{"id":126,"date":"1993-12-25T18:34:00","date_gmt":"1993-12-25T18:34:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/1993\/12\/25\/quest-ce-quune-communaute-humaine\/"},"modified":"2021-03-01T11:13:17","modified_gmt":"2021-03-01T10:13:17","slug":"quest-ce-quune-communaute-humaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/1993\/12\/25\/quest-ce-quune-communaute-humaine\/","title":{"rendered":"Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;une communaut\u00e9 humaine?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Les communaut\u00e9s humaines font partie de l&rsquo;inpens\u00e9 des sciences humaines et sociales et, par suite, les probl\u00e8mes et solutions qui s&rsquo;y rapportent sont absents des pr\u00e9occupations des experts, techniciens et sp\u00e9cialistes. Le d\u00e9tournement du sujet communautaire est patent surtout dans notre pays o\u00f9 seules les visions archa\u00efques pr\u00e9dominent. C&rsquo;est \u00e0 un antihumanisme id\u00e9ologique et pratique que cela entraine.<\/p>\n<p><P><BR><BR>  <A NAME=\"anchor148384\"><\/A><BR><BR>  SOMMAIRE<BR><BR><BR><BR>  <A HREF=\"#anchor142149\">I &#8211; QUELQUES PROBLEMES ACTUELS<\/A><BR><BR>  <A HREF=\"#anchor144205\">II &#8211; DES MODELES SOUS-JASCENTS  ET LEUR LOGIQUE<\/A><BR>  Le mod&egrave;le de l&#8217;emprise et de la possession<BR>  Le mod&egrave;le de la structure orthop&eacute;dique-rationaliste<BR>  Le mod&egrave;le du syst&egrave;me naturel-n&eacute;o-m&eacute;caniste<BR>  Le mod&egrave;le de la communaut&eacute; de personnes<BR><BR>  <A HREF=\"#anchor145187\">III &#8211; LA THEORIE DES COHERENCES ET LES  COMMUNAUTES HUMAINES<\/A><BR>  Les communaut&eacute;s humaines et leur univers propre<BR>  Les &acirc;ges et les espaces des communaut&eacute;s<BR><BR>  <A HREF=\"#anchor146278\">IV &#8211; LA THEORIE DES COHERENCES CULTURELLES<\/A><BR>  La culture : Une part d&rsquo;humanit&eacute;<BR>  La personnalit&eacute; culturelle<BR>  L&rsquo;identit&eacute; culturelle<BR>  Culture et civilisation<BR>  La vocation culturelle<BR>  Les cultures sont en charge de probl&eacute;matiques humaines<BR>  Les caract&eacute;ristiques d&rsquo;une vocation culturelle<BR>  Comment trouver et cultiver une vocation ?<BR><BR><BR>  <A NAME=\"anchor142149\"><\/A><BR>  <STRONG>I &#8211; QUELQUES PROBLEMES ACTUELS<BR>  <\/STRONG><BR>  Notre fa&ccedil;on de comprendre le monde et de justifier nos  actions d&eacute;pend du Sens du regard que nous portons individuellement  mais surtout collectivement sur la r&eacute;alit&eacute;.<BR><BR>  Notre vision des affaires collectives est en rapport avec notre  vision de nous m&ecirc;me.<BR><BR>  Ainsi l&rsquo;on peut comprendre ais&eacute;ment qu&rsquo;&agrave; une vision  individualiste pr&eacute;dominante correspond une conception  des groupes humains comme collection d&rsquo;individualit&eacute;s  et r&eacute;ciproquement.<BR><BR>  A la position de Durkeim qui voulait que les ph&eacute;nom&egrave;nes  sociologiques n&rsquo;aient comme cause que des faits sociologiques,  correspond ce clivage de plus en plus grave entre une appr&eacute;hension  formelle, abstraite, impersonnelle du collectif et une perception  de plus en plus privative des questions individuelles.<BR><BR>  Structure abstraite, technocratique, juridisme, syst&eacute;matisation,  d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et enfermement dans la sph&egrave;re du  priv&eacute; des d&eacute;terminations personnelles avec des  syst&egrave;mes de d&eacute;fenses et d&rsquo;agression r&eacute;ciproques  de plus en plus tendus.<BR><BR>  La tension immunitaire des rapports individualistes sombre en  d&eacute;pressions immunitaires avec ses diff&eacute;rents syndromes.<BR><BR>  Ainsi il en va du collectif trait&eacute; comme &quot;syst&egrave;me  abstrait&quot; d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ou comme &quot;individualit&eacute;&quot;  soumise &agrave; une n&eacute;cessit&eacute; pr&eacute;servatrice  (GATT, etc.) pour &eacute;viter la contamination par la pollution  et le danger de l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute; (Yougoslavie).<BR><BR>  Diverses visions du collectif sont simultan&eacute;ment &agrave;  l&rsquo;oeuvre, comme on le verra, et tout cela marque une crise qui  se traduit par une incapacit&eacute; grandissante &agrave; ma&icirc;triser  en pens&eacute;e et en actes les ph&eacute;nom&egrave;nes de  communaut&eacute;s humaines.<BR><BR>  Nous d&eacute;velopperons ici une nouvelle conception des communaut&eacute;s  en tant que ph&eacute;nom&egrave;nes humains pour apporter un  &eacute;clairage qui, au-del&agrave; de l&rsquo;intelligence des situations  qu&rsquo;il procure, permet d&rsquo;entreprendre concr&egrave;tement de nouvelles  pratiques.<BR><BR>  Aujourd&rsquo;hui cela concerne de tr&egrave;s nombreux responsables.<BR>  Les politiques, au premier chef, du moins ceux qui s&rsquo;interrogent  &agrave; juste titre sur leur r&ocirc;le, sur les situations  nouvelles du monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et bien souvent sur la fa&ccedil;on  de redonner Sens et dynamisme aux r&eacute;gions dont ils sont  les &eacute;lus.<BR><BR>  A ce titre, par exemple, les questions de d&eacute;veloppement  s&rsquo;enlisent dans la contradiction qu&rsquo;il y a entre le sentiment  que se posent des probl&egrave;mes de fond inh&eacute;rents &agrave;  la civilisation m&ecirc;me, &agrave; l&rsquo;identit&eacute; et la  volont&eacute; de progr&egrave;s des populations et, par ailleurs,  la surench&egrave;re technico &eacute;conomique et administrative  o&ugrave; sont recherch&eacute;es, sans v&eacute;ritablement  y croire, des solutions dont on conna&icirc;t d&eacute;j&agrave;  l&rsquo;&eacute;chec annonc&eacute;.<BR><BR>  Le pragmatisme &eacute;clair&eacute; par le fameux r&eacute;verb&egrave;re  o&ugrave; se trouve la lumi&egrave;re mais o&ugrave; ne se situe  pas le probl&egrave;me est le pari de tous ceux dont on ne sait  si c&rsquo;est vanit&eacute; ou superstition qui les anime.<BR><BR>  Le monde rural est devenu presque partout un territoire an&eacute;mi&eacute;  et les trajectoires actuelles ne seront pas chang&eacute;es si  rien ne touche au Sens m&ecirc;me de la vision de l&rsquo;avenir, &agrave;  la logique de pens&eacute;e et d&rsquo;action, au conSensus des populations.<BR><BR>  Le monde urbain ne cesse de s&rsquo;ab&icirc;mer selon les pr&eacute;visions  d&eacute;j&agrave; fort anciennes de nombre d&rsquo;observateurs. Les  probl&egrave;mes de quartiers en sont un des sympt&ocirc;mes.<BR><BR>  Mais si la ville n&rsquo;a d&rsquo;autre Sens que l&rsquo;agglom&eacute;ration  des individus rien ne permet de penser que les pathologies sociales  inh&eacute;rentes ne vont pas s&rsquo;amplifier malgr&eacute; l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme  de quelques isol&eacute;s aux prises avec les trop nombreux sp&eacute;cialistes  du &quot;traitement de surface&quot;.<BR><BR>  L&agrave; aussi l&rsquo;am&eacute;nagement des espaces se substitue  au d&eacute;veloppement humain.<BR><BR>  L&rsquo;int&eacute;gration ou plut&ocirc;t la d&eacute;sint&eacute;gration  du tissu social est de plus en plus patente. Seuls ceux qui ont  les yeux fix&eacute;s sur l&rsquo;id&eacute;e de soci&eacute;t&eacute;  et qui ne voient plus les gens ne s&rsquo;en sont pas encore aper&ccedil;us.  Or, les &quot;explications &eacute;conomiques&quot; qui, pour  beaucoup, sont notoirement insuffisantes ne laissent place &agrave;  aucune alternative claire. Une intelligence de ce qui fait l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;  d&rsquo;une communaut&eacute; humaine serait sans doute indispensable  pour comprendre ce qui y porte atteinte et y porter rem&egrave;de,  faute de quoi, on conna&icirc;t le vieux r&eacute;flexe : &quot;toujours  plus de la m&ecirc;me chose&quot; qui aggrave la situation.<BR>  L&rsquo;Europe est singuli&egrave;rement, et on verra pourquoi, le  th&eacute;&acirc;tre de cette carence dans la compr&eacute;hension  et la ma&icirc;trise de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; des communaut&eacute;s  nationales, r&eacute;gionales, ethniques, etc. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;  un surcro&icirc;t d&rsquo;administration technocratique pour normaliser  l&rsquo;ouverture au politique de l&rsquo;union Europ&eacute;enne et d&rsquo;autre  part, le bouclage individualiste, aux prises avec la dialectique  libre &eacute;change \/ protectionnisme qui ne fait que souligner  l&rsquo;ambition sur l&rsquo;autre ou la peur de lui.<BR><BR>  Comment pr&eacute;server et m&ecirc;me mieux enrichir l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;  de chaque communaut&eacute; et r&eacute;aliser l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;  commune de l&rsquo;Europe. Faut-il chercher pour cela un lien juridique,  spatial, &eacute;conomique, culturel ? Mais au fait quel est  la nature du lien qui noue en une m&ecirc;me communaut&eacute;  un ensemble de personnes et ce de fa&ccedil;on tr&egrave;s durable  bien souvent.<BR><BR>  C&rsquo;est aussi le probl&egrave;me que les grandes organisations  qui se veulent adapt&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;volution du  moment, ont &agrave; assumer. La tentation est bien trop souvent  de transformer une communaut&eacute; d&rsquo;entreprise en une autre,  de &quot;changer de culture&quot;, comme on dit, ce qui porte  d&rsquo;ailleurs atteinte &agrave; son int&eacute;grit&eacute;.<BR><BR>  Seule cette int&eacute;grit&eacute; permet d&rsquo;assumer le changement  pour les personnes comme pour les groupes humains. Vouloir &ecirc;tre  quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre est toujours mauvais pour la sant&eacute;.<BR><BR>  Qu&rsquo;en est-il des mutations actuelles dans tous les domaines,  faut-il devenir autre ou au contraire faut-il cultiver l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;  propre qui nous permet de rejoindre celle des autres pour former  ainsi des communaut&eacute;s humaines ?<\/P><\/p>\n<p><P><A HREF=\"#anchor148384\">Retour au sommaire<\/A><BR><BR>  <A NAME=\"anchor144205\"><\/A><BR>  <STRONG>II &#8211; DES MODELES SOUS-JASCENTS ET  LEUR LOGIQUE<\/STRONG> <BR><BR>  Pour bien situer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la question nous allons  mettre en perspective quatre conceptions de ce qui forme une  communaut&eacute; humaine pour en apercevoir les soubassements  et les cons&eacute;quences.<BR><BR>  1 &#8211; LE MODELE DE L&rsquo;EMPRISE ET DE LA POSSESSION<BR>  L&rsquo;id&eacute;e ma&icirc;tresse est que le lien qui rassemble est  une emprise exerc&eacute;e sur les personnes. Une force de type  affectif, pulsionnelle notamment, entra&icirc;ne malgr&eacute;  eux, par envie ou par crainte, des individus &agrave; se souder,  &agrave; s&rsquo;amalgamer. Ce lien qui s&rsquo;impose sera confondu avec  l&rsquo;entit&eacute; confondante : le r&egrave;gne d&rsquo;un pouvoir, le  territoire, le sang, la race, la terre, le peuple, etc. Toutes  sortes d&rsquo;entit&eacute;s, au statut suprahumain, seront appel&eacute;es  &agrave; la rescousse pour justifier et garantir l&rsquo;unit&eacute;  qui est en fait celle d&rsquo;un champ d&#8217;emprise.<BR><BR>  Evidemment tout autre &quot;champ d&#8217;emprise&quot; est rival,  ennemi ou alli&eacute; selon les opportunit&eacute;s mais toujours  menace et champ de convoitise.<BR>  Alors les lois de la s&eacute;duction et celles de la guerre  sont les seules connues pour traiter des rapports entre les groupes  humains et les humains en groupe. Elles occupent la pens&eacute;e  et les projets r&eacute;els d&rsquo;un grand nombre de nos contemporains  que les territoires soient &eacute;conomiques, ceux des &eacute;tats,  des r&eacute;gions, des ethnies, des religions et autres groupes  soumis au Sens de la possession. <BR><BR>  Sur le fond, cette logique repose sur une vision &quot;animaliste&quot;  de l&rsquo;homme o&ugrave; l&rsquo;animant est puissance pulsionnelle.<BR><BR>  Sur les cons&eacute;quences, il faut noter la logique pr&eacute;dictive  qui ressortit du Sens, de cette vision, o&ugrave; ne s&rsquo;aper&ccedil;oit  que ce que cette coh&eacute;rence autorise : des histoires de  pouvoir. L&rsquo;int&eacute;grit&eacute; collective ne tient qu&rsquo;&agrave;  la force d&#8217;emprise qui maintient la coh&eacute;sion.<BR><BR><BR>  2 &#8211; LE MODELE DE LA STRUCTURE ORTHOPEDIQUE &#8211; RATIONALISTE<BR>  Dans le Sens de cette consid&eacute;ration, la soci&eacute;t&eacute;  est une organisation structur&eacute;e en vue d&rsquo;un progr&egrave;s  qui est progr&egrave;s de la Raison humaine. La soci&eacute;t&eacute;  se construit donc par rationalisation, c&rsquo;est-&agrave;-dire &eacute;tablit  et normalise des rapports (ratios) entre les individus et les  groupes. Rapports &eacute;conomiques, juridiques, politiques,  techniques, etc. <BR><BR>  Chaque individu a pour mission de s&rsquo;&eacute;vertuer &agrave;  participer &agrave; l&rsquo;&eacute;difice social et &agrave; son &eacute;dification  permanente selon tous les registres de celle-ci. Sans cette structure  ordonn&eacute;e, il n&rsquo;y aurait pas de lien entre les individus  donc pas de soci&eacute;t&eacute; ou des soci&eacute;t&eacute;s  primaires quasi animales. Telle est la croyance.<BR><BR>  Ainsi, par exemple, construire l&rsquo;Europe consiste &agrave; &eacute;tablir  la structure juridico-administrative, &eacute;conomico-politique  o&ugrave; les proc&eacute;dures tiennent lieu de dynamique et  o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;gration consiste &agrave; entrer dans  les cadres normatifs ainsi &eacute;tablis. Cela est vrai pour  le d&eacute;veloppement, l&rsquo;urbanisme, les organisations et m&ecirc;me  la d&eacute;mocratie. <BR><BR>  Cette logique rationaliste &eacute;rige sa vertu &agrave; l&rsquo;encontre  de la logique de possession mais elles nous sont famili&egrave;res  l&rsquo;une et l&rsquo;autre depuis des si&egrave;cles dans leur antagonisme  traditionnel.<BR><BR>  3 &#8211; LE MODELE DU SYSTEME NATUREL &#8211; NEO-MECANISTE<BR>  Les soci&eacute;t&eacute;s humaines sont alors con&ccedil;ues  comme des syst&egrave;mes d&rsquo;interactions dans lesquels les individus  tiennent les places qui leur sont assign&eacute;es par les lois  de la nature. Ce sont les m&ecirc;mes lois, &quot;scientifiques&quot;  pour certains, qui r&eacute;gissent ces syst&egrave;mes : &eacute;conomique,  social, &eacute;cologique, etc.<BR><BR>  L&rsquo;individu y est en position paradoxale, celle d&rsquo;agent enti&egrave;rement  conditionn&eacute; par les lois naturelles qui le relient aux  syst&egrave;mes et celle d&rsquo;individu &quot;autonome&quot; ou plut&ocirc;t  &quot;auto-mobile&quot;, libre de circuler dans les canaux de  circulation des diff&eacute;rents r&eacute;seaux. En fait, il  est pris entre profiter et subir et cette dualit&eacute; fait  clivage entre ins&eacute;r&eacute; non ins&eacute;r&eacute;.  L&rsquo;int&eacute;gration se fait au prix de l&rsquo;adaptation \/ identification  au syst&egrave;me et ses formes et modes.<BR><BR>  Il ne s&rsquo;y pose que des probl&egrave;mes d&rsquo;&eacute;quilibre, de  circulation, de dysfonctionnement, de r&eacute;paration mais  aussi de clivage ; il y a les inclus et les exclus.<BR><BR>  Mais l&rsquo;&eacute;limination n&rsquo;est-elle pas une loi de la nature  soutiendra-t-on pour laquelle les &quot;recyclages&quot; sont  la bonne r&eacute;ponse.<BR><BR>  L&rsquo;homme n&rsquo;a ici rien de sp&eacute;cifiquement humain, il n&rsquo;est  qu&rsquo;un produit de la nature, le pire pour certains qui lui trouvent  des vell&eacute;it&eacute;s contre nature. Nous sommes en plein  modernisme mais aussi naturalisme-traditionaliste.<BR><BR>  4 &#8211; LE MODELE DE LA COMMUNAUTE DE PERSONNES<BR>  Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une conception &agrave; la fois, semble-t-il,  classique, et en m&ecirc;me temps radicalement neuve dans le  temps pr&eacute;sent.<BR><BR>  Classique par le fait que la communaut&eacute; n&rsquo;y est rien d&rsquo;autre  que le rassemblement de personnes humaines selon le jeu des rencontres,  relations, filiations qui constituent des unit&eacute;s conjoncturelles  m&ecirc;me si elles durent des si&egrave;cles. <BR><BR>  Cette conception est radicalement neuve si on va jusqu&rsquo;&agrave;  dire que les communaut&eacute;s sont des ph&eacute;nom&egrave;nes  de nature humaine. Cela veut dire que leurs racines comme les  modalit&eacute;s de leur existence n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre contenu  que ce qui appartient &agrave; la nature humaine, celle des personnes.<BR><BR>  Autrement dit, il faut d&eacute;finir ce qu&rsquo;est une personne  humaine dans son individualit&eacute; existentielle mais aussi  dans sa transcendance pour comprendre ce qui est mis en commun  et ce que cela implique pour les personnes et pour les communaut&eacute;s.<BR><BR>  Concernant l&rsquo;individualit&eacute; existentielle les dimensions  psychologiques ou biologiques peuvent bien aider &agrave; d&eacute;crire,  si on s&rsquo;y emploie, les ph&eacute;nom&egrave;nes de communaut&eacute;.<BR><BR>  Concernant les racines transcendantes de la personne et donc  la mise en commun &agrave; ce niveau, cela n&rsquo;int&eacute;resse  pas les sciences dites humaines et cela r&eacute;clame une anthropologie  fondamentale &agrave; laquelle la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines s&rsquo;attache.<BR><BR>  L&rsquo;int&eacute;grit&eacute; des communaut&eacute;s humaines est  li&eacute;e &agrave; la mise en commun des int&eacute;grit&eacute;s  personnelles dont les modalit&eacute;s visibles ne sont que la  surface manifeste.<BR><BR>  A la critique qui voudrait que l&rsquo;on puisse d&eacute;finir une  soci&eacute;t&eacute; sans avoir &agrave; prendre position sur  la nature de l&rsquo;homme, nous renverront le fait qu&rsquo;elle reste un  jugement humain dont il serait juste de questionner les pr&eacute;suppos&eacute;s.<BR>  <\/P><\/p>\n<p><P><A HREF=\"#anchor148384\">Retour au sommaire<\/A><BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><P><A NAME=\"anchor145187\"><\/A><\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>III &#8211; LA THEORIE DES COHERENCES  ET COMMUNAUTES HUMAINES<\/STRONG> <BR><BR>  C&rsquo;est d&rsquo;abord sur ce terrain de l&rsquo;anthropologie fondamentale  que se situent ses apports. Contrairement au mouvement d&rsquo;abstraction  dominant qui se croit ma&icirc;tre du concret malgr&eacute; ses  &eacute;checs, c&rsquo;est en plongeant au fond des questions humaines  que l&rsquo;on retrouve les d&eacute;terminants des probl&egrave;mes  de communaut&eacute;s.<BR><BR>  Ce n&rsquo;est pas en faisant appel &agrave; une repr&eacute;sentation  id&eacute;elle et au fonctionnement d&rsquo;un m&eacute;canisme d&eacute;mocratique  que l&rsquo;on r&eacute;sout le probl&egrave;me de l&rsquo;&eacute;lection  massive par une population de son tyran dont l&rsquo;&eacute;tendue  des nuisances peut d&eacute;border sur d&rsquo;autres communaut&eacute;s  qui n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; consult&eacute;es. Faut-il  au-del&agrave; du cas de Hitler, &eacute;noncer les lieux de  plus en plus nombreux o&ugrave; les probl&egrave;mes se posent  ?<BR><BR>  Va-t-on ainsi continuer &agrave; croire et &agrave; faire croire  que les suppos&eacute;s m&eacute;canismes &eacute;conomiques  fonctionnent ind&eacute;pendamment des intentions humaines profondes  et r&eacute;elles des &quot;agents &eacute;conomiques&quot;,  des motivations r&eacute;elles des humains. <BR><BR>  En ce qui la concerne, la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines se d&eacute;ploie en trois volets :<BR>  <STRONG><BR>  Un volet de connaissance de la personne humaine <\/STRONG>dans  ses diff&eacute;rentes dimensions et aussi dans le fait que tout  ce que nous &eacute;tudions s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit  toujours d&rsquo;exp&eacute;rience humaine.<BR><BR>  Autrement dit, toutes les affaires humaines sont des ph&eacute;nom&egrave;nes  humains qui ne se comprennent qu&rsquo;en tant qu&rsquo;exp&eacute;riences  des personnes humaines et qui d&eacute;pendent exclusivement  de leur nature d&rsquo;&ecirc;tre humain.<BR>  Cela est peut &ecirc;tre difficile &agrave; comprendre par le  fait des conditionnements qui nous font prendre des habitudes  de pens&eacute;e pour des v&eacute;rit&eacute;s intangibles.<BR><BR>  En la mati&egrave;re, pour les questions qui nous pr&eacute;occupent,  il faut rompre avec les croyances fond&eacute;es sur l&rsquo;annulation  du sujet et de la personne humaine dans l&rsquo;analyse des ph&eacute;nom&egrave;nes  d&rsquo;exp&eacute;rience humaine et l&rsquo;&eacute;laboration humaine des  savoirs humains &agrave; ce propos.<BR><BR>  Ainsi, on le verra, c&rsquo;est par la connaissance de l&rsquo;humain qu&rsquo;on  pourra comprendre les probl&egrave;mes, les affaires, les r&eacute;alit&eacute;s  humaines et notamment le ph&eacute;nom&egrave;ne de communaut&eacute;  humaine. <BR><BR>  Le renversement de point de vue toujours forc&eacute;ment (humain)  bouleverse les possibilit&eacute;s d&rsquo;intelligence et d&rsquo;action  sur ces questions.<BR><BR>  A la base, s&rsquo;il y a une compr&eacute;hension de la personne selon  ses deux niveaux, le second plus familier est celui de l&rsquo;individu  dont on pourra reconna&icirc;tre les dimensions affectives, mentales  et corporelles, facettes d&rsquo;une m&ecirc;me structure dite &quot;coh&eacute;rencielle&quot;  de l&rsquo;individu.<BR><BR>  Il y trouve aussi sa dimension de sujet, c&rsquo;est-&agrave;-dire  porteur d&rsquo;intentions, sa dimension d&rsquo;objet en tant qu&rsquo;&eacute;l&eacute;ment  d&rsquo;un monde d&rsquo;alt&eacute;rit&eacute;s et sa dimension historique  par le fait qu&rsquo;il vit une histoire particuli&egrave;re faite  d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements, d&rsquo;&eacute;volutions, de r&eacute;ussites  et d&rsquo;&eacute;checs et de mille perspectives et engagements qui  font une existence humaine.<BR><BR>  Mais tout cela est la pr&eacute;sence au monde de l&rsquo;individu,  elle est celle de quelqu&rsquo;un, d&rsquo;une Instance dont c&rsquo;est l&agrave;  l&rsquo;existence. La grande nouveaut&eacute; ici est de ne pas se  contenter d&rsquo;en pointer la transcendance mais de consid&eacute;rer  aussi qu&rsquo;elle est faite de Sens, des Sens humains de toutes choses,  de tous les Sens possibles qui constituent la racine de son humanit&eacute;.<BR><BR>  Si les responsables et praticiens trouvent cette hypoth&egrave;se  extravagante, il faut attirer leur attention sur son extraordinaire  f&eacute;condit&eacute; explicative et aussi, on le verra, pour  tout ce qui est orientation (choix de Sens) et tout ce qui est  engagement de l&rsquo;action (humaine).<BR><BR>  Dans chaque situation, nous sommes pr&eacute;sents existentiellement  par l&rsquo;investissement de notre individualit&eacute; dans toutes  ses dimensions (&eacute;voqu&eacute;es plus haut). Mais nous  y sommes impliqu&eacute;s par les Sens qui sous-tendent en nous  cette fa&ccedil;on d&rsquo;exister. L&rsquo;un de ses Sens se trouvant dominant,  c&rsquo;est ce Sens l&agrave; que nous donnons alors &agrave; la situation  et &agrave; nos actes. Nous donnons le Sens parce que nous le  sommes dans notre Instance et que c&rsquo;est selon ce Sens que nous  sommes int&eacute;rieurement dispos&eacute;s. Le Sens est donc  cette disposition int&eacute;rieure dont nous sommes en d&eacute;finitive  responsable.<BR><BR>  <STRONG>Le second volet est li&eacute; au Sens<\/STRONG> et plus  pr&eacute;cis&eacute;ment au choix de Sens. Il n&rsquo;est pas indiff&eacute;rent  sinon il n&rsquo;y aurait pas de Sens. Tout questionnement, toute recherche,  tout engagement seraient alors vains.<BR><BR>  S&rsquo;il y a du Sens c&rsquo;est qu&rsquo;il en va du choix d&rsquo;un bien. Il en  va profond&eacute;ment de la question du Bien de l&rsquo;homme mais  aussi des traductions et crit&egrave;res de ce Bien. Chaque fois  que l&rsquo;on veut r&eacute;soudre un probl&egrave;me, progresser,  entreprendre, engager un projet, nous supposons implicitement  &eacute;tablis le Sens et les crit&egrave;res du Bien.<BR><BR>  C&rsquo;est cependant une question grave : de libert&eacute;, de responsabilit&eacute;,  de ma&icirc;trise, d&rsquo;&eacute;thique. La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines &eacute;claire tout cela.<BR><BR>  <STRONG>Le troisi&egrave;me volet est celui de la pratique<\/STRONG>  , nous n&rsquo;en n&rsquo;indiquerons ici que quelques aspects. L&rsquo;existence  d&rsquo;une m&eacute;thodologie et de techniques fond&eacute;es sur  la ma&icirc;trise du Sens, soit pour l&rsquo;&eacute;lucider, soit  pour aider &agrave; le choisir, soit pour le retraduire en projets  et r&eacute;alisations.<BR><BR>  Ces pratiques sont fond&eacute;es sur une &quot;intelligence  symbolique&quot; qui aper&ccedil;oit et prend en compte le Sens  au-del&agrave; des ph&eacute;nom&egrave;nes apparents. Elles  mettent en jeu le coeur de l&rsquo;homme comme vecteur et moteur de  toute action. <BR><BR>  Cela veut dire que l&rsquo;on va travailler plut&ocirc;t du c&ocirc;t&eacute;  des hommes que du c&ocirc;t&eacute; des choses, du fond que de  la forme, de l&rsquo;essentiel que de l&rsquo;accessoire. Cela ne veut pas  dire que le niveau commun des affaires humaines ne sera pas pris  en compte mais qu&rsquo;est r&eacute;tabli, pour l&rsquo;efficacit&eacute;,  l&rsquo;ordre entre ce qui est d&eacute;terminant : le Sens en l&rsquo;homme  et ce qui vient en second pour l&rsquo;action : les modalit&eacute;s  et techniques d&rsquo;arrangement des choses.<BR><BR>  1 &#8211; LES COMMUNAUTES HUMAINES ET LEUR UNIVERS PROPRE<BR>  Les d&eacute;veloppements pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;taient  indispensables pour resituer, bien sommairement encore, les racines  de cette compr&eacute;hension du ph&eacute;nom&egrave;ne de communaut&eacute;  humaine.<BR><BR>  Parlant de communaut&eacute; humaine, il faut tout d&rsquo;abord sortir  des mod&egrave;les pr&eacute;dominants o&ugrave; il s&rsquo;agirait  d&rsquo;une collection d&rsquo;individus. Ces individus pourraient &ecirc;tre,  apr&egrave;s tout, n&rsquo;importe quoi : animaux, v&eacute;g&eacute;taux,  objets, institutions, etc.<BR><BR>  Il faut entendre ici que les communaut&eacute;s humaines sont  d&rsquo;un tout ordre parce qu&rsquo;elles sont de nature humaine.<BR><BR>  Autrement dit, elles sont faites de la mise en commun de quelque  chose des personnes humaines.<BR><BR>  Or, ce qu&rsquo;elles ont &agrave; mettre en commun, c&rsquo;est leur humanit&eacute;  ou du moins une part d&rsquo;humanit&eacute;.<BR><BR>  En vertu de ce que l&rsquo;anthropologie pr&eacute;c&eacute;dente &eacute;claire,  il s&rsquo;agit, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, d&rsquo;une mise en commun de Sens  et on parlera alors de ConSensus et, de l&rsquo;autre, de ce qui rel&egrave;ve  de l&rsquo;ordre humain existentiel avec les composants et dimensions  que l&rsquo;on a vu, celles de la structure coh&eacute;rencielle de  l&rsquo;individu.<BR><BR>  Le point nouveau &agrave; ce propos est le suivant. Tout l&rsquo;univers  d&rsquo;existence d&rsquo;une communaut&eacute; n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que l&rsquo;exp&eacute;rience  conjointe de leur conSensus par les personnes impliqu&eacute;es.<BR><BR>  Ainsi on peut dire que la communaut&eacute; est, sur le fond,  un partage d&rsquo;humanit&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire de Sens, dans  un ConSensus et que cela se manifeste comme l&rsquo;univers (uni-vers&#8230;)  de cette communaut&eacute; y compris avec la pr&eacute;sence  individuelle des personnes.<BR><BR>  Les communaut&eacute;s humaines ont donc comme les personnes  deux niveaux, l&rsquo;un qui est un ensemble de Sens mis en commun  par les Instances des personnes et que l&rsquo;on peut repr&eacute;senter  comme un ensemble de vecteurs rayonnants, comme sur une boussole,  autour d&rsquo;un centre.<BR><BR>  L&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces Sens peut &ecirc;tre pr&eacute;dominant.  Alors ses manifestations, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;univers de la  communaut&eacute; appara&icirc;tra comme anim&eacute; de ce Sens,  orient&eacute; dans ce Sens, expliqu&eacute; par ce Sens.<BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-610\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_crtcom.png?resize=265%2C265\" alt=\"crtcom.png\" align=\"center\" width=\"265\" height=\"265\" \/><BR><BR>  <\/p>\n<p><P>On con&ccedil;oit alors que la  d&eacute;termination de ce Sens soit de la plus grande importance  pour la vie de la communaut&eacute;.<BR><BR>  Le Sens de son avenir, de son d&eacute;veloppement, de ses ambitions,  la logique de son organisation, ses actions, entreprises et r&eacute;alisations,  la signification des r&eacute;alit&eacute;s qui sont les siennes,  celles de son environnement, le Sens de son histoire : tout cela  est li&eacute; autour de ce Sens privil&eacute;gi&eacute; qui  constitue la colonne vert&eacute;brale, l&rsquo;axe de coh&eacute;rence  de son destin.<BR><BR>  Une communaut&eacute; humaine trouve sa permanence dans la permanence  du conSensus sur un ensemble de Sens. Cependant, selon les lieux  et les p&eacute;riodes, le Sens pr&eacute;dominant peut changer.  C&rsquo;est l&agrave; que se joue la responsabilit&eacute; de ses dirigeants.<BR><BR>  Sur le plan manifeste, l&rsquo;univers de la communaut&eacute; est  celui dans lequel vivent ses membres. C&rsquo;est le &quot;monde&quot;  pour eux.<BR><BR>  Ce monde, la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines en  montre les dimensions dans l&rsquo;exp&eacute;rience humaine. La structure  coh&eacute;rencielle les d&eacute;crit.<BR><BR><BR><BR><BR><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-611\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1993\/12\/png_COHCOMH.png?resize=392%2C367\" alt=\"COHCOMH.png\" align=\"center\" width=\"392\" height=\"367\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1993\/12\/png_COHCOMH.png?w=392&amp;ssl=1 392w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1993\/12\/png_COHCOMH.png?resize=300%2C281&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px\" \/><BR><\/P><\/p>\n<p><P>On retrouve dans ce sch&eacute;ma trois  plans de la r&eacute;alit&eacute; humaine.<BR><BR>  <STRONG>Le plan factuel<\/STRONG> auquel l&rsquo;individu participe  surtout corporellement (conjonction objet\/projet). <STRONG>Le  plan repr&eacute;sentatif <\/STRONG>o&ugrave; il se retrouve mentalement  (conjonction sujet\/projet). <STRONG>Le plan relatif<\/STRONG>  o&ugrave; il est investi affectivement (conjonction sujet\/objet).<BR><BR>  Chacun de ces trois plans est simultan&eacute;ment mode d&rsquo;existence  individuelle et champ d&rsquo;existence commun, univers de la communaut&eacute;.<BR>  Ainsi les communaut&eacute;s humaines peuvent-elles &ecirc;tre  d&eacute;crites dans leur r&eacute;alit&eacute; coh&eacute;rencielle  o&ugrave; se joue leur existence, mais expliqu&eacute;es par  leur consensus et singuli&egrave;rement le Sens qui pr&eacute;domine.<BR><BR>  Il faut noter enfin que ce consensus n&rsquo;a pas d&rsquo;autre lieu que  l&rsquo;Instance des personnes qui les partagent, c&rsquo;est pourquoi les  communaut&eacute;s humaines ne sont pas des personnes m&ecirc;me  si, par quelque aspect, elles leur ressemblent parce qu&rsquo;elles  sont de nature humaine.<BR><BR>  2 &#8211; LES AGES ET LES ESPACES DES COMMUNAUTES<BR>  L&rsquo;une de ces ressemblances est d&rsquo;ailleurs celle de l&rsquo;&eacute;volution  et des &acirc;ges des communaut&eacute;s humaines. Sans rentrer  dans tous les fondements que la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences  Humaines &eacute;claire, on remarquera trois &acirc;ges qui se  caract&eacute;risent chacun par un niveau d&rsquo;int&eacute;gration  (ou de ma&icirc;trise) de son existence diff&eacute;rent.<BR><BR>  <STRONG>Un premier niveau correspond au plan factuel<\/STRONG>  . La communaut&eacute; est surtout une cohabitation o&ugrave;  ce sont les arrangements r&eacute;ciproques, les pr&eacute;occupations  &eacute;conomiques, mat&eacute;rielles qui pr&eacute;dominent.  C&rsquo;est le mode primaire d&rsquo;existence des communaut&eacute;s humaines,  aux vues limit&eacute;es &agrave; l&rsquo;imm&eacute;diat.<BR><BR>  <STRONG>Un second niveau correspond au plan repr&eacute;sentatif.<\/STRONG>  La communaut&eacute; acc&egrave;de &agrave; une repr&eacute;sentation  collective, une identit&eacute;, une &eacute;laboration de r&egrave;gles,  rapports, statuts qui dresse un tableau &agrave; la fois stabilisateur  et &eacute;volutif de la r&eacute;alit&eacute; commune. C&rsquo;est  l&rsquo;&egrave;re du droit, de la loi, des syst&egrave;mes formels  de repr&eacute;sentations par lesquels sont notamment r&eacute;gies  les affaires du plan factuel. Ce niveau secondaire d&eacute;veloppe  une vision strat&eacute;gique et de ce fait est aux prises avec  des projets et projections de son avenir ce qui n&rsquo;est pas le  cas au niveau primaire.<BR>  <STRONG><BR>  Un troisi&egrave;me niveau correspond au plan relatif<\/STRONG>  . Il surajoute la ma&icirc;trise d&rsquo;une intention commune, et  donc d&rsquo;un Sens &agrave; l&rsquo;histoire de la communaut&eacute;. C&rsquo;est  le niveau tertiaire v&eacute;ritablement politique o&ugrave;  ce sont les r&ocirc;les, les responsabilit&eacute;s, les engagements  r&eacute;ciproques qui forment le terrain d&rsquo;existence privil&eacute;gi&eacute;  de la communaut&eacute; ou plut&ocirc;t celui o&ugrave; elle  ma&icirc;trise la conduite de son existence.<BR><BR>  Les communaut&eacute;s existent selon ces trois espaces o&ugrave;,  &agrave; chaque fois, elles con&ccedil;oivent l&rsquo;essentiel de  leur existence. <BR><BR>  Au stade primaire, elles forment un groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts  mat&eacute;riels, physiques.<BR><BR>  Au stade secondaire, elles constituent une soci&eacute;t&eacute;  de &quot;citoyens&quot;, s&rsquo;inscrivant dans un m&ecirc;me syst&egrave;me  de repr&eacute;sentations.<BR><BR>  Au stade tertiaire, il s&rsquo;agit plus clairement d&rsquo;une communaut&eacute;  de personnes o&ugrave; les responsabilit&eacute;s r&eacute;ciproques  s&rsquo;investissent dans une commune ambition.<BR><BR>  Ce sont trois niveaux d&rsquo;appr&eacute;hension compl&eacute;mentaires  des communaut&eacute;s humaines, hi&eacute;rarchis&eacute;s selon  leur degr&eacute; d&rsquo;&eacute;volution de conscience et de ma&icirc;trise.<BR><BR>  De nombreuses difficult&eacute;s proviennent du d&eacute;calage  entre les niveaux d&rsquo;appr&eacute;hension et donc de dialogue.  Une hi&eacute;rarchie des rep&egrave;res est vitale alors que,  l&rsquo;ayant ignor&eacute;, le Sens de l&rsquo;&eacute;volution se perd  et paradoxalement les pr&eacute;occupations primaires (&eacute;conomiques)  en viennent &agrave; dominer des communaut&eacute;s qui ont &eacute;t&eacute;  tr&egrave;s avanc&eacute;es mais se sont &eacute;gar&eacute;es  en chemin.<BR><BR>  Rappelons &agrave; ce stade que les communaut&eacute;s dont il  s&rsquo;agit sont aussi bien des nations, des r&eacute;gions, des cit&eacute;s  que des entreprises, des collectivit&eacute;s de toutes sortes,  des familles ou m&ecirc;me l&rsquo;Europe et jusqu&rsquo;&agrave; la communaut&eacute;  humaine toute enti&egrave;re.<\/P><\/p>\n<p><P>&nbsp;<\/P><\/p>\n<p><P><A HREF=\"#anchor148384\">Retour au sommaire<\/A><BR><BR>  <A NAME=\"anchor146278\"><\/A><\/P><\/p>\n<p><P><STRONG>IV &#8211; LA THEORIE DES COHERENCES  CULTURELLES<\/STRONG> <BR><BR>  La notion de culture est &agrave; rapprocher de celle de communaut&eacute;  humaine. On peut dire ici que la culture est la qualification  de la communaut&eacute;.<BR><BR>  Cette qualification est &agrave; prendre aux deux niveaux. Celui  d&rsquo;une personnalit&eacute; culturelle et celui de ses manifestations  qui l&rsquo;identifient. Le parall&egrave;le est &agrave; faire avec  la personne o&ugrave; on peut, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, parler  de sa personnalit&eacute; et, de l&rsquo;autre, de ses manifestations  au travers de son existence individuelle.<BR><BR>  La notion de culture, dont nous avons ici amorc&eacute; une d&eacute;finition,  fait par ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;un tr&egrave;s grand nombre de conceptions  dont la diversit&eacute; a &eacute;t&eacute; souvent signal&eacute;e.  On peut m&ecirc;me s&rsquo;apercevoir que dans les m&ecirc;mes discours,  le terme est utilis&eacute; dans des sens tr&egrave;s diff&eacute;rents.  N&eacute;anmoins, l&rsquo;importance du souci des cultures, de la culture  propre des communaut&eacute;s humaines, est de plus en plus grand  en m&ecirc;me temps que l&rsquo;on doit souligner l&rsquo;&eacute;chec effectif  de nombreuses tentatives de la prendre en compte.<BR><BR>  Il faut l&agrave; toute la profondeur d&rsquo;une anthropologie fondamentale  pour &eacute;tablir de nouveaux fondements &agrave; la question  de culture. Ils permettent d&rsquo;en tirer une grande f&eacute;condit&eacute;  sur le plan de la connaissance et la compr&eacute;hension des  cultures, mais aussi sur le plan pratique et op&eacute;rationnel  de l&rsquo;orientation de l&rsquo;avenir et de strat&eacute;gies culturellement  fond&eacute;es.<BR><BR>  On s&rsquo;est trop souvent content&eacute; d&rsquo;un flou dans cette r&eacute;flexion  si bien qu&rsquo;on en est venu &agrave; se satisfaire d&rsquo;une carence  quasi syst&eacute;matique au niveau de l&rsquo;action qui n&rsquo;est pas  sans effet dans la pens&eacute;e des probl&egrave;mes.<BR>  Si, comme nous le soulignons en introduction, les questions du  collectif s&rsquo;ab&icirc;ment dans l&rsquo;abstraction et, au mieux, restent  &agrave; la surface des choses, c&rsquo;est bien aussi faute de profondeur  de l&rsquo;ancrage conceptuel, de la conscience et de la ma&icirc;trise  en la mati&egrave;re.<BR><BR>  Une th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Culturelles est possible  &agrave; partir d&rsquo;une anthropologie fondamentale. Elle est d&rsquo;un  apport d&eacute;cisif dans la fa&ccedil;on d&rsquo;approcher les probl&egrave;mes  collectifs dans une logique de communaut&eacute;.<BR><BR>  1 &#8211; LA CULTURE : UNE PART D&rsquo;HUMANITE<BR>  La culture d&rsquo;une communaut&eacute; se qualifie d&rsquo;abord par le  conSensus qui la fonde. C&rsquo;est une qualification intrins&egrave;que.  Ce consensus est mise en commun d&rsquo;un ensemble de Sens, rayonnant  autour d&rsquo;un centre. De tels ensembles de Sens constituent le  patrimoine d&rsquo;humanit&eacute; des Instances humaines.<BR><BR>  C&rsquo;est donc une part de l&rsquo;humanit&eacute; personnelle qui est  investit dans le consensus de telle communaut&eacute; auxquelles  les personnes participent. Les m&ecirc;mes personnes peuvent  aussi investir une autre part de leur humanit&eacute; dans une  autre communaut&eacute;. De m&ecirc;me qu&rsquo;elles peuvent &ecirc;tre  membres de plusieurs communaut&eacute;s, les personnes appartiennent  &agrave; plusieurs cultures.<BR><BR>  Ainsi, les cultures des communaut&eacute;s humaines sont-elles  qualifi&eacute;es par la part d&rsquo;humanit&eacute; sp&eacute;cifique  qui y est investie.<BR><BR>  Si toute l&rsquo;humanit&eacute; r&eacute;side en chaque homme, y r&eacute;sident  ainsi les racines de toutes les cultures humaines. Cependant,  la pr&eacute;gnance de celles qui sont famili&egrave;res est  bien plus grande, d&rsquo;o&ugrave; un sentiment de proximit&eacute;  tout int&eacute;rieur. Par contre, les cultures &eacute;trang&egrave;res  paraissent plus lointaines, d&rsquo;une distance toute int&eacute;rieure  elle aussi. A la g&eacute;ographie des cultures correspond une  topique, int&eacute;rieure aux Instances humaines.<BR>  La part d&rsquo;humanit&eacute; que repr&eacute;sente une culture se  comprend encore autrement. Les hommes se r&eacute;partissent  en plusieurs cultures et chacune a une part de la r&eacute;alit&eacute;  humaine. Ces parts sont compl&eacute;mentaires, l&rsquo;ensemble formant  l&rsquo;humanit&eacute; enti&egrave;re dans le temps et dans l&rsquo;espace.<BR><BR>  L&rsquo;identification diff&eacute;rentielle des cultures est la qualification  de cette r&eacute;partition. Elle peut &ecirc;tre caract&eacute;ris&eacute;e  par un territoire, une langue, une religion mais aussi tout autre  crit&egrave;re discriminant.<BR><BR>  On a beaucoup glos&eacute; sur la question de savoir quelles  &eacute;taient les crit&egrave;res de diff&eacute;renciation  et les fronti&egrave;res entre cultures. La th&eacute;orie des  Coh&eacute;rences Culturelles montre que ce n&rsquo;est pas au niveau  existentiel que se fait la discrimination et donc qu&rsquo;il n&rsquo;y a  aucune bonne r&eacute;ponse en dehors de convenances particuli&egrave;res.<BR><BR>  Ainsi, selon ses responsabilit&eacute;s on peut choisir le crit&egrave;re  de discrimination le plus pertinent : territoire ou r&eacute;f&eacute;rence,  juridiques, professionnelles, religieuses, etc.<BR><BR>  Par contre, la diff&eacute;renciation intrins&egrave;que est,  elle, plus radicale. Cependant se situant au coeur des personnes,  les distances entre elles rel&egrave;vent d&rsquo;un d&eacute;placement  int&eacute;rieur.<BR><BR>  Les personnes au biculturalisme affirm&eacute; vivent cela mais  tous nous pourrions le vivre si nous &eacute;tions attentifs  au fait que nous ne sommes pas tout &agrave; fait les m&ecirc;mes  lorsque nous sommes investis dans des groupes humains culturellement  diff&eacute;rents (par exemple tout simplement entre la communaut&eacute;  familiale et la communaut&eacute; professionnelle).<BR><BR>  Les cultures sont donc ainsi les diff&eacute;rentes pr&eacute;sentations  de l&rsquo;humanit&eacute; de l&rsquo;homme expos&eacute;e dans des modes  d&rsquo;existence propre &agrave; chacune : son monde, sa r&eacute;alit&eacute;.<BR><BR>  2 &#8211; LA PERSONNALITE CULTURELLE<BR>  L&rsquo;ensemble de Sens sp&eacute;cifique qui permet le consensus  d&rsquo;une culture est ce &agrave; partir de quoi un ou des Sens particuliers  sont donn&eacute;s &agrave; l&rsquo;existence propre de chaque culture.  C&rsquo;est l&agrave; que toutes les particularit&eacute;s culturelles  trouvent leur logique, leurs r&eacute;actions, leurs repr&eacute;sentations,  etc.<BR><BR>  Tout se passe comme si, derri&egrave;re les comportements collectifs,  l&rsquo;histoire de la communaut&eacute;, ses fa&ccedil;ons d&rsquo;exister  et d&rsquo;&eacute;voluer, il y avait comme une personne avec sa personnalit&eacute;  particuli&egrave;re. Cette personnalit&eacute; culturelle est  le propre de toutes les communaut&eacute;s humaines, nations,  cit&eacute;s, entreprises, familles, etc.<BR>  Cette personnalit&eacute; culturelle est form&eacute; de multiples  sens dont tel ou tel pr&eacute;domine. Ce sont comme autant de  traits de personnalit&eacute; qui peuvent &ecirc;tre m&ecirc;me  contradictoires. Selon celui qui pr&eacute;domine alors c&rsquo;est  toute une histoire commune qui se d&eacute;ploie. Si c&rsquo;est un  autre alors c&rsquo;est une autre logique qui est &agrave; l&rsquo;oeuvre.  A chaque fois, c&rsquo;est toute l&rsquo;existence de la culture qui en est  marqu&eacute;.<BR><BR>  Le fait qu&rsquo;un des Sens de la personnalit&eacute; culturelle pr&eacute;domine  dans le consensus laisse apercevoir que les manifestations de  cette culture vont se d&eacute;ployer et progresser dans ce Sens.  C&rsquo;est alors que l&rsquo;on peut dire que la communaut&eacute; &quot;cultive&quot;  l&rsquo;un de ses Sens, l&rsquo;une de ses tendances potentielles, l&rsquo;un de  ses traits de caract&egrave;re.<BR><BR>  Ces traits de caract&egrave;res on les attribuera d&rsquo;ailleurs  et &agrave; juste titre aux personnes de la communaut&eacute;  culturelle, en tant, n&eacute;anmoins, qu&rsquo;elles y sont effectivement  investies.<BR><BR>  La m&ecirc;me personne peut &quot;changer de caract&egrave;re&quot;,  en passant d&rsquo;une communaut&eacute; culturelle &agrave; une autre.  De m&ecirc;me au sein de telle culture, il peut aussi y avoir  comme un changement de personnalit&eacute; s&rsquo;il y a changement  de sens. On le voit bien lorsqu&rsquo;une population, une entreprise  par exemple, change de Sens alors on assiste &agrave; des changements  dans la personnalit&eacute; et le caract&egrave;re de nombreuses  personnes. Cela prend toute son importance lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des  dirigeants.<BR><BR>  3 &#8211; L&rsquo;IDENTITE CULTURELLE<BR>  Ces termes sont plus souvent employ&eacute;s sans que l&rsquo;on sache  tr&egrave;s bien de quoi on parle. Nous d&eacute;finissons l&rsquo;identit&eacute;  comme ce qui permet l&rsquo;identification, c&rsquo;est-&agrave;-dire ce  qui permet de caract&eacute;riser l&rsquo;existence manifeste de la  culture. <BR><BR>  Sans aller plus au fond dans la r&eacute;flexion, nous devons  consid&eacute;rer deux aspects &agrave; la question.<BR><BR>  Comme nous l&rsquo;avons vu l&rsquo;existence d&rsquo;une communaut&eacute; culturelle  se manifeste selon diff&eacute;rents plans :<BR><BR>  <STRONG>Le factuel<\/STRONG> avec les faits, les usages, les comportements,  les &eacute;v&eacute;nements.<BR>  <STRONG>Le repr&eacute;sentatif<\/STRONG> avec les signes, images,  discours, mythes, langue, etc.<BR>  <STRONG>Le relatif <\/STRONG>avec ses r&ocirc;les, ses modes relationnels,  ses responsabilit&eacute;s, ses valeurs.<BR><BR>  L&rsquo;identit&eacute; culturelle a d&eacute;j&agrave; plusieurs visages  parmi lesquels on peut en outre souligner des &eacute;l&eacute;ments  particuliers &agrave; l&rsquo;infini, les arts, la gastronomie, les  comportements en situation particuli&egrave;re, etc.<BR><BR>  Il est important de se soucier de la compl&eacute;mentarit&eacute;  de ces visages et aussi, selon le niveau d&rsquo;&eacute;volution,  lequel ou lesquels seront privil&eacute;gi&eacute;s dans une  conscience collective identificatoire.<BR><BR>  La seconde consid&eacute;ration tient au fait qu&rsquo;il peut y avoir  changement de Sens et que la r&eacute;alit&eacute; existentielle  de la culture en est profond&eacute;ment chang&eacute;e. Cela  peut appara&icirc;tre comme un changement d&rsquo;identit&eacute; qui  accompagne un changement de Sens. C&rsquo;est important dans les pratiques  de changement. La fixation sur une identit&eacute; particuli&egrave;re  risque d&#8217;emp&ecirc;cher aussi les changement de sens n&eacute;cessaires.<BR><BR>  Par exemple si une r&eacute;gion doit se red&eacute;velopper  et changer pour cela de dynamique alors son identit&eacute; devra  aussi changer et il serait pr&eacute;judiciable de favoriser  certaines composantes identificatoires qui devraient &ecirc;tre  remises en question.<BR><BR>  Il faut enfin noter que m&ecirc;me si le Sens est stable dans  la personnalit&eacute; culturelle, les manifestations identifiantes  d&eacute;pendent aussi du contexte, celui des autres cultures  si bien que les formes identificatoires peuvent changer selon  la conjoncture sans changer de Sens.<BR><BR>  C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une m&ecirc;me culture ne trouvera jamais une  stabilit&eacute; d&rsquo;identit&eacute; et qu&rsquo;il y a danger lorsqu&rsquo;elle  s&rsquo;y essaie, confondant la forme et le Sens. C&rsquo;est le cas notamment  des int&eacute;grismes et des nationalismes que l&rsquo;on conna&icirc;t.<BR><BR>  L&rsquo;identit&eacute; culturelle est indispensable pour la reconnaissance  d&rsquo;une culture, pour les autres et &agrave; ses propres yeux mais  elle ne l&rsquo;est que comme m&eacute;diation, comme signes de reconnaissance  de sa personnalit&eacute; culturelle, de son Sens propre.<BR><BR>  L&rsquo;identit&eacute; dans toutes ses facettes, ses m&eacute;tamorphoses,  ses niveaux, ses mutations, ses transformations ne doit pas,  au bout du compte, &ecirc;tre prise pour crit&egrave;re d&eacute;terminant  mais seulement signe de reconnaissance, t&eacute;moignage r&eacute;v&eacute;lateur  et significatif.<BR><BR>  4 &#8211; CULTURE ET CIVILISATION<BR>  Comprendre ce qu&rsquo;est une communaut&eacute; humaine, ce qui la  qualifie comme culture, les deux niveaux de cette qualification,  personnalit&eacute; et identit&eacute;s, ne suffit pas en &eacute;puiser  le sujet.<BR><BR>  Il faut entrer dans un nouveau registre, celui encore du Sens  sous le mode de la question du bien, de la question de ce &agrave;  quoi cela sert une culture.<BR><BR>  Une r&eacute;ponse peut &ecirc;tre donn&eacute;e comme ceci :  &agrave; cultiver le bien.<BR><BR>  Ainsi on peut dire que, d&rsquo;une part, la culture est la sc&egrave;ne  communautaire o&ugrave; se jouent les existences individuelles  qui font partie int&eacute;grante de cette sc&egrave;ne de l&rsquo;existence  humaine. Mais ce qui se joue l&agrave;, a un but : l&rsquo;accomplissement  de l&rsquo;homme. <BR><BR>  Cependant si cet accomplissement implique en premier l&rsquo;Instance,  il se traduit par la participation individuelle au progr&egrave;s  commun. Le progr&egrave;s commun est celui de la culture donc  celui des individus aussi. Ce progr&egrave;s de la culture est  culture du progr&egrave;s humain, individuel et collectif dans  le sens d&rsquo;une plus grande ma&icirc;trise, d&rsquo;une &eacute;volution,  d&rsquo;une humanisation qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que cette conscience  et cette ma&icirc;trise des racines humaines de notre monde.<BR><BR>  S&rsquo;il s&rsquo;agit de dominer la terre comme l&rsquo;indique la Bible, il  ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une ma&icirc;trise Nietzsch&eacute;enne mais  d&rsquo;une reconnaissance progressive de l&rsquo;humanit&eacute; du monde  et donc de la responsabilit&eacute; des hommes sur leur existence  et leur devenir.<BR><BR>  La civilisation est une figure de cette marche en avant de l&rsquo;humanit&eacute;  mais dont l&rsquo;important est le Sens, celui par lequel les hommes  acqui&egrave;rent une plus grande ma&icirc;trise de leur humanit&eacute;,  cheminant vers leur accomplissement: la pl&eacute;nitude d&rsquo;&ecirc;tre  humain.<BR><BR>  C&rsquo;est le Sens de l&rsquo;&eacute;thique et celui de l&rsquo;&eacute;minente  dignit&eacute; de l&rsquo;homme.<BR><BR>  Il y a donc, pour chaque culture, &agrave; cultiver le Sens du  bien et ainsi r&eacute;aliser l&rsquo;humanit&eacute; que repr&eacute;sente  l&rsquo;oeuvre de civilisation.<BR><BR>  On peut se demander o&ugrave; et pour qui cette &quot;civilisation&quot;  de la culture. D&rsquo;abord dans son espace, la communaut&eacute;  elle-m&ecirc;me, qui n&rsquo;a d&rsquo;autre lieu v&eacute;ritable que les  personnes de la communaut&eacute; culturelle. Mais ensuite, &agrave;  la mesure de sa civilisation, la culture rayonne de cette civilisation  et facilite aux autres cultures leur propre civilisation.<BR><BR>  L&rsquo;erreur de croire qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait qu&rsquo;une culture, qu&rsquo;une civilisation,  continue &agrave; faire les m&ecirc;mes ravages aujourd&rsquo;hui au  nom de l&rsquo;&eacute;conomie, hier au nom du progr&egrave;s humain.  C&rsquo;est un signe de grave r&eacute;gression malheureusement.<BR><BR>  Les r&eacute;f&eacute;rences incantatoires &agrave; la d&eacute;mocratie,  id&eacute;e d&rsquo;un &acirc;ge secondaire, ont pour effet surtout  d&#8217;emp&ecirc;cher son d&eacute;passement, maintenant devenu n&eacute;cessaire  mais impensable dans ces conditions. <BR><BR>  On en vient &agrave; pr&eacute;f&eacute;rer la r&eacute;gression  &eacute;conomiste de la d&eacute;mocratie malgr&eacute; ses impasses  patentes &agrave; cette remise en question qui pr&eacute;pare  son d&eacute;passement. C&rsquo;est l&rsquo;une des oeuvres de civilisation  qui reste &agrave; accomplir. Cependant, il faut observer en  vertu de ce qui pr&eacute;c&egrave;de que chaque culture apporte  sa propre pierre au progr&egrave;s humain selon sa part d&rsquo;humanit&eacute;.<BR><BR>  5 &#8211; LA VOCATION CULTURELLE<BR>  Si la personnalit&eacute; culturelle d&rsquo;une communaut&eacute;  la qualifie et qu&rsquo;elle est investie dans le Sens le meilleur,  alors on peut se demander ce qu&rsquo;est ce meilleur Sens tant sur  le fond, dans le consensus des Instances, que sur la nature de  sa culture, de son oeuvre civilisatrice.<BR><BR>  On parlera alors de Vocation d&rsquo;une communaut&eacute; culturelle.  Cela indique que l&rsquo;existence de communaut&eacute;s n&rsquo;est pas  simplement justifi&eacute; par la rencontre des personnes mais  qu&rsquo;elle a un r&ocirc;le &agrave; jouer pour le monde des homes  et l&rsquo;humanit&eacute; int&eacute;rieure.<BR>  Chaque communaut&eacute; culturelle est donc investie d&rsquo;une Vocation  qui, lui donne une sorte de mission vis-&agrave;-vis de ses membres  comme vis-&agrave;-vis des autres peuples. <BR>  C&rsquo;est une dimension qui est bien souvent pr&eacute;sente, m&ecirc;me  dans les &eacute;tats modernes, mais plut&ocirc;t sous le mode  mythique que v&eacute;ritablement conceptualis&eacute;.<BR>  Dans cette perspective, il y a toute une s&eacute;rie de questions  qui surviennent <BR>  <\/P><\/p>\n<p><UL>  <UL>    <LI>Quels sont les fondements de cette vocation    dans la part d&rsquo;humanit&eacute; o&ugrave; s&rsquo;ancre la culture ?<BR>        <LI>Comment caract&eacute;riser cette vocation    ?<BR>        <LI>Comment cultiver cette vocation ?<BR>      <\/UL><\/UL>  <\/p>\n<p><P>Tout cela va, bien s&ucirc;r, venir au  coeur des probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute;, des questions  actuelles les plus pressantes.<BR><BR>  6 &#8211; LES CULTURES SONT EN CHARGE DE PROBLEMATIQUES <BR>  HUMAINES<BR>  L&rsquo;ensemble de Sens faisant consensus et fondant une communaut&eacute;  culturelle est pris dans l&rsquo;Instance des personnes qui y sont  investies.<BR><BR>  C&rsquo;est, humainement parlant, le soubassement de tout un univers  existentiel mais surtout, c&rsquo;est comme un &quot;carrefour de Sens&quot;  qui sous-tend cet univers. <BR><BR>  Or, il est donn&eacute;&agrave; l&rsquo;homme d&rsquo;avoir &agrave; exercer  sa libert&eacute; qui est libert&eacute; de Sens etpour cela  la d&eacute;couvrir et la cultiver. Il y a en l&rsquo;homme des Sens  qui lui permettent uneprogression vers cette ma&icirc;trise  et d&rsquo;autres qui s&rsquo;y opposent ou s&rsquo;en &eacute;cartent. C&rsquo;est tr&egrave;s  pr&eacute;cis&eacute;mentce qui se joue &agrave; chaque carrefour  de Sens.<BR><BR>  C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on peut consid&eacute;rer qu&rsquo;il s&rsquo;agit  du lieu, d&rsquo;une probl&eacute;matique humaine, o&ugrave; il en  va, soit de trouver et cultiver le bon Sens et ainsi la voie  d&rsquo;un accomplissement, soit de rester dans d&rsquo;autres Sens qui,  s&rsquo;en &eacute;cartant, seront jalonn&eacute;s de toutes sortes  d&rsquo;errances.<BR><BR>  S&rsquo;il y a un meilleur Sens &agrave; chaque carrefour, il y a aussi  les pires.<BR><BR>  Ainsi, l&rsquo;anthropologie fondamentale issue de la th&eacute;orie  des Coh&eacute;rences Humaines montre l&rsquo;enjeu humain de ces probl&eacute;matiques  et ainsi celui des cultures o&ugrave; sont rassembl&eacute;s  des peuples entiers autour d&rsquo;une m&ecirc;me probl&eacute;matique  humaine plus ou moins fondamentale.<BR><BR>  On peut dire que chaque communaut&eacute; culturelle est appel&eacute;e  &agrave; trouver et cultiver la voie de la r&eacute;solution  de cette probl&eacute;matique. C&rsquo;est cela sa vocation.<BR><BR>  De ce fait, on peut dire aussi que, dans son existence, chaque  culture r&eacute;alise le drame humain de cette probl&eacute;matique  et ce, dans tous ses Sens. C&rsquo;est ce qu&rsquo;une analyse de Coh&eacute;rences  Culturelles &eacute;claire en &eacute;lucidant les Sens de ce  carrefour probl&eacute;matique (cf. exemples en annexes).<BR><BR>  La vie de la communaut&eacute; traduit, selon les lieux et les  temps, le Sens pr&eacute;dominant dans diff&eacute;rentes conjonctures.<BR><BR>  C&rsquo;est toujours une certaine logique culturelle qui se d&eacute;ploie  exprim&eacute;e sous mille formes, mille p&eacute;rip&eacute;ties,  y compris toutes les formes les plus actuelles de la vie en soci&eacute;t&eacute;  : politique, &eacute;conomie, d&eacute;veloppement, &eacute;ducation,  etc.<BR>  L&rsquo;enjeu est donc pour chaque communaut&eacute; culturelle de  trouver et cultiver sa vocation. C&rsquo;est l&rsquo;enjeu v&eacute;ritable  de tous les engagements et toutes les responsabilit&eacute;s  dans toutes les communaut&eacute;s humaines.<BR><BR>  Si, pour chaque culture, son existence s&rsquo;explique par les diff&eacute;rents  Sens selon lesquels est prise la probl&eacute;matique humaine  qu&rsquo;elle a en charge, alors devant chaque situation, chaque probl&egrave;me,  chaque projet, elle doit prendre une position inh&eacute;rente  &agrave; sa vocation propre pour consid&eacute;rer et engager  les choses.<BR><BR>  La communaut&eacute; n&rsquo;&eacute;tant pas une personne, c&rsquo;est aux  responsables de le faire, en consensus avec la population concern&eacute;e,  du moins autant que possible.<BR><BR>  7 &#8211; LES CARACTERISTIQUES D&rsquo;UNE VOCATION CULTURELLE<BR>  De la d&eacute;finition que nous en avons faite, on peut tirer  plusieurs cons&eacute;quences li&eacute;es tout simplement au  mode d&rsquo;expression de toute culture dans sa structure coh&eacute;rencielle  sachant que chaque dimension est investie dans la r&eacute;solution  de la probl&eacute;matique humaine visant &agrave; l&rsquo;accomplissement  des hommes.<BR><BR>  Ainsi, il y a des crit&egrave;res factuels. La vocation s&rsquo;exprime  par des talents sp&eacute;cifiques qui s&rsquo;expliquent ainsi en  tant que culture collective d&rsquo;une disposition humaine.<BR><BR>  Ce talent, traduit en habilet&eacute;, savoir-faire, usages,  productions de tous ordres, s&rsquo;&eacute;value dans le Sens de cette  vocation, c&rsquo;est-&agrave;-dire par la contribution au bien commun.<BR><BR>  Il y a des crit&egrave;res repr&eacute;sentatifs. La vocation  culturelle s&rsquo;exprime par des visions, des expressions, des repr&eacute;sentations,  des conceptions, des sciences et des pens&eacute;es, des projections,  qui traduisent son intellection du monde, du sien, bien s&ucirc;r,  mais qui a toujours port&eacute;e universelle en tant que touchant  &agrave; une part d&rsquo;humanit&eacute; support&eacute;e par tous  les hommes. Chacun reconna&icirc;tra ce type d&rsquo;apports des cultures.  C&rsquo;est aussi l&rsquo;une des r&eacute;ductions traditionnelles de la  notion de culture qui, du m&ecirc;me coup, perd le discernement  du Sens de sa vocation pour glorifier ses propres repr&eacute;sentations  ind&eacute;pendamment de leur valeur humaine.<BR><BR>  Il y enfin des crit&egrave;res relatifs qui touchent aux r&ocirc;les  et responsabilit&eacute;s, aux oeuvres de civilisation et qui  traduisent une ma&icirc;trise plus s&ucirc;re de la vocation  culturelle. Sont mis au premier rang, les projets, les ambitions  qui visent justement &agrave; l&rsquo;accomplissement de cette vocation  en assumant des missions de services qui d&eacute;passent l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t  propre de la communaut&eacute;. En cela la maturit&eacute; d&rsquo;expression  de la vocation culturelle se traduit en responsabilit&eacute;  de la communaut&eacute;, engag&eacute;e vis-&agrave;-vis de ses  membres et des autres communaut&eacute;s humaines.<BR><BR>  Voici donc parmi d&rsquo;autres les principaux crit&egrave;res selon  lesquelles peut &ecirc;tre qualifi&eacute;e et donc identifi&eacute;e  la vocation culturelle d&rsquo;une communaut&eacute; humaine.<BR><BR>  8 &#8211; COMMENT TROUVER ET CULTIVER UNE VOCATION ?<BR>  Chacun peut voir le bien &agrave; sa fen&ecirc;tre, autrement  dit, trouver toujours bien ce qui le conforte dans son Sens.<BR><BR>  Ainsi les seules opinions sont invalides pour rep&eacute;rer  ce qu&rsquo;est la vocation culturelle des communaut&eacute;s. Qui  conna&icirc;t la vocation culturelle de la France, de l&rsquo;Europe,  du Maghreb, du Japon mais aussi de telle ou telle cit&eacute;,  entreprise ou organisation. Il y en a des intuitions justes mais  souvent noy&eacute;es dans la masse des opinions.<BR><BR>  C&rsquo;est l&agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la th&eacute;orie de  montrer les conditions de ce rep&eacute;rage. Il est li&eacute;  &agrave; l&rsquo;&eacute;lucidation de la probl&eacute;matique humaine  sous-jacente et au discernement de ses Sens.<BR><BR>  C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on peut seulement comprendre quelle est  la justification et la coh&eacute;rence de cette vocation et,  en m&ecirc;me temps, rep&eacute;rer tout ce qui, dans l&rsquo;histoire,  en a &eacute;t&eacute; l&rsquo;expression, ce qui, dans l&rsquo;actualit&eacute;,  en est l&rsquo;appui et ce qui, dans le futur, pourrait en &ecirc;tre  projet&eacute; comme ambition.<BR><BR>  Les &eacute;tudes de Coh&eacute;rences Culturelles ont notamment  cet objectif. La th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines  offre de tels moyens m&eacute;thodologiques et les techniques  appropri&eacute;es (cf. exemples en annexe).<BR><BR>  Cependant, il ne faut pas oublier que l&rsquo;&eacute;volution de cette  communaut&eacute; fait que le niveau d&rsquo;expression de cette vocation  est plus ou moins &eacute;volu&eacute; : primaire, secondaire,  tertiaire et qu&rsquo;il faut en tenir compte :<BR><BR>  <\/P><\/p>\n<p><UL>  <UL>    <LI>pour les r&eacute;f&eacute;rences historiques,<BR>        <LI>pour les projets sur le futur,<BR>        <LI>pour le niveau de conscience dont elle    est capable.<BR><BR>      <\/UL><\/UL>  <\/p>\n<p><P>Il faut bien dire que le niveau de conscience  qui touche au Sens et donc aux fondements de la culture commune  doit &ecirc;tre tertiaire, c&rsquo;est-&agrave;-dire que, en de&ccedil;&agrave;,  n&rsquo;existe pas de discernement propre suffisant et qu&rsquo;il faut faire  appel &agrave; des supports rep&eacute;rants.<BR><BR>  C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;une hi&eacute;rarchie des niveaux de ma&icirc;trise  des hommes est n&eacute;cessaire, pour que soit cultiv&eacute;  un &eacute;clairage par des hommes plus avanc&eacute;s qui en  sont capables ce qui justifie leur r&ocirc;le et leur responsabilit&eacute;.  Ils auront alors &agrave; r&eacute;aliser et d&eacute;signer  les rep&egrave;res et les voies de la culture de cette vocation.<BR><BR>  Ils auront aussi &agrave; concevoir les modalit&eacute;s, strat&eacute;gies,  moyens par lesquels la communaut&eacute; culturelle peut avancer  selon sa vocation et qui sont fonction, d&rsquo;une part, de sa personnalit&eacute;  culturelle donc de cette vocation et de la probl&eacute;matique  humaine o&ugrave; elle se joue, et d&rsquo;autre part, des conditions  historiques, actuelles et conjoncturelles o&ugrave; se situent  les actions.<BR><BR>  Nous venons ainsi par cette notion de vocation culturelle de  dessiner la voie selon laquelle les probl&egrave;mes des communaut&eacute;s  humaines doivent &ecirc;tre pris, notamment dans l&rsquo;actualit&eacute;  o&ugrave; ils sont les plus criants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les communaut\u00e9s humaines font partie de l&rsquo;inpens\u00e9 des sciences humaines et sociales et, par suite, les probl\u00e8mes et solutions qui s&rsquo;y rapportent sont absents des pr\u00e9occupations des experts, techniciens et sp\u00e9cialistes. Le d\u00e9tournement du sujet communautaire est patent surtout dans notre pays o\u00f9 seules les visions archa\u00efques pr\u00e9dominent. 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