{"id":121,"date":"2004-07-23T00:00:00","date_gmt":"2004-07-23T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/07\/23\/les-jeux-didentites-4\/"},"modified":"2020-11-13T19:04:00","modified_gmt":"2020-11-13T18:04:00","slug":"les-jeux-didentites-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/07\/23\/les-jeux-didentites-4\/","title":{"rendered":"Les jeux d&rsquo;identit\u00e9s 4"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Diff\u00e9rentes applications des jeux d&rsquo;identit\u00e9s dans divers domaines<\/p>\n<p>  <STRONG>II &#8211; EXEMPLES D&rsquo;APPLICATION DES JEUX D&rsquo;IDENTITES<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Nous allons envisager une s&eacute;rie de probl&egrave;mes trait&eacute;s<\/p>\n<p>  en &eacute;tude syst&eacute;matique. Pour chacun d&rsquo;eux on va<\/p>\n<p>  observer quels visages ils prennent selon les champs avec les<\/p>\n<p>  rapports interpersonnels, les circonstances et le r&ocirc;le<\/p>\n<p>  des &eacute;l&eacute;ments, les processus de fonctionnement.<\/p>\n<p>  Selon le cas, ils seront plus ou moins approfondis. Il ne s&rsquo;agit<\/p>\n<p>  pas en principe de traiter ces probl&egrave;mes &agrave; fond<\/p>\n<p>  ici, mais de montrer sur des exemples divers ce que l&rsquo;on peut<\/p>\n<p>  assez rapidement obtenir. Ces r&eacute;sultats peuvent &ecirc;tre<\/p>\n<p>  utilis&eacute;s pour des formations, des travaux de r&eacute;flexions,<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;tudes, d&rsquo;interventions. Toutes les questions que l&rsquo;on<\/p>\n<p>  souhaite peuvent &ecirc;tre trait&eacute;es de la m&ecirc;me<\/p>\n<p>  mani&egrave;re. L&rsquo;exercice en est enrichissant. On peut essayer<\/p>\n<p>  aussi bien un mot, un concept pour en d&eacute;gager les Sens<\/p>\n<p>  : qu&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement , une situation, un probl&egrave;me<\/p>\n<p>  quelconque, y compris pour mieux se conna&icirc;tre soi-m&ecirc;me.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Nous allons &eacute;tudier successivement les probl&egrave;mes<\/p>\n<p>  suivants :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; Les relations m&eacute;decin-malade.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; Les relations parent-enfant.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; Les relations de couples.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; Les relations commerciales, la vente.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; Autres exemples d&rsquo;applications.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; L&rsquo;autorit&eacute;.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; Le rapport au travail.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; L&rsquo;entreprise.<BR><\/p>\n<p>  &#8211; L&rsquo;argent.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>a) Les relations m&eacute;decins-malades<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  On va envisager cette relation selon les divers jeux d&rsquo;identit&eacute;<\/p>\n<p>  avec le fait central que constitue la maladie. Selon les cas,<\/p>\n<p>  on pourra voir le principe du traitement et le r&ocirc;le des<\/p>\n<p>  &eacute;l&eacute;ments tels que les m&eacute;dicaments par exemple.<\/p>\n<p>  Avec ce premier exemple, va &ecirc;tre mise en &eacute;vidence<\/p>\n<p>  la diff&eacute;rence consid&eacute;rable qu&rsquo;il peut y avoir entre<\/p>\n<p>  les champs. On s&rsquo;apercevra &eacute;videmment que ce qui se passe<\/p>\n<p>  vraiment recouvre plusieurs Sens selon les cas. Il appara&icirc;tra<\/p>\n<p>  aussi des logiques &eacute;tonnantes en particulier dans le champ<\/p>\n<p>  de la d&eacute;gradation o&ugrave; ce que l&rsquo;on dit est bien loin<\/p>\n<p>  de ce qui est, o&ugrave; aussi, on en est en g&eacute;n&eacute;ral<\/p>\n<p>  peu conscient. Nous allons envisager successivement les diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  champs avec pour chacun d&rsquo;eux quelques unes au moins des quatre<\/p>\n<p>  possibilit&eacute;s, les deux compl&eacute;mentaires et les deux<\/p>\n<p>  sym&eacute;triques.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>C&rsquo;est le champ de l&rsquo;objectif<\/p>\n<p>  et du scientifique. Celui o&ugrave; l&rsquo;identit&eacute; sociale<\/p>\n<p>  et la cause sont importantes. L&rsquo;homme est surtout vu ici comme<\/p>\n<p>  un corps qui produit l&rsquo;intelligence. La maladie est un signe,<\/p>\n<p>  une information ou un ensemble de donn&eacute;es qu&rsquo;il faudra<\/p>\n<p>  traiter scientifiquement pour r&eacute;soudre le probl&egrave;me.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans le cas du m&eacute;decin-vedette, c&rsquo;est le sp&eacute;cialiste<\/p>\n<p>  identifi&eacute; par le malade &agrave; sa cause : la sp&eacute;cialit&eacute;<\/p>\n<p>  avec sa maladie. Le malade militant a les sympt&ocirc;mes les<\/p>\n<p>  plus conformes possibles &agrave; la cause. C&rsquo;est un beau cas,<\/p>\n<p>  un cas int&eacute;ressant. Plus il suscite l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  du m&eacute;decin, plus le malade en est gratifi&eacute; et en<\/p>\n<p>  contrepartie il va militer en collaborant efficacement au traitement<\/p>\n<p>  avec &quot;l&rsquo;&eacute;quipe soignante&quot;. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  reconnu sur la place ou dans son milieu traite &quot;la maladie&quot;<\/p>\n<p>  et reconna&icirc;t le malade en cons&eacute;quence. S&rsquo;il l&rsquo;oublie<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre pourrait cesser de militer. Le malade est fier d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  un cas et en parle &agrave; d&rsquo;autres militants et on compare.<\/p>\n<p>  Cela donne identit&eacute; et classifications. On utilise les<\/p>\n<p>  meilleures techniques, les derni&egrave;rs m&eacute;dicaments,<\/p>\n<p>  les plus rares, les plus efficaces. Ceux-ci servent &agrave;<\/p>\n<p>  mesurer l&rsquo;importance du cas-cause ; ils en deviennent crit&egrave;re.<\/p>\n<p>  S&rsquo;il y en a une belle panoplie, c&rsquo;est un bon m&eacute;decin et<\/p>\n<p>  un beau cas. L&rsquo;administration sinon la gestion de la prise de<\/p>\n<p>  m&eacute;dicaments est une activit&eacute; militante-rationnelle.<\/p>\n<p>  Elle est par elle m&ecirc;me th&eacute;rapeutique.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation inverse est possible avec les cas c&eacute;l&egrave;bres<\/p>\n<p>  ou exceptionnels. Le malade identifi&eacute; &agrave; la cause-maladie<\/p>\n<p>  trouve des m&eacute;decins militants qui vont mettre un point<\/p>\n<p>  d&rsquo;honneur &agrave; vaincre l&rsquo;obstacle. Ils vont se consacrer<\/p>\n<p>  &agrave; cette t&acirc;che, se d&eacute;vouer m&ecirc;me. Les<\/p>\n<p>  m&eacute;dicaments sont leurs outils et leurs armes. Tout &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;heure la cause &eacute;tait la sp&eacute;cialit&eacute;, elle<\/p>\n<p>  est maintenant la maladie. La science devient instrument pour<\/p>\n<p>  &quot;militer&quot;. Le malade montre son cas, en parle pour<\/p>\n<p>  le proposer en exemple et comme enjeu. C&rsquo;est le malade vedette<\/p>\n<p>  qui quelquefois aussi en sait plus sur sa maladie que ses m&eacute;decins.<\/p>\n<p>  Une bonne strat&eacute;gie, beaucoup de courage et d&rsquo;efficacit&eacute;<\/p>\n<p>  et le malade-maladie est conquis.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Nous passerons rapidement sur le couple militant-militant o&ugrave;<\/p>\n<p>  la maladie est la cause commune avec chacun son r&ocirc;le sp&eacute;cifique<\/p>\n<p>  dans le traitement, celui de malade, et celui de m&eacute;decin.<\/p>\n<p>  Le chef-vedette-mod&egrave;le peut &ecirc;tre un professeur auquel<\/p>\n<p>  on se r&eacute;f&egrave;re de temps en temps. C&rsquo;est le cas en<\/p>\n<p>  particulier o&ugrave; la cause, c&rsquo;est le traitement, la maladie<\/p>\n<p>  en &eacute;tant certes un aspect indispensable. Les partenaires<\/p>\n<p>  m&eacute;decins-malades essaient d&rsquo;appliquer au mieux la technique<\/p>\n<p>  qui les int&eacute;resse beaucoup. L&agrave; aussi ils collaborent<\/p>\n<p>  ensemble au traitement, chacun avec son r&ocirc;le, et les sympt&ocirc;mes<\/p>\n<p>  comme mesures.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ le but est toujours de r&eacute;ussir. On est aussi<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;univers de la m&eacute;decine expansionniste, avec les<\/p>\n<p>  progr&egrave;s de la science et la m&eacute;dicalisation de plus<\/p>\n<p>  en plus pouss&eacute;e qui produit des militants-malades.<BR><\/p>\n<p>  <STRONG><BR><\/p>\n<p>  &#8211; La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>La maladie n&rsquo;est plus le cas,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est le mal. Le mal c&rsquo;est la destruction des r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  physiques ; atteintes au corps, et la destruction des Sens :<\/p>\n<p>  angoisse, souffrance&#8230; mais aussi culpabilit&eacute;s, perversions<\/p>\n<p>  etc&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le malade peut &ecirc;tre tr&egrave;s souvent dominateur. Il<\/p>\n<p>  se dit et se montre victime et le m&eacute;decin est en fait<\/p>\n<p>  la victime. Son malade ne cesse de l&rsquo;inqui&eacute;ter, de le<\/p>\n<p>  mettre en &eacute;chec, de le culpabiliser, sans compter ses<\/p>\n<p>  angoisses personnelles que cela peut r&eacute;veiller. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  victime va se trouver appel&eacute; la nuit ou le week-end par<\/p>\n<p>  ce malade. Il n&rsquo;ose pas ne pas y aller de peur que &ccedil;a<\/p>\n<p>  soit s&eacute;rieux et d&rsquo;ailleurs, le jour o&ugrave; il n&rsquo;y va<\/p>\n<p>  pas arrivent les probl&egrave;mes et donc la culpabilit&eacute;.<\/p>\n<p>  La maladie est l&rsquo;instrument de pression, &ccedil;a gu&eacute;rit<\/p>\n<p>  mal, &ccedil;a dure. Les m&eacute;dicaments et les traitements<\/p>\n<p>  semblent toujours ne pas marcher, ils sont mis en &eacute;chec.<\/p>\n<p>  Et puis cela s&rsquo;arr&ecirc;te comme par enchantement : &eacute;chec<\/p>\n<p>  suppl&eacute;mentaire pour le m&eacute;decin qui y lit la preuve<\/p>\n<p>  de son incapacit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le cas inverse est tr&egrave;s fr&eacute;quent, le malade est<\/p>\n<p>  victime et la maladie dont il souffre est pr&eacute;texte &agrave;<\/p>\n<p>  souffrances suppl&eacute;mentaires. Le malade est plac&eacute;<\/p>\n<p>  dans un milieu deshumanis&eacute;, trait&eacute; comme un num&eacute;ro,<\/p>\n<p>  pire comme un simple organe plus ou moins d&eacute;grad&eacute;<\/p>\n<p>  &quot;c&rsquo;est le foie du 17&quot;, &quot;le rein du 22&quot;. Le<\/p>\n<p>  malade perd aussi droit &agrave; la parole, &agrave; savoir,<\/p>\n<p>  &agrave; juger. Il est l&agrave; pour faire ce qu&rsquo;on lui impose,<\/p>\n<p>  sans discuter sinon tant pis pour lui, on le culpabilise le cas<\/p>\n<p>  &eacute;ch&eacute;ant pour avoir transgresser une pseudo r&egrave;gle<\/p>\n<p>  imp&eacute;rative. Le traitement est le chemin de croix du malade,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est plut&ocirc;t un mauvais traitement avec toute la panoplie<\/p>\n<p>  des petites cruaut&eacute;s. Le m&eacute;dicament est mauvais,<\/p>\n<p>  mais il faut bien traiter le mal par le mal. Tout consiste d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  &agrave; extirper le mal et on sait bien que dans ces cas l&agrave;<\/p>\n<p>  il ne faut pas h&eacute;siter, ni faire de sensiblerie. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  op&egrave;re et le &quot;patient&quot; subit. Lorsqu&rsquo;il en a<\/p>\n<p>  assez il meurt ou d&eacute;cide de gu&eacute;rir.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans tous ces cas la m&eacute;decine est une chose plut&ocirc;t<\/p>\n<p>  obscure sinon occulte. On utilise &eacute;ventuellement quelques<\/p>\n<p>  potions ou pratiques &eacute;trang&egrave;res qui ont l&rsquo;avantage<\/p>\n<p>  de faire appel &agrave; des forces ou pouvoirs cach&eacute;s.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est vrai aussi bien pour les pratiques m&eacute;dicales et<\/p>\n<p>  les m&eacute;dicaments que pour les &quot;sorts&quot;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans les relations sym&eacute;triques dominateur-dominateur on<\/p>\n<p>  trouve le m&eacute;decin et le malade qui se plaignent mutuellement<\/p>\n<p>  l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Le m&eacute;decin trouve son malade peu coop&eacute;ratif,<\/p>\n<p>  difficile, l&rsquo;autre le trouve peu s&ucirc;r, trop indiff&eacute;rent,<\/p>\n<p>  peu efficace. Ils se d&eacute;truisent l&rsquo;un l&rsquo;autre au profit<\/p>\n<p>  de la maladie de l&rsquo;un et de l&rsquo;&eacute;puisement ou l&rsquo;anxi&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation victime-victime est celle o&ugrave; par exemple l&rsquo;un<\/p>\n<p>  et l&rsquo;autre affirment que &ccedil;a va bien pour se s&eacute;curiser<\/p>\n<p>  mutuellement. Ils se lient d&rsquo;amiti&eacute; et le mal progresse<\/p>\n<p>  pendant qu&rsquo;ils se le cachent. Ils se font victimes pour se s&eacute;curiser.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ, bien s&ucirc;r privil&eacute;gi&eacute; pour la<\/p>\n<p>  maladie, on peut rep&eacute;rer que les discours ou les pratiques<\/p>\n<p>  n&rsquo;ont gu&egrave;re chang&eacute; depuis des si&egrave;cles. On<\/p>\n<p>  enferme ou exclue, on purifie et on tue le mal, on extirpe les<\/p>\n<p>  humeurs d&eacute;l&eacute;t&egrave;res et ce , avec des m&eacute;thodes<\/p>\n<p>  modernes. L&rsquo;obscurantisme domine toujours.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;involution &#8211; <\/STRONG>On passe l&agrave; du mal aux<\/p>\n<p>  &quot;ennuis de sant&eacute;&quot;, ou aux &quot;affections&quot;.<\/p>\n<p>  Ils demandent du repos, du calme et une convalescence. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  l&rsquo;occasion de se faire dorloter, de se faire soigner et &ecirc;tre<\/p>\n<p>  entour&eacute; de soins attentifs. Le m&eacute;decin maternant<\/p>\n<p>  s&eacute;curise, prot&egrave;ge des risques et des complications.<\/p>\n<p>  Pour cela il donne des conseils, une ordonnance avec des m&eacute;dicaments<\/p>\n<p>  qui reconstituent : fortifiants, vitamines, sirops, r&eacute;parateurs,<\/p>\n<p>  tranquillisants&#8230; De toute fa&ccedil;on &ccedil;a n&rsquo;est pas<\/p>\n<p>  grave, mais il faut prendre des pr&eacute;cautions. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  est pr&eacute;venant et il ne manque pas de venir faire un tour<\/p>\n<p>  pour s&rsquo;assurer que tout va bien. Le malade, un peu faible tout<\/p>\n<p>  de m&ecirc;me, se d&eacute;place de son lit &agrave; un fauteuil<\/p>\n<p>  et fait de petites promenades. Il en profite pour se d&eacute;barrasser<\/p>\n<p>  des soucis habituels et demande &eacute;ventuellement quelques<\/p>\n<p>  menus services au m&eacute;decin. A force de soins et de pr&eacute;venance<\/p>\n<p>  le malade se porte mieux. Sa maladie ne se manifeste plus. Le<\/p>\n<p>  traitement est un traitement de faveur. On fait volontiers appel<\/p>\n<p>  &agrave; la nature en laquelle on a confiance et qui reprend<\/p>\n<p>  le dessus.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le cas inverse se produit o&ugrave; le malade est maternant d&rsquo;un<\/p>\n<p>  m&eacute;decin enfant. Le premier le s&eacute;curise, lui donne<\/p>\n<p>  une maladie &quot;facile&quot;, &quot;b&eacute;nigne&quot; sur<\/p>\n<p>  laquelle il peut exercer sa comp&eacute;tence. Le traitement<\/p>\n<p>  est un jeu et le m&eacute;dicament bien traditionnel. On trouvera<\/p>\n<p>  dans ce cas en particulier de jeunes m&eacute;decins ainsi aid&eacute;s<\/p>\n<p>  par leurs patients ou patientes exp&eacute;riment&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Maternant-Maternant est une relation fr&eacute;quente entre vieux<\/p>\n<p>  habitu&eacute;s. Les petits ennuis de sant&eacute; sont l&rsquo;occasion<\/p>\n<p>  des rencontres amicales o&ugrave; ils sont trait&eacute;s soigneusement<\/p>\n<p>  d&rsquo;un commun accord, tout en conversant agr&eacute;ablement dans<\/p>\n<p>  une reconnaissance mutuelle de ses qualit&eacute;s. La r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  de la maladie dans ce champ est toujours diffuse.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;accomplissement- <\/STRONG>La relation m&eacute;decin-malade<\/p>\n<p>  est principalement du type ma&icirc;tre-pratiquant. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  consid&egrave;re en face de lui un &ecirc;tre humain complet<\/p>\n<p>  dont la maladie peut &ecirc;tre une expression physique d&rsquo;une<\/p>\n<p>  difficult&eacute; personnelle. La maladie est le sympt&ocirc;me<\/p>\n<p>  apparent de probl&egrave;mes de Sens et le malade cherche &agrave;<\/p>\n<p>  sortir de ces difficult&eacute;s. Pour cela le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  ma&icirc;tre de son &quot;art&quot; propose au malade un traitement<\/p>\n<p>  : rituel, verbal, m&eacute;dicamenteux destin&eacute; &agrave;<\/p>\n<p>  activer les coh&eacute;rences en cause et pour donner conSensus<\/p>\n<p>  et permettre l&rsquo;&eacute;lucidation et en cons&eacute;quence la<\/p>\n<p>  disparition des sympt&ocirc;mes. S&rsquo;il s&rsquo;agit de s&eacute;paration,<\/p>\n<p>  le travail consiste &agrave; activer les coh&eacute;rences &quot;r&eacute;paratrices&quot;<\/p>\n<p>  naturelles ou aussi bien &eacute;lucider celles qui s&rsquo;y opposeraient.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Lorsque sont d&eacute;nou&eacute;s les Sens des difficult&eacute;s<\/p>\n<p>  manifest&eacute;es dans la maladie celle-ci dispara&icirc;t.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  On pourrait y voir n&eacute;gation des connaissances m&eacute;dicales<\/p>\n<p>  modernes, ce n&rsquo;en est qu&rsquo;une relativisation. Elles d&eacute;crivent<\/p>\n<p>  le plus souvent ce qui est descriptible dans les sch&eacute;mas<\/p>\n<p>  de pens&eacute;e culturellement dominants. Cela est vrai aussi<\/p>\n<p>  bien de ce que l&rsquo;on appelle m&eacute;decines parall&egrave;les,<\/p>\n<p>  dans d&rsquo;autres cultures qui fonctionnent exactement sur ce mode.<\/p>\n<p>  Que l&rsquo;on parle de &quot;sorts jet&eacute;s&quot;, &quot;d&rsquo;esprits&quot;,<\/p>\n<p>  de &quot;microbes&quot; on peut distinguer la forme culturelle<\/p>\n<p>  explicative (et quelquefois les sympt&ocirc;mes &quot;culturels&quot;<\/p>\n<p>  qui vont avec) des coh&eacute;rences qu&rsquo;elle exprime. La constance<\/p>\n<p>  est la relation efficace du ma&icirc;tre-m&eacute;decin dont<\/p>\n<p>  la ma&icirc;trise repose sur &quot;le Sens&quot; qu&rsquo;il a de l&rsquo;autre<\/p>\n<p>  dans sa maladie et la &quot;connaissance&quot; de lui m&ecirc;me<\/p>\n<p>  dans sa ma&icirc;trise.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les chamans et beaucoup de gu&eacute;risseurs sorciers, etc&#8230;<\/p>\n<p>  dont les instances internationales reconnaissent la relative<\/p>\n<p>  efficacit&eacute; sont bien souvent d&rsquo;anciens malades, &quot;mentaux&quot;<\/p>\n<p>  fr&eacute;quemment, et qui ont ma&icirc;tris&eacute;, pour leur<\/p>\n<p>  propre accomplissement, les r&eacute;alit&eacute;s et les Sens<\/p>\n<p>  de ces &quot;maladies&quot;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs indispensable pour pouvoir &quot;donner conSensus&quot;<\/p>\n<p>  au malade, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;accompagner personnellement<\/p>\n<p>  dans et m&ecirc;me au-del&agrave; de ses difficult&eacute;s.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est vrai aussi pour exercer avec justesse l&rsquo;art m&eacute;dical<\/p>\n<p>  quelqu&rsquo;en soient les pratiques et les instruments. Le m&eacute;decin<\/p>\n<p>  ma&icirc;tre est autre chose qu&rsquo;un technicien, un expert, un<\/p>\n<p>  protecteur ou un &quot;arracheur de dents&quot;. Le malade PRATIQUANT<\/p>\n<p>  suit la discipline qui lui est propos&eacute;e dans la mesure<\/p>\n<p>  de son d&eacute;sir de r&eacute;solution. Les &eacute;lucidations<\/p>\n<p>  en sont le produit avec disparition de la maladie. La maladie<\/p>\n<p>  est expression d&rsquo;un &ecirc;tre dans son corps, son &acirc;me<\/p>\n<p>  et dans sa situation personnelle. Elle est &agrave; envisager<\/p>\n<p>  selon le processus de communication dans ses circonstances, son<\/p>\n<p>  &eacute;volution, et la personnalit&eacute; propre du malade.<\/p>\n<p>  Comme toute ma&icirc;trise celle du m&eacute;decin ne peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  ici que le fruit d&rsquo;une v&eacute;ritable vocation personnelle.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>b) Les relations parent-enfant<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&agrave; non plus on ne traitera pas le sujet &agrave; fond.<\/p>\n<p>  L&rsquo;utilisation des jeux d&rsquo;identit&eacute;s nous permet d&rsquo;esquisser<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes relations bien significatives parmi lesquelles<\/p>\n<p>  peuvent s&rsquo;op&eacute;rer des choix. On s&rsquo;attachera particuli&egrave;rement<\/p>\n<p>  &agrave; ce que repr&eacute;sente l&rsquo;enfant pour les parents.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est le Sens qu&rsquo;ils donnent &agrave; son &eacute;ducation et<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;ils tendent &agrave; en faire plus ou moins consciemment.<\/p>\n<p>  Se retrouvent toutes sortes d&rsquo;attitudes et de &quot;principes&quot;<\/p>\n<p>  qui ne sont jamais neutre du point de vue du Sens et des pratiques.<\/p>\n<p>  On n&rsquo;examinera que certains aspects de ces relations avec quelques<\/p>\n<p>  exemples selon les quatre champs. Les parents sont consid&eacute;r&eacute;s<\/p>\n<p>  comme de m&ecirc;me tendances, ce qui est souvent le cas. Le<\/p>\n<p>  r&ocirc;le et la place de l&rsquo;enfant dans la relation de couple<\/p>\n<p>  sera envisag&eacute;e par la suite.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>La cause c&rsquo;est, par exemple,<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;ducation. Bien entendu l&rsquo;exemple, le mod&egrave;le<\/p>\n<p>  &agrave; imiter c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;ducateur et en l&rsquo;occurence les<\/p>\n<p>  parents. Ceux-ci disent ce qu&rsquo;il faut faire et ne pas faire pour<\/p>\n<p>  devenir un bon&#8230; Si la cause est plus moderne, on s&rsquo;attachera<\/p>\n<p>  &agrave; suivre les principes correspondants. Il s&rsquo;agit d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  reconnu comme bon parent en fonction de son comportement. L&rsquo;enfant-militant<\/p>\n<p>  est l&agrave; pour suivre les principes des parents qu&rsquo;ils soient<\/p>\n<p>  lib&eacute;raux ou plus dirigistes. Un militantisme est la condition<\/p>\n<p>  pour &ecirc;tre reconnu par eux et il a bien &agrave; r&eacute;pondre<\/p>\n<p>  &agrave; leurs attentes en s&rsquo;adaptant. L&rsquo;&eacute;ducation est<\/p>\n<p>  adaptation et aussi un enjeu pour l&rsquo;enfant. Les crit&egrave;res<\/p>\n<p>  de la cause sont les formes de comportements, l&rsquo;identit&eacute;<\/p>\n<p>  sociale et la r&eacute;ussite de l&rsquo;enfant qui constituent la<\/p>\n<p>  panoplie de l&rsquo;existence de l&rsquo;identit&eacute; et de la fiert&eacute;<\/p>\n<p>  des parents dont l&rsquo;enfant reste un appendice d&eacute;pendant,<\/p>\n<p>  une production r&eacute;ussie.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Quelque fois la relation est inverse et la cause c&rsquo;est l&rsquo;id&eacute;al<\/p>\n<p>  de r&eacute;ussite dont les parents r&ecirc;vent, l&rsquo;enfant devient<\/p>\n<p>  la vedette, un &quot;mod&egrave;le&quot; et les parents militent<\/p>\n<p>  activement pour cela.<BR><\/p>\n<p>  Ils se consacrent efficacement et avec d&eacute;vouement &agrave;<\/p>\n<p>  sa promotion. L&rsquo;enfant est perp&eacute;tuellement gratifi&eacute;<\/p>\n<p>  lorsqu&rsquo;il se conforme aux crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lection de<\/p>\n<p>  la cause. Plus il s&rsquo;y identifie, l&rsquo;&eacute;pouse donc, et plus<\/p>\n<p>  il reconna&icirc;t de ce fait ses parents. Tout cela dans l&rsquo;univers<\/p>\n<p>  des r&eacute;alit&eacute;s se fonde autant que possible sur des<\/p>\n<p>  crit&egrave;res objectifs, des relations formelles, morales (quelques<\/p>\n<p>  que soient ces morales). L&rsquo;enfant comme les parents sont objets,<\/p>\n<p>  objets du syst&egrave;me culturel auquel ils appartiennent et<\/p>\n<p>  qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent de mani&egrave;re st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e.<\/p>\n<p>  Selon les milieux ils suivent les modes ou les traditions. Ils<\/p>\n<p>  sont tr&egrave;s d&eacute;termin&eacute;s par l&rsquo;environnement<\/p>\n<p>  et les changements ne sont le plus souvent qu&rsquo;apparents. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations vedette-vedette surtout &agrave; l&rsquo;adolescence<\/p>\n<p>  ou m&ecirc;me avant entra&icirc;nent les rivalit&eacute;s que<\/p>\n<p>  l&rsquo;on conna&icirc;t et qui font tout basculer dans la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  et &eacute;merger des sentiments d&rsquo;&eacute;chec et d&rsquo;ingratitude.<\/p>\n<p>  Si l&rsquo;enfant de militant de la cause familiale se fait vedette<\/p>\n<p>  de sa propre cause, voisine de la pr&eacute;c&eacute;dente, &ccedil;a<\/p>\n<p>  ne va plus. Au fond l&rsquo;enfant objet n&rsquo;est pas autoris&eacute;<\/p>\n<p>  &agrave; n&rsquo;&ecirc;tre pas conforme. Tous ne s&rsquo;y r&eacute;signent<\/p>\n<p>  pas, mais peu en r&eacute;chappent et ils reproduisent les m&ecirc;mes<\/p>\n<p>  mod&egrave;les&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une autre relation commune est celle de militant-militant dans<\/p>\n<p>  les complicit&eacute;s p&egrave;re-fils par exemple. L&rsquo;autre<\/p>\n<p>  parent est d&rsquo;ailleurs souvent la vedette, portant la cause. Les<\/p>\n<p>  parents se font enfants, militants pour la m&ecirc;me cause (crit&egrave;res,<\/p>\n<p>  images, st&eacute;r&eacute;otypes sociaux). Quelques fois, ce<\/p>\n<p>  sont les enfants vedettes qui se font parents-militants pour<\/p>\n<p>  une cause commune, la famille, un groupe, une id&eacute;ologie&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans tout ce champ r&egrave;gne la comp&eacute;tition, le spectaculaire,<\/p>\n<p>  la conformit&eacute; y compris dans la mode et le modernisme.<\/p>\n<p>  Il arrive aussi que l&rsquo;enfant ne soit qu&rsquo;un des crit&egrave;res<\/p>\n<p>  d&rsquo;une cause parentale dans leur r&eacute;alisation. Il est donc<\/p>\n<p>  simple objet instrumental. On ne parle pas de relation avec un<\/p>\n<p>  objet mais d&rsquo;usage.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>Tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de<\/p>\n<p>  peut y mener mais reste tr&egrave;s diff&eacute;rent en g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p>  Dans une relation parent-dominateur enfant-victime, il s&rsquo;agit<\/p>\n<p>  pour les parents de corriger l&rsquo;enfant et ses erreurs. Il est<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute; comme un &ecirc;tre incomplet, brut peu<\/p>\n<p>  sens&eacute;, maladroit. Il s&rsquo;agit de redresser tout &ccedil;a<\/p>\n<p>  et de le discipliner. D&rsquo;un &quot;sauvage&quot; il faut faire<\/p>\n<p>  un civilis&eacute; et pour cela lui apprendre &agrave; se taire,<\/p>\n<p>  &agrave; ne pas remuer, &agrave; &quot;prendre conscience&quot;<\/p>\n<p>  de ses insuffisances et de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;y rem&eacute;dier.<\/p>\n<p>  Ces parents se plaignent toujours de l&rsquo;ingratitude de leurs enfants,<\/p>\n<p>  pour &quot;tout ce qu&rsquo;ils font pour eux&quot;. Ils les culpabilisent<\/p>\n<p>  sans cesse. C&rsquo;est de leur faute si&#8230; Le chantage affectif ou<\/p>\n<p>  la menace sont des instruments efficaces pour maintenir la relation.<\/p>\n<p>  L&rsquo;enfant apprend tr&egrave;s vite son r&ocirc;le de victime et<\/p>\n<p>  &agrave; subir. Il se sent fautif (plus ou moins consciemment),<\/p>\n<p>  coupable, et en particulier de ses sentiments agressifs, de ses<\/p>\n<p>  d&eacute;sirs aussi. Lorsqu&rsquo;il les manifeste, il ne manque pas<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre &quot;justement ch&acirc;ti&eacute;&quot;. On lui<\/p>\n<p>  a bien s&ucirc;r expliqu&eacute; l&rsquo;adage &quot;qui aime bien<\/p>\n<p>  ch&acirc;tie bien&quot;. Comment peut-il &ecirc;tre aussi mauvais<\/p>\n<p>  pour ne pas aimer ceux qui l&rsquo;aiment autant. Il est inutile de<\/p>\n<p>  d&eacute;crire la multitude des pratiques plus ou moins subtiles<\/p>\n<p>  qui ont fait bien des romans. L&rsquo;importance est de rappeler que<\/p>\n<p>  tout cela se passe dans la souffrance des parents aussi et dans<\/p>\n<p>  la plus grande inconscience.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation inverse est aussi fr&eacute;quente. L&rsquo;enfant est<\/p>\n<p>  dominateur de ses parents. C&rsquo;est lui cette fois qui se plaint,<\/p>\n<p>  critique, est souvent malade en tout cas, culpabilise et m&ecirc;me<\/p>\n<p>  menace ses parents. La culpabilit&eacute; des parents est bien<\/p>\n<p>  facile &agrave; manipuler pour des enfants. Depuis celui qui<\/p>\n<p>  ne veut manger que sous condition jusqu&rsquo;&agrave; celui qui a<\/p>\n<p>  des mauvaises notes pour punir ses parents qui voudraient tant<\/p>\n<p>  avoir un enfant premier en classe. Beaucoup d&rsquo;enfants d&eacute;jouant<\/p>\n<p>  ainsi sans cesse les ambitions de leurs parents qui eux aussi<\/p>\n<p>  ne cessent d&rsquo;essayer de les satisfaire et de les aider. Ces relations<\/p>\n<p>  durent quelque-fois toute la vie&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dominateurs-dominateurs, ou victimes-victimes sont des alliances<\/p>\n<p>  classiques aussi, en particulier dans des situations difficiles<\/p>\n<p>  de mis&egrave;re physique, &eacute;conomique, mais aussi bien<\/p>\n<p>  intellectuelle, spirituelle, mentale. La souffrance des uns am&egrave;ne<\/p>\n<p>  celle des autres, que ce soit sous des apparences de soumission<\/p>\n<p>  ou de r&eacute;volte. En tout cas l&rsquo;autre, parent ou enfant,<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre de trop, ou ne pas donner ce que l&rsquo;on en attend.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; Involution &#8211; <\/STRONG>C&rsquo;est un autre monde o&ugrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;enfant ENFANT est &quot;privil&eacute;gi&eacute;&quot;, prot&eacute;g&eacute;,<\/p>\n<p>  nourri, s&eacute;curis&eacute;. Il est dans une relation de d&eacute;pendance<\/p>\n<p>  affective, physique tr&egrave;s grande des parents maternants.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Elev&eacute; &quot;dans du coton&quot; il est consid&eacute;r&eacute;<\/p>\n<p>  comme un &ecirc;tre faible, une personne miniature auquel d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  on fait jouer quelquefois &quot;au grand&quot;. Il sais bien<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il a int&eacute;r&ecirc;t, pour plaire &agrave; ses parents,<\/p>\n<p>  &agrave; b&ecirc;tifier et ne pas confondre ses jeux avec la<\/p>\n<p>  r&eacute;alit&eacute;. Il doit manifester sa d&eacute;pendance<\/p>\n<p>  et en tire bien des profits d&rsquo;enfant g&acirc;t&eacute;. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  un enfant qui ne prend pas de risques &agrave; sortir du domaine<\/p>\n<p>  familial, o&ugrave; il a tout pour lui. Ces parents sont pleins<\/p>\n<p>  d&rsquo;attentions pour lui et veillent bien &agrave; lui &eacute;viter<\/p>\n<p>  les d&eacute;sagr&eacute;ments de la vie. C&rsquo;est ce en quoi consiste<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;ducation. Eviter le contact avec les choses dangereuses<\/p>\n<p>  ou mauvaises, on maintient ainsi l&rsquo;ignorance et les croyances<\/p>\n<p>  au &quot;p&egrave;re no&euml;l&quot;. Distribuer nourriture,<\/p>\n<p>  douceurs, bon conseils, affection, le tout gratuitement. Les<\/p>\n<p>  bons parents maternants cherchent ainsi &agrave; se faire aimer,<\/p>\n<p>  et dans cette relation, r&eacute;ussissent &agrave; obtenir en<\/p>\n<p>  &eacute;change un enfant &quot;infantile&quot; &agrave; souhait<\/p>\n<p>  en particulier dans ses imitations d&rsquo;adultes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;inverse Enfant-MATERNANT et parent-ENFANT est aussi tr&egrave;s<\/p>\n<p>  classique. Les parents &quot;font l&rsquo;enfant&quot; et se font prot&eacute;ger<\/p>\n<p>  par l&rsquo;enfant-MATERNANT qui est aux petits soins pour eux. L&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  est &quot;tr&egrave;s sage et tr&egrave;s avanc&eacute; pour<\/p>\n<p>  son &acirc;ge&quot;, il rit gentiment aux jeux des parents et<\/p>\n<p>  ainsi les gratifie. &quot;On voit bien qu&rsquo;il comprend tout&quot;.<\/p>\n<p>  L&rsquo;enfant est toujours attentif &agrave; rendre service et &agrave;<\/p>\n<p>  pr&eacute;venir les d&eacute;sirs de ses parents qui ont d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  de plus en plus d&rsquo;attentes de bons soins. Ils songent d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  tr&egrave;s vite &agrave; prendre leur retraite avec de tels<\/p>\n<p>  &quot;bons enfants&quot;. Les relations sym&eacute;triques sont<\/p>\n<p>  bien fr&eacute;quentes dans ce champ, soit dans la relation ENFANT-ENFANT<\/p>\n<p>  o&ugrave; on joue ensemble &agrave; parent-enfant, mais pas vraiment<\/p>\n<p>  &quot;pour de vrai&quot;. C&rsquo;est possible dans l&rsquo;imaginaire prot&eacute;g&eacute;<\/p>\n<p>  des r&eacute;alit&eacute;s. C&rsquo;est aussi plein de plaisirs et<\/p>\n<p>  de jouissances. Les relations MATERNANT-MATERNANT font des situations<\/p>\n<p>  o&ugrave; bon parent, bon enfant vont ensemble dans le partage<\/p>\n<p>  des &quot;responsabilit&eacute;s&quot; familiales. On s&rsquo;en gratifie<\/p>\n<p>  en restant tous ensemble. Il est bien difficile de sortir du<\/p>\n<p>  milieu familial &agrave; moins d&rsquo;en reconstruire un bien vite,<\/p>\n<p>  &eacute;quivalent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; Accomplissement &#8211;<\/STRONG> La relation est principalement<\/p>\n<p>  d&rsquo;un seul type dans le r&ocirc;le parental tant que l&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas devenu adulte. Dans la relation les parents occupent<\/p>\n<p>  la position MAITRE, les enfants la position PRATIQUANT.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La ma&icirc;trise des parents vient de la connaissance d&rsquo;eux-m&ecirc;mes<\/p>\n<p>  notamment dans l&rsquo;&eacute;lucidation de leur propre croissance.<\/p>\n<p>  De ce fait il peuvent accompagner l&rsquo;enfant PRATIQUANT dans son<\/p>\n<p>  d&eacute;veloppement. Les parents sont serviteurs, disponibles<\/p>\n<p>  mais la disponibilit&eacute; n&rsquo;est que leur fonctionnement normal.<\/p>\n<p>  Ils donnent Sens &agrave; leurs enfants, ce qui est leur v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  r&ocirc;le. Ce don du Sens dans la nourriture comme dans tous<\/p>\n<p>  les domaines n&rsquo;implique pas automatiquement prise de Sens par<\/p>\n<p>  l&rsquo;enfant. C&rsquo;est la question du respect de l&rsquo;autre. L&rsquo;enfant PRATIQUANT<\/p>\n<p>  fr&eacute;quente (en g&eacute;n&eacute;ral) ses parents MAITRES<\/p>\n<p>  et leur univers de vie. Il en fait ainsi l&rsquo;exp&eacute;rience<\/p>\n<p>  dans laquelle ses parents peuvent ne plus &ecirc;tre dans leur<\/p>\n<p>  champ de ma&icirc;trise, ce qui peut justifier d&rsquo;autres MAITRES.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les parents servent &agrave; l&rsquo;enfant &agrave; s&rsquo;exp&eacute;rimenter<\/p>\n<p>  dans la vie. C&rsquo;est pour cela que le mod&egrave;le familial a<\/p>\n<p>  tant d&rsquo;importance et peut poser des probl&egrave;mes de d&eacute;pendance<\/p>\n<p>  lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas bien conscient de ces liens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le r&ocirc;le des parents MAITRES est &agrave; la fois de proposer<\/p>\n<p>  un environnement et des pratiques de vie &agrave; l&rsquo;enfant. Celui-ci<\/p>\n<p>  pratique tout cela et les exp&eacute;riences qu&rsquo;il en fait sont<\/p>\n<p>  &quot;consenties&quot; par ses parents. C&rsquo;est comme cela que<\/p>\n<p>  le monde devient r&eacute;alit&eacute;, qu&rsquo;il devient un individu<\/p>\n<p>  distinct dans ces r&eacute;alit&eacute;s mais aussi dans la conscience<\/p>\n<p>  de son Sens, la connaissance de lui-m&ecirc;me. C&rsquo;est comme cela<\/p>\n<p>  aussi qu&rsquo;il peut &eacute;tablir des relations &agrave; autrui<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute; comme diff&eacute;rent , distinct et<\/p>\n<p>  comme sujet. Le terme &quot;adulte&quot; peut caract&eacute;riser<\/p>\n<p>  le passage &agrave; sa propre ma&icirc;trise o&ugrave; cesse<\/p>\n<p>  la relation compl&eacute;mentaire et le r&ocirc;le des parents.<\/p>\n<p>  Ne cesse pas pour autant leur ma&icirc;trise qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  que d&rsquo;eux-m&ecirc;mes et non celle des autres fussent-ils leurs<\/p>\n<p>  enfants.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;autres relations PRATIQUANT-PRATIQUANT sont possibles mais<\/p>\n<p>  cette fois dans des disciplines communes o&ugrave; les parents<\/p>\n<p>  cessent de l&rsquo;&ecirc;tre pour devenir condisciples.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations MAITRE-MAITRE ne peuvent &ecirc;tre qu&rsquo;entre adultes<\/p>\n<p>  et, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une filiation dans une ma&icirc;trise, telle<\/p>\n<p>  qu&rsquo;elle exclue l&rsquo;activation de la relation compl&eacute;mentaire.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ le r&ocirc;le de parent s&rsquo;assume pleinement dans<\/p>\n<p>  l&rsquo;autonomie des uns et des autres, ce qui va ici ensemble.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c) Les relations de couples : jeux d&rsquo;identit&eacute;s<\/p>\n<p>  sexuelles<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation au partenaire, conjoint notamment repose dans sa<\/p>\n<p>  dominance sur un jeu d&rsquo;identit&eacute;s que l&rsquo;on peut situer<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;un ou l&rsquo;autre champ. Selon le cas cela donne des perspectives<\/p>\n<p>  toutes diff&eacute;rentes de la relation sous des apparences<\/p>\n<p>  quelques fois proches. Sont en question les r&ocirc;les exerc&eacute;s<\/p>\n<p>  hommes-femmes et les relations sexuelles. La pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  de l&rsquo;enfant peut &ecirc;tre envisag&eacute;e cette fois d&rsquo;une<\/p>\n<p>  autre mani&egrave;re selon son r&ocirc;le dans la relation de<\/p>\n<p>  couple.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; Conqu&ecirc;te-<\/STRONG> Ce terme fait penser &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;id&eacute;e de conqu&ecirc;te f&eacute;minine ou masculine<\/p>\n<p>  et &agrave; l&rsquo;image du s&eacute;ducteur ou de la s&eacute;ductrice.<\/p>\n<p>  Il faut pr&eacute;ciser d&#8217;embl&eacute;e qu&rsquo;elles correspondent<\/p>\n<p>  plut&ocirc;t au champ centr&eacute; sur l&rsquo;axe &quot;ext&eacute;riorisation&quot;,<\/p>\n<p>  d&eacute;crit dans un prochain chapitre. Envisageons les diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  jeux d&rsquo;identit&eacute;s :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  En relation compl&eacute;mentaire il y a relation d&rsquo;admiration<\/p>\n<p>  du &quot;militant&quot; pour la &quot;vedette&quot;. &quot;La<\/p>\n<p>  femme &quot;vedette&quot; l&rsquo;est par son identification &agrave;<\/p>\n<p>  une cause qui est souvent &quot;La FEMME&quot;. C&rsquo;est en fait<\/p>\n<p>  son identification au mod&egrave;le f&eacute;minin id&eacute;al<\/p>\n<p>  qui la fait vedette selon les crit&egrave;res particuliers de<\/p>\n<p>  chaque relation. Malgr&eacute; tout, la conformit&eacute; aux<\/p>\n<p>  canons culturels de la mode et de la beaut&eacute; (esth&eacute;tique)<\/p>\n<p>  est un atout particulier pour &quot;conqu&eacute;rir&quot; des<\/p>\n<p>  militants masculins &agrave; cette cause qu&rsquo;elle repr&eacute;sente.<\/p>\n<p>  Ces crit&egrave;res ne sont d&rsquo;ailleurs pas uniquement esth&eacute;tiques,<\/p>\n<p>  ils sont aussi d&rsquo;attitudes, de comportements, d&rsquo;expressions.<\/p>\n<p>  Dans ce champ, phallique, priment cependant les crit&egrave;res<\/p>\n<p>  esth&eacute;tiques pour une femme et quelques fois des comportements<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute;s dans notre culture comme plut&ocirc;t<\/p>\n<p>  masculin. L&rsquo;homme, militant, se consacre &agrave; sa partenaire<\/p>\n<p>  en contribuant autant que possible &agrave; son &eacute;lection.<\/p>\n<p>  Il fait partie de ses admirateurs. L&rsquo;inverse, homme vedette,<\/p>\n<p>  femme militante est aussi classique avec comme cause celle de<\/p>\n<p>  &quot;l&rsquo;homme viril&quot; ou &quot;l&rsquo;homme moderne&quot; avec<\/p>\n<p>  la panoplie de ses attributs culturels. Dans ces relations le<\/p>\n<p>  couple est nettement dissym&eacute;trique et on en trouve des<\/p>\n<p>  illustrations dans toute la mythologie occidentale, aussi bien<\/p>\n<p>  contemporaine, du partenaire d&eacute;vou&eacute; &agrave; la<\/p>\n<p>  &quot;cause&quot; que repr&eacute;sente l&rsquo;autre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les jeux d&rsquo;identification font des relations sexuelles quelques<\/p>\n<p>  chose d&rsquo;ambivalent. On insiste volontiers dans ce champ sur le<\/p>\n<p>  caract&egrave;re bisexuel des individus. En effet, on est dans<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;on pourrait appeler une &quot;sexualit&eacute; formelle&quot;<\/p>\n<p>  ou la chose prime sur le Sens, plus par ses signes que par son<\/p>\n<p>  v&eacute;cu. Une des figures particuli&egrave;rement significative<\/p>\n<p>  en est le donjuanisme. Derri&egrave;re chaque femme, Don Juan<\/p>\n<p>  cherche la femme id&eacute;ale. Chacune en particulier est un<\/p>\n<p>  signe de celle l&agrave;, un &eacute;l&eacute;ment de la cause<\/p>\n<p>  ou la femme id&eacute;ale est LA FEMME en g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p>  Celle qu&rsquo;il a conquis s&rsquo;en fait militante en contribuant &agrave;<\/p>\n<p>  cette cause. Ce faisant elle est objet dans une relation d&rsquo;objets.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans cette relation compl&eacute;mentaire, l&rsquo;enfant est un signe<\/p>\n<p>  pour la &quot;vedette&quot; de son image. C&rsquo;est un repr&eacute;sentant<\/p>\n<p>  de lui-m&ecirc;me et presque ainsi son double. Ce qui en fera<\/p>\n<p>  un rival. Il deviendra instrument de repr&eacute;sentation de<\/p>\n<p>  soi sans qu&rsquo;il ait beaucoup loisir d&rsquo;exprimer sa propre personnalit&eacute;.<\/p>\n<p>  Pour le militant l&rsquo;enfant est signe de reconnaissance par l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>  Il en fera ce que l&rsquo;autre en attend et l&rsquo;enfant deviendra l&rsquo;objet<\/p>\n<p>  de son militantisme. Il faudra qu&rsquo;il devienne &quot;comme son<\/p>\n<p>  p&egrave;re ou comme sa m&egrave;re&quot;, selon celui qui tient<\/p>\n<p>  la vedette. Tant pis pour son propre sexe.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations militants-militants se con&ccedil;oivent sur une<\/p>\n<p>  cause commune. Cela peut &ecirc;tre &quot;le couple&quot;, &quot;la<\/p>\n<p>  famille&quot; ou tout autre cause id&eacute;ologique ou professionnelle.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est une relation d&rsquo;association fond&eacute;e uniquement sur<\/p>\n<p>  la conformit&eacute; de chacun &agrave; son r&ocirc;le dans la<\/p>\n<p>  cause. Lorsque celle-ci est le &quot;couple&quot; la relation<\/p>\n<p>  tendra en tout point &agrave; se conformer &agrave; la repr&eacute;sentation<\/p>\n<p>  que les partenaires se font du bon couple. L&agrave; aussi on<\/p>\n<p>  peut parler de sexualit&eacute; formelle dans la mesure o&ugrave;<\/p>\n<p>  le rapport &agrave; l&rsquo;autre n&rsquo;est fond&eacute; que sur son r&ocirc;le<\/p>\n<p>  dans la cause commune. Si cette derni&egrave;re limite les relations<\/p>\n<p>  sexuelles , il n&rsquo;y en aura peu ; si elle en fait un crit&egrave;re<\/p>\n<p>  de modernit&eacute;, les partenaires vont se jeter sur tous les<\/p>\n<p>  mod&egrave;les et techniques de la sexualit&eacute;. L&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  dans ce couple d&rsquo;associ&eacute; ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;un produit<\/p>\n<p>  selon les crit&egrave;res de la cause. Il devra &ecirc;tre &eacute;duqu&eacute;<\/p>\n<p>  comme tel ce qui peut en faire &eacute;ventuellement la vedette<\/p>\n<p>  du couple. Cela d&eacute;pend uniquement de cette cause et de<\/p>\n<p>  la pr&eacute;sence &eacute;ventuelle de l&rsquo;enfant. Si celle-ci,<\/p>\n<p>  dans le mod&egrave;le bourgeois, par exemple limite le nombre<\/p>\n<p>  d&rsquo;enfant &agrave; 1 ou 2 (peu importe le chiffre) c&rsquo;est ce que<\/p>\n<p>  l&rsquo;on tendra &agrave; produire en conformit&eacute; aux r&egrave;gles<\/p>\n<p>  du militantisme.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le couple id&eacute;al, l&rsquo;homme id&eacute;al, la femme id&eacute;ale<\/p>\n<p>  sont les trois &quot;causes&quot; les plus fr&eacute;quentes<\/p>\n<p>  dans ce champ et fondent selon les canons culturels ses relations<\/p>\n<p>  caract&eacute;ristiques. De ce fait, c&rsquo;est celui o&ugrave;, m&ecirc;me<\/p>\n<p>  derri&egrave;re les modernismes progressistes, persiste le plus<\/p>\n<p>  grand conservatisme. C&rsquo;est aussi celui, o&ugrave; les &quot;causes<\/p>\n<p>  id&eacute;ales&quot; d&eacute;finissent les r&egrave;gles de<\/p>\n<p>  fonctionnement qui font les morales et le droit. Le jeu relationnel<\/p>\n<p>  est essentiellement un jeu d&rsquo;images, images de soi et de la cause<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre. C&rsquo;est en fait un jeu de relations a-sexu&eacute;es<\/p>\n<p>  derri&egrave;re des jeux de r&ocirc;les conformes aux images<\/p>\n<p>  culturelles de l&rsquo;un et l&rsquo;autre sexe.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>D&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>Dans ce champ se retrouvent<\/p>\n<p>  beaucoup de relations de couple. On peut y rep&eacute;rer les<\/p>\n<p>  cas spectaculaires de partenaires qui se d&eacute;chirent &agrave;<\/p>\n<p>  grand renfort de cris et de vocif&eacute;rations, on peut aussi<\/p>\n<p>  y rencontrer les relations destructrices qui se dissimulent sous<\/p>\n<p>  des apparences bien calmes. Y dominent en outre le large champ<\/p>\n<p>  de l&rsquo;amour passion et des relations que la litt&eacute;rature<\/p>\n<p>  donne comme mod&egrave;les. Possession, violence, d&eacute;voration,<\/p>\n<p>  ponctuent les relations de couple. Le dernier terme peut &eacute;tonner<\/p>\n<p>  mais il a sa place ici comme processus de capture.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans les jeux d&rsquo;identit&eacute;s il est int&eacute;ressant de<\/p>\n<p>  souligner quelques repr&eacute;sentations classiques des diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  personnages.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Comme dominateurs figurent le macho, tyran domestique d&eacute;nonc&eacute;<\/p>\n<p>  par tous les discours f&eacute;ministes, figurant aussi des hommes-victimes,<\/p>\n<p>  les pr&eacute;c&eacute;dents o&ugrave; d&rsquo;autres qui se pr&eacute;sentent<\/p>\n<p>  sous des visages mis&eacute;rables, malades, de malchanceux qui<\/p>\n<p>  culpabilisent et d&eacute;vorent leurs partenaires femmes. Les<\/p>\n<p>  femmes fatales, vamps ou autres sir&egrave;nes rejoignent comme<\/p>\n<p>  dominatrice les m&eacute;g&egrave;res mais aussi celles qui arborent<\/p>\n<p>  leurs insuffisances, incapacit&eacute;s, faiblesses, pour mieux<\/p>\n<p>  prendre au pi&egrave;ge l&rsquo;homme victime de ses propres culpabilit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ces rapports dominateurs-victimes prennent donc des visages bien<\/p>\n<p>  diff&eacute;rents o&ugrave; se manifestent aussi bien des signes<\/p>\n<p>  hypersexuels que peu sexu&eacute;s. Ils vont avec frigidit&eacute;s<\/p>\n<p>  et impuissances dans leurs expressions directes ou invers&eacute;es.<\/p>\n<p>  Les relations sado-masochistes en sont des caricatures, mais<\/p>\n<p>  sont aussi fr&eacute;quentes celles ou les visages de victimes<\/p>\n<p>  cachent la position inverse.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans les relations compl&eacute;mentaires h&eacute;t&eacute;rosexuelles<\/p>\n<p>  de ce champ, l&rsquo;enfant d&eacute;tient le r&ocirc;le privil&eacute;gi&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;instrument de l&rsquo;agression ou de la culpabilisation<\/p>\n<p>  de la victime. Il devient lui-m&ecirc;me dominateur ou victime<\/p>\n<p>  selon le cas, mais le r&eacute;sultat est le m&ecirc;me. Elev&eacute;<\/p>\n<p>  comme instrument de chantage affectif il ne peut pas en sortir<\/p>\n<p>  indemne. Pour le couple il repr&eacute;sentait d&egrave;s sa<\/p>\n<p>  naissance l&rsquo;enfant non d&eacute;sir&eacute; que la victime assume<\/p>\n<p>  ou celui d&eacute;sir&eacute; dont il lui sera fait reproche.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est le cas par exemple de l&rsquo;enfant dont le dominateur ou la<\/p>\n<p>  dominatrice se plaint en le d&eacute;signant comme celui de l&rsquo;autre<\/p>\n<p>  . C&rsquo;est un jeu dont on peut sourire par sa banalit&eacute; mais<\/p>\n<p>  bien r&eacute;el dans son Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans la relation compl&eacute;mentaire, la femme victime ou l&rsquo;homme<\/p>\n<p>  victime, peuvent appara&icirc;tre comme provocateurs. Ce sera<\/p>\n<p>  souvent eux que la rumeur publique d&eacute;signera comme responsables<\/p>\n<p>  de l&rsquo;&eacute;chec ou des difficult&eacute;s d&rsquo;un couple et les<\/p>\n<p>  &quot;bonnes &acirc;mes&quot; s&rsquo;allieront volontiers au v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  dominateur. Les silences r&eacute;probateurs, douleurs muettes,<\/p>\n<p>  pudeurs froiss&eacute;es d&eacute;signent plus facilement le<\/p>\n<p>  coupable que ses r&eacute;actions revendicatrices ou provocantes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations sym&eacute;triques, dans ce champ, sont elles aussi<\/p>\n<p>  fr&eacute;quentes. Dans la relation dominateur-dominateur, l&rsquo;un<\/p>\n<p>  et l&rsquo;autre se plaint ou accuse. Il est de ces couples qui n&rsquo;en<\/p>\n<p>  finissent pas de s&rsquo;agresser, de fa&ccedil;on d&eacute;monstrative<\/p>\n<p>  ou subtile et dont la stabilit&eacute; &eacute;tonne toujours<\/p>\n<p>  l&rsquo;entourage. Madame trouve qu&rsquo;il ne l&rsquo;aide pas beaucoup, qu&rsquo;elle<\/p>\n<p>  a trop de travail, lui qu&rsquo;il a trop de soucis, qu&rsquo;il est fatigu&eacute;<\/p>\n<p>  et que ces plaintes l&rsquo;&eacute;puisent. Chacun d&rsquo;entre eux ne<\/p>\n<p>  va jamais plus loin qu&rsquo;il ne faut pour que l&rsquo;autre puisse continuer<\/p>\n<p>  le m&ecirc;me jeu. Ils s&rsquo;expriment en fait mutuellement dans<\/p>\n<p>  un harc&egrave;lement autodestructeur. L&rsquo;enfant est consid&eacute;r&eacute;<\/p>\n<p>  par les deux comme &quot;la tuile&quot; ou une lourde charge,<\/p>\n<p>  ou encore comme ne donnant pas beaucoup de satisfactions. Il<\/p>\n<p>  paiera par une position de victime le prix de la relation de<\/p>\n<p>  ses parents. Dans les p&eacute;riodes o&ugrave; tout le monde<\/p>\n<p>  a tendance &agrave; se plaindre, cela produit beaucoup d&rsquo;enfants-victimes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;autre relation sym&eacute;trique victime-victime est celle<\/p>\n<p>  de ces couples &quot;m&eacute;ritants&quot; qui font toujours<\/p>\n<p>  bonne figure. Ils se disent mutuellement se sentir bien, autonome,<\/p>\n<p>  sans probl&egrave;mes que mineurs, alors qu&rsquo;ils souffrent de<\/p>\n<p>  solitude, de frustration, d&rsquo;insatisfaction. Ils ne peuvent ainsi<\/p>\n<p>  demander l&rsquo;aide qu&rsquo;ils voudraient de l&rsquo;autre qu&rsquo;ils n&rsquo;osent solliciter<\/p>\n<p>  dans la faiblesse qu&rsquo;ils devinent sous les attitudes ma&icirc;tris&eacute;es.<\/p>\n<p>  Cela s&rsquo;enferme dans les silences et la solitude dissimul&eacute;es<\/p>\n<p>  sous des apparences plut&ocirc;t satisfaisantes. L&rsquo;enfant y sera<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute; comme bien venu alors que chacun le vit<\/p>\n<p>  comme une charge sinon un concurrent. De ce fait il fera l&rsquo;objet<\/p>\n<p>  d&rsquo;attentions extr&ecirc;mes de part et d&rsquo;autres &agrave; la mesure<\/p>\n<p>  de la culpabilit&eacute; inconsciente qu&rsquo;&eacute;prouve l&rsquo;un<\/p>\n<p>  et l&rsquo;autre pour leur v&eacute;ritable sentiment. Cela fera un<\/p>\n<p>  enfant tyran, couv&eacute; par ses parents, qui saura tr&egrave;s<\/p>\n<p>  vite jouer sur les cordes sensibles, sur ce qui met en &eacute;chec<\/p>\n<p>  le &quot;tout va bien&quot; des parents entre eux et pour lui.<\/p>\n<p>  Il exp&eacute;rimentera la position compl&eacute;mentaire de<\/p>\n<p>  celle de ses parents en tant que dominateur. Ces parents &quot;exemplaires&quot;<\/p>\n<p>  que le sort accable et qui souvent tiennent le coup, font aussi<\/p>\n<p>  partie de la litt&eacute;rature. C&rsquo;est aussi le cas de tous ces<\/p>\n<p>  amants contre qui le sort s&rsquo;acharne sous les visages de la soci&eacute;t&eacute;,<\/p>\n<p>  de la malchance, de la loi. Ils se disent forts et contribuent<\/p>\n<p>  mutuellement &agrave; leur roman qui sert d&rsquo;id&eacute;al ou de<\/p>\n<p>  repoussoir. Si les chants d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s sont<\/p>\n<p>  les plus beaux, s&rsquo;explique le succ&egrave;s particulier des oeuvres<\/p>\n<p>  qui d&eacute;crivent ces relations et d&eacute;voilent les souffrances<\/p>\n<p>  qui les accompagnent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La passion mutuelle jamais satisfaite, exigeante ou id&eacute;ale,<\/p>\n<p>  silencieuse ou bruyante, correspond bien aux deux relations sym&eacute;triques<\/p>\n<p>  selon que chacun dans le couple affiche ou cache sa douleur.<\/p>\n<p>  Les passions non partag&eacute;es participent elles de relations<\/p>\n<p>  compl&eacute;mentaires o&ugrave; l&rsquo;amoureux est dominateur ou<\/p>\n<p>  victime selon qu&rsquo;il se plaint ou accuse ou demande et cache sa<\/p>\n<p>  peine.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>Involution &#8211;<\/STRONG> Les situations de ce champ prot&eacute;g&eacute;es,<\/p>\n<p>  en s&eacute;curit&eacute;, confortables, de plaisir ou de r&ecirc;ve<\/p>\n<p>  favorisent des jeux d&rsquo;identit&eacute; de PARENTS et ENFANTS.<\/p>\n<p>  Le couple reproduit le milieu familial de l&rsquo;enfance, la chaleur<\/p>\n<p>  maternelle, l&rsquo;inconscience et l&rsquo;insouciance des premi&egrave;res<\/p>\n<p>  ann&eacute;es. De ce fait, bien souvent, la relation de couple,<\/p>\n<p>  la famille, reconstituent ce climat.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La femme se fait volontiers m&egrave;re de famille et son partenaire<\/p>\n<p>  enfant. Des hommes ENFANTS pris en charge par leur femme MATERNANTE<\/p>\n<p>  qui en assure le confort, la nourriture, les plaisirs ; cela<\/p>\n<p>  correspond au mod&egrave;le le plus banal du fonctionnement du<\/p>\n<p>  couple conjugal. Le mari &quot;bricole&quot; ce qui rend d&eacute;suet<\/p>\n<p>  son r&ocirc;le, ou encore joue de maladresse dans des t&acirc;ches<\/p>\n<p>  m&eacute;nag&egrave;re o&ugrave; &quot;il ne sait pas se d&eacute;brouiller<\/p>\n<p>  seul&quot;. Il est inutile de plaindre l&rsquo;un ou l&rsquo;autre dans cette<\/p>\n<p>  relation o&ugrave; ils trouvent chacun la pr&eacute;sence s&eacute;curisante<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre, ce qu&rsquo;ils attendent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;inverse avec l&rsquo;homme MATERNANT et la femme ENFANT correspond<\/p>\n<p>  &agrave; ce que cette derni&egrave;re association des termes<\/p>\n<p>  laisse pr&eacute;voir. L&rsquo;homme est un p&egrave;re bien maternant<\/p>\n<p>  pour sa partenaire &quot;petite fille&quot; qui se joue comme<\/p>\n<p>  immature. L&rsquo;homme la prend en charge, la prot&egrave;ge, en est<\/p>\n<p>  le nourricier, c&rsquo;est lui aussi qui lui apprend les choses de<\/p>\n<p>  la vie, o&ugrave; il la conduit par la main en lui passant ses<\/p>\n<p>  fantaisies. Voil&agrave; encore une relation courante.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans les deux cas de ces relations compl&eacute;mentaires, l&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  est le compagnon de l&rsquo;ENFANT. On voit le p&egrave;re de famille<\/p>\n<p>  et ses enfants matern&eacute;s par son &eacute;pouse ou encore<\/p>\n<p>  la m&egrave;re de famille et ses enfants prot&eacute;g&eacute;s,<\/p>\n<p>  guid&eacute;s par son conjoint MATERNANT. Cette relation compl&eacute;mentaire<\/p>\n<p>  favorise l&rsquo;installation dans des situations confortables et l&rsquo;importance<\/p>\n<p>  primordiale de la &quot;maison&quot;, des amis, des petites habitudes<\/p>\n<p>  tranquilles. Beaucoup de couples s&rsquo;installent dans de telles<\/p>\n<p>  relations ext&eacute;rieures du champ de la conqu&ecirc;te. Les<\/p>\n<p>  deux sont en contradiction et seule la &quot;retraite&quot; peut<\/p>\n<p>  en venir &agrave; bout.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;enfant dans ce champ &quot;fait partie&quot; du couple. L&rsquo;ensemble<\/p>\n<p>  familial est communautaire, il ne se s&eacute;pare pas. De ce<\/p>\n<p>  fait l&rsquo;enfant se fera ENFANT comme son parent ENFANT, et on assistera,<\/p>\n<p>  ce qui peut &ecirc;tre &eacute;tonnant, au fait que l&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  imite son parent justement dans ce qu&rsquo;il a d&rsquo;infantile. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  ainsi qu&rsquo;il peut obtenir l&rsquo;affection et tous les plaisirs venant<\/p>\n<p>  de son parent MATERNANT. Ce n&rsquo;est pas pour favoriser un d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  harmonieux et surtout pour l&rsquo;autonomisation qui lui serait n&eacute;cessaire.<\/p>\n<p>  Cela fera quelqu&rsquo;un de tr&egrave;s sympathique mais tr&egrave;s<\/p>\n<p>  d&eacute;pendant affectivement ou m&ecirc;me pour assumer on<\/p>\n<p>  existence propre. La reproduction du mod&egrave;le parental en<\/p>\n<p>  sera une voie de solution.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations MATERNANT-MATERNANT sont possibles entre hommes<\/p>\n<p>  et femmes. C&rsquo;est par exemple le cas lorsque l&rsquo;un et l&rsquo;autre se<\/p>\n<p>  placent dans des situations ou quelqu&rsquo;un joue le r&ocirc;le ENFANT.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est le cas dans beaucoup d&rsquo;institutions, familles, associations,<\/p>\n<p>  &eacute;coles, assistanats divers. L&rsquo;un et l&rsquo;autre dans leur<\/p>\n<p>  relation propre, peuvent alors se reconna&icirc;tre comme Maternants<\/p>\n<p>  par leurs m&eacute;rites, leur sympathie mutuelle. C&rsquo;est le cas<\/p>\n<p>  en particulier de relations d&rsquo;amiti&eacute; homme-femme dont<\/p>\n<p>  le couple peut &ecirc;tre alors tr&egrave;s stable dans une relative<\/p>\n<p>  indiff&eacute;renciation sexuelle. L&rsquo;enfant qui viendrait dans<\/p>\n<p>  un couple de ce type, &eacute;ventuellement adopt&eacute; d&rsquo;ailleurs,<\/p>\n<p>  ferait le &quot;ciment&quot; du couple. C&rsquo;est par son r&ocirc;le<\/p>\n<p>  ENFANT et commun qu&rsquo;il assure cette fonction en devenant le centre<\/p>\n<p>  d&rsquo;attention principal sur lequel chacun exerce sa g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;,<\/p>\n<p>  sa protection, son affection. Les vell&eacute;it&eacute;s d&rsquo;ind&eacute;pendance<\/p>\n<p>  de l&rsquo;enfant risquent cependant de briser ce ciment. Il apprendra<\/p>\n<p>  encore son r&ocirc;le d&rsquo;ENFANT comme n&eacute;cessaire &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;obtention des bienfaits parentaux.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le dernier type de relation ENFANT-ENFANT se con&ccedil;oit plus<\/p>\n<p>  pour des couples dont l&rsquo;engagement mutuel est faible au del&agrave;<\/p>\n<p>  de ses aspects confortables, ludiques, sensuels. Ces couples,<\/p>\n<p>  o&ugrave; les sexes sont peu diff&eacute;renci&eacute;s dans<\/p>\n<p>  leur r&ocirc;le v&eacute;ritable se retrouvent sous la protection<\/p>\n<p>  d&rsquo;une instance maternante, les parents de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, ou<\/p>\n<p>  encore une personne ou une institution qui les prend en charge.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est alors une mise en commun des satisfactions et des &eacute;l&eacute;ments<\/p>\n<p>  de confort et de s&eacute;curit&eacute; pour faire obstacle &agrave;<\/p>\n<p>  la solitude. L&rsquo;enfant n&rsquo;a gu&egrave;re de place dans ce couple<\/p>\n<p>  sinon comme partenaire de jeu, de plaisir. On l&rsquo;&eacute;l&egrave;vera<\/p>\n<p>  de fa&ccedil;on tr&egrave;s naturelle, mais il servira en m&ecirc;me<\/p>\n<p>  temps de jouet. C&rsquo;est l&rsquo;enfant-poup&eacute;e de sa m&egrave;re<\/p>\n<p>  et de son p&egrave;re au nom de l&rsquo;attention et l&rsquo;affection &quot;naturelle&quot;<\/p>\n<p>  qui doivent leur &ecirc;tre port&eacute;s. Plus tard l&rsquo;enfant<\/p>\n<p>  peut devenir MATERNANT en se reconnaissant source de plaisir<\/p>\n<p>  et de s&eacute;curisation pour ses parents ENFANTS, il appara&icirc;tra<\/p>\n<p>  d&rsquo;une maturit&eacute; pr&eacute;coce. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on attend v&eacute;ritablement<\/p>\n<p>  de lui comme adulte miniature.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans tout ce champ dominent dans les jeux d&rsquo;identit&eacute;s<\/p>\n<p>  les images classiques de bonne m&egrave;re, du bon p&egrave;re,<\/p>\n<p>  d&rsquo;enfant faible, sans possibilit&eacute;s propres ou au contraire<\/p>\n<p>  d&rsquo;adulte miniature et aussi d&rsquo;homme-gar&ccedil;on de femme-fille,<\/p>\n<p>  l&rsquo;un et l&rsquo;autre ENFANT. Au del&agrave; de ces apparentes sp&eacute;cifications<\/p>\n<p>  sexuelles r&eacute;side une grande indiff&eacute;renciation.<\/p>\n<p>  La relation fusionnelle qui est en jeu &eacute;vite ces distinctions<\/p>\n<p>  et que la position soit haute ou basse, elle est tout aussi immature.<\/p>\n<p>  Elle apporte cependant en contre partie beaucoup de plaisir et<\/p>\n<p>  de s&eacute;curit&eacute; ce qui en fait une des tendances majeures<\/p>\n<p>  de la bonne image de couple Homme-Femme, compte tenu de ses variantes<\/p>\n<p>  et de l&rsquo;&eacute;vitement qu&rsquo;elle permet. Tant que n&rsquo;intervient<\/p>\n<p>  pas la &quot;dure r&eacute;alit&eacute;&quot; tout reste serein<\/p>\n<p>  et sans probl&egrave;mes en toutes circonstances.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>Accomplissement &#8211; <\/STRONG>Entre la relation confortable<\/p>\n<p>  indiff&eacute;renci&eacute;e de l&rsquo;involution et la relation plus<\/p>\n<p>  dynamique a-sexu&eacute;e de la conqu&ecirc;te, le champ de la<\/p>\n<p>  d&eacute;gradation donnait notamment une dramatisation de la<\/p>\n<p>  relation sexu&eacute;e dans l&rsquo;amour passion ou les violences<\/p>\n<p>  et souffrances sexuelles. Le champ de l&rsquo;accomplissement de la<\/p>\n<p>  personnalit&eacute;, est celui de l&rsquo;accomplissement v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  de la relation sexu&eacute;e homme-femme.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il est &agrave; la fois essentiel pour cette relation et en m&ecirc;me<\/p>\n<p>  temps peu envisag&eacute; dans notre contexte culturel. L&rsquo;examen<\/p>\n<p>  dans leurs principes comme dans leur quotidiennet&eacute; de<\/p>\n<p>  ce que peuvent &ecirc;tre ces relations dans les diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  jeux d&rsquo;identit&eacute;s m&eacute;rite attention.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Apr&egrave;s l&rsquo;indiff&eacute;renciation fusionnelle, les confusions<\/p>\n<p>  ou oppositions puis les distinctions formelles des trois autres<\/p>\n<p>  champs, il faut envisager ce que sont dans leur sp&eacute;cificit&eacute;<\/p>\n<p>  les tendances sexu&eacute;es dans ce dernier champ. (<I>observation:<\/p>\n<p>  la th&eacute;orie du coh&eacute;enciel a beaucoup apport&eacute;<\/p>\n<p>  &agrave; cette question<\/I>)<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le Sens de l&rsquo;accomplissement, de conscience du Sens des r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  suppose une tendance &agrave; l&rsquo;&eacute;lucidation des distinctions.<\/p>\n<p>  Ce que nous avons pos&eacute; comme domaine d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est celui du couple et donc uniquement ce qui correspond &agrave;<\/p>\n<p>  la relation sp&eacute;cifiquement sexu&eacute;e, et non &agrave;<\/p>\n<p>  ce qui en est tout &agrave; fait ind&eacute;pendant comme le<\/p>\n<p>  fait de pratiquer la m&ecirc;me discipline, d&rsquo;avoir la m&ecirc;me<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise o&ugrave; le m&ecirc;me art ou de mener une oeuvre<\/p>\n<p>  sociale ou mat&eacute;rielle commune. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;alors les<\/p>\n<p>  sexes s&rsquo;effacent mais qu&rsquo;ils ne sp&eacute;cifient plus la relation.<\/p>\n<p>  Un homme comme une femme peuvent avoir alors des qualit&eacute;s<\/p>\n<p>  dites culturellement f&eacute;minines ou masculines.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation &eacute;tant d&rsquo;accomplissement, il est important<\/p>\n<p>  de voir en quoi elle l&rsquo;est. Dans ce champ la relation &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre est de conSensus tendant &agrave; s&rsquo;&eacute;lucider comme<\/p>\n<p>  prise de conscience de son propre Sens. De ce fait le partenaire<\/p>\n<p>  sexuel vient pour donner conSensus sur une r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  commune o&ugrave; il est irrempla&ccedil;able. Cette r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  se manifeste dans l&rsquo;acte sexuel et dans sa f&eacute;condit&eacute;.<\/p>\n<p>  Ce dont il peut &ecirc;tre pris conscience dans ce conSensus,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est de sa propre r&eacute;alit&eacute;, sexu&eacute;e, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  distincte, diff&eacute;rente, et de son Sens particulier, virilit&eacute;<\/p>\n<p>  ou f&eacute;minit&eacute;. C&rsquo;est-&agrave;-dire malgr&eacute;<\/p>\n<p>  cette diff&eacute;rence, de la pl&eacute;nitude de sa personne.<\/p>\n<p>  On peut &ecirc;tre s&eacute;par&eacute; de l&rsquo;autre, distinct<\/p>\n<p>  et entier quand m&ecirc;me sans avoir besoin de fusion, d&rsquo;identit&eacute;,<\/p>\n<p>  ou d&rsquo;opposition conflictuelle dans les autres champs. De ce fait<\/p>\n<p>  chacun est pour l&rsquo;autre l&rsquo;espace qu&rsquo;il n&rsquo;est pas mais en plus<\/p>\n<p>  l&rsquo;espace du conSensus sur sa propre existence, compl&egrave;te<\/p>\n<p>  par la jouissance, jouissance d&rsquo;&ecirc;tre et son fruit l&rsquo;enfant.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La tendance sp&eacute;cifiquement f&eacute;minine est de se manifester<\/p>\n<p>  comme matrice, espace, qui donne r&eacute;alit&eacute;, &agrave;<\/p>\n<p>  la virilit&eacute; masculine et corps &agrave; l&rsquo;enfant. Celle<\/p>\n<p>  sp&eacute;cifiquement masculine est de se manifester comme f&eacute;condante<\/p>\n<p>  donnant Sens &agrave; la f&eacute;minit&eacute; et vie &agrave;<\/p>\n<p>  ce qui prendra corps comme embryon. De ce fait et dans cette<\/p>\n<p>  relation la femme peut &ecirc;tre plus sp&eacute;cifiquement<\/p>\n<p>  attentive au corps, &agrave; l&rsquo;espace, aux r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  mat&eacute;rielles, l&rsquo;homme plus sp&eacute;cifiquement, &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;esprit et aux r&eacute;alit&eacute;s spirituelles.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Examinons maintenant plus particuli&egrave;rement les diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  jeux d&rsquo;identit&eacute; :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation PRATIQUANT-PRATIQUANT est celle d&rsquo;une communion,<\/p>\n<p>  d&rsquo;un exercice commun de la sexualit&eacute;, de ce fait d&rsquo;un<\/p>\n<p>  apprentissage et d&rsquo;une &eacute;mulation fond&eacute;e sur l&rsquo;attirance<\/p>\n<p>  des sexes mais aussi la r&eacute;activant facilitant ainsi son<\/p>\n<p>  &eacute;lucidation. Ces pratiques entre partenaires sexuels se<\/p>\n<p>  placent sur l&rsquo;axe NON-ETRE o&ugrave; c&rsquo;est dans l&rsquo;autre que se<\/p>\n<p>  cherche son propre Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;enfant n&eacute; d&rsquo;une relation de PRATIQUANTS peut appara&icirc;tre<\/p>\n<p>  comme un fruit accidentel dans la mesure ou ce n&rsquo;est pas en MAITRISE<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u. Cependant il prend Sens<\/p>\n<p>  dans le conSensus qui en a &eacute;t&eacute; l&rsquo;origine m&ecirc;me<\/p>\n<p>  s&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas conscient. Il a ainsi toutes les chances<\/p>\n<p>  d&rsquo;&ecirc;tre aim&eacute; pour ce qu&rsquo;il est comme fruit que par<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;il repr&eacute;sente comme manque. Cette relation PRATIQUANT-PRATIQUANT<\/p>\n<p>  est probablement celle qui justifie le plus la stabilit&eacute;<\/p>\n<p>  de la constitution d&rsquo;un couple s&rsquo;instituant comme conjugal, et<\/p>\n<p>  dont le Sens est la pratique commune.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations Ma&icirc;tres-pratiquant maintenant. Il faudrait<\/p>\n<p>  que le domaine de la ma&icirc;trise de l&rsquo;un et de la pratique<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre soit justement la sexualit&eacute; (ou relation sexu&eacute;e).<\/p>\n<p>  Le ma&icirc;tre en ferait profession, l&rsquo;autre exercice. Ce que<\/p>\n<p>  l&rsquo;on sait n&eacute;anmoins, c&rsquo;est que chaque fois qu&rsquo;il y a une<\/p>\n<p>  relation ma&icirc;tre-pratiquant il ne peut &ecirc;tre question<\/p>\n<p>  de production autre que celle du pratiquant lui-m&ecirc;me par<\/p>\n<p>  sa pratique. Ce ne peut donc &ecirc;tre une relation g&eacute;n&eacute;ratrice<\/p>\n<p>  d&rsquo;enfant en elle-m&ecirc;me, dans ce champ bien s&ucirc;r.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation Ma&icirc;tre-Ma&icirc;tre est celle de partenaires<\/p>\n<p>  ayant la ma&icirc;trise de leur personnalit&eacute; sexuelle.<\/p>\n<p>  Ils n&rsquo;ont pas de ce fait besoin de l&rsquo;exercer mais cet exercice<\/p>\n<p>  peut se faire visant la production de l&rsquo;enfant. La relation ne<\/p>\n<p>  se d&eacute;roule plus comme pratique conjointe mais comme productrice<\/p>\n<p>  de conception commune. La relation sexuelle ne se con&ccedil;oit<\/p>\n<p>  plus alors que comme g&eacute;n&eacute;ratrice. Ce faisant elle<\/p>\n<p>  contribue n&eacute;anmoins dans son accomplissement, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  la g&eacute;n&eacute;ration, &agrave; l&rsquo;extension du champ de<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise de chacun. Ainsi, paradoxalement peut &ecirc;tre,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est lorsque la relation de couple sexu&eacute;e devient de<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise qu&rsquo;elle se r&eacute;duit dans son fonctionnement<\/p>\n<p>  &agrave; cette g&eacute;n&eacute;ration. C&rsquo;est ce qui est peu<\/p>\n<p>  compr&eacute;hensible lorsqu&rsquo;on n&rsquo;est pas soi-m&ecirc;me ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs vrai de toutes autres ma&icirc;trises que l&rsquo;on<\/p>\n<p>  n&rsquo;a pas. Cependant cette ma&icirc;trise est certainement une<\/p>\n<p>  des plus profondes et des plus achev&eacute;es qui puisse &ecirc;tre<\/p>\n<p>  avec en m&ecirc;me temps son caract&egrave;re exceptionnel. L\u00a0\u00bbenfant<\/p>\n<p>  qui peut en &ecirc;tre issu est plac&eacute; dans une situation<\/p>\n<p>  o&ugrave; il est compl&egrave;tement distinct du couple tout<\/p>\n<p>  en en &eacute;tant le fruit. C&rsquo;est ce que les diff&eacute;rentes<\/p>\n<p>  voies de l&rsquo;accomplissement personnel tendent sans doute &agrave;<\/p>\n<p>  reconstituer pour soi-m&ecirc;me.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>d) Les relations commerciales &#8211; la vente<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le domaine est tout autre que ceux plus impliquants des relations<\/p>\n<p>  de couple ou parent-enfant. On l&rsquo;examinera au travers des diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  types de relations et du r&ocirc;le particulier des &eacute;l&eacute;ments<\/p>\n<p>  que sont le prix, le produit et le contrat.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>C&rsquo;est l&rsquo;un des champs porteur<\/p>\n<p>  de beaucoup de st&eacute;r&eacute;otypes et de pratiques commerciales.<\/p>\n<p>  Le dynamisme, certaine agressivit&eacute;, mais surtout les caract&egrave;res<\/p>\n<p>  spectaculaires et objectivistes dominent. Il faut montrer, valoriser,<\/p>\n<p>  mesurer, conqu&eacute;rir, les clients, le march&eacute; ou &#8230;<\/p>\n<p>  le produit. La monnaie est la mesure du prix, terme du contrat<\/p>\n<p>  avec le produit.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ la r&eacute;f&eacute;rence centrale est la cause,<\/p>\n<p>  le contrat une expression, le produit un crit&egrave;re, le prix<\/p>\n<p>  une mesure. Autour de cela se jouent les relations. Il s&rsquo;agit<\/p>\n<p>  de savoir qui est l&rsquo;autre et quelle est la cause.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Si l&rsquo;acheteur est &quot;chef vedette&quot; le produit pour lui<\/p>\n<p>  se d&eacute;finit comme signe de son identit&eacute; (identit&eacute;<\/p>\n<p>  &agrave; la cause). De ce fait le produit n&rsquo;existe que selon<\/p>\n<p>  les signes qu&rsquo;il donne, qui doivent &ecirc;tre les meilleurs<\/p>\n<p>  selon les crit&egrave;res de la cause. Celui qui est le meilleur,<\/p>\n<p>  le premier, c&rsquo;est le client et c&rsquo;est pour cela que le produit<\/p>\n<p>  est pr&eacute;sent&eacute; comme le meilleur selon les crit&egrave;res<\/p>\n<p>  du client.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le vendeur milite pour la cause, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il la<\/p>\n<p>  d&eacute;fend, argumente, s&rsquo;accroche, se d&eacute;voue presque<\/p>\n<p>  pour le produit. S&rsquo;il le fait selon les bons crit&egrave;res,<\/p>\n<p>  ceux du client, le produit aura du prix pour lui, le contrat<\/p>\n<p>  sera le signe de l&rsquo;accord formel, accord sur la relation dont<\/p>\n<p>  il est la sanction.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il faut souligner que le produit n&rsquo;intervient l&agrave; que comme<\/p>\n<p>  support des repr&eacute;sentations de la cause et non en tant<\/p>\n<p>  que tel. Inutile de parler de son utilisation si cela fait partie<\/p>\n<p>  des bons crit&egrave;res pour le client. Celui-ci &quot;reconna&icirc;t&quot;<\/p>\n<p>  le vendeur militant par le contrat. Le probl&egrave;me pour ce<\/p>\n<p>  dernier est de ne pas confondre la cause du client avec n&rsquo;importe<\/p>\n<p>  quelle autre, la sienne ou celle de l&rsquo;entreprise qu&rsquo;il repr&eacute;sente.<\/p>\n<p>  Cette situation est incompatible avec les fonctions de repr&eacute;sentant.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ces derni&egrave;res au contraire interviennent lorsque le client<\/p>\n<p>  est militant d&rsquo;une cause que le produit repr&eacute;sente. Le<\/p>\n<p>  vendeur peut &ecirc;tre vedette et s&rsquo;identifie alors &agrave;<\/p>\n<p>  la cause, le produit en &eacute;tant une expression ou un instrument,<\/p>\n<p>  un moyen d&rsquo;appartenance. Il peut alors repr&eacute;senter la<\/p>\n<p>  cause en la d&eacute;crivant comme belle grande et gratifiante.<\/p>\n<p>  Acheter le produit pour le client militant c&rsquo;est adh&eacute;rer<\/p>\n<p>  &agrave; la cause. Le prix est ce qu&rsquo;il est dispos&eacute; &agrave;<\/p>\n<p>  payer pour adh&eacute;rer et &ecirc;tre reconnu. Le vendeur y<\/p>\n<p>  consent en lui pr&eacute;sentant le produit et ses valeurs. Le<\/p>\n<p>  client est acheteur et se consacre activement &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement<\/p>\n<p>  du contrat et l&rsquo;acquisition du produit qui est cette fois signe<\/p>\n<p>  d&rsquo;appartenance. Le vendeur comme vedette ne doit pas se pr&eacute;senter<\/p>\n<p>  comme solliciteur, mais comme pr&eacute;sentateur dominant son<\/p>\n<p>  sujet. Il fait acheter mais ne vend pas, n&rsquo;argumente pas mais<\/p>\n<p>  pr&eacute;sente. Les crit&egrave;res de la cause doivent cependant<\/p>\n<p>  toujours &ecirc;tre ceux qui correspondent au client du produit<\/p>\n<p>  et donc de celle de la relation &eacute;tablie.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations militants-militants consistent pour le vendeur<\/p>\n<p>  et le client &agrave; militer dans leur r&ocirc;le sp&eacute;cifique<\/p>\n<p>  pour une cause commune que le produit repr&eacute;sente, le vendre<\/p>\n<p>  pour l&rsquo;un, l&rsquo;acheter pour l&rsquo;autre, constituent le moyen d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  reconnu dans leur identit&eacute;. La cause commune peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  l&rsquo;entreprise, de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre, ou une id&eacute;ologie,<\/p>\n<p>  une activit&eacute;, une entit&eacute; quelconque. Le produit<\/p>\n<p>  se d&eacute;finit encore comme le repr&eacute;sentant de cette<\/p>\n<p>  cause mais plus favorablement comme outil pour y acc&eacute;der.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans tous les cas la vedette &quot;poss&egrave;de&quot; la cause<\/p>\n<p>  et le client vedette ach&egrave;te pour poss&eacute;der ; le<\/p>\n<p>  militant au contraire tend &agrave; y acc&eacute;der et le produit<\/p>\n<p>  en est un moyen, le prix en est dans les deux cas la mesure ;<\/p>\n<p>  le contrat, la sanction. Dans tous les cas, le produit se pr&eacute;sente<\/p>\n<p>  selon les crit&egrave;res de la cause et ne se d&eacute;finit<\/p>\n<p>  pas en lui-m&ecirc;me, la cause d&eacute;pend toujours du client.<\/p>\n<p>  L&rsquo;art du vendeur consiste &agrave; conduire la communication<\/p>\n<p>  de mani&egrave;re &agrave; d&eacute;placer le client dans son<\/p>\n<p>  identit&eacute; favorite sur la bonne cause et d&rsquo;y situer le<\/p>\n<p>  produit par des images et des &eacute;l&eacute;ments de valeurs<\/p>\n<p>  et de mesure. C&rsquo;est toujours &quot;objectivement&quot; un bon<\/p>\n<p>  produit.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>On y trouvera la vente<\/p>\n<p>  &quot;coup de poing&quot; ou au contraire v&eacute;cue comme<\/p>\n<p>  prostitution. La relation commerciale est consid&eacute;r&eacute;e<\/p>\n<p>  comme mauvaise, perverse. En tout cas, elle est mal v&eacute;cue.<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p>  Le client peut &ecirc;tre dominateur et le vendeur demandeur<\/p>\n<p>  se faire victime. Le premier tendra &agrave; se plaindre de la<\/p>\n<p>  mauvaise qualit&eacute; du produit et le vendeur victime n&rsquo;arrivera<\/p>\n<p>  jamais &agrave; &ecirc;tre convaincant. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  vendra, parce que le client veut et aura le dernier mot. Si le<\/p>\n<p>  vendeur se veut le plus fort il sera encore plus victime par<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;chec de la transaction. S&rsquo;il se soumet, il vendra,<\/p>\n<p>  avec quelques difficult&eacute;s toujours, mais sera pay&eacute;<\/p>\n<p>  de l&rsquo;identit&eacute; qu&rsquo;il permet &agrave; son client. Le produit<\/p>\n<p>  repr&eacute;sente l&rsquo;instrument de domination du client, c&rsquo;est<\/p>\n<p>  donc pour ses insuffisances possibles qu&rsquo;il sera achet&eacute;,<\/p>\n<p>  comme moyen de pression, de menace, de culpabilisation. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  souvent le moins cher qui est alors achet&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;inverse est le cas du client victime (c&rsquo;est fr&eacute;quent<\/p>\n<p>  aussi) avec le vendeur dominateur. Celui-ci tend &agrave; d&eacute;valoriser<\/p>\n<p>  son client, le culpabiliser en insistant sur ses insuffisances.<\/p>\n<p>  Le produit repr&eacute;sente ses manques. C&rsquo;est le cas o&ugrave;<\/p>\n<p>  il en &eacute;prouve fortement le besoin. Le vendeur pr&eacute;sente<\/p>\n<p>  le produit comme une tentation afin de combler le manque ou d&rsquo;&eacute;viter<\/p>\n<p>  l&rsquo;angoisse ou le malaise (ne serait ce que par son attitude).<\/p>\n<p>  Le client ach&egrave;te, cher, pour se d&eacute;barrasser de<\/p>\n<p>  son malaise (besoin, culpabilit&eacute;, etc&#8230;) et reste ainsi<\/p>\n<p>  victime. Il se fait bien souvent avoir, ce qui fait le plaisir<\/p>\n<p>  de bien des vendeurs.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation dominateur-dominateur correspond &agrave; une relation<\/p>\n<p>  de critique mutuelle dont le produit, le contrat, le prix sont<\/p>\n<p>  l&rsquo;enjeu. Le produit repr&eacute;sente cependant pour le client<\/p>\n<p>  un instrument de pouvoir sur quelque victime de son entourage.<\/p>\n<p>  Le vendeur dans cette relation pr&eacute;sentera son produit<\/p>\n<p>  par les inconv&eacute;nients qu&rsquo;il y aurait &agrave; ce qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  le vende &agrave; son client qui &eacute;nonce les inconv&eacute;nients<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il aurait &agrave; le lui acheter. C&rsquo;est comme cela que la<\/p>\n<p>  vente se conclue comme un pacte dont quelque tiers sera victime,<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre les entreprises qui les emploient, quelque collaborateur<\/p>\n<p>  ou personne proche.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations victimes-victimes correspondent de mani&egrave;re<\/p>\n<p>  favorite &agrave; la commercialisation de mauvais produits. L&rsquo;un<\/p>\n<p>  comme l&rsquo;autre, du vendeur et de son client, les d&eacute;clare<\/p>\n<p>  bons, pas chers, avantageux&#8230; les deux se font victimes de leurs<\/p>\n<p>  mensonges bienveillants. Le client mal servi, le vendeur mal<\/p>\n<p>  pay&eacute; ou victime de difficult&eacute;s diverses. Il peut<\/p>\n<p>  y avoir quelque part quelques dominateurs qui les exploitent<\/p>\n<p>  l&rsquo;un et l&rsquo;autre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le produit est toujours instrument de domination, de ma&icirc;trise<\/p>\n<p>  au Sens de contrainte. Il est aussi fonctionnellement imparfait<\/p>\n<p>  (d&rsquo;autant plus que le contraire est dit). Le prix est, soit tr&egrave;s<\/p>\n<p>  &eacute;lev&eacute;, soit tr&egrave;s faible. Le contrat est<\/p>\n<p>  en g&eacute;n&eacute;ral peu clair, mal formalis&eacute;, source<\/p>\n<p>  de contestation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;important pour le vendeur pour conduire sa relation s&rsquo;il n&rsquo;en<\/p>\n<p>  a pas le choix, est d&rsquo;&ecirc;tre clair sur ce qui se passe au-del&agrave;<\/p>\n<p>  de toutes les dissimulations de ce champ.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;involution &#8211; <\/STRONG>Les deux premiers correspondent<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;essentiel des repr&eacute;sentations habituelles de<\/p>\n<p>  la vente qui y sont d&eacute;j&agrave; bien diff&eacute;renci&eacute;es.<\/p>\n<p>  Dans le champ de l&rsquo;involution on peut situer d&rsquo;autres pratiques<\/p>\n<p>  qui existent aussi. Elles se fondent plus sur le plaisir, le<\/p>\n<p>  confort, la s&eacute;curit&eacute;, que le produit repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  et d&eacute;termin&eacute;es par la relation. La sympathie l&rsquo;amiti&eacute;<\/p>\n<p>  m&ecirc;me, mais aussi la bonne table, font partie de la vente.<\/p>\n<p>  Les sentiments, les attentions, les cadeaux comptent beaucoup<\/p>\n<p>  plus quelquefois que les r&eacute;alit&eacute;s. De ce fait les<\/p>\n<p>  concr&eacute;tisations se font attendre, les contrats sont tr&egrave;s<\/p>\n<p>  informels, le prix n&rsquo;est pas la mesure du produit mais une sorte<\/p>\n<p>  de paiement du vendeur pour sa relation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le vendeur peut &ecirc;tre maternant et le client enfant. Le<\/p>\n<p>  vendeur invite son client, le soigne bien, l&rsquo;aide, lui porte<\/p>\n<p>  conseil et lui &eacute;vite les difficult&eacute;s. Ce peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  le vendeur conseil. Le client consid&egrave;re cela comme normal<\/p>\n<p>  et le re&ccedil;oit avec plaisir. Acheter n&rsquo;est malheureusement<\/p>\n<p>  pas une d&eacute;cision mais ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;une demande<\/p>\n<p>  de satisfaction sans prix en &eacute;change. De ce fait c&rsquo;est<\/p>\n<p>  au vendeur de s&rsquo;en occuper en &eacute;vacuant au maximum les<\/p>\n<p>  servitudes ou les probl&egrave;mes d&rsquo;intendance. A cette condition<\/p>\n<p>  le client acceptera comme un jouet, une nourriture, une s&eacute;curit&eacute;,<\/p>\n<p>  le produit qui lui est ainsi confi&eacute;. La relation inverse<\/p>\n<p>  se d&eacute;roule aussi avec un client maternant et un vendeur<\/p>\n<p>  enfant. Si celui-ci lui demande de bien vouloir lui acheter pour<\/p>\n<p>  lui faire plaisir, lui &eacute;viter des ennuis, l&rsquo;autre le fera<\/p>\n<p>  avec force conseils pour lui rendre service. Il ne faut pas non<\/p>\n<p>  plus trop insister et passer pour victime ce qui changerait de<\/p>\n<p>  champ et de position. Le client Maternant invite le vendeur,<\/p>\n<p>  le re&ccedil;oit bien, l&rsquo;aide &agrave; faire son travail. Le<\/p>\n<p>  vendeur remercie. Le MATERNANT qui a d&eacute;j&agrave; pris<\/p>\n<p>  le produit risque d&rsquo;oublier en plus de le payer. C&rsquo;est l&rsquo;inconv&eacute;nient<\/p>\n<p>  de cette relation bien facile mais qui ne se concr&eacute;tise<\/p>\n<p>  pas aussi facilement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations MATERNANT-MATERNANT consistent &agrave; se pencher<\/p>\n<p>  avec attention sur le sujet qui peut &ecirc;tre le produit ou<\/p>\n<p>  tout autre chose. C&rsquo;est &agrave; titre de bonne r&eacute;solution<\/p>\n<p>  mutuelle qu&rsquo;une vente peut &ecirc;tre envisag&eacute;e. On peut<\/p>\n<p>  parler de la pluie et du beau temps et, si le vendeur arrive<\/p>\n<p>  &agrave; y placer son produit, toujours par des aspects pertinents<\/p>\n<p>  dans ce champ, il a quelque chance de le vendre en &eacute;tant<\/p>\n<p>  pay&eacute; en &eacute;change.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation ENFANT-ENFANT est possible en faisant du produit<\/p>\n<p>  l&rsquo;enjeu d&rsquo;une satisfaction imm&eacute;diate &agrave; laquelle<\/p>\n<p>  le vendeur participe &eacute;ventuellement. Le contrat et le<\/p>\n<p>  prix sanctionnant, la vente restant encore dans le flou. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  toujours en pr&eacute;sentant non pas les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  mais les avantages de plaisir, de confort, de s&eacute;curit&eacute;<\/p>\n<p>  que le produit peut &ecirc;tre achet&eacute; dans ce champ. Il<\/p>\n<p>  l&rsquo;est toujours pour la qualit&eacute; de la relation plus que<\/p>\n<p>  pour sa valeur intrins&egrave;que ou son int&eacute;r&ecirc;t.<\/p>\n<p>  Le prix est toujours un obstacle, comme le contrat. Il faut qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  soit aussi plac&eacute; dans la relation comme instrument de<\/p>\n<p>  plaisir, de s&eacute;curit&eacute; en &eacute;vitant tout ce<\/p>\n<p>  que cela a de formel. Un MATERNANT paiera s&rsquo;il est assez riche<\/p>\n<p>  et verra cela comme une sorte de don de sa part ind&eacute;pendant<\/p>\n<p>  du produit. Un ENFANT paiera par jeu, insouciance, ou pour &ecirc;tre<\/p>\n<p>  tranquille, mais toujours plus pour la relation que pour le produit.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;accomplissement &#8211;<\/STRONG> La relation commerciale<\/p>\n<p>  est affaire de r&eacute;alit&eacute; et de Sens. Banalement cela<\/p>\n<p>  consiste &agrave; traiter comme une m&ecirc;me affaire les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  du produit et des Sens dans la relation. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;&eacute;cart<\/p>\n<p>  entre ce qui est dit, montr&eacute; et ce qui se passe dans la<\/p>\n<p>  relation et dans la fonction du produit. La vente est l&rsquo;&eacute;tablissement<\/p>\n<p>  d&rsquo;un conSensus clair dont les marques sont le contrat, le produit<\/p>\n<p>  et le prix.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ce conSensus que la relation sert &agrave; &eacute;tablir porte<\/p>\n<p>  sur les Sens du produit pour le client, c&rsquo;est-&agrave;-dire ses<\/p>\n<p>  fonctions quelqu&rsquo;elles soient, pour lui-m&ecirc;me, &agrave;<\/p>\n<p>  partir des Sens (connaissance, savoir-faire, etc&#8230;) qui y ont<\/p>\n<p>  &eacute;t&eacute; mis. La relation consiste &agrave; &eacute;lucider<\/p>\n<p>  tout cela pour clarifier le Sens du produit pour le client et<\/p>\n<p>  donc le service qu&rsquo;il en attend. Le prix est l&rsquo;expression pour<\/p>\n<p>  lui de ce service. Il n&rsquo;y a pas ici de v&eacute;rit&eacute; objective<\/p>\n<p>  des prix mais justesse, c&rsquo;est-&agrave;-dire correspondance &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;usage.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La seule r&eacute;f&eacute;rence ne se fonde que sur le b&eacute;n&eacute;fice<\/p>\n<p>  qu&rsquo;en retire le client par cette relation. Le vendeur ne peut<\/p>\n<p>  que proposer et faciliter ce conSensus. Pour ce faire il doit<\/p>\n<p>  avoir la ma&icirc;trise de son produit, c&rsquo;est-&agrave;-dire le<\/p>\n<p>  Sens pour lui de ses r&eacute;alit&eacute;s. Il ne peut se trouver<\/p>\n<p>  qu&rsquo;en position de MAITRE avec un client PRATIQUANT. Cela &eacute;claire<\/p>\n<p>  la relation commerciale qui consiste par sa ma&icirc;trise &agrave;<\/p>\n<p>  proposer une d&eacute;marche &eacute;lucidatrice pour que cela<\/p>\n<p>  prenne Sens pour son client. C&rsquo;est celui-ci qui prend conscience,<\/p>\n<p>  selon ce qu&rsquo;il est lui-m&ecirc;me, de ce que lui apporte comme<\/p>\n<p>  Sens ce produit, c&rsquo;est-&agrave;-dire comme service. C&rsquo;est toujours<\/p>\n<p>  une vente de service. Le prix pay&eacute; par le pratiquant est<\/p>\n<p>  une r&eacute;alit&eacute; homologue au produit, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  de m&ecirc;me coh&eacute;rence, celle du conSensus &eacute;tabli<\/p>\n<p>  par la relation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le service peut &ecirc;tre de n&rsquo;importe quelle nature, n&rsquo;importe<\/p>\n<p>  quel Sens, l&rsquo;important est qu&rsquo;il soit &eacute;lucid&eacute;.<\/p>\n<p>  La d&eacute;marche d&rsquo;analyse de la valeur qui consiste notamment<\/p>\n<p>  &agrave; mettre en parall&egrave;le des fonctions et des co&ucirc;ts<\/p>\n<p>  peut servir d&rsquo;exemple &agrave; la conduite d&rsquo;un tel processus.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations MAITRE-MAITRE ne peuvent &ecirc;tre des relations<\/p>\n<p>  commerciales. Elle sont de g&eacute;n&eacute;ration, de cr&eacute;ation<\/p>\n<p>  mais pas d&rsquo;&eacute;change de service ce qui les mettrait dans<\/p>\n<p>  le cas pr&eacute;c&eacute;dent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans les relations pratiquant-pratiquant il ne peut y avoir d&rsquo;autres<\/p>\n<p>  transactions que de troc. En effet, les partenaires ne sont pas<\/p>\n<p>  en situation de service, ce qui serait ma&icirc;trise mais de<\/p>\n<p>  coactivation. Un bien s&rsquo;&eacute;value contre un bien &eacute;quivalent<\/p>\n<p>  selon une estimation intuitive ou une r&egrave;gle d&rsquo;&eacute;quivalence.<\/p>\n<p>  Les biens &eacute;chang&eacute;s le sont par conSensus soit sur<\/p>\n<p>  le produit, soit sur la r&egrave;gle. L&rsquo;&eacute;lucidation n&rsquo;&eacute;tant<\/p>\n<p>  pas possible, le prix ne peut &ecirc;tre &eacute;valu&eacute;<\/p>\n<p>  par n&eacute;gociation. La relation est limit&eacute;e &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;expression mutuelle des besoins et l&rsquo;&eacute;change dans des<\/p>\n<p>  biens &eacute;quivalents. Cela ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;<\/p>\n<p>  comme une pratique de vente courante dans notre contexte culturel,<\/p>\n<p>  m&ecirc;me s&rsquo;il y aurait int&eacute;r&ecirc;t &agrave; penser<\/p>\n<p>  ce que le d&eacute;veloppement de tels &eacute;changes pr&eacute;senterait<\/p>\n<p>  comme avantages.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale les pratiques de<\/p>\n<p>  l&rsquo;accomplissement ne sont possibles que si les deux partenaires<\/p>\n<p>  y trouvent conSensus. L&agrave; comme dans les autres champs<\/p>\n<p>  il importe pour celui qui conduit de rep&eacute;rer le champ<\/p>\n<p>  dans lequel le client place son identit&eacute; favorite pour<\/p>\n<p>  la situation. Le fait de se placer dans un champ ou dans un type<\/p>\n<p>  d&rsquo;identit&eacute; qui n&rsquo;est pas compatible avec celui de l&rsquo;autre<\/p>\n<p>  fait l&rsquo;impossibilit&eacute; de la relation et encore plus de<\/p>\n<p>  son aboutissement commercial. Tout produit peut prendre Sens<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;un quelconque des champs, cependant ils peuvent plus favorablement<\/p>\n<p>  correspondre &agrave; tel ou tel champ dans un univers culturel.<\/p>\n<p>  De ce fait les relations commerciales seront plus favorablement<\/p>\n<p>  de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre type. Le fait d&rsquo;&eacute;tudier la coh&eacute;rence<\/p>\n<p>  d&rsquo;un produit, son Sens dominant peut permettre de choisir l&rsquo;orientation<\/p>\n<p>  correspondante d&rsquo;une politique commerciale et de certains types<\/p>\n<p>  de relations commerciales avec leurs modalit&eacute;s sp&eacute;cifiques.<\/p>\n<p>  Le moins efficace est la confusion des Sens qui limite la relation<\/p>\n<p>  et disperse son fonctionnement dans un ajustement qui ne s&rsquo;ach&egrave;ve<\/p>\n<p>  pas.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>e) Autres exemples d&rsquo;application<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Nous allons toujours par le m&ecirc;me proc&eacute;d&eacute;<\/p>\n<p>  traiter quelques questions o&ugrave; les jeux d&rsquo;identit&eacute;s<\/p>\n<p>  interviennent aussi.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e-1 &#8211; L&rsquo;autorit&eacute;.<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;examen de cette question va consister &agrave; en pr&eacute;ciser<\/p>\n<p>  le Sens dans les quatre champs en l&rsquo;illustrant en termes de jeux<\/p>\n<p>  d&rsquo;identit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La conqu&ecirc;te &#8211;<\/STRONG> L&rsquo;autorit&eacute; est synonyme<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;lection , elle est fonction de crit&egrave;res variables<\/p>\n<p>  selon les lieux, donc les causes. Elle peut &ecirc;tre de savoir,<\/p>\n<p>  de dipl&ocirc;me, de grade, de place. Elle ne peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  que fonction de la reconnaissance qui lui est port&eacute;e.<\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; est ainsi constitu&eacute;e des signes qui<\/p>\n<p>  font l&rsquo;identit&eacute; sociale. C&rsquo;est ce qui fait que tout ce<\/p>\n<p>  qui est institu&eacute; fait autorit&eacute;, a autorit&eacute;<\/p>\n<p>  sur son domaine. La condition en est d&rsquo;avoir des militants. Cette<\/p>\n<p>  autorit&eacute; de chef-vedette-mod&egrave;le ne s&rsquo;exerce que<\/p>\n<p>  sur des militants, de la m&ecirc;me cause. Elle est nulle sur<\/p>\n<p>  tous autres sauf sur d&rsquo;autres causes, d&rsquo;autres militants ou dans<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres champ mais &ccedil;a n&rsquo;a plus le m&ecirc;me Sens. Les<\/p>\n<p>  signes de l&rsquo;autorit&eacute; selon les crit&egrave;res de la cause<\/p>\n<p>  sont ce qui la d&eacute;finit. Les usurpations sont faciles puisque<\/p>\n<p>  les apparences, m&ecirc;mes tr&egrave;s &eacute;labor&eacute;es<\/p>\n<p>  comptent seules. Celui qui a la casquette, a l&rsquo;autorit&eacute;<\/p>\n<p>  pour ceux qui la respecte. Des autorit&eacute;s ne peuvent &ecirc;tre<\/p>\n<p>  que hi&eacute;rarchis&eacute;es sur la m&ecirc;me cause, ce qui<\/p>\n<p>  ram&egrave;ne &agrave; une, sinon il y a conflit et perte d&rsquo;autorit&eacute;<\/p>\n<p>  dans ce champ. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>On rentre dans le domaine<\/p>\n<p>  o&ugrave; l&rsquo;autorit&eacute; a des consonances d&eacute;sagr&eacute;ables.<\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute;, c&rsquo;est ce que donne le pouvoir de sanctionner,<\/p>\n<p>  de contraindre mais aussi ce qui s&rsquo;impose comme inattaquable.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est donc toujours une menace. Sa mise en cause est un danger<\/p>\n<p>  encore plus grand si bien que cela r&eacute;clame une autorit&eacute;<\/p>\n<p>  encore plus grande, d&rsquo;o&ugrave; la s&eacute;v&eacute;rit&eacute;<\/p>\n<p>  et la rigueur toujours plus grande de ceux qui on d&eacute;boulonn&eacute;<\/p>\n<p>  l&rsquo;autorit&eacute; pr&eacute;c&eacute;dente.<BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; est l&rsquo;apanage du dominateur quelles que soient<\/p>\n<p>  ses variantes et m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;en a pas les signes. L&rsquo;autoritarisme<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas fonction des titres ou places. De m&ecirc;me cette<\/p>\n<p>  autorit&eacute; ne se manifeste pas sous forme de menaces directes.<\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; morale par exemple joue plus quelquefois des<\/p>\n<p>  sentiments de culpabilit&eacute;s que de menaces formelles. Les<\/p>\n<p>  victimes de l&rsquo;autorit&eacute; soit la subissent en silence, soit<\/p>\n<p>  la provoquent, notamment par une opposition qui , la remettant<\/p>\n<p>  en cause, la justifie d&rsquo;autant plus &agrave; ses yeux. Les revendications<\/p>\n<p>  renforcent l&rsquo;autorit&eacute; de ceux &agrave; qui elles s&rsquo;adressent,<\/p>\n<p>  ne serait-ce qu&rsquo;en les reconnaissant comme d&eacute;tenteur du<\/p>\n<p>  pouvoir de les satisfaire ou non. Des autorit&eacute;s de m&ecirc;me<\/p>\n<p>  force entrent toujours dans des jeux Dominateur-Dominateur. Les<\/p>\n<p>  jeux d&rsquo;autorit&eacute; dans ce champ sont parmi les plus difficiles<\/p>\n<p>  &agrave; d&eacute;jouer dans la mesure o&ugrave; leurs justifications<\/p>\n<p>  occultent toujours leur Sens v&eacute;ritable. Cela constitue<\/p>\n<p>  souvent le pi&egrave;ge dans lequel les victimes se prennent<\/p>\n<p>  volontiers en s&rsquo;installant dans la d&eacute;pendance.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;involution &#8211; <\/STRONG>L&rsquo;autorit&eacute; est celle qui<\/p>\n<p>  distribue des bienfaits, qui prend en charge et prot&egrave;ge<\/p>\n<p>  (de fait et non comme pi&egrave;ge). L&rsquo;autorit&eacute; est ce<\/p>\n<p>  &agrave; quoi on se confie. Elle repr&eacute;sente la s&ucirc;ret&eacute;,<\/p>\n<p>  la puissance nourrici&egrave;re, le conseil, la nourriture, l&rsquo;aide<\/p>\n<p>  et le soutien&#8230;Celui qui a l&rsquo;autorit&eacute; est celui sur lequel<\/p>\n<p>  on peut se reposer en confiance. Ses crit&egrave;res sont donc<\/p>\n<p>  de confiance fond&eacute;e sur l&rsquo;exp&eacute;rience (suppos&eacute;e)<\/p>\n<p>  sur la pr&eacute;venance et en tout cas sur la prise en charge.<\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; qui s&rsquo;occupe de tout est reconnue comme telle,<\/p>\n<p>  de ce fait aucun crit&egrave;re objectif ne la caract&eacute;rise<\/p>\n<p>  mais simplement le sentiment de s&eacute;curit&eacute;, de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;,<\/p>\n<p>  de plaisir, d&rsquo;attention que les ENFANTS reconnaissent aux MATERNANTS.<\/p>\n<p>  Entre maternants l&rsquo;autorit&eacute; mutuelle est sans probl&egrave;me,<\/p>\n<p>  elle sert &agrave; se conforter mutuellement en s&rsquo;exer&ccedil;ant<\/p>\n<p>  &eacute;ventuellement conjointement sur des tiers ENFANTS. Pour<\/p>\n<p>  que l&rsquo;autorit&eacute; soit, les tiers doivent rester ENFANTS<\/p>\n<p>  sinon elle se perd.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;accomplissement &#8211;<\/STRONG> Dans les autres champs l&rsquo;autorit&eacute;<\/p>\n<p>  d&eacute;pend de son exercice dans une relation compl&eacute;mentaire<\/p>\n<p>  (ou sym&eacute;trique quelquefois). Dans le champ d&rsquo;accomplissement<\/p>\n<p>  elle s&rsquo;associe &agrave; la MAITRISE qui n&rsquo;est jamais que de soi.<\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; est sur soi et fondatrice de ce qu&rsquo;elle autorise<\/p>\n<p>  pour soi. Le MAITRE de ce fait n&rsquo;exerce pas l&rsquo;autorit&eacute;<\/p>\n<p>  il l&rsquo;est (dans le domaine de sa ma&icirc;trise). Les autres,<\/p>\n<p>  PRATIQUANTS, le sont parce qu&rsquo;ils se placent sous l&rsquo;autorit&eacute;<\/p>\n<p>  du ma&icirc;tre-professeur, artisan, etc&#8230;Ce faisant ils pratiquent<\/p>\n<p>  une discipline qui n&rsquo;est pas une contrainte mais une exp&eacute;rience<\/p>\n<p>  choisie qui &quot;autorise&quot; un accomplissement personnel.<\/p>\n<p>  Le MAITRE fait autorit&eacute;, l&rsquo;exercice est le fait de ses<\/p>\n<p>  pratiquants. Ceux-ci peuvent aussi exercer cette autorit&eacute;<\/p>\n<p>  aupr&egrave;s d&rsquo;autres pratiquants en devenant ma&icirc;tres<\/p>\n<p>  dans le m&ecirc;me domaine. A ce moment ils sont investis de<\/p>\n<p>  l&rsquo;autorit&eacute; de leur propre Ma&icirc;tre et &agrave; leur<\/p>\n<p>  tour font autorit&eacute; dans cette relation.<BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;autorit&eacute; de deux ma&icirc;trises en relation ne s&rsquo;exerce<\/p>\n<p>  pas pour eux, elle con&ccedil;oit et g&eacute;n&egrave;re.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  A cette occasion on peut envisager comment ceci se pervertit<\/p>\n<p>  dans les autres champs. Dans la conqu&ecirc;te les apparences<\/p>\n<p>  hi&eacute;rarchisent le rapport et s&rsquo;attachent &agrave; &eacute;tablir<\/p>\n<p>  des crit&egrave;res de l&rsquo;autorit&eacute;, &agrave; formaliser<\/p>\n<p>  en &quot;cause&quot; le domaine, &agrave; faire de la discipline<\/p>\n<p>  une technique, du ma&icirc;tre une vedette, du pratiquant un<\/p>\n<p>  militant. Dans la d&eacute;gradation le ma&icirc;tre impose et<\/p>\n<p>  r&eacute;git, la discipline est une contrainte, un devoir, une<\/p>\n<p>  pression morale ou affective. Il menace d&rsquo;exclusion, de sevices<\/p>\n<p>  ou de contraintes, le pratiquant est victime. C&rsquo;est le Sens donn&eacute;<\/p>\n<p>  par quelqu&rsquo;un qui voit les choses depuis le champ de la d&eacute;gradation.<\/p>\n<p>  Dans l&rsquo;involution le ma&icirc;tre est bon, g&eacute;n&eacute;reux,<\/p>\n<p>  aimant. Il assume et prend en charge le pratiquant qui est ENFANT,<\/p>\n<p>  la discipline est un jeu, celui de l&rsquo;apport du ma&icirc;tre en<\/p>\n<p>  nourritures mat&eacute;rielles ou spirituelles.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le champ de l&rsquo;accomplissement n&rsquo;est aucun des trois autres qui<\/p>\n<p>  peuvent en &ecirc;tre vu comme des r&eacute;ductions ou des perversions.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e-2 &#8211; Le rapport au travail.<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est un sujet d&rsquo;actualit&eacute; dans la mesure ou bien souvent<\/p>\n<p>  on constate qu&rsquo;il &eacute;volue mais aussi qu&rsquo;on ne voit pas<\/p>\n<p>  tr&egrave;s clairement ce qu&rsquo;il pourrait &ecirc;tre. La logique<\/p>\n<p>  des comportements &eacute;chappe lorsqu&rsquo;on n&rsquo;en voit pas le Sens,<\/p>\n<p>  on s&rsquo;y perd aussi lorsqu&rsquo;on ne voit pas quelle direction on pourrait<\/p>\n<p>  choisir.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>Le travail est d&rsquo;abord ce<\/p>\n<p>  qui procure les signes d&rsquo;identit&eacute; conforme &agrave; la<\/p>\n<p>  cause, selon des crit&egrave;res qui y sont conformes aussi.<\/p>\n<p>  Dans un monde de la conqu&ecirc;te o&ugrave; les biens mat&eacute;riels<\/p>\n<p>  sont crit&egrave;res, leur production est travail pour obtenir<\/p>\n<p>  leur possession comme signe d&rsquo;identit&eacute;. Le travail consiste<\/p>\n<p>  &agrave; produire, selon sa sp&eacute;cialit&eacute; dans la<\/p>\n<p>  cause, c&rsquo;est l&rsquo;affaire des militants qui ainsi militent efficacement<\/p>\n<p>  pour la cause commune. Le chef vedette est l&agrave; pour repr&eacute;senter<\/p>\n<p>  la cause. Son r&ocirc;le est donc de motivation en se pr&eacute;sentant<\/p>\n<p>  comme identifi&eacute; &agrave; cette cause. Il dit la cause<\/p>\n<p>  et renforce et encadre ainsi le militantisme. Le travail est<\/p>\n<p>  motivant puisqu&rsquo;il conduit &agrave; la reconnaissance et &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;existence d&rsquo;une identit&eacute;. La sp&eacute;cialit&eacute;,<\/p>\n<p>  la performance, la comp&eacute;tition donnent le dynamisme, le<\/p>\n<p>  progr&egrave;s et le gain vers une meilleure identit&eacute;<\/p>\n<p>  dans la cause (le r&ecirc;ve d&rsquo;&ecirc;tre N&deg; 1 toujours moteur).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>Le travail est instrument<\/p>\n<p>  de torture. C&rsquo;est ce que donne une certaine &eacute;thymologie<\/p>\n<p>  du mot et ce que vivent beaucoup de travailleurs. Le travail<\/p>\n<p>  est une souffrance, une t&acirc;che plus ou moins sale &agrave;<\/p>\n<p>  laquelle les victimes consentent par contrainte, menace, chantage,<\/p>\n<p>  culpabilit&eacute;. C&rsquo;est le moyen de la survie (quelque soit<\/p>\n<p>  le niveau de r&eacute;mun&eacute;ration). Le travail intellectuel<\/p>\n<p>  et le travail manuel n&rsquo;ont rien &agrave; s&rsquo;envier. Il n&rsquo;y a pas<\/p>\n<p>  de victime sans dominateur, ce qui n&eacute;cessite un encadrement<\/p>\n<p>  qui donne des ordres, des consignes, qui surveille et sanctionne,<\/p>\n<p>  qui &quot;ma&icirc;trise&quot;, au Sens de contrainte, et n&eacute;cessite<\/p>\n<p>  des &quot;agents&quot; eux-m&ecirc;me victimes de dominateurs<\/p>\n<p>  sup&eacute;rieurs. Le travail est affect&eacute; de culpabilit&eacute;s<\/p>\n<p>  comme condamnation (travaux forc&eacute;s) et comme devoir (r&eacute;demption<\/p>\n<p>  par le travail). Le produit n&rsquo;a pas l&rsquo;importance de la conqu&ecirc;te,<\/p>\n<p>  ici l&rsquo;effort, la rigueur, la soumission, la &quot;discipline&quot;<\/p>\n<p>  comptent plus.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;involution &#8211; <\/STRONG>Le travail est un jeu, occasion<\/p>\n<p>  de rencontre, de sympathie. C&rsquo;est aussi une habitude o&ugrave;<\/p>\n<p>  la r&eacute;p&eacute;tition est confortable. Donner du travail<\/p>\n<p>  est bien une sorte de distribution gratuite, automatique. Mais<\/p>\n<p>  ce que l&rsquo;on appelle travail n&rsquo;est ni une activit&eacute; productrice,<\/p>\n<p>  ni une contrainte, mais une s&eacute;curit&eacute;, un confort,<\/p>\n<p>  un apport. Faire de ce travail une t&acirc;che ou y introduire<\/p>\n<p>  une notion d&rsquo;efficacit&eacute; est un non-Sens dans ce champ,<\/p>\n<p>  parfaitement incompr&eacute;hensible pour les ENFANTS qui consentent<\/p>\n<p>  &agrave; faire plaisir &agrave; leur patron MATERNANT en l&rsquo;aidant<\/p>\n<p>  comme un enfant aide son p&egrave;re ou sa m&egrave;re qui, en<\/p>\n<p>  lui donnant un travail dans ce champ, lui donne un plaisir et<\/p>\n<p>  r&eacute;affirme son attention et le s&eacute;curise. Ils ne<\/p>\n<p>  faut donc pas attendre de cette vision du travail, activit&eacute;<\/p>\n<p>  ludique, de plaisir, de protection, un int&eacute;r&ecirc;t particulier<\/p>\n<p>  pour les objectifs formels. La gratuit&eacute; y est associ&eacute;e<\/p>\n<p>  contrairement aux enjeux des champs de droite.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;accomplissement &#8211;<\/STRONG> Pour le MAITRE le travail<\/p>\n<p>  est tout simplement expression de soi non en r&eacute;f&eacute;rence<\/p>\n<p>  &agrave; quelque crit&egrave;re ext&eacute;rieur, mais fond&eacute;<\/p>\n<p>  en soi-m&ecirc;me.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est une oeuvre commune entre ma&icirc;tres qui en est le fruit.<\/p>\n<p>  Ce qui compte n&rsquo;est pas le produit exclusivement mais le processus<\/p>\n<p>  de conception et de g&eacute;n&eacute;ration. C&rsquo;est dans ce qui<\/p>\n<p>  consiste &agrave; faire &eacute;merger son propre Sens que se<\/p>\n<p>  produit le travail. Le r&eacute;sultat n&rsquo;est pas un objectif<\/p>\n<p>  mais un fruit. La cr&eacute;ation compte par son cheminement<\/p>\n<p>  et non par la valeur du r&eacute;sultat formel obtenu. Celui-ci<\/p>\n<p>  n&rsquo;en peut &ecirc;tre exclu dans la mesure o&ugrave; il peut servir<\/p>\n<p>  de m&eacute;diateur dans la communication d&rsquo;un service propos&eacute;<\/p>\n<p>  &agrave; un autre PRATIQUANT. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour les PRATIQUANTS le travail consiste &agrave; exercer une<\/p>\n<p>  pratique. C&rsquo;est une exp&eacute;rience comme pour l&rsquo;apprenti dont<\/p>\n<p>  la production compte pour ce qu&rsquo;elle lui a permit de d&eacute;couvrir,<\/p>\n<p>  comme savoir faire. Le travail est bien s&ucirc;r accomplissement<\/p>\n<p>  non en tant que tel mais en tant que modalit&eacute; particuli&egrave;re<\/p>\n<p>  que prend pour un individu l&rsquo;exercice de sa discipline ou l&rsquo;expression<\/p>\n<p>  dans sa ma&icirc;trise. L&rsquo;argent, la contre partie viennent par<\/p>\n<p>  surcro&icirc;t : la valeur financi&egrave;re du travail est celle<\/p>\n<p>  de ce qu&rsquo;en prend le pratiquant comme Sens (service).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e-3 &#8211; L&rsquo;entreprise <\/STRONG><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&agrave; aussi compte-tenu des mises en question actuelles,<\/p>\n<p>  il est bon de pouvoir comprendre le Sens de ce qui se passe et<\/p>\n<p>  aussi choisir une orientation. R&eacute;inventer l&rsquo;entreprise<\/p>\n<p>  dans le champ de l&rsquo;accomplissement, c&rsquo;est-&agrave;-dire comme<\/p>\n<p>  oeuvre humaine, para&icirc;t particuli&egrave;rement opportun.<\/p>\n<p>  On ne pourra qu&rsquo;effleurer le sujet, mais cela constitue des indications<\/p>\n<p>  pour un travail plus approfondi.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>L&rsquo;entreprise c&rsquo;est le plus<\/p>\n<p>  souvent la cause ou une de ses parties. L&rsquo;objectif est le d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  de l&rsquo;entreprise, son expansion. Il faut que ce soit une belle<\/p>\n<p>  et bonne entreprise. C&rsquo;est le moyen pour les militants d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  reconnus, d&rsquo;avoir une &quot;place&quot; dans la soci&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>  Les militants travaillent en &eacute;quipe &agrave; leur poste<\/p>\n<p>  et militent activement sous la direction repr&eacute;sentative<\/p>\n<p>  de leur chef. Le chef d&rsquo;entreprise doit &ecirc;tre vedette-mod&egrave;le<\/p>\n<p>  aussi, en tout cas tr&egrave;s repr&eacute;sentatif puisqu&rsquo;il<\/p>\n<p>  repr&eacute;sente la cause-entreprise. Ce type d&rsquo;entreprise est<\/p>\n<p>  hi&eacute;rarchis&eacute; rationnellement, tout y est d&eacute;fini,<\/p>\n<p>  d&eacute;limit&eacute; y compris les progressions. Les v&eacute;ritables<\/p>\n<p>  crit&egrave;res de valeur sont uniquement ceux qui d&eacute;finissent<\/p>\n<p>  la cause, l&rsquo;entreprise. On utilise des m&eacute;thodes de pointe,<\/p>\n<p>  on y est toujours moderne, dipl&ocirc;m&eacute;, avec un minimum<\/p>\n<p>  de prestige attach&eacute; &agrave; ce que l&rsquo;on est ou ce qu&rsquo;est<\/p>\n<p>  l&rsquo;entreprise. L&rsquo;appartenance &agrave; l&rsquo;entreprise consiste &agrave;<\/p>\n<p>  &eacute;pouser sa cause ce qui donne identit&eacute;. Pour ce<\/p>\n<p>  faire on peut s&rsquo;y consacrer activement et efficacement, y compris<\/p>\n<p>  en prenant des risques. Le plus grand est celui de perte d&rsquo;identit&eacute;.<\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La d&eacute;gradation &#8211;<\/STRONG> On pourra y distinguer<\/p>\n<p>  deux types d&rsquo;entreprises. Celles d&rsquo;abord qui sont dirig&eacute;es<\/p>\n<p>  par un despote qui tient les gens sous sa f&eacute;rule. Il n&rsquo;y<\/p>\n<p>  a pas beaucoup de hi&eacute;rarchie mais des &quot;contrema&icirc;tres&quot;<\/p>\n<p>  victimes du patron et dominateurs du personnel. Le travail est<\/p>\n<p>  une obligation &agrave; laquelle on ne peut se soustraire et<\/p>\n<p>  que l&rsquo;on est condamn&eacute; &agrave; subir sous peine d&rsquo;exclusion.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la menace qui p&egrave;se le plus et qui justifie<\/p>\n<p>  la soumission. Il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;organisation, de formation,<\/p>\n<p>  de r&eacute;flexion sur le fonctionnement de l&rsquo;entreprise. Seul<\/p>\n<p>  le patron sait et les critiques ne sont pas tol&eacute;r&eacute;es.<\/p>\n<p>  Dans leur int&eacute;r&ecirc;t les personnes qui y travaillent<\/p>\n<p>  doivent travailler plus dur, gagner moins sinon &quot;l&rsquo;entreprise<\/p>\n<p>  est en p&eacute;ril&quot; et eux avec. En fait c&rsquo;est le patron<\/p>\n<p>  qui l&rsquo;est et le fait assumer par son personnel. M&ecirc;me si<\/p>\n<p>  l&rsquo;entreprise gagne de l&rsquo;argent on consid&egrave;re toujours qu&rsquo;elle<\/p>\n<p>  n&rsquo;en a pas et qu&rsquo;elle est en danger, cela maintient la menace.<\/p>\n<p>  La crainte de l&rsquo;exclusion du licenciement fait qu&rsquo;on s&rsquo;y accroche.<\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un autre type d&rsquo;entreprise diff&eacute;rent est celle en g&eacute;n&eacute;ral<\/p>\n<p>  plus grande qui est v&eacute;cue comme une machinerie &eacute;touffante<\/p>\n<p>  et d&eacute;shumanisante. Elle est tr&egrave;s organis&eacute;e<\/p>\n<p>  avec une direction anonyme mais omnipr&eacute;sente, et un anonymat<\/p>\n<p>  tr&egrave;s grand des personnes li&eacute;es &agrave; la standardisation<\/p>\n<p>  par exemple. La crainte est d&rsquo;&eacute;crasement, d&rsquo;&eacute;touffement,<\/p>\n<p>  de perte de son &acirc;me, de sa personnalit&eacute; en devenant<\/p>\n<p>  un rouage. On n&rsquo;en connait pas les finalit&eacute;s, les mouvements<\/p>\n<p>  individuels paraissent impuissants. L&rsquo;absent&eacute;isme s&rsquo;y<\/p>\n<p>  d&eacute;veloppe favorablement (ce n&rsquo;est pas le cas dans le premier<\/p>\n<p>  type). Le r&ecirc;ve est d&rsquo;en partir. Beaucoup d&rsquo;entreprises<\/p>\n<p>  de la conqu&ecirc;te qui en changeant de champ ont perdu leur<\/p>\n<p>  finalit&eacute;, leur vocation, deviennent des machineries de<\/p>\n<p>  ce type. Les rapports dominateurs-victimes dans ces entreprises<\/p>\n<p>  sont moins directs que dans le premier cas. Elles se traduisent<\/p>\n<p>  par la perte de Sens des victimes, par les r&egrave;gles multiples,<\/p>\n<p>  la profusion ou la disparition des rep&egrave;res, la perte de<\/p>\n<p>  conscience de soi et de confiance en soi. L&rsquo;automaticit&eacute;<\/p>\n<p>  des m&eacute;canismes mis en oeuvre par la hi&eacute;rarchie<\/p>\n<p>  d&eacute;shumanis&eacute;e, anonyme, fait perdre le Sens de sa<\/p>\n<p>  propre existence en dehors du poste occup&eacute;. Le personnel<\/p>\n<p>  et la hi&eacute;rarchie de ce type d&rsquo;entreprise peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  bien pay&eacute;, c&rsquo;est le prix de leur &acirc;me et de leur<\/p>\n<p>  autonomie de jugement abandonn&eacute;e faute de r&eacute;pondant.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ comme toujours ce qui se voit et ce qui se passe<\/p>\n<p>  s&rsquo;opposent. Dans le premier type d&rsquo;entreprise, on entretient<\/p>\n<p>  plut&ocirc;t des discours de l&rsquo;involution &quot;c&rsquo;est pour votre<\/p>\n<p>  bien, votre s&eacute;curit&eacute;, votre confort, pour vous<\/p>\n<p>  prot&eacute;ger etc&#8230;&quot; Dans l&rsquo;autre des discours de la<\/p>\n<p>  conqu&ecirc;te &quot;pour la cause, la morale, le droit, l&rsquo;identit&eacute;,<\/p>\n<p>  la carri&egrave;re, les objectifs, l&rsquo;efficacit&eacute;, la rationalit&eacute;,<\/p>\n<p>  le respect de l&rsquo;image, etc&#8230;&quot; Chacun &agrave; son niveau<\/p>\n<p>  dans les hi&eacute;rarchies est victime du dessus et d&rsquo;autant<\/p>\n<p>  plus dominateur du dessous . Le caract&egrave;re dominateur des<\/p>\n<p>  &quot;petits chefs&quot; est souvent le plus accentu&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;involution &#8211;<\/STRONG> L&rsquo;entreprise c&rsquo;est la maison,<\/p>\n<p>  dirig&eacute;e par un patron maternant, elle n&rsquo;a pas d&rsquo;autres<\/p>\n<p>  ambitions que de subsister confortablement. Elle y arrive en<\/p>\n<p>  p&eacute;riode stable ou dans un environnement prot&eacute;g&eacute;.<\/p>\n<p>  Les rentes de situation de certaines activit&eacute;s le favorisent,<\/p>\n<p>  petites administrations, certains commerces, production pour<\/p>\n<p>  un march&eacute; local stable, services&#8230; Les entreprises doivent<\/p>\n<p>  toujours &ecirc;tre de relative petite taille. Elle risquent<\/p>\n<p>  de changer de champ en grandissant. Le personnel ENFANT y est<\/p>\n<p>  tr&egrave;s attach&eacute; quelquefois sur plusieurs g&eacute;n&eacute;rations.<\/p>\n<p>  Il est tr&egrave;s fid&egrave;le et son confort n&rsquo;a pas de prix.<\/p>\n<p>  Les choses se passent de fa&ccedil;on routini&egrave;re mais<\/p>\n<p>  avec l&rsquo;agr&eacute;ment des relations et du train-train quotidien<\/p>\n<p>  &agrave; peine troubl&eacute; par les anniversaires des uns ou<\/p>\n<p>  des autres, les f&ecirc;tes, les d&eacute;parts &agrave; la retraite&#8230;Il<\/p>\n<p>  n&rsquo;y a pas de hi&eacute;rarchie sauf la pr&eacute;dominance des<\/p>\n<p>  anciens plus maternants que les jeunes. Il y r&egrave;gne un<\/p>\n<p>  esprit de famille et des rapports &eacute;quivalents fond&eacute;s<\/p>\n<p>  sur la bienveillance et l&rsquo;appui mutuel. La productivit&eacute;<\/p>\n<p>  y est faible mais suffisante pour maintenir la stabilit&eacute;.<\/p>\n<p>  Il n&rsquo;y a pas sp&eacute;cialement d&rsquo;organisation, ni de m&eacute;thode,<\/p>\n<p>  le besoin ne s&rsquo;en fait pas sentir, la tradition y suppl&eacute;e.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;accomplissement &#8211; <\/STRONG>Il est certain que dans<\/p>\n<p>  notre culture il n&rsquo;y a gu&egrave;re d&rsquo;entreprises dans ce Sens<\/p>\n<p>  et notamment celles qui s&rsquo;affublent de buts humanitaires. La<\/p>\n<p>  condition y est que toute activit&eacute; &eacute;mane de celui<\/p>\n<p>  qui l&rsquo;exprime ou prenne Sens pour lui. L&rsquo;activit&eacute; se r&eacute;f&egrave;re<\/p>\n<p>  aux personnes dans leur accomplissement personnel, ni d&rsquo;obligation,<\/p>\n<p>  ni de confort ou de bien &ecirc;tre, ni pour rassembler les signes<\/p>\n<p>  de la r&eacute;ussite sociale au travers d&rsquo;une cause quelconque.<\/p>\n<p>  L&rsquo;entreprise est un rassemblement de personnes autour d&rsquo;une oeuvre<\/p>\n<p>  entreprise en commun par des ma&icirc;tres et par laquelle ainsi,<\/p>\n<p>  des pratiquants peuvent exercer leur discipline ou en recueillir<\/p>\n<p>  le service.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;entreprise ne peut &ecirc;tre que la conjonction des ma&icirc;trises<\/p>\n<p>  particuli&egrave;res de ses partenaires. Elle est l&rsquo;&eacute;manation<\/p>\n<p>  de leur conSensus s&rsquo;exprimant dans leur profession, leur savoir<\/p>\n<p>  faire, leur connaissance. Les pratiquants peuvent y faire un<\/p>\n<p>  apprentissage personnel en s&rsquo;exer&ccedil;ant. C&rsquo;est ce que pourrait<\/p>\n<p>  viser la formation dans l&rsquo;entreprise que d&rsquo;en faire le lieu de<\/p>\n<p>  l&rsquo;apprentissage, &agrave; condition qu&rsquo;il y ait aussi des ma&icirc;tres.<\/p>\n<p>  D&rsquo;autres pratiquants sont ceux qui en ach&egrave;tent les services<\/p>\n<p>  ou le produits selon la valeur qu&rsquo;ils y consentent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le Sens de l&rsquo;entreprise pour les ma&icirc;tres qui la constituent<\/p>\n<p>  est le d&eacute;veloppement de leur ma&icirc;trise dans et par<\/p>\n<p>  l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;oeuvre entreprise. Ce ne peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  qu&rsquo;une vocation personnelle dans le contexte culturel. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  social est de proposer des services &agrave; des pratiquants<\/p>\n<p>  pour y prendre Sens, de la recherche spirituelle jusqu&rsquo;&agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;usage mat&eacute;riel en passant par l&rsquo;apprentissage et tous<\/p>\n<p>  services et toutes disciplines dont la pratique est enrichissante<\/p>\n<p>  pour la personne. Cela implique l&rsquo;inverse d&rsquo;une politique du<\/p>\n<p>  secret, de l&rsquo;occultation des fins et des moyens. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  de l&rsquo;entreprise se fonde et se confond dans l&rsquo;accomplissement<\/p>\n<p>  de ses partenaires. La production n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen et une pratique.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e-4 &#8211; L&rsquo;argent<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est quelque chose de tellement banal qu&rsquo;il peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  int&eacute;ressant d&rsquo;en discerner des r&ocirc;les tr&egrave;s<\/p>\n<p>  diff&eacute;rents sous l&rsquo;apparence d&rsquo;une seule r&eacute;alit&eacute;.<\/p>\n<p>  On &eacute;tudiera avec la carte g&eacute;n&eacute;rale des coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  ses diff&eacute;rents Sens, se dessinant les repr&eacute;sentations<\/p>\n<p>  qui lui donnent sa fonction comme &eacute;l&eacute;ment de communication<\/p>\n<p>  interpersonnelle et sociale.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La conqu&ecirc;te &#8211; <\/STRONG>Comme tout ce qui est dans<\/p>\n<p>  ce champ, c&rsquo;est un &eacute;l&eacute;ment objectif, une mesure<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;quivalence formelle. L&rsquo;argent est un signe et sa valeur<\/p>\n<p>  est de r&eacute;f&eacute;rence selon un cours, des crit&egrave;res,<\/p>\n<p>  un march&eacute;. En tant que signe, il peut &ecirc;tre lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  un simple signe ; &eacute;criture sur un ch&egrave;que, sur un<\/p>\n<p>  compte et n&rsquo;a m&ecirc;me pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre une r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  palpable. L&rsquo;argent compte pour sa quantit&eacute; qui situe les<\/p>\n<p>  choses et les gens, les uns par rapport aux autres. C&rsquo;est un<\/p>\n<p>  syst&egrave;me de mesure. L&rsquo;argent gagn&eacute; par le militant<\/p>\n<p>  est le signe de son niveau avec lequel il peut avoir des signes<\/p>\n<p>  de reconnaissance &eacute;quivalents &agrave; son engagement<\/p>\n<p>  pour la cause. Le chef vedette paye avec de l&rsquo;argent le militantisme.<\/p>\n<p>  Payer fait partie de son image comme signe de sa prodigalit&eacute;,<\/p>\n<p>  signe de reconnaissance, l&rsquo;argent ne compte pas pour lui. Malgr&eacute;<\/p>\n<p>  tout il en dispose d&rsquo;assez pour &quot;tenir son rang&quot;. L&rsquo;argent<\/p>\n<p>  est pour lui celui de la cause auquel il est identifi&eacute;,<\/p>\n<p>  cela est un des signes. Les ors et les richesses brillantes,<\/p>\n<p>  l&rsquo;argent donc, disent le triomphe et la munificence de la cause<\/p>\n<p>  et de son repr&eacute;sentant confondus.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>La d&eacute;gradation &#8211; <\/STRONG>L&rsquo;argent y joue deux<\/p>\n<p>  r&ocirc;les si on prend les r&eacute;f&eacute;rences psychanalytiques<\/p>\n<p>  classiques anales et orales. D&rsquo;une part, d&rsquo;abord, il est accaparement,<\/p>\n<p>  accumulation, capitalisation. C&rsquo;est de la mati&egrave;re prise<\/p>\n<p>  (gard&eacute;e) contenue. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t est l&rsquo;accumulation<\/p>\n<p>  avarice ou capital. L&rsquo;id&eacute;al est l&rsquo;auto-d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  de la mati&egrave;re mon&eacute;taire. Il n&rsquo;est pas inutile d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  que l&rsquo;argent soit palpable, billets, pi&egrave;ces, valeurs,<\/p>\n<p>  etc&#8230; C&rsquo;est la fonction de beaucoup d&rsquo;objets de luxe. Cet argent<\/p>\n<p>  est toujours entour&eacute; de secret, de tractation ou d&rsquo;origines<\/p>\n<p>  occultes avec un soup&ccedil;on de malpropret&eacute;. Le dominateur<\/p>\n<p>  l&rsquo;accumule en l&rsquo;&eacute;conomisant et surtout en le soustrayant<\/p>\n<p>  &agrave; la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;autrui. La quantit&eacute;<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas significative pourvu qu&rsquo;elle paraisse grosse et qu&rsquo;elle<\/p>\n<p>  marque son pourvoir. Pour lui l&rsquo;argent est une forme de s&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p>  La victime en manque toujours et n&rsquo;arrive pas &agrave; &eacute;conomiser<\/p>\n<p>  suffisamment pour se sentir en s&eacute;curit&eacute;. Cela maintient<\/p>\n<p>  sa d&eacute;pendance.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;autre argent dans ce champ est au contraire une sorte de nourriture.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on consomme et qui dans ce champ n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas bon, pas sain. Cet argent ne se conserve pas il est fait<\/p>\n<p>  pour &ecirc;tre consomm&eacute;, d&eacute;pens&eacute;. Le dominateur<\/p>\n<p>  gaspille, il paye &eacute;ventuellement bien les victimes qui<\/p>\n<p>  de ce fait sont achet&eacute;es, prises dans leur culpabilit&eacute;s<\/p>\n<p>  vis-&agrave;-vis de cet argent qui justifie leur soumission.<\/p>\n<p>  Cet argent, ils n&rsquo;osent pas &agrave; leur tour le d&eacute;penser<\/p>\n<p>  et le placent dans des d&eacute;p&ocirc;ts dont ils ne tirent<\/p>\n<p>  gu&egrave;re jouissance et o&ugrave; il s&rsquo;amenuise ou encore<\/p>\n<p>  ils le perdent, au jeu par exemple.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;involution &#8211; <\/STRONG>La tendance a ne pas prendre<\/p>\n<p>  conscience des r&eacute;alit&eacute;s fait que l&rsquo;argent est consid&eacute;r&eacute;<\/p>\n<p>  comme sans valeur tr&egrave;s objective. Ou on en n&rsquo;a pas besoin,<\/p>\n<p>  ou on en r&ecirc;ve comme d&rsquo;un tr&eacute;sor mythique, de fortunes<\/p>\n<p>  colossales, sources de toutes abondances. Le plaisir de le recevoir<\/p>\n<p>  ou de le donner compte comme expression affective, comme don,<\/p>\n<p>  plus que par sa valeur. L&rsquo;argent est distribu&eacute; par le<\/p>\n<p>  maternant avec le plaisir de donner et il est re&ccedil;u comme<\/p>\n<p>  chose normale par l&rsquo;enfant qui y voit le plaisir et le confort<\/p>\n<p>  que cela signifie.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Si l&rsquo;argent a de la valeur, c&rsquo;est pour lui-m&ecirc;me, une pi&egrave;ce<\/p>\n<p>  d&rsquo;or vaut mieux qu&rsquo;un billet de m&ecirc;me valeur nominale. Les<\/p>\n<p>  petites &eacute;conomies sont plus des petits tr&eacute;sors<\/p>\n<p>  de pi&egrave;ces que de billets, leur valeur est plus imaginaire,<\/p>\n<p>  sentimentale qu&rsquo;&eacute;conomique.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>L&rsquo;accomplissement &#8211; <\/STRONG>L&rsquo;argent n&rsquo;est pas absent<\/p>\n<p>  de ce champ puisqu&rsquo;il est une r&eacute;alit&eacute;. Cette r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  doit &ecirc;tre &eacute;lucid&eacute;e ou encore &ecirc;tre l&rsquo;expression<\/p>\n<p>  juste d&rsquo;un Sens (quelqu&rsquo;il soit). Il correspond au prix d&rsquo;un<\/p>\n<p>  service rendu dans la relation ma&icirc;tre-pratiquant. Pour<\/p>\n<p>  ce dernier il exprime la valeur pour lui personnellement de ce<\/p>\n<p>  service par rapport &agrave; la valeur pour lui de l&rsquo;argent.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est un fait, un don, une offrande en contrepartie (subjective)<\/p>\n<p>  du service, du Sens pris.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est donc la r&eacute;alit&eacute; d&rsquo;un conSensus, terme d&rsquo;un<\/p>\n<p>  contrat dont il est une forme d&rsquo;expression. Pour celui qui le<\/p>\n<p>  re&ccedil;oit en position de ma&icirc;tre en principe, cela repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  un des fruits de son activit&eacute;, de son existence dans sa<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise. Cela permet d&rsquo;&ecirc;tre aussi pratiquant et<\/p>\n<p>  de ce fait offrir de l&rsquo;argent &agrave; d&rsquo;autres MAITRES.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La somme et les modalit&eacute;s d&rsquo;un paiement sont expression<\/p>\n<p>  d&rsquo;un Sens pris par le pratiquant, le client, et ce Sens est &agrave;<\/p>\n<p>  &eacute;lucider, l&rsquo;occasion d&rsquo;une prise de conscience &eacute;ventuellement.<\/p>\n<p>  La somme demand&eacute;e par le ma&icirc;tre lorsque cela se<\/p>\n<p>  produit est une proposition d&rsquo;&eacute;lucidation et non une facture<\/p>\n<p>  obligatoire. L&rsquo;argent n&rsquo;est pas la mesure de toutes choses mais<\/p>\n<p>  une r&eacute;alit&eacute; qui m&eacute;diatise le conSensus dans<\/p>\n<p>  une communication. Ce conSensus se place dans ce champ en tant<\/p>\n<p>  qu&rsquo;&eacute;lucidable.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Diff\u00e9rentes applications des jeux d&rsquo;identit\u00e9s dans divers domaines<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[98],"tags":[],"class_list":["post-121","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-f36-relations-humaines"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=121"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1227,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121\/revisions\/1227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=121"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=121"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=121"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}