&eacute;grale&quot; trouvera dans  le concept de multim&eacute;dia une approche d&rsquo;une autre conception  de la communication au seuil de l&rsquo;&egrave;re du Sens. Ceux qui  annon&ccedil;aient que nous entrions dans une &egrave;re de la  communication se sont lourdement tromp&eacute; en ne faisant  qu&rsquo;extrapoler une nouvelle ma&icirc;trise des repr&eacute;sentations,  avec l&rsquo;image notamment.<BR><BR>  Par contre ont vu juste ceux qui ont devin&eacute; l&rsquo;importance  primordiale de la communication comme vecteur d&rsquo;engagement dans  un devenir commun. Mais alors, il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle &egrave;re  avec l&rsquo;&acirc;ge du Sens et il s&rsquo;agit d&rsquo;une r&eacute;volution  copernicienne et pas seulement d&rsquo;un changement de degr&eacute;.  C&rsquo;est cela une mutation, un pas en avant qui transforme radicalement  tout le paysage.<BR><BR>  Ce n&rsquo;est pas la r&egrave;gle du &quot;encore plus de communication&quot;  qui annonce l&rsquo;avenir mais celle d&rsquo;un &quot;communiquer autrement&quot;  avec le Sens comme enjeu, retour &agrave; l&rsquo;essentiel &agrave;  la place des vanit&eacute;s dont l&rsquo;effet est vain.<BR><BR>  Il faut donc maintenant dessiner ce qui devient la communication  &agrave; l&rsquo;&acirc;ge du Sens qui s&rsquo;annonce avec, de partout,  l&rsquo;&eacute;mergence des questions de Sens. Il est patent d&rsquo;ailleurs  que les questions de Sens touchent et visent l&rsquo;essentiel en contrepoint  de la superficialit&eacute; extr&ecirc;me des vanit&eacute;s.  La profondeur prime sur la surface, le Sens sur la Raison, les  fins sur les m&eacute;dias, le devenir commun sur la gestion  d&rsquo;&eacute;tat, l&rsquo;engagement collectif sur le jeu des s&eacute;ductions  r&eacute;ciproques.<BR><BR>  <STRONG>A l&rsquo;&acirc;ge du Sens, la communication se fait virtuelle.<\/STRONG>  C&rsquo;est le concept majeur mais, comme toujours, il faut le d&eacute;gager  de sa gangue.<BR><BR>  En voici une premi&egrave;re lecture :<BR><BR>  Par la &quot;m&eacute;diation int&eacute;grale&quot; des diff&eacute;rents  plans de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine, c&rsquo;est le Sens qui se trouve  v&eacute;hicul&eacute;, transmis, partag&eacute;. L&rsquo;engagement  commun en est l&rsquo;effet et cet engagement se trouve traduit en  actions, r&eacute;alisations, progressions, activit&eacute;s,  entreprises, projets, d&eacute;veloppements, accomplissements&#8230;  La communication en est comme une pr&eacute;figuration, elle  en porte les virtualit&eacute;s parce qu&rsquo;elle en porte le Sens  afin qu&rsquo;il s&rsquo;actualise.<BR><BR>  La communication est virtuelle par essence dans la mesure o&ugrave;  elle propose et se propose de tels effets et dans la mesure o&ugrave;  ces virtualit&eacute;s sont toutes concentr&eacute;es dans le  Sens qu&rsquo;elle m&eacute;diatise.<BR><BR>  Alors la communication est vecteur virtuel de valeurs, Sens et  vertus engageant les hommes dans leur devenir. <BR><BR>  Alors toute communication doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e  comme virtuelle m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elle dispose de m&eacute;diations  pauvres, par exemple r&eacute;duites aux repr&eacute;sentations,  fussent-elles images.<BR><BR>  Alors, toute communication virtuelle s&rsquo;enrichit d&rsquo;une m&eacute;diation  int&eacute;grale en consid&eacute;rant toujours l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute;  de la situation comme communicante. M&ecirc;me avec un discours  abstrait, les conditions factuelles et affectives de la situation  peuvent concourir &agrave; la m&eacute;diation du Sens.<BR><BR>  La coh&eacute;rence en est bien s&ucirc;r une condition. Il est  clair qu&rsquo;une m&eacute;diation int&eacute;grale dont les diff&eacute;rents  plans v&eacute;hiculerait des Sens divergents, aurait des effets  morcelants, cacophoniques et, au bout du compte, passivants et  destructeurs. C&rsquo;est trop souvent le cas lorsque la focalisation  sur les m&eacute;dia occulte la question du Sens et ob&egrave;re  toute ma&icirc;trise des virtualit&eacute;s de la communication.  De l&agrave; une certaine vanit&eacute; qui traduit l&rsquo;ignorance  et l&rsquo;absence totale de ma&icirc;trise du ph&eacute;nom&egrave;ne  humain de la communication et de ses enjeux. C&rsquo;est aussi, il  est vrai, une question de civilisation, une question de maturit&eacute;  humaine. <BR><BR>  Apr&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de la Raison, vient l&rsquo;&acirc;ge du Sens.  En chaque chose, il s&rsquo;agit maintenant de discerner le Sens, de  choisir le Sens (le meilleur) et de s&rsquo;engager ensemble dans le  Sens choisi. Tels sont les grands principes &agrave; l&rsquo;&acirc;ge  du Sens dans lequel nous entrons.<BR><BR>  Les crit&egrave;res de l&rsquo;action y sont :<BR><BR>  <B>Pertinence<\/B>, c&rsquo;est la question du juste Sens<BR>  <B>Coh&eacute;rence<\/B>, c&rsquo;est la question de l&rsquo;unit&eacute;  de Sens des moyens et m&eacute;diations,<BR>  <B>Performance<\/B>, c&rsquo;est la question de l&rsquo;efficacit&eacute;  relative au Sens engag&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire selon une  certaine rationalit&eacute; (ratio).<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  La cl&eacute;, c&rsquo;est le Sens. L&rsquo;action est toute enti&egrave;re  conditionn&eacute;e par la m&eacute;diation du Sens. <STRONG>L&rsquo;action  humaine est alors communication virtuelle.<\/STRONG> <BR><BR>  Tout un nouveau champ de connaissances et de pratiques doit &ecirc;tre  alors ouvert r&eacute;pondant par exemple aux questions suivantes  : <BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><P>Qu&rsquo;est-ce que le Sens ?<BR>  Que sont les Sens pour l&rsquo;homme ?<BR>  Comment se discernent et s&rsquo;&eacute;lucident les Sens des choses,  des situations, des projets et de toutes les affaires humaines  ?<BR>  Quels Sens choisir, selon quels crit&egrave;res du Bien humain  ?<BR>  Comment avancer dans le Sens choisi et le faire partager ?<BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines r&eacute;pond  &agrave; toutes ces questions et bien d&rsquo;autres o&ugrave; puiser  concepts, &eacute;clairages, m&eacute;thodes, pratiques pour  l&rsquo;&acirc;ge du Sens annonc&eacute; et pour la communication virtuelle,  si importante alors.<BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><P>Partout le Sens se r&eacute;v&egrave;le  l&rsquo;essentiel, en politique, en &eacute;conomie, comme lien social,  dans l&rsquo;art, les cultures, la connaissance, l&rsquo;&eacute;thique et  l&rsquo;action. Le religieux, le spirituel annonc&eacute;s par Malraux  comme devant prendre grande importance au 21 si&egrave;cle sont  aussi questions de Sens. Par le Sens, l&rsquo;homme relie l&rsquo;essentiel  et le quotidien, le personnel et le culturel, l&rsquo;individuel et  le collectif, la pens&eacute;e et l&rsquo;action, le pass&eacute; et  le futur, le court terme et le long terme. Alors tous les enjeux  sont des enjeux de Sens et les affaires humaines en sont le th&eacute;&acirc;tre  et le support.<BR><BR>  La communication virtuelle, m&eacute;diatrice int&eacute;grale  du Sens y prend la place de l&rsquo;action humaine, r&eacute;alisatrice  et r&eacute;v&eacute;latrice. Si ce sont les horizons philosophiques,  spirituels, existentiels qui sont l&agrave; en question, ils  sont, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge du Sens, en jeu dans le devenir de  chaque communaut&eacute; humaine et de chaque personne dans la  communaut&eacute;. Ils ne le sont pas autrement qu&rsquo;au travers  des affaires de la cit&eacute; et celles des individus. La communication  y trouve alors sa vocation pleinement humaine, celle d&rsquo;&ecirc;tre  virtuelle, traductrice des intentions humaines et, par leurs  Sens, de leurs vertus et virtualit&eacute;s.<BR><BR>  L&rsquo;&eacute;tymologie du terme de virtuel y d&eacute;ploie toute  sa puissance, &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;une interpr&eacute;tation  par trop superficielle qui n&rsquo;y verrait que le jeu des artifices  et que machination technologique aux fins suspectes.<BR><BR>  Si la communication virtuelle peut aussi servir les pires fins  humains rien ne permet d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la question  du &quot;meilleur Sens&quot; d&egrave;s lors que l&rsquo;on a consenti  &agrave; consid&eacute;rer l&rsquo;essentiel au-del&agrave; des apparences  m&eacute;diatrices.<BR>  Il reste &agrave; mieux conna&icirc;tre ce qu&rsquo;est la communication  virtuelle au seuil de cette mutation dont l&rsquo;Histoire n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs  pas sans traces &agrave; retrouver.<BR><BR><BR><BR><BR>  <STRONG>II &#8211; QUELQUES VERTUS DE LA COMMUNICATION VIRTUELLE<\/STRONG><BR><BR>  <STRONG>Elle est le &quot;vecteur virtuel&quot; de valeurs, Sens  et vertus &agrave; partager<\/STRONG> <BR><BR>  En cela elle est l&rsquo;action m&ecirc;me lorsque celle-ci vise au  mouvement d&rsquo;ensemble d&rsquo;une communaut&eacute; vers ses meilleurs  enjeux. Communaut&eacute; de travail dans une entreprise, communaut&eacute;  de d&eacute;veloppement d&rsquo;une r&eacute;gion, communaut&eacute;  &eacute;ducative &agrave; l&rsquo;&eacute;cole ou dans la cit&eacute;,  etc.<BR><BR>  <STRONG>Elle constitue et cultive le lien social<\/STRONG> <BR><BR>  Comme le montre la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines,  le lien social est Sens (Con-Sensus). La communication virtuelle  est donc une fa&ccedil;on de nouer ce lien et de l&rsquo;exprimer.  C&rsquo;est l&rsquo;instrument majeur de l&rsquo;int&eacute;gration et de la culture.<BR><BR>  <STRONG>Elle sollicite le Sens des autres pour favoriser un engagement  dans un Sens partag&eacute;.<\/STRONG> <BR><BR>  Voil&agrave; une autre mani&egrave;re de souligner la vertu unifiante  et pacifiante de la communication virtuelle dans la mesure o&ugrave;  elle mobilise plus dans un engagement commun que dans un face  &agrave; face duel qui h&eacute;site entre conflit et s&eacute;duction  ou bien dans une abstraction commune qui nie originalit&eacute;,  diff&eacute;rence et au bout du compte l&rsquo;essentialit&eacute;  humaine des enjeux collectifs.<BR><BR>  <STRONG>Elle met en sc&egrave;ne des &quot;strat&eacute;gies  existentielles&quot;<\/STRONG> et pour cela engage les personnes  et les groupes sur le terrain de leurs modes d&rsquo;existence au travers  des modalit&eacute;s m&ecirc;mes de cette existence, en situation.  L&rsquo;artifice y est art de faire et non acte ex-centrique.<BR><BR>  <STRONG>Elle utilise la &quot;m&eacute;diation int&eacute;grale&quot;  de l&rsquo;exp&eacute;rience.<\/STRONG> <BR><BR>  Par cela, elle touche tout l&rsquo;homme et ne le r&eacute;duit pas  &agrave; l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ses dimensions ou encore ne le clive  pas en s&eacute;parant par exemple affectivit&eacute; et rationalit&eacute;,  ou bien imaginaire et faits. En cela, elle est int&eacute;gratrice  pour les personnes.<BR><BR>  <STRONG>Elle est g&eacute;n&eacute;ratrice d&rsquo;engagement, de changement  ou d&rsquo;&eacute;volution collectifs.<\/STRONG> <BR><BR>  D&egrave;s lors la communication virtuelle retrouve les finalit&eacute;s  les plus essentielles et devient le vecteur qui les sert au mieux.  C&rsquo;est le moyen privil&eacute;gi&eacute; de l&rsquo;action dans le contexte  collectif o&ugrave;, travaillant sur l&rsquo;essentiel, elle en assume  les exigences.<BR>  <STRONG><BR>  Elle g&eacute;n&eacute;ralise la pratique des homologies jusqu&rsquo;&agrave;  reconna&icirc;tre le caract&egrave;re de &quot;r&eacute;alit&eacute;  virtuelle&quot; des r&eacute;alisations humaines.<\/STRONG> <BR><BR>  Par l&agrave;, elle transforme notre rapport &agrave; la r&eacute;alit&eacute;  pour nous en rendre plus responsable et favoriser ainsi la ma&icirc;trise  de l&rsquo;existence individuelle et collective. Le concept d&rsquo;homologie  peut &ecirc;tre compris en premi&egrave;re approche comme le  &quot;message&quot; en tant qu&rsquo;il porte le Sens m&ecirc;me de  ce qu&rsquo;il provoque ou de ce qui le provoque. C&rsquo;est par homologie  que le message est porteur de Sens. C&rsquo;est l&agrave; tout l&rsquo;enjeu  de la communication virtuelle. La gestion des r&eacute;alit&eacute;s  virtuelles, alors pos&eacute;e, inscrit toute r&eacute;alit&eacute;  dans l&rsquo;ordre de la communication virtuelle, il faudra l&rsquo;aborder  un peu plus loin.<BR>  <STRONG><BR>  Elle int&egrave;gre et relativise l&rsquo;ensemble des moyens traditionnels  et modernes de communication<\/STRONG> <BR><BR>  Depuis les rituels, liturgies, chants, palabres, transmissions  orales, tout l&rsquo;art de la rh&eacute;torique, du discours jusqu&rsquo;au  livre et aux moyens &eacute;lectroniques en pleine expansion,  rien n&rsquo;est exclu par la communication virtuelle. Au contraire,  tout concoure &agrave; construire &quot;les situations communicantes&quot;  rassemblant les connaissances et les apports sp&eacute;cifiques  des uns et des autres. Cette vertu int&eacute;grative les relativise  tous &agrave; cette fin commune o&ugrave; ils jouent pleinement  leur r&ocirc;le de moyens. Cela peut d&eacute;boucher aussi bien  sur plus de complexit&eacute; ou plus de simplicit&eacute;, le  crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation &eacute;tant la &quot;m&eacute;diation  int&eacute;grale&quot;.<BR><BR><BR><BR>  <STRONG>III &#8211; LA MEDIATION INTEGRALE, UN PROGRES DANS LA MAITRISE  DES MEDIATIONS<BR>  <\/STRONG><BR>  Cette analyse s&rsquo;appuie sur la th&eacute;orie de l&rsquo;&eacute;volution  &eacute;tablie dans le cadre de la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines. Elle montre que chaque plan de l&rsquo;existence est successivement  v&eacute;cu et relativement ma&icirc;tris&eacute; pour avancer  dans une int&eacute;gration progressive de l&rsquo;exp&eacute;rience  existentielle. Celle-ci est corr&eacute;lative d&rsquo;un accomplissement  dans le Sens propre aux vocations sp&eacute;cifiques des hommes  ou de leurs communaut&eacute;s ou institutions. Chaque plan est  donc une phase o&ugrave; se cultive un type de ma&icirc;trise  nouveau mais o&ugrave; des &quot;d&eacute;rapages&quot; peuvent  voir le jour.<BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>1 &#8211; Phase archa&iuml;que<\/STRONG><FONT FACE=\"Arial\"> <BR><BR>  Le m&eacute;dium du Sens est l&rsquo;affect et c&rsquo;est par les sentiments  que la communication s&rsquo;&eacute;tablit, c&rsquo;est le stade de la<STRONG>  communication<\/STRONG> <STRONG>&eacute;motionnelle. L&rsquo;effet r&eacute;actionnel<\/STRONG>  qu&rsquo;elle provoque entra&icirc;ne un risque de passivit&eacute;  et d&rsquo;ali&eacute;nation, paradoxalement anesth&eacute;siant alors  qu&rsquo;elle est aussi un puissant ressort mobilisateur. Encore faut-il  la consid&eacute;rer comme un moyen et pas comme une fin. Tout  le probl&egrave;me &agrave; ce stade est la difficult&eacute;  de discernement du Sens l&agrave; o&ugrave; c&rsquo;est surtout la  confusion qui risque de r&eacute;gner.<BR><BR>  <STRONG>2 &#8211; Phase objective<\/STRONG> <BR><BR>  Le m&eacute;dium du Sens est le fait. C&rsquo;est par les actes habituels  et par le r&eacute;p&eacute;titif des rituels que la communication  s&rsquo;&eacute;tablit, factuellement. C&rsquo;est le stade de la<STRONG>  communication &eacute;v&eacute;nementielle<\/STRONG> contr&ocirc;l&eacute;e  par l&rsquo;organisation objective des comportements collectifs. <STRONG>L&rsquo;effet<\/STRONG>  <STRONG>comportemental<\/STRONG> d&rsquo;une communication &eacute;v&eacute;nementielle  mal comprise entra&icirc;ne un risque d&rsquo;agitation au lieu d&rsquo;un  effet de discipline &eacute;ducatrice. Lorsque l&rsquo;ordre des fins  et des moyens est clairement diff&eacute;renci&eacute; alors  la communication &eacute;v&eacute;nementielle permet d&rsquo;int&eacute;grer  la dimension &eacute;motionnelle en l&rsquo;investissant dans des comportements  objectivement utiles. Elle peut aussi &ecirc;tre d&eacute;tourn&eacute;e  et se donner alors comme fin l&rsquo;effet &eacute;motionnel (plaisir,  angoisse, crainte, haine, emballements, etc&#8230;).<BR><BR>  <STRONG>3 &#8211; Phase rationnelle<\/STRONG> <BR>  Le m&eacute;dium du Sens est alors la repr&eacute;sentation mentale  par le biais des langages discursifs ma&icirc;tris&eacute;s par  la Raison et dans lesquels s&rsquo;ins&egrave;re l&rsquo;image lorsqu&rsquo;elle  a acquis la souplesse de production suffisante notamment avec  les techniques &eacute;lectroniques.<STRONG> La communication  est<\/STRONG> <STRONG>alors r&eacute;f&eacute;rentielle <\/STRONG>et  <STRONG>son effet est identificatoire<\/STRONG> tant en ce qui  concerne les individus que l&rsquo;ordre social et la r&eacute;alit&eacute;  environnante. Toutes les productions intellectuelles trouvent  &agrave; s&rsquo;y projeter pour &ecirc;tre alors partag&eacute;es.  L&rsquo;espace des repr&eacute;sentations est devenu le champ avanc&eacute;  de notre civilisation sous le r&eacute;gime de la Raison, jusqu&rsquo;&agrave;  l&rsquo;arriv&eacute;e de cette crise des repr&eacute;sentations que  nous vivons maintenant. Cette crise montre d&rsquo;une part que l&rsquo;&eacute;volution  ne s&rsquo;ach&egrave;ve pas l&agrave; et d&rsquo;autre part que cette avanc&eacute;e  n&#8217;emp&ecirc;che pas tous les &eacute;garements et, en particulier,  un usage r&eacute;gressif des repr&eacute;sentations. C&rsquo;est ce  que nous avons &eacute;voqu&eacute; au d&eacute;but avec l&rsquo;image.<BR><BR>  D&eacute;j&agrave; en butte &agrave; une id&eacute;ologisation,  une abstraction qui coupe les repr&eacute;sentations des faits,  la communication r&eacute;f&eacute;rentielle s&rsquo;ab&icirc;me dans  les vanit&eacute;s lorsqu&rsquo;elle perd ses r&eacute;f&eacute;rences  au lieu de les d&eacute;passer.<BR><BR>  <STRONG>4 &#8211; Phase majeure<\/STRONG> <BR><BR>  Le Sens est m&eacute;diatis&eacute; par les relations humaines  en situation. C&rsquo;est l&agrave; que les trois plans pr&eacute;c&eacute;dents  se trouvent int&eacute;gr&eacute;s dans une <STRONG>communication  virtuelle<\/STRONG> dont <STRONG>l&rsquo;effet est d&rsquo;engagement<\/STRONG>  . A l&rsquo;&acirc;ge du Sens, la &quot;situation communiquante&quot;  est m&eacute;diatrice du Sens, visant au ConSensus, produisant  d&rsquo;autres situations &agrave; leur tour m&eacute;diatrices de  Sens. La responsabilit&eacute; et l&rsquo;enjeu de la communication  portent sur le Sens, pour un engagement essentiel, par une participation  existentielle. Il est alors tout &agrave; fait possible, dans  une situation de communication, de privil&eacute;gier l&rsquo;un ou  l&rsquo;autre des plans pr&eacute;c&eacute;dents &agrave; condition  de ne pas l&rsquo;isoler. Il est possible ainsi d&rsquo;enrichir toute l&rsquo;exp&eacute;rience  de la communication avec les concepts de communication virtuelle  et de m&eacute;diation int&eacute;grale. Alors toute la capitalisation  d&rsquo;exp&eacute;riences, de pratiques et de ressources d&rsquo;images  et de textes vont trouver l&agrave; une nouvelle valeur.<BR><BR><BR><BR><BR><BR>  <STRONG>IV &#8211; APPLICATIONS DE LA COMMUNICATION VITUELLE<BR>  <\/STRONG><BR>  Il y a l&agrave; une explosion du champ de la communication.  Tout ce qui engage l&rsquo;homme vis-&agrave;-vis de lui m&ecirc;me,  vis-&agrave;-vis des autres, et ce qui engage les communaut&eacute;s  humaines rel&egrave;ve d&rsquo;un moyen d&rsquo;action : la communication  virtuelle.<BR><BR>  Il ne s&rsquo;agit plus alors d&rsquo;op&eacute;rations de communication  accompagnant ou soutenant l&rsquo;action mais de communication virtuelle  comme moyen d&rsquo;action.<BR><BR>  Prenons quelques exemples forts :<BR><BR>  <STRONG>Le politique.<\/STRONG> L&rsquo;essentiel du r&ocirc;le et de  l&rsquo;action des hommes politiques se justifie par l&rsquo;engagement de  la communaut&eacute; dans le meilleur Sens. Le jeu d&eacute;mocratique,  les affaires du d&eacute;veloppement, les politiques publiques,  l&rsquo;action sur les probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute;, la  politique &eacute;trang&egrave;re&#8230; rel&egrave;vent tous de  la communication virtuelle. Celle-ci emprunte les sc&egrave;nes  institutionnelles mais d&rsquo;autres sc&egrave;nes sont possibles  notamment dans l&rsquo;action &quot;macro-p&eacute;dagogique&quot;  &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de toute une communaut&eacute;.<BR><BR>  <STRONG>Les dirigeants.<\/STRONG> A l&rsquo;&acirc;ge du Sens ils ont  un r&ocirc;le responsable : donner le Sens. Il faut du discernement  et de la d&eacute;termination pour choisir et tenir le meilleur  Sens. Mais ensuite la communication virtuelle est indispensable  pour le faire partager et engager la communaut&eacute; dans ce  Sens. Cela correspond tout &agrave; fait &agrave; la d&eacute;finition  de ses enjeux, non pas l&rsquo;effet, non pas la repr&eacute;sentation,  mais l&rsquo;engagement collectif.<BR>  <STRONG><BR>  Le management<\/STRONG> . La plupart des artifices du management  rel&egrave;vent de la communication virtuelle au travers de moments  ou de sc&egrave;nes signifiantes. Une simple r&eacute;union de  travail rel&egrave;ve de la communication virtuelle eu &eacute;gard  &agrave; ses fins. Simulations financi&egrave;res, &eacute;tats  comptables, proc&eacute;dures formelles, management de projets,  changements, formation, recrutement, rel&egrave;vent de la communication  virtuelle.<BR><BR>  Les institutions, par les dispositions qu&rsquo;elles prennent, font  de la communication virtuelle. Les m&eacute;dias font de la communication  virtuelle, les entreprises, les &eacute;glises, les associations,  les &eacute;coles font de la communication virtuelle. En fait,  nous faisons tous de la communication virtuelle sans le savoir.  Mais le savoir change tout, non seulement pour comprendre et  interpr&eacute;ter les communications virtuelles qui nous sollicitent  de partout mais aussi pour apprendre &agrave; les ma&icirc;triser.<BR>  Il y a l&agrave; un enjeu de recherche fondamentale et de recherche  appliqu&eacute;e consid&eacute;rable et ce dans les domaines  et les m&eacute;tiers existants mais aussi ceux qui vont se r&eacute;v&eacute;ler  &agrave; l&rsquo;avenir autour des comp&eacute;tences n&eacute;cessaires.<BR><BR>  <STRONG><BR>  V &#8211; METHODOLOGIE DE LA COMMUNICATION VIRTUELLE<BR>  <\/STRONG><BR>  Il s&rsquo;agit l&agrave;, bien sur, de quelques aper&ccedil;us pour  montrer les conditions de ma&icirc;trise de la communication  virtuelle.<BR><BR>  Il y a trois types de conditions qui doivent &ecirc;tre successivement  assur&eacute;es :<BR><BR>  Les conditions de pertinence<BR>  Les conditions de coh&eacute;rence<BR>  Les conditions de performance.<BR><BR>  L&rsquo;&eacute;valuation de la communication virtuelle vient en d&eacute;finitive  pour en appr&eacute;cier et mesurer l&rsquo;efficience selon ces trois  m&ecirc;mes crit&egrave;res.<BR><BR>  <STRONG>1 &#8211; Les conditions de pertinence<\/STRONG> <BR><BR>  Elles visent &agrave; ce que le juste Sens soit v&eacute;hicul&eacute;  par la communication. C&rsquo;est ce qui en d&eacute;termine les vertus  &agrave; partir des potentialit&eacute;s humaines mobilis&eacute;es.  Toute erreur de Sens fait d&eacute;faillir les communications  d&rsquo;o&ugrave; les deux &eacute;tapes m&eacute;thodologiques :<BR><BR>  <STRONG>La centration<\/STRONG> pour r&eacute;pondre aux questions  : qui communique &agrave; qui, &agrave; propos de quoi, pourquoi  ?<BR><BR>  <STRONG>L&rsquo;&eacute;lucidation,<\/STRONG> apr&egrave;s la centration  un travail de discernement est n&eacute;cessaire pour rep&eacute;rer  le meilleur Sens possible celui qui sous-tend l&rsquo;intention initiale,  celui qui est recevable par les destinataires, celui du projet  et des enjeux de communication. Cela doit &ecirc;tre un seul  et m&ecirc;me Sens.<BR><BR>  Toutes sortes de moyens nouveaux sont fournis pour cela par la  th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines (analyses coh&eacute;rencielles,  analyses figuratives, analyses de coh&eacute;rences, cartes de  coh&eacute;rences, etc&#8230;).<BR><BR>  Les conditions de pertinence sont d&rsquo;autant plus appr&eacute;ciables  que l&rsquo;on imagine leurs d&eacute;faillance. Contre Sens, malentendus,  incompr&eacute;hensions, oppositions, insignifiances, ambigu&iuml;t&eacute;s  et enfin perte de Sens, inqui&eacute;tudes, conflits&#8230;<BR><BR>  <STRONG>2 &#8211; Les conditions de coh&eacute;rence<BR><BR>  La d&eacute;cision de Sens<\/STRONG> <BR><BR>  La premi&egrave;re condition est d&rsquo;assurer l&rsquo;unit&eacute; de  Sens. Il s&rsquo;agit donc de l&rsquo;acte d&rsquo;autorit&eacute; et de responsabilit&eacute;  d&eacute;cisive qui consiste &agrave; donner le Sens. Apr&egrave;s  toutes les investigations et les ajustements n&eacute;cessaires  vient un temps o&ugrave; le Sens doit &ecirc;tre fix&eacute;.  C&rsquo;est un acte humain qui suppose une certaine libert&eacute;,  une certaine ma&icirc;trise, une certaine maturit&eacute;. Il  y a alors a en incarner le rep&egrave;re, c&rsquo;est le r&ocirc;le  dirigeant par excellence.<BR>  <STRONG><BR>  La conception strat&eacute;gique<\/STRONG> <BR><BR>  La seconde condition de coh&eacute;rence consiste en ce que toutes  les modalit&eacute;s de la communication virtuelle aillent dans  le m&ecirc;me Sens. Cette unit&eacute; de Sens doit se retrouver  entre les diff&eacute;rents plans de la m&eacute;diation int&eacute;grale  mais aussi entre les diff&eacute;rentes parties qui composent  chacun. Le m&eacute;dium et le message bien sur mais aussi le  moment, les langages, la structure des r&ocirc;les, les moyens  mat&eacute;riels, le contexte, etc&#8230; Tout cela doit &ecirc;tre  coh&eacute;rent. Tous ces aspects sont homologues (m&ecirc;me  Sens). Le moyen d&rsquo;assumer cette coh&eacute;rence est de concevoir  globalement la strat&eacute;gie de communication virtuelle. Il  s&rsquo;agit d&rsquo;une strat&eacute;gie situationnelle que l&rsquo;on peut &eacute;laborer  &agrave; partir du Sens choisi et des conditions du contexte.  La pratique de<STRONG> la cr&eacute;ativit&eacute;<\/STRONG> <STRONG>g&eacute;n&eacute;rative<\/STRONG>  est pour cela d&rsquo;un grand secours en permettant d&rsquo;&eacute;viter  des juxtapositions, hasardeuses sur le plan du Sens, et de mettre  en p&eacute;ril la pertinence de la communication.<BR>  <STRONG><BR>  3 &#8211; Les conditions de performance<\/STRONG> <BR><BR>  Elles sont bien mieux connues. Il y a d&rsquo;abord la<STRONG> programmation<\/STRONG>  pour assurer le d&eacute;veloppement des moyens dans le temps.  L&rsquo;orchestration ou ma&icirc;trise d&rsquo;oeuvre est indispensable  pour assurer la performance de montages complexes dont les articulations  sont porteuses de Sens aussi bien que les contenus.<BR>  <STRONG><BR>  La r&eacute;alisation<\/STRONG> <BR><BR>  C&rsquo;est la conduite d&rsquo;un processus &eacute;volutif qui fait appel  &agrave; diverses sp&eacute;cialit&eacute;s. C&rsquo;est l&agrave;  que les techniques et les comp&eacute;tences associ&eacute;es  trouvent leur utilit&eacute; v&eacute;ritable. Il est &eacute;vident  que ces conditions de performance d&eacute;pendent des pr&eacute;c&eacute;dentes.  C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;est la nouveaut&eacute; radicale dans la pratique  de la communication virtuelle qui permet de viser des enjeux  plus ambitieux, plus subtils, plus profonds et plus durables.<BR><BR>  L&rsquo;&eacute;valuation et le contr&ocirc;le de pertinence, de coh&eacute;rence  et de performance sont les moyens, non seulement d&rsquo;assurer l&rsquo;efficience,  mais aussi de progresser dans la ma&icirc;trise de la communication  virtuelle.<BR><BR><BR><BR><BR><BR>  <STRONG>VI &#8211; CONCLUSION : LE TEMPS DES REALITES VIRTUELLES<BR>  <\/STRONG><BR>  La prolif&eacute;ration des images, le jeu des apparences, les  d&eacute;rives des repr&eacute;sentations laissent planer un  doute quant au statut de la r&eacute;alit&eacute;. Y aurait-il  une r&eacute;alit&eacute; v&eacute;ritable et un semblant, faux  &eacute;videmment, entre une fiction r&eacute;alis&eacute;e et  une r&eacute;alit&eacute; fantasm&eacute;e. Cette ambigu&iuml;t&eacute;  repose sur le m&ecirc;me socle que celui qui d&eacute;finit la  v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;un discours, d&rsquo;une image, d&rsquo;une repr&eacute;sentation,  par son identit&eacute; formelle avec la r&eacute;alit&eacute;  concr&egrave;te, donn&eacute;e comme crit&egrave;re de certitude.<BR><BR>  Or l&rsquo;&eacute;pist&eacute;mologie montre comment nos repr&eacute;sentations  interviennent dans l&rsquo;appr&eacute;hension m&ecirc;me de cette  r&eacute;alit&eacute; concr&egrave;te. Pour la th&eacute;orie  des Coh&eacute;rences Humaines, elles constituent elles-m&ecirc;mes  un des plans de la r&eacute;alit&eacute;.<BR><BR>  Par ailleurs, l&rsquo;&acirc;ge du Sens renvoie le crit&egrave;re de  v&eacute;rit&eacute; du c&ocirc;t&eacute; de la justesse du Sens  et non pas de l&rsquo;identit&eacute; formelle qui, en la mati&egrave;re,  ne prouve rien quant &agrave; la v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Ces consid&eacute;rations am&egrave;nent &agrave; se saisir du  faux dilemme virtuel-r&eacute;el d&rsquo;une fa&ccedil;on inattendue  &eacute;vacuant du m&ecirc;me coup divers jeux pervers dont nous  abreuvent les exp&eacute;riences dites de r&eacute;alit&eacute;s  virtuelles comme si elles nous exon&eacute;raient de notre responsabilit&eacute;  de Sens, comme si elles nous lib&eacute;raient d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute;  contraignante.<BR><BR>  La r&eacute;alit&eacute; est acte humain de r&eacute;alisation  des Sens, notamment par les sens mais aussi sous le mode des  affects, de la raison, des images. La r&eacute;alit&eacute; r&eacute;alise  et r&eacute;v&egrave;le le Sens humain qui y est investi, c&rsquo;est  en cela qu&rsquo;elle est virtuelle.<BR><BR>  La communication virtuelle intervient dans le champ des r&eacute;alit&eacute;s  virtuelles qui sont les n&ocirc;tres parce qu&rsquo;elles sont humaines  et parce qu&rsquo;elles sont le terrain et le th&eacute;&acirc;tre  m&ecirc;me de nos existences, de nos projets, de notre devenir  et de nos accomplissements. Elle y joue le r&ocirc;le de partage  du Sens (Con-Sensus) qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autres que la source de  toute r&eacute;alisation. La communication virtuelle r&eacute;alise  et transforme les r&eacute;alit&eacute;s humaines. Elle est parole  en acte.<BR><BR>  Consid&eacute;rons cela au travers d&rsquo;une entreprise. Celle-ci  est une r&eacute;alit&eacute; virtuelle qui ne vaut et n&rsquo;existe  que par le Sens humain qui s&rsquo;y actualise. L&rsquo;entreprise se constitue  et se d&eacute;veloppe par l&rsquo;oeuvre de communication virtuelle  qui rassemble et engage la communaut&eacute; de travail. Elle  est aussi acte de communication virtuelle dans la mesure o&ugrave;  elle agit sur le monde, ne serait-ce que pour servir la communaut&eacute;  ce qui suppose d&rsquo;&ecirc;tre vecteur de Sens, par le biais de  ses produits par exemple, les fameux &quot;biens et services&quot;  produits.<BR>  Toute institution politique, religieuse, associative, &eacute;ducative  est une r&eacute;alit&eacute; virtuelle r&eacute;alis&eacute;e  par communication virtuelle et devenue, &agrave; sont tour, acte  de communication virtuelle.<BR>  Il en est jusque aux situations existentielles que nous vivons.  La famille, l&rsquo;habitation, nos activit&eacute;s et m&ecirc;me  nos connaissances sont des r&eacute;alit&eacute;s virtuelles,  c&rsquo;est-&agrave;-dire vou&eacute;e aux fins humaines (Sens). Elles  sont l&rsquo;oeuvre d&rsquo;une communication virtuelle, ne serait-ce que  par le travail culturel de consensus qui les r&eacute;alise,  et, enfin, acte de communication virtuelle dans la mesure o&ugrave;  elles servent les fins humaines.<BR>  Cet aper&ccedil;u est, bien s&ucirc;r, d&rsquo;un tout autre ordre,  d&rsquo;un tout autre enjeu que les extrapolations prospectives d&rsquo;un  &acirc;ge des repr&eacute;sentations qui d&eacute;j&agrave; valorisaient  la communication. L&rsquo;&acirc;ge du Sens est le fruit d&rsquo;une mutation,  r&eacute;volution copernicienne largement engag&eacute;e.<BR>  Si cela dessine un monde enti&egrave;rement &agrave; b&acirc;tir  au troisi&egrave;me mill&eacute;naire, s&rsquo;en trouve aussi &eacute;clair&eacute;e  une actualit&eacute; o&ugrave; ce changement est d&eacute;j&agrave;  &agrave; l&rsquo;oeuvre.<BR>  Le temps des r&eacute;alit&eacute;s virtuelles n&rsquo;est pas pour  demain. La communication virtuelle est celle du temps pr&eacute;sent.<BR>  Si elle pr&eacute;figure un nouvel &acirc;ge de l&rsquo;humanit&eacute;,  elle est d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e dans la trivialit&eacute;  des affaires humaines et offre de formidables alternatives dans  l&rsquo;actualit&eacute; aux impasses de nos images et repr&eacute;sentations  d&eacute;faillantes.<BR><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La communication est le terrain de la prolif\u00e9ration des repr\u00e9sentations: images, discours, mod\u00e8les, lois, id\u00e9es, slogans. Meilleure et pire des choses elle m\u00e9diatise le Sens et concoure aux affaires humaines ou elle d\u00e9joue le Sens et s&rsquo;ab\u00eeme en vanit\u00e9s. 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