{"id":152,"date":"2004-07-30T08:00:28","date_gmt":"2004-07-30T08:00:28","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/07\/30\/de-la-responsabilite\/"},"modified":"2020-11-13T19:03:57","modified_gmt":"2020-11-13T18:03:57","slug":"de-la-responsabilite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/07\/30\/de-la-responsabilite\/","title":{"rendered":"De la responsabilit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La responsabilit\u00e9 est une notion qui porte beaucoup de Sens comme toujours. Le terme ne peut plus suffir pour indiquer par lui m\u00eame un Sens. Il faut donc donner un Sens \u00e0 la responsabilit\u00e9 pour que cette r\u00e9f\u00e9rence serve l&rsquo;humain. Ce Sens que lui donne l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique est justement celui qui consiste \u00e0 r\u00e9pondre personellement du Sens dans lequel on s&rsquo;engage et on engage les autres&#8230;<\/p>\n<p> L&rsquo;objectivit&eacute; a fait des ravages. Si les choses sont ce  qu&rsquo;elles sont, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;&agrave; se rendre &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence  et c&rsquo;est l&agrave; le mot d&rsquo;ordre moderne. Se rendre &agrave;  l&rsquo;&eacute;vidence en tous domaines, c&rsquo;est s&rsquo;abandonner, abandonner  tout esprit critique, tout jugement original, abandonner m&ecirc;me  l&rsquo;id&eacute;e ou le projet de se faire juge, auteur de son jugement.  L&rsquo;&eacute;vidence c&rsquo;est ce qui ne pr&ecirc;te pas &agrave; interpr&eacute;tation,  &agrave; &eacute;valuation.<BR><BR>  Les media nous livrent l&rsquo;&eacute;vidence toute nue, suffisamment  m&acirc;ch&eacute;e, dig&eacute;r&eacute;e pour qu&rsquo;elle nous  prenne par sa v&eacute;rit&eacute; &eacute;tal&eacute;e, d&eacute;voil&eacute;e,  sans qu&rsquo;aucun effort reste &agrave; faire qui risquerait de mettre  en question le visible, le manifeste et pr&ecirc;ter ainsi &agrave;  jugement ou interpr&eacute;tation.<BR><BR>  Se voulant les miroirs de la r&eacute;alit&eacute;, sans d&eacute;fauts,  ils nous livrent v&eacute;rit&eacute; concr&egrave;te et pr&ecirc;t  &agrave; penser, de fa&ccedil;on, parait-il, &agrave; nous servir,  servir cette nouvelle libert&eacute; qui s&rsquo;appelle abandon. Devant  un tel effet de v&eacute;rit&eacute; nous n&rsquo;avons plus qu&rsquo;&agrave;  nous rendre, nous rendre &agrave; cette &eacute;vidence qui pense  pour nous, parle pour nous et que &quot;l&rsquo;opinion publique&quot;,  la science, l&rsquo;&eacute;conomie, la nature, la soci&eacute;t&eacute;,  nous procure en toute garantie d&rsquo;objectivit&eacute;.<BR><BR>  La crise ? Il faut s&rsquo;y r&eacute;soudre ! La guerre &eacute;conomique  ? une condition fatale! Le ch&ocirc;mage ? Une situation regrettable  mais normale ! Les bons sont l&agrave;, les m&eacute;chants ailleurs  voil&agrave; l&rsquo;ordre des choses. Normalit&eacute; et fatalit&eacute;  sont les deux piliers de l&rsquo;&eacute;vidence auquel nul ne doit  d&eacute;roger.<BR><BR>  C&rsquo;est justement l&agrave; que s&rsquo;inscrit le probl&egrave;me de  la responsabilit&eacute; de l&rsquo;homme. C&rsquo;est l&agrave; que se dessine  la nature humaine de l&rsquo;homme.<BR><BR>  Pour son existence l&rsquo;homme est soumis &agrave; des conditions  objectives mais ce qui le fait homme, c&rsquo;est qu&rsquo;il en est le sujet  et que cette position il peut, il est libre de l&rsquo;assumer. C&rsquo;est  en cela qu&rsquo;il transcende tout conditionnement et donc toute fatalit&eacute;  et toute normalit&eacute;. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il peut &ecirc;tre  responsable de son existence.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; selon Coh&eacute;rences, implique trois  engagements:<BR><BR>  <STRONG>Le discernement.<BR>  Le positionnement.<BR>  Le concernement<\/STRONG> <BR><BR>  <STRONG>LE DISCERNEMENT :<\/STRONG> <BR><BR>  Les faits, les &eacute;v&eacute;nements, les situations ont pour  nous une apparence, une r&eacute;alit&eacute;, mais ils ont aussi  un sens et m&ecirc;me plusieurs. Si les apparences peuvent &ecirc;tre  per&ccedil;ues objectivement, leurs sens ne sont accessibles  que lorsque nous les discernons au plus profond de nous-m&ecirc;me.  Chaque sens est, pour nous, une fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre, d&rsquo;&ecirc;tre  au monde mais aussi d&rsquo;&ecirc;tre orient&eacute; vers un certain  devenir. Les ph&eacute;nom&egrave;nes que nous percevons et que  nous vivons ne valent que par le sens dans lequel ils nous engagent.  Dans quels sens sommes-nous sollicit&eacute;s, interpell&eacute;s,  engag&eacute;s, telle est la question qui appelle r&eacute;ponse,  r&eacute;ponse du responsable gr&acirc;ce &agrave; son discernement.<BR><BR>  Ce discernement n&rsquo;est ni une v&eacute;rification de conformit&eacute;  &agrave; un mod&egrave;le, une r&egrave;gle ou une loi pr&eacute;&eacute;tablie,  ni un jugement d&eacute;nonciateur qui s&eacute;pare tout en  bien ou mal, bon ou mauvais. Il est, au contraire, nuance, appr&eacute;ciation  des diff&eacute;rences mais aussi des ressemblances. Il est en  m&ecirc;me temps &eacute;valuation, c&rsquo;est-&agrave;-dire reconnaissance  d&rsquo;une perspective : &agrave; quoi cela conduit, o&ugrave; cela  m&egrave;ne-t-il, plut&ocirc;t que jugement d&rsquo;un &eacute;tat.<BR><BR>  On ne peut discerner le sens des situations en se contentant  seulement de constater les faits mais en apercevant leur signification  aussi bien que la direction qu&rsquo;ils indiquent. La langue de bois  est celle, justement, qui veut faire parler les faits d&rsquo;eux-m&ecirc;mes.  Les faits ne parlent pas, seul l&rsquo;homme leur donne la parole en  leur donnant du sens, le sien.<BR><BR>  Les &eacute;v&eacute;nements de notre vie, les circonstances  de notre &eacute;poque, les situations d&rsquo;actualit&eacute;, nous  ne devons pas les prendre simplement comme des faits pos&eacute;s  l&agrave;, objectivement et incontournables mais comme des signes,  des rep&egrave;res, indicateurs des sens dans lesquels vont les  choses, des sens dans lesquels ils nous provoquent ou nous les  prenons.<BR><BR>  Ce discernement du sens ne consiste pas &agrave; n&eacute;gliger  les apparences mais &agrave; les d&eacute;passer, &agrave; en  faire nos alli&eacute;s pour nous dire dans quel sens nous allons.  Comment serait responsable celui qui ne conna&icirc;trait pas  le sens de sa route. Est irresponsable celui qui est dans la  confusion &agrave; ce propos ou qui ne juge que par le poids  des faits.<BR><BR>  Dans la balance de la justice, ce n&rsquo;est pas le poids des faits  qui importe mais la direction de l&rsquo;aiguille qui indique l&rsquo;orientation  selon laquelle l&rsquo;assemblage des choses conduit l&rsquo;ensemble.<BR><BR>  Est juste ce qui correspond au sens des choses et seul le discernement  permet d&rsquo;en juger. Le responsable est celui qui voit juste, il  ne tranche pas, il diff&eacute;rencie, il ne confond pas, il  assemble.<BR><BR>  Il y a deux conditions pour un discernement responsable :<BR><BR>  &#8211; <STRONG>La premi&egrave;re<\/STRONG> consiste &agrave; reconna&icirc;tre  la polys&eacute;mie des faits, des ph&eacute;nom&egrave;nes,  des mots m&ecirc;me. C&rsquo;est l&agrave; une d&eacute;couverte majeure  de la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences. Une d&eacute;couverte  qui nous lib&egrave;re des dualismes et anti-dualismes, des manich&eacute;ismes  du tout ou rien. L&rsquo;analyse de coh&eacute;rence, notamment, permet  cette d&eacute;couverte &eacute;tonnante de la multiplicit&eacute;  quasi infinie des sens et nuances sur lesquels reposent toutes  choses : nos cultures, nos entreprises, notre vocabulaire, nos  concepts, nos actes et tous les messages et ph&eacute;nom&egrave;nes  de notre vie.<BR><BR>  M&ecirc;me la science a plusieurs sens, de m&ecirc;me que le  regard du journaliste et les activit&eacute;s de nos institutions,  les moments de l&rsquo;histoire et les accidents de notre vie.<BR><BR>  Cependant, &agrave; chaque fois, il nous faudra pouvoir discerner  aussi bien quels sont les diff&eacute;rents sens que ceux qui  dominent, ne pas nous laisser prendre &agrave; la lettre des  choses mais en apercevoir l&rsquo;esprit principal.<BR><BR>  &#8211; <STRONG>La seconde condition<\/STRONG> du discernement consiste  &agrave; reconna&icirc;tre en nous-m&ecirc;mes cette multiplicit&eacute;  de sens, la palette de nos tendances, les pires comme les meilleures.  C&rsquo;est une v&eacute;ritable connaissance de soi que le discernement  r&eacute;clame, une clart&eacute; int&eacute;rieure qui d&eacute;passe  le constat des faits psychiques ou physiques, mentaux ou affectifs.  Le discernement fait appel &agrave; la lumi&egrave;re de l&rsquo;Esprit,  en nous-m&ecirc;mes, au-del&agrave; des ombres que notre conscience  habituelle nous pr&eacute;sente.<BR>  Celle-ci est comme l&rsquo;ombre chinoise de notre esprit, elle est  pour nous signe et rep&egrave;re pour un discernement du sens  qui la d&eacute;passe et nous situe dans une profondeur bien  au-del&agrave; de cette conscience habituelle, dans notre Instance  qui transcende l&rsquo;existence m&ecirc;me de notre conscience.<BR><BR>  Ce jeu d&rsquo;ombre et de lumi&egrave;re qu&rsquo;est le travail de notre  conscience lorsqu&rsquo;elle sert au discernement, la th&eacute;orie  des Coh&eacute;rences en a &eacute;lucid&eacute;e les r&egrave;gles,  et, par des techniques fond&eacute;es sur l&rsquo;homologie, permet  d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; un discernement &agrave; la mesure  de notre exigence de clart&eacute; et de v&eacute;rit&eacute;  personnelle.<BR><BR><BR>  <STRONG>LE POSITIONNEMENT :<BR>  <\/STRONG><BR>  Plac&eacute; par le discernement au carrefour des sens dans chaque  situation de responsabilit&eacute;, nous sommes invit&eacute;s  &agrave; choisir, &agrave; prendre position, &agrave; assumer  le sens de notre engagement personnel parmi tous ceux qui sont  possibles.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; est engagement de sa libert&eacute;,  mais celle-ci n&rsquo;est rendue possible que par le discernement.  En effet, contrairement &agrave; des propositions inverses la  libert&eacute; ne consiste pas &agrave; se soumettre aux situations,  aux lois, ou aux r&egrave;gles, ni &agrave; s&rsquo;en abstraire. Elle  consiste &agrave; prendre position personnellement mais d&rsquo;une  position de sens, qui engage donc notre personne dans une certaine  direction au milieu d&rsquo;autres possibles.<BR><BR>  Le positionnement personnel est le second crit&egrave;re de responsabilit&eacute;.  Il est acte de libert&eacute; et d&rsquo;autonomie. Il implique de  ne pas nous r&eacute;duire aux conditionnements de notre environnement,  de ne pas nous y conformer par automatisme. Cela suppose d&rsquo;assumer  une position qui transcende toutes r&eacute;alit&eacute;s, toutes  normes, toutes lois, y compris celles de notre organisme ou de  notre appareil psycho-affectif.<BR><BR>  La th&eacute;orie de l&rsquo;Instance et des Coh&eacute;rences montre  comment cela nous est possible dans la mesure m&ecirc;me ou notre  nature d&rsquo;&ecirc;tre humain est, dans son essence, transcendante  &agrave; ses conditions existentielles.<BR><BR>  Sans cette transcendance dans laquelle nous sommes fond&eacute;s  et qui est celle du Sens nous n&rsquo;aurions aucune libert&eacute;  donc aucun choix et aucune responsabilit&eacute; personnelle.  Le libre arbitre est cette possibilit&eacute; pour nous de nous  d&eacute;terminer dans l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des multiples sens o&ugrave;  se fonde notre personne. Pour cela, il y faut &eacute;videmment  quelque discernement.<BR><BR>  Cependant ce libre arbitre se ferait arbitraire s&rsquo;il n&eacute;gligeait  les contingences. Notre existence est libre par le fait que nous  lui sommes transcendants mais elle est contingente aussi parce  qu&rsquo;elle appartient au monde.<BR><BR>  Notre libert&eacute;, donc notre responsabilit&eacute; ne consiste  pas, alors, &agrave; nier ou s&rsquo;abstraire des contingences mais  &agrave; choisir le sens dans lequel nous nous y engageons. C&rsquo;est  cela aussi une position d&rsquo;autorit&eacute;. Non celle qui d&eacute;clare  &quot;La&quot; v&eacute;rit&eacute; mais qui assume sa position  personnelle de v&eacute;rit&eacute;.Le positionnement est l&rsquo;acte  de d&eacute;termination et d&rsquo;autorit&eacute; qui nous engage  dans un sens vis-&agrave;-vis des situations ou des probl&egrave;mes  de la vie et de notre monde.<BR><BR>  Il donne ainsi sens &agrave; nos actes, &agrave; nos entreprises,  &agrave; nos regards port&eacute;s sur le monde et sur les autres.<BR><BR>  Le discernement nous &eacute;claire, le positionnement nous d&eacute;termine  et d&eacute;termine ainsi la direction de notre engagement au  carrefour des possibles &eacute;clair&eacute;s.<BR><BR>  Positionnement professionnel, position &eacute;thique, positions  scientifiques, positions d&rsquo;orientation, positions philosophiques,  prises de position en parole et en actes telle est l&rsquo;exercice  de la responsabilit&eacute; s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un engagement v&eacute;ritable  de notre personne, au-del&agrave; des apparences, des faits et  des normes, dans un sens qui nous est propre, celui de notre  rapport aux contingences, celui de la conduite de nos entreprises  quelles qu&rsquo;elles soient.<BR><BR>  Discernement et positionnement nous rendent responsable dans  toute situation que nous rencontrons et que nous vivons et que  nous pouvons alors assumer sans les subir. Nous pouvons alors  en accepter les conditions pour nous rendre ma&icirc;tre des  directions &agrave; prendre.<BR><BR>  L&rsquo;approche Coh&eacute;rences, avec notamment le travail de centration  ou de cr&eacute;ativit&eacute; g&eacute;n&eacute;rative, nous  permet d&rsquo;assumer un positionnement plus ferme et plus &eacute;clair&eacute;  y compris dans nos pratiques professionnelles.<BR>  <STRONG><BR>  LE CONCERNEMENT :<BR>  <\/STRONG><BR>  D&eacute;terminer le sens de son engagement personnel gr&acirc;ce  au discernement et au positionnement rendu possible, nous situe  vis-&agrave;-vis des choses mais il nous reste encore une alternative  &agrave; lever pour &ecirc;tre pleinement responsable.<BR><BR>  Cette position choisie avec discernement ne peut &ecirc;tre seulement  une position de principe en notre for int&eacute;rieur, un moyen  de tirer son &eacute;pingle du jeu et de se croire au-dessus  de tout. La responsabilit&eacute; n&rsquo;est pas une manoeuvre pour  satisfaire notre ego en toute circonstance et se pr&eacute;tendre  ind&eacute;pendant des autres. On ne peut &ecirc;tre simplement  responsable de soi m&ecirc;me dans une fi&egrave;re individualit&eacute;  qui se d&eacute;gagerait de cons&eacute;quences de ses positions  vis-&agrave;-vis des autres.<BR><BR>  La th&eacute;orie de l&rsquo;Instance et des Coh&eacute;rences montre  comment notre existence et tout ce que nous y vivons est toujours  &agrave; la fois coexistence et r&eacute;sultat des consensus  que nous partageons avec autrui.<BR>  Prendre position sur le sens de notre engagement engage notre  consensus avec autrui et cela pr&ecirc;te &agrave; cons&eacute;quence  dans l&rsquo;existence, pour eux et pour nous-m&ecirc;mes.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; est donc aussi concernement. Sans partage,  sans participation il n&rsquo;y a pas d&rsquo;engagement cons&eacute;quent,  non pas en vertu de r&egrave;gles morales arbitraires mais en  vertu de la nature humaine dans son rapport &agrave; la nature  des choses. Le monde est notre monde, celui de nos consensus.<BR><BR>  La th&eacute;orie de l&rsquo;existence montre comment nos intentions  doivent se conjuguer au contexte pour qu&rsquo;elles trouvent &agrave;  se r&eacute;aliser dans les conditions qu&rsquo;il nous offre. Le coh&eacute;renciel  est la structure m&ecirc;me de nos r&eacute;alit&eacute;s dans  diff&eacute;rentes situations que nous rencontrons. Il met en  &eacute;vidence comment sujet et objet sont indissociables. Faire  de notre ego un objet s&eacute;par&eacute; des autres objets  est une illusion qui nous condamne &agrave; nous fier au hasard  ou &agrave; quelque magie plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; notre responsabilit&eacute;  concernant ce qui nous arrive et ce qui arrive aux autres. Etre  responsable ne veut pas dire que nous sommes tout puissant et  donc coupables des erreurs ou inconv&eacute;nients que le monde  pr&eacute;sente, mais que nous y sommes pour quelque chose &agrave;  la mesure m&ecirc;me du concernement r&eacute;sultant de notre  positionnement.<BR><BR>  Un seul ne peut pas grand chose, m&eacute;caniquement, dans le  consensus de nombreuses personnes. Par contre un seul peut en  entra&icirc;ner un autre puis un autre pour, peu &agrave; peu,  transformer le consensus d&rsquo;un groupe ou d&rsquo;une population. C&rsquo;est  le concernement qui entra&icirc;nera, en cons&eacute;quence,  le partage de nos engagements. C&rsquo;est comme cela que notre responsabilit&eacute;  pr&ecirc;te &agrave; cons&eacute;quence.<BR><BR>  Prendre position en &eacute;tant indiff&eacute;rent &agrave;  la position des autres c&rsquo;est n&rsquo;&ecirc;tre pas cons&eacute;quent.  Par contre, imposer sa position de force est significatif d&rsquo;une  perte de discernement lorsque n&rsquo;est plus aper&ccedil;ue la dualit&eacute;  entre le sens de sa position et celui de son action, c&rsquo;est aussi  irresponsable.<BR><BR><STRONG>  Etre responsable, c&rsquo;est donc r&eacute;pondre du sens de ses engagements  et de ses cons&eacute;quences, pour les autres et pour soi-m&ecirc;me.<\/STRONG><BR><BR>  Le concernement implique de nous m&ecirc;ler de la position des  autres, du sens de leur propre engagement, non pour les conditionner  mais pour les interpeller, les solliciter par notre propre t&eacute;moignage,  celui de nos discours et de nos actes.<BR><BR>  L&rsquo;approche Coh&eacute;rences montre comment nous pouvons mener  des pratiques responsables qui nous impliquent dans les situations  vis-&agrave;-vis des autres en travaillant sur les consensus  et sur leurs cons&eacute;quences pratiques.L&rsquo;homme responsable  t&eacute;moigne de sa position au travers de ses strat&eacute;gies  et de sa conduite en m&ecirc;me temps qu&rsquo;elle est conduite du  travail, des m&eacute;thodes, des pratiques qui sont les siennes  et y entra&icirc;ne les autres.<BR><BR>  Etre responsable implique donc de prendre part &agrave; la vie  des autres mais en respectant leur propre responsabilit&eacute;  sans abandonner la sienne.<BR><BR>  Une soci&eacute;t&eacute; adulte est une soci&eacute;t&eacute;  d&rsquo;hommes responsables qui se rassemblent sur la &quot;concourance&quot;  de leurs responsabilit&eacute;s, c&rsquo;est-&agrave;-dire sur un consensus  assum&eacute; en toute libert&eacute;, en toute lucidit&eacute;.  En fait, la responsabilit&eacute; ne se d&eacute;l&egrave;gue  pas, elle est toujours propre, personnelle et singuli&egrave;re.  Elle peut cependant &ecirc;tre partag&eacute;e, non pas comme  on partage un g&acirc;teau, mais comme on partage un consensus  : l&rsquo;humanit&eacute; commune qui est en chacun de nous, le fondement  de notre personne, notre Instance.<BR><BR>  La th&eacute;orie de l&rsquo;Instance et des Coh&eacute;rences et celle  du consensus de l&rsquo;Existence montre comment la responsabilit&eacute;  est une affaire d&rsquo;homme qui implique la personne dans la profondeur  de sa nature transcendante. Elle est l&rsquo;exercice m&ecirc;me de  sa nature d&rsquo;&ecirc;tre humain, personnel et autonome. Elle replace  l&rsquo;homme comme responsable de son monde et de ses affaires et  non pas comme le spectateur ou le rouage de leur fonctionnement.<BR><BR>  L&rsquo;homme responsable n&rsquo;a pas &agrave; se rendre &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence  des r&eacute;alit&eacute;s qu&rsquo;il constate. Il a &agrave; les  rendre &agrave; leur fin qui est la sienne: accomplir son humanit&eacute;,  devenir pleinement homme, jouir de sa nature d&rsquo;ETRE humain qui  transcende l&rsquo;existence.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; est la voie m&ecirc;me de l&rsquo;accomplissement  de l&rsquo;homme.Elle ne peut donc se justifier, ni par la n&eacute;cessit&eacute;,  ni par une obligation normative, ni encore par une sp&eacute;culation  d&rsquo;efficacit&eacute; individuelle. La responsabilit&eacute; ne  peut r&eacute;sulter d&rsquo;une r&egrave;gle du jeu, d&rsquo;une pression  morale, d&rsquo;une condamnation, d&rsquo;une attribution, d&rsquo;une organisation,  d&rsquo;une distribution ou d&rsquo;une d&eacute;l&eacute;gation. Elle est  le propre de la personne humaine, inali&eacute;nable. Cependant,  de par les conditions simultan&eacute;es de discernement, de  positionnement, de concernement, cette responsabilit&eacute;  est &agrave; cultiver. C&rsquo;est ce chemin m&ecirc;me de la maturit&eacute;  qui est aussi celui de l&rsquo;accomplissement personnel.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; est donc, &agrave; la fois, l&rsquo;enjeu  majeur des activit&eacute;s qui visent l&rsquo;homme en m&ecirc;me  temps qu&rsquo;elle est ce qui les rend f&eacute;conde pour lui. La  responsabilit&eacute; vise &agrave; favoriser le d&eacute;veloppement  de la responsabilit&eacute;. Elle est le moyen et la fin, moyen  par son exercice, fin par son enjeu pour l&rsquo;homme et la personne.<BR><BR>  La responsabilit&eacute; se cultive en s&rsquo;exer&ccedil;ant et se  transmet par son t&eacute;moignage.<BR><BR>  Le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est le notre. Nous devons cesser de le  voir comme le jeu de lois et de normes fatales ou n&eacute;cessaires  au milieu desquelles nous aurions &agrave; trouver l&rsquo;&eacute;quilibre  qui est la meilleure adaptation &agrave; ses conditions.<BR><BR>  Nous ne sommes pas les marionnettes de l&rsquo;&eacute;conomie ou de  la soci&eacute;t&eacute;, de la nature ou du syst&egrave;me,  de la science ou de l&rsquo;inconscient, de l&rsquo;imaginaire ou du cosmos,  des plan&egrave;tes ou des atomes, de nos g&egrave;nes ou de  notre cerveau, de la morale ou de la Raison, de nos instincts  ou de nos envies, de nos habitudes ou des &eacute;vidences, de  la force ou de la guerre, de la crise ou de l&rsquo;id&eacute;al, de  l&rsquo;&eacute;volution ou des structures, de l&rsquo;histoire ou de l&rsquo;id&eacute;ologie,  de notre objectivit&eacute; ou de notre subjectivit&eacute;,  de la chance ou du sort, du hasard ou de la n&eacute;cessit&eacute;.<BR><BR>  Nous en sommes responsables, personnellement et collectivement,  pour nous et pour les autres. Telle est l&rsquo;humble dignit&eacute;  de l&rsquo;homme &agrave; qui cela est donn&eacute; comme possible  et comme fin.<BR><BR>  Discernement, positionnement, sont les crit&egrave;res de la  responsabilit&eacute;. V&eacute;rit&eacute;, libert&eacute;,  fraternit&eacute; sont les termes de la r&eacute;volution qui  reste &agrave; entreprendre afin que nous soyons tous &eacute;galement  hommes. Voil&agrave; un enjeu pour le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui  donne sens aux engagements responsables.<\/FONT><\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La responsabilit\u00e9 est une notion qui porte beaucoup de Sens comme toujours. Le terme ne peut plus suffir pour indiquer par lui m\u00eame un Sens. Il faut donc donner un Sens \u00e0 la responsabilit\u00e9 pour que cette r\u00e9f\u00e9rence serve l&rsquo;humain. 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