{"id":119,"date":"2004-07-23T23:48:25","date_gmt":"2004-07-23T23:48:25","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/07\/23\/les-jeux-didentites-2\/"},"modified":"2020-11-13T19:03:59","modified_gmt":"2020-11-13T18:03:59","slug":"les-jeux-didentites-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/07\/23\/les-jeux-didentites-2\/","title":{"rendered":"Les jeux d&rsquo;identit\u00e9s 2"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Les jeux d&rsquo;identit\u00e9 suite et approfondissements<\/p>\n<p>    <STRONG>2 &#8211; LES JEUX D&rsquo;IDENTITE<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>a) Principes et stabilit&eacute;s<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La carte g&eacute;n&eacute;rale des coh&eacute;rences offre un<\/p>\n<p>  &eacute;ventail infini de Sens rep&eacute;rables &agrave; partir<\/p>\n<p>  des axes et dans les champs de coh&eacute;rence. On peut consid&eacute;rer<\/p>\n<p>  que chaque Sens repr&eacute;sente une tendance caract&eacute;rielle.<\/p>\n<p>  Chaque Sens peut prendre r&eacute;alit&eacute; dans des comportements,<\/p>\n<p>  des attitudes, mais aussi dans des expressions et situations<\/p>\n<p>  qui le manifestent. Une tendance de personnalit&eacute; est dans<\/p>\n<p>  un Sens avec la panoplie de ses modalit&eacute;s manifestables.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Chacun poss&egrave;de l&rsquo;ensemble des tendances que permet d&rsquo;envisager<\/p>\n<p>  la carte. Cependant ce qui fait la personnalit&eacute; propre<\/p>\n<p>  d&rsquo;une personne c&rsquo;est d&rsquo;abord le degr&eacute; relatif de chacune<\/p>\n<p>  de ces tendances. La distribution des Sens n&rsquo;est pas homog&egrave;ne<\/p>\n<p>  et sur la carte on peut la rep&eacute;rer par un profil particulier.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-605\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_CJISCH13.png?resize=523%2C522\" alt=\"CJISCH13.png\" align=\"center\" width=\"523\" height=\"522\" \/><\/p>\n<p><P>Ce profil marque une nette pr&eacute;dominance<\/p>\n<p>  pour la CONQUETE. La personne peut se trouver dans tous les champs<\/p>\n<p>  mais celui l&agrave; dominera les situations o&ugrave; il se<\/p>\n<p>  placera.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une tendance majeure dans un profil correspond &agrave; diff&eacute;rentes<\/p>\n<p>  choses qu&rsquo;il ne faut pas oublier :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; Elle correspond au type de situation que l&rsquo;individu aura tendance<\/p>\n<p>  &agrave; rencontrer ou &agrave; choisir. Dans le profil pr&eacute;c&eacute;dent<\/p>\n<p>  l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; choisira peut-&ecirc;tre pour cela<\/p>\n<p>  une profession tr&egrave;s en vue. Il se trouvera l&agrave; au<\/p>\n<p>  bon moment, etc..<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; Elle correspond au type d&rsquo;attitudes, d&rsquo;expressions, de comportements<\/p>\n<p>  de la personne, en coh&eacute;rence bien s&ucirc;r avec la situation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; Elle correspond au type de relations et de communications privil&eacute;gi&eacute;es<\/p>\n<p>  (mais non exclusives bien s&ucirc;r). Quelqu&rsquo;un qui a une tendance<\/p>\n<p>  dominante dans la DEGRADATION aura tendance &agrave; &eacute;tablir<\/p>\n<p>  de mauvaises relations et &agrave; mal communiquer. Il y aura<\/p>\n<p>  toujours malaises ou conflits autour de lui.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; La tendance majeure correspond aussi au Sens particulier que<\/p>\n<p>  donne l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; au monde qui l&rsquo;entoure. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  une pr&eacute;activation dominante.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ce dernier point est important &agrave; souligner. En effet &agrave;<\/p>\n<p>  tout message\/situation, &agrave; toute r&eacute;alit&eacute;,<\/p>\n<p>  une tendance caract&eacute;rielle dominante peut correspondre<\/p>\n<p>  &agrave; une tr&egrave;s forte pr&eacute;activation. De ce fait<\/p>\n<p>  tout Sens donn&eacute; aux choses en est fortement empreint.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ceci conduit &agrave; des modes de pens&eacute;es vari&eacute;s,<\/p>\n<p>  &agrave; des id&eacute;ologies, des visions du monde et des choses<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes. Dans l&rsquo;&eacute;tude des divers types de tendances<\/p>\n<p>  (identit&eacute;s) nous &eacute;tudierons notamment les diff&eacute;rentes<\/p>\n<p>  visions des probl&egrave;mes de communication selon les champs.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le profil d&rsquo;un individu peut varier au cours de la vie ou se<\/p>\n<p>  r&eacute;duire &agrave; quelques tendances principales. Les diverses<\/p>\n<p>  tendances s&rsquo;activent aussi selon les situations. On trouve ainsi<\/p>\n<p>  des personnages qui fonctionnent professionnellement dans le<\/p>\n<p>  champ de la CONQUETE et sur le plan familial dans L&rsquo;INVOLUTION.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;autres fonctionnent presque exclusivement dans la DEGRADATION,<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres encore selon diff&eacute;rentes tendances dans le m&ecirc;me<\/p>\n<p>  champ selon les circonstances, activit&eacute;s professionnelles<\/p>\n<p>  et activit&eacute;s sociales par exemple.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ainsi des individus apparaissent comme monolithiques ou binaires<\/p>\n<p>  ou ternaires avec ou sans nuances, avec ou sans grande mobilit&eacute;<\/p>\n<p>  de Sens. Tout ceci peut d&eacute;pendre d&rsquo;un contexte particulier.<\/p>\n<p>  Des personnes peuvent avoir une vie sociale dans la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  et une vie affective dans la d&eacute;gradation par exemple.<\/p>\n<p>  Cela varie dans le temps et selon les circonstances, si l&rsquo;individu<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas fig&eacute;. Malgr&eacute; tout, dans une situation<\/p>\n<p>  donn&eacute;e &agrave; un moment donn&eacute;, une personne fonctionne<\/p>\n<p>  selon une tendance dominante donn&eacute;e. Cette tendance est<\/p>\n<p>  pour lui le Sens de la situation, celui de la communication et<\/p>\n<p>  de son processus, mais aussi celui de sa dimension personnelle.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est sa tendance caract&eacute;rielle ou le type de personnalit&eacute;<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il exprime et vit &agrave; ce moment l&agrave;. Tout se passe<\/p>\n<p>  alors toujours &agrave; ce moment comme si c&rsquo;&eacute;tait l&agrave;<\/p>\n<p>  toute sa personnalit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Si quelqu&rsquo;un se manifeste toujours de fa&ccedil;on autoritaire<\/p>\n<p>  dans son travail, il peut passer pour avoir une personnalit&eacute;<\/p>\n<p>  autoritaire pour les personnes qu&rsquo;il y rencontre. Cela n&#8217;emp&ecirc;che<\/p>\n<p>  pas que dans d&rsquo;autres circonstances, il ait des attitudes tr&egrave;s<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes et y passe alors pour d&rsquo;autres personnages.<\/p>\n<p>  Cela est vrai pour des lieux et circonstances diff&eacute;rentes<\/p>\n<p>  et pour des moments diff&eacute;rents.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour une situation donn&eacute;e la personnalit&eacute; se r&eacute;duit<\/p>\n<p>  en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; une tendance particuli&egrave;re<\/p>\n<p>  que l&rsquo;on consid&egrave;re comme son <STRONG>identit&eacute;<\/STRONG><\/p>\n<p>  &agrave; ce moment l&agrave;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La carte g&eacute;n&eacute;rale des coh&eacute;rences peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  consid&eacute;r&eacute;e ainsi comme la carte des diff&eacute;rents<\/p>\n<p>  types d&rsquo;identit&eacute;s. Pour simplifier on prendra au lieu<\/p>\n<p>  d&rsquo;un Sens tout un secteur de Sens ou m&ecirc;me un champ.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Cela nous am&egrave;ne pour l&rsquo;instant &agrave; quatre grandes<\/p>\n<p>  classes d&rsquo;identit&eacute;s correspondant aux quatre champs. On<\/p>\n<p>  passera &agrave; huit types d&rsquo;identit&eacute;s si on y ajoute<\/p>\n<p>  la troisi&egrave;me dimension. En fin de chapitre on examinera<\/p>\n<p>  aussi les axes de la carte g&eacute;n&eacute;rale. On pourrait<\/p>\n<p>  ainsi multiplier les classes ce qui ferait perdre une facilit&eacute;<\/p>\n<p>  d&rsquo;usage de l&rsquo;instrument d&rsquo;analyse propos&eacute;. C&rsquo;est pour<\/p>\n<p>  cela que dans la pratique courante on se contente des huit premiers<\/p>\n<p>  types. On les consid&eacute;rera en outre, pour simplifier les<\/p>\n<p>  &eacute;vocations, comme huit types des personnages.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Venons en maintenant &agrave; ce que l&rsquo;on appelle jeux d&rsquo;identit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Un jeu d&rsquo;identit&eacute; est la relation entre deux personnes<\/p>\n<p>  stabilis&eacute;e sur une coh&eacute;rence commune et donc selon<\/p>\n<p>  une m&ecirc;me tendance. Comme on l&rsquo;a vu, une communication tend<\/p>\n<p>  &agrave; s&rsquo;ajuster sur une coh&eacute;rence commune, un conSensus,<\/p>\n<p>  ou &agrave; se rompre. Toute relation que l&rsquo;on peut &eacute;tudier,<\/p>\n<p>  est donc soit provisoirement en phase d&rsquo;ajustement, soit stabilis&eacute;e<\/p>\n<p>  sur une tendance commune.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  De ce fait, il ne peut y avoir de communication v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  que dans une relation o&ugrave; les deux parties se situent dans<\/p>\n<p>  le m&ecirc;me champ de la carte de coh&eacute;rence. Leur tendance<\/p>\n<p>  commune est le Sens de la situation et de la communication. Leurs<\/p>\n<p>  types d&rsquo;identit&eacute;s de m&ecirc;me coh&eacute;rence sont<\/p>\n<p>  en interaction. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on appelle un jeu d&rsquo;identit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Tout se passe, pour un jeu d&rsquo;identit&eacute;s, comme si deux<\/p>\n<p>  personnages de m&ecirc;me tendance inter-agissaient dans la situation<\/p>\n<p>  de communication.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Toute relation stable est ainsi un jeu d&rsquo;identit&eacute;s (ou<\/p>\n<p>  une succession de jeux d&rsquo;identit&eacute;s) entre des tendances<\/p>\n<p>  de m&ecirc;me Sens. L&rsquo;ajustement consiste aussi &agrave; trouver<\/p>\n<p>  le type d&rsquo;identit&eacute;s commun favorable. Il ne peut donc<\/p>\n<p>  y avoir communication entre deux personnages de champs diff&eacute;rents.<\/p>\n<p>  Si cela se pr&eacute;sente la phase d&rsquo;ajustement peut &eacute;chouer<\/p>\n<p>  et il y a rupture de la relation. Concr&egrave;tement cela s&rsquo;arr&ecirc;te.<\/p>\n<p>  Si on observe des entretiens entre deux personnes, on s&rsquo;aper&ccedil;oit<\/p>\n<p>  que les ruptures, la fin des entretiens correspond presque toujours<\/p>\n<p>  &agrave; un d&eacute;sajustement des types d&rsquo;identit&eacute;s<\/p>\n<p>  non r&eacute;ajust&eacute;s. Lorsque deux personnes pr&eacute;activ&eacute;es<\/p>\n<p>  dans des types d&rsquo;identit&eacute;s diff&eacute;rents se rencontrent,<\/p>\n<p>  tout d&rsquo;abord elles ne se comprennent pas, les choses n&rsquo;ont pas<\/p>\n<p>  le m&ecirc;me Sens pour l&rsquo;une et pour l&rsquo;autre, K diff&eacute;renci&eacute;<\/p>\n<p>  de K&rsquo;. Quelquefois malheureusement, cette incompr&eacute;hension<\/p>\n<p>  prend peu &agrave; peu Sens dans la d&eacute;gradation et s&rsquo;&eacute;tablit<\/p>\n<p>  (inconsciemment en g&eacute;n&eacute;ral) un conSensus avec ajustement<\/p>\n<p>  d&rsquo;un jeu d&rsquo;identit&eacute;s dans ce champ. La communication existe,<\/p>\n<p>  se stabilise m&ecirc;me, dans une situation de mauvaise relation,<\/p>\n<p>  durable malgr&eacute; tout.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La stabilit&eacute; d&rsquo;une relation de communication est toujours<\/p>\n<p>  ainsi le produit d&rsquo;une phase d&rsquo;ajustement plus ou moins difficile<\/p>\n<p>  (en g&eacute;n&eacute;ral tr&egrave;s courte d&rsquo;une fraction de<\/p>\n<p>  secondes &agrave; quelques minutes). Cet ajustement se fait sur<\/p>\n<p>  des identit&eacute;s de m&ecirc;me type dans le m&ecirc;me champ<\/p>\n<p>  et s&rsquo;&eacute;tablit ainsi un jeu d&rsquo;identit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il reste &agrave; introduire dans ce sch&eacute;ma la troisi&egrave;me<\/p>\n<p>  dimension. Elle apporte quelque chose d&rsquo;important. En effet si<\/p>\n<p>  on prend un Sens donn&eacute; pour une relation entre deux personnes<\/p>\n<p>  on s&rsquo;aper&ccedil;oit alors qu&rsquo;elles peuvent se situer soit de<\/p>\n<p>  part et d&rsquo;autre du plan de la carte de coh&eacute;rence, soit<\/p>\n<p>  du m&ecirc;me c&ocirc;t&eacute; :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-606\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_CJISCH14.png?resize=344%2C583\" alt=\"CJISCH14.png\" align=\"center\" width=\"344\" height=\"583\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_CJISCH14.png?w=344&amp;ssl=1 344w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/07\/png_CJISCH14.png?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w\" sizes=\"auto, (max-width: 344px) 100vw, 344px\" \/><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>Dans les deux cas la relation est stable,<\/p>\n<p>  de m&ecirc;me coh&eacute;rence. On a deux types de jeux d&rsquo;identit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Ceux dont les personnages sont du m&ecirc;me c&ocirc;t&eacute;,<\/p>\n<p>  sont dits (par convention) sym&eacute;triques.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ceux dont les personnages se situent de part et d&rsquo;autre sont<\/p>\n<p>  dits (toujours par convention) <STRONG>compl&eacute;mentaires<\/STRONG><\/p>\n<p>  . Par ailleurs les tendances qui suivent l&rsquo;axe ETRE sont dites<\/p>\n<p>  de <STRONG>position haute<\/STRONG> et celles qui suivent l&rsquo;axe<\/p>\n<p>  NON-ETRE, de <STRONG>position basse<\/STRONG> . Cela s&rsquo;explicitera<\/p>\n<p>  dans les descriptions ult&eacute;rieures pour chacun des champs.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une relation compl&eacute;mentaire est celle o&ugrave; les types<\/p>\n<p>  d&rsquo;identit&eacute;s sont l&rsquo;un en position haute, l&rsquo;autre en position<\/p>\n<p>  basse. Une relation sym&eacute;trique est le cas o&ugrave; ils<\/p>\n<p>  sont de m&ecirc;me position haute ou basse. Nous allons maintenant<\/p>\n<p>  explorer chacun des quatre champs de la carte g&eacute;n&eacute;rale<\/p>\n<p>  des coh&eacute;rences. Cela permettra de construire peu &agrave;<\/p>\n<p>  peu un outil qui servira ensuite &agrave; diff&eacute;rents probl&egrave;mes<\/p>\n<p>  de communication.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>b) Champs de la conqu&ecirc;te<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans chacun des champs les deux types d&rsquo;identit&eacute;s se placent<\/p>\n<p>  de part et d&rsquo;autre de la carte g&eacute;n&eacute;rale selon la<\/p>\n<p>  troisi&egrave;me dimension. Leur est attribu&eacute;e une appellation<\/p>\n<p>  qui &eacute;voque un tr&egrave;s large &eacute;ventail de modalit&eacute;s<\/p>\n<p>  et de circonstances. Il faut voir ces noms en ce qu&rsquo;ils sont<\/p>\n<p>  isomorphes dans le champ o&ugrave; ils figurent, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  leur Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>b-1 &#8211; Les deux types d&rsquo;identit&eacute;s<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour la position haute, il s&rsquo;agit d&rsquo;un CHEF, VEDETTE, MODELE.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est un chef, c&rsquo;est-&agrave;-dire ici le premier sur une &eacute;chelle,<\/p>\n<p>  &agrave; la <STRONG>t&ecirc;te<\/STRONG> (le chef) avec &eacute;ventuellement<\/p>\n<p>  un couvre chef (k&eacute;pi, tiare ou autre objet caract&eacute;ristique).<\/p>\n<p>  Etre un &quot;chef&quot; signifie trivialement &ecirc;tre le<\/p>\n<p>  premier, le meilleur, &ecirc;tre quelqu&rsquo;un qui r&eacute;ussit.<\/p>\n<p>  Le chef est &quot;le plus&#8230;&quot;. Le plus comp&eacute;tent<\/p>\n<p>  ou riche ou beau ou intelligent ou fort&#8230; Ce qui dans ce champ<\/p>\n<p>  le caract&eacute;rise toujours, c&rsquo;est d&rsquo;&ecirc;tre au sommet<\/p>\n<p>  de quelque chose. Tout cela se passe bien s&ucirc;r avec bien<\/p>\n<p>  des nuances. En tout cas est chef celui qui est reconnu comme<\/p>\n<p>  tel selon des crit&egrave;res pertinents dans un lieu donn&eacute;.<\/p>\n<p>  Ce sont les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lection qui fondent son<\/p>\n<p>  statut. Le statut, reconnu par une population quelconque, est<\/p>\n<p>  l&rsquo;essentiel. Le r&ocirc;le du chef consiste &agrave; repr&eacute;senter<\/p>\n<p>  ces crit&egrave;res. Par exemple le chef de service repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  les objectifs du service, le chef d&rsquo;un &eacute;tat repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur.<BR><\/p>\n<p>  Le terme de vedette marque le fait qu&rsquo;il ne peut &ecirc;tre reconnu<\/p>\n<p>  que s&rsquo;il est en vedette, et m&ecirc;me &quot;la vedette&quot;<\/p>\n<p>  pour tenir cette place unique. C&rsquo;est le num&eacute;ro 1 pour<\/p>\n<p>  les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lection. L&rsquo;ensemble de ces crit&egrave;res<\/p>\n<p>  constitue <STRONG>la cause<\/STRONG> . Le terme mod&egrave;le<\/p>\n<p>  souligne que &quot;le premier&quot; est un mod&egrave;le &agrave;<\/p>\n<p>  imiter ; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs parce qu&rsquo;il repr&eacute;sente la cause<\/p>\n<p>  que ce qu&rsquo;il fait ou dit en son nom est &agrave; imiter.<BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ ce type d&rsquo;identit&eacute;s se d&eacute;finit ainsi<\/p>\n<p>  toujours par une Cause qui est &agrave; conqu&eacute;rir. La<\/p>\n<p>  cause, c&rsquo;est l&rsquo;objectif, le troph&eacute;e, l&rsquo;enjeu, le territoire,<\/p>\n<p>  la patrie, la nation, l&rsquo;entreprise, la part de march&eacute;,<\/p>\n<p>  le nombre de voix, un id&eacute;al, une id&eacute;ologie, la<\/p>\n<p>  science, la nature, la m&eacute;decine, les femmes, un public,<\/p>\n<p>  etc&#8230;. Les causes possibles sont infinies, banales comme extraordinaires.<\/p>\n<p>  Elles sont toujours objectivables. Une cause se caract&eacute;rise<\/p>\n<p>  toujours par un ensemble (qui constitue un espace, un territoire)<\/p>\n<p>  de crit&egrave;res objectifs (crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lection,<\/p>\n<p>  nombre de&#8230;, valeurs, mesures, etc&#8230;)<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour une cause il doit toujours y avoir un repr&eacute;sentant,<\/p>\n<p>  le N&deg; 1. De ce fait il ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;unique. <STRONG>Il<\/p>\n<p>  ne peut y avoir deux N&deg; 1 sur la m&ecirc;me cause<\/STRONG><\/p>\n<p>  .<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Toute l&rsquo;activit&eacute;, l&rsquo;attitude, les comportements du N&deg;<\/p>\n<p>  1 sont enti&egrave;rement destin&eacute;s &agrave; repr&eacute;senter<\/p>\n<p>  la cause &agrave; laquelle <STRONG>il est identifi&eacute;<\/STRONG><\/p>\n<p>  . &quot;L&rsquo;Etat c&rsquo;est moi&quot; en est un exemple, mais aussi<\/p>\n<p>  d&eacute;clarer que ce que l&rsquo;on dit est <STRONG>la<\/STRONG> v&eacute;rit&eacute;,<\/p>\n<p>  donner des consignes en son nom comme &eacute;tant &eacute;videmment<\/p>\n<p>  au nom de la cause. Le scientifique qui parle au nom de <STRONG>la<\/STRONG><\/p>\n<p>  science, le chef de d&eacute;partement qui parle au nom de l&rsquo;entreprise,<\/p>\n<p>  le politicien qui parle au nom de la France, le journaliste qui<\/p>\n<p>  parle au nom de l&rsquo;objectivit&eacute;. Le premier sur une cause,<\/p>\n<p>  ne l&rsquo;est que tant qu&rsquo;il est reconnu comme tel. S&rsquo;il n&rsquo;est plus<\/p>\n<p>  reconnu, soit il n&rsquo;est plus le premier, soit on change de champ.<\/p>\n<p>  De ce fait, le Sens de son fonctionnement est d&rsquo;&ecirc;tre reconnu<\/p>\n<p>  en repr&eacute;sentant la juste cause selon les bons crit&egrave;res.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il faut rester le meilleur et pour cela le montrer. Pour &ecirc;tre<\/p>\n<p>  au sommet le chef-vedette-mod&egrave;le ne doit pas cesser de<\/p>\n<p>  donner &agrave; voir qu&rsquo;il l&rsquo;est toujours selon les crit&egrave;res<\/p>\n<p>  ad-hoc. Il ne doit pas cesser de briller comme une &eacute;toile<\/p>\n<p>  (star) de se donner en spectacle (selon les r&egrave;gles du<\/p>\n<p>  jeu, crit&egrave;res de la cause). Ce qui importe, c&rsquo;est la r&eacute;alit&eacute;,<\/p>\n<p>  les apparences. C&rsquo;est la position, la valeur, la mesure, la place<\/p>\n<p>  dans l&rsquo;espace et non pas le Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour &ecirc;tre &eacute;lu, reconnu, il faut un public. Il est<\/p>\n<p>  fait des personnages en position basse : les MILITANTS. Ils militent<\/p>\n<p>  pour la CAUSE. Ce sont eux qui &eacute;lisent et suivent le chef.<\/p>\n<p>  M&ecirc;me si l&rsquo;&eacute;lection n&rsquo;est pas formelle, le chef non<\/p>\n<p>  reconnu n&rsquo;est pas suivi ou alors on passe dans d&rsquo;autres champs.<\/p>\n<p>  Le militant se consacre &agrave; sa cause, celle qu&rsquo;il a choisi,<\/p>\n<p>  il s&rsquo;y d&eacute;voue et se d&eacute;passe pour elle. Il est motiv&eacute;,<\/p>\n<p>  il y croit et cherche &agrave; &ecirc;tre comp&eacute;tent, efficace.<\/p>\n<p>  Son r&ecirc;ve secret, c&rsquo;est d&rsquo;&ecirc;tre le meilleur et ainsi<\/p>\n<p>  il est sans cesse engag&eacute; dans une comp&eacute;tition sur<\/p>\n<p>  une &eacute;chelle dont les crit&egrave;res de valeur sont ceux<\/p>\n<p>  de la cause. Crit&egrave;res de comp&eacute;tences professionnelles,<\/p>\n<p>  de nombre d&rsquo;&eacute;lecteurs, de r&eacute;sultats, de conqu&ecirc;tes<\/p>\n<p>  f&eacute;minines ou masculines, de r&eacute;ussites sportives,<\/p>\n<p>  d&rsquo;esth&eacute;tique, etc&#8230;<BR><\/p>\n<p>  Le militant a pu &ecirc;tre boy scout et avoir fait ainsi un<\/p>\n<p>  bon apprentissage. Cela se v&eacute;rifie d&rsquo;ailleurs pour nombre<\/p>\n<p>  de causes sociales, politiques, sportives, religieuses, etc&#8230;<\/p>\n<p>  La cause &eacute;tant d&eacute;finie par tout ensemble de crit&egrave;res<\/p>\n<p>  objectifs, c&rsquo;est en fait tous les objectifs ext&eacute;rieurs<\/p>\n<p>  &agrave; soi qui peuvent &ecirc;tre une cause. Cette cause est<\/p>\n<p>  d&rsquo;ailleurs cause commune, entre les militants qui forment ainsi<\/p>\n<p>  une &eacute;quipe et le chef qui la repr&eacute;sente.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Reprenons maintenant le jeu d&rsquo;identit&eacute;s chef-vedette-mod&egrave;le<\/p>\n<p>  \/ militants. Pour qu&rsquo;il y ait stabilit&eacute;, il faut ici qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  y ait cause commune. Le militant reconna&icirc;t et &eacute;lit<\/p>\n<p>  le chef selon les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lection et le chef<\/p>\n<p>  est identifi&eacute; &agrave; la cause. La cause est une objectivation<\/p>\n<p>  de la coh&eacute;rence commune dont les Sens sont inconscients<\/p>\n<p>  pour les protagonistes. Elle est de l&rsquo;ordre de la r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  m&ecirc;me si elle ne fait qu&rsquo;exprimer une coh&eacute;rence de<\/p>\n<p>  la conqu&ecirc;te. Le militant place dans son chef, dans le repr&eacute;sentant<\/p>\n<p>  de la cause, le lieu de ses propres objectifs alors que ce dernier<\/p>\n<p>  identifi&eacute; &agrave; la cause, les place en lui-m&ecirc;me.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour fonctionner ainsi le militant a toujours besoin d&rsquo;un N&deg;<\/p>\n<p>  1 repr&eacute;sentant la cause. S&rsquo;il n&rsquo;y en a pas il faut en<\/p>\n<p>  &eacute;lire un, le meilleur des militants. Sinon on change de<\/p>\n<p>  champ, on peut se retrouver dans celui de la DEGRADATION. Dans<\/p>\n<p>  la conqu&ecirc;te toute &eacute;quipe de militants sur une cause<\/p>\n<p>  a besoin d&rsquo;un chef, repr&eacute;sentant, d&rsquo;une vedette, d&rsquo;un<\/p>\n<p>  mod&egrave;le &agrave; imiter, autrement elle perd la foi, le<\/p>\n<p>  moral et la cause est perdue par d&eacute;mobilisation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans une organisation ce jeu d&rsquo;identit&eacute;s se traduit par<\/p>\n<p>  une hi&eacute;rarchie avec beaucoup d&rsquo;&eacute;chelons (&agrave;<\/p>\n<p>  gravir). A chaque niveau on peut avoir une cause partielle. De<\/p>\n<p>  ce fait s&rsquo;installe tout un r&eacute;seau de communication stable<\/p>\n<p>  ou une &eacute;quipe de militants a un chef qui est lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  militant d&rsquo;une cause sup&eacute;rieure avec aussi un chef, etc&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le chef supr&ecirc;me repr&eacute;sente la totalit&eacute; de<\/p>\n<p>  la cause, les autres, des parties de son territoire. D&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  si ces territoires ne sont pas bien d&eacute;limit&eacute;s cela<\/p>\n<p>  pose des probl&egrave;mes. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Observons ce qui se passe maintenant dans les relations sym&eacute;triques.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Entre positions basses on peut avoir deux militants sur la m&ecirc;me<\/p>\n<p>  cause. Ils coop&egrave;rent sur l&rsquo;objectif commun, promouvoir<\/p>\n<p>  la cause, la faire avancer. C&rsquo;est par elle qu&rsquo;ils trouvent leur<\/p>\n<p>  identit&eacute; et c&rsquo;est ce qui fait leur motivation commune.<\/p>\n<p>  Ils sont chacun &agrave; leur place selon leur valeur dans l&rsquo;&eacute;chelle<\/p>\n<p>  des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;lections, comp&eacute;tences, m&eacute;rites,<\/p>\n<p>  anciennet&eacute;, beaut&eacute;, courage, etc&#8230; Tant que le<\/p>\n<p>  chef est l&agrave;, il n&rsquo;y a pas de probl&egrave;mes entre eux.<\/p>\n<p>  Par contre si les causes sont diff&eacute;rentes il n&rsquo;y a plus<\/p>\n<p>  de relations stables dans ce champ entre militants. En effet,<\/p>\n<p>  les causes diff&eacute;rentes deviennent des coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes. Dans ce cas comme toujours, soit il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>  pas de relation, on s&rsquo;ignore (difficult&eacute;s classiques de<\/p>\n<p>  communication entre chapelles) soit la relation s&rsquo;&eacute;tablit<\/p>\n<p>  dans un autre champ (d&eacute;gradation par exemple, ce qui fait<\/p>\n<p>  le conflit ou la guerre).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour que des &quot;militants&quot; se solidarisent, il faut qu&rsquo;ils<\/p>\n<p>  fassent &quot;cause commune&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire que s&rsquo;instaure<\/p>\n<p>  une cause plus large avec un leader g&eacute;n&eacute;ral. Les<\/p>\n<p>  relations sym&eacute;triques en positions basses s&rsquo;expriment<\/p>\n<p>  selon des modalit&eacute;s du champ de la conqu&ecirc;te. Se<\/p>\n<p>  forment des &eacute;quipes qui agissent dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  de la cause selon la distribution des r&ocirc;les des militants.<\/p>\n<p>  Il s&rsquo;agit de bien jouer le jeu. Les r&egrave;gles du jeu quelqu&rsquo;il<\/p>\n<p>  soit, comptent bien plus que ce qui est v&eacute;cu. Les r&egrave;gles<\/p>\n<p>  sont celles des r&eacute;alit&eacute;s et c&rsquo;est ce qui importe.<\/p>\n<p>  Le droit est particuli&egrave;rement important dans ce champ<\/p>\n<p>  parce qu&rsquo;il r&egrave;gle les r&ocirc;les, statuts et jeux des<\/p>\n<p>  acteurs. On leur demande avant tout de la droiture mais toujours<\/p>\n<p>  en r&eacute;f&eacute;rence exclusive aux r&egrave;gles du jeu,<\/p>\n<p>  crit&egrave;res de la cause. En dehors de cela tout est possible,<\/p>\n<p>  la fin justifie les moyens (dans le cadre des r&egrave;gles &eacute;tablies).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un probl&egrave;me tout &agrave; fait particulier se pose pour<\/p>\n<p>  les relations sym&eacute;triques entre deux chefs-vedettes. Si<\/p>\n<p>  l&rsquo;un est militant de la cause de l&rsquo;autre tout en ayant ses propres<\/p>\n<p>  militants dans une hi&eacute;rarchie, on se retrouve dans une<\/p>\n<p>  relation compl&eacute;mentaire. Par contre sur la m&ecirc;me<\/p>\n<p>  cause il ne peut y avoir deux N&deg; 1, il y en a un de trop.<\/p>\n<p>  De ce fait il ne peut jamais y avoir deux leaders dans ce champ<\/p>\n<p>  dans la m&ecirc;me situation, en relation sur la m&ecirc;me cause.<\/p>\n<p>  Sinon on se retrouve, soit dans le cas pr&eacute;c&eacute;dent,<\/p>\n<p>  soit dans un conflit dans le champ de la d&eacute;gradation,<\/p>\n<p>  soit dans le meilleur des cas avec un partage jaloux des territoires<\/p>\n<p>  et l&rsquo;instauration de deux causes diff&eacute;rentes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est le cas par exemple o&ugrave; deux experts se rencontrent<\/p>\n<p>  qui veillent &agrave; se d&eacute;finir des champs de comp&eacute;tence<\/p>\n<p>  bien distincts. Cela peut &ecirc;tre deux artistes-vedettes qui<\/p>\n<p>  se trouvent des inspirations et des publics diff&eacute;rents.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Si ce d&eacute;coupage des causes n&rsquo;est pas possible, on va avoir<\/p>\n<p>  une rivalit&eacute; incessante o&ugrave; le meilleur va gagner<\/p>\n<p>  (selon les &quot;&eacute;lecteurs&quot;) ou qui va tourner &agrave;<\/p>\n<p>  la lutte destructrice. Ayant not&eacute; ce qui se produit entre<\/p>\n<p>  deux N&deg; 1 dans l&rsquo;impossibilit&eacute; en tant que tels d&rsquo;&eacute;tablir<\/p>\n<p>  une relation, reste &agrave; comprendre ce qui leur reste comme<\/p>\n<p>  possibilit&eacute; dans le m&ecirc;me champ de la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  pour communiquer. Le d&eacute;coupage des causes &eacute;vite<\/p>\n<p>  l&rsquo;affrontement mais comme aussi la communication (plus de coh&eacute;rence<\/p>\n<p>  commune) ce que l&rsquo;on voit &eacute;merger alors c&rsquo;est une nouvelle<\/p>\n<p>  cause-commune cette fois &quot;sup&eacute;rieure&quot;. Par exemple<\/p>\n<p>  morale, religieuse, id&eacute;ologique.<BR><\/p>\n<p>  Deux vedettes sportives se feront militants de &quot;l&rsquo;esprit<\/p>\n<p>  olympique&quot; ou du sport. Il est remarquable alors que cette<\/p>\n<p>  cause supr&ecirc;me est sacr&eacute;e. Elle est tellement id&eacute;alis&eacute;e<\/p>\n<p>  qu&rsquo;elle est intouchable et m&ecirc;me ind&eacute;finissable pour<\/p>\n<p>  des tiers non impliqu&eacute;s directement dans la relation.<\/p>\n<p>  Dans une entreprise entre deux cadres ce peut &ecirc;tre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  sup&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise mais une entreprise id&eacute;alis&eacute;e.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>b- 2 &#8211; Vision du probl&egrave;me de la communication<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ de la conqu&ecirc;te les questions de Sens restent<\/p>\n<p>  inconscientes. Tout s&rsquo;analyse &quot;objectivement&quot;. Les<\/p>\n<p>  personnes sont des individus, objets, d&eacute;finis par leur<\/p>\n<p>  r&ocirc;le, leur position, leur statut, en r&eacute;f&eacute;rence<\/p>\n<p>  &agrave; une ou des causes, mais jamais en eux-m&ecirc;mes. Les<\/p>\n<p>  interlocuteurs se consid&egrave;rent toujours es-qualit&eacute;.<\/p>\n<p>  Ce sont deux cadres, deux m&eacute;decins, deux personnes &acirc;g&eacute;es,<\/p>\n<p>  etc&#8230; Le qualifiant d&eacute;pend de la cause pertinente dans<\/p>\n<p>  la situation. Ce qui compte, c&rsquo;est l&rsquo;identit&eacute; (identique<\/p>\n<p>  &agrave;&#8230;) de cette cause (culture, classe sociale, milieu,<\/p>\n<p>  profession, id&eacute;ologie, mod&egrave;le de vie, r&egrave;gles<\/p>\n<p>  morales, st&eacute;r&eacute;otypes, etc&#8230;).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La dimension personnelle de la communication se r&eacute;duit<\/p>\n<p>  &agrave; cela. On ne s&rsquo;adresse pas &agrave; quelqu&rsquo;un mais &agrave;<\/p>\n<p>  ce qu&rsquo;il repr&eacute;sente. La dimension fonctionnelle se r&eacute;duit<\/p>\n<p>  &agrave; sa part objective. Il n&rsquo;y est pas question de Sens et<\/p>\n<p>  de coh&eacute;rence, mais de codes et de messages. La communication<\/p>\n<p>  devient parfaitement synonyme d&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations,<\/p>\n<p>  de donn&eacute;es (de toutes natures). Une th&eacute;orie de<\/p>\n<p>  la communication se r&eacute;duit &agrave; la th&eacute;orie<\/p>\n<p>  de l&rsquo;information. Faute d&rsquo;&ecirc;tre conscient du passage par<\/p>\n<p>  K et K&rsquo;, on est oblig&eacute; d&rsquo;inventer des passages entre S<\/p>\n<p>  et R (boite noire, quantit&eacute;s d&rsquo;informations v&eacute;hicul&eacute;es&#8230;).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un des probl&egrave;mes de communication classique dans le champ<\/p>\n<p>  de la conqu&ecirc;te est le suivant. Des liens se distendent<\/p>\n<p>  entre un chef vedette et des militants (un chef d&rsquo;entreprise<\/p>\n<p>  et son personnel par exemple). Ceux-ci inquiets r&eacute;clament<\/p>\n<p>  un rappel de la &quot;cause&quot; et de la pr&eacute;sence de<\/p>\n<p>  chef comme bon repr&eacute;sentant. Ils veulent &ecirc;tre reconnus<\/p>\n<p>  par lui comme bons militants. Rien de tout cela ne s&rsquo;exprime<\/p>\n<p>  sauf une demande d&rsquo;information. Plus cette demande d&rsquo;information<\/p>\n<p>  est objectivement satisfaisante et moins on r&eacute;pond &agrave;<\/p>\n<p>  la demande r&eacute;elle. M&ecirc;me si des donn&eacute;es objectives<\/p>\n<p>  sont distribu&eacute;es il n&rsquo;y a pas satisfaction puisque ce<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas la v&eacute;ritable demande.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ de la conqu&ecirc;te on parle d&rsquo;autant plus de<\/p>\n<p>  communication que la plupart des r&eacute;ponses fournies ne<\/p>\n<p>  tiennent compte que de l&rsquo;aspect formel, des apparences, des r&eacute;alit&eacute;s,<\/p>\n<p>  et &eacute;chouent faute de Sens. Cet &eacute;chec lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  y est d&rsquo;ailleurs incompr&eacute;hensible (faute de Sens). De<\/p>\n<p>  l&agrave; fleurissent des sp&eacute;cialistes militants ou vedettes<\/p>\n<p>  de la cause de la communication (publicit&eacute;, journalisme,<\/p>\n<p>  m&eacute;dia, informations et informateurs). Plus il y en a et<\/p>\n<p>  moins &ccedil;a communique, sur le fond, sur le Sens, sur l&rsquo;humain,<\/p>\n<p>  et plus on veut de communication. La dimension situationnelle<\/p>\n<p>  fait que sont privil&eacute;gi&eacute;es les &quot;sc&egrave;nes&quot;<\/p>\n<p>  ou ce champ de la conqu&ecirc;te est le plus manifest&eacute;.<\/p>\n<p>  On reviendra sur ces univers privil&eacute;gi&eacute;s o&ugrave;<\/p>\n<p>  s&rsquo;&eacute;panouissent ce type d&rsquo;identit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ les questions de communication sont valoris&eacute;es<\/p>\n<p>  et r&eacute;duites aux r&eacute;alit&eacute;s. Leur Sens reste<\/p>\n<p>  inconscient (Sens du champ de la conqu&ecirc;te ici). Les communications<\/p>\n<p>  s&rsquo;y caract&eacute;risent de plus en plus par un &eacute;cart<\/p>\n<p>  entre ce qui se dit, s&rsquo;exprime, se montre, et ce qui se passe<\/p>\n<p>  r&eacute;ellement. Il tend &agrave; y avoir deux r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Celle qui est conforme aux mod&egrave;les, aux causes ou id&eacute;ologies<\/p>\n<p>  et celle, non consciente, des faits. Paradoxalement on y cherche<\/p>\n<p>  l&rsquo;objectivit&eacute;, le concret, le pratique, l&rsquo;action ; il<\/p>\n<p>  y a en fait abstraction du Sens. Ce qui se passe tend &agrave;<\/p>\n<p>  &ecirc;tre remplac&eacute; par ce qu&rsquo;il devrait se passer dans<\/p>\n<p>  la conscience des personnes. Les signes remplacent les choses<\/p>\n<p>  et on en vient &agrave; &quot;faire comme si&quot;. Comme si<\/p>\n<p>  on communiquait notamment.<BR><\/p>\n<p>  On y survalorise l&rsquo;expression pour combler le manque de Sens.<\/p>\n<p>  La solution est toujours &agrave; c&ocirc;t&eacute; du probl&egrave;me<\/p>\n<p>  v&eacute;ritable.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les mots cl&eacute;s pour une communication concevable pour ce<\/p>\n<p>  champ sont : exprimer, montrer, d&eacute;montrer, imager, dire,<\/p>\n<p>  faire, imiter, copier, informer, exposer. Ils sont tous utiles<\/p>\n<p>  &agrave; la communication mais sans qu&rsquo;en soient connus ici les<\/p>\n<p>  processus et donc le fonctionnement v&eacute;ritable. De ce fait,<\/p>\n<p>  faute de Sens il est difficile de se faire comprendre sauf en<\/p>\n<p>  simplifiant et en vulgarisant. C&rsquo;est souvent l&rsquo;art de &quot;sp&eacute;cialistes&quot;<\/p>\n<p>  de la communication qui retiennent d&rsquo;autant plus l&rsquo;attention<\/p>\n<p>  que peu est communiqu&eacute; derri&egrave;re un vaste discours.<\/p>\n<p>  Le Sens de ce qui est dit est &agrave; chercher moins dans le<\/p>\n<p>  discours, dans ce qui se montre que dans la mise en sc&egrave;ne<\/p>\n<p>  du discours qui r&eacute;v&egrave;le le jeu d&rsquo;identit&eacute;.<\/p>\n<p>  L&rsquo;expert par exemple prononce un discours sur sa sp&eacute;cialit&eacute;<\/p>\n<p>  dont le Sens v&eacute;ritable est : &quot;qu&rsquo;il est le meilleur<\/p>\n<p>  de sa sp&eacute;cialit&eacute;&quot;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>b-3 &#8211; Les univers de la conqu&ecirc;te<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ces jeux d&rsquo;identit&eacute;s, chef-vedette-mod&egrave;le \/ militant,<\/p>\n<p>  avec leurs causes, se jouent dans des circonstances, des univers<\/p>\n<p>  particuli&egrave;rement appropri&eacute;s. Ces univers sont d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  faits de ces m&ecirc;mes Sens <STRONG>par et pour<\/STRONG> ces<\/p>\n<p>  types d&rsquo;identit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Citons en quelques uns. D&rsquo;abord la culture occidentale pour une<\/p>\n<p>  grande part, scientifique, mat&eacute;rialiste, objectivante<\/p>\n<p>  (en crise aujourd&rsquo;hui <I>nous sommes en 1980<\/I>) faite d&rsquo;institution<\/p>\n<p>  de jeux sociaux, d&rsquo;enjeux, d&rsquo;id&eacute;ologies, de mod&egrave;les<\/p>\n<p>  qui correspondent &agrave; ces champs. Comp&eacute;titions de<\/p>\n<p>  toutes sortes, questions d&rsquo;identit&eacute;s et leurs panoplies,<\/p>\n<p>  institutionnalisation, causes petites ou grandes, d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  et progr&egrave;s, conqu&ecirc;te de la lune, etc&#8230; Elle a ses<\/p>\n<p>  vedettes et ses militants.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Beaucoup d&rsquo;institutions favorisent ce champ, comp&eacute;titions<\/p>\n<p>  et sp&eacute;cialisations dans l&rsquo;enseignement, d&eacute;coupage<\/p>\n<p>  des taches dans l&rsquo;entreprise, hi&eacute;rarchisations dans des<\/p>\n<p>  institutions militaires, religieuses, sociales, etc&#8230; Les th&egrave;mes<\/p>\n<p>  de l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;quipe, l&rsquo;esprit sportif, l&rsquo;efficacit&eacute;,<\/p>\n<p>  le d&eacute;vouement, la responsabilit&eacute; (d&eacute;mocratique),<\/p>\n<p>  sont porteurs de ces Sens dans l&rsquo;entreprise, le sport, des institutions<\/p>\n<p>  sociales, les domaines de l&rsquo;art, du politique. Partout o&ugrave;<\/p>\n<p>  le spectacle ou le d&eacute;passement comptent particuli&egrave;rement.<\/p>\n<p>  Un sport pratiqu&eacute; sans spectateurs, sans comp&eacute;titions,<\/p>\n<p>  sans records, n&rsquo;aurait plus le m&ecirc;me Sens. Un cadre sans<\/p>\n<p>  &eacute;quipe, sans comp&eacute;tence particuli&egrave;re, sans<\/p>\n<p>  &eacute;volution de carri&egrave;re, perdrait toute motivation<\/p>\n<p>  (dans la conqu&ecirc;te). Vedette sans militants ou militants<\/p>\n<p>  sans chef ou les deux sans causes et on change de champ. Par<\/p>\n<p>  contre o&ugrave; les trois sont r&eacute;unis on est dans un<\/p>\n<p>  univers de la conqu&ecirc;te. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>b &#8211; 4 &#8211; Consid&eacute;rations th&eacute;oriques et contextes<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ce passage peut &ecirc;tre laiss&eacute; de c&ocirc;t&eacute;<\/p>\n<p>  par tous ceux que les r&eacute;f&eacute;rences th&eacute;oriques<\/p>\n<p>  ne concernent pas. <BR><\/p>\n<p>  Ces r&eacute;f&eacute;rences on les cherchera dans l&rsquo;histoire<\/p>\n<p>  individuelle comme l&rsquo;histoire collective o&ugrave; se fondent<\/p>\n<p>  ces tendances caract&eacute;rielles favorites et ces situations<\/p>\n<p>  sociales privil&eacute;gi&eacute;es. Elles peuvent &ecirc;tre<\/p>\n<p>  ainsi de types psychologiques ou mythologiques, historiques ou<\/p>\n<p>  culturelles. Nous ne pr&eacute;tendrons pas ici faire le tour<\/p>\n<p>  du probl&egrave;me mais en donner quelques aper&ccedil;us essentiels.<\/p>\n<p>  Le lecteur pourra lire &agrave; la suite ce m&ecirc;me paragraphe<\/p>\n<p>  pour les quatre champs et d&eacute;couvrir ainsi un panorama<\/p>\n<p>  pour la carte g&eacute;n&eacute;rale des coh&eacute;rences.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Tout le champ de la conqu&ecirc;te est &agrave; dominante phallique.<\/p>\n<p>  La repr&eacute;sentation s&rsquo;assortit d&rsquo;une identification de soi<\/p>\n<p>  avec le moi : images ou repr&eacute;sentation de soi pour soi<\/p>\n<p>  et \/ ou les autres. Cette dominante phallique peut s&rsquo;y confondre<\/p>\n<p>  avec la virilit&eacute;. En tout cas le domaine o&ugrave; culturellement<\/p>\n<p>  apparaissent le plus ces situations sont domin&eacute;es par<\/p>\n<p>  les hommes (entreprises, sports, politiques, etc&#8230;) Cependant<\/p>\n<p>  cette tendance de la conqu&ecirc;te est aussi bien pr&eacute;sente<\/p>\n<p>  pour des femmes, dans des comportements, soit du m&ecirc;me type<\/p>\n<p>  que pr&eacute;c&eacute;demment, soit ceux qui valorisent l&rsquo;esth&eacute;tique<\/p>\n<p>  corporelle, la mode. La star peut &ecirc;tre aussi bien une femme<\/p>\n<p>  qu&rsquo;un homme. Les mouvements f&eacute;ministes sont souvent de<\/p>\n<p>  revendications phalliques (et non pas viriles). Une femme peut<\/p>\n<p>  &ecirc;tre tr&egrave;s souvent &quot;vedette&quot; dans une relation<\/p>\n<p>  affective avec un homme &quot;militant&quot; ou vice versa. Tout<\/p>\n<p>  cela n&rsquo;est pas sans donner quelques ambigu&iuml;t&eacute;s dans<\/p>\n<p>  ce champ. On trouve des femmes militantes f&eacute;minines dans<\/p>\n<p>  de nombreuses fonctions d&rsquo;assistance ou sociales, mais aussi<\/p>\n<p>  dans le r&ocirc;le classique dans la famille bourgeoise.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Revenons &agrave; des aspects plus fondamentaux en notant l&rsquo;&eacute;quivalence<\/p>\n<p>  entre les tendances phalliques et l&rsquo;objectivation, la distinction,<\/p>\n<p>  la distanciation qui caract&eacute;risent ce champ de la conqu&ecirc;te.<\/p>\n<p>  Le triangle, chef-vedette-mod&egrave;le\/militant\/cause n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas sans rappeler le triangle oedipien. <BR><\/p>\n<p>  De fait la cause est une repr&eacute;sentation de la m&egrave;re<\/p>\n<p>  id&eacute;alis&eacute;e dans l&rsquo;espace, le territoire, le nombre.<\/p>\n<p>  Id&eacute;alis&eacute;e, elle est intouchable, sacr&eacute;e<\/p>\n<p>  aussi comme toute cause. Il n&rsquo;est pas surprenant que l&rsquo;on repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  la r&eacute;publique par une femme comme bien d&rsquo;autres causes<\/p>\n<p>  auxquelles sont attribu&eacute;es des vertus f&eacute;minines<\/p>\n<p>  id&eacute;ales. La patrie, m&egrave;re id&eacute;ale en est un<\/p>\n<p>  exemple, mais l&rsquo;entreprise aussi et bien des institutions.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Avec le p&egrave;re, chef\/vedette\/mod&egrave;le, il y a support<\/p>\n<p>  d&rsquo;identification mais on peut s&rsquo;interroger sur celle qu&rsquo;il op&egrave;re<\/p>\n<p>  avec la cause. Il y a confusion viril-phallique lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit<\/p>\n<p>  d&rsquo;un homme notamment. Le militant est le fils. La fraternit&eacute;<\/p>\n<p>  est bien un aspect de l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;quipe des militants.<\/p>\n<p>  L&rsquo;organisation de la conqu&ecirc;te fait dans tout cela la n&eacute;gation<\/p>\n<p>  du conflit oedipien en objectivant les positions et les identit&eacute;s<\/p>\n<p>  mutuelles. Les objectiver revient &agrave; les r&eacute;duire<\/p>\n<p>  &agrave; la r&eacute;alit&eacute;, &agrave; la repr&eacute;sentation.<\/p>\n<p>  Ce qui se joue est bien repr&eacute;sentation devant la cause-m&egrave;re.<\/p>\n<p>  Cette absence de conflit fondant ce champ se retrouve dans les<\/p>\n<p>  autojustifications de d&eacute;fense contre le mal, le chaos,<\/p>\n<p>  le d&eacute;sordre, la faute, etc&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Elle se traduit dans des expressions de complicit&eacute;s masculines,<\/p>\n<p>  d&rsquo;&quot;esprit&quot; d&rsquo;&eacute;quipe, de fairplay, de justice<\/p>\n<p>  (et non de justesse), dans la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;arbitrage,<\/p>\n<p>  du droit, des r&egrave;gles de r&eacute;f&eacute;rence, de la<\/p>\n<p>  monnaie comme objectivation de l&rsquo;&eacute;change, sa neutralit&eacute;<\/p>\n<p>  donc, dans les formalismes de toutes sortes. Le respect de la<\/p>\n<p>  r&egrave;gle (de la loi) prime tout. C&rsquo;est la condition de l&rsquo;absence<\/p>\n<p>  de conflit. Il est remplac&eacute; par une &quot;saine comp&eacute;tition&quot;<\/p>\n<p>  qui en est l&rsquo;objectivation a-Sens&eacute;e. La mythologie est<\/p>\n<p>  pleine de h&eacute;ros qui, apr&egrave;s avoir vaincu quelque<\/p>\n<p>  dragon, conqui&egrave;rent la belle avec qui ils se confondent<\/p>\n<p>  dans la fin de l&rsquo;histoire. La belle est toujours id&eacute;ale<\/p>\n<p>  et peut &ecirc;tre d&eacute;j&agrave; une cause ou un espace<\/p>\n<p>  particulier. La mythologie rejoint l&agrave; l&rsquo;histoire. Elles<\/p>\n<p>  sont pleines de souverains, de chefs, de rois, mais aussi de<\/p>\n<p>  grandes causes ou grandes entreprises que ce soit qu&ecirc;te<\/p>\n<p>  du Graal, qu&ecirc;te scientifique, qu&ecirc;te &eacute;conomique,<\/p>\n<p>  qu&ecirc;te f&eacute;minine. Les armes et outils avec leurs avatars<\/p>\n<p>  modernes dans la technologie sont signes phalliques notamment<\/p>\n<p>  comme repr&eacute;sentations et comme instruments de s&eacute;paration<\/p>\n<p>  du bien d&rsquo;avec le mal. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;instruments de construction,<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;lection, de distinction. L&rsquo;instrument est souvent confondu<\/p>\n<p>  avec soi dans le moi. L&rsquo;identit&eacute; est un souci majeur et,<\/p>\n<p>  l&agrave; aussi, de construction, d&rsquo;&eacute;lection, de distinction,<\/p>\n<p>  de s&eacute;duction aussi. Le s&eacute;ducteur qui affiche les<\/p>\n<p>  signes de sa r&eacute;ussite sociale (belle voiture, etc&#8230;)<\/p>\n<p>  suit parfaitement le sch&eacute;ma. Les signes de r&eacute;ussite,<\/p>\n<p>  de distinction, lui font identit&eacute; dont la repr&eacute;sentation<\/p>\n<p>  vise &agrave; conqu&eacute;rir la femme. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  de la femme au-del&agrave; de telle personne en particulier.<\/p>\n<p>  Le donjuannisme est un type de comportement de la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  homologue de beaucoup de ses jeux d&rsquo;identit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Historiquement la renaissance et en particulier le XVIIe si&egrave;cle<\/p>\n<p>  marque la dominance de ce champ sur un support culturel d&eacute;j&agrave;<\/p>\n<p>  pr&eacute;sent en particulier avec le si&egrave;cle de P&eacute;ricles<\/p>\n<p>  d&rsquo;une part et la splendeur romaine d&rsquo;autre part. Que le droit<\/p>\n<p>  romain soit encore pr&eacute;sent pour nous est significatif.<\/p>\n<p>  L&rsquo;&eacute;mergence et la dominance d&rsquo;une bourgeoisie au cours<\/p>\n<p>  des derniers si&egrave;cles a fait pr&eacute;valoir beaucoup<\/p>\n<p>  de ces tendances.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  On peut remarquer qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui elles impr&egrave;gnent tr&egrave;s<\/p>\n<p>  largement notre culture si bien que beaucoup n&rsquo;en con&ccedil;oivent<\/p>\n<p>  pas d&rsquo;autres alors que simultan&eacute;ment &eacute;mergent fortement<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres tendances. Cela fait crise. Il est tr&egrave;s &eacute;tonnant<\/p>\n<p>  de constater que ce que l&rsquo;on appelle la crise touche de fa&ccedil;on<\/p>\n<p>  privil&eacute;gi&eacute;e quelques signes caract&eacute;ristiques<\/p>\n<p>  du champ de la conqu&ecirc;te (&eacute;conomie, &eacute;nergie,<\/p>\n<p>  valeurs, production, territoires conquis, images des grandes<\/p>\n<p>  puissances, droit international) sans compter l&rsquo;&eacute;tonnante<\/p>\n<p>  origine de la &quot;crise&quot; en 1973.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Tout ceci semble &eacute;loigner du th&egrave;me des jeux d&rsquo;identit&eacute;,<\/p>\n<p>  cependant cela compte comme circonstances de beaucoup de communications<\/p>\n<p>  contemporaines et cela peut int&eacute;resser d&rsquo;en voir les &eacute;volutions<\/p>\n<p>  actuelles dans les nombreux changements qui se produisent aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>  Rapports au travail, aux hi&eacute;rarchies, aux &quot;causes&quot;,<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;identit&eacute; sociale, &agrave; la science, &agrave;<\/p>\n<p>  la nature, sont en question et amorcent une &eacute;volution<\/p>\n<p>  de comportements et des types de relations et de communication.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>c) Champ de la d&eacute;gradation<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Nous entrons l&agrave; dans un tout autre univers qu&rsquo;il ne faut<\/p>\n<p>  pas confondre avec le pr&eacute;c&eacute;dent. Les limites n&rsquo;en<\/p>\n<p>  sont pas tranch&eacute;es et il sera utile plus loin d&rsquo;examiner<\/p>\n<p>  les transitions autour des axes. En tout cas le champ de la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas celui de la conqu&ecirc;te bien que certaines sensibilit&eacute;s<\/p>\n<p>  pourraient les confondre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c-1 &#8211; Les deux types d&rsquo;identit&eacute;s<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour la position haute le terme retenu est DOMINATEUR. Le dominateur<\/p>\n<p>  est celui qui <STRONG>exerce<\/STRONG> un pouvoir sur l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>  Le dominateur est le plus fort ou celui &quot;qui tire les ficelles&quot;.<\/p>\n<p>  Cette derni&egrave;re expression &eacute;voque les &quot;pantins&quot;<\/p>\n<p>  qui sont en haut.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le dominateur tend &agrave; exercer son pouvoir sur les autres<\/p>\n<p>  et sur les choses. Il les a en main, les ma&icirc;trise, les<\/p>\n<p>  manipule non dans des fins constructives (m&ecirc;me si cela<\/p>\n<p>  est dit) mais pour emp&ecirc;cher, pour combattre, pour maintenir.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour fonctionner le dominateur a besoin de VICTIMES. La victime<\/p>\n<p>  correspond &agrave; la position basse. Elle a toujours le dessous,<\/p>\n<p>  est toujours rabaiss&eacute;e dans la relation avec le dominateur.<\/p>\n<p>  Par rapport &agrave; la conqu&ecirc;te o&ugrave; les apparences<\/p>\n<p>  comptent essentiellement, ici c&rsquo;est le fonctionnement de la relation<\/p>\n<p>  qui fonde les deux types d&rsquo;identit&eacute;s. Les apparences y<\/p>\n<p>  sont souvent trompeuses. L&rsquo;inconscience r&egrave;gne.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le dominateur exerce son pouvoir selon plusieurs modes, notamment<\/p>\n<p>  la force, la menace, le chantage, la manipulation, la culpabilisation.<\/p>\n<p>  Les strat&eacute;gies sont multiples.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  En position haute le dominateur se consid&egrave;re comme d&eacute;tenteur<\/p>\n<p>  du bon droit, de la loi, d&rsquo;une mission qui consistent &agrave;<\/p>\n<p>  emp&ecirc;cher l&rsquo;autre de nuire, la victime. Il est ainsi conduit<\/p>\n<p>  &agrave; la contraindre, la punir, lui rappeler ses fautes, la<\/p>\n<p>  mettre dans le droit chemin, malgr&eacute; elle bien souvent.<\/p>\n<p>  Cela s&rsquo;op&egrave;re en amputant ce qui est mauvais, en enfermant<\/p>\n<p>  dans des cadres, des &quot;gardes fous&quot;, en excluant les<\/p>\n<p>  &quot;mauvais sujets&quot;, en &eacute;liminant ce qui est &quot;sale&quot;,<\/p>\n<p>  ce qui &quot;d&eacute;range&quot;, ce qui &quot;menace&quot;<\/p>\n<p>  un ordre quelconque. <BR><\/p>\n<p>  Bien-s&ucirc;r c&rsquo;est le dominateur lui-m&ecirc;me qui se vit<\/p>\n<p>  au fond en danger (plus ou moins consciemment d&rsquo;ailleurs). C&rsquo;est<\/p>\n<p>  pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;autorise en quelques noms que ce soit &agrave;<\/p>\n<p>  d&eacute;fendre (se d&eacute;fendre). L&rsquo;&eacute;limination des<\/p>\n<p>  dangers ou la protection contre le mal est sa t&acirc;che permanente.<\/p>\n<p>  Sans issues puisque la menace est en lui-m&ecirc;me et sa lutte<\/p>\n<p>  est toujours vaine, &agrave; recommencer. Cette tendance a toutes<\/p>\n<p>  ses nuances et ses degr&eacute;s. Elle correspond aussi au sadisme.<\/p>\n<p>  Le pouvoir de destruction exerc&eacute; sur l&rsquo;autre s&rsquo;assortit<\/p>\n<p>  d&rsquo;une satisfaction, d&rsquo;un plaisir, d&rsquo;une d&eacute;lectation qui<\/p>\n<p>  sont surtout perversion de sa propre souffrance. Le dominateur<\/p>\n<p>  n&rsquo;est jamais en repos et il lui arrive quelquefois de s&rsquo;en plaindre.<\/p>\n<p>  On trouve l&agrave; d&rsquo;ailleurs une caract&eacute;ristiques int&eacute;ressante<\/p>\n<p>  : le dominateur se dit victime et c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;il fait<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre victime en l&rsquo;accusant (plus ou moins subtilement) d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  dominateur. <STRONG>Ce qui se dit est l&rsquo;inverse de ce qui se<\/p>\n<p>  passe.<BR><\/p>\n<p>  <\/STRONG><BR><\/p>\n<p>  Le dominateur agit sur l&rsquo;autre, soit sur son Sens, soit sur ses<\/p>\n<p>  r&eacute;alit&eacute;s. Sur ces derni&egrave;res il d&eacute;truit,<\/p>\n<p>  met en &eacute;chec, &eacute;limine, an&eacute;antit ou encore<\/p>\n<p>  il impose par des pressions efficaces les formes qui lui conviennent.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est quelques fois l&agrave; que prennent Sens formation et<\/p>\n<p>  information, la &quot;correction&quot; est bien isomorphe de<\/p>\n<p>  punition, c&rsquo;est toujours une tentation d&rsquo;&eacute;limination des<\/p>\n<p>  fautes, du mal, des erreurs. Le souci exag&eacute;r&eacute; de<\/p>\n<p>  l&rsquo;ordre en est une manifestation, mais aussi la certitude en<\/p>\n<p>  toute mati&egrave;re dont il ne faut pas douter. Si la caricature<\/p>\n<p>  du dominateur est celle de quelqu&rsquo;un qui donne des ordres (impose<\/p>\n<p>  un ordre) c&rsquo;est qu&rsquo;elle est bien isomorphe de cette identit&eacute;.<\/p>\n<p>  Une autre est celle du bourreau qui punit (&eacute;limine le<\/p>\n<p>  mal). Toutes les &eacute;radications du mal sont l&rsquo;essentiel<\/p>\n<p>  de l&rsquo;activit&eacute; de beaucoup de dominateurs, sans doute,<\/p>\n<p>  bien-s&ucirc;r, sur leur droit et leur jugement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le dominateur peut aussi d&eacute;truire le Sens soit en disqualifiant<\/p>\n<p>  celui de la victime, soit en imposant son propre Sens. On trouve<\/p>\n<p>  alors tout ce qui peut &eacute;veiller chez l&rsquo;autre angoisse,<\/p>\n<p>  culpabilit&eacute;s, etc&#8230; Les instruments sont d&rsquo;ordre moral<\/p>\n<p>  souvent avec accusations et menaces de jugements. Le dominateur<\/p>\n<p>  met en doute l&rsquo;autre qui doute de ses Sens, il est affol&eacute;<\/p>\n<p>  (et peut devenir fou d&rsquo;ailleurs). Il le maintient dans l&rsquo;incertitude<\/p>\n<p>  de ses connaissances, de sa puissance, de son jugement, en jouant<\/p>\n<p>  sur le secret, le cach&eacute;, l&rsquo;occulte, et son suppos&eacute;<\/p>\n<p>  savoir ou suppos&eacute;e puissance. De cette mani&egrave;re<\/p>\n<p>  il maintient l&rsquo;inqui&eacute;tude et la soumission. Il impose<\/p>\n<p>  aussi ses Sens par des viols affectifs ou &eacute;motionnels<\/p>\n<p>  (physiques &agrave; la limite). Le chantage affectif en est un<\/p>\n<p>  bon instrument de m&ecirc;me que le jeu des passions. La panoplie<\/p>\n<p>  est fort vari&eacute;e et ses subtilit&eacute;s in&eacute;puisables.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est malheureusement le r&egrave;gne de l&rsquo;inconscience, du faux<\/p>\n<p>  semblant, des faux Sens, des fausses apparences et, de ce fait,<\/p>\n<p>  pas toujours tr&egrave;s facile &agrave; rep&eacute;rer. Cependant<\/p>\n<p>  cela se caract&eacute;rise toujours par des souffrances, des<\/p>\n<p>  malaises, des luttes, des inqui&eacute;tudes et des angoisses.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;&eacute;tonnant peut-&ecirc;tre, est que les coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  en jeu sont celles aussi des victimes. C&rsquo;est ce qui explique<\/p>\n<p>  la stabilit&eacute; de ces communications malgr&eacute; les souhaits<\/p>\n<p>  ou les apparences diff&eacute;rentes. Ce qui se passe d&eacute;ment<\/p>\n<p>  ce qui se dit. Chacun conna&icirc;t de ces relations interminables<\/p>\n<p>  qui ne sont faites que de conflits.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La victime est toujours complice de la situation qu&rsquo;elle la subisse<\/p>\n<p>  en l&rsquo;acceptant ou qu&rsquo;elle la provoque. La position de la victime<\/p>\n<p>  de l&rsquo;axe NON-ETRE consiste &agrave; placer dans l&rsquo;autre, le dominateur,<\/p>\n<p>  le lieu de sa propre existence. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il en accepte<\/p>\n<p>  (inconscient bien-s&ucirc;r) le pouvoir.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est par ses sentiments personnels d&rsquo;insuffisance, d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il peut &ecirc;tre touch&eacute; par les comportements du<\/p>\n<p>  dominateur qui, sans cela, ne pourrait fonctionner ainsi. Une<\/p>\n<p>  des caract&eacute;ristiques des attitudes de victime est la revendication.<\/p>\n<p>  Revendiquer est, bien souvent, attribuer &agrave; l&rsquo;autre, le<\/p>\n<p>  dominateur, le pouvoir de satisfaire ses propres besoins, d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  prot&eacute;g&eacute;, de suppl&eacute;er en tout cas &agrave;<\/p>\n<p>  des insuffisances. En activant l&rsquo;inqui&eacute;tude du dominateur,<\/p>\n<p>  ses propres sentiments d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, la revendication<\/p>\n<p>  est tr&egrave;s souvent provocatrice. Elle donne pouvoir au dominateur<\/p>\n<p>  et en suscite l&rsquo;exercice. La critique (non &quot;constructive&quot;)<\/p>\n<p>  op&egrave;re de la m&ecirc;me mani&egrave;re. La victime peut<\/p>\n<p>  aussi provoquer plus directement en agressant le dominateur.<\/p>\n<p>  Dans tous ces cas la victime se pr&eacute;sente comme dominatrice<\/p>\n<p>  et ce qui se passe est l&rsquo;inverse. On retrouve encore l&rsquo;inversion<\/p>\n<p>  de Sens qui fait que l&rsquo;on s&rsquo;y perd facilement. C&rsquo;est le but.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Lorsque le dominateur se dit victime, il r&eacute;active des<\/p>\n<p>  culpabilit&eacute;s chez la victime qui se soumet ainsi. Lorsque<\/p>\n<p>  la victime se dit dominatrice, elle r&eacute;active des ins&eacute;curit&eacute;s<\/p>\n<p>  chez le dominateur qui se d&eacute;fend et agresse plus efficacement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ces rapports dominateus-victimes se d&eacute;roulent et font<\/p>\n<p>  les situations du champ de la d&eacute;gradation. Conflits, guerres,<\/p>\n<p>  entreprises en difficult&eacute;s, &eacute;checs, maladies physiques<\/p>\n<p>  et mentales, enfermements, exclusions, bas fond. Les individus<\/p>\n<p>  se dissolvent dans l&rsquo;anonymat, dans la masse et les protagonistes<\/p>\n<p>  perdent, et leur identit&eacute;, et leur personnalit&eacute;<\/p>\n<p>  (num&eacute;ros et instruments). Cependant l&agrave; aussi les<\/p>\n<p>  apparences sont trompeuses. Beaucoup de r&eacute;ussites mat&eacute;rielles<\/p>\n<p>  peuvent cacher des pertes de Sens, pertes d&rsquo;&acirc;mes, folies&#8230;<\/p>\n<p>  Inversement des choses tr&egrave;s Sens&eacute;es, tr&egrave;s<\/p>\n<p>  intelligentes peuvent cacher d&eacute;compositions, maladies<\/p>\n<p>  ou d&eacute;nuements.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Revenons encore sur la relation compl&eacute;mentaire dominateur-victime<\/p>\n<p>  (ou sado-masochiste comme caricature). Son Sens est la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  et derri&egrave;re tous les jeux, le dominateur craint et attend<\/p>\n<p>  secr&egrave;tement d&rsquo;&ecirc;tre puni et la victime de d&eacute;truire<\/p>\n<p>  son bourreau. De ce fait l&rsquo;&eacute;cart des r&ocirc;les a n&eacute;anmoins<\/p>\n<p>  m&ecirc;me coh&eacute;rence, m&ecirc;me Sens. Cela en fait la<\/p>\n<p>  stabilit&eacute; mais aussi les possibilit&eacute;s d&rsquo;inversion.<\/p>\n<p>  En effet il y a, m&ecirc;me entre deux personnes quelquefois,<\/p>\n<p>  des &eacute;changes de r&ocirc;les, ou encore d&rsquo;anciennes victimes<\/p>\n<p>  qui deviennent comme par hasard de parfaits dominateurs et vice<\/p>\n<p>  versa. On trouve aussi des hi&eacute;rarchies (ce qui compte<\/p>\n<p>  l&agrave;, c&rsquo;est plut&ocirc;t l&rsquo;ordre que l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation,<\/p>\n<p>  la descente plut&ocirc;t que la mont&eacute;e, descente des ordres)<\/p>\n<p>  o&ugrave; le dominateur a un subordonn&eacute; victime qui &agrave;<\/p>\n<p>  son tour domine les siens, etc.. Le bourreau est le serviteur<\/p>\n<p>  soumis et servile du ma&icirc;tre qui le domine. On en trouve<\/p>\n<p>  exemples avec les &quot;petits chefs&quot; mais aussi bien des<\/p>\n<p>  caricatures d&rsquo;esclaves gardiens, de kapo. Quelquefois aussi la<\/p>\n<p>  pyramide s&rsquo;inverse et c&rsquo;est le patron qui est la v&eacute;ritable<\/p>\n<p>  victime des subordonn&eacute;s et ce, du haut en bas de l&rsquo;&eacute;chelle.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Examinons maintenant ce que peuvent &ecirc;tre les relations<\/p>\n<p>  sym&eacute;triques, Dominateur-Dominateur.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le passage &agrave; la relation compl&eacute;mentaire o&ugrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;on devient victime et domin&eacute; par l&rsquo;autre plus fort (ou<\/p>\n<p>  plus rus&eacute; que lui) se ram&egrave;ne au cas pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>  Elle peut consister en une phase d&rsquo;ajustement de la relation<\/p>\n<p>  compl&eacute;mentaire o&ugrave; on se combat jusqu&rsquo;&agrave; ce<\/p>\n<p>  que la balance penche d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;. La relation dominateur-dominateur<\/p>\n<p>  stable est par d&eacute;finition sans issue de type vainqueur-perdant.<\/p>\n<p>  Elle consiste en combats en luttes de destruction mutuelle qui<\/p>\n<p>  maintient l&rsquo;&eacute;quilibre entre les forces. Il s&rsquo;agit de faire<\/p>\n<p>  mal sans d&eacute;truire l&rsquo;autre plus qu&rsquo;on ne l&rsquo;est soi-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est un jeu de lutte o&ugrave; tout le monde tient t&ecirc;te<\/p>\n<p>  et le combat ne cesse que faute de combattants, tous &eacute;puis&eacute;s.<\/p>\n<p>  Cette relation dominateur-dominateur peut se jouer selon toutes<\/p>\n<p>  les modalit&eacute;s de fonctionnement de ce type d&rsquo;identit&eacute;s<\/p>\n<p>  et notamment en ce disant victime. Si bien que beaucoup de communication<\/p>\n<p>  critique, revendicatrice ou faisant assaut de malheurs, de maladies,<\/p>\n<p>  de difficult&eacute;s sont de ce type. On sait bien leur caract&egrave;re<\/p>\n<p>  peu constructif, on sait moins le caract&egrave;re destructeur<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre et de soi-m&ecirc;me comme son sym&eacute;trique.<\/p>\n<p>  Deux amoureux peuvent ainsi mourir de leur &eacute;chec mutuel<\/p>\n<p>  et se faire mourir mutuellement. La litt&eacute;rature est pleine<\/p>\n<p>  de ces amours passions-destructrices, la vie aussi. Le coupable<\/p>\n<p>  est d&eacute;sign&eacute; dans la soci&eacute;t&eacute; ou ailleurs.<\/p>\n<p>  Ils se manifestent comme victimes l&rsquo;un de l&rsquo;autre et les deux<\/p>\n<p>  de ce &quot;coupable&quot; l&agrave;. En fait ils sont dans cette<\/p>\n<p>  relation dominateur-dominateur. Ils rendent l&rsquo;autre et les autres<\/p>\n<p>  impuissants &agrave; y changer quelque chose. Ce sc&eacute;nario<\/p>\n<p>  est extr&ecirc;mement fr&eacute;quent dans bien des cercles critiques,<\/p>\n<p>  r&eacute;volutionnaires, revendicatifs ou dans des relations<\/p>\n<p>  affectives. C&rsquo;est un jeu o&ugrave; seuls les protagonistes se<\/p>\n<p>  portent pr&eacute;judice si on ne s&rsquo;en m&ecirc;le pas.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un sc&eacute;nario de ce type, d&eacute;crit dans l&rsquo;analyse transactionnelle<\/p>\n<p>  est celui d&rsquo;un couple consid&eacute;r&eacute; comme dominateur<\/p>\n<p>  victime o&ugrave; un tiers intervient comme sauveur de la victime.<BR><\/p>\n<p>  Aussit&ocirc;t il devient victime &agrave; son tour et le dominateur<\/p>\n<p>  sauveur. L&rsquo;analyse de ce sc&eacute;nario classique serait pour<\/p>\n<p>  nous diff&eacute;rent. Le couple dominateur-victime est en fait<\/p>\n<p>  dominateur-dominateur. Le tiers leurr&eacute; vient prendre la<\/p>\n<p>  place naturelle qui lui est r&eacute;serv&eacute;e, celle de<\/p>\n<p>  v&eacute;ritable victime. En fait ce qui se produit c&rsquo;est que<\/p>\n<p>  les dominateurs substituent &agrave; leur lutte une alliance<\/p>\n<p>  contre le tiers et on a la m&ecirc;me coh&eacute;rence entre<\/p>\n<p>  le couple dominateur et le sauveur-victime.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;inverse est vrai aussi ou un sauveur apparent devient dominateur<\/p>\n<p>  d&rsquo;un couple victime. C&rsquo;est tout le probl&egrave;me du r&egrave;glement<\/p>\n<p>  des conflits &agrave; la mode dans certains milieux qui bien<\/p>\n<p>  trop souvent se ram&egrave;nent &agrave; ce sch&eacute;ma. Dans<\/p>\n<p>  le premier cas l&rsquo;intervenant est victime de ses &quot;bonnes<\/p>\n<p>  volont&eacute;s&quot; en fait &quot;il l&rsquo;a bien cherch&eacute;&quot;.<\/p>\n<p>  Dans le second il est intervenu dans l&rsquo;autre relation sym&eacute;trique<\/p>\n<p>  victime-victime et l&agrave; aussi il l&rsquo;a bien cherch&eacute;,<\/p>\n<p>  &agrave; prendre une position de type sadique.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Examinons cette relation sym&eacute;trique victime-victime. Compte<\/p>\n<p>  tenu du fait que dans ce champ, ce qui se dit, se montre, n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas ce qui se passe, il faut chercher l&agrave; o&ugrave; on<\/p>\n<p>  ne s&rsquo;y attendrait pas forc&eacute;ment. Ce n&rsquo;est pas chez ceux<\/p>\n<p>  qui se lamentent qu&rsquo;il y a forc&eacute;ment les victimes (la<\/p>\n<p>  conclusion inverse serait aussi une erreur bien-s&ucirc;r. Les<\/p>\n<p>  opprim&eacute;s peuvent se plaindre effectivement mais ce ne<\/p>\n<p>  sont pas forc&eacute;ment eux qui le font le plus fort). Une<\/p>\n<p>  relation victime-victime est une relation de soumission mutuelle.<\/p>\n<p>  Au lieu de faire assaut de critiques par exemple ils feront assaut<\/p>\n<p>  de dissimulations des probl&egrave;mes ou assaut de serviabilit&eacute;<\/p>\n<p>  et de d&eacute;vouement mutuel. Une relation victime-victime<\/p>\n<p>  peut-&ecirc;tre aussi une relation de provocation mutuelle qui<\/p>\n<p>  consiste &agrave; menacer de forces que l&rsquo;on a pas. C&rsquo;est l&rsquo;impuissance<\/p>\n<p>  qui est dissimul&eacute;e par son contraire. Les victimes s&rsquo;auto-d&eacute;truisent<\/p>\n<p>  dans leur relation et se r&eacute;activent mutuellement. Les<\/p>\n<p>  bandes de jeunes d&eacute;linquants fonctionnent beaucoup sur<\/p>\n<p>  ce type de relations et &agrave; force de provocations mutuelles<\/p>\n<p>  finissent par se faire punir par un tiers. Deux enfants qui se<\/p>\n<p>  bagarrent devant leurs parents cherchent dans un jeu victime-victime<\/p>\n<p>  &agrave; attirer l&rsquo;attention de ces derniers qui risque de venir<\/p>\n<p>  avec une taloche.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation victime-victime n&rsquo;est pas forc&eacute;ment tr&egrave;s<\/p>\n<p>  spectaculaire, pas tr&egrave;s facile &agrave; rep&eacute;rer,<\/p>\n<p>  ne serait-ce souvent que par sa banalit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c-2 &#8211; Vision du probl&egrave;me de la communication<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans ce champ la communication est signe de menace, menace de<\/p>\n<p>  manipulation, menace physique ou affective, menace d&rsquo;erreur,<\/p>\n<p>  de tromperie. La communication est suspect&eacute;e. Elle se<\/p>\n<p>  confond avec l&rsquo;information, avec des r&eacute;tentions, o&ugrave;<\/p>\n<p>  recherche d&rsquo;information est synonyme de recherche de fautes et<\/p>\n<p>  de coupables (les responsables). Poser une question dans ce champ,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est mettre en doute ou prendre un risque. La communication<\/p>\n<p>  est synonyme de pouvoir. Il y a ceux qui ont droit &agrave; la<\/p>\n<p>  parole et les autres qui s&rsquo;expriment quand on les y autorise<\/p>\n<p>  et ne doivent dire que ce qui est autoris&eacute;. En d&eacute;finitive,<\/p>\n<p>  la communication est v&eacute;cue comme oblig&eacute;e ou emp&ecirc;ch&eacute;e.<\/p>\n<p>  En fait, dans ce champ, ce qui se dit ou s&rsquo;exprime est bien souvent<\/p>\n<p>  l&rsquo;inverse de ce qui se passe. Le manifeste a pour fonction d&rsquo;occulter<\/p>\n<p>  ce qui se passe. Les uns agissent &quot;pour le bien&quot; des<\/p>\n<p>  autres, d&rsquo;autres pour leur avenir et leur r&eacute;ussite et<\/p>\n<p>  tout &ccedil;a dissimule la domination des victimes. Le jeu des<\/p>\n<p>  promesses est tellement subtil quelquefois qu&rsquo;il vaut mieux croire<\/p>\n<p>  &agrave; ses intuitions, ses sensations, qu&rsquo;&agrave; tout ce<\/p>\n<p>  qui est dit.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  K et K&rsquo;, coh&eacute;rences de la d&eacute;gradation, se manifestent<\/p>\n<p>  ainsi dans cet &eacute;cart entre ce qui se passe et se dit mais<\/p>\n<p>  aussi par tout le jeu de coups qui font mal &agrave; soi ou &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;autre et, enfin, par le d&eacute;jouement du Sens de celui<\/p>\n<p>  qui voudrait comprendre logiquement. Un signe d&eacute;ment l&rsquo;autre<\/p>\n<p>  et met en doute les perceptions ou les sentiments du protagoniste.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le fonctionnement de la communication lui-m&ecirc;me exprime<\/p>\n<p>  ces coh&eacute;rences dans ce qui se produit comme dysfonctionnement.<\/p>\n<p>  On rejoint d&rsquo;ailleurs l&agrave; ces difficult&eacute;s de communication<\/p>\n<p>  dont il a &eacute;t&eacute; question au 1er chapitre. Malgr&eacute;<\/p>\n<p>  ces dysfonctionnements il y a toujours communication. C&rsquo;est souvent<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;chec d&rsquo;un ajustement dans d&rsquo;autres champs qui se r&eacute;sout<\/p>\n<p>  &agrave; un conSensus dans ce champ de d&eacute;gradation. Mieux<\/p>\n<p>  vaut quelquefois pour certains une mauvaise communication que<\/p>\n<p>  pas de communication du tout. C&rsquo;est ce qui justifie notamment<\/p>\n<p>  la stabilit&eacute; de ce type de relations. Elles se caract&eacute;risent<\/p>\n<p>  en outre par une inconscience particuli&egrave;re assortie &agrave;<\/p>\n<p>  une multiplication de pi&egrave;ges et faux semblants. Les partenaires<\/p>\n<p>  de ces jeux d&rsquo;identit&eacute;s voient en plus les choses de la<\/p>\n<p>  couleur de leur coh&eacute;rence personnelle, de ce qui se passe<\/p>\n<p>  et de la situation. Tout se ligue ainsi pour les enfermer dans<\/p>\n<p>  le m&ecirc;me fonctionnement. C&rsquo;est le cas bien s&ucirc;r de<\/p>\n<p>  tous les champs selon le principe de stabilit&eacute; mais aggrav&eacute;<\/p>\n<p>  l&agrave; par un degr&eacute; d&rsquo;inconscience particuli&egrave;rement<\/p>\n<p>  fort, et sur les r&eacute;alit&eacute;s et sur leurs Sens. Les<\/p>\n<p>  attitudes que l&rsquo;on rencontre le plus fr&eacute;quemment face<\/p>\n<p>  aux probl&egrave;mes de communication consistent soit &agrave;<\/p>\n<p>  les nier ou les ignorer, en les d&eacute;pla&ccedil;ant &eacute;ventuellement,<\/p>\n<p>  soit au contraire &agrave; beaucoup en parler en les brandissant<\/p>\n<p>  comme une menace, une accusation ou une autocritique. En tout<\/p>\n<p>  cas cela sert &agrave; renforcer le Sens de la d&eacute;gradation,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est-&agrave;-dire dominer ou subir. De ce fait, dans ce champ,<\/p>\n<p>  il vaut mieux &eacute;viter de se leurrer sur tous les discours<\/p>\n<p>  qui sont tenus ou leur absence, m&ecirc;me sur le th&egrave;me<\/p>\n<p>  de la communication.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c-3 &#8211; Les univers de la d&eacute;gradation<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ces situations de communication et ces jeux d&rsquo;identit&eacute;<\/p>\n<p>  se rencontrent partout o&ugrave; domine la souffrance et les<\/p>\n<p>  malaises. Pas forc&eacute;ment d&rsquo;ailleurs o&ugrave; on le dit.<\/p>\n<p>  Il faut &agrave; ce propos bien distinguer les discours de la<\/p>\n<p>  conqu&ecirc;te qui parlent ou mettent en sc&egrave;ne des signes<\/p>\n<p>  de la d&eacute;gradation mais dont le Sens n&rsquo;est qu&rsquo;un effet<\/p>\n<p>  de dramatisation favorisant le spectacle, sa vedette et l&rsquo;engouement<\/p>\n<p>  du public. Voir un film de guerre n&rsquo;est pas la guerre. Par contre<\/p>\n<p>  la guerre est bien sur une situation de d&eacute;gradation. Que<\/p>\n<p>  cette guerre soit chaude ou froide qu&rsquo;elle soit visible ou cach&eacute;e,<\/p>\n<p>  elle d&eacute;truit les protagonistes. Bien des exemples montrent<\/p>\n<p>  la pseudo victoire du vainqueur. D&rsquo;autres situations larges sont<\/p>\n<p>  celles des dictatures, qu&rsquo;elles soient fascistes ou collectivistes,<\/p>\n<p>  les fondements n&rsquo;en sont pas les m&ecirc;mes mais leurs Sens<\/p>\n<p>  se rencontrent. Pour venir aux situations plus banales et moins<\/p>\n<p>  reconnaissables quelquefois il faut citer les entreprises et<\/p>\n<p>  les institutions o&ugrave; se posent des probl&egrave;mes de<\/p>\n<p>  r&eacute;alit&eacute;s mat&eacute;rielles, &eacute;conomiques<\/p>\n<p>  ou des probl&egrave;mes de Sens, finalit&eacute;s, rapports humains,<\/p>\n<p>  direction, climat, menaces&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le cas est assez fr&eacute;quent. Au lieu de chercher des raisons<\/p>\n<p>  ext&eacute;rieures, il faut toujours un coupable. Il vaudrait<\/p>\n<p>  mieux examiner les jeux d&rsquo;identit&eacute;s, cons&eacute;quences<\/p>\n<p>  mais causes aussi de la situation. Malheureusement le champ de<\/p>\n<p>  la d&eacute;gradation n&rsquo;est pas celui de la clairvoyance mais<\/p>\n<p>  de l&rsquo;occultation. Dans le monde des institutions les conflits<\/p>\n<p>  cat&eacute;goriels permanents en sont aussi le signe l&agrave;<\/p>\n<p>  encore comme cons&eacute;quence mais aussi comme causes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les complicit&eacute;s inconscientes syndicat-patronat ne font<\/p>\n<p>  pas d&eacute;faut quelquefois pour perp&eacute;tuer les Sens<\/p>\n<p>  de ce champ dans d&rsquo;habiles jeux d&rsquo;identit&eacute;s sym&eacute;triques<\/p>\n<p>  ou compl&eacute;mentaires. D&rsquo;autres institutions ayant pour finalit&eacute;s<\/p>\n<p>  la contrainte, le contr&ocirc;le dans le Sens de ce champ, ou<\/p>\n<p>  m&ecirc;me la s&eacute;curit&eacute; &quot;obligatoire&quot;,<\/p>\n<p>  y fonctionnent volontiers. Y dysfonctionent devrait-on dire.<\/p>\n<p>  Il n&rsquo;est pas utile de citer des exemples d&rsquo;institutions en perp&eacute;tuel<\/p>\n<p>  dysfonctionnement, et qui durent. Ces organisations favorisent<\/p>\n<p>  ces jeux d&rsquo;identit&eacute;s mais leurs recrutements n&rsquo;en sont<\/p>\n<p>  sans doute pas toujours exempts. Parmi elles, certaines peuvent<\/p>\n<p>  recruter beaucoup de dominateurs d&rsquo;autres beaucoup de victimes,<\/p>\n<p>  ou les deux.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Des organisations aux fins charitables n&rsquo;en sont pas non plus<\/p>\n<p>  absentes et on trouve dans ce champ des lieux o&ugrave; l&rsquo;apaisement<\/p>\n<p>  des souffrances se transforme en &eacute;radication du mal et,<\/p>\n<p>  disent les mauvaises langues, du malade avec le milieu hospitalier,<\/p>\n<p>  psychiatrique ou non qui n&rsquo;est pas toujours un mod&egrave;le<\/p>\n<p>  par la qualit&eacute; des relations humaines.<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;une mani&egrave;re plus g&eacute;n&eacute;rale, les situations<\/p>\n<p>  de d&eacute;gradation proviennent souvent du r&eacute;veil de<\/p>\n<p>  difficult&eacute;s ou de tensions par l&rsquo;&eacute;chec d&rsquo;un ajustement<\/p>\n<p>  dans d&rsquo;autres champs. L&rsquo;impossibilit&eacute; de la pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  de deux N&deg; 1 sur la m&ecirc;me cause am&egrave;ne parfois<\/p>\n<p>  un &quot;combat des chefs&quot; qui entra&icirc;ne celui des<\/p>\n<p>  militants et le territoire devient champ de bataille. C&rsquo;est vrai<\/p>\n<p>  aussi si les militants perdent un chef et donc la cause qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  repr&eacute;sente. Leur d&eacute;moralisation en fait des victimes<\/p>\n<p>  d&eacute;sign&eacute;es. Les militants de causes diff&eacute;rentes,<\/p>\n<p>  si elles empi&egrave;tent l&rsquo;une sur l&rsquo;autre, peuvent faire de<\/p>\n<p>  belles bagarres ou des conflits larv&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;&eacute;chec des conqu&ecirc;tes peut aussi s&rsquo;y retrouver.<\/p>\n<p>  Du champ de l&rsquo;involution on verra plus loin les sources possibles<\/p>\n<p>  pour la d&eacute;gradation.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ce sont bien souvent les remises en question qui r&eacute;activent<\/p>\n<p>  l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et la d&eacute;gradation ou encore<\/p>\n<p>  des caract&eacute;ristiques personnelles qui font confondre ce<\/p>\n<p>  champ avec un de ses deux voisins.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c- 4 &#8211; Consid&eacute;rations th&eacute;oriques et contexte<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le champ de la d&eacute;gradation et les dimensions personnelles<\/p>\n<p>  qui s&rsquo;y activent et r&eacute;activent touchent beaucoup et pas<\/p>\n<p>  de fa&ccedil;on toujours tr&egrave;s claire. On n&rsquo;aime pas toujours<\/p>\n<p>  non plus reconna&icirc;tre l&rsquo;existence de ces situations et certains<\/p>\n<p>  les nient l&agrave; o&ugrave; elles sont proches d&rsquo;eux. C&rsquo;est<\/p>\n<p>  peut-&ecirc;tre l&rsquo;occasion d&rsquo;y porter une attention particuli&egrave;re<\/p>\n<p>  non pour s&rsquo;en d&eacute;lecter, mais peut-&ecirc;tre en d&eacute;mystifier<\/p>\n<p>  les proc&eacute;dures et en tout cas &eacute;viter de s&rsquo;y laisser<\/p>\n<p>  prendre si on le souhaite.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le champ de la d&eacute;gradation se trouve dans la carte des<\/p>\n<p>  champs au croisement de deux des stades de d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  chez l&rsquo;enfant : le stade oral qui couvre involution et d&eacute;gradation,<\/p>\n<p>  le stade anal qui couvre d&eacute;gradation et conqu&ecirc;te.<\/p>\n<p>  Ce ne sont que des appellations dont le Sens ne r&eacute;sulte<\/p>\n<p>  que de l&rsquo;isomorphisme avec leurs manifestations.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La dimension orale dans la d&eacute;gradation se traduit notamment<\/p>\n<p>  par les angoisses de d&eacute;voration, de d&eacute;membrement.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est le domaine de la mauvaise m&egrave;re avec les repr&eacute;sentations<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;touffements et d&rsquo;enfermements. Toute une &eacute;norme<\/p>\n<p>  part de la mythologie et des rituels qui l&rsquo;accompagnent, d&eacute;crivent<\/p>\n<p>  ces fantasmes angoissants en particulier dans toutes les religions<\/p>\n<p>  polyth&eacute;istes ou dans celles o&ugrave; la principale d&eacute;it&eacute;<\/p>\n<p>  est f&eacute;minine. Les mythes modernes angoissants comme ceux<\/p>\n<p>  de la jungle, la nature sauvage, la technologie, l&rsquo;informatique<\/p>\n<p>  y sont fond&eacute;s. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La dimension anale se manifeste particuli&egrave;rement dans<\/p>\n<p>  les r&eacute;tentions, le souci exag&eacute;r&eacute; de l&rsquo;ordre<\/p>\n<p>  mais aussi des fantasmes meurtriers et sadiques. Elle se manifeste<\/p>\n<p>  dans la production de mati&egrave;res isomorphes aux mati&egrave;res<\/p>\n<p>  &quot;premi&egrave;res&quot; de l&rsquo;enfant, l&rsquo;accumulation d&rsquo;objet<\/p>\n<p>  mais aussi la destruction du Sens dans l&rsquo;objectivation (la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  ne fait que l&rsquo;ignorer). L&rsquo;objectivation des &ecirc;tres r&eacute;duits<\/p>\n<p>  de force &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de num&eacute;ro, d&rsquo;objets, de<\/p>\n<p>  chair comme dans le &quot;meilleur des mondes&quot; ou dans le<\/p>\n<p>  fascisme Hitl&eacute;rien (ou d&rsquo;autres) est une r&eacute;duction<\/p>\n<p>  de l&rsquo;homme &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de mati&egrave;re. Mati&egrave;re<\/p>\n<p>  premi&egrave;re pour la production d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute;<\/p>\n<p>  est aussi celle de la revalorisation actuelle du corps. M&ecirc;me<\/p>\n<p>  si elle se justifie par ailleurs, elle contribue quelquefois<\/p>\n<p>  &agrave; cette &quot;mat&eacute;rialisation&quot; ou la diff&eacute;rence<\/p>\n<p>  avec le d&eacute;chet n&rsquo;est pas tr&egrave;s s&ucirc;re. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une autre manifestation se trouve dans ce qu&rsquo;on appelle la massification<\/p>\n<p>  des foules. Le social valoris&eacute; par la conqu&ecirc;te tend<\/p>\n<p>  ici &agrave; &quot;prendre en masse&quot; dans l&rsquo;anonymat des<\/p>\n<p>  personnes dont l&rsquo;&ecirc;tre est ni&eacute; au profit du collectif<\/p>\n<p>  massifi&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une autre manifestation dans le champ de la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  est celle de l&rsquo;argent, soit accumul&eacute;, sale, soit l&rsquo;argent<\/p>\n<p>  qui manque et que l&rsquo;on ne cesse de consommer.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La d&eacute;gradation est aussi le champ de la chute avec la<\/p>\n<p>  &quot;faute originelle&quot; o&ugrave; se manifeste le p&egrave;re.<\/p>\n<p>  Le mauvais p&egrave;re, mena&ccedil;ant, mais aussi menac&eacute;<\/p>\n<p>  sous-tend ce champ l&agrave;. La repr&eacute;sentation du pouvoir<\/p>\n<p>  dominateur en est une forme tr&egrave;s actuelle qui suscite<\/p>\n<p>  bien des vocations et des r&eacute;voltes. Entre les deux, la<\/p>\n<p>  m&ecirc;me coh&eacute;rence favorise la communication et m&ecirc;me<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;change des r&ocirc;les. Apr&egrave;s un dictateur,<\/p>\n<p>  une r&eacute;volution am&egrave;ne souvent au pouvoir un autre<\/p>\n<p>  dictateur. Ce n&rsquo;est pas un hasard, c&rsquo;est une coh&eacute;rence.<\/p>\n<p>  Les opposants bien organis&eacute;s fonctionnent sur des sch&eacute;mas<\/p>\n<p>  &eacute;trangement similaires &agrave; ceux qu&rsquo;ils d&eacute;noncent.<\/p>\n<p>  Seuls les discours changent, et encore&#8230; Une autre domaine dans<\/p>\n<p>  ce champ de la d&eacute;gradation est celui des perversions en<\/p>\n<p>  particulier celle qui donne comme id&eacute;al amoureux dans<\/p>\n<p>  la litt&eacute;rature une passion destructive ou mise en &eacute;chec.<\/p>\n<p>  Le macho comme la femme fatale en sont des figures invers&eacute;es<\/p>\n<p>  mais de m&ecirc;me Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La crise du champ de la conqu&ecirc;te se traduit par quelques<\/p>\n<p>  r&eacute;&eacute;mergences dans ce champ en particulier pour<\/p>\n<p>  ceux qui y &eacute;taient les plus impliqu&eacute;s : monde &eacute;conomique,<\/p>\n<p>  intellectuel, sportif, politique, religieux, institutions partout<\/p>\n<p>  o&ugrave; la crise est v&eacute;cue comme une perte ou une mise<\/p>\n<p>  en question des valeurs du champ de la conqu&ecirc;te. Ses dysfonctionnements<\/p>\n<p>  deviennent fonctionnement dans la d&eacute;gradation. Pas toujours,<\/p>\n<p>  heureusement, et surtout pas fatalement.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>d) Champ de l&rsquo;Involution<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un peu plus de s&eacute;curit&eacute; et de calme maintenant<\/p>\n<p>  avec ce champ et ses situations. En commun avec la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  l&rsquo;axe BAS, le d&eacute;termine. Au milieu d&rsquo;ext&eacute;riorisation<\/p>\n<p>  et n&eacute;gation du Sens on passe &agrave; Int&eacute;riorisation<\/p>\n<p>  comme &eacute;mergence du Sens. Le champ de l&rsquo;involution est<\/p>\n<p>  domin&eacute; par les questions de Sens mais avec une certaine<\/p>\n<p>  n&eacute;gation des r&eacute;alit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>d-1 &#8211; Les deux types d&rsquo;identit&eacute;<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La position haute vers l&rsquo;axe ETRE est qualifi&eacute;e de &quot;MATERNANT&quot;<\/p>\n<p>  qui, comme son nom l&rsquo;indique est maternel dans ses rapports &agrave;<\/p>\n<p>  autrui. Cela ne veut pas forc&eacute;ment dire f&eacute;minin<\/p>\n<p>  pour autant. Le MATERNANT apporte chaleur et protection. Ce n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas par d&eacute;vouement mais par nature, m&ecirc;me pas au<\/p>\n<p>  nom d&rsquo;une cause mais par aisance. Il est distributeur d&rsquo;attention,<\/p>\n<p>  de conseils, d&rsquo;aides, de soutiens. Cette fonction de distribution<\/p>\n<p>  est toujours v&eacute;cue comme nourrici&egrave;re. Le maternant<\/p>\n<p>  donne de la nourriture, des conseils ou de l&rsquo;attention toujours<\/p>\n<p>  pour nourrir. Il se donne en nature sans en souffrir (dans ce<\/p>\n<p>  champ).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le MATERNANT prot&egrave;ge et en cela il entoure de sollicitude,<\/p>\n<p>  de pr&eacute;venance, d&rsquo;attentions encore et ce faisant &eacute;vite<\/p>\n<p>  les difficult&eacute;s et les conflits. Il &eacute;carte le danger<\/p>\n<p>  (et r&eacute;ussit toujours). En outre, il rend service et se<\/p>\n<p>  met en quatre pour faire plaisir. Compatissant il sait &eacute;couter<\/p>\n<p>  les autres et ne manque pas de leur demander des nouvelles de<\/p>\n<p>  leur famille, de leur week-end. Son approche des gens est tr&egrave;s<\/p>\n<p>  s&eacute;curisante et chaleureuse, il est toujours sympathique,<\/p>\n<p>  tout en rondeurs, et cherche &agrave; mettre &agrave; l&rsquo;aise.<\/p>\n<p>  Il est aussi tranquillisant et de ce fait peut tendre &agrave;<\/p>\n<p>  endormir la vigilance, &agrave; att&eacute;nuer les tensions.<\/p>\n<p>  Mais dans tout cela il &eacute;vite &agrave; l&rsquo;autre et &agrave;<\/p>\n<p>  lui la confrontation aux r&eacute;alit&eacute;s. Bien-s&ucirc;r,<\/p>\n<p>  beaucoup de parents, de m&egrave;res notamment jouent ce type<\/p>\n<p>  de r&ocirc;le aupr&egrave;s de leur enfant et on sait que ce<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas au profit de l&rsquo;enfant. Il est tellement prot&eacute;g&eacute;<\/p>\n<p>  que sa confrontation aux r&eacute;alit&eacute;s risque d&rsquo;&ecirc;tre<\/p>\n<p>  tr&egrave;s difficile. Pour le maternant tout va assez bien,<\/p>\n<p>  il arrange les choses et tend &agrave; ne pas voir ce qui ressort<\/p>\n<p>  des autres champs (ce n&rsquo;est pas nouveau).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  En particulier le mal comme les mobiles de la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  lui apparaissent peu vraisemblables. il en nie les r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Sa confiance dans les autres, du moins leur Sens, est tr&egrave;s<\/p>\n<p>  importante, au moins en apparence. Un patron de ce type se consid&egrave;re<\/p>\n<p>  comme responsable de ses employ&eacute;s qui sont l&agrave; pour<\/p>\n<p>  l&rsquo;aider. Il les prend en charge et se soucie de leur distribuer<\/p>\n<p>  r&eacute;guli&egrave;rement leur r&eacute;mun&eacute;ration avec<\/p>\n<p>  toujours quelques primes en plus. Il &eacute;vite de trop leur<\/p>\n<p>  poser de probl&egrave;mes et se trouve lui-m&ecirc;me tr&egrave;s<\/p>\n<p>  charg&eacute;. De toute fa&ccedil;on il n&rsquo;a pas d&rsquo;ambition expansionniste`,<\/p>\n<p>  mais vise la stabilit&eacute;, la s&eacute;curit&eacute;, le<\/p>\n<p>  confort. Il est plus soucieux de bonnes relations que de conqu&ecirc;tes,<\/p>\n<p>  de nouveaux march&eacute;s. Il ne rate pas une occasion pour<\/p>\n<p>  organiser une f&ecirc;te, un &quot;pot&quot; et en d&eacute;finitive<\/p>\n<p>  arrive ainsi &agrave; se faire aimer. C&rsquo;est ce que vise le maternant<\/p>\n<p>  dans tout ce qu&rsquo;il apporte et ses pr&eacute;venances. Il a tendance<\/p>\n<p>  &agrave; approuver les autres et les conseiller.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La tendance d&rsquo;identit&eacute; compl&eacute;mentaire est de type<\/p>\n<p>  ENFANT. Ind&eacute;pendamment de l&rsquo;&acirc;ge bien s&ucirc;r,<\/p>\n<p>  l&rsquo;enfant attend et r&eacute;clame satisfaction de ses besoins<\/p>\n<p>  et de ses d&eacute;sirs. Il est guid&eacute; par sa recherche<\/p>\n<p>  du plaisir, du confort, de la s&eacute;curit&eacute;. Ce confort<\/p>\n<p>  il le trouve dans le familier, la conformit&eacute;, les choses<\/p>\n<p>  petites. Une petite maison, avec un petit jardin, une petite<\/p>\n<p>  voiture, etc&#8230;&quot;small is beautiful&quot; si ce n&rsquo;&eacute;tait<\/p>\n<p>  un slogan &agrave; la mode, bien conqu&eacute;rant, parlerait<\/p>\n<p>  bien de ce que consid&egrave;re l&rsquo;ENFANT. Sa recherche du confort<\/p>\n<p>  lui fait prendre des habitudes rituelles et &eacute;viter tout<\/p>\n<p>  changement dans son rythme de vie plut&ocirc;t lent. Il cherchera<\/p>\n<p>  dans son activit&eacute; professionnelle la s&eacute;curit&eacute;,<\/p>\n<p>  l&rsquo;ambiance sympathique, la r&eacute;gularit&eacute;, le confort<\/p>\n<p>  plus que la passion, l&rsquo;argent, la carri&egrave;re ou la soumission<\/p>\n<p>  &agrave; une obligation. Il vit bien son train train quotidien<\/p>\n<p>  et ne souhaite pas en changer. La recherche du plaisir, sensuel<\/p>\n<p>  et affectif lui fait appr&eacute;cier les choses de la table,<\/p>\n<p>  simples mais copieuses et savoureuses, les mat&eacute;riaux &agrave;<\/p>\n<p>  toucher ou &agrave; regarder l&rsquo;activent beaucoup. Il y a d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>  une forte sensibilit&eacute;. Il aime rire, jouer moins pour<\/p>\n<p>  distraire que pour le plaisir de la rencontre avec d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>  Il a aussi tendance &agrave; r&ecirc;ver, au prince charmant<\/p>\n<p>  ou &agrave; la belle jeune fille. Il r&ecirc;ve de vacances,<\/p>\n<p>  de plages et de soleil mais aussi de projets de soci&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  communautaires. Ces r&ecirc;ves ne deviennent jamais r&eacute;alit&eacute;.<\/p>\n<p>  Leur seule r&eacute;alit&eacute; en est le fantasme. L&rsquo;ENFANT<\/p>\n<p>  est peu critique &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du monde ou gentiment.<\/p>\n<p>  Il ne se sent pas concern&eacute; par les grandes causes ni par<\/p>\n<p>  les luttes pour lui incompr&eacute;hensibles alors qu&rsquo;il lui<\/p>\n<p>  suffit de jouir de son petit confort. Il tend d&rsquo;ailleurs &agrave;<\/p>\n<p>  penser que tout le monde est pareil et ignore les complications<\/p>\n<p>  hi&eacute;rarchiques.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il communique favorablement avec son compl&eacute;ment MATERNANT<\/p>\n<p>  qui ne demande que &ccedil;a. La communication est alors au del&agrave;<\/p>\n<p>  des mots. C&rsquo;est plus une question de confiance, d&rsquo;affection,<\/p>\n<p>  de chaleur que d&rsquo;expression et d&rsquo;information. Ce qui compte c&rsquo;est<\/p>\n<p>  la sympathie. L&rsquo;ENFANT cherche aide, confort et plaisirs aupr&egrave;s<\/p>\n<p>  du MATERNANT mais n&rsquo;a pas besoin de beaucoup de d&eacute;monstration.<\/p>\n<p>  Il lui suffit qu&rsquo;il soit l&agrave;, &agrave; disposition. S&rsquo;il<\/p>\n<p>  ne sollicite pas assez, le maternant peut s&rsquo;inqui&eacute;ter<\/p>\n<p>  et va le faire &agrave; sa place.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Cette relation est classique dans les couples familiaux avec<\/p>\n<p>  d&rsquo;ailleurs inversion des r&ocirc;les entre l&rsquo;homme et la femme<\/p>\n<p>  selon les cas ou les circonstances. L&rsquo;inversion se retrouve dans<\/p>\n<p>  les hi&eacute;rarchies qui sont n&eacute;anmoins rarement d&eacute;velopp&eacute;es<\/p>\n<p>  dans ce champ. Le &quot;responsable&quot; prend en charge ses<\/p>\n<p>  aides qui le lui rendent en cas de p&eacute;pin.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Examinons maintenant les relations sym&eacute;triques MATERNANT-<\/p>\n<p>  MATERNANT d&rsquo;abord. Tous deux en position haute, elles correspondent  a beaucoup de discussions entre amis, entre parents o&ugrave;<\/p>\n<p>  on parle des choses d&rsquo;un ton parental, mais d&rsquo;une mani&egrave;re<\/p>\n<p>  positive. On parle pour se faire plaisir et pour se placer dans<\/p>\n<p>  son r&ocirc;le. Ainsi on parle volontiers des ENFANTS et on se<\/p>\n<p>  reconna&icirc;t ainsi mutuellement comme MATERNANT. On peut ainsi<\/p>\n<p>  entre &quot;grands&quot; (mais ce mot est petit ici) parler avec<\/p>\n<p>  gravit&eacute; de choses banales et sans probl&egrave;mes. Sur<\/p>\n<p>  ce processus, se d&eacute;roulent beaucoup de ces conversations<\/p>\n<p>  de couloir, en famille, entre amis, &agrave; la campagne. On<\/p>\n<p>  ne cherche pas &agrave; briller, ni a critiquer mais simplement<\/p>\n<p>  &agrave; converser. Cette conversation &agrave; deux peut tr&egrave;s<\/p>\n<p>  bien s&rsquo;&eacute;tendre sans probl&egrave;mes &agrave; d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>  Les sujets restent tr&egrave;s proches de l&rsquo;involution, on &eacute;vite<\/p>\n<p>  les th&egrave;mes d&eacute;licats, compliqu&eacute;s, scandaleux<\/p>\n<p>  et toutes les banalit&eacute;s sont bonnes pour alimenter ce<\/p>\n<p>  plaisir. Un peu de th&eacute; avec des petits g&acirc;teaux ou<\/p>\n<p>  un bon repas ne g&acirc;tent en rien la situation au contraire.<\/p>\n<p>  De m&ecirc;me les lieux confortables ou apaisants.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les relations ENFANT-ENFANT sont plus remuantes, elles consistent<\/p>\n<p>  en jeux qui d&eacute;jouent les r&eacute;alit&eacute;s pour en<\/p>\n<p>  tirer plaisir. Les relations enfants-enfants sont plus directement<\/p>\n<p>  d&rsquo;exp&eacute;rience et de recherche de plaisir sensuel. A condition<\/p>\n<p>  que toutes les pr&eacute;cautions soient prises, on exp&eacute;rimente<\/p>\n<p>  toute sorte de&quot; voyages&quot; mentaux ou sensoriels, on<\/p>\n<p>  peut refaire le monde sans que cela pr&ecirc;te &agrave; cons&eacute;quence.<\/p>\n<p>  On peut aussi privil&eacute;gier une relation avec la nature<\/p>\n<p>  dans la nature. La nature est d&rsquo;ailleurs un substitut du MATERNANT<\/p>\n<p>  comme de L&rsquo;ENFANT, l&rsquo;un et l&rsquo;autre y trouve un partenaire pour<\/p>\n<p>  &quot;communiquer avec la nature&quot; la prot&eacute;ger ou<\/p>\n<p>  en &ecirc;tre nourri. C&rsquo;est l&rsquo;une des tendances fondatrice de<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;cologie. Dans les relations ENFANT-ENFANT, elle repr&eacute;sente<\/p>\n<p>  la pr&eacute;sence maternante. De ce fait ces relations sym&eacute;triques<\/p>\n<p>  se trouvent particuli&egrave;rement activ&eacute;es &agrave;<\/p>\n<p>  la campagne, dans certains clubs de vacances, ou les lieux de<\/p>\n<p>  vacances en g&eacute;n&eacute;ral. Une certaine rusticit&eacute;<\/p>\n<p>  favorise la simplicit&eacute; des rapports sous r&eacute;serve<\/p>\n<p>  de confort et d&rsquo;abondance. Ces relations enfant-enfant se rencontrent<\/p>\n<p>  bien s&ucirc;r en famille mais aussi dans certaines attitudes<\/p>\n<p>  professionnelles o&ugrave; les mobiles ne sont gu&egrave;re productivistes.<\/p>\n<p>  La r&eacute;p&eacute;titivit&eacute; sans cadences acc&eacute;l&eacute;r&eacute;es<\/p>\n<p>  les favorise d&rsquo;autant plus que quelques petits changements laissent<\/p>\n<p>  l&rsquo;impression de d&eacute;couverte et de jeu. La gratuit&eacute;<\/p>\n<p>  est toujours importante et il ne faut pas d&rsquo;enjeux graves ou<\/p>\n<p>  pressants.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>d &#8211; 2 &#8211; Vision du probl&egrave;me de la communication<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La communication ne se parle pas, elle se vit. Cependant ce que<\/p>\n<p>  recouvre ce concept ici est limit&eacute; au Sens et se trouve<\/p>\n<p>  bien embarrass&eacute; des r&eacute;alit&eacute;s. La communication<\/p>\n<p>  y est une affaire de feling, de confiance, de sympathie, de tendresse,<\/p>\n<p>  de sensibilit&eacute;, de sensualit&eacute;. Ce n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute;<\/p>\n<p>  comme une question d&rsquo;information, de message, d&rsquo;expression. Tout<\/p>\n<p>  cela &eacute;tant bien compliqu&eacute;. Ainsi les &quot;probl&egrave;mes&quot;<\/p>\n<p>  de communication y sont-ils peu compr&eacute;hensibles. Telle<\/p>\n<p>  qu&rsquo;elle se d&eacute;roule ce qui se dit ou se montre n&rsquo;a pas<\/p>\n<p>  beaucoup d&rsquo;importance, ce qui compte est ce qui se sent. Par<\/p>\n<p>  contre, la parole peut y &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e<\/p>\n<p>  comme un don et l&rsquo;expression &quot;distribuer de bonnes paroles&quot;<\/p>\n<p>  y a tout son Sens. Les paroles sont de conseils, des appuis,<\/p>\n<p>  l&rsquo;objet de jeux ou plaisanteries. Elles sont aussi futiles, l&rsquo;ambiance<\/p>\n<p>  et ce qui se passe au del&agrave; des mots paraissent plus importants.<\/p>\n<p>  La communication entre les &ecirc;tres est consid&eacute;r&eacute;e<\/p>\n<p>  comme imm&eacute;diate, les mots et les signes sont presque en<\/p>\n<p>  trop et on ne s&rsquo;en soucie pas, la confiance et la bonne volont&eacute;<\/p>\n<p>  sont sens&eacute;es suffire. Elles ne suffisent que pour ce champ<\/p>\n<p>  bien s&ucirc;r.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Communication est aussi affaire commune, c&rsquo;est ce qui relie,<\/p>\n<p>  qui met en commun, en communication les &ecirc;tres. C&rsquo;est aussi<\/p>\n<p>  ce qui en nie les limites, les distinctions, les diff&eacute;rences.<\/p>\n<p>  Le processus de communication est vu comme la relation naturelle<\/p>\n<p>  entre les &ecirc;tres au-del&agrave; de leur s&eacute;paration<\/p>\n<p>  et aussi de leur r&eacute;alit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>c &#8211; 3 &#8211; les univers de l&rsquo;INVOLUTION<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ils ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; cit&eacute;s pour<\/p>\n<p>  certains, mais il est bon d&rsquo;y revenir. L&rsquo;univers familial en<\/p>\n<p>  est le mod&egrave;le et on pourrait y reconna&icirc;tre bien<\/p>\n<p>  des situations privil&eacute;gi&eacute;es. Au passage, le r&ocirc;le<\/p>\n<p>  maternant est aussi bien tenu par l&rsquo;homme que par la femme vis-&agrave;-vis<\/p>\n<p>  des enfants ou du conjoint. Il faut noter aussi que quelquefois<\/p>\n<p>  le r&ocirc;le MATERNANT est d&eacute;volu &agrave; l&rsquo;enfant et<\/p>\n<p>  celui d&rsquo;ENFANT au parent. Ce cas n&rsquo;est pas si rare et int&eacute;ressant<\/p>\n<p>  &agrave; observer. Ce milieu familial est reproduit dans bien<\/p>\n<p>  d&rsquo;autres circonstances. Quand l&rsquo;entreprise devient &quot;la maison&quot;<\/p>\n<p>  on retrouve ces coh&eacute;rences. C&rsquo;est vrai aussi de beaucoup<\/p>\n<p>  d&rsquo;institutions qui prennent en charge leurs membres avec beaucoup<\/p>\n<p>  d&rsquo;assistances. Les associations de toutes natures sont tr&egrave;s<\/p>\n<p>  souvent la reproduction de milieux chaleureux familiaux &agrave;<\/p>\n<p>  la fois ouverts et ferm&eacute;s. Ouverts pour ne pas &ecirc;tre<\/p>\n<p>  trop cloisonn&eacute;s, le nombre &eacute;vite les distinctions.<\/p>\n<p>  Ferm&eacute;s pour &ecirc;tre clairement prot&eacute;g&eacute;s<\/p>\n<p>  des intrus et troubles f&ecirc;tes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;autres formes d&rsquo;associations coop&eacute;ratives, mutualistes<\/p>\n<p>  ont (surtout dans le pass&eacute;) correspondu &agrave; de telles<\/p>\n<p>  tendances. Les r&eacute;alit&eacute;s &eacute;conomiques en ont<\/p>\n<p>  bien vite fait autre chose dans d&rsquo;autres champs.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;enseignement, l&rsquo;&eacute;cole ont &eacute;t&eacute; aussi beaucoup<\/p>\n<p>  dans ces coh&eacute;rences, en particulier dans les milieux ruraux,<\/p>\n<p>  plus favorables &agrave; l&rsquo;involution que les concentrations<\/p>\n<p>  urbaines. Tous les retours &agrave; la nature lorsqu&rsquo;ils ne sont<\/p>\n<p>  ni une question de mode, ni une question de combat cherchent<\/p>\n<p>  &agrave; r&eacute;tablir une &quot;communication&quot;, une relation<\/p>\n<p>  plus symbiotique. Ce champ s&rsquo;oppose &agrave; la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  dont il est l&rsquo;envers. Ils en rend d&eacute;risoire les ambitions<\/p>\n<p>  et les mythes. C&rsquo;est quelquefois l&rsquo;opposition (sans conflit)<\/p>\n<p>  entre l&rsquo;univers masculin ext&eacute;rieur et l&rsquo;univers f&eacute;minin<\/p>\n<p>  int&eacute;rieur.<BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;Involution est en effet &agrave; consid&eacute;rer comme univers<\/p>\n<p>  plut&ocirc;t f&eacute;minin o&ugrave; l&rsquo;homme y joue plus favorablement<\/p>\n<p>  le r&ocirc;le d&rsquo;ENFANT. Les espaces prot&eacute;g&eacute;s sont<\/p>\n<p>  d&rsquo;ailleurs dans la langue tr&egrave;s souvent f&eacute;minins.<\/p>\n<p>  On peut parler du giron de l&rsquo;entreprise, d&rsquo;une institution, d&rsquo;une<\/p>\n<p>  organisation. Elles ne sont pas causes id&eacute;ales &agrave;<\/p>\n<p>  d&eacute;fendre ou conqu&eacute;rir mais lieu qui entoure, prot&egrave;ge<\/p>\n<p>  et nourrit. C&rsquo;est aussi lieu familial o&ugrave; sont rassembl&eacute;s<\/p>\n<p>  les enfants, une sorte de jardin d&rsquo;ENFANTS, celui de l&rsquo;Eden peut-&ecirc;tre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>d &#8211; 4 &#8211; Consid&eacute;rations th&eacute;oriques et contextes<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le Sens de l&rsquo;involution est celui d&rsquo;un retour &agrave; la matrice,<\/p>\n<p>  au lien du sang et du Sens. Il exclue toute la part qui se retrouve<\/p>\n<p>  dans la d&eacute;gradation avec ses probl&egrave;mes de limites,<\/p>\n<p>  de d&eacute;voration, d&rsquo;&eacute;touffement, etc&#8230; Seuls restent<\/p>\n<p>  l&agrave; les plaisirs et jouissances. C&rsquo;est le domaine de l&rsquo;oralit&eacute;<\/p>\n<p>  avec le souvenir et la recherche du sein maternel, source de<\/p>\n<p>  toutes abondances et satisfactions. Tout ce qui est nourriture<\/p>\n<p>  rappelle ce pass&eacute; paradisiaque qu&rsquo;il s&rsquo;agit de retrouver.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le terme de r&eacute;gression convient si on n&rsquo;y englobe pas<\/p>\n<p>  ce qui ressortit d&rsquo;autres champs. Les liens affectifs ou &eacute;motionnels<\/p>\n<p>  peut diff&eacute;renci&eacute;s y &eacute;closent, accompagn&eacute;s<\/p>\n<p>  d&rsquo;une grande inconscience des r&eacute;alit&eacute;s. L&rsquo;autre<\/p>\n<p>  est source de plaisir, de nourriture ou de chaleur, mais pas<\/p>\n<p>  un &ecirc;tre mat&eacute;riel.<BR><\/p>\n<p>  Il est &agrave; disposition ou l&rsquo;inverse qui revient au m&ecirc;me.<\/p>\n<p>  Il y a sentiment de possession d&rsquo;autant plus facile qu&rsquo;il n&rsquo;y<\/p>\n<p>  a pas de limites concevables. Il n&rsquo;y a pas non plus de mesures,<\/p>\n<p>  que celles du plaisir. Ainsi les choses y doivent &ecirc;tre<\/p>\n<p>  gratuites et disponibles.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le retour &agrave; la m&egrave;re est aussi bien jou&eacute;<\/p>\n<p>  par les deux partenaires en relation compl&eacute;mentaires.<\/p>\n<p>  C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; sans doute le mobile de bien des maternit&eacute;s<\/p>\n<p>  ou paternit&eacute;s maternantes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le monde de l&rsquo;involution est fusionnel et symbiotique ce qui<\/p>\n<p>  explique l&rsquo;imm&eacute;diatet&eacute; des communications telles<\/p>\n<p>  qu&rsquo;elles y sont v&eacute;cues. On se comprend &agrave; demi mot<\/p>\n<p>  ou sans mot du tout. Les groupes, les espaces cl&eacute;s rappellent<\/p>\n<p>  le monde prot&eacute;g&eacute; originel et plus g&eacute;n&eacute;ralement<\/p>\n<p>  tous les contenants et les contenus sont isomorphes de ces Sens.<\/p>\n<p>  De m&ecirc;me le sont toutes les sources de chaleur physique<\/p>\n<p>  ou affective, les foyers.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour revenir &agrave; l&rsquo;inconscience paradisiaque, elle s&rsquo;oppose<\/p>\n<p>  &agrave; la raison consid&eacute;r&eacute;e comme froide et discriminante.<\/p>\n<p>  Effectivement elle objective, ce qui est redout&eacute; ici.<\/p>\n<p>  Il faut plut&ocirc;t s&rsquo;attendre &agrave; une logique dite f&eacute;minine.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Toute une part des figures mythologiques et symboliques f&eacute;mino&iuml;des<\/p>\n<p>  se retrouvent dans ce champ avec l&rsquo;eau, la mer, les &eacute;crins,<\/p>\n<p>  et les histoires de bonnes f&eacute;es, de jeunes filles, d&rsquo;enfants.<\/p>\n<p>  Tous se passe ici sans drame. Le monde de l&rsquo;enfance est imagin&eacute;<\/p>\n<p>  comme de l&rsquo;Involution, m&ecirc;me s&rsquo;il ne l&rsquo;est pas toujours.<\/p>\n<p>  Ce pass&eacute; est valoris&eacute; comme idyllique de m&ecirc;me<\/p>\n<p>  que la nature, le pays natal, la maison.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Historiquement, la vision de l&rsquo;homme &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de<\/p>\n<p>  nature est de ce champ. Soit l&rsquo;homme pr&eacute;historique ou<\/p>\n<p>  des &acirc;ges anciens, soit aujourd&rsquo;hui les &quot;bons sauvages&quot;<\/p>\n<p>  dont la qu&ecirc;te exotique est toujours pr&eacute;sente. La<\/p>\n<p>  for&ecirc;t vierge, la caverne pr&eacute; ou post platonicienne<\/p>\n<p>  comme sites naturels r&eacute;activent les Sens de l&rsquo;involution.<\/p>\n<p>  La pr&eacute;sence du th&egrave;me de l&rsquo;&eacute;ducation des<\/p>\n<p>  enfants et de l&rsquo;enseignement est &agrave; consid&eacute;rer comme<\/p>\n<p>  l&rsquo;acc&egrave;s naturel &agrave; la connaissance universelle comme<\/p>\n<p>  bien primordial et aussi nourriture. Cela va avec des conceptions<\/p>\n<p>  p&eacute;dagogiques tr&egrave;s humanistes fond&eacute;es sur<\/p>\n<p>  une communication imm&eacute;diate des connaissances. Cela s&rsquo;accompagne<\/p>\n<p>  volontiers d&rsquo;une grande m&eacute;connaissance g&eacute;n&eacute;rale<\/p>\n<p>  des r&eacute;alit&eacute;s au profit d&rsquo;un savoir faire limit&eacute;<\/p>\n<p>  &agrave; la survie et au maintien des satisfactions imm&eacute;diates.<\/p>\n<p>  Tout cela alimente bien des nostalgies qui se r&eacute;solvent<\/p>\n<p>  quelquefois malheureusement dans la d&eacute;gradation. En fait<\/p>\n<p>  les tentatives d&rsquo;institutionalisation des r&ecirc;ves de l&rsquo;involution<\/p>\n<p>  les mettent en question. Le r&ecirc;ve devient cause commune<\/p>\n<p>  et on passe en face, d&rsquo;o&ugrave; la nostalgie. Pour concilier<\/p>\n<p>  les deux c&rsquo;est la d&eacute;gradation qui &eacute;merge avec &eacute;checs<\/p>\n<p>  relatifs sur tous les plans. Une grande partie de l&rsquo;humanisme<\/p>\n<p>  s&rsquo;est fourvoy&eacute; dans ces deux champs en se faisant cause,<\/p>\n<p>  id&eacute;ologie, morale ou en devenant revendicatif, intol&eacute;rant,<\/p>\n<p>  manipulateur.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les r&eacute;alit&eacute;s de l&rsquo;involution se trouvent beaucoup<\/p>\n<p>  moins dans les grandes choses que les petites. Les microcosmes<\/p>\n<p>  que l&rsquo;on se cr&eacute;e autour de soi, au bureau, &agrave; la<\/p>\n<p>  campagne, chez soi, y sont souvent destin&eacute;s. Les petites<\/p>\n<p>  choses de la vie en font alors la trame, toujours dans une tendance<\/p>\n<p>  au repli et au ralentissement.<BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n<p><P>e) Champ de l&rsquo;accomplissement<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Avant d&rsquo;aborder ce champ, il faut faire quelques remarques sur<\/p>\n<p>  ses sp&eacute;cificit&eacute;s. La plus importante est que ses<\/p>\n<p>  Sens n&rsquo;ont pas beaucoup de place dans notre culture sauf dans<\/p>\n<p>  des milieux restreints. La cons&eacute;quence en est qu&rsquo;il n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas facile d&rsquo;en parler dans des situations de la vie courante.<\/p>\n<p>  Les images et repr&eacute;sentations seront quelques fois &agrave;<\/p>\n<p>  chercher dans des tendances extr&ecirc;mes qu&rsquo;il faudra savoir<\/p>\n<p>  ramener &agrave; leur juste place. La plupart des typologies<\/p>\n<p>  des sciences humaines ignorent ou nient ce qui ressortit de ce<\/p>\n<p>  champ. D&rsquo;autre fois c&rsquo;est &eacute;voqu&eacute; comme id&eacute;al<\/p>\n<p>  &eacute;vident, allant de soi alors que cela aussi &agrave; bien<\/p>\n<p>  besoin d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;taill&eacute;. (<I>depuis 1980 le<\/p>\n<p>  monde a &eacute;volu&eacute; et ces valeurs paraissent moins<\/p>\n<p>  incongrues<\/I>)<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Par exemple, l&rsquo;id&eacute;e de s&rsquo;accomplir dans sa vie est tr&egrave;s<\/p>\n<p>  vite renvoy&eacute;e dans les autres champs, r&eacute;ussite<\/p>\n<p>  sociale, confort et s&eacute;curit&eacute; ou encore &eacute;chec<\/p>\n<p>  et pessimisme syst&eacute;matique. La vie est une conqu&ecirc;te,<\/p>\n<p>  une lutte ou une simple participation &agrave; la nature dont<\/p>\n<p>  il faut tirer le plus de jouissances. L&rsquo;accomplissement de son<\/p>\n<p>  &ecirc;tre n&rsquo;y est pas repr&eacute;sent&eacute; et si on sait<\/p>\n<p>  assez bien comment, dans la vie courante se d&eacute;veloppent<\/p>\n<p>  les trois autres champs, pour celui l&agrave; il n&rsquo;y a que des<\/p>\n<p>  exemples extr&ecirc;mes, tellement lointains qu&rsquo;il paraissent<\/p>\n<p>  irr&eacute;alistes. Or l&rsquo;accomplissement est aussi le Sens que<\/p>\n<p>  prennent et peuvent prendre des situations de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>  Il faut pour cela commencer &agrave; revoir les rapports au monde.<\/p>\n<p>  Par rapport aux autres champs, celui de l&rsquo;accomplissement est<\/p>\n<p>  celui de la prise de conscience (&eacute;lucidation, clart&eacute;&#8230;)<\/p>\n<p>  du Sens des r&eacute;alit&eacute;s. <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Cela am&egrave;ne &agrave; une particularit&eacute; du champ<\/p>\n<p>  de l&rsquo;accomplissement dans le rapport aux r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Elles sont toujours l&rsquo;occasion de connaissance de soi, d&rsquo;&eacute;lucidation,<\/p>\n<p>  d&rsquo;enrichissement. En tant qu&rsquo;activit&eacute; professionnelle<\/p>\n<p>  ou modes de vie, les r&eacute;alit&eacute;s sont celles des voies<\/p>\n<p>  d&rsquo;accomplissement que l&rsquo;on s&rsquo;est choisies ou d&rsquo;une discipline<\/p>\n<p>  de vie (pas aux Sens des autres champs bien s&ucirc;r).Dans cette<\/p>\n<p>  optique les r&eacute;alit&eacute;s dans les rapports entre personnes<\/p>\n<p>  servent v&eacute;ritablement &agrave; l&rsquo;enrichissement des personnes,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est-&agrave;-dire notamment &agrave; une meilleure connaissance<\/p>\n<p>  de soi et une conscience des r&eacute;alit&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  En tant que m&eacute;diatrices de la communication (R et S),<\/p>\n<p>  les r&eacute;alit&eacute;s sont aussi oeuvre commune. L&rsquo;oeuvre<\/p>\n<p>  est ce que la connaissance permet de r&eacute;aliser et dont<\/p>\n<p>  la r&eacute;alisation enrichit la connaissance. En d&eacute;finitive<\/p>\n<p>  les exp&eacute;riences dans les champs de l&rsquo;accomplissement sont<\/p>\n<p>  toujours destin&eacute;es &agrave; enrichir &quot;l&rsquo;exp&eacute;rience&quot;<\/p>\n<p>  et ainsi &ecirc;tre mieux exp&eacute;riment&eacute;es, etc&#8230;<BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est ce mouvement qui constitue l&rsquo;accompagnement qui se joue<\/p>\n<p>  dans le rapport &agrave; l&rsquo;autre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e -1- Les deux types d&rsquo;identit&eacute;<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans la position haute vers l&rsquo;ETRE , c&rsquo;est de lui-m&ecirc;me<\/p>\n<p>  que l&rsquo;individu donne Sens et r&eacute;alit&eacute;s. Cela d&eacute;finit<\/p>\n<p>  le MAITRE. La ma&icirc;trise consiste d&rsquo;abord &agrave; poss&eacute;der<\/p>\n<p>  la connaissance de quelque chose, d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute;,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;en &quot;avoir le Sens&quot; c&rsquo;est &agrave;<\/p>\n<p>  dire conscience de ce Sens en soi-m&ecirc;me. Elle est toujours<\/p>\n<p>  &quot;es&quot; quelque chose et ce peut &ecirc;tre aussi bien<\/p>\n<p>  d&rsquo;une discipline spirituelle que d&rsquo;un art, ou d&rsquo;un savoir faire<\/p>\n<p>  quelconque aussi &quot;banal&quot; soit-il. Cette ma&icirc;trise<\/p>\n<p>  implique celle du Sens et des r&eacute;alit&eacute;s <STRONG>simultan&eacute;ment<\/STRONG><\/p>\n<p>  ou encore de la th&eacute;orie <STRONG>et<\/STRONG> de la pratique.<\/p>\n<p>  Th&eacute;orie &eacute;tant pris pour connaissance consciente,<\/p>\n<p>  pratique pour modalit&eacute;s d&rsquo;op&eacute;ration. De ce fait<\/p>\n<p>  le ma&icirc;tre peut professer. Cela veut dire enseigner comme<\/p>\n<p>  professeur, cela veut dire aussi exercer sa profession. Cette<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise doit &ecirc;tre bien distingu&eacute;e de ses<\/p>\n<p>  avatars dans les autres champs.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>Dans la conqu&ecirc;te<\/STRONG> il n&rsquo;y a pas le Sens,<\/p>\n<p>  savoir sans &acirc;me, th&eacute;orie et pratique d&eacute;connect&eacute;es<\/p>\n<p>  (la th&eacute;orie est un simple discours). Les pratiques personnelles<\/p>\n<p>  et professionnelles sont fonctions d&rsquo;images ext&eacute;rieures<\/p>\n<p>  &agrave; soi (des mod&egrave;les) et non pas fond&eacute;es en<\/p>\n<p>  soi-m&ecirc;me (connaissance). Ma&icirc;tre est synonyme de chef-vedette,<\/p>\n<p>  le meilleur sur une cause, celui qui en a les insignes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>Dans la d&eacute;gradation<\/STRONG> , c&rsquo;est un faux ma&icirc;tre<\/p>\n<p>  qui dit avoir une ma&icirc;trise mais la confond dans son fonctionnement<\/p>\n<p>  avec la force et la pression exerc&eacute;e sur les autres (et<\/p>\n<p>  sur lui).<BR><\/p>\n<p>  Il dit savoir se ma&icirc;triser alors qu&rsquo;il se contient et emp&ecirc;che<\/p>\n<p>  ou s&#8217;emp&ecirc;che.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>Dans l&rsquo;involution<\/STRONG> , la ma&icirc;trise est limit&eacute;e<\/p>\n<p>  &agrave; la sensibilit&eacute;, l&rsquo;intuition ou le sentiment.<\/p>\n<p>  On s&rsquo;en contente mais les r&eacute;alit&eacute;s, les r&eacute;alisations<\/p>\n<p>  n&rsquo;adviennent pas. La &quot;ma&icirc;tresse&quot; d&rsquo;&eacute;cole<\/p>\n<p>  par exemple, qui couve ses petits &eacute;l&egrave;ves, ne leur<\/p>\n<p>  permet pas de grandir, de se d&eacute;velopper. Le ma&icirc;tre<\/p>\n<p>  confond ici sa bonne volont&eacute; avec les capacit&eacute;s<\/p>\n<p>  que donne la v&eacute;ritable ma&icirc;trise.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le MAITRE connait et se connait : s&rsquo;y connait dans sa partie.<\/p>\n<p>  Il en a le savoir-faire. Les deux, savoir et faire sont r&eacute;unis.<\/p>\n<p>  Le concept de m&eacute;tier est fond&eacute; sur l&rsquo;exp&eacute;rience<\/p>\n<p>  int&eacute;gr&eacute;e d&rsquo;un savoir-faire, c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  sur la conscience de sa coh&eacute;rence et de ses r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Un enseignement est aussi une coh&eacute;rence et ses r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  que connait le MAITRE. Un art est fait d&rsquo;une sensibilit&eacute;<\/p>\n<p>  qui s&rsquo;exprime dans une expression juste. La ma&icirc;trise consiste<\/p>\n<p>  justement dans cette justesse qui implique la conscience de son<\/p>\n<p>  Sens, sensible. Un savoir quelconque, aussi vaste ou limit&eacute;<\/p>\n<p>  soit-il, peut &ecirc;tre objet d&rsquo;une ma&icirc;trise. Au lieu<\/p>\n<p>  du geste m&eacute;canique le ma&icirc;tre en poss&egrave;de toutes<\/p>\n<p>  les finesses et le Sens. De ce fait, il sait faire vivre son<\/p>\n<p>  art, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;adapter &agrave; toutes les situations<\/p>\n<p>  et les circonstances. Il le peut parce qu&rsquo;il en a connaissance<\/p>\n<p>  = conscience du Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ce n&rsquo;est pas le cas s&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;imitation des formes ou vague<\/p>\n<p>  intuition. Faire la cuisine, jardiner, tenir une comptabilit&eacute;<\/p>\n<p>  peuvent constituer l&rsquo;art dans une ma&icirc;trise, mais ce n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas parce que l&rsquo;on sait faire cuire un oeuf que l&rsquo;on est ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>  Ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;on sait faire un bilan que l&rsquo;on est<\/p>\n<p>  ma&icirc;tre, ce n&rsquo;est pas non plus parce que l&rsquo;on est expert.<\/p>\n<p>  Celui qui sait rouler &agrave; bicyclette peut &ecirc;tre incapable<\/p>\n<p>  d&rsquo;enseigner, de former quelqu&rsquo;un, d&rsquo;en faire une th&eacute;orie,<\/p>\n<p>  d&rsquo;en &ecirc;tre professeur ou en faire profession. C&rsquo;est ce que<\/p>\n<p>  la &quot;connaissance&quot; du MAITRE lui permet. Il peut parler<\/p>\n<p>  de son art, le communiquer, le pratiquer et l&rsquo;enseigner.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La ma&icirc;trise n&rsquo;est donc pas li&eacute;e aux dimensions ou<\/p>\n<p>  &agrave; l&rsquo;importance sociale d&rsquo;une chose mais &agrave; la &quot;connaissance&quot;<\/p>\n<p>  du Ma&icirc;tre qui la poss&egrave;de parfaitement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le Sens de l&rsquo;accomplissement consiste, dans l&rsquo;exercice de la<\/p>\n<p>  ma&icirc;trise, &agrave; en approfondir sans cesse le Sens et<\/p>\n<p>  en &eacute;tendre le champ. Une ma&icirc;trise est une voie d&rsquo;accomplissement.<\/p>\n<p>  L&rsquo;expression &quot;trouver sa voie&quot; consiste &agrave; d&eacute;couvrir<\/p>\n<p>  le champ possible de sa ma&icirc;trise personnelle.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Avant de devenir MAITRE, il a pu &ecirc;tre n&eacute;cessaire<\/p>\n<p>  de se chercher, par exemple, passer en position BASSE par un<\/p>\n<p>  apprentissage. Cette position se d&eacute;finit sur l&rsquo;axe NON-ETRE.<\/p>\n<p>  La personne <STRONG>prend<\/STRONG> Sens et r&eacute;alit&eacute;s.<\/p>\n<p>  Les modalit&eacute;s en sont extr&ecirc;mement vari&eacute;es<\/p>\n<p>  et peuvent recouvrir la totalit&eacute; des situations de la<\/p>\n<p>  vie (comme les autres champs d&rsquo;ailleurs). Le terme choisi pour<\/p>\n<p>  ce type de fonctionnement est celui de PRATIQUANT. C&rsquo;est celui<\/p>\n<p>  qui s&rsquo;enrichit, se construit, se d&eacute;veloppe, s&rsquo;accomplit<\/p>\n<p>  en utilisant, en se servant des produits et pratiques de la ma&icirc;trise.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le PRATIQUANT peut &ecirc;tre disciple, &eacute;l&egrave;ve,<\/p>\n<p>  &eacute;tudiant, apprenti, fid&egrave;le, mais utilisateur d&rsquo;un<\/p>\n<p>  service, d&rsquo;un produit, employeur par exemple, acheteur et m&ecirc;me<\/p>\n<p>  consommateur.<BR><\/p>\n<p>  L&agrave; aussi les domaines sont vastes ou restreints et peuvent<\/p>\n<p>  &ecirc;tre triviaux ou tr&egrave;s exceptionnels. Ce qui les<\/p>\n<p>  distingue des autres champs, c&rsquo;est que le PRATIQUANT suit une<\/p>\n<p>  pratique et s&rsquo;y accomplit, s&rsquo;y construit, prend Sens et r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  &agrave; la fois. Ce n&rsquo;est pas tr&egrave;s &eacute;vident quand<\/p>\n<p>  il s&rsquo;agit de quelque chose d&rsquo;aussi courant que manger. On peut<\/p>\n<p>  manger dans tous les Sens de la carte de coh&eacute;rence. Ici,<\/p>\n<p>  manger consiste &agrave; r&eacute;pondre au besoin de nourriture<\/p>\n<p>  du corps selon une certaine discipline alimentaire. Comme dans<\/p>\n<p>  certaines traditions, suivre une ligne de conduite alimentaire<\/p>\n<p>  consciente est un acte important de son fonctionnement personnel.<\/p>\n<p>  On peut aussi ne manger que pour le plaisir des sens (involution),<\/p>\n<p>  ne manger que par obligation ou restriction (r&egrave;glement,<\/p>\n<p>  r&eacute;gimes, gavages, d&eacute;go&ucirc;ts, famine&#8230;) ne<\/p>\n<p>  manger enfin que par habitude, par convention selon des modes<\/p>\n<p>  (rituels, &quot;d&icirc;ner en ville&quot;, &quot;nouvelle cuisine&quot;<\/p>\n<p>  di&eacute;t&eacute;tique &quot;objective&quot;). C&rsquo;est la m&ecirc;me<\/p>\n<p>  chose de tout usage.<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p>  Le PRATIQUANT est celui qui prend aussi Sens, de ce qu&rsquo;il emploie,<\/p>\n<p>  de ce qu&rsquo;il fait. C&rsquo;est le Sens de son accomplissement et de<\/p>\n<p>  son fonctionnement. Prendre Sens peut consister &agrave; apprendre,<\/p>\n<p>  &agrave; comprendre, &agrave; prendre conscience, &agrave; prendre<\/p>\n<p>  plaisir-Sens, &agrave; prendre go&ucirc;t, &agrave; s&rsquo;alimenter,<\/p>\n<p>  &agrave; prendre-forme aussi. C&rsquo;est &agrave; la fois se chercher<\/p>\n<p>  et se construire. Se conna&icirc;tre en empruntant des m&eacute;thodes,<\/p>\n<p>  pratiques, instruments, rites, produits issus de l&rsquo;art du ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>  Le ma&icirc;tre trouve en lui-m&ecirc;me le Sens de son art,<\/p>\n<p>  le pratiquant se cherche et chemine selon les pratiques d&rsquo;un<\/p>\n<p>  ma&icirc;tre. De ce fait il ne se d&eacute;finit que par rapport<\/p>\n<p>  &agrave; une ma&icirc;trise et ses fruits. C&rsquo;est aussi l&rsquo;amateur,<\/p>\n<p>  celui qui n&rsquo;est pas &quot;professionnel&quot; mais en utilise<\/p>\n<p>  les pratiques, en utilise les produits. D&rsquo;une mani&egrave;re<\/p>\n<p>  ou d&rsquo;une autre il s&rsquo;en sert, il en prend le Sens.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Envisageons maintenant les jeux d&rsquo;identit&eacute;s de ce champ<\/p>\n<p>  en commen&ccedil;ant par la relation compl&eacute;mentaire MAITRE-PRATIQUANT.<\/p>\n<p>  Elle est compl&eacute;mentaire si elle a m&ecirc;me coh&eacute;rence.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le pratiquant progresse<\/p>\n<p>  dans une prise de conscience de ses r&eacute;alit&eacute;s et<\/p>\n<p>  de leur Sens gr&acirc;ce au conSensus du ma&icirc;tre. En psychanalyse<\/p>\n<p>  cela s&rsquo;appelle le transfert. Dans un enseignement le professeur<\/p>\n<p>  parle, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve entend, s&rsquo;exerce et le professeur<\/p>\n<p>  v&eacute;rifie, ajuste, corrige. En fait, il donne aussi conSensus<\/p>\n<p>  &agrave; ce que fait l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve et qui prend Sens<\/p>\n<p>  pour lui. C&rsquo;est autre chose que dans la conqu&ecirc;te ou le<\/p>\n<p>  Sens de ce qui est appris est ailleurs, ce qui donne savoir sans<\/p>\n<p>  connaissance, capacit&eacute; de r&eacute;p&eacute;tition conforme,<\/p>\n<p>  de r&eacute;f&eacute;rence sans savoir-faire. Un autre exemple<\/p>\n<p>  de cette relation compl&eacute;mentaire est celle de l&rsquo;oeuvre<\/p>\n<p>  utilis&eacute;e par le pratiquant. Dans ce champ elle n&rsquo;est transmise<\/p>\n<p>  de l&rsquo;un &agrave; l&rsquo;autre que parce qu&rsquo;elle sert selon ses Sens,<\/p>\n<p>  ses fonctions. Par exemple une oeuvre d&rsquo;art achet&eacute;e par<\/p>\n<p>  un amateur, pratiquant, pour les impressions que cela donne et<\/p>\n<p>  non pour le mat&eacute;riaux, le temps pass&eacute;, la notori&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  de l&rsquo;artiste ou un caprice passager. Cette oeuvre acquise contribue<\/p>\n<p>  pour lui &agrave; son accomplissement, lui permet de s&rsquo;y trouver,<\/p>\n<p>  de s&rsquo;y conna&icirc;tre.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le r&ocirc;le des parents vis-&agrave;-vis de leurs enfants pourrait<\/p>\n<p>  se d&eacute;finir dans cette relation compl&eacute;mentaire.<\/p>\n<p>  L&rsquo;enfant PRATIQUANT la vie selon des modalit&eacute;s familiales<\/p>\n<p>  et de l&rsquo;environnement, les parents expliquent, donnent Sens,<\/p>\n<p>  nourrissent son cheminement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Dans la relation MAITRE-PRATIQUANT une chose peut para&icirc;tre<\/p>\n<p>  &eacute;tonnante : <B>le MAITRE est le serviteur<\/B>. Il est<\/p>\n<p>  disponible, au service de l&rsquo;autre. Le conSensus s&rsquo;&eacute;tablit<\/p>\n<p>  &agrave; partir de l&rsquo;exp&eacute;rience du PRATIQUANT et non celle<\/p>\n<p>  du ma&icirc;tre. De ce fait celui-ci doit &ecirc;tre &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;coute, disponible, au service de celui qui apprend<\/p>\n<p>  ou qui attend un service. Il n&rsquo;y a service que s&rsquo;il y a conSensus<\/p>\n<p>  et ce conSensus d&eacute;pend des deux partenaires. Le ma&icirc;tre<\/p>\n<p>  ne peut imposer ses services, il ne peut que les proposer. La<\/p>\n<p>  mesure de ce service du ma&icirc;tre au pratiquant, &eacute;l&egrave;ve<\/p>\n<p>  ou client, disciple ou amateur, d&eacute;pend surtout de ce que<\/p>\n<p>  peut recevoir ou veut recevoir ce dernier. Cela am&egrave;ne<\/p>\n<p>  &agrave; la question du prix pay&eacute; par le pratiquant pour<\/p>\n<p>  le &quot;service&quot; du ma&icirc;tre. Ce service, produit,<\/p>\n<p>  enseignement, oeuvre, ne vaut que par le conSensus &eacute;tablit<\/p>\n<p>  et donc par la r&eacute;alit&eacute; de ce conSensus exprim&eacute;<\/p>\n<p>  dans la mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;change. Le prix est une r&eacute;alit&eacute;<\/p>\n<p>  homologue au service, c&rsquo;est-&agrave;-dire de m&ecirc;mes Sens<\/p>\n<p>  : la coh&eacute;rence de la relation consentie.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Si le pratiquant ne tire rien de la relation, il n&rsquo;y a pas de<\/p>\n<p>  prix. Le prix d&rsquo;un service n&rsquo;est pas celui d&rsquo;une quantit&eacute;<\/p>\n<p>  de temps, de mat&eacute;riaux, ou une question de raret&eacute;,<\/p>\n<p>  mais uniquement une question de conSensus &eacute;tabli. Il ne<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre n&eacute;goci&eacute;. Le fixer &agrave; l&rsquo;avance<\/p>\n<p>  indique ce que veut prendre le pratiquant (prendre Sens), le<\/p>\n<p>  ma&icirc;tre reste disponible.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une situation qui peut nous para&icirc;tre &eacute;tonnante dans<\/p>\n<p>  notre culture est celle qui fait que celui qui paye est en position<\/p>\n<p>  basse et celui qui produit, est au service, est en position haute.<\/p>\n<p>  De ce fait par exemple l&#8217;employeur est PRATIQUANT de la MAITRISE<\/p>\n<p>  de ses ouvriers qui peuvent avoir leurs apprentis, autres PRATIQUANTS.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  De m&ecirc;me le client est PRATIQUANT du fournisseur, celui<\/p>\n<p>  qui ach&egrave;te est en position basse. Pr&eacute;cisons qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  s&rsquo;agit toujours de ce champ de l&rsquo;accomplissement o&ugrave; on<\/p>\n<p>  a pr&eacute;cis&eacute; la relation de &quot;service&quot; consid&eacute;r&eacute;e.<\/p>\n<p>  Le ma&icirc;tre donne Sens et r&eacute;alit&eacute;, il am&egrave;ne<\/p>\n<p>  ou alimente le PRATIQUANT qui le paie pour cela selon la monnaie<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;change et la valeur consentie. Le contrat et ses termes<\/p>\n<p>  service-prix ne sont toujours que des formes homologues au conSensus.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Une derni&egrave;re chose &agrave; noter, comme dans les autres<\/p>\n<p>  champs le changement de position est possible pour un individu.<\/p>\n<p>  Par exemple un PRATIQUANT dans une discipline peut aussi &ecirc;tre<\/p>\n<p>  &agrave; un autre moment MAITRE dans une partie de cette discipline<\/p>\n<p>  et &ecirc;tre au service d&rsquo;un autre PRATIQUANT.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est toujours dans la relation que se d&eacute;finit la position.<\/p>\n<p>  Un professeur peut tr&egrave;s bien continuer &agrave; apprendre<\/p>\n<p>  dans sa discipline tout en enseignant par ailleurs. Le MAITRE<\/p>\n<p>  peut toujours se perfectionner pour &eacute;largir ou approfondir<\/p>\n<p>  son champ de ma&icirc;trise. Il devient alors PRATIQUANT avec<\/p>\n<p>  un autre MAITRE plus avanc&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Passons maintenant aux relations sym&eacute;triques en commen&ccedil;ant<\/p>\n<p>  par la position haute MAITRE-MAITRE. Il s&rsquo;&eacute;tablit aussi<\/p>\n<p>  une relation de conSensus avec cette fois-ci non pas service<\/p>\n<p>  rendu mais oeuvre commune.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation est de conception dans le croisement des ma&icirc;trises.<\/p>\n<p>  Elle est aussi de g&eacute;n&eacute;ration. La communication<\/p>\n<p>  porte des fruits, une production qui n&eacute;cessite la ma&icirc;trise<\/p>\n<p>  des deux partenaires. Deux professionnels peuvent cr&eacute;er<\/p>\n<p>  ensemble de m&ecirc;me que deux professeurs. Ce croisement est<\/p>\n<p>  le plus riche pour cr&eacute;er de nouvelles r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  : les b&acirc;tisseurs de cath&eacute;drales en ont laiss&eacute;<\/p>\n<p>  la trace mais aussi bien d&rsquo;autres aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;oeuvre commune<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre un service pour des PRATIQUANTS. De ce fait ce<\/p>\n<p>  peut &ecirc;tre une entreprise. L&rsquo;entreprise est alors, dans<\/p>\n<p>  ce champ, la relation de ma&icirc;tres dans le conSensus (les<\/p>\n<p>  Sens communs) qui peut &ecirc;tre &eacute;tabli dans leur ma&icirc;trise<\/p>\n<p>  (professionnelle). L&rsquo;entreprise se d&eacute;finit par la coh&eacute;rence<\/p>\n<p>  de ses ma&icirc;tres et non celles des pratiquants &eacute;ventuels.<\/p>\n<p>  La &quot;politique commerciale&quot; d&rsquo;une telle entreprise ne<\/p>\n<p>  pourrait &ecirc;tre que de proposer ses services &agrave; des<\/p>\n<p>  personnes qui pourraient en &ecirc;tre PRATIQUANTS. Le conSensus<\/p>\n<p>  d&eacute;pend d&rsquo;eux aussi. Revenons &agrave; la relation sym&eacute;trique<\/p>\n<p>  entre MAITRES pour noter qu&rsquo;elle pourrait &ecirc;tre aussi celle<\/p>\n<p>  de la relation homme-femme dont le produit l&rsquo;enfant commence<\/p>\n<p>  par &ecirc;tre le fruit de leur reproduction avant de devenir<\/p>\n<p>  &eacute;ventuellement PRATIQUANT de ses MAITRES, parents ou autres.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La relation sym&eacute;trique PRATIQUANT-PRATIQUANT est une relation<\/p>\n<p>  de participation commune &agrave; une m&ecirc;me discipline qui<\/p>\n<p>  en donne la coh&eacute;rence. Si les partenaires restent dans<\/p>\n<p>  cette position il y a communion dans le Sens et les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  de la situation. Il y a de ce fait communication satisfaisante<\/p>\n<p>  sur leur pratique commune. Elle est de reconnaissance mutuelle,<\/p>\n<p>  condisciples, association de consommateurs, mais aussi de conSensus<\/p>\n<p>  sur leurs r&eacute;alit&eacute;s mutuelles. C&rsquo;est ce qui peut<\/p>\n<p>  faire une assembl&eacute;e d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves, une association,<\/p>\n<p>  o&ugrave; on parlera essentiellement de la discipline commune<\/p>\n<p>  et o&ugrave; on en tirera jouissance. Il peut se pr&eacute;senter<\/p>\n<p>  des probl&egrave;mes si les pratiquants n&rsquo;en sont pas au m&ecirc;me<\/p>\n<p>  degr&eacute; sur leur pratique o&ugrave; s&rsquo;ils sont de disciplines<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes. Dans ce cas, il risque de ne pas s&rsquo;&eacute;tablir<\/p>\n<p>  de conSensus et donc pas de relation, ou relation sur un conSensus<\/p>\n<p>  d&rsquo;un autre champ. A quoi cela sert-il une relation de ce type<\/p>\n<p>  ? A conforter chacun dans son cheminement et &agrave; se co-activer.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La communication &eacute;tablie sur une coh&eacute;rence commune<\/p>\n<p>  renforce l&rsquo;activation de cette coh&eacute;rence et la surd&eacute;termine<\/p>\n<p>  et ainsi l&rsquo;implication dans la pratique. Ce &quot;soutien&quot;<\/p>\n<p>  de l&rsquo;autre ou des autres, qui n&rsquo;est pas un apport mais une pr&eacute;sence,<\/p>\n<p>  est particuli&egrave;rement important pour pratiquer le plus<\/p>\n<p>  favorablement possible. Dans un groupe de travail ou d&rsquo;&eacute;tude<\/p>\n<p>  c&rsquo;est ce qui se passe. Autre chose que la comp&eacute;tition,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est une relation d&rsquo;&eacute;mulation mutuelle o&ugrave; ils<\/p>\n<p>  peuvent s&rsquo;exercer &agrave; leur pratique.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e &#8211; 2 &#8211; Vision du probl&egrave;me de la communication<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Elle est ici envisag&eacute;e dans toutes ses dimensions. La<\/p>\n<p>  communication, tout d&rsquo;abord est indissociable de sa finalit&eacute;<\/p>\n<p>  et de son efficacit&eacute;. Ce n&rsquo;est pas la d&eacute;signation<\/p>\n<p>  d&rsquo;un &eacute;tat mais d&rsquo;un mouvement par lequel s&rsquo;accomplissent<\/p>\n<p>  les personnes dans leurs r&eacute;alit&eacute;s, oeuvres, apprentissages,<\/p>\n<p>  etc&#8230; On doit donc toujours se poser la question du Sens de<\/p>\n<p>  cette communication, de son int&eacute;r&ecirc;t. <STRONG>Communiquer,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est agir<\/STRONG> ! Voil&agrave; quelque chose de tr&egrave;s<\/p>\n<p>  important. En effet si l&rsquo;on regarde les diff&eacute;rents types<\/p>\n<p>  de relation, pour chacun &agrave; son niveau, la communication<\/p>\n<p>  est action qu&rsquo;elle soit de parole, d&rsquo;&eacute;tude, de production,<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;mulation, d&rsquo;exercice, d&rsquo;entreprise, de g&eacute;n&eacute;ration,<\/p>\n<p>  etc&#8230;<BR><\/p>\n<p>  La relation dans le champ de l&rsquo;accomplissement int&egrave;gre<\/p>\n<p>  justement les trois dimensions personnelles, fonctionnelles,<\/p>\n<p>  situationnelles. De ce fait, l&rsquo;accomplissement personnel est<\/p>\n<p>  aussi le Sens des circonstances, organisations, entreprises,<\/p>\n<p>  &eacute;l&eacute;ments de la r&eacute;alit&eacute;s. La situation<\/p>\n<p>  n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la sc&egrave;ne de l&rsquo;&eacute;volution<\/p>\n<p>  des personnes. La troisi&egrave;me dimension, fonctionnelle,<\/p>\n<p>  est le processus de l&rsquo;accomplissement des pr&eacute;c&eacute;dentes.<\/p>\n<p>  L&rsquo;accomplissement de l&rsquo;oeuvre ou des personnes n&rsquo;est rien d&rsquo;autre<\/p>\n<p>  que l&rsquo;action par et dans la communication. Si l&rsquo;on observe la<\/p>\n<p>  plupart des activit&eacute;s collectives, on s&rsquo;aper&ccedil;oit<\/p>\n<p>  que tout ce que l&rsquo;on appelle action n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que le<\/p>\n<p>  d&eacute;roulement d&rsquo;ensembles de communications dont les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  sont pour beaucoup verbales, de transmissions de donn&eacute;es<\/p>\n<p>  ou d&rsquo;assemblages de mat&eacute;riels. Seule l&rsquo;oeuvre strictement<\/p>\n<p>  individuelle, accomplie par le ma&icirc;tre n&rsquo;est pas le fruit<\/p>\n<p>  imm&eacute;diat d&rsquo;une communication. Cela n&rsquo;est pas tr&egrave;s<\/p>\n<p>  fr&eacute;quent dans la plupart des activit&eacute;s courantes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La cons&eacute;quence de l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;action et de<\/p>\n<p>  la communication fait que, dans ce champ, le travail sur les<\/p>\n<p>  relations et leurs modalit&eacute;s est essentiels. C&rsquo;est le<\/p>\n<p>  cas de la relation th&eacute;rapeutique, p&eacute;dagogique,<\/p>\n<p>  mais aussi commerciale, de production et encore la relation de<\/p>\n<p>  couple, parent- enfant, les relations de groupes, etc&#8230;<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Le premier type de relation MAITRE-PRATIQUANT est conduit par<\/p>\n<p>  le MAITRE, il vise &agrave; l&rsquo;&eacute;lucidation du Sens de la<\/p>\n<p>  communication &eacute;tablie pour le pratiquant. Le Ma&icirc;tre<\/p>\n<p>  en est d&eacute;j&agrave; plus conscient, c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  a une certaine ma&icirc;trise. Pour cela, dans sa discipline,<\/p>\n<p>  le ma&icirc;tre propose une pratique, des r&egrave;gles, des<\/p>\n<p>  r&eacute;alit&eacute;s. Leur pratique par le pratiquant lui permet<\/p>\n<p>  d&rsquo;&eacute;tablir conSensus avec le Ma&icirc;tre et d&rsquo;en conna&icirc;tre<\/p>\n<p>  ainsi les r&eacute;alit&eacute;s, puis le Sens. Entre MAITRES,<\/p>\n<p>  c&rsquo;est directement l&rsquo;&eacute;tablissement de la communication<\/p>\n<p>  qui est cr&eacute;ateur. En effet, les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  produites dans l&rsquo;&eacute;change, appartenant &agrave; R ou S,<\/p>\n<p>  de par la conscience de leur art, de leur coh&eacute;rence par<\/p>\n<p>  les partenaires, ont la possibilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre p&eacute;rennes.<BR><\/p>\n<p>  C&rsquo;est ce qui en fait une production ma&icirc;tris&eacute;e, une<\/p>\n<p>  production nouvelle mais qui est en coh&eacute;rence avec la<\/p>\n<p>  situation de r&eacute;alisation. Ce sont les deux conditions<\/p>\n<p>  de la cr&eacute;ation: qu&rsquo;elle soit ma&icirc;tris&eacute;e et<\/p>\n<p>  qu&rsquo;elle ait sa place dans la situation. Le processus de communication<\/p>\n<p>  entre PRATIQUANTS est plus courant. L&rsquo;enjeu est important pour<\/p>\n<p>  le cheminement personnel des partenaires mais n&rsquo;est pas cr&eacute;ateur<\/p>\n<p>  de r&eacute;alit&eacute;s nouvelles. Ce n&rsquo;est pas un processus<\/p>\n<p>  de production mais d&rsquo;entra&icirc;nement, de pr&eacute;paration.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La communication est ainsi dans ce champ &eacute;quivalente &agrave;<\/p>\n<p>  l&rsquo;action avec effet principal :<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; D&rsquo;activation dans la relation PRATIQUANT-PRATIQUANT.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; De maturation dans la relation MAITRE-PRATIQUANT.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  &#8211; De cr&eacute;ation dans la relation MAITRE-MAITRE.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e -3 &#8211; Les univers de l&rsquo;accomplissement<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Ils pourraient &ecirc;tre tous les univers de la vie. Dans notre<\/p>\n<p>  culture ils se sont r&eacute;duits &agrave; peu de choses qui<\/p>\n<p>  en sont souvent simulacres. Les religions ont en principe ce<\/p>\n<p>  Sens avec leurs Ma&icirc;tres spirituels ou temporels, proph&egrave;tes,<\/p>\n<p>  pr&ecirc;tres, mystiques, etc&#8230; Leurs rituels sont souvent des<\/p>\n<p>  processus de maturation MAITRE-PRATIQUANTS ou de communication<\/p>\n<p>  et d&rsquo;&eacute;mulation dans les exercices et assembl&eacute;es<\/p>\n<p>  de fid&egrave;les. Dans la champ de la conqu&ecirc;te, elles<\/p>\n<p>  ont beaucoup perdu leur Sens et, leurs communications leurs fonctions.<\/p>\n<p>  La crise de la conqu&ecirc;te avec le &quot;retour du religieux&quot;<\/p>\n<p>  manifeste un renversement de tendances.<BR><\/p>\n<p>  Un autre univers, non sans une grande diversit&eacute; de Sens,<\/p>\n<p>  est celui des pratiques psychanalytiques, de d&eacute;veloppement<\/p>\n<p>  personnel ou de psychoth&eacute;rapie associ&eacute;es &agrave;<\/p>\n<p>  des apports de traditions diverses. Il n&rsquo;est pas facile de s&rsquo;y<\/p>\n<p>  retrouver dans le fratras des th&eacute;ories, des pratiques<\/p>\n<p>  et des modes. Il y r&egrave;gne beaucoup de pseudo-ma&icirc;tres<\/p>\n<p>  qui ont confondu synth&egrave;se personnelle et syncr&eacute;tisme.<\/p>\n<p>  La panoplie de r&eacute;f&eacute;rence qui s&rsquo;utilise parle plus<\/p>\n<p>  du champ de la conqu&ecirc;te que de celui-ci. Au nom de l&rsquo;accomplissement,<\/p>\n<p>  la d&eacute;gradation s&rsquo;y d&eacute;ploie volontiers, le mensonge<\/p>\n<p>  y r&egrave;gne.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;enseignement et la formation pourraient constituer un univers<\/p>\n<p>  privil&eacute;gi&eacute;. Il est loin de cela, particuli&egrave;rement<\/p>\n<p>  ancr&eacute; dans la culture dominante il la suit plut&ocirc;t<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il la pr&eacute;c&egrave;de. C&rsquo;est cependant l&agrave; qu&rsquo;on<\/p>\n<p>  peut aussi attendre et rep&eacute;rer des exp&eacute;riences<\/p>\n<p>  et des d&eacute;veloppements de ce champ. La relation p&eacute;dagogique<\/p>\n<p>  dominante est plut&ocirc;t de type behavioriste dans la droite<\/p>\n<p>  de la carte des champs. Les tendances de l&rsquo;accomplissement ont<\/p>\n<p>  &agrave; subir bien des d&eacute;tournements avant de se diffuser<\/p>\n<p>  et donner leurs v&eacute;ritables r&eacute;sultats. Cela tend<\/p>\n<p>  &agrave; se produire malgr&eacute; les oracles pessimistes de<\/p>\n<p>  la crise.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;entreprise actuelle n&rsquo;est pas en g&eacute;n&eacute;ral un terrain<\/p>\n<p>  bien propice &agrave; ce champ. Cependant avec les questions<\/p>\n<p>  provoqu&eacute;es ou lib&eacute;r&eacute;es par la crise leurs<\/p>\n<p>  finalit&eacute;s et donc leurs Sens peuvent &eacute;voluer. M&ecirc;me<\/p>\n<p>  si des crispations d&rsquo;un champ oppos&eacute; se manifestent, il<\/p>\n<p>  s&rsquo;en d&eacute;gage aussi dans ce champ, sans fureurs ni fracas,<\/p>\n<p>  mais s&ucirc;rement. La modification des rapports au travail<\/p>\n<p>  n&rsquo;est pas &agrave; regarder que d&rsquo;une mani&egrave;re pessimiste,<\/p>\n<p>  au contraire. C&rsquo;est peut &ecirc;tre le moment o&ugrave; des discours<\/p>\n<p>  d&eacute;j&agrave; bien anciens pourront s&rsquo;accomplir r&eacute;ellement<\/p>\n<p>  ou reprendre place autrement que dans des plaintes nostalgiques.<\/p>\n<p>  Le m&eacute;tier, la profession disparaissent d&rsquo;une part, mais<\/p>\n<p>  r&eacute;apparaissent autre part.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  On repense &agrave; former des hommes plut&ocirc;t que des experts,<\/p>\n<p>  des sp&eacute;cialistes ou des manoeuvres. Certains repensent<\/p>\n<p>  reprendre ma&icirc;trise donc autonomie.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Un dernier univers de l&rsquo;accomplissement pourrait bien &ecirc;tre<\/p>\n<p>  la famille. Ses crises, convulsions, pseudo changements aussi<\/p>\n<p>  cachent de v&eacute;ritables &eacute;volutions qui sortent des<\/p>\n<p>  mod&egrave;les de la conqu&ecirc;te sans forc&eacute;ment tomber<\/p>\n<p>  dans les champs du bas. Que la famille devienne un lieu de ma&icirc;trise<\/p>\n<p>  et d&rsquo;accomplissement ne ferait que renouer avec ce qu&rsquo;ont de<\/p>\n<p>  fondamental des relations sexu&eacute;es et aussi la reproduction<\/p>\n<p>  et l&rsquo;&eacute;ducation des enfants. C&rsquo;est banal mais essentiel<\/p>\n<p>  en particulier, dans ce champ.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>e-4 &#8211; Consid&eacute;rations th&eacute;oriques et contextes<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour renouer avec les r&eacute;f&eacute;rences psychanalytiques,<\/p>\n<p>  ce champ l&agrave; est celui de la g&eacute;nitalit&eacute; qui<\/p>\n<p>  int&egrave;gre donc tous les autres stades et les d&eacute;passe.<\/p>\n<p>  Cela rend particuli&egrave;rement signifiant les relations sexu&eacute;es<\/p>\n<p>  comme d&rsquo;accomplissement. On retrouvera dans ce champ la notion<\/p>\n<p>  d&rsquo;individuation qui consiste en une r&eacute;union, dans la personne,<\/p>\n<p>  de ses tendances masculines et f&eacute;minines. Ces deux tendances<\/p>\n<p>  peuvent &ecirc;tre vues aussi comme celles de la conqu&ecirc;te<\/p>\n<p>  et de l&rsquo;Involution, la premi&egrave;re culturellement masculine<\/p>\n<p>  et la seconde f&eacute;minine. Leur int&eacute;gration avec pr&eacute;dominance<\/p>\n<p>  des r&eacute;alit&eacute;s et pr&eacute;dominances du Sens est<\/p>\n<p>  cr&eacute;atrice ici et leur rencontre destructrice dans le champ<\/p>\n<p>  de la d&eacute;gradation. Ces deux champs sont ceux o&ugrave;<\/p>\n<p>  peuvent s&rsquo;ajuster des relations qui se cherchent dans des coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  diff&eacute;rentes.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  La r&eacute;union de l&rsquo;anima et l&rsquo;animus dans l&rsquo;Individuation<\/p>\n<p>  se situe comme l&rsquo;indique Jung au del&agrave; du moi qui pr&eacute;domine<\/p>\n<p>  seul dans la conqu&ecirc;te. Le travail d&rsquo;accomplissement est<\/p>\n<p>  celui que peut viser une relation analytique qui renouvelle aussi<\/p>\n<p>  &eacute;ventuellement des processus non accomplis au cours de<\/p>\n<p>  l&rsquo;&eacute;volution personnelle. Il consiste &agrave; prendre<\/p>\n<p>  conscience de ses autres Sens aussi. D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale<\/p>\n<p>  toutes pratiques, mais aussi toutes relations dont la fonction<\/p>\n<p>  est notamment d&rsquo;&eacute;lucidation participent de ce champ. Ainsi<\/p>\n<p>  cela peut &ecirc;tre autant une d&eacute;marche, qu&rsquo;une m&eacute;thode,<\/p>\n<p>  qu&rsquo;une attitude pour devenir une discipline et une ma&icirc;trise.<\/p>\n<p>  Les voies de l&rsquo;accomplissement sont multiples autant que de disciplines<\/p>\n<p>  possibles. Ces termes rappellent les traditions &eacute;sot&eacute;riques,<\/p>\n<p>  les traditions orientales et diverses religions. On peut en effet<\/p>\n<p>  y trouver des r&eacute;f&eacute;rences proches sous des langages<\/p>\n<p>  diff&eacute;rents. Depuis la s&eacute;paration des &eacute;tats<\/p>\n<p>  et des religions, les premiers dans les objectifs collectifs<\/p>\n<p>  qu&rsquo;ils se proposent et leur organisation de la soci&eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>  ont tendu &agrave; exclure les finalit&eacute;s de l&rsquo;accomplissement<\/p>\n<p>  qui reviennent maintenant derri&egrave;re cet int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  pour le religieux, l&rsquo;&eacute;sot&eacute;rique, le paranormal<\/p>\n<p>  m&ecirc;me mais aussi celui pour les sciences humaines.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Les sciences fondamentales aussi renouvellent leur rapport &agrave;<\/p>\n<p>  la nature avec le retour du Sens et du sujet dans le processus<\/p>\n<p>  de connaissance. Les choses et les &ecirc;tres ne sont pas qu&rsquo;objectifs,<\/p>\n<p>  chaque fois que commencent &agrave; se poser des questions de<\/p>\n<p>  Sens , de coh&eacute;rences, de v&eacute;cu, de connaissance,<\/p>\n<p>  de finalit&eacute;, et au fond de communication.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Historiquement les philosophies et les religions ont pour la<\/p>\n<p>  plupart trait&eacute; de ces questions sans avoir toujours bien<\/p>\n<p>  distingu&eacute; l&rsquo;ordre du Sens de l&rsquo;ordre des r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  ; comme en psychanalyse, les contenus psychiques en tant que<\/p>\n<p>  r&eacute;alit&eacute;s de leurs processus en tant que coh&eacute;rences<\/p>\n<p>  activ&eacute;es.<BR><\/p>\n<p>  La MAITRISE rappelle le compagnonnage avec la pr&eacute;sence<\/p>\n<p>  des apprentis. Il n&rsquo;est pas certain que leur Sens ait toujours<\/p>\n<p>  &eacute;t&eacute; dans l&rsquo;accomplissement qui ne s&rsquo;accommode gu&egrave;re<\/p>\n<p>  du secret et de l&rsquo;occulte m&ecirc;me s&rsquo;il reste discret et non<\/p>\n<p>  spectaculaire.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  En tout cas, l&agrave; comme dans des disciplines professionnelles,<\/p>\n<p>  artistiques ou spirituelles, on a de nombreux exemples de ce<\/p>\n<p>  que pourraient &ecirc;tre des pratiques de l&rsquo;accomplissement.<\/p>\n<p>  Encore faut-il qu&rsquo;elles prennent Sens dans les r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  et les situations actuelles. C&rsquo;est pourquoi il y a plus &agrave;<\/p>\n<p>  inventer qu&rsquo;&agrave; importer d&rsquo;Am&eacute;rique, d&rsquo;Orient ou<\/p>\n<p>  du pass&eacute;. On peut y trouver des situations et des pratiques<\/p>\n<p>  homologues ce qui fait l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de leur &eacute;tude<\/p>\n<p>  mais la MAITRISE ne peut jamais se d&eacute;velopper que dans<\/p>\n<p>  le milieu culturel qui la porte et ou elle peut s&rsquo;exercer.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Pour terminer avec le champ de l&rsquo;accomplissement, il faut signaler<\/p>\n<p>  que la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines qui sous-tend<\/p>\n<p>  tout ceci, rend compte aussi des m&eacute;canismes qui produisent<\/p>\n<p>  gr&acirc;ce au conSensus de la communication avec autrui, la<\/p>\n<p>  conscience des r&eacute;alit&eacute;s puis, par confrontation<\/p>\n<p>  de r&eacute;alit&eacute;s homologues, conscience du Sens ou de<\/p>\n<p>  leur coh&eacute;rence. Cette derni&egrave;re peut s&rsquo;exprimer<\/p>\n<p>  dans la conscience du &quot;je&quot; qui ressent et dont ce Sens<\/p>\n<p>  est donn&eacute; aux r&eacute;alit&eacute;s. Cela demanderait<\/p>\n<p>  de trop longs d&eacute;veloppements et approfondissements pour<\/p>\n<p>  figurer dans ce texte. Sachons simplement que presque toutes<\/p>\n<p>  les applications de la th&eacute;orie des Coh&eacute;rences Humaines<\/p>\n<p>  y ont recours par leurs d&eacute;marches leurs m&eacute;thodes<\/p>\n<p>  et leurs techniques.<\/P><\/p>\n<p><P><I>Observation: la th&eacute;orie de l&rsquo;&eacute;volution<\/p>\n<p>  humaine d&eacute;velopp&eacute;e apr&egrave;s 1991 apporte des<\/p>\n<p>  &eacute;clairages importants sur le chemin d&rsquo;accomplissement,<\/p>\n<p>  les voies et les &eacute;tapes de maturation et de ma&icirc;trise,<\/p>\n<p>  et les processus de progression.<BR><\/p>\n<p>  <\/I><\/P><\/p>\n<p><P>f- Points de vues sur les autres champs<\/P><\/p>\n<p><P><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Avant de passer aux utilisations de la carte g&eacute;n&eacute;rale<\/p>\n<p>  des coh&eacute;rences et des jeux d&rsquo;identit&eacute;s, il est<\/p>\n<p>  int&eacute;ressant d&rsquo;observer le point de vue des identit&eacute;s<\/p>\n<p>  d&rsquo;un champ sur celles des autres. On examinera ainsi les relations<\/p>\n<p>  qui ne se stabilisent pas sauf si se trouve un champ commun.<\/p>\n<p>  Le Sens d&rsquo;un type d&rsquo;identit&eacute;s correspond aussi &agrave;<\/p>\n<p>  ses pr&eacute;activations, c&rsquo;est-&agrave;-dire au Sens qu&rsquo;il<\/p>\n<p>  donne au monde et en particulier aux manifestations des autres.<\/p>\n<p>  On va les &eacute;couter en parler.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>f &#8211; 1 &#8211; points de vues de la conqu&ecirc;te<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Sur son propre champ, on en a d&eacute;j&agrave; trait&eacute;<\/p>\n<p>  avec le probl&egrave;me des causes communes ou diff&eacute;rentes.<\/p>\n<p>  Ce qui est int&eacute;ressant, c&rsquo;est le rapport aux autres.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La d&eacute;gradation<\/STRONG> &#8211; Elle peut &ecirc;tre<\/p>\n<p>  vu comme drame et en appr&eacute;cier le c&ocirc;t&eacute; spectaculaire.<\/p>\n<p>  Par contre la souffrance, le malaise, les obscurit&eacute;s paraissent<\/p>\n<p>  trop lourdes pour les ambitions. Son c&ocirc;t&eacute; moral<\/p>\n<p>  y voit le mal contre lequel il faut lutter et ce qui justifie<\/p>\n<p>  son propre Sens de conqu&ecirc;te. La d&eacute;gradation c&rsquo;est<\/p>\n<p>  ce qui n&rsquo;a pas le Sens des valeurs &eacute;lev&eacute;es, l&rsquo;insens&eacute;,<\/p>\n<p>  le mauvais dont il faut se s&eacute;parer. On l&rsquo;&eacute;limine<\/p>\n<p>  dans des lieux ad hoc ou on t&acirc;che de le gu&eacute;rir scientifiquement.<\/p>\n<p>  Le seul int&eacute;r&ecirc;t de la d&eacute;gradation est quelquefois<\/p>\n<p>  son spectacle ou ce dont on peut faire spectacle pour s&rsquo;en distancier.<\/p>\n<p>  La r&eacute;action g&eacute;n&eacute;rale est la distance et<\/p>\n<p>  le cloisonnement.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;involution<\/STRONG> &#8211; Ce qui frappe l&rsquo;homme de la<\/p>\n<p>  conqu&ecirc;te, c&rsquo;est l&rsquo;irr&eacute;alisme et l&rsquo;absence d&rsquo;ambition,<\/p>\n<p>  son inverse, son d&eacute;sir secret quelquefois. Pour lui caract&egrave;re<\/p>\n<p>  intuitif, sensible, subjectif est une affaire de femmes, pas<\/p>\n<p>  une affaire d&rsquo;hommes qui doivent &ecirc;tre plus r&eacute;alistes,<\/p>\n<p>  constructifs, objectifs et rationnels (cela &eacute;volue avec<\/p>\n<p>  la crise de la conqu&ecirc;te). L&rsquo;involution c&rsquo;est agr&eacute;able<\/p>\n<p>  mais ce n&rsquo;est pas s&eacute;rieux, c&rsquo;est du parasitage. Ils sont<\/p>\n<p>  bien gentils aussi mais pas tr&egrave;s malins, ce sont de doux<\/p>\n<p>  r&ecirc;veurs dont il ne faut pas longtemps s&#8217;embarrasser, des<\/p>\n<p>  utopistes aussi.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;accomplissement<\/STRONG> &#8211; Ceux l&agrave; compliquent<\/p>\n<p>  tout, ils posent trop de questions, coupent les cheveux en quatre.<\/p>\n<p>  Il faut &ecirc;tre plus actif, plus pratique moins th&eacute;orique.<\/p>\n<p>  Les personnes de la conqu&ecirc;te gardent quelquefois une certaines<\/p>\n<p>  attirance pour les connaissances qu&rsquo;ils soup&ccedil;onnent et<\/p>\n<p>  prennent pour un savoir sup&eacute;rieur qui ferait bien dans<\/p>\n<p>  leur panoplie. Ils s&rsquo;&eacute;vertuent donc quelquefois &agrave;<\/p>\n<p>  les imiter, dans les formes, mais c&rsquo;est bien compliqu&eacute;,<\/p>\n<p>  il faut rester les pieds sur terre, rester concret. Il y a bien<\/p>\n<p>  des raisons techniques, &eacute;conomiques, rationnelles pour<\/p>\n<p>  ne pas trop perdre son temps &agrave; de telles &eacute;lucubrations.<\/p>\n<p>  On y perdrait son identit&eacute; et sa place dans la soci&eacute;t&eacute;,<\/p>\n<p>  risque majeur pour la conqu&ecirc;te.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>f &#8211; 2 &#8211; points de vue de la d&eacute;gradation<\/STRONG><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Sur son propre champ, il est critique bien s&ucirc;r, se crispe<\/p>\n<p>  ou se lamente.<BR><\/p>\n<p>  <STRONG><BR><\/p>\n<p>  L&rsquo;involution <\/STRONG>&#8211; Il faut distinguer deux points de vue.<\/p>\n<p>  Soit on se sent agress&eacute; par des gens qui ne s&rsquo;en font<\/p>\n<p>  pas. On les trouve mous, collants, mais aussi dangereux avec<\/p>\n<p>  leurs utopies qui veulent tout mettre par terre. Ce sont des<\/p>\n<p>  gens qui ne se rendent pas compte et qui verront bien&#8230; ce qu&rsquo;ils<\/p>\n<p>  verront. T&ocirc;t ou tard la vie le leur fera payer (il y a<\/p>\n<p>  quelques &quot;jeunes&quot; qui peuvent &ecirc;tre vis&eacute;s<\/p>\n<p>  au passage avec leurs alli&eacute;s quelquefois les vieux et<\/p>\n<p>  les femmes). Soit par ailleurs, cela para&icirc;t comme des plaisirs<\/p>\n<p>  interdits pour soi et cela renforce dans l&rsquo;amertume, la morosit&eacute;<\/p>\n<p>  et des comportements d&rsquo;&eacute;chec. Les autres ont bien de la<\/p>\n<p>  chance, ils ne s&rsquo;en rendent pas compte.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;accomplissement<\/STRONG> &#8211; Ce sont des exceptions<\/p>\n<p>  qu&rsquo;il ne faut pas trop chercher &agrave; comprendre, ce n&rsquo;est<\/p>\n<p>  pas donn&eacute; &agrave; tout le monde. Les gens dans l&rsquo;accomplissement<\/p>\n<p>  peuvent &ecirc;tre vus comme dans la d&eacute;gradation avec<\/p>\n<p>  une belle inversion. Ils sont consid&eacute;r&eacute;s comme<\/p>\n<p>  dangereux avec leurs id&eacute;es et ils peuvent provoquer des<\/p>\n<p>  accidents &quot;pour les gens faibles&quot;. Par contre leur<\/p>\n<p>  pouvoir suppos&eacute; s&eacute;duit et les gens de la d&eacute;gradation<\/p>\n<p>  sont tent&eacute;s de r&eacute;cup&eacute;rer ce qu&rsquo;ils trouvent<\/p>\n<p>  chez les autres en le pervertissant (inconsciemment). Ils en<\/p>\n<p>  font des pratiques occultes avec des moyens de culpabilisation<\/p>\n<p>  ou de destruction pour eux et pour les autres. Par contre ils<\/p>\n<p>  &eacute;vitent d&rsquo;avoir trop de contact avec ceux d&rsquo;en face surtout<\/p>\n<p>  lorsqu&rsquo;ils sentent que leur jeu pourrait transpara&icirc;tre,<\/p>\n<p>  que leurs pseudo certitudes sont fond&eacute;es sur des angoisses.<BR><\/p>\n<p>  <STRONG><BR><\/p>\n<p>  -La conqu&ecirc;te<\/STRONG> &#8211; Cesgens l&agrave; sont plus rassurants<\/p>\n<p>  que les pr&eacute;c&eacute;dents. Ils sont r&eacute;alistes et<\/p>\n<p>  pour certains, dans la d&eacute;gradation, on voudrait bien participer<\/p>\n<p>  &agrave; leur r&eacute;ussite. Cela r&eacute;active encore des<\/p>\n<p>  comportements d&rsquo;&eacute;chec et ces tentatives manipulatoires<\/p>\n<p>  pour t&acirc;cher d&rsquo;y arriver sans succ&egrave;s. On a tendance<\/p>\n<p>  aussi &agrave; trouver qu&rsquo;on serait meilleur qu&rsquo;eux l&agrave;-haut<\/p>\n<p>  et que l&rsquo;on est pas reconnu &agrave; sa juste valeur. Un autre<\/p>\n<p>  point de vue bien fr&eacute;quent est de consid&eacute;rer les<\/p>\n<p>  gens de la conqu&ecirc;te comme ayant trop le go&ucirc;t du pouvoir.<\/p>\n<p>  Ce sont des gens &quot;bidons&quot; &agrave; qui on pr&ecirc;te<\/p>\n<p>  les plus bas desseins et l&rsquo;absence de scrupules. Le chef, c&rsquo;est<\/p>\n<p>  l&rsquo;homme &agrave; abattre, les militants ses complices dup&eacute;s.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>f -3 &#8211; Points de vue de l&rsquo;involution<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Il n&rsquo;y a pas toujours une grande conscience des r&eacute;alit&eacute;s<\/p>\n<p>  mais une sensibilit&eacute; qui permet de se sentir attir&eacute;<\/p>\n<p>  ou non.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; L&rsquo;accomplissement<\/STRONG> &#8211; Cela parait tr&egrave;s<\/p>\n<p>  int&eacute;ressant, surtout le c&ocirc;t&eacute; id&eacute;aliste<\/p>\n<p>  et la sensibilit&eacute; de ces gens. Par contre ils sont beaucoup<\/p>\n<p>  trop s&eacute;rieux et c&rsquo;est trop difficile pour soi. Ce qu&rsquo;ils<\/p>\n<p>  font para&icirc;t int&eacute;ressant mais on ne s&rsquo;y investit<\/p>\n<p>  pas trop. Ces gens l&agrave; font aussi des choses trop dures<\/p>\n<p>  qu&rsquo;on ne se sent pas capable de faire. On aime en parler entre<\/p>\n<p>  soi. On trouve cependant qu&rsquo;ils ne devraient pas s&rsquo;ennuyer avec<\/p>\n<p>  des probl&egrave;mes ou des gens pas int&eacute;ressants, alors<\/p>\n<p>  qu&rsquo;en g&eacute;n&eacute;ral ils sont plut&ocirc;t gentils mais<\/p>\n<p>  un peu distants cependant.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La conqu&ecirc;te<\/STRONG> &#8211; Ceux-l&agrave; on les<\/p>\n<p>  admire mais on ne veut surtout pas se m&ecirc;ler de leurs affaires.<\/p>\n<p>  Il sont trop froids, trop mat&eacute;rialistes. Ils ne tiennent<\/p>\n<p>  pas assez compte des hommes. Ce qu&rsquo;ils font para&icirc;t int&eacute;ressant<\/p>\n<p>  m&ecirc;me si on ne comprend pas bien quel est l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t<\/p>\n<p>  de courir toujours comme &ccedil;a. Ils ne prennent pas le temps<\/p>\n<p>  de vivre et se tuent &agrave; la t&acirc;che ou avec toutes leurs<\/p>\n<p>  obligations. On se demande comment ils font tout &ccedil;a ils<\/p>\n<p>  sont tr&egrave;s forts et il y a parmi eux des hommes admirables<\/p>\n<p>  et d&eacute;vou&eacute;s. De temps en temps ils en demandent<\/p>\n<p>  trop et voudraient que tout le monde fasse comme eux.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>&#8211; La d&eacute;gradation<\/STRONG> &#8211; Dans l&rsquo;ensemblece<\/p>\n<p>  sont des gens malheureux. Ils n&rsquo;ont pas de chance ou font leur<\/p>\n<p>  propre malheur. Il vaut mieux ne pas trop se m&ecirc;ler de leurs<\/p>\n<p>  affaires ni se laisser envahir. Quand on veut les aider, ils<\/p>\n<p>  ne sont m&ecirc;me pas reconnaissants. Ce sont des gens quelquefois<\/p>\n<p>  dangereux ou trop &eacute;go&iuml;stes. Par contre de temps en<\/p>\n<p>  temps en leur compagnie on se donnerait quelques frissons d&rsquo;effroi,<\/p>\n<p>  mais pas trop, on y laisserait sa sant&eacute; et sa tranquillit&eacute;.<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <STRONG>f -4- points de vue de l&rsquo;accomplissement<\/STRONG> <BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  Par d&eacute;finition on voit les autres comme ils sont, mais<\/p>\n<p>  on sait reconna&icirc;tre ses propres appartenances &agrave;<\/p>\n<p>  leurs diff&eacute;rents Sens. De ce fait on s&rsquo;en sent moins d&eacute;pendant<\/p>\n<p>  et donc moins r&eacute;actif. On a le choix d&rsquo;entrer ou non dans<\/p>\n<p>  les relations avec, pour soi au moins, conscience du Sens de<\/p>\n<p>  cette relation, quelqu&rsquo;il soit si on l&rsquo;a choisi. Il ne faut pas<\/p>\n<p>  bien s&ucirc;r id&eacute;aliser cette conscience. C&rsquo;est en tout<\/p>\n<p>  cas la tendance dans ce champ. Ce qui n&rsquo;est pas clair ou qui<\/p>\n<p>  fait r&eacute;agir peut toujours &ecirc;tre occasion d&rsquo;&eacute;lucidation<\/p>\n<p>  et par l&agrave; d&rsquo;approfondissement de la connaissance de soi.<\/p>\n<p>  Il n&rsquo;y a pas lieu de passer en revue les points de vue sur les<\/p>\n<p>  autres champs qui sont vus comme ils sont. Comme on peut les<\/p>\n<p>  voir lorsque l&rsquo;on est soi-m&ecirc;me assez clair ou peu impliqu&eacute;<\/p>\n<p>  par des r&eacute;actions personnelles inconscientes, (c&rsquo;est-&agrave;-dire<\/p>\n<p>  dont on ne s&rsquo;aper&ccedil;oit m&ecirc;me pas quelques fois ou<\/p>\n<p>  qu&rsquo;on ne ma&icirc;trise pas en tout cas).<BR><\/p>\n<p><BR><\/p>\n<p>  <\/P><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les jeux d&rsquo;identit\u00e9 suite et approfondissements<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":605,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[98],"tags":[],"class_list":["post-119","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-f36-relations-humaines"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1222,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119\/revisions\/1222"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}