{"id":191,"date":"1994-08-03T21:32:00","date_gmt":"1994-08-03T21:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/1994\/08\/03\/changer-le-travail\/"},"modified":"2020-11-13T19:02:56","modified_gmt":"2020-11-13T18:02:56","slug":"changer-le-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/1994\/08\/03\/changer-le-travail\/","title":{"rendered":"Changer le travail"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Le travail a \u00e9t\u00e9 fortement assimil\u00e9 \u00e0 la peine. Si d&rsquo;une part cela correspond \u00e0 des structures de soci\u00e9t\u00e9 et aussi \u00e0 la duret\u00e9 de la confrontation de l&rsquo;homme \u00e0 ses r\u00e9alit\u00e9s c&rsquo;est devenu abusivement son Sens dominant jusque dans les textes au point d&rsquo;en organiser l&rsquo;\u00e9vitement comme valeur de soci\u00e9t\u00e9. C&rsquo;est tout le contraire. Le travail n&rsquo;est jamais rien d&rsquo;autre que l&rsquo;oeuvre d&rsquo;\u00e9dification de l&rsquo;humanit\u00e9 tant int\u00e9rieure que dans la communaut\u00e9. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre voie juste dans l&rsquo;existence que de s&rsquo;\u00e9vertuer \u00e0 l&rsquo;accomplissement humain en toute chose. Ce n&rsquo;est pas le loisir (bien justifi\u00e9 par ailleurs) qui est la norme mais le travail, travail oeuvre il se doit.<\/p>\n<p>   Exclusions, ch&ocirc;mage, d&eacute;sint&eacute;gration sociale,  crise des repr&eacute;sentations, d&eacute;sordres &eacute;conomiques  ont un impact profond sur la vie et le travail d&rsquo;un tr&egrave;s  grand nombre. L&rsquo;impasse d&rsquo;une certaine logique se fait sentir  et si certains esp&egrave;rent toujours voir le r&eacute;tablissement  de la trajectoire des trente glorieuses, il devient patent qu&rsquo;une  mise en question radicale est n&eacute;cessaire. Changer le travail  en est un angle d&rsquo;attaque possible, sans doute un des plus profonds  puisqu&rsquo;il touche &agrave; la nature m&ecirc;me de l&rsquo;homme, des  conditions de son devenir et de l&rsquo;int&eacute;gration des &ecirc;tres  humains.<BR><BR>  Depuis la bible qui inscrirait le travail dans <STRONG>une logique  de la peine <\/STRONG>jusqu&rsquo;&agrave; sa subversion qui l&rsquo;inscrirait  dans <STRONG>une logique de l&rsquo;oeuvre<\/STRONG> s&rsquo;op&egrave;re  un renversement de sens : de la condamnation au salut, de l&rsquo;ali&eacute;nation  &agrave; l&rsquo;accomplissement humain.<BR><BR>  Ce renversement de Sens, il est temps de l&rsquo;oser, de l&rsquo;assumer  au coeur m&ecirc;me de toutes les r&eacute;flexions actuelles  face &agrave; la crise, au ch&ocirc;mage, &agrave; l&rsquo;exclusion.  Toute disposition qui tend &agrave; faire du travail un mal n&eacute;cessaire  doit &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;e, soit qu&rsquo;elle le d&eacute;veloppe,  soit qu&rsquo;elle le cautionne.<BR><BR>  Toutes les dispositions doivent &ecirc;tre prises syst&eacute;matiquement  pour instaurer, promouvoir, favoriser <B>le travail oeuvre<\/B>,  travail de r&eacute;alisation et d&rsquo;accomplissement humain.<BR><BR>  Peut-on continuer &agrave; pr&eacute;tendre r&eacute;soudre les  probl&egrave;mes de la soci&eacute;t&eacute; et de son &eacute;conomie  si on pers&eacute;v&egrave;re &agrave; entretenir syst&eacute;matiquement  les croyances et les pratiques qui les g&ecirc;n&egrave;rent,  comme si le travail ali&eacute;nant &eacute;tait une dette &agrave;  payer, un &quot;sacrifice humain&quot; &agrave; consentir. Il  est temps de refuser cette math&eacute;matique et ses justifications  pseudo r&eacute;alistes. Seuls sont r&eacute;alistes l&rsquo;engagement  de la responsabilit&eacute; de l&rsquo;homme sur son devenir et le  choix de sa libert&eacute;, m&ecirc;me si leur ma&icirc;trise  en est progressive.<BR><BR>  La question du travail est prise ici &agrave; la lumi&egrave;re  de la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines, s&rsquo;agissant  &agrave; la fois du Sens &agrave; donner et des modalit&eacute;s  &agrave; favoriser dans ce Sens. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une autre coh&eacute;rence  &agrave; &eacute;tablir.<BR><BR>  Outre les deux logiques mise ici dos-&agrave;-dos, il y en a  bien d&rsquo;autres qui insistent plus sur une facette ou une autre  du probl&egrave;me. Nous nous en tiendrons aux deux plus radicales.<BR><BR>  La question sera d&rsquo;abord trait&eacute;e en deux temps. Tout d&rsquo;abord  <STRONG>la question<\/STRONG> <STRONG>du Sens du travail<\/STRONG>  &agrave; convertir, &agrave; renverser. En second lieu, celle  des <STRONG>modalit&eacute;s du travail <\/STRONG>&agrave; red&eacute;finir.<BR><BR>  On en tirera ensuite, en conclusion, quelques cons&eacute;quences  pour l&rsquo;action face aux probl&egrave;mes actuels.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>RENVERSER LE SENS DU TRAVAIL<\/STRONG> <BR><BR>  Si ce th&egrave;me du travail se trouve d&#8217;embl&eacute;e engag&eacute;  dans la Gen&egrave;se on peut soup&ccedil;onner qu&rsquo;il est li&eacute;  &agrave; des aspects profonds de la r&eacute;alit&eacute; humaine.  Il s&rsquo;agit bien, en effet, avec le Sens du travail, de la question  de dispositions fondamentales de la personne et des communaut&eacute;s  humaines, aussi bien dans les situations individuelles que collectives  de notre actualit&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>Un premier rep&egrave;re nous est fourni  par cette &eacute;tymologie classique de &quot;Tripalium&quot;,  instrument de tourment constitu&eacute; de trois pieux. Le travail-peine,  ali&eacute;nation, y semble historiquement ancr&eacute;.<BR><BR>  Or les racines de ce terme de travail nous am&egrave;nent &agrave;  des d&eacute;couvertes particuli&egrave;rement int&eacute;ressantes  (R. Grandsaignes d&rsquo;Hauterive: Dictionnaire des racines des langues  europ&eacute;ennes, librairie Larousse).<BR><BR>  On y retrouve la racine PAG qui veut dire &quot;fixer mat&eacute;riellement  et moralement&quot;. On y trouve comme d&eacute;riv&eacute;s  pieu, piquet, palissade, mais aussi l&rsquo;id&eacute;e &quot;d&rsquo;assembler&quot;,  de joindre, de r&eacute;unir (comme dans compagnon) et aussi  pacifier, faire un pacte. Tout cela nous am&egrave;ne &agrave;  l&rsquo;id&eacute;e de lien.<BR><BR>  La racine TRE, pour le m&ecirc;me auteur, renvoie au trois, la  trinit&eacute; mais aussi &agrave; &quot;tripalis&quot; construit  comme tripalium, mais signifiant &quot;soutenu par trois &eacute;chalas&quot;.  De fa&ccedil;on plus &eacute;tonnante cela renvoie aussi &agrave;  &quot;attester&quot;, t&eacute;moigner et aussi &agrave; &quot;carrefour&quot;.<BR><BR>  L&rsquo;ensemble ne laisse d&rsquo;&eacute;voquer <STRONG>l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un  assemblage <\/STRONG>par trois pieux, par trois piliers, trois  dimensions, &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;interpr&eacute;tation habituelle.<BR><BR>  Allons droit au Sens qui s&rsquo;y dessine.<BR><BR>  Le travail pourrait donc &ecirc;tre aussi <STRONG>le t&eacute;moignage  de l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;homme, l&rsquo;effort d&rsquo;unification, de rassemblement<\/STRONG>  de chacun et de tous, <STRONG>l&rsquo;oeuvre de paix <\/STRONG>au travers  de tout ce qu&rsquo;expriment et tissent les oeuvres des hommes.<BR><BR>  Ainsi d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le <STRONG>travail-peine<\/STRONG>  , ali&eacute;nant, ne cesse de torturer l&rsquo;homme, tiraill&eacute;  et aussi &quot;fix&eacute;&quot;, ligot&eacute; par &quot;trois  pieux&quot;.<BR><BR>  De l&rsquo;autre, le <STRONG>travail-oeuvre<\/STRONG> , rassemblant,  est entreprise humaine d&rsquo;accomplissement des hommes et des oeuvres,  des personnes et des communaut&eacute;s, soutenu, attest&eacute;,  rassembl&eacute; par la conjonction de &quot;trois pieux&quot;.<BR><BR>  Ce sont ces &quot;trois pieux&quot; que la th&eacute;orie des  Coh&eacute;rences Humaines permet d&rsquo;interpr&eacute;ter d&rsquo;abord  comme trois logiques alternatives permettant de d&eacute;terminer  l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces deux Sens et, par ailleurs, comme trois  dimensions de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine qui, par le travail,  sont, soit d&eacute;sint&eacute;gratrices, soit int&eacute;gratrices  des personnes et des communaut&eacute;s. <BR><BR>  Les rapports du travail, avec, d&rsquo;une part, la destruction de  l&rsquo;environnement, et, d&rsquo;autre part, la d&eacute;sint&eacute;gration  sociale, ne sont pas fortuits. Ils sont les cons&eacute;quences  de l&rsquo;un de ces Sens du Travail. A l&rsquo;inverse, la r&eacute;alisation  des progr&egrave;s de l&rsquo;environnement humain et l&rsquo;int&eacute;gration  des personnes vont de pair avec l&rsquo;autre Sens. D&eacute;structuration  humaine ou structuration humaine tels sont les deux enjeux du  travail selon le Sens qu&rsquo;on lui donne.<BR><BR>  Faut-il dire qu&rsquo;il est toujours vain de pers&eacute;v&eacute;rer  dans un Sens en esp&eacute;rant r&eacute;soudre par l&agrave;  m&ecirc;me ses m&eacute;faits. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre voie que  de changer de Sens pour s&rsquo;engager dans une direction b&eacute;n&eacute;fique.<BR><BR>  <CITE><BR>  Trois pieux ou trois piliers<\/CITE> <BR><BR>  Les trois pieux sont aussi comme trois clous auxquels sont fix&eacute;es  les logiques de l&rsquo;ali&eacute;nation par le travail-peine.<BR><BR>  Les trois piliers sont comme trois supports qui soutiennent la  valeur humaine du travail-oeuvre.<BR><BR>  A chaque &quot;clou&quot; s&rsquo;associe son inverse qui devient pilier,  l&rsquo;un et l&rsquo;autre comme deux sens oppos&eacute;s.<BR><BR>  A l&rsquo;aide des &quot;Cartes g&eacute;n&eacute;rales des Coh&eacute;rences  Humaines&quot;, peuvent &ecirc;tre rep&eacute;r&eacute;es quelles  logiques, quels Sens sont &agrave; inverser pour passer du travail-peine  au travail-oeuvre.<BR><BR><BR>  <CITE>&#8211; Premi&egrave;re logique d&rsquo;ali&eacute;nation : Le principe  de n&eacute;cessit&eacute;.<\/CITE> <BR>  Le travail est une n&eacute;cessit&eacute;, fatale, imp&eacute;rative.  Il r&eacute;pond &agrave; des besoins imp&eacute;rieux, oppressants,  oppresseurs. C&rsquo;est l&agrave; une logique de condamnation dont  la sanction s&eacute;pare les inclus et les exclus avec un fond  de culpabilisation. Qui se laisse entra&icirc;ner sur cette pente,  subi et cautionne cette ali&eacute;nation ou, pire, l&rsquo;impose  aux autres. Tout raisonnement &quot;n&eacute;cessitaire&quot;  est fallacieux. Il assure la pr&eacute;&eacute;minence de la  fatalit&eacute; sur la libre aspiration humaine qui elle n&rsquo;exclue  aucunement la prise en compte des contraintes.<BR><BR>  <CITE><STRONG>A l&rsquo;inverse: premi&egrave;re logique d&rsquo;accomplissement  : Aspirations<\/STRONG><\/CITE> <BR>  Le travail est alors r&eacute;alisation d&rsquo;une aspiration, d&rsquo;une  vocation, d&rsquo;un projet, d&rsquo;une intention libre. M&ecirc;me si pour  s&rsquo;accomplir, il doit prendre en compte certaines conditions (ressources,  limites, etc.), il se justifie par des finalit&eacute;s humaines  choisies librement, au fur et &agrave; mesure du discernement  et de la reconnaissance des aspirations personnelles et collectives.<BR><BR><BR>  <CITE>&#8211; Deuxi&egrave;me logique d&rsquo;ali&eacute;nation : Le principe  de sp&eacute;culation<\/CITE> <BR>  Le travail est un investissement, une mise, un mal auquel il  faut consentir pour gagner un bien. Il est un faux don, une fausse  implication. Sa justification n&rsquo;est pas dans ce qui est fait  mais dans ce que cela rapporte. C&rsquo;est donc un leurre, un app&acirc;t,  une d&eacute;pense, un effort auquel consentir pour gagner, pour  prendre, pour capter des biens &quot;sp&eacute;culatifs&quot;.  Dans cette logique, un minimum de travail pour un maximum de  gain est la r&egrave;gle. C&rsquo;est la logique individualiste du  chacun pour soi qui a r&eacute;cemment pr&eacute;domin&eacute;  dans la plupart des situations de travail.<BR><BR>  <CITE><STRONG>A l&rsquo;inverse: deuxi&egrave;me logique d&rsquo;accomplissement  : Contribution<\/STRONG><\/CITE> <BR>  A l&rsquo;inverse le travail ne se justifie qu&rsquo;en tant que service.  Il est contribution &agrave; un bien commun, entreprise de coop&eacute;ration.  Dans ce Sens le travail est un rapport g&eacute;n&eacute;reux  et g&eacute;n&eacute;rateur, aux autres et aux choses. Il suppose  une implication de la personne dans son engagement et dans le  partage des fruits de ce travail. Les bienfaits du service priment  sur les &quot;avantages sp&eacute;culatifs&quot; &agrave; en  retirer.<BR>  <CITE><BR>  -Troisi&egrave;me logique d&rsquo;ali&eacute;nation : Le principe de  conformit&eacute;<\/CITE> <BR>  Dans ce Sens, le travail est un assuj&eacute;tissement &agrave;  un cadre, une norme. Il est conformation &agrave; un conditionnement  auquel il faut se plier. L&#8217;emploi, identifi&eacute; &agrave;  la &quot;place&quot; obtenue et aux conditions de cette obtention  est gage d&rsquo;une conformit&eacute; &agrave; des r&egrave;gles sociales  qui servent d&rsquo;identification. Avoir un emploi est condition d&rsquo;existence  sociale, tel est l&rsquo;un des Sens du travail.<BR>  <CITE><STRONG><BR>  A l&rsquo;inverse: troisi&egrave;me logique d&rsquo;accomplissement : Autonomie<\/STRONG><\/CITE><BR>  A l&rsquo;inverse, le travail est exercice d&rsquo;une responsabilit&eacute;  personnelle. Il est acte d&rsquo;auteur et oeuvre d&rsquo;autorit&eacute;.  Il ressortit d&rsquo;une initiative, d&rsquo;une d&eacute;marche propre;  l&rsquo;autonomie en question n&rsquo;&eacute;tant pas ind&eacute;pendance.  Le travail dans ce sens est bien confrontation aux conditions  du milieu et non pas simple adaptation &agrave; ces conditions.<BR><BR><BR>  Il suffit de l&rsquo;une quelconque des logiques d&rsquo;ali&eacute;nation  pour faire du travail une peine &agrave; subir.<BR><BR>  Par contre les trois logiques d&rsquo;accomplissement sont indispensables  pour accomplir, avec le travail-oeuvre, la culture du meilleur  de l&rsquo;humain et de sa ma&icirc;trise.<BR><BR>  Ce travail est bien alors &quot;culture&quot; d&rsquo;humanit&eacute;,  travail d&rsquo;accomplissement individuel et collectif, cheminement  de ma&icirc;trise, engagement dans un cercle vertueux.<BR><BR>  Les principes de n&eacute;cessit&eacute;, de sp&eacute;culation  et de conformit&eacute; clouent l&rsquo;homme au travail-peine.<BR><BR>  Aspiration, contribution, autonomie concourent, par leur int&eacute;gration,  &agrave; d&eacute;terminer le Sens du travail-oeuvre.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>LES MODALIT&Eacute;S A TRANSFORMER<\/STRONG> <BR><BR>  Ces deux Sens se traduisent l&rsquo;un et l&rsquo;autre par des contenus  sp&eacute;cifiques de l&rsquo;exp&eacute;rience et de la r&eacute;alit&eacute;  du travail humain.<\/P><\/p>\n<p><P>La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines montre que <B>les r&eacute;alit&eacute;s humaines comportent  trois dimensions et trois composantes indissociables. <\/B><BR><BR>  C&rsquo;est par leur int&eacute;gration que le travail-oeuvre est accomplissant.<BR><BR>  C&rsquo;est par leur distorsion, leur n&eacute;gation ou leur dissociation  que le travail-peine est ali&eacute;nant.<BR><BR>  Le Sens du travail-oeuvre est la voie de leur int&eacute;gration  qui est accomplissement humain.<BR><BR>  Le Sens du travail-peine est celui de leur d&eacute;structuration  qui est ali&eacute;nation de l&rsquo;homme.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines offre donc l&agrave;  une seconde lecture des &quot;trois pieux&quot; ou, des &quot;trois  piliers&quot; comme principes structurant l&rsquo;exp&eacute;rience  et la r&eacute;alit&eacute; humaine.<BR><BR>  Ces structures de l&rsquo;exp&eacute;rience humaines et donc celles  des modalit&eacute;s du travail humains, sont repr&eacute;sent&eacute;es  par le sch&eacute;ma suivant (dit &quot;Coh&eacute;renciel&quot;).  Les trois &quot;piliers&quot; sont form&eacute;s par les trois  vecteurs (1) &#8211; (2) et (3) ce dernier produit des deux autres.  Les trois composantes sont form&eacute;es par les trois plans  ou aspects de la r&eacute;alit&eacute; humaine et de celle du  travail.<BR>  <\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-672\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/1994\/08\/png_travcoh.png?resize=442%2C394\" alt=\"travcoh.png\" align=\"center\" width=\"442\" height=\"394\" \/>  <\/p>\n<p><P>Gr&acirc;ce &agrave; ce sch&eacute;ma on  peut reconna&icirc;tre les modalit&eacute;s ali&eacute;nantes  du travail-peine et celles, int&eacute;gratrices du travail-oeuvre.<BR><BR>  <CITE>La premi&egrave;re logique ali&eacute;nante<\/CITE> r&eacute;duit  la question du travail au plan factuel, celui du faire et des  effets. La r&eacute;alit&eacute;, r&eacute;duite &agrave; ce  plan qui s&rsquo;imposerait &agrave; l&rsquo;homme, l&rsquo;enferme dans cette  g&eacute;henne des rapports machiniques et le cercle vicieux  de la fatalit&eacute;. Soulignons la proximit&eacute; de fatal-faute-fatum-fait-factuel  qui deviennent homologues lorsque le r&eacute;ductionisme mat&eacute;rialiste  pr&eacute;domine. Le travail, uniquement envisag&eacute; sous  l&rsquo;angle de la production mat&eacute;rielle, celui des conditions  et n&eacute;cessit&eacute;s qui l&rsquo;imposent, enferme l&rsquo;homme dans  cette logique. C&rsquo;est encore le cas g&eacute;n&eacute;ral dans  un grand nombre de conceptions et de pratiques o&ugrave; &quot;la  n&eacute;cessit&eacute; fait loi&quot;. Il suffit de lire l&rsquo;argumentaire  de nombreux projets pour voir comment, par exemple, la &quot;n&eacute;cessit&eacute;&quot;  est invoqu&eacute;e en priorit&eacute;.<BR><BR>  A l&rsquo;inverse, pour le travail-oeuvre, la premi&egrave;re logique  d&rsquo;accomplissement c&rsquo;est la consid&eacute;ration et le respect  du sujet humain, porteur d&rsquo;intention, c&rsquo;est ce qui le caract&eacute;rise.  Les motivations ou les aspirations subjectives d&eacute;terminant  les actes, les faits et interactions mat&eacute;rielles ne sont  alors que le mode d&rsquo;incarnation concr&egrave;te des intentions.  Il nous faut &quot;cultiver&quot; cette dimension humaine, l&rsquo;&eacute;duquer,  la d&eacute;velopper.<BR><BR>  <CITE>La deuxi&egrave;me logique ali&eacute;nante<\/CITE> r&eacute;duit  l&rsquo;exp&eacute;rience et le travail humain au jeu &quot;sp&eacute;culaire&quot;  des sp&eacute;culations. Jeu d&rsquo;apparences, jeu de leurres, jeu  de signes, jeu de semblant, jeu de titres et de droits sociaux.  L&rsquo;&eacute;conomie, d&rsquo;ailleurs, en vient surtout &agrave; sp&eacute;culer  sur des signes, mon&eacute;taires ou autres. La mat&eacute;rialit&eacute;  des biens est, l&agrave; surtout, imaginaire et le travail lui-m&ecirc;me  est principalement investit dans le jeu des faux semblants que  favorisent les dispositifs juridiques et formels lorsqu&rsquo;ils ont  perdu leur sens. Obtenir un travail c&rsquo;est en obtenir les signes,  ind&eacute;pendamment, en grande partie, de ce que l&rsquo;on a &agrave;  y faire.<BR><BR>  Faisons aussi observer que le travail d&rsquo;un grand nombre de nos  contemporains est presque enti&egrave;rement consacr&eacute;  &agrave; la communication et l&rsquo;&eacute;change de signes, paroles,  &eacute;crits, repr&eacute;sentations, etc. selon toutes sortes  de modalit&eacute;s.<BR><BR>  A l&rsquo;inverse, pour le travail-oeuvre, la logique de contribution  subordonne ces repr&eacute;sentations au rapport aux autres,  &agrave; la consid&eacute;ration objective des r&eacute;alit&eacute;s,  &agrave; des &quot;objectifs&quot; communs avec les autres, &agrave;  quelque &quot;bien commun&quot; objectiv&eacute;. Alors les signes  et repr&eacute;sentations deviennent m&eacute;diations mais aussi  identifications des positions individuelles dans l&rsquo;ordre social,  qualification des participations au jeu des repr&eacute;sentations  sociales avec ses mod&egrave;les, ses organigrammes, titres,  etc.<BR><BR>  Tout cela suppose, dans cette logique int&eacute;gratrice, que  les repr&eacute;sentations soient toujours en rapport aux faits,  mais aussi que les uns et les autres ne soient pas consid&eacute;r&eacute;s  comme des conditions d&eacute;terminantes mais comme les modalit&eacute;s  r&eacute;sultant du jeu des intentions, rapport&eacute;es aux  autres et aux objectifs communs.<BR><BR>  <CITE>La troisi&egrave;me logique d&rsquo;ali&eacute;nation<\/CITE>  -conformiste fait du travail un simple protocole de fonctionnement.  La rationalit&eacute;-rentabilit&eacute;-rationalisation s&rsquo;impose  et les hommes sont enjoints &agrave; se plier &agrave; leur loi.  La reproduction des gestes et r&eacute;flexions standards, d&ucirc;ment  ordonn&eacute;e, est ce qui est attendu des hommes au travail  et auxquels ils s&rsquo;efforcent. Ils se font alors les &quot;sujets&quot;,  assujettis aux techniques, m&eacute;thodes, proc&eacute;d&eacute;s,  syst&egrave;mes, seuls suppos&eacute;s efficaces. L&rsquo;homme est  devenu simplement &quot;applicateur&quot; et non plus ni responsable,  ni en ma&icirc;trise. Son comportement au travail se fond dans  l&rsquo;anonymat des fonctions, organigrammes, proc&eacute;d&eacute;s,  techniques, r&egrave;gles, ratios, etc. Il &quot;fonctionne&quot;  et fait fonctionner.<BR><BR>  A l&rsquo;inverse, si la rationalit&eacute; de ses d&eacute;marches  reste judicieuse, cette rationalit&eacute; ne s&rsquo;impose pas &agrave;  l&rsquo;homme de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Elle d&eacute;pend d&rsquo;intentions  ma&icirc;tris&eacute;es, &agrave; propos d&rsquo;objets d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t  commun. La rationalit&eacute; est l&rsquo;ordre d&eacute;termin&eacute;  par le Sens humain dans le jeu des r&ocirc;les et des responsabilit&eacute;s  r&eacute;ciproques.<BR><BR>  Le travail-oeuvre est par l&agrave; m&ecirc;me exercice d&rsquo;une  responsabilit&eacute; dans une communaut&eacute; d&rsquo;engagement.  Cet exercice se traduit par une d&eacute;marche rationnelle qui  int&egrave;gre simultan&eacute;ment l&rsquo;articulation de faits,  d&rsquo;op&eacute;rations et de productions mais aussi le plan des  repr&eacute;sentations, le jeu des reconnaissances, des identifications  collectives et des communications r&eacute;ciproques.<BR><BR><BR>  Les modalit&eacute;s du travail-peine obligent l&rsquo;homme &agrave;  distordre sa r&eacute;alit&eacute; pour rentrer dans des moules  ali&eacute;nants. Il fait ainsi l&rsquo;&eacute;conomie de sa responsabilit&eacute;  et de ses exigences tout en sp&eacute;culant sur quelque b&eacute;n&eacute;fice  indu. Les modalit&eacute;s du travail-oeuvre engagent dans un  cheminement vers plus de ma&icirc;trise, plus d&rsquo;exigence, plus  de responsabilit&eacute;. <BR><BR>  De cette double analyse des conditions &quot;int&eacute;gratrices&quot;  du travail-oeuvre &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; des dissociations  du travail-peine se d&eacute;gage une ligne de conduite pour  toutes les situations o&ugrave; le travail est en question.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>POUR UNE CULTURE DU TRAVAIL-OEUVRE<\/STRONG> <BR><BR>  Il serait facile d&rsquo;arguer que le th&egrave;me du travail-oeuvre  n&rsquo;est pas nouveau pour r&eacute;cuser la nouveaut&eacute; du  propos.<\/P><\/p>\n<p><P>Cependant, il faut observer certaines suggestions  r&eacute;centes en ce Sens. Jean-Paul II, dans son encyclique  &quot;Le travail humain&quot; de 1981, r&eacute;clamait la prise  en compte de la dimension &quot;subjective&quot; du travail trop  souvent r&eacute;duit, dans la tradition moderne, au point de  vue objectif.<BR><BR>  Par ailleurs, la commission sociale de l&rsquo;&eacute;piscopat proposait  en 1993 de distinguer le travail de l&#8217;emploi.<BR><BR>  Ces questions, reprises de plus en plus fr&eacute;quemment par  les responsables politiques, montrent que la remise en question  des mod&egrave;les anciens du &quot;travail-peine&quot; est de  plus en plus urgente. <BR><BR>  Il faut aussi d&eacute;noncer cette attitude qui ferait du travail-oeuvre  un id&eacute;al pour d&rsquo;autres temps que ceux, actuels, de la  n&eacute;cessit&eacute;. Elle ignore que c&rsquo;est le regard de l&rsquo;homme  qui d&eacute;cide de la &quot;n&eacute;cessit&eacute;&quot; et  qui, par exemple, rend inqui&eacute;tante la situation &eacute;conomique  globale d&rsquo;un des pays les plus riches du monde en progr&egrave;s  incessant. Il est vrai que cette invraisemblable richesse ne  suffit plus &agrave; masquer les souffrances sociales qu&rsquo;elle  laisse se d&eacute;velopper et que, pire, elle sert de pr&eacute;texte  &agrave; justifier la continuation dans le Sens du travail-peine,  du travail-ali&eacute;nation.<BR><BR>  Quelles sont les dispositions &quot;int&eacute;gratrices&quot;  &agrave; prendre en compte pour que le travail devienne acte  d&rsquo;accomplissement plut&ocirc;t que d&rsquo;ali&eacute;nation? <BR><BR>  Il faut pour cela inverser les logiques d&rsquo;ali&eacute;nation pour  celles d&rsquo;accomplissement. C&rsquo;est d&rsquo;abord un travail de discernement  syst&eacute;matique, personnel bien s&ucirc;r, mais surtout collectif.  La question du Sens doit &ecirc;tre syst&eacute;matique et particuli&egrave;rement  &agrave; propos de toutes les &quot;&eacute;vidences&quot; li&eacute;es  au monde du travail tel que nous le connaissons. Aucune &quot;certitude&quot;,  aucune r&eacute;glementation, aucune suppos&eacute;e loi-&eacute;conomique,  aucune r&egrave;gle d&rsquo;organisation du travail ou du management  des entreprises ne doit &ecirc;tre laiss&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;cart  d&rsquo;un tel discernement.<BR><BR>  Il serait vain de vouloir changer de Sens seulement dans l&rsquo;ordre  des bons sentiments ou de quelque am&eacute;nagement nouveau  si le Sens g&eacute;n&eacute;ral des r&eacute;alit&eacute;s du  travail n&rsquo;est pas interrog&eacute;. Sans remise en question,  il n&rsquo;y a pas de changement de Sens. Par contre, il est ensuite  toujours possible de r&eacute;ajuster l&rsquo;existant de le r&eacute;former  et d&rsquo;&eacute;viter ainsi le mythe r&eacute;volutionnaire.<BR><BR>  Ce travail de discernement doit s&rsquo;accompagner d&rsquo;une conversion  des modalit&eacute;s du travail et donc de sa r&eacute;alit&eacute;  profonde.<BR><BR>  Il faut voir tout d&rsquo;abord que la finalit&eacute; du travail n&rsquo;est  pas la survie, mais l&rsquo;accomplissement : <BR>  &#8211; celui de la personne qui travaille, dans l&rsquo;acte m&ecirc;me  de travailler et donc par le travail int&eacute;rieur qui s&rsquo;op&egrave;re  en m&ecirc;me temps que le travail ext&eacute;rieur (encore faut-il  une claire intelligence de ce qui est l&rsquo;int&eacute;riorit&eacute;  humaine et de ce qu&rsquo;il s&rsquo;y joue dans l&rsquo;acte de travail, c&rsquo;est  en partie le propos de la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines).<BR>  &#8211; celui de l&rsquo;oeuvre entreprise, dont l&rsquo;&eacute;laboration ne  trouve sa rationalit&eacute; efficace que dans et par l&rsquo;objectif  du bien commun particulier qu&rsquo;elle vise. Son ach&egrave;vement  ne fait que pr&eacute;parer l&rsquo;usage par des tiers. Son but ne  se justifie que par ce qui vient apr&egrave;s, le service rendu  aux autres. Le Sens du service est ce qui d&eacute;termine et  justifie toute la rationalisation du travail et les modalit&eacute;s  qui s&rsquo;y rattachent.<BR>  &#8211; l&rsquo;accomplissement collectif enfin sous les diff&eacute;rentes  figures du bien commun. Il ne peut se justifier qu&rsquo;en fonction  d&rsquo;une compr&eacute;hension particuli&egrave;redes fins humaines  personnelles et de leur investissement dans les fins collectives.<BR><BR>  Il est l&agrave; indispensable de cesser de justifier par l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t  particulier arbitraire la l&eacute;gitimit&eacute; de tout travail  humain (et donc de toute entreprise humaine). Si, comme on l&rsquo;a  vu, l&rsquo;initiative responsable doit &ecirc;tre particuli&egrave;re,  les enjeux appropri&eacute;s sont toujours communs et diff&eacute;renci&eacute;s  selon les personnes, les cultures, les communaut&eacute;s.<BR><BR>  Les modalit&eacute;s du travail-oeuvre doivent int&eacute;grer  les trois dimensions de l&rsquo;exp&eacute;rience humaine dans un seul  et m&ecirc;me mouvement:<\/P><\/p>\n<p><P>l&rsquo;intention subjective<\/P><\/p>\n<p><P>l&rsquo;attention objective (aux autres)<\/P><\/p>\n<p><P>l&rsquo;ordonnancement rationnel.<\/P><\/p>\n<p><P>N&rsquo;en privil&eacute;gier que certaines,  en supprimer ou les articuler de fa&ccedil;on distordue (inversions)  et l&rsquo;ali&eacute;nation est &agrave; nouveau l&agrave;.<BR><BR>  Intention subjective et attention objective sont premi&egrave;res,  l&rsquo;ordonnancement rationnel second. Il est la fa&ccedil;on dont  la logique intentionnelle se d&eacute;veloppe en rapport avec  le contexte de la r&eacute;alit&eacute; objective de l&rsquo;acte de  travail.<BR><BR><BR>  L&rsquo;intention et les conditions priment sur la m&eacute;thode,  sur l&rsquo;organisation, sur la r&egrave;gle. Les &quot;mesures et  dispositifs&quot; en tous genres font souvent l&rsquo;inverse. Il y  a l&agrave; une large r&eacute;flexion &agrave; d&eacute;velopper  qu&rsquo;il n&rsquo;est possible que de sugg&eacute;rer ici.<BR><BR>  En outre, l&rsquo;int&eacute;gration des trois dimensions, des trois  piliers, rassemble aussi les trois plans qui doivent &ecirc;tre  consid&eacute;r&eacute;s dans leur ensemble indissociable et  non artificiellement juxtapos&eacute;s.<BR><BR>  Il y aura donc &agrave; consid&eacute;rer :<BR><BR>  <STRONG>Le travail op&eacute;ration,<\/STRONG> factuel, d&eacute;j&agrave;  l&rsquo;objet de consid&eacute;rations nombreuses et par trop exclusives  et qu&rsquo;il faut maintenant red&eacute;couvrir. L&rsquo;impasse des &quot;revalorisations  du travail manuel&quot; est toujours due &agrave; un contre-sens  sur la notion m&ecirc;me de travail. Elle revient &agrave; vouloir  &quot;sauver le mal&quot; ou plut&ocirc;t le faire accepter plut&ocirc;t  qu&rsquo;&agrave; cultiver le bien ce qui r&eacute;clame une conversion  du Sens du travail. Il n&rsquo;y a plus alors de travail strictement  manuel mais des modalit&eacute;s &quot;manuelles&quot; dans tout  travail, ou plut&ocirc;t factuelles, op&eacute;ratoires, techniques&#8230;<BR><BR>  <STRONG>Le travail repr&eacute;sentation<\/STRONG> , qui est la  tenue d&rsquo;une position participative dans le champ des repr&eacute;sentation  sociales. Parole propre dans le discours collectif; identification  professionnelle et personnelle dans le tableau des statuts sociaux;  apport de conceptions et r&eacute;flexions particuli&egrave;res  dans l&rsquo;&eacute;dification des projets et projections collectives  et, en d&eacute;finitive, contribution particuli&egrave;re au  travail de repr&eacute;sentation de la soci&eacute;t&eacute;  au travers de ses institutions, entreprises, projets et travaux.  Dans un monde o&ugrave; la crise des repr&eacute;sentations est  si forte, cette dimension du travail s&rsquo;en trouve boulevers&eacute;e.<BR><BR>  <STRONG>Le travail responsabilit&eacute;.<\/STRONG> Il est, dans  ce plan, tenue d&rsquo;un r&ocirc;le, d&eacute;fini par un service,  dans une communaut&eacute; d&rsquo;engagement. Il est exercice d&rsquo;une  responsabilit&eacute;, qualifi&eacute;e par la ma&icirc;trise  d&rsquo;un service. Le travail, exercice de cette ma&icirc;trise, potentialise  cette m&ecirc;me ma&icirc;trise en la cultivant.<BR><BR>  Le travail responsable est celui sur lequel la communaut&eacute;  peut compter. La personne au travail en r&eacute;pond, non par  l&rsquo;arbitraire d&rsquo;un pur consentement, mais par l&rsquo;exercice d&rsquo;une  ma&icirc;trise responsable, fusse-t-elle modeste.<BR><BR>  Le travail-oeuvre r&eacute;clame une m&eacute;thode, une d&eacute;marche  qui en int&egrave;gre syst&eacute;matiquement toutes les dimensions  et tous les plans et, aussi pour cela, d&rsquo;en cultiver la ma&icirc;trise.<BR><BR>  Comme le montre la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines  <B>il y a simultan&eacute;it&eacute; entre le processus de r&eacute;alisation  de l&rsquo;oeuvre et le processus d&rsquo;&eacute;volution et de ma&icirc;trise  de la personne.<\/B><BR><BR>  Cela ouvre vers toutes les questions de formation et d&rsquo;&eacute;ducation  en parall&egrave;le avec celles des m&eacute;thodes et processus  d&rsquo;action, articulant ainsi processus de travail (oeuvre) et processus  de formation (ma&icirc;trise).<BR><BR>  La perspective du travail-oeuvre pose en outre une question qui  est celle de sa r&eacute;mun&eacute;ration.<BR><BR>  La structure ternaire des trois plans laisse appara&icirc;tre  quelques pistes.<BR><BR>  Il doit y avoir une part de <STRONG>r&eacute;mun&eacute;ration  factuelle<\/STRONG> pour la production effectu&eacute;e. <BR><BR>  Il doit y avoir une part de <STRONG>r&eacute;mun&eacute;ration  repr&eacute;sentation<\/STRONG> qui reconna&icirc;t et signifie  la place sociale du travail (titres, fonctions, etc. selon des  r&egrave;gles sociales).<BR><BR>  Il doit y avoir une part de<STRONG> r&eacute;mun&eacute;ration  responsabilit&eacute; <\/STRONG>qui reconna&icirc;t de la personne  le potentiel de ma&icirc;trise qu&rsquo;elle voue &agrave; la communaut&eacute;  engag&eacute;e (entreprise&#8230;) et qui permet de l&rsquo;accro&icirc;tre.<BR><BR>  En d&eacute;finitive le travail-oeuvre se reconna&icirc;t par  cette triple conjonction:<\/P><\/p>\n<p><P>d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration de la  production par le partage de ses fruits,<\/P><\/p>\n<p><P>d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration sociale  par la reconnaissance d&rsquo;un statut impliqu&eacute;,<\/P><\/p>\n<p><P>d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration investissement  pour la potentialisation des ma&icirc;trises responsables.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  Notons que la premi&egrave;re est souvent mal mesur&eacute;e  et r&eacute;partie, que la seconde sert souvent de compensation  et que la troisi&egrave;me est tr&egrave;s rarement claire. Seule  leur int&eacute;gration peut leur donner une coh&eacute;rence  si cette coh&eacute;rence est celle du travail humain, du travail-oeuvre.<BR><BR>  Ainsi, pour changer le travail, il faut :<\/P><\/p>\n<p><P>En changer le Sens et la logique<\/P><\/p>\n<p><P>En changer les modalit&eacute;s habituelles.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  Si les diff&eacute;rents aspects de cette conversion, pris isol&eacute;ment,  peuvent trouver un &eacute;cho familier, l&rsquo;ensemble r&eacute;clame  un v&eacute;ritable bouleversement conceptuel, organisationnel,  juridique, social, etc&#8230; Il r&eacute;clame aussi cette remise  en question syst&eacute;matique sans laquelle les r&eacute;flexes  d&rsquo;&eacute;vidence feront toujours obstacle.<BR><BR>  On peut toujours s&rsquo;illusionner sur la possibilit&eacute; prochaine  d&rsquo;un changement si radical. Il n&rsquo;y a aucune illusion &agrave;  avoir sur les cons&eacute;quences du maintien d&rsquo;un Sens justifi&eacute;  par toutes les bonnes excuses de la n&eacute;cessit&eacute;,  de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t bien compris (sp&eacute;culation),  de la rationalit&eacute; incontournable des syst&egrave;mes existants  (conformisme). <BR><BR>  La lecture de la plupart des documents ayant trait au travail,  &agrave; l&rsquo;entreprise, au management laisse transpara&icirc;tre  toujours ce m&ecirc;me type d&rsquo;arguments.<BR><BR>  Si on consent &agrave; s&rsquo;engager dans un nouveau Sens alors il  faut &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; rencontrer de nouveaux probl&egrave;mes,  de nouvelles fa&ccedil;ons de penser, de nouvelles fa&ccedil;ons  d&rsquo;agir qui &eacute;branleront des certitudes s&eacute;culaires.<BR><BR>  La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines offre pour cela  un bagage conceptuel et m&eacute;thodologique ad&eacute;quat  :<\/P><\/p>\n<p><P>Discernement syst&eacute;matique du Sens.<\/P><\/p>\n<p><P>D&eacute;termination des modalit&eacute;s  pratiques du travail-oeuvre et des conditions de sa syst&eacute;matisation  (&eacute;conomique, politique, sociale, manag&eacute;riale, &eacute;ducative,  etc&#8230;).<\/P><\/p>\n<p><P>Eclairages et propositions relatives aux  &quot;structures de concourance&quot;, lien organisationnel sp&eacute;cifique  du travail-oeuvre, dans les entreprises, entre les entreprises  et entre toutes les institutions de la cit&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  Par exemple, il n&rsquo;y a pas de responsabilit&eacute; citoyenne  sans travail-oeuvre. C&rsquo;est le Sens nouveau de la d&eacute;mocratie  &agrave; d&eacute;velopper. <BR><BR>  Libert&eacute;, &eacute;galit&eacute;, fraternit&eacute; ne r&eacute;v&egrave;lent-ils  pas eux-m&ecirc;mes des trois piliers des logiques d&rsquo;accomplissement  du travail-oeuvre ?<\/P><\/p>\n<p><P>La libert&eacute; d&rsquo;aspiration s&rsquo;oppose  &agrave; la logique de n&eacute;cessit&eacute;, de fatalit&eacute;,  liberticide.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;&eacute;galit&eacute; d&rsquo;initiative selon  l&rsquo;autonomie s&rsquo;oppose au conformisme &eacute;galitariste et irrespectueux  des personnalit&eacute;s.<\/P><\/p>\n<p><P>La fraternit&eacute; de contribution s&rsquo;oppose  &agrave; la logique sp&eacute;culative des &quot;captations&quot;  individuelles et collectives.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  Encore une fois, seule la conjonction des trois est int&eacute;gratrice  de l&rsquo;homme et des communaut&eacute;s humaines.<\/P><\/p>\n<p><P>La libert&eacute;, c&rsquo;est le primat du vouloir  humain sur les interpr&eacute;tations fatalistes.<\/P><\/p>\n<p><P>L&rsquo;&eacute;galit&eacute;, c&rsquo;est le respect  &eacute;gal des personnes au travers de la vari&eacute;t&eacute;  des modes d&rsquo;existence et des degr&eacute;s d&rsquo;autonomie &agrave;  l&rsquo;inverse d&rsquo;une d&eacute;termination normative par la place occup&eacute;e  dans un quelconque syst&egrave;me.<\/P><\/p>\n<p><P>La fraternit&eacute;, c&rsquo;est le primat du  bien, commun aux personnes et aux communaut&eacute;s, comme l&eacute;gitimation  des fins et des moyens appropri&eacute;s, &agrave; l&rsquo;encontre  de la justification par une quelconque &quot;solidarit&eacute;  des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers&quot;.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  S&rsquo;il y a de graves malentendus sur les deux premiers termes,  le troisi&egrave;me fait trop souvent en effet l&rsquo;objet d&rsquo;une  &quot;solidarit&eacute;&quot; qui cherche &agrave; sauver le  culte sp&eacute;culatif des &eacute;go&iuml;smes et autres corporatismes  en mettant en avant les deux autres. C&rsquo;est un exemple de tripalium  moderne, l&rsquo;un des tourments de notre &eacute;poque.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>CHANGER LE TRAVAIL. UN POINT DE  VUE EXISTENTIEL<\/STRONG> <BR><BR>  L&rsquo;existence de chacun s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;histoire de communaut&eacute;s  auxquelles il participe. Elle n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre fin que d&rsquo;y accomplir  son &ecirc;tre propre en concourant &agrave; l&rsquo;accomplissement  des autres. Cela se fait simultan&eacute;ment par le travail  d&rsquo;accomplissement des oeuvres qui concourent &agrave; l&rsquo;accomplissement  de la vocation de la communaut&eacute;.<\/P><\/p>\n<p><P>Ainsi la responsabilit&eacute; vis-&agrave;-vis  de la (ou des) communaut&eacute;(s) s&rsquo;exercent-elle par ce travail  personnel de concourance. Celui-ci soutient et accompagne le  travail des autres et accomplit (int&eacute;rieurement) la personne  de chacun, selon sa propre vocation au service de la communaut&eacute;.<BR><BR>  Si le travail-oeuvre est ainsi l&rsquo;expression du Sens de l&rsquo;existence  (le &quot;bon&quot; Sens) alors rien dans l&rsquo;existence n&rsquo;est autre  que ce travail. Elle est elle-m&ecirc;me travail. Distractions,  repos, valent pour se retrouver dispos, disponibles et dispos&eacute;s,  &agrave; vivre humainement, c&rsquo;est-&agrave;-dire travailler &agrave;  son accomplissement.<BR><BR>  Il n&rsquo;y a pas un temps pour travailler et un temps, s&eacute;par&eacute;,  pour vivre en libert&eacute;, prendre du plaisir, jouir de l&rsquo;existence,  se distraire, se reposer, etc. Cela n&rsquo;est con&ccedil;u ainsi  que lorsque le travail semble &quot;contre-nature&quot; comme  le travail-peine, ossature du monde du travail actuel et des  structures de soci&eacute;t&eacute; pr&eacute;dominantes encore  aujourd&rsquo;hui.<BR><BR>  Il ne faut pas comprendre cependant le travail-oeuvre, comme  un pensum d&eacute;nu&eacute; de joie, comme un stakanovisme  de l&rsquo;accomplissement. Joie, plaisir, &eacute;preuves, souffrances  balisent aussi la voie du travail-oeuvre. M&eacute;ditation,  repos, pri&egrave;re, communions de vies, &eacute;ducation, productions,  am&eacute;nagements du cadre de vie, connaissances, exp&eacute;riences,  rencontres, etc. tout est &quot;travail d&rsquo;accomplissement&quot;  en tant qu&rsquo;il y a cheminement vers le bien (personnel, partag&eacute;,  collectif) et en tant aussi que doivent y &ecirc;tre investis  vocations personnelles et collectives, volont&eacute;s, aspirations,  enjeux, rapports aux contraintes, &eacute;preuves de libert&eacute;,  confrontation &agrave; la tentation d&rsquo;autres Sens, etc.<BR><BR>  Au fond si l&rsquo;existence est &quot;entreprise&quot; d&rsquo;accomplissement  alors le travail-oeuvre y prend tout son Sens et, en retour,  c&rsquo;est toute la communaut&eacute; qui s&rsquo;engage dans une &quot;civilisation  de l&rsquo;entreprise&quot;&#8230; d&rsquo;accomplissement humain, personnel  et collectif. Elle en d&eacute;duit alors ses buts, ses enjeux,  ses m&eacute;thodes, ses structures, y fonde l&rsquo;analyse de ses  probl&egrave;mes, ses ambitions et les solutions &agrave; ses  difficult&eacute;s.<BR><BR>  Le Sens du travail-oeuvre doit donc &ecirc;tre discern&eacute;  avant m&ecirc;me que de pouvoir analyser et interpr&eacute;ter  les difficult&eacute;s li&eacute;es au travail. C&rsquo;est aussi la  condition pour que les solutions soient v&eacute;ritablement  pour les hommes.<BR><BR>  Les crit&egrave;res de discernement des Sens et d&rsquo;engagement  pl&eacute;nier de l&rsquo;exp&eacute;rience et des r&eacute;alit&eacute;s  humaines sont les &quot;piliers&quot; du traitement de tous les  aspects li&eacute;s aux questions du travail. L&rsquo;&eacute;tymologie,  con&ccedil;ue comme interrogation des racines de la parole humaine,  nous fait signe si on y consent.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>CONCLUSIONS<\/STRONG> <BR><BR>  Dans une civilisation jud&eacute;o chr&eacute;tienne, le travail  renvoie &agrave; une r&eacute;f&eacute;rence biblique incontournable.  Pourtant seule la condamnation au travail-peine semble avoir  &eacute;t&eacute; retenue comme sanction ou prix &agrave; payer.  Or le christianisme est fond&eacute; sur un tout autre message  qui est &quot;bonne nouvelle&quot;, encore largement ignor&eacute;  ou incompris par rapport &agrave; cette fatalit&eacute;. C&rsquo;est  celle qui renverse le &quot;tourment&quot; en lib&eacute;ration.  C&rsquo;est celle qui redonne au travail son Sens pleinement humain  d&rsquo;accomplissement, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;exercice de son humanit&eacute;  pour en r&eacute;v&eacute;ler la pl&eacute;nitude. C&rsquo;est dans  ce m&ecirc;me Sens que le travail-oeuvre r&eacute;v&egrave;le  et accomplit l&rsquo;homme.<\/P><\/p>\n<p><P>C&rsquo;est encore aujourd&rsquo;hui ce qu&rsquo;il faut  dire et entreprendre. Face &agrave; toutes les interrogations  de notre &eacute;poque, c&rsquo;est la source de solutions la plus  riche et la plus concr&egrave;te.<BR><BR>  <STRONG>Pour cela il faut d&eacute;velopper partout et pour tous  le Sens et les structures du travail-oeuvre et cesser d&rsquo;alimenter  toutes les logiques et toutes les structures du travail-peine<\/STRONG>  . <BR><BR>  COMMENT FAIRE ?<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>Developper le discernement<\/STRONG> <BR>  Apprendre &agrave; discerner le Sens des projets, des dispositions  publiques, des conceptions et des pratiques et remettre en question  syst&eacute;matiquement tout ce qui alimente le travail-peine.<\/P><\/p>\n<p><P>Il n&rsquo;est pas bon que toute la l&eacute;gislation  du travail, sous le pr&eacute;texte par exemple de prot&eacute;ger  les salari&eacute;s des abus, sous entende que le travail est  forc&eacute;ment une ali&eacute;nation.<\/P><\/p>\n<p><P>Il n&rsquo;est pas bon qu&rsquo;aux exclus on propose  trop souvent l&rsquo;horizon d&rsquo;un travail-peine comme condition n&eacute;cessaire  pour s&rsquo;en sortir.<\/P><\/p>\n<p><P>Il est grave de proposer aux jeunes la  seule perspective d&rsquo;un travail-peine.<\/P><\/p>\n<p><P>Il n&rsquo;est pas acceptable de continuer de  tenir des raisonnements micro-&eacute;conomiques dans les entreprises  et les organisations ou m&ecirc;me macro-&eacute;conomiques fond&eacute;s  sur la fatalit&eacute; et la g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;  du travail-peine.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>Prendre position partout pour le  travail-oeuvre<\/STRONG> .<BR>  Mettre tout le poids de l&rsquo;autorit&eacute; personnelle, professionnelle,  institutionnelle et celle de l&rsquo;Etat pour affirmer et proposer  les voies et les modalit&eacute;s du travail-oeuvre et pour cela  en d&eacute;finir &agrave; chaque fois les crit&egrave;res et  les rep&egrave;res.<BR><BR>  Cela suppose de chercher partout des solutions fond&eacute;es  sur le d&eacute;veloppement du Sens et des structures du travail-oeuvre.  Cela suppose de chercher partout &agrave; engager les changements  pour convertir le travail-peine en travail-oeuvre en veillant  &agrave; ce que les moyens envisag&eacute;s soit coh&eacute;rent  avec leur fin, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans le respect des personnes.<\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>D&eacute;velopper syst&eacute;matiquement  les innovations:<\/STRONG> <BR>  Concevoir des solutions innovatrices dans le Sens et selon les  structures du travail-oeuvre,<BR><BR>  Les moyens et comp&eacute;tences de toutes natures n&eacute;cessaires  &agrave; ce d&eacute;veloppement : juridiques, institutionnelles,  professionnelles, th&eacute;oriques, m&eacute;thodologiques,  p&eacute;dagogiques, etc.<\/P><\/p>\n<p><P><BR>  Mettre en chantier partout et pour tous la r&eacute;solution  des probl&egrave;mes individuels et collectifs li&eacute;s au  travail, la transformation des structures qui favorisent le travail-peine  et le d&eacute;veloppement des projets significatifs construits  sur le principe du travail-oeuvre.<BR>  <\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le travail a \u00e9t\u00e9 fortement assimil\u00e9 \u00e0 la peine. Si d&rsquo;une part cela correspond \u00e0 des structures de soci\u00e9t\u00e9 et aussi \u00e0 la duret\u00e9 de la confrontation de l&rsquo;homme \u00e0 ses r\u00e9alit\u00e9s c&rsquo;est devenu abusivement son Sens dominant jusque dans les textes au point d&rsquo;en organiser l&rsquo;\u00e9vitement comme valeur de soci\u00e9t\u00e9. C&rsquo;est tout le contraire. Le travail n&rsquo;est jamais rien d&rsquo;autre que l&rsquo;oeuvre d&rsquo;\u00e9dification de l&rsquo;humanit\u00e9 tant int\u00e9rieure que dans la communaut\u00e9. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre voie juste dans l&rsquo;existence que de s&rsquo;\u00e9vertuer \u00e0 l&rsquo;accomplissement humain en toute chose. 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