Prospective, logique de proximité et modes de vie

Depuis plusieurs années j’ai mis en évidence que le moteur du développement est en passe de devenir les modes de vie (voir La prospective territoriale). Une des versions de ce courant émergent c’est la constitution d' »espaces de vie cohérents », quartiers, bourgs, centre villes, cités. etc. Les modèles se diversifieront à l’infini (Voir Les espaces de vie cohérents ). C’est encore la « logique de proximité » qui s’y exprime avec l’émergence d’un courant communautaire, d’empowerment, de participation responsable. Cela rejoint le courant d’identification collective à des communautés de vie et de devenir, choisies de plus en plus souvent.

Les identités culturelles prospectives participent à cela Méthode de l’identité culturelle prospective (MICP) ainsi donc que la mise en valeurs projective (projets) des communautés territoriales pour leur dynamisme et leur attractivité.

Le tourisme des valeurs Le tourisme des valeurs (dossier) y participe avec son marketing de l’offre spécifique de toute innovation et de toute expression d’originalité et de valeurs culturelles singulières.

Tout cela pour en venir à l’article de veille tourisme Québec qui a très bien vu ce qui se trame. « le «milieu de vie à échelle humaine» semble reprendre le pas sur la quantité et le commerce de masse ». Existerait-il des lunettes culturelles qui éclaireraient ou bien obscurciraient ce qui se passe, ces fameux signaux faibles émergents. A moins que l’on ne regarde que ce qui conforte des certitudes convenues, laborieusement établies au cours des décennies précédentes?

Il y a une mutation en marche, l’ère agricole a été supplantée par l’ère industrielle. C’est fini. Tout ce que l’on a appris là-dessus, la logique de concentration de masse c’est fini (bientôt). Ce qui se passe c’est le début d’un formidable redéploiement des rapports à l’espace, habité et fréquenté, qui tiendra plus aux identifications collectives et leur Sens (valeurs) qu’aux transports pondéreux, Plus aussi aux initiatives relationnelles et à une nouvelle gestion des proximités et des distances interhumaines. Le tourisme ne participerait-il pas très activement à ce mouvement? Pourquoi alors toujours inventer aujourd’hui les solutions d’hier?

Roger Nifle