{"id":174,"date":"1988-03-01T10:29:00","date_gmt":"1988-03-01T10:29:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/1988\/03\/01\/les-structures-de-la-realite-et-le-reel\/"},"modified":"2020-12-07T10:19:43","modified_gmt":"2020-12-07T09:19:43","slug":"les-structures-de-la-realite-et-le-reel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/1988\/03\/01\/les-structures-de-la-realite-et-le-reel\/","title":{"rendered":"Les structures de la r\u00e9alit\u00e9 et le r\u00e9el"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La r\u00e9alit\u00e9 est un r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;homme comme l&rsquo;objectivit\u00e9 est le fruit d&rsquo;un acte d&rsquo;objectivation qui r\u00e9clame un sujet, une intention. L&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique montre que si la r\u00e9alit\u00e9 est un r\u00e9alis\u00e9 elle est r\u00e9alisation de et par l&rsquo;exp\u00e9rience humaine. Celle-ci est toujours celle d&rsquo;un conSensus, exp\u00e9rience du Sens partag\u00e9 avec les autres.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est l&rsquo;univers dans lequel nous \u00e9voluons et dont nous faisons partie. Nos r\u00e9alit\u00e9s sont pour nous chacun de ces univers particuliers o\u00f9 nous vivons et m\u00eame chaque chose qui en fait partie et qui constitue aussi tout un univers avec lequel nous sommes en rapport. En effet, m\u00eame la plus petite des choses peut-\u00eatre \u00e9tudi\u00e9e, d\u00e9compos\u00e9e, comme les sciences nous le montrent, pour se r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 chaque fois comme une r\u00e9alit\u00e9 complexe.<\/p>\n<p>Par ailleurs, nos r\u00e9alit\u00e9s sont constitu\u00e9es d&rsquo;aspects forts diff\u00e9rents. Nous ne pouvons en exclure ni les aspects mat\u00e9riels, ni les images ou repr\u00e9sentations qui nous habitent, ni les sentiments, \u00e9motions ou sensations que nous \u00e9prouvons. Notre existence est faite de toutes ces r\u00e9alit\u00e9s particuli\u00e8res, m\u00eal\u00e9es dans des situations complexes o\u00f9 interviennent nos rapports aux autres et \u00e0 nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>La connaissance de nos r\u00e9alit\u00e9s fait l&rsquo;objet de multiples sciences qui en sont souvent venues \u00e0 s&rsquo;exclure ou alors \u00e0 tenter de se rejoindre par l&#8217;emploi d&rsquo;un formalisme math\u00e9matique commun. Cependant, entre les sciences de la mati\u00e8re et celles de l&rsquo;homme, entre les sciences naturelles et les sciences exactes, entre les sciences dures et les sciences molles, il n&rsquo;y a gu\u00e8re d&rsquo;unit\u00e9. Notre r\u00e9alit\u00e9 se trouve ainsi \u00e9clat\u00e9e dans une mosa\u00efque d&rsquo;aspects dont le sens se perd.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines vient l\u00e0 \u00e0 propos pour \u00e9tablir une structure permettant de r\u00e9unir entre eux tous les aspects de la r\u00e9alit\u00e9. Il s&rsquo;agit de la structure coh\u00e9rencielle.<\/p>\n<p>Nous allons envisager ici la question \u00e0 quatre niveaux diff\u00e9rents :<\/p>\n<p>&#8211; celui des rapports des r\u00e9alit\u00e9s entre elles,<br \/>\n&#8211; celui de la structure coh\u00e9rencielle de toute r\u00e9alit\u00e9,<br \/>\n&#8211; celui de la connaissance humaine des r\u00e9alit\u00e9s,<br \/>\n&#8211; celui enfin du R\u00e9el de toutes ces r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>I &#8211; LES RAPPORTS DES REALITES ENTRE ELLES<\/strong><\/p>\n<p>Si je consid\u00e8re la pi\u00e8ce o\u00f9 je suis install\u00e9, c&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 et pour la conna\u00eetre je peux, par exemple, envisager son contenu et son environnement. Par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de cette pi\u00e8ce ce sont des \u00e9l\u00e9ments secondaires. D&rsquo;ailleurs, si je pousse l&rsquo;analyse de cet univers qu&rsquo;est cette pi\u00e8ce, tant par ce qui s&rsquo;y rapporte dans l&rsquo;int\u00e9rieur, l&rsquo;ext\u00e9rieur ou m\u00eame dans le temps, je peux aller jusqu&rsquo;aux confins de l&rsquo;UNIVERS. En effet, poussant cette \u00e9tude je peux en venir \u00e0 examiner le bureau sur lequel je travaille, le papier sur le bureau, sa composition chimique, les mol\u00e9cules, les atomes, les particules qui le composent. De m\u00eame, je peux situer cette pi\u00e8ce dans le contexte de la maison dont elle fait partie, elle-m\u00eame, inscrite dans un quartier, une ville, une r\u00e9gion, un pays, une plan\u00e8te jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;univers. Dans la m\u00eame perspective, je peux consid\u00e9rer la r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9sente de cette pi\u00e8ce comme provenant d&rsquo;un pass\u00e9 et m\u00eame d&rsquo;un tissu d&rsquo;histoires qui l&rsquo;ont constitu\u00e9e dans son \u00e9tat actuel. Je peux en remonter les fils jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;univers.<\/p>\n<p>Ainsi pour conna\u00eetre parfaitement cette r\u00e9alit\u00e9, je serais amen\u00e9 par cercles successifs \u00e0 d\u00e9gager des r\u00e9alit\u00e9s secondaires, p\u00e9riph\u00e9riques et ce jusqu&rsquo;aux confins de l&rsquo;univers.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des traductions du principe d&rsquo;interd\u00e9pendance universelle de toutes r\u00e9alit\u00e9s, de plus en plus reconnu.<\/p>\n<p>Cependant, dans l&rsquo;exemple pr\u00e9c\u00e9dent, cette interd\u00e9pendance est hi\u00e9rarchis\u00e9; au centre cette pi\u00e8ce, et \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des r\u00e9alit\u00e9s secondaires de plus en plus p\u00e9riph\u00e9riques.<\/p>\n<p>Cette pi\u00e8ce comme r\u00e9alit\u00e9 est donc ainsi mise au centre de l&rsquo;univers et on pourrait montrer que, de proche en proche, rien n&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 cet univers au moins par un certain cot\u00e9, qui le relie indirectement \u00e0 cette pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>Chaque r\u00e9alit\u00e9 ainsi est le centre de l&rsquo;univers, d&rsquo;un univers. Par exemple, si je consid\u00e8re maintenant une autre r\u00e9alit\u00e9 celle de mon bureau, alors cette pi\u00e8ce en devient un \u00e9l\u00e9ment secondaire p\u00e9riph\u00e9rique et \u00e0 partir de ce nouveau centre tout l&rsquo;univers peut \u00e0 nouveau \u00eatre hi\u00e9rarchis\u00e9.<\/p>\n<p>Mais alors lesquelles de ces deux r\u00e9alit\u00e9s, cette pi\u00e8ce et ce bureau est-elle la plus centrale, la plus secondaire ? C&rsquo;est une question \u00e0 laquelle il n&rsquo;y a pas de r\u00e9ponse dans l&rsquo;absolu. Il n&rsquo;y a de r\u00e9ponse que relative au choix, \u00e0 la position que je prends, au point de vue que j&rsquo;adopte en posant l&rsquo;un ou l&rsquo;autre comme centre.<\/p>\n<p>Une r\u00e9alit\u00e9 se pose donc comme centrale chaque fois que je la consid\u00e8re, que j&rsquo;y pr\u00eate attention, l&rsquo;inaugurant ainsi comme centre d&rsquo;un monde qui s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 tout l&rsquo;univers.<\/p>\n<p>Deux r\u00e9alit\u00e9s diff\u00e9rentes sont donc, soit deux univers diff\u00e9rents qui se croisent, soit elles sont hi\u00e9rarchis\u00e9es l&rsquo;une par rapport \u00e0 l&rsquo;autre selon mon point de vue ou celui que partage un groupe humain.<\/p>\n<p>Il faudra donc toujours, lorsqu&rsquo;on parle de la r\u00e9alit\u00e9 ou d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, lui donner un centre, en d\u00e9signer le coeur. C&rsquo;est ce que nous faisons en la nommant.<\/p>\n<p>Nommer cette r\u00e9alit\u00e9 \u00ab\u00a0pi\u00e8ce\u00a0\u00bb, c&rsquo;est pas la d\u00e9finir par opposition \u00e0 autre chose, mais pointer le centre d&rsquo;un univers que sa r\u00e9alit\u00e9 constitue. C&rsquo;est aussi la diff\u00e9rencier de la r\u00e9alit\u00e9 \u00ab\u00a0bureau\u00a0\u00bb, soit comme autre centre d&rsquo;univers, soit comme p\u00e9riph\u00e9rie de la r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que le bureau n&rsquo;est pas la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 si je le consid\u00e8re en lui-m\u00eame avec toute sa p\u00e9riph\u00e9rie (dont la pi\u00e8ce) ou si je le consid\u00e8re comme \u00e9l\u00e9ment p\u00e9riph\u00e9rique de la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a donc de r\u00e9alit\u00e9 que relative \u00e0 la consid\u00e9ration initiale que j&rsquo;en fait et de l&rsquo;objet central que je pose.<\/p>\n<p>Nous pourrions ainsi parler de \u00ab\u00a0point de vue\u00a0\u00bb et de chaque point de vue personnel ou collectif, c&rsquo;est toute la r\u00e9alit\u00e9 qui se d\u00e9ploie alentour mais une r\u00e9alit\u00e9 diff\u00e9rente selon les points de vue.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences montrera que si chaque point de vue peut \u00eatre d\u00e9sign\u00e9 et donc centr\u00e9 sur un objet nommable, instaurant une r\u00e9alit\u00e9 particuli\u00e8re, il peut \u00eatre aussi caract\u00e9ris\u00e9 comme le lieu singulier d&rsquo;o\u00f9 s&rsquo;\u00e9tablit la consid\u00e9ration de cet objet. Ce lieu, c&rsquo;est une coh\u00e9rence en l&rsquo;homme, celle de toute la r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e. C&rsquo;est ce que nous d\u00e9velopperons dans la quatri\u00e8me partie.<\/p>\n<p><strong>II -LA STRUCTURE COHERENCIELLE DE TOUTE REALITE<\/strong><\/p>\n<p>Si, on l&rsquo;a vu, toute r\u00e9alit\u00e9 peut-\u00eatre analys\u00e9e dans une hi\u00e9rarchisation d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments p\u00e9riph\u00e9riques, elle peut \u00eatre aussi d\u00e9compos\u00e9e en diff\u00e9rents aspects dont la nature g\u00e9n\u00e9rale se retrouve dans toute r\u00e9alit\u00e9 selon les modes particuliers \u00e0 chacun.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences montre avec la th\u00e9orie de l&rsquo;existence comment toute r\u00e9alit\u00e9 s&rsquo;instaure selon une structure ternaire : le coh\u00e9renciel.<\/p>\n<p>Sans revenir ici sur l&rsquo;origine de cette structure coh\u00e9rencielle, on en d\u00e9crira les dimensions et les composantes.<\/p>\n<p>Trois dimensions se retrouvent donc dans toute r\u00e9alit\u00e9 :<br \/>\n<strong>Une dimension subjective<br \/>\nUne dimension objective<br \/>\nUne dimension rationnelle<\/strong><\/p>\n<p><strong>La dimension subjective<\/strong> est celle par laquelle la r\u00e9alit\u00e9 en question est consid\u00e9r\u00e9e comme existante, sa raison d&rsquo;\u00eatre, ce qui en fait l&rsquo;originalit\u00e9 et l&rsquo;identit\u00e9 propre.<\/p>\n<p>Nous pourrions en effet consid\u00e9rer deux pi\u00e8ces, deux bureaux, mais ce qui fait que l&rsquo;un n&rsquo;est pas l&rsquo;autre c&rsquo;est que chacun ou chacune a une existence propre.<\/p>\n<p>Cette existence propre est bien sur li\u00e9e \u00e0 cette consid\u00e9ration dont nous sommes les auteurs. C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;homme nomme les choses et en les nommant les r\u00e9alise, leur conf\u00e8re la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>La dimension subjective<\/strong> de toute r\u00e9alit\u00e9 est donc \u00e0 la fois son intimit\u00e9 propre de r\u00e9alit\u00e9 particuli\u00e8re, et cette instauration par l&rsquo;homme dans sa consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Par exemple, la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une entreprise comporte une dimension subjective qui est sa raison d&rsquo;\u00eatre, vocation qui lui est propre en m\u00eame temps que motivation des entrepreneurs. La r\u00e9alit\u00e9 de la mati\u00e8re est, dans sa dimension subjective, la force qui nous r\u00e9siste et la tension par laquelle nous l&rsquo;\u00e9prouvons (directement ou par quelqu&rsquo;instrument interpos\u00e9).<\/p>\n<p><strong>La dimension subjective<\/strong> de toute r\u00e9alit\u00e9 est ce qui la caract\u00e9rise en propre et qui se fonde dans notre propre subjectivit\u00e9. Elle est toujours qualitative.<\/p>\n<p><strong>La dimension objective<\/strong> est celle que vise la science analytique classique. C&rsquo;est sa distinction d&rsquo;avec toute autre r\u00e9alit\u00e9 et la distinction de ses \u00e9l\u00e9ments p\u00e9riph\u00e9riques.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 objective est cette dimension de la r\u00e9alit\u00e9 par laquelle nous en consid\u00e9rons la composition. Nous pouvons alors inventorier et d\u00e9nombrer ces composantes pour conna\u00eetre objectivement la r\u00e9alit\u00e9 en question. Tout peut \u00eatre pris en compte dans l&rsquo;analyse objective et se d\u00e9compter.<\/p>\n<p>La quantit\u00e9 donne la mesure particuli\u00e8re de chaque \u00e9l\u00e9ment, des \u00e9l\u00e9ments entre eux et de leurs rapports qui constituent la composition m\u00eame de la r\u00e9alit\u00e9, sa dimension objective.<\/p>\n<p>Cependant, si nous d\u00e9terminons toute la composition objective d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, cela ne suffit pas \u00e0 dire c&rsquo;est celle-l\u00e0 en particulier&#8230; Il faut y retrouver en outre la dimension subjective.<\/p>\n<p>Inversement, sans cette dimension objective, la r\u00e9alit\u00e9 reste intuitive et non pas concr\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>La dimension rationnelle<\/strong> . Toute r\u00e9alit\u00e9 est la pr\u00e9sence de quelque chose parmi d&rsquo;autres r\u00e9alit\u00e9s. Elle appartient toujours \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 plus large \u00e0 laquelle elle participe, de m\u00eame elle est toujours compos\u00e9e de r\u00e9alit\u00e9s qui la construisent.<\/p>\n<p>Il est donc toujours possible de d\u00e9finir une r\u00e9alit\u00e9 par sa participation \u00e0 un univers plus large qui serve alors de syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Sa position parmi d&rsquo;autre r\u00e9alit\u00e9 lui conf\u00e8re un espace, une \u00e9tendue dans le champ des autres r\u00e9alit\u00e9s du m\u00eame univers de r\u00e9f\u00e9rence. Sa pr\u00e9sence participe aussi d&rsquo;une dur\u00e9e, \u00e9tendue de temps dans le champ historique des autres r\u00e9alit\u00e9s du m\u00eame univers.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence spatio-temporelle est l&rsquo;\u00e9tendue de la r\u00e9alit\u00e9, rapport\u00e9e aux autres r\u00e9alit\u00e9s de l&rsquo;univers de r\u00e9f\u00e9rence. C&rsquo;est donc sa dimension rationnelle dans la mesure o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 en question s&rsquo;explique par sa contribution, son rapport \u00e0 d&rsquo;autres r\u00e9alit\u00e9s constituant ensemble une histoire dans un espace-temps.<\/p>\n<p>Cette dimension de la r\u00e9alit\u00e9, on pourrait aussi l&rsquo;appeler son \u00ab\u00a0volume existentiel\u00a0\u00bb qui prend sur un espace-temps plus large. C&rsquo;est aussi son d\u00e9veloppement, son \u00e9volution, son extension, de m\u00eame que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;elle constitue dans l&rsquo;univers auquel elle participe.<\/p>\n<p><strong>La dimension rationnelle<\/strong> est le produit de la dimension subjective, d\u00e9terminant l&rsquo;entit\u00e9 propre dans sa permanence et sa continuit\u00e9, et de la dimension objective, distinguant et s\u00e9parant les composantes p\u00e9riph\u00e9riques de la r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;\u00e9tablissant dans ses discontinuit\u00e9s. La dimension rationnelle int\u00e8gre discontinuit\u00e9 et continuit\u00e9 dans le mouvement, l&rsquo;\u00e9volution transformatrice qui caract\u00e9rise la pr\u00e9sence de toute r\u00e9alit\u00e9 dans notre monde vivant et anim\u00e9.<\/p>\n<p>De cette analyse des trois dimensions de chaque r\u00e9alit\u00e9 constituant son coh\u00e9renciel, nous pouvons apercevoir les dangers de r\u00e9duction \u00e0 l&rsquo;une d&rsquo;entre elle.<\/p>\n<p>&#8211; Le subjectivisme qui peut tourner \u00e0 l&rsquo;animisme lorsque toute r\u00e9alit\u00e9 en vient \u00e0 \u00eatre dou\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me et d&rsquo;une existence propre absolue,<\/p>\n<p>&#8211; L&rsquo;objectivisme lorsqu&rsquo;elle est ramen\u00e9e \u00e0 la combinaison d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments distincts en rapport les uns avec les autres,<\/p>\n<p>&#8211; Le rationalisme lorsque la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;est vue que par participation \u00e0 un univers plus large qui en d\u00e9terminerait la place et la fonction.<\/p>\n<p>La structure coh\u00e9rencielle permet d&rsquo;int\u00e9grer les trois dimensions et de les articuler sans privil\u00e9gier ou \u00e9vacuer l&rsquo;une ou l&rsquo;autre. Elle permet de montrer comment la rationalit\u00e9 int\u00e8gre sans les annuler la subjectivit\u00e9 et l&rsquo;objectivit\u00e9 de toute r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Ces trois dimensions n&rsquo;\u00e9puisent pas la constitution des r\u00e9alit\u00e9s de notre monde. Deux par deux, elles forment trois plans ou aspects qui appartiennent \u00e0 toute r\u00e9alit\u00e9. La conjugaison des dimensions subjective et objective d\u00e9termine l&rsquo;ensemble des inter-relations entre les \u00e9l\u00e9ments discontinus qui constituent l&rsquo;unit\u00e9 continue de chaque r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Ces relations forment un faisceau de liaisons diff\u00e9renci\u00e9es impliqu\u00e9es par la distinction des \u00e9l\u00e9ments et l&rsquo;unit\u00e9 de leur appartenance. La diff\u00e9rence est une relation de discontinuit\u00e9 dans une continuit\u00e9, de distinction dans une unit\u00e9, de s\u00e9paration dans une union. C&rsquo;est l&rsquo;ensemble de ces relations qui potentialisent la dimension rationnelle \u00e9tendue qui les actualise. C&rsquo;est pourquoi ces relations sont assimilables \u00e0 des diff\u00e9rences de potentiel entre des \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p>La conjonction de la dimension subjective et de la dimension rationnelle est la pr\u00e9sentation de la r\u00e9alit\u00e9 comme entit\u00e9 propre dans sa participation \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 plus large. C&rsquo;est donc sa marque et son identit\u00e9 ou encore la forme de sa pr\u00e9sence propre, son image ou son visage, trace de son existence particuli\u00e8re vis-\u00e0-vis de ce qui n&rsquo;est pas elle, <strong>interface<\/strong> de la r\u00e9alit\u00e9 particuli\u00e8re avec la r\u00e9alit\u00e9 universelle o\u00f9 elle se place. C&rsquo;est en quelque sorte sa surface visible, trace de sa pr\u00e9sence dans un espace-temps.<\/p>\n<p>Enfin la combinaison des dimensions objective et rationnelle conf\u00e8re \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 sa consistance physique, corporelle ou factuelle. Elle est pos\u00e9e l\u00e0 parmi d&rsquo;autres r\u00e9alit\u00e9s qu&rsquo;elle constitue et qui la constituent et avec lesquelles elle est en <strong>interaction.<\/strong> La r\u00e9alit\u00e9 se pr\u00e9sente comme un fait, effet de causes, cause d&rsquo;effets. Elle est produite ou se produit dans un processus d&rsquo;interd\u00e9pendances.<\/p>\n<p>La corpor\u00e9it\u00e9 de nos r\u00e9alit\u00e9s est aussi l&rsquo;effet produit par la r\u00e9sistance subjective qu&rsquo;elles nous opposent.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-653\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/1988\/03\/png_reareeCO.png?resize=476%2C372\" alt=\"reareeCO.png\" width=\"476\" height=\"372\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-654\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/1988\/03\/png_rearee2.png?resize=413%2C305\" alt=\"rearee2.png\" width=\"413\" height=\"305\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p><strong>III &#8211; LA CONNAISSANCE HUMAINE DES REALITES<\/strong><\/p>\n<p>Chacune des trois dimensions et des trois plans de toute r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;existe que dans la connaissance que nous en avons qui est conscience ou \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb de celle-ci.<\/p>\n<p>La dimension subjective est intuitive. C&rsquo;est par l&rsquo;intuition que nous reconnaissons, en toute chose, du m\u00eame que nous. Cette reconnaissance intuitive n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la reconnaissance intentionnelle de notre consid\u00e9ration qui, comme on l&rsquo;a vu, instaure toute r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi ce qui nous indiff\u00e8re a peu d&rsquo;importance de \u00ab\u00a0force de pr\u00e9sence\u00a0\u00bb ou de raison d&rsquo;\u00eatre pour nous. Cependant cet acte subjectif qu&rsquo;est notre intentionalit\u00e9 et que reconna\u00eet notre intuition nous constitue comme sujet de la r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Elle est notre, propre \u00e0 nous-m\u00eame et d\u00e9termin\u00e9e en nous. Cependant subjectivit\u00e9 ne veut pas dire arbitraire et nos r\u00e9alit\u00e9s communes sont r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;une intersubjectivit\u00e9 dont les racines nous sont commun\u00e9ment inconscientes. Ainsi les autres participent \u00e0 la\u00a0\u00bbforce de pr\u00e9sence\u00a0\u00bb de nos r\u00e9alit\u00e9s que notre subjectivit\u00e9 propre peut reconna\u00eetre intuitivement en y participant.<\/p>\n<p>La dimension objective est analytique. C&rsquo;est en nous distinguant d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 que nous en faisons notre objet et qu&rsquo;elle se distingue de ce qui n&rsquo;est pas elle. Cette conscience objective est s\u00e9paratrice. Elle coupe et ainsi \u00e9tablit des sym\u00e9tries et des antinomies. C&rsquo;est en \u00e9tablissant des discontinuit\u00e9s que la r\u00e9alit\u00e9 est d\u00e9compos\u00e9e en \u00e9l\u00e9ments distincts. Le nombre d&rsquo;occurences de l&rsquo;acte de division donne la quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments,<\/p>\n<p>Un pour distinguer l&rsquo;objet,<br \/>\nDeux pour le d\u00e9composer en deux parties,<br \/>\nEtc&#8230;<\/p>\n<p>Nous sommes sujet de la r\u00e9alit\u00e9 dans sa dimension subjective et elle est \u00e0 son tour notre objet dans sa dimension objective. Intuition et perception se compl\u00e8tent pour nous r\u00e9unir et nous s\u00e9parer de nos r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>La raison nous permet de rapporter une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres et d&rsquo;expliquer son existence, par sa participation \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 plus vaste notamment. La raison nous permet d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la dimension rationnelle et nous donne la mesure de l&rsquo;\u00e9tendue relative de la r\u00e9alit\u00e9 dans son univers de m\u00eame que la compr\u00e9hension de son histoire et son \u00e9volution (extension spatio-temporelle).<\/p>\n<p>Il y a encore trois types de conscience qui nous permettent de r\u00e9aliser la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Par la conscience sensible nous \u00e9prouvons les affectations r\u00e9ciproques des \u00e9l\u00e9ments avec nous. L&rsquo;appr\u00e9ciation de ces relations diff\u00e9rentielles et diff\u00e9renci\u00e9es nous fait sentir l&rsquo;aspect sensible de la r\u00e9alit\u00e9 qui n&rsquo;est en cela rien d&rsquo;autre que l&rsquo;\u00e9prouv\u00e9 lui-m\u00eame, relation sujet-objet d&rsquo;affectation relative.<\/p>\n<p>La conscience mentale nous procure les images et repr\u00e9sentations de nos exp\u00e9riences. Ce sont les formes m\u00eames ou le visage de nos r\u00e9alit\u00e9s. On peut dire que la forme des r\u00e9alit\u00e9s est toujours imaginaire ce qui ne veut pas dire pour autant qu&rsquo;elle n&rsquo;existe pas. Par la pens\u00e9e nous nous repr\u00e9sentons les r\u00e9alit\u00e9s et le monde des r\u00e9alit\u00e9s ce qui constitue leur trace pour nous : imagination rationnelle propre et image structur\u00e9e particuli\u00e8re, simultan\u00e9ment.<\/p>\n<p>Enfin une conscience factuelle, r\u00e9actionnelle m\u00eame, nous permet le constat des faits et nous rend perceptible la corpor\u00e9it\u00e9 des r\u00e9alit\u00e9s. Cette corpor\u00e9it\u00e9 n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que cette conscience r\u00e9actionnelle d&rsquo;une r\u00e9sistance \u00e0 nous-m\u00eame dont l&rsquo;effet est le fait m\u00eame produit sur nous. La conscience factuelle nous implique sp\u00e9cifiquement dans notre corps et ses sens physiques.<\/p>\n<p>Ainsi il y a corr\u00e9lation entre la structure coh\u00e9rencielle de toute r\u00e9alit\u00e9, la structure de conscience par laquelle nous la r\u00e9alisons et la structure de la r\u00e9alit\u00e9 humaine qui r\u00e9alise et se r\u00e9alise.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est r\u00e9alisation de l&rsquo;homme. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elle lui est constructurelle comme le montre la structure coh\u00e9rencielle commune. C&rsquo;est cette communaut\u00e9 que la conscience r\u00e9v\u00e8le et qu&rsquo;elle est m\u00eame.<\/p>\n<p>Cependant s&rsquo;il y a corr\u00e9lation homme-r\u00e9alit\u00e9, y-a-t-il sym\u00e9trie entre les deux. Est-ce que l&rsquo;homme est produit de la r\u00e9alit\u00e9 ou la r\u00e9alit\u00e9 produit de l&rsquo;homme ?<\/p>\n<p>Le fait qu&rsquo;il y ait une r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;homme dans notre r\u00e9alit\u00e9 pourrait faire pencher pour la sym\u00e9trie. Cependant la structure coh\u00e9rencielle elle-m\u00eame fait penser par analogie (ou transhomologie) \u00e0 une dissym\u00e9trie \u00e0 cause de celle sujet\/objet.<\/p>\n<p><strong>IV -LE REEL DE TOUTE REALITE<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est donc ce que nous r\u00e9alisons personnellement par notre conscience et dont les dimensions et les plans sont ceux-l\u00e0 m\u00eames de notre propre r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;homme comme de toutes les r\u00e9alit\u00e9s o\u00f9 nous nous inscrivons.<\/p>\n<p>Cependant, cette structure coh\u00e9rencielle ternaire a une source, une origine. Elle est la structure des manifestations que l&rsquo;on appelle r\u00e9alit\u00e9s et de notre existence m\u00eame.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alit\u00e9s existentielles sont les manifestations pour nous ou plut\u00f4t notre \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb d&rsquo;un r\u00e9el qui se pr\u00e9sente ainsi, d&rsquo;un \u00ab\u00a0ordre impliqu\u00e9\u00a0\u00bb qui s&rsquo;explique ainsi (D. BOHM). Ce R\u00e9el est, simultan\u00e9ment, celui de nos r\u00e9alit\u00e9s, de notre existence et de notre conscience et ce R\u00e9el nous le sommes en tant qu&rsquo;\u00eatre humain. Notre humanit\u00e9 si elle se r\u00e9alise par notre existence ne s&rsquo;y r\u00e9duit pas. Elle est aussi l&rsquo;\u00eatre de cette existence, son Instance.<\/p>\n<p>Cette Instance propre, personnelle, que nous sommes chacun n&rsquo;a aucune consistance commune avec notre r\u00e9alit\u00e9 ou une quelconque r\u00e9alit\u00e9, sa \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb est le Sens ou plut\u00f4t les Sens rassembl\u00e9s en complexes appel\u00e9s coh\u00e9rences (cf. la th\u00e9orie de l&rsquo;Instance et des Coh\u00e9rences, \u00ab\u00a0Au Coeur du Sujet\u00a0\u00bb, Editions de Poliphile 1986).<\/p>\n<p>Les Sens et Coh\u00e9rences de nos Instances n&rsquo;ont aucune des caract\u00e9ristiques de la r\u00e9alit\u00e9. Ils ne sont ni subjectifs, ni objectifs, ni rationnels mais l&rsquo;origine du sujet, de l&rsquo;objet et de la raison par lesquels ils se manifestent simultan\u00e9ment et selon le coh\u00e9renciel.<\/p>\n<p>Ils ne sont ni affectifs ou sensibles, ni mentaux ou imaginaires, ni corporels ou physiques mais c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;ils se r\u00e9alisent dans la m\u00eame structure coh\u00e9rencielle.<\/p>\n<p>Notons, du m\u00eame coup, qu&rsquo;ils ne sont pas dans l&rsquo;espace et le temps qui appartiennent \u00e0 l&rsquo;ordre de la r\u00e9alit\u00e9, mais ils en sont \u00e0 l&rsquo;origine.<\/p>\n<p>Le temps historique, indissociable de l&rsquo;espace (EINSTEIN), est le produit d&rsquo;une tension subjective et d&rsquo;une distance objective, d&rsquo;une tension continue et d&rsquo;une interruption discontinue comme l&rsquo;horloge le figure par son m\u00e9canisme :<\/p>\n<p>tension x r\u00e9gulateur = mouvement circulaire.<\/p>\n<p>Le temps et l&rsquo;espace sont un mode de r\u00e9alisation rationnelle de la r\u00e9alit\u00e9 (causalit\u00e9 et explication historique ou topologique). Ils ne sont pas du R\u00e9el.<\/p>\n<p>Le r\u00e9el de chaque r\u00e9alit\u00e9 est tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment le lieu d&rsquo;\u00eatre particulier en notre Instance, point de vue de la consid\u00e9ration qui est \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb simultan\u00e9e de notre existence dans l&rsquo;existence de la r\u00e9alit\u00e9 en question. (c&rsquo;est ce que confirme l&rsquo;\u00e9tymologie du terme consid\u00e9ration).<\/p>\n<p>Ce lieu d&rsquo;\u00eatre est une coh\u00e9rence dont les sens sont \u00ab\u00a0activ\u00e9s\u00a0\u00bb et qui s&rsquo;actualisent en se \u00ab\u00a0r\u00e9alisant\u00a0\u00bb. Un sens plus activ\u00e9 que les autres se r\u00e9alisera dans l&rsquo;intention particuli\u00e8re qui nous fait sujet, et dans ce que nous appelons vulgairement le sens de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Cependant si nous sommes le R\u00e9el de toute r\u00e9alit\u00e9, nous ne le sommes pas tout seul.<\/p>\n<p>Il faut en effet qu&rsquo;il y ait \u00ab\u00a0communion des sens\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0consensus\u00a0\u00bb (compris dans son \u00e9tymologie).<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce qui fait que nos r\u00e9alit\u00e9s sont toujours partag\u00e9es (communes) bien que le partage puisse \u00eatre limit\u00e9 \u00e0 quelques uns ou \u00e0 une culture. C&rsquo;est ce qui fait aussi que la r\u00e9alit\u00e9 marque toujours la pr\u00e9sence de l&rsquo;autre, des autres et que nous n&rsquo;en sommes que les co-auteurs.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 nous r\u00e9siste parce que nous n&rsquo;en sommes jamais les possesseurs, ni les cr\u00e9ateurs individuellement. Mais elle n&rsquo;est r\u00e9alit\u00e9, pour nous, que si nous participons \u00e0 sa r\u00e9alisation, que si nous partageons les consensus r\u00e9alisateurs, le R\u00e9el humain.<\/p>\n<p>Le R\u00e9el est donc partage et participation, il est sens en l&rsquo;homme et pour l&rsquo;homme et de ce fait sa r\u00e9alisation -la r\u00e9alit\u00e9- a sens pour l&rsquo;homme et son devenir. En outre, si au-del\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9 et de sa connaissance, l&rsquo;homme acc\u00e8de \u00e0 une autre conscience, conscience des sens et coh\u00e9rences de cette r\u00e9alit\u00e9, il atteint ainsi au R\u00e9el, \u00e0 son R\u00e9el et \u00e0 sa propre transcendance.<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi par l\u00e0 que se jouent libert\u00e9 et responsabilit\u00e9 dont l&rsquo;acte se r\u00e9alise dans la conduite de nos r\u00e9alit\u00e9s et de notre existence.<\/p>\n<p>Tout le travail humain, vis-\u00e0-vis des r\u00e9alit\u00e9s, implique le r\u00e9el qui le sous-tend et le devenir de l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Lorsque nos r\u00e9alit\u00e9s sont aim\u00e9es pour leur r\u00e9el commun, elles sont v\u00e9ritablement acte d&rsquo;amour, d&rsquo;un amour dans les modalit\u00e9s existentielles (affectives, mentales, physiques) ne sont que l&rsquo;\u00e9cho et dont la v\u00e9rit\u00e9 se trouve en nos Instances dans ces consensus avec l&rsquo;autre, les autres. L&rsquo;amour est sens commun, \u00eatre ensemble et ce par quoi la r\u00e9alit\u00e9 advient.<\/p>\n<p>Il reste \u00e0 se demander qu&rsquo;est-ce qui fait qu&rsquo;il en aille ainsi.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;homme est auteur de la r\u00e9alit\u00e9 dont il est le r\u00e9el, la r\u00e9alisation est un mouvement d&rsquo;existence dont l&rsquo;\u00e9nergie est l&rsquo;activation m\u00eame du sens. Cette \u00e9nergie qu&rsquo;est l&rsquo;activation des sens en consensus, se traduit dans les diff\u00e9rents modes existentiels de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Il ne faut pas oublier que l&rsquo;\u00e9nergie c&rsquo;est \u00e9tymologiquement \u00ab\u00a0ce qui meut\u00a0\u00bb, le principe du mouvement. Ce mouvement c&rsquo;est celui des r\u00e9alit\u00e9s o\u00f9 il prend diff\u00e9rentes modalit\u00e9s ce qui am\u00e8ne quelquefois abusivement \u00e0 multiplier les \u00e9nergies suivant la diversit\u00e9 de ses manifestations.<\/p>\n<p>Si le sens en l&rsquo;Instance humaine \u00e9tait assimil\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Esprit (qui n&rsquo;est ni l&rsquo;intellect ou le mental mais les transcende) alors on pourrait dire que l&rsquo;\u00e9nergie est spirituelle, elle anime la r\u00e9alit\u00e9, elle est un autre nom de l&rsquo;\u00e2me (spirituelle).<\/p>\n<p>Mais cette \u00e9nergie et les principes structurants de la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 proviennent-ils ? Rien ne s&rsquo;oppose \u00e0 ce qu&rsquo;une cr\u00e9ation continue porte l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme comme ses r\u00e9alisations, le r\u00e9el comme les r\u00e9alit\u00e9s. Un Dieu cr\u00e9ateur rendant l&rsquo;homme co-auteur ? Alors la cr\u00e9ation de l&rsquo;homme \u00e0 l&rsquo;image de Dieu, participant \u00e0 la cr\u00e9ation prend un sens et la r\u00e9alit\u00e9 une structure dont la ternarit\u00e9 n&rsquo;est pas sans \u00e9voquer, mais en r\u00e9duction, une autre trinit\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc deux niveaux de transcendance qu&rsquo;il faut envisager, celle par laquelle s&rsquo;instaurent Instance, Sens et Coh\u00e9rences et donc le r\u00e9el des consensus et celle par laquelle se r\u00e9alisent les r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance et des Coh\u00e9rences permet ainsi un double recul, celui, m\u00e9taphysique, par lequel la r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre envisag\u00e9e dans sa gen\u00e8se et, ici, par la structure coh\u00e9rencielle, et celui, m\u00e9talogique, par lequel le r\u00e9el peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9 dans l&rsquo;activation et l&rsquo;actualisation des Sens en consensus.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9alit\u00e9 est un r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;homme comme l&rsquo;objectivit\u00e9 est le fruit d&rsquo;un acte d&rsquo;objectivation qui r\u00e9clame un sujet, une intention. L&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique montre que si la r\u00e9alit\u00e9 est un r\u00e9alis\u00e9 elle est r\u00e9alisation de et par l&rsquo;exp\u00e9rience humaine. 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