{"id":1600,"date":"2012-06-02T18:54:08","date_gmt":"2012-06-02T16:54:08","guid":{"rendered":"http:\/\/hm.coherences.com\/BLOG-HM\/?p=19"},"modified":"2020-12-03T14:37:05","modified_gmt":"2020-12-03T13:37:05","slug":"quest-ce-quun-humanisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2012\/06\/02\/quest-ce-quun-humanisme\/","title":{"rendered":"001 &#8211; Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un humanisme ?"},"content":{"rendered":"<p>Dans la p\u00e9riode actuelle, l&rsquo;humanisme est souvent d\u00e9clar\u00e9 comme l&rsquo;antidote des maux de notre \u00e9poque. Il constitue une figure du bien par opposition aux manques d&rsquo;humanit\u00e9. Sur un autre versant le recours \u00e0 un humanisme salvateur rappelle les Lumi\u00e8res, la Renaissance, et d&rsquo;autres sources spirituelles ou philosophiques traditionnelles? On enregistre aussi cette d\u00e9claration de vouloir recentrer sur l&rsquo;homme ce qui sans doute s&rsquo;en \u00e9tait \u00e9loign\u00e9 ou d\u2019en faire la priorit\u00e9.<\/p>\n<p>Seulement \u00e9vocations et invocations incantatoires semblent quelques fois le seul horizon. Comment se fait-il ? Qu\u2019est ce qui change ? Pour comprendre l\u2019humanisme m\u00e9thodologique et ses propositions radicales, il faut d\u00e9j\u00e0 m\u00e9diter sur ce qu\u2019est un humanisme. Nous ne ferons pas un inventaire des th\u00e8ses historiques mais poursuivront une interrogation m\u00e9thodique.<\/p>\n<p>D\u2019abord un humanisme doit viser le bien de l\u2019homme. C\u2019est une attitude de consid\u00e9ration et d\u2019engagement vis-\u00e0-vis du bien de l\u2019homme. La premi\u00e8re question c\u2019est qu\u2019est ce que le bien de l\u2019homme. Si les versions divergent alors la conception de l\u2019humanisme aussi.<\/p>\n<p>L\u2019humanisme se place donc sur le terrain des valeurs mais quelles valeurs, que sont les \u00abvaleurs humaines\u00bb ? Chacun verra l\u2019humanisme de sa fen\u00eatre et les pires conflits ont pu l\u2019\u00eatre entre des humanismes divergents.\u00a0 Il faut donc expliciter les valeurs, ce qu\u2019est le bien de l\u2019homme. Les philosophies les plus contradictoires, toutes argument\u00e9es, sont \u00e0 notre disposition. Mais pour comprendre il est n\u00e9cessaire de savoir de quel homme il s\u2019agit, de quelle conception de l\u2019homme. On ne peut d\u00e9finir le bien de l\u2019homme sans se r\u00e9f\u00e9rer implicitement \u00e0 une conception de l\u2019homme et donc aussi de son devenir.<\/p>\n<ul>\n<li>Si l\u2019homme est un simple organisme ou m\u00e9canisme, complexe certes, alors son bien est sans doute dans son bon fonctionnement et peut-\u00eatre sa continuit\u00e9.<\/li>\n<li>Si l\u2019homme est un animal alors son bien est celui des animaux, subsistance et pr\u00e9servation, tranquillit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 par tous les moyens appropri\u00e9s, ceux des loups ou des agneaux comme disent les fables.<\/li>\n<li>Si l\u2019homme est un \u00eatre spirituel alors son bien doit \u00eatre li\u00e9 \u00e0 sa conscience et \u00e0 sa libert\u00e9 d\u2019esprit.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il faut aussi distinguer le bien selon les finalit\u00e9s et ce qui est bon pour les atteindre, c\u2019est-\u00e0-dire des conditions bonnes mais qui ne suffisent pas.<\/p>\n<p>L\u2019humanisme se d\u00e9fini par une conception de la condition humaine et du devenir qui lui est inh\u00e9rent.<\/p>\n<p>On peut penser au bien \u00eatre, de l\u2019ordre du sentiment, du ressenti ou du v\u00e9cu. On peut penser au bien faire, de l\u2019ordre de l\u2019utilit\u00e9 ou de l\u2019efficacit\u00e9 dans l\u2019existence. On peut penser aux id\u00e9es, images, savoirs, mod\u00e8les qui servent \u00e0 bien vivre, anticiper et r\u00e9gler les engagements humains. On peut penser aussi au discernement et \u00e0 la ma\u00eetrise de son devenir en rapport avec les autres dans les relations et les r\u00f4les de responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>On devine que si on privil\u00e9gie une seule dimension sans les autres, la vis\u00e9e du bien risque d\u2019en p\u00e2tir. Si on en manque une il s\u2019agit soit d\u2019une d\u00e9faillance due \u00e0 une maturation pas encore suffisante ou alors \u00e0 une d\u00e9viance li\u00e9e \u00e0 quelque probl\u00e8me personnel ou collectif.<\/p>\n<p>On voit que l\u2019humanisme concerne toutes les choses de la vie humaine selon la conception de l\u2018homme et de son bien.<\/p>\n<p>Mais il ne faut pas en rester aux conceptions. L\u2019humanisme est aussi un engagement dans une mani\u00e8re de traiter les affaires humaines qui, par d\u00e9finition, sont li\u00e9es \u00e0 la nature de l\u2019homme et de la condition humaine et aussi \u00e0 la vis\u00e9e du bien et ses traductions dans l\u2019existence. Accepterait-on qu\u2019un humanisme nous disent le plus grand bien de l\u2019homme (que nous sommes ou devrions \u00eatre), en nous expliquant que nos objectifs et nos moyens et m\u00e9thodes ressortissent de lois et de m\u00e9canismes qui ne d\u00e9pendent absolument pas de nous (les lois de la nature des choses).<\/p>\n<p>C\u2019est pourtant la situation actuelle de l\u2019humanisme d\u2019autant plus impuissant qu\u2019il n\u00e9glige ces trois piliers : la connaissance de ce qu\u2019est l\u2019homme, le discernement du bien de l\u2019homme qui s\u2019en d\u00e9duit, la fa\u00e7on (humaine) de traiter les affaires humaines selon des m\u00e9thodes coh\u00e9rentes avec ce qui pr\u00e9c\u00e8de.<\/p>\n<p>Les humanismes, tel qu\u2019ils sont trop souvent propos\u00e9s sont comme des tr\u00e9pieds auquel il manque un pied ou deux ou dont les trois ne sont pas reli\u00e9s entre eux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la p\u00e9riode actuelle, l&rsquo;humanisme est souvent d\u00e9clar\u00e9 comme l&rsquo;antidote des maux de notre \u00e9poque. 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