{"id":30,"date":"1986-06-28T00:00:00","date_gmt":"1986-06-28T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/1986\/06\/28\/les-racines-de-la-certitude\/"},"modified":"2020-11-13T19:02:58","modified_gmt":"2020-11-13T18:02:58","slug":"les-racines-de-la-certitude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/1986\/06\/28\/les-racines-de-la-certitude\/","title":{"rendered":"Les racines de la certitude"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Nos certitudes ne sont pas toutes de m\u00eame nature. Elles t\u00e9moignent toutes d&rsquo;un rapport \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de nous-m\u00eame. Elles participent aussi de nos relations aux autres, tant comme milieu d&rsquo;influence (conSensus) que comme type de consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Celui qui affirme un fait, une id\u00e9e, un sentiment de fa\u00e7on absolue se place dans un position totalitaire et gomme toute alt\u00e9rit\u00e9 en lui-m\u00eame aussi bien. Il doit en effet se placer dans une position de jugement absolu, position divine donc.<\/p>\n<p>   L&rsquo;exp&eacute;rience courante montre avec quelle vigueur nous  sommes commun&eacute;ment ancr&eacute;s sur nos jugements, nos  opinions, nos certitudes. Quelque fois, mis &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve,  c&rsquo;est dans nos &quot;derniers retranchements&quot; qu&rsquo;il nous  faut trouver argument. C&rsquo;est alors que Dieu, la Science, l&rsquo;Evidence,  la Raison, l&rsquo;Opinion commune, l&rsquo;Exp&eacute;rience, etc&#8230; viennent  &agrave; la rescousse. Dans des cas extr&ecirc;mes, mais dont  notre histoire est remplie, ce sont col&egrave;res et violences  et jusqu&rsquo;au meurtre et &agrave; la guerre qui sanctionnent des  conflits de &quot;certitudes&quot;. &quot;Mourir pour ses id&eacute;es&quot;  n&rsquo;est pas que le th&egrave;me d&rsquo;une chanson, c&rsquo;est aussi une  r&eacute;alit&eacute;.<BR><BR>  Mais qu&rsquo;est ce qui fait donc que nos certitudes puissent aller  jusqu&rsquo;&agrave; une question de vie ou de mort. Question de vie  dans nos options, nos choix, nos engagements, nos rencontres,  nos refus ! Question de mort lorsque notre certitude r&eacute;clame  le prix de la vie, soit celle de l&rsquo;autre, soit la n&ocirc;tre  avec tous les degr&eacute;s interm&eacute;diaires de la violence  ou du rejet.<BR><BR>  Il y a, bien s&ucirc;r, une attitude qui consiste &agrave; nier  l&rsquo;importance de quelque certitude que ce soit au b&eacute;n&eacute;fice  de la certitude de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t imm&eacute;diat bien  compris. Cette fuite est vaine. Un vain d&eacute;bat offre alors  celui de la comparaison des certitudes dans leur affrontement  mutuel. Que le meilleur gagne, que le plus fort l&#8217;emporte, et  c&rsquo;est la bagarre &agrave; coup d&rsquo;arguments, et c&rsquo;est la guerre  verbale et physique.<BR><BR>  C&rsquo;est une autre voie que nous voulons proposer. Avant de juger  de telle ou telle certitude, de telle ou telle r&eacute;f&eacute;rence  &agrave; la V&eacute;rit&eacute;, il nous faut nous interroger  sur les fondements et sur les enjeux de ce ph&eacute;nom&egrave;ne  : nos certitudes, notre appel &agrave; la v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  C&rsquo;est lorsque nous aurons compris quel en est le v&eacute;ritable  enjeu, quelquefois mortel, quelles en sont, en nous-m&ecirc;mes  les racines, qu&rsquo;il sera alors possible d&rsquo;envisager la question  du discernement et, pourquoi pas, de la conversion de nos certitudes.<BR><BR>  Sur le plan de leur manifestation nos certitudes existent sous  tous les modes de nos existences (cf. la th&eacute;orie de l&rsquo;existence).  Les v&eacute;rit&eacute;s auxquelles nous tenons, banales ou  philosophiques, id&eacute;ologiques, scientifiques ou religieuses,  se pr&eacute;sentent sur le mode formel, mental, sous forme d&rsquo;id&eacute;es,  de pens&eacute;es, d&rsquo;imagination et toutes formes de repr&eacute;sentation  qui alimenteront nos discours. C&rsquo;est le cas en particulier des  textes (dans leur lettre), des formules, mais aussi des mythes  et l&eacute;gendes de toutes sortes, jusqu&rsquo;aux &quot;photographies&quot;  qu&rsquo;en abondance nous offrent les media contemporains.<BR><BR>  Nos v&eacute;rit&eacute;s certaines sont aussi charg&eacute;es  d&rsquo;affectivit&eacute;. Nous y tenons, nous y sommes attach&eacute;s  et nous sommes touch&eacute;s, affect&eacute;s lorsqu&rsquo;elles sont  par exemple approuv&eacute;es ou rejet&eacute;es. Qui n&rsquo;&eacute;prouve  quelque plaisir &agrave; &ecirc;tre reconnu dans ses id&eacute;es?  Qui n&rsquo;&eacute;prouve quelque agacement &agrave; ce que ses convictions  soient critiqu&eacute;es.<BR><BR>  En outre, il arrive sans cesse que nous nous appuyons sur des  faits pour prouver nos id&eacute;es, pour confirmer nos certitudes.  Exp&eacute;rience de ce qui s&rsquo;est pass&eacute; ant&eacute;rieurement,  preuves concr&egrave;tes actuelles ; l&rsquo;argument de la mat&eacute;rialit&eacute;  des faits est de nos jours fort &agrave; l&rsquo;honneur. &quot;Les  faits sont t&ecirc;tus&quot; disent m&ecirc;mes ceux qui leur  font ainsi l&rsquo;honneur d&rsquo;&ecirc;tre crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Si nous excluons l&rsquo;un de ces plans, nous voyons bien que l&rsquo;effet  de certitude ne tient plus, pas de r&eacute;f&eacute;rence concr&egrave;te  &agrave; la r&eacute;alit&eacute;, pas de conviction affective,  pas d&rsquo;identification formelle.<BR><BR>  L&rsquo;important dans tout cela, c&rsquo;est que nos certitudes existent  toujours en rapport avec le monde, les autres, dans notre existence  toujours partag&eacute;e, au moins avec nos proches. Or la th&eacute;orie  de l&rsquo;existence nous montre comment notre r&eacute;alit&eacute;  personnelle est intrins&egrave;quement li&eacute;e &agrave; tout  ce qui existe, y compris &agrave; nos certitudes. A ce stade,  on peut comprendre quelle confusion peuvent se produire entre  nous et nos sentiments, nous et nos id&eacute;es, nous et les  faits dans lesquels nous sommes impliqu&eacute;s. Il y a l&agrave;  un premier indice.<BR><BR>  L&rsquo;existence de toute chose est faite de consensus entre les &ecirc;tres  humains, entre leurs Instances, royaume du sens.<BR><BR>  La diff&eacute;rence des certitudes est tr&egrave;s souvent une  diff&eacute;rence de sens, un &quot;dissensus&quot; qui fera  discussion &eacute;ventuellement.<BR><BR>  Nos certitudes sont toujours partageables. C&rsquo;est ce qui leur  donne corps, consistance. Elles ne sont quelquefois partag&eacute;es  que par un petit nombre, du moins nous semble-t-il. D&rsquo;autres  fois, elles sont largement partag&eacute;es lorsque nous sommes  &quot;dans le SENS du courant&quot;.<BR><BR>  Au del&agrave; des liens entre nos r&eacute;alit&eacute;s existentielles  et nos certitudes (immanence et d&eacute;pendance) il y a un  fondement commun : le Sens en notre Instance, investi dans un  consensus plus ou moins largement partag&eacute;.<BR><BR>  Nous touchons l&agrave; aux profondeurs de l&rsquo;&ecirc;tre, l&agrave;  o&ugrave; notre conscience (mentale ou sensible) n&rsquo;atteint pas,  l&agrave; o&ugrave; seule une conscience d&rsquo;&ecirc;tre, conscience  de sens, lumi&egrave;re int&eacute;rieure, peut nous &eacute;clairer.<BR><BR>  Il y a donc, au del&agrave; de notre vie existentielle, des racines  plus profondes &agrave; nos certitudes : le sens, dans l&rsquo;Instance  que nous sommes chacun, notre ^&acirc;me spirituelle, notre &ecirc;tre  essentiel.<BR><BR>  C&rsquo;est comme cela que nous pouvons comprendre que l&rsquo;attachement  &agrave; nos certitudes peut aller au del&agrave; de la vie,  au del&agrave; de notre r&eacute;alit&eacute; existentielle.  Certains suicides, dit-on, sont une tentative de supprimer l&rsquo;existence  pour arriver &agrave; Etre. Il y a aussi des actes de foi qui  visent plus haut que la vie. Cet ancrage de nos convictions dans  notre &ecirc;tre profond est la racine de nos certitudes, de  nos positions de v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Arr&ecirc;tons-nous pour en tirer les cons&eacute;quences.<BR><BR>  Tout d&rsquo;abord on comprend qu&rsquo;une remise en question de nos certitudes  puisse &ecirc;tre comme une mise en question de nous-m&ecirc;mes,  de m&ecirc;me que l&rsquo;on peut dire qu&rsquo;en elles, nous nous y &quot;retrouvons&quot;.  Il y a bien l&agrave; des expressions banales qui indiquent ce  lien entre nos positions de v&eacute;rit&eacute; et nous-m&ecirc;mes.<BR><BR>  Nous sommes le dernier rempart de nos convictions, quelques soient  les artifices pris pour leur d&eacute;fense qui est notre d&eacute;fense.<BR><BR>  Voil&agrave; ce qui peut &ecirc;tre source de toutes les extr&eacute;mit&eacute;s.  En particulier si nous nous confondons avec la manifestation  de nos certitudes comme si elles &eacute;taient un &quot;organe  vital&quot;, alors tout est possible dans l&rsquo;alliance fallacieuse  ou le conflit. Le fanatisme n&rsquo;est pas loin de m&ecirc;me que  l&rsquo;idol&acirc;trie, son pendant. Selon, &eacute;videmment, tous  les degr&eacute;s, c&rsquo;est &agrave; ce jeu l&agrave; qu&rsquo;une grande  part de notre vie s&rsquo;&eacute;puise et se gaspille dans nos relations  et nos soci&eacute;t&eacute;s (affrontement id&eacute;ologique,  complicit&eacute;, idol&acirc;tries, etc&#8230;).<BR><BR>  Il est vrai, n&eacute;anmoins, que nous ne sommes pas faits d&rsquo;un  seul Sens mais tr&egrave;s souvent nous sommes install&eacute;s  dans un sens principal. C&rsquo;est pour cela que nous nous retrouvons  avec ceux qui y sont aussi install&eacute;s et que ceux qui sont  install&eacute;s dans un autre Sens, avec d&rsquo;autres certitudes  donc, nous paraissent un p&eacute;ril, sinon imm&eacute;diat,  une menace latente, &agrave; moins que ce soit le signe de quelque  malveillance &agrave; notre endroit.<BR><BR>  De l&agrave; des solidarit&eacute;s de reconnaissance ou de m&eacute;pris.  De l&agrave; des alliances guerri&egrave;res et des combats meurtriers.<BR><BR>  Toutes nos certitudes ne se valent pas. Certaines sont telles  qu&rsquo;elles m&eacute;prisent d&rsquo;autres hommes, d&rsquo;autres s&rsquo;abstraient  de toutes questions humaines, d&rsquo;autres enfin se fondent sur l&rsquo;amour.  Et pourtant, imp&eacute;rialismes, sciences, religions de l&rsquo;amour  ont toujours donn&eacute; lieu au m&ecirc;me type de probl&egrave;me.  Nous pourrions dire que ce probl&egrave;me est celui de la confusion  entre notre &ecirc;tre, le Sens dans lequel nous sommes positionn&eacute;s  et investis, et les manifestations de ce Sens en termes de certitudes  ou de v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Cependant selon tel ou tel de ces Sens nos positions ne donneront  pas les m&ecirc;mes effets, n&rsquo;auront pas les m&ecirc;mes cons&eacute;quences.  Avant d&rsquo;examiner cette diversit&eacute; des positions possibles,  positions &eacute;pist&eacute;mologiques ou positions de v&eacute;rit&eacute;,  il nous faut nous interroger sur le fait que nous soyons investis  dans un Sens plut&ocirc;t que dans un autre et que nous tenions  en cons&eacute;quence &agrave; tel type de certitude, &agrave;  tel crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Cette v&eacute;rit&eacute; qui s&rsquo;ouvre en nous-m&ecirc;mes, dont,  &agrave; nos yeux, nous sommes le dernier garant malgr&eacute;  les arguments &quot;ext&eacute;rieurs&quot; dont nous appelons  la caution ; cette v&eacute;rit&eacute; est le Sens m&ecirc;me  de notre orientation vis &agrave; vis du monde. C&rsquo;est le Sens  qui parmi tous ceux de notre Instance est le &quot;lieu d&rsquo;&ecirc;tre&quot;  o&ugrave; nous sommes install&eacute;s. Cette installation n&rsquo;est  pas forc&eacute;ment fixe et elle n&rsquo;est pas non plus arbitraire.  Le Sens selon lequel nous sommes dirig&eacute;s, celui des consensus  principaux que nous partageons, est celui qui nous vient de notre  &eacute;ducation, de nos h&eacute;ritages familiaux et culturels.  Il peut &ecirc;tre aussi celui selon lequel notre milieu nous  sollicite le plus.<BR><BR>  Qu&rsquo;il y ait un rapport, &eacute;ducation\/certitude, un rapport  milieu de vie\/ certitude n&rsquo;a rien d&rsquo;&eacute;tonnant. Il n&rsquo;est  pas automatique, mais avec un peu de recul chacun peu apercevoir  que nos propres certitudes sont influenc&eacute;es en nature  ou en degr&eacute; selon les p&eacute;riodes et les milieux o&ugrave;  nous vivons. La norme est bien dans une transmission &eacute;ducative  et socio culturelle des certitudes.<BR><BR>  Cependant rien n&rsquo;interdit qu&rsquo;il y ait au cours de la vie des  changements &quot;radicaux&quot;. Nous ne parlons pas l&agrave;  des oppositions &quot;r&eacute;actionnelles&quot; qui, si on  y regarde de pr&egrave;s, ont souvent le m&ecirc;me sens que  celles &agrave; l&rsquo;encontre desquelles elles se d&eacute;finissent.  Les changements radicaux peuvent r&eacute;sulter, soit de l&rsquo;influence  du milieu (changement d&rsquo;environnement, de mode, de courant),  soit d&rsquo;une &quot;conversion&quot; personnelle qui nous am&egrave;ne  &agrave; voir les choses diff&eacute;remment.Heureux celui qui  a v&eacute;cu de telles conversions dans ses certitudes et qui  est rest&eacute; capable de la souplesse qui consiste &agrave;  comprendre les autres positions, les autres points de vue, &agrave;  se remettre &agrave; la place des autres, c&rsquo;est-&agrave;-dire  : changer de sens, de lieu d&rsquo;&ecirc;tre en lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est  la condition pour qu&rsquo;aucune certitude ne vienne ali&eacute;ner  la personne, pour que sa conscience d&rsquo;&ecirc;tre lui permette  de ne pas s&rsquo;y confondre, mais aussi, et c&rsquo;est le plus important,  de choisir librement ses certitudes, celles qui lui offrent la  plus grande v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre, qui lui offrent  cette libert&eacute; m&ecirc;me.<BR><BR>  Si mes certitudes sont que l&rsquo;homme est enti&egrave;rement d&eacute;termin&eacute;  par son milieu ext&eacute;rieur et psychophysique, alors il n&rsquo;y  a pas une telle libert&eacute;, la v&eacute;rit&eacute; ali&egrave;ne  de cette libert&eacute;. Si, au contraire, mes certitudes sont  que toutes les certitudes humaines, t&eacute;moignent d&rsquo;une diversit&eacute;  de positions, de dimensions de l&rsquo;&ecirc;tre (de sens), alors  la v&eacute;rit&eacute; est ce qui place en face (ou au coeur)  du choix de la libert&eacute; et de la responsabilit&eacute;  humaine, en ce qui concerne le Sens de son devenir. La v&eacute;rit&eacute;  est alors la v&eacute;rit&eacute; du Sens, v&eacute;rit&eacute;  de l&rsquo;&ecirc;tre-Instance de l&rsquo;homme dont les certitudes ne sont  que les r&eacute;v&eacute;lateurs qui y sont enracin&eacute;s.<BR><BR>  Les certitudes qui t&eacute;moignent de cette possibilit&eacute;  d&rsquo;une conscience d&rsquo;&ecirc;tre, du lieu de la v&eacute;rit&eacute;  de l&rsquo;homme en l&rsquo;homme sont celles dont on peut dire que la lettre  r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;esprit, le sens, sans qu&rsquo;elle s&rsquo;y confonde  et en y restant subordonn&eacute;e.<BR><BR>  Les lois et certitudes sont faites pour l&rsquo;homme, pour son &ecirc;tre  et non l&rsquo;homme pour la loi ou la certitude.<BR><BR>  Il faut revenir maintenant &agrave; la question de la vari&eacute;t&eacute;  des positions de certitude.<BR><BR>  Il est remarquable en effet que la v&eacute;rit&eacute; semble  &ecirc;tre le tr&eacute;sor pr&eacute;cieux de n&rsquo;importe quel  d&eacute;tenteur de certitudes m&ecirc;me les plus oppos&eacute;es.  Il y a un lien &eacute;troit entre le type de certitudes et les  crit&egrave;res de validation, de v&eacute;rit&eacute;, qu&rsquo;il  r&eacute;clame. Ce lien c&rsquo;est le Sens, le Sens de la position  ontologique qu&rsquo;ils expriment, lieu d&rsquo;&ecirc;tre de ceux qui s&rsquo;y  disposent.<BR><BR>  Ceci est vrai dans les positions religieuses lorsque la v&eacute;rit&eacute;  est suppos&eacute;e donn&eacute;e d&rsquo;avance, formellement, et  qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit plus que de la d&eacute;fendre en d&eacute;non&ccedil;ant  toutes les autres r&eacute;f&eacute;rences. La lettre tue, dit  Saint Paul, et l&rsquo;esprit vivifie parce que la v&eacute;rit&eacute;  est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;esprit, du Sens en l&rsquo;homme et non pas de  la lettre qui n&rsquo;est que forme d&rsquo;expression. Dans le domaine des  id&eacute;ologies politiques, il en est de m&ecirc;me lorsque  l&rsquo;erreur ou la malveillance sont les seules interpr&eacute;tations  des positions diff&eacute;rentes, caract&eacute;risant aussi  l&rsquo;ignorance des racines de ses propres positions.<BR><BR>  Dans le domaine scientifique et plus g&eacute;n&eacute;ralement  tout le champ &eacute;pist&eacute;mologique o&ugrave;, au fond,  on peut int&eacute;grer l&rsquo;&eacute;laboration des savoirs, connaissances  et certitudes, les d&eacute;bats sont tellement graves qu&rsquo;on  n&rsquo;ose m&ecirc;me pas bien souvent, reconna&icirc;tre les diff&eacute;rences,  tellement la &quot;v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;&eacute;vidence&quot;  r&egrave;gne sur un mar&eacute;cage &quot;d&rsquo;obscurantisme&quot;.<BR><BR>  L&rsquo;aveuglement y est confondu avec la lumi&egrave;re. Il n&rsquo;y a  qu&rsquo;&agrave; voir comment le r&eacute;alisme mat&eacute;rialiste  o&ugrave; l&rsquo;id&eacute;alisme rationaliste s&rsquo;ignorent superbement.  Avec quelles passions les rationalistes d&eacute;noncent l&rsquo;irrationalisme  de ce qui n&rsquo;est pas conforme &agrave; leur raison. Dans quel  m&eacute;pris certains scientifiques et philosophes se tiennent-ils  mutuellement. L&rsquo;incompr&eacute;hension, plus commune, des tenants  du &quot;bon sens&quot; et des opinions domestiques mutuelles,  t&eacute;moigne de cette diversit&eacute; des crit&egrave;res  de v&eacute;rit&eacute;s dont tous semblent les heureux propri&eacute;taires  et chacun des autres un menteur ou un imposteur.<BR><BR>  En fait, toutes les certitudes sont vraies en tant qu&rsquo;elles t&eacute;moignent  d&rsquo;un sens authentiquement humain. Aucune n&rsquo;est la V&eacute;rit&eacute;  puisque le lieu de la v&eacute;rit&eacute; (de l&rsquo;homme pour l&rsquo;homme)  est le Sens. Cependant toutes les certitudes ne se valent pas  et seules quelques unes permettent l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; cette  v&eacute;rit&eacute; du Sens. Seuls quelques Sens permettent  d&rsquo;acc&eacute;der au sens. C&rsquo;est alors et alors seulement qu&rsquo;une  v&eacute;rit&eacute; au-del&agrave; de l&rsquo;homme, au-del&agrave;  du sens peut &ecirc;tre envisag&eacute;e, celle de son origine,  celle du fondement du Sens, de tous les Sens en l&rsquo;homme et donc  de toutes ses certitudes.<BR><BR>  Examinons maintenant une typologie de familles de certitudes  (cf. th&eacute;orie de l&rsquo;Instance et des Coh&eacute;rences, carte  de coh&eacute;rence &eacute;pist&eacute;mologique) que nous allons  caract&eacute;riser chacune par :<BR><BR>  &#8211; le type de rapport &agrave; la v&eacute;rit&eacute;,<BR>  &#8211; une d&eacute;finition (approximative) des crit&egrave;res de  v&eacute;rit&eacute;,<BR>  &#8211; le genre de certitudes qui s&rsquo;y c&ocirc;toient,<BR>  -quelques indications sur les &quot;b&eacute;n&eacute;fices&quot;  personnels de ces positions,<BR><BR>  Cette typologie se pr&eacute;sente comme un ensemble de vecteurs  (sens) divergents. On ne s&rsquo;attachera qu&rsquo;&agrave; quelques sens  (8) en commen&ccedil;ant par se rep&eacute;rer avec quatre types  de base (1 &agrave; 4)<BR>  <\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-561\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH1.png?resize=387%2C330\" alt=\"RCSCH1.png\" align=\"center\" width=\"387\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH1.png?w=387&amp;ssl=1 387w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH1.png?resize=300%2C256&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 387px) 100vw, 387px\" \/>  <\/p>\n<p><P><STRONG>I &#8211; TYPES 1 ET 2 : LA CROYANCE  ET LA FOI<BR>  <\/STRONG><BR>  Voil&agrave; bien deux rapports &agrave; la v&eacute;rit&eacute;  fondant des certitudes oppos&eacute;es, de sens inverses. L&rsquo;opposition  ou la confusion, croyance et foi, sont classiques. Si on se rapporte  &agrave; leur sens, l&rsquo;opposition se r&eacute;v&egrave;le.<BR><BR>  <STRONG>1 &#8211; La croyance (type 1)<BR>  <\/STRONG><BR>  La croyance se fonde sur une id&eacute;e, un sch&eacute;ma logique,  une forme, une loi ou une norme, consid&eacute;r&eacute;e comme  premi&egrave;re, c&rsquo;est-&agrave;-dire la cause de toute chose,  de l&rsquo;homme et du savoir y compris. La croyance est <STRONG>croyance  &agrave; quelque chose<\/STRONG> , qui est la raison ou la cause  de tout. Il y a, ainsi, autant de croyances que de mod&egrave;les  ou de formes premi&egrave;res.<BR><BR>  La croyance se d&eacute;cline donc en une multitude de croyances  plus ou moins d&eacute;pendantes ou isol&eacute;es les unes des  autres.<BR><BR>  Le crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute; pour ce type de certitude  c&rsquo;est la conformit&eacute; &agrave; la cause formelle. Croyance  dans les lois math&eacute;matiques, croyance dans les structures  g&eacute;n&eacute;tiques, dans celles du langage, croyance dans  des &quot;id&eacute;es&quot;, dans le sch&eacute;ma de l&rsquo;&eacute;volution,  un sc&eacute;nario cosmologique. Croyance encore dans les structures  sociales, la &quot;d&eacute;mocratie&quot; ou la &quot;r&eacute;publique&quot;  ou le &quot;lib&eacute;ralisme&quot;. Est vrai ce qui confirme  la croyance, faux le reste. De ce fait, les croyances s&rsquo;excluent  entre elles, quelquefois tout en &eacute;tant de la m&ecirc;me  famille.<BR><BR>  Les certitudes de type scientifique ou id&eacute;ologique des  si&egrave;cles r&eacute;cents mais aussi les philosophies id&eacute;alistes  ou structuralistes sont tr&egrave;s souvent de ce type de certitude  (avec des variantes bien s&ucirc;r).<BR><BR>  La croyance dans les mod&egrave;les, organiscismes et rationalismes  vont de pair avec la recherche de conformit&eacute;, l&rsquo;id&eacute;e  que les choses arrivent par &quot;d&eacute;veloppement structurel&quot;  reproduction &agrave; l&rsquo;identique. V&eacute;rit&eacute; est synonyme  de normalit&eacute; et ce qui est &quot;normal&quot; est digne  de la v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Cette position, celle du conformisme, est abandon de la responsabilit&eacute;  humaine aux bons soins d&rsquo;une v&eacute;rit&eacute; &eacute;trang&egrave;re  pr&eacute;&eacute;tablie. C&rsquo;est celle &quot;normale&quot; de  l&rsquo;enfant vis &agrave; vis de l&rsquo;ordre &eacute;tabli, d&rsquo;abord par  ses parents, c&rsquo;est l&rsquo;attitude la plus fr&eacute;quente de celui  qui subordonne son devenir &agrave; un ordre des choses pr&eacute;&eacute;tabli  dont il serait l&rsquo;objet et au mieux un organe important, d&rsquo;autant  plus important qu&rsquo;il est pr&egrave;s de la cause formelle premi&egrave;re  (cadres, repr&eacute;sentants, mandat&eacute;s, &eacute;lus d&eacute;mocratiquement,  savants, d&eacute;tenteurs de statuts, places et titres officiels,  chercheurs (de causes formelles et de leurs applications) etc&#8230;  L&rsquo;appareil social, de m&ecirc;me que l&rsquo;appareil biologique, linguistique,  institutionnel, sont investis d&rsquo;autorit&eacute; responsable,  moteur de la croyance.<BR><BR>  La croyance d&eacute;nonce comme croyance toute certitude qui  n&rsquo;est pas conforme, pas &quot;normale&quot;.<BR>  <STRONG><BR>  2 &#8211; La foi (Type 2)<BR>  <\/STRONG><BR>  Elle se fonde dans une source ontologique, dans une ^&acirc;me  que les r&eacute;alit&eacute;s expriment. Il y a une personne,  un &ecirc;tre derri&egrave;re la r&eacute;alit&eacute; qui en  est la manifestation.<BR><BR>  La foi pour l&rsquo;homme est <STRONG>foi en l&rsquo;&ecirc;tre<\/STRONG>  , le sien ou celui des autres ou un Autre &ecirc;tre.<BR><BR>  La v&eacute;rit&eacute; est synonyme d&rsquo;authenticit&eacute;. Est  vrai ce qui t&eacute;moigne de la pr&eacute;sence de l&rsquo;&ecirc;tre,  d&rsquo;une source cr&eacute;atrice, d&rsquo;un auteur de ce qui se pr&eacute;sente.<BR><BR>  La foi est celle des certitudes qui se fondent dans l&rsquo;&acirc;me,  dans la personne humaine et au del&agrave; en Dieu. La foi en  Dieu n&rsquo;est pas croyance en une id&eacute;e ou une structure divine  mais en un &ecirc;tre cr&eacute;ateur.Il y a des variantes tr&egrave;s  typ&eacute;es qui entra&icirc;nent la foi vers un mat&eacute;rialisme  de la puissance animale, dominatrice et possessive, source de  violence et d&rsquo;ali&eacute;nation ou vers une foi en l&rsquo;&ecirc;tre  humain et au sens (esprit) de son accomplissement. Historiquement  la premi&egrave;re variante a pu servir de repoussoir pour disqualifier  les certitudes de foi.<BR><BR>  Celles ci se trouvent bien s&ucirc;r dans les religions mais  pas forc&eacute;ment chez les &quot;croyants&quot;, pas toujours  &quot;fid&egrave;les&quot;. La distinction peut se faire encore  sur les rapports &agrave; l&rsquo;esprit ou &agrave; la lettre selon  ce qui est plac&eacute; comme crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute;  (fid&eacute;lit&eacute; en l&rsquo;esprit, croyance &agrave; la lettre).  Sur le plan de la connaissance, la foi ouvre la v&eacute;rit&eacute;  dans la reconnaissance de l&rsquo;origine. Tout savoir est pris comme  t&eacute;moignage de son auteur et comme rep&egrave;re pour les  autres.<BR><BR>  Le savoir, la connaissance, les certitudes se fondent sur l&rsquo;autorit&eacute;  reconnue, non pas le statut institutionnel mais l&rsquo;authenticit&eacute;  et la profondeur de la parole de connaissance tenue. Il en est  de m&ecirc;me des certitudes de chacun vis &agrave; vis de sa  propre autorit&eacute;. Une certitude est donc toujours une prise  de position responsable dont la v&eacute;rit&eacute; ne se situe  que dans son auteur et dans l&rsquo;auteur de tout acte de reconnaissance,  confiance ou foi dans l&rsquo;authenticit&eacute; de la parole.<BR><BR>  Il va sans dire qu&rsquo;une d&eacute;gradation de la foi est possible.  La foi est risqu&eacute;e, d&rsquo;un risque de responsabilit&eacute;  d&rsquo;abord, d&rsquo;un risque d&rsquo;ali&eacute;nation &agrave; l&rsquo;imposture.  La foi aveugle, celle plus pr&eacute;cis&eacute;ment qui parie  sur l&rsquo;&eacute;vidence et le savoir absolu, est source de destruction  ou de violence. Seule la foi qui cherche est saine, celle donc  qui n&rsquo;a pas trouv&eacute; d&rsquo;avance, celle qui s&rsquo;accompagne du  doute. Les certitudes de foi saines sont celles qu&rsquo;accompagne  le doute, la &quot;remise en question de soi&quot; ce qui est  diff&eacute;rent du soup&ccedil;on critique qui, lui, cherche  la v&eacute;rit&eacute; dans une croyance d&rsquo;exactitude. Ces certitudes  de foi reconnaissent leur fondement et donc la responsabilit&eacute;  d&rsquo;auteur de la personne humaine vis &agrave; vis d&rsquo;elles. Un  discernement est donc l&agrave; indispensable. Autonomie adulte,  responsabilit&eacute; personnelle, dignit&eacute; particuli&egrave;re  de la personne humaine sont les b&eacute;n&eacute;fices des certitudes  de foi. Elles s&rsquo;&eacute;prouvent comme v&eacute;rit&eacute;s  personnelles dont le partage communiel permet la r&eacute;v&eacute;lation  d&rsquo;une humanit&eacute; commune mais dont la possession jalouse  conduit au fanatisme et aux pouvoirs dominateurs et imp&eacute;rialistes  de ceux qui se jugent investis personnellement de la v&eacute;rit&eacute;  toute puissante.<BR><BR>  <STRONG>II &#8211; TYPES 3 ET 4 : L&rsquo;ABSOLU ET LE RELATIF<BR>  <\/STRONG><BR> Certitudes absolues, certitudes relatives, voil&agrave; une opposition  qui suppose un certain rapport &agrave; la v&eacute;rit&eacute;,  &agrave; soi m&ecirc;me, aux autres, aux choses et au monde en  g&eacute;n&eacute;ral. L&rsquo;absolu et le relatif pourraient &ecirc;tre  pris comme deux degr&eacute;s de connaissance. La connaissance  parfaite et celle qui s&rsquo;en approche. Elles sont au contraire  radicalement oppos&eacute;es, impliquant des attitudes inverses.<BR><BR>  <STRONG>1 &#8211; L&rsquo;Absolu (type 3)<BR>  <\/STRONG><BR>  La certitude absolue se fonde sur la v&eacute;rit&eacute; des  faits, sur leur mat&eacute;rialit&eacute;. Il y a une r&eacute;alit&eacute;,  l&agrave;, en fait, mat&eacute;rielle, absolument ind&eacute;pendante  de nous et dont nous <STRONG>constatons<\/STRONG> la v&eacute;rit&eacute;  qui est toujours d&rsquo;&eacute;vidence pour celui qui consent &agrave;  voir ou qui en a les moyens.<BR><BR>  La v&eacute;rit&eacute; se confond avec cette objectivit&eacute;  qui consiste &agrave; se soumettre au constat de l&rsquo;&eacute;vidence  mat&eacute;rielle des faits, des causes et des effets, des interactions  et de la loi fatale qui m&egrave;ne toute chose &agrave; ce qu&rsquo;elle  doit &ecirc;tre.<BR><BR>  La certitude ne se discute pas, la discussion est suspecte &agrave;  moins qu&rsquo;elle ne soit effort pour s&rsquo;approcher au plus pr&ecirc;t  de la v&eacute;rit&eacute; intangible qui attend qu&rsquo;on la d&eacute;couvre.<BR><BR>  Projet scientifique ou projet dogmatique selon les variantes,  il implique que l&rsquo;homme fasse partie des faits de v&eacute;rit&eacute;,  qu&rsquo;il s&rsquo;y confonde. Il n&rsquo;y a donc de distance que coupable entre  le savoir et la v&eacute;rit&eacute;. Le Savoir appartient &agrave;  la V&eacute;rit&eacute; et l&rsquo;homme qui est le support du savoir  n&rsquo;en n&rsquo;est que porteur et toutes ses certitudes ne d&eacute;pendent  pas de lui mais de ce qui existe concr&egrave;tement.<BR><BR>  Ce sont l&agrave; les certitudes mat&eacute;rialistes d&rsquo;un monde  factuel dans lequel l&rsquo;homme et le savoir ne sont que des p&eacute;rip&eacute;ties  dont la trajectoire est trac&eacute;e d&rsquo;avance. Les positions  de certitude absolue fond&eacute;es dans une r&eacute;alit&eacute;  hors de l&rsquo;homme et sa r&eacute;alit&eacute; mat&eacute;rielle  ou psychologique elle-m&ecirc;me, se retrouvent dans les variantes  de type dogmatique lorsque l&rsquo;absolu est poss&eacute;d&eacute;  par des &ecirc;tres (dans le monde) qui r&eacute;clament une  foi absolue donc aveugle. On a l&agrave; le dogmatisme id&eacute;ologique,  politique, religieux, de tous les fanatismes o&ugrave; la puissance  justifie la v&eacute;rit&eacute;.<BR><BR>  Dans une autre variante, plus scientifique parce que plus formelle,  c&rsquo;est la croyance absolue qui se fait totalitaire au nom de la  Nature, du Syst&egrave;me, du March&eacute;, de l&rsquo;Etat et toute  autre ordre &eacute;tabli absolument dont seuls les &quot;imb&eacute;ciles&quot;  et les &quot; m&eacute;chants&quot; ne veulent pas consentir  &agrave; l&rsquo;&eacute;vidente n&eacute;cessit&eacute;.<BR><BR>  Les certitudes absolues, polaris&eacute;es par le fait ou la  chose absolue qu&rsquo;elles se donnent, entra&icirc;nent l&rsquo;exclusion  de toute interrogation et l&rsquo;inclusion confondant l&rsquo;homme &agrave;  la v&eacute;rit&eacute; qui s&rsquo;impose &agrave; lui.<BR><BR>  On voit le r&ocirc;le que la faute, la culpabilit&eacute; peuvent  jouer comme crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;cart &agrave; l&rsquo;absolu avec  la menace et la condamnation qu&rsquo;exige cet &eacute;cart. C&rsquo;est  le domaine des v&eacute;rit&eacute;s tabou, indiscutables.<BR><BR>  Mais de telles positions, &agrave; la fois terribles et combien  courantes, sont aussi des positions humaines. Elles se fondent  principalement sur un Sens selon lequel l&rsquo;homme est toute impuissance  ou alors investi de toute puissance. Position la plus archa&iuml;que,  celle de la confusion avec la matrice originelle. Elle est aussi  celle de l&rsquo;avidit&eacute;. La soif (ou la faim) d&rsquo;absolu, lorsqu&rsquo;elle  s&rsquo;exprime dans le monde, se fait conna&icirc;tre selon ce sens  et de telles certitudes. Les certitudes autres sont des menaces  terribles, l&rsquo;autre qui n&rsquo;est pas le m&ecirc;me n&rsquo;est pas supportable.  Seules les distinctions mat&eacute;rielles, ext&eacute;rieures,  accidentelles sont acceptables.<BR><BR>  Les certitudes absolues se d&eacute;fendent comme si la vie &eacute;tait  en jeu, soit par le conflit, soit par la dissimulation. En tout  cas l&rsquo;homme y est toujours subalterne.<BR><BR>  <STRONG>2 &#8211; Le relatif (Type 4)<BR>  <\/STRONG><BR>  Les certitudes relatives sont celles qui d&eacute;pendent des  conditions humaines de la connaissance. Il n&rsquo;y a pas de certitude  absolue mais il n&rsquo;y a qu&rsquo;un certain &eacute;tat de qualit&eacute;  de notre connaissance. On ne peut pas dire alors que la v&eacute;rit&eacute;  est d&eacute;j&agrave; l&agrave;, &eacute;tablie absolument,  puisque notre connaissance n&rsquo;est pas absolue. Elle nous permet,  au mieux, de faire des hypoth&egrave;ses de probabilit&eacute;.<BR><BR>  Est vrai ce qui nous semble, relativement &agrave; ce que nous  pouvons en conna&icirc;tre ou ce que l&rsquo;homme en conna&icirc;t.  L&rsquo;intelligence et le progr&egrave;s de son travail am&egrave;nent  les seules certitudes que l&rsquo;on peut avoir, humainement parlant.  Les certitudes sont donc qualifi&eacute;es en valeurs relatives  et diff&eacute;renci&eacute;es. Il y a des certitudes meilleures  que d&rsquo;autres sur telle ou telle fa&ccedil;on de comprendre les  choses. Elles sont provisoires en attendant une am&eacute;lioration  de la connaissance.<BR><BR>  Cette position entra&icirc;ne une certaine humilit&eacute; (non  l&rsquo;humiliation de la certitude absolue) qui consent &agrave; ne  pas conna&icirc;tre d&rsquo;&eacute;vidence l&rsquo;absolu, conscience des  limites humaines et absence de pr&eacute;tention &agrave; la  possession d&rsquo;une v&eacute;rit&eacute; absolue au del&agrave;  du savoir d&eacute;j&agrave; acquis. Elle suppose aussi l&rsquo;esp&eacute;rance  et la pers&eacute;v&eacute;rance. Si l&rsquo;absolu n&rsquo;est pas d&eacute;j&agrave;  l&agrave; le progr&egrave;s est possible, progr&egrave;s des  qualit&eacute;s et valeurs humaines, de son intelligence et de  la v&eacute;rit&eacute; relative qu&rsquo;il &eacute;difie (science,  philosophie, arts, etc&#8230;).<BR><BR>  Il s&rsquo;agit l&agrave; de certitudes qui s&rsquo;attachent au devenir  de l&rsquo;homme, &agrave; sa valeur, &agrave; ses oeuvres et &agrave;  l&rsquo;esp&eacute;rance qui d&eacute;passe la contingence. Il n&rsquo;y  a, ici bas, que des certitudes relatives justifi&eacute;es par  un au del&agrave; de toute certitude.<BR><BR>  C&rsquo;est l&agrave; que des variantes peuvent intervenir sur cet  au del&agrave;.<BR><BR>  Ou il est dans l&rsquo;homme lui-m&ecirc;me, son &ecirc;tre et ce qui  le fonde (Dieu) et la certitude relative devient aussi foi prudente  (avec discernement).<BR><BR>  Ou il est dans une norme, un id&eacute;al de perfection et la  certitude relative devient croyance raisonnable.<BR><BR>  On a l&agrave; le type de certitude qui accompagne l&rsquo;esp&eacute;rance  et les projets humains. Certitude relative sur leur int&eacute;r&ecirc;t  et leur possibilit&eacute; mais engagement concern&eacute; cependant.<BR><BR>  La v&eacute;rit&eacute; est &agrave; mesure d&rsquo;homme, il ne peut  alors y avoir que des certitudes mesur&eacute;es, prudentes.  Cela ne veut pas dire qu&rsquo;elles sont sans implications puisqu&rsquo;au  contraire elles ne sont qu&rsquo;humaines et d&eacute;pendent donc  de ce que l&rsquo;homme y met de lui-m&ecirc;me. Ces certitudes sont  respectueuses de l&rsquo;humanit&eacute; en chacun et en tous. Ce respect  de l&rsquo;homme et de sa v&eacute;rit&eacute; se traduit dans une  &eacute;thique, soit en rapport avec la foi, respect de la personne  humaine; soit en rapport avec la croyance, respect de la r&egrave;gle  commune (moralisme).<BR><BR>  Les positions de ce type correspondent &agrave; celle d&rsquo;un progr&egrave;s,  d&rsquo;une esp&eacute;rance qui fait de la vie un parcours de croissance  en sagesse et en intelligence, en valeurs d&rsquo;humanit&eacute;.  L&rsquo;absolu n&rsquo;&eacute;tant pas d&eacute;j&agrave; l&agrave; dans  le monde il y a place pour l&rsquo;oeuvre humaine et sa dignit&eacute;.  Le monde se fait relatif &agrave; l&rsquo;homme, au service de son  progr&egrave;s, moyen de son esp&eacute;rance et les certitudes  de l&rsquo;homme font partie de ce monde.<BR><BR>  Depuis ces quatre types de position, il est plus facile de d&eacute;couvrir  les quatre autres &agrave; leur voisinage. L&rsquo;exercice peut &ecirc;tre  poursuivi allant vers un discernement de plus en plus subtil.<BR><BR>  La consid&eacute;ration de ces possibilit&eacute;s multiples  est une exp&eacute;rience qui peut faciliter la confrontation  &agrave; la responsabilit&eacute; personnelle de ses choix et  &agrave; la relativit&eacute; des positions humaines. On voit  bien comment l&rsquo;exercice personnel du discernement entra&icirc;ne  &agrave; un type de certitude de foi relative o&ugrave; le doute  va avec la prudence et o&ugrave; l&rsquo;esp&eacute;rance guide &agrave;  la pers&eacute;v&eacute;rance de la connaissance et de l&rsquo;accomplissement  fortifiant la certitude, de moins en moins identifiable a une  croyance absolue. Les sages et les saints ne sont pas des fanatiques  et sont pourtant sans compromissions.<BR><BR>  Nous allons terminer cette approche de la certitude humaine par  une esquisse de ces quatre familles en s&rsquo;arr&ecirc;tant quelque  peu sur le 8&egrave;me type et ses implications d&eacute;j&agrave;  entraper&ccedil;ues dans diff&eacute;rents domaines.<BR><BR><BR>  <STRONG>III &#8211; TYPOLOGIE DES FAMILLES DE CERTITUDES SELON LEUR  SENS<\/STRONG> <BR>  <\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-562\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH2.png?resize=502%2C339\" alt=\"RCSCH2.png\" align=\"center\" width=\"502\" height=\"339\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH2.png?w=502&amp;ssl=1 502w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1986\/06\/png_RCSCH2.png?resize=300%2C203&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 502px) 100vw, 502px\" \/>  <\/p>\n<p><P><BR>  <\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>1 &#8211; Famille 5 &#8211; Certitudes naturelles<BR>  <\/STRONG><BR>  &#8211; croyance absolue et impersonnelle, croyance dans la r&eacute;alit&eacute;  objective d&rsquo;un syst&egrave;me,<BR><BR>  &#8211; la v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est la r&eacute;alit&eacute; objective,  ind&eacute;pendante absolument de la personne humaine,<BR><BR>  &#8211; la nature et la naturalit&eacute; des choses ou des syst&egrave;mes  est crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute; incontournable,<BR><BR>  &#8211; croyance absolue en la nature, en la physicalit&eacute; des  choses, en l&rsquo;&eacute;conomie, dans les lois naturelles, dans  l&rsquo;&eacute;quilibre m&eacute;canique des forces,<BR><BR>  &#8211; &eacute;vitement de toute responsabilit&eacute; humaine. Terrorisme  froid, d&eacute;saffect&eacute;, aseptis&eacute;, d&eacute;senchant&eacute;,  n&eacute;gation de la personne humaine,<BR><BR>  &#8211; compensation du vide int&eacute;rieur par la multiplication  des objets en circulation,<BR><BR>  &#8211; le b&eacute;n&eacute;fice est le renoncement aux exigences  de la personne humaine et l&rsquo;abandon de toute responsabilit&eacute;  personnelle (amoralisme naturaliste ou scientifique).<BR><BR><BR>  <STRONG>2 &#8211; Famille 6 &#8211; Certitudes &quot;imp&eacute;rieuses&quot;<BR>  <\/STRONG><BR>  &#8211; foi aveugle dans l&rsquo;exp&eacute;rience personnelle de la r&eacute;alit&eacute;  absolument vraie,<BR><BR>  &#8211; exp&eacute;rience personnelle comme crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute;  absolue,<BR><BR>  &#8211; possession de la v&eacute;rit&eacute; absolue (non relative),<BR><BR>  &#8211; d&eacute;tention arbitraire du pouvoir de savoir,<BR><BR>  &#8211; justification par une puissance sup&eacute;rieure absente,  d&rsquo;un pouvoir et d&rsquo;un savoir pr&eacute;sent,<BR><BR>  &#8211; interdiction des certitudes autres,<BR><BR>  &#8211; ali&eacute;nation personnelle &agrave; la v&eacute;rit&eacute;  absolue objective,<BR><BR>  &#8211; dogmatisme, sectarisme, imp&eacute;rialisme, complaisance,<BR><BR>  &#8211; pouvoir sur les autres, justification de ses passions et ses  pulsions, contr&ocirc;le des autres.<BR><BR>  <STRONG>3 &#8211; Famille 7 &#8211; Certitudes &quot;raisonnables&quot;<BR>  <\/STRONG><BR>  &#8211; v&eacute;rit&eacute; rationnelle, conforme &agrave; la Raison,-  v&eacute;rit&eacute;s communes acquises par le raisonnement,<BR><BR>  &#8211; la v&eacute;rit&eacute; est ce qui est rationnel et raisonnable,<BR>  &#8211; certitudes techniques, op&eacute;ratoires, morales,<BR><BR>  &#8211; certitudes relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;tat du droit, de la  science,<BR><BR>  &#8211; croyance en la v&eacute;rit&eacute; et l&rsquo;op&eacute;rativit&eacute;  de la raison humaine,<BR><BR>  &#8211; esp&eacute;rance constructive mais impersonnelle ; suivi de  voies conventionnelles sans conflit, ni responsabilit&eacute;  propre ; perfectionnement technique de l&rsquo;appareil humain ; absence  d&rsquo;incertitudes :confusions, risques, inconnu, spontan&eacute;,  impr&eacute;vu&#8230;<BR>  <STRONG><BR>  4 &#8211; Famille 8 &#8211; Certitudes r&eacute;v&eacute;latrices<BR>  <\/STRONG><BR>  Ce sont des positions qui marquent symboliquement le stade d&rsquo;accomplissement  de la personne et des communaut&eacute;s humaines et leur discernement.<BR>  Le savoir est vrai en tant que symbolique, r&eacute;v&eacute;lateur  de sens, accompagnement du discernement du sens et de la conscience  d&rsquo;&ecirc;tre.<BR><BR>  La v&eacute;rit&eacute; est justesse, authenticit&eacute; humaine  non confondue avec ses manifestation. Elle est l&agrave; o&ugrave;  se trouve la libert&eacute; et la responsabilit&eacute; de l&rsquo;&ecirc;tre-Instance  de la personne que les certitudes ne font que r&eacute;v&eacute;ler.<BR><BR>  Les certitudes symboliques ne sont pas absence de certitudes  mais certitudes de foi et certitudes humaines donc relatives,  dignes et humbles.<BR><BR>  Dans ce type de position, il n&rsquo;y a de savoir que provisoire mais  riche de sens. Le savoir ne peut &ecirc;tre que culturel mais  expression possible de l&rsquo;universel qui le transcende (en l&rsquo;homme).<BR><BR>  La religion est une expression de v&eacute;rit&eacute; et acte  r&eacute;v&eacute;lateur. La lettre est le v&eacute;hicule de  l&rsquo;esprit qui le transcende. Elle est la m&eacute;diation qui  permet la r&eacute;v&eacute;lation personnelle de l&rsquo;esprit (sens  en l&rsquo;homme).<BR><BR>  La science est travail de lecture et d&rsquo;&eacute;criture de la  r&eacute;alit&eacute; du monde pour &ecirc;tre livr&eacute; &agrave;  l&rsquo;esprit pour une r&eacute;v&eacute;lation symbolique. Elle est  th&eacute;orisation humaine de l&rsquo;univers de l&rsquo;homme, d&rsquo;une th&eacute;orie  qui signifie l&rsquo;homme. Elle est contingente dans ses formulations  (culturelles, relatives, inter-personnelles) mais universelle  dans sa port&eacute;e si elle est au service de l&rsquo;accomplissement  humain.<BR><BR>  Les opinions communes, certitudes domestiques, sont faites pour  le service d&rsquo;autrui et le sien propre en tant que parole donn&eacute;e.  Parole dont le langage r&eacute;v&egrave;le son auteur et l&rsquo;autorit&eacute;  propre de celui qui l&rsquo;entend.<BR><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nos certitudes ne sont pas toutes de m\u00eame nature. Elles t\u00e9moignent toutes d&rsquo;un rapport \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de nous-m\u00eame. Elles participent aussi de nos relations aux autres, tant comme milieu d&rsquo;influence (conSensus) que comme type de consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Celui qui affirme un fait, une id\u00e9e, un sentiment de fa\u00e7on absolue se place dans un position totalitaire et gomme toute alt\u00e9rit\u00e9 en lui-m\u00eame aussi bien. 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