{"id":828,"date":"2004-08-11T12:33:27","date_gmt":"2004-08-11T12:33:27","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/11\/sens-et-efficience-humaine\/"},"modified":"2021-02-24T11:34:41","modified_gmt":"2021-02-24T10:34:41","slug":"sens-et-efficience-humaine","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/11\/sens-et-efficience-humaine\/","title":{"rendered":"Sens et efficience humaine"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">De la question du Sens d\u00e9rive une prax\u00e9ologie qui non seulement \u00e9claire les d\u00e9terminants de l&rsquo;action humaine mais aussi les principes d&rsquo;efficience qui d\u00e9bouchent sur des pratiques op\u00e9rationnelles. On trouvera l\u00e0 diff\u00e9rents rep\u00e8res pour l&rsquo;action dans la fa\u00e7on de poser et traiter les probl\u00e8mes<\/p>\n<p>Le rapport de la th\u00e9orie \u00e0 la pratique est aujourd&rsquo;hui fort perturb\u00e9 \u00e0 tel point que, pour beaucoup, la condition de l&rsquo;efficacit\u00e9 passe par le rejet de la th\u00e9orie.<\/p>\n<p>Paradoxalement ce refus d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une th\u00e9orie pour expliquer et justifier une action s&rsquo;assortit de l&rsquo;expression de certitudes d&rsquo;\u00e9vidences dont le caract\u00e8re initialement th\u00e9orique est tout simplement oubli\u00e9. De ce fait l&rsquo;\u00e9difice conceptuel, toujours th\u00e9orique, qui structure et ordonne les actes est confondu avec le fait d&rsquo;exp\u00e9rience tout en \u00e9chappant \u00e0 la confrontation critique.<\/p>\n<p>Ce qui est \u00e0 noter alors c&rsquo;est la confusion qui r\u00e8gne autour de l&rsquo;action, autour des pratiques de toute nature.<\/p>\n<p>Le souci de l&rsquo;action se paie d&rsquo;un aveuglement militant. Celui-ci, occultant les crit\u00e8res de valeurs de celle-ci, en interdit l&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<p>L&rsquo;activisme contemporain ne peut survivre que gr\u00e2ce \u00e0 cet aveuglement, gr\u00e2ce au refus de la th\u00e9orisation et au d\u00e9jouement de l&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<p>Tout cela rel\u00e8ve d&rsquo;un certain type de coh\u00e9rences humaines. Un autre type, fort \u00e0 l&rsquo;oeuvre aujourd&rsquo;hui, se traduit par la multiplication des mod\u00e8les, des discours, aux fins de refl\u00e9ter la r\u00e9alit\u00e9 dans un miroir qui extrait de celle-ci, par abstraction, l&rsquo;ordre et la structure des choses.<\/p>\n<p>Ainsi il suffirait d&rsquo;\u00e9dicter des normes, mod\u00e8les, r\u00e8glements, pour que \u00ab\u00a0l&rsquo;action soit faite\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors la prolif\u00e9ration des lois, r\u00e8glements, proc\u00e9dures est confondue avec l&rsquo;action.<\/p>\n<p>Cette confusion se retrouve sur le terrain o\u00f9 la \u00ab\u00a0mise en place\u00a0\u00bb d&rsquo;un dispositif et la conformit\u00e9 d&rsquo;un fonctionnement avec la norme sont seuls crit\u00e8res de mesure de l&rsquo;action.<\/p>\n<p>On s&rsquo;\u00e9tonne alors de l&rsquo;absence de prise sur le r\u00e9el. On peut, l\u00e0 encore, s&rsquo;en sortir en \u00ab\u00a0mettant en place\u00a0\u00bb des dispositifs d&rsquo;\u00e9valuation qui, n&rsquo;atteignant pas au r\u00e9el, se contentent de \u00ab\u00a0certifications de conformit\u00e9\u00a0\u00bb au niveau des proc\u00e9dures.<\/p>\n<p>Nous sommes l\u00e0 en face de deux coh\u00e9rences humaines aux variantes multiples mais o\u00f9 on reconna\u00eetra :<\/p>\n<p>d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 la justification d&rsquo;un pragmatisme cynique, efficace, \u00e0 condition de ne pas interroger les crit\u00e8res de mesure et de valeur de l&rsquo;efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>de l&rsquo;autre la croyance dans le fait que la r\u00e9flexion est agissante par le biais de l&rsquo;ordre des choses qu&rsquo;elle programme.<\/p>\n<p>L&rsquo;ordinateur est alors l&rsquo;incarnation de l&rsquo;illusion d&#8217;emprise sur le r\u00e9el, le fonctionnement du programme passant pour efficience.<\/p>\n<p>Observons alors l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une complexification comme mode d&rsquo;action et d&rsquo;une justification empirique de la complexit\u00e9 comme \u00e9cran \u00e0 la possible \u00e9valuation de l&rsquo;effet de l&rsquo;action.Une certaine coh\u00e9rence humaine concilie ainsi les deux logiques initiales.<\/p>\n<p>Il ne serait pas inutile de pousser, avec rigueur l&rsquo;analyse des rapports th\u00e9orie-pratique dans le monde actuel. On y joindrait d&rsquo;ailleurs certains d\u00e9bats \u00e9pist\u00e9mologiques et par exemple celui qui oppose les tenants d&rsquo;un empirisme o\u00f9 seule l&rsquo;exp\u00e9rience factuelle est, par l&rsquo;observation, source de la th\u00e9orie (scientifique) et ceux qui disent que sans mod\u00e8le mental \u00e0 priori il n&rsquo;y a pas d&rsquo;observation et donc d&rsquo;exp\u00e9rience (factuelle) intelligible.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines propose une compr\u00e9hension neuve de ces questions par le fait que les diff\u00e9rents rapports th\u00e9orie-pratique, de m\u00eame que ces r\u00e9alit\u00e9s humaines que sont les th\u00e9ories et les pratiques seront lus comme t\u00e9moignages de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme. Ils rel\u00e8vent de Sens et coh\u00e9rences multiples par le fait des consensus qui leur donnent \u00e0 la fois un caract\u00e8re culturel et une port\u00e9e universelle.<\/p>\n<p>La pratique des Coh\u00e9rences Humaines renvoie chacun \u00e0 la source en lui-m\u00eame de ses actes : Sens et Coh\u00e9rences personnelles, et aux conditions de son action : les consensus avec les autres, et, enfin aux modalit\u00e9s de celle-ci dans l&rsquo;existence commune.<\/p>\n<p>L&rsquo;action des hommes est actualisation de leur humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alisations humaines sont expressions actuelles des coh\u00e9rences humaines activ\u00e9es (Sens et consensus).<\/p>\n<p>Dans ses pratiques l&rsquo;homme se r\u00e9alise c&rsquo;est-\u00e0-dire : fait une r\u00e9alit\u00e9 de son humanit\u00e9 partag\u00e9e.<\/p>\n<p>Ainsi tout ce qui rel\u00e8ve de la pratique, de l&rsquo;action et des r\u00e9alisations humaines est \u00ab\u00a0exercice d&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, travail humain.<\/p>\n<p>Or, si ce travail est engag\u00e9 dans un Sens favorable (celui du bien de l&rsquo;homme) alors il accomplit son auteur en s&rsquo;accomplissant.<\/p>\n<p>Ceci nous renvoie directement \u00e0 l&rsquo;\u00e9thique de la pratique, \u00e0 la responsabilit\u00e9, \u00e0 la direction de l&rsquo;action et des entreprises, fussent-elles politiques.<\/p>\n<p>Mais comment se tenir et d\u00e9velopper une telle perspective s&rsquo;il n&rsquo;y a la possibilit\u00e9 d&rsquo;une certaine ma\u00eetrise de la pratique.<\/p>\n<p>Si seul l&rsquo;homme agit et non pas ses moyens (par eux-m\u00eames) alors le perfectionnement des moyens (m\u00e9thodes, techniques, outils&#8230;) n&rsquo;est pas la principale condition de l&rsquo;efficacit\u00e9. C&rsquo;est la ma\u00eetrise de l&rsquo;homme, simultan\u00e9ment ma\u00eetrise de choses et ma\u00eetrise de soi.<\/p>\n<p>Nous voil\u00e0 au coeur du d\u00e9bat technologique o\u00f9 la ma\u00eetrise professionnelle est remplac\u00e9e par la technicit\u00e9, elle-m\u00eame r\u00e9duite trop souvent au maniement de l&rsquo;appareil technico-m\u00e9thodologique.<\/p>\n<p>Inversement le d\u00e9veloppement professionnel est celui d&rsquo;une ma\u00eetrise et toute ma\u00eetrise humaine de la pratique (humaine) passe par une ma\u00eetrise de soi, de ses propres dispositions (Sens et coh\u00e9rences). C&rsquo;est l&rsquo;utilit\u00e9 principale de la th\u00e9orie : donner les rep\u00e8res qui vont permettre une plus grande ma\u00eetrise, personnelle et collective des dispositions \u00e0 l&rsquo;action .<\/p>\n<p>Ainsi la th\u00e9orie provoque et facilite la pratique, de m\u00eame qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre source \u00e0 la th\u00e9orie que l&rsquo;exp\u00e9rience pratique, l&rsquo;une et l&rsquo;autre ayant m\u00eame fondement, m\u00eame source, les Sens et coh\u00e9rences humaines. C&rsquo;est l\u00e0 leur lien, en l&rsquo;homme, au coeur du sujet.<\/p>\n<p>Nous allons d\u00e9velopper la question de la pratique des coh\u00e9rences humaines sous trois angles de vue :<\/p>\n<p>la nouveaut\u00e9 de l&rsquo;approche des probl\u00e8mes et des situations<\/p>\n<p>l&rsquo;implication de l&rsquo;homme dans l&rsquo;action, sa d\u00e9termination et sa ma\u00eetrise dans l&rsquo;exercice des responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>la d\u00e9marche m\u00e9thodologique: enjeux, voies, et moyens nouveaux pour l&rsquo;action.<\/p>\n<p><strong>UNE APPROCHE NOUVELLE DES PROBLEMES<\/strong><\/p>\n<p>Toute pratique vise \u00e0 intervenir sur et dans la r\u00e9alit\u00e9 : r\u00e9soudre une difficult\u00e9, ou r\u00e9aliser un projet, par exemple.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation de l&rsquo;artiste, l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;artisan, l&rsquo;action du professionnel, l&rsquo;exercice de la responsabilit\u00e9 du dirigeant sont autant de domaines de la pratique.<\/p>\n<p>Il faut aussi compl\u00e9ter cela par la distinction entre des productions mat\u00e9rielles, intellectuelles, sociales&#8230; qui s&rsquo;av\u00e8rent toujours reli\u00e9es, m\u00eame si telle ou telle fait l&rsquo;enjeu principal d&rsquo;une pratique.<\/p>\n<p>Et puis il y a aussi \u00e0 envisager le terrain de l&rsquo;action, ses r\u00e9sultats ou ses fruits \u00e0 terme et aussi ses modalit\u00e9s. L\u00e0 encore, \u00e0 l&rsquo;encontre de ce qui est souvent imagin\u00e9, il y a un lien.<\/p>\n<p>Comment agir sur quelque chose si il n&rsquo;y a pas une \u00ab\u00a0approche,\u00a0\u00bb un contact, une proximit\u00e9 avec elle ?<\/p>\n<p>Comment peut-il y avoir effet si il n&rsquo;y a pas dans cette proximit\u00e9 m\u00eame d\u00e9ploiement de gestes, de comportements, de moyens appropri\u00e9s c&rsquo;est-\u00e0-dire qui collent \u00e0 la situation et aux fins sp\u00e9cifiques envisag\u00e9es ?<\/p>\n<p>Comment les r\u00e9sultats pourraient-ils \u00eatre ind\u00e9pendant de la situation premi\u00e8re et des moyens pratiques engag\u00e9s ?<\/p>\n<p>La pratique des Coh\u00e9rences Humaines nous am\u00e8ne \u00e0 bouleverser l&rsquo;approche des probl\u00e8mes, \u00e0 \u00e9noncer les bases d&rsquo;une th\u00e9orie de l&rsquo;action humaine dont on verra ce qu&rsquo;elle implique dans la pratique.<br \/>\n<strong><\/p>\n<p>SENS ET REALITES,<br \/>\nL&rsquo;ESSENTIEL ET L&rsquo;ACCESSOIRE<\/strong><\/p>\n<p>Rappelons le \u00e0 nouveau, selon la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines, les r\u00e9alit\u00e9s sont toujours le fait d&rsquo;un consensus. Elle n&rsquo;existent que par les hommes, qui en font l&rsquo;objet de leur consid\u00e9ration, pour la connaissance et pour l&rsquo;action.<\/p>\n<p>Elle sont toujours ainsi expressions, manifestations de Sens, c&rsquo;est-\u00e0-dire de coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Dans toute situation, la r\u00e9alit\u00e9 qui se pr\u00e9sente n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la fa\u00e7on dont se r\u00e9alisent (pour l&rsquo;homme) les Sens du consensus.<\/p>\n<p>Si, ainsi, toute r\u00e9alit\u00e9 est manifestation de Sens et consensus alors rien ne peut se produire dans la r\u00e9alit\u00e9 qui ne soit la cons\u00e9quence imm\u00e9diate de ce qui se passe dans le consensus.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 la cl\u00e9 du bouleversement, de la r\u00e9volution copernicienne qu&rsquo;introduit la th\u00e9orie et la pratique des Coh\u00e9rences Humaines.<\/p>\n<p>Le centre, l&rsquo;essentiel, c&rsquo;est le Sens en consensus. Le p\u00e9riph\u00e9rique, l&rsquo;accessoire c&rsquo;est la r\u00e9alit\u00e9 o\u00f9 se posent et se r\u00e9solvent les probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Pour reprendre une image de Freud, tout se passe comme si la r\u00e9alit\u00e9, avec ses probl\u00e8mes, les pratiques, les m\u00e9thodes et leurs r\u00e9sultats, \u00e9taient la projection sur un \u00e9cran, le rideau de th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une sc\u00e8ne qui se joue ailleurs, derri\u00e8re le rideau. Le visible est l&rsquo;ombre port\u00e9e d&rsquo;un r\u00e9el invisible.<\/p>\n<p>De m\u00eame le traitement des probl\u00e8mes dans la r\u00e9alit\u00e9 (humaine) est-il l&rsquo;ombre port\u00e9e de ce qui est engag\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 des Instances, des Sens et consensus, des Coh\u00e9rences Humaines.<\/p>\n<p>Si, en fait, les Coh\u00e9rences Humaines sont la source des r\u00e9alit\u00e9s humaines alors toute pratique efficiente dans la r\u00e9alit\u00e9 passera par la recherche et l&rsquo;exercice d&rsquo;une certaine ma\u00eetrise des Coh\u00e9rences Humaines.<\/p>\n<p>Dans les perspectives habituelles, consid\u00e9rant la r\u00e9alit\u00e9 comme un absolu ind\u00e9pendant de l&rsquo;homme, alors toute action dans la r\u00e9alit\u00e9 ne peut se faire que par la r\u00e9alit\u00e9 elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 de la m\u00e9thode, des moyens, agit imm\u00e9diatement sur la r\u00e9alit\u00e9 du probl\u00e8me, de la situation. On pense alors que c&rsquo;est \u00ab\u00a0la m\u00e9thode qui marche\u00a0\u00bb comme si elle \u00e9tait le sujet de l&rsquo;action. L&rsquo;homme n&rsquo;est plus alors qu&rsquo;un objet de celle-ci, accessoire du moyen employ\u00e9 et m\u00eame l&#8217;employ\u00e9 du moyen (appareil, organisation, dispositif&#8230;)<\/p>\n<p>La notion d&#8217;emploi, soulignons-le, \u00e9quivaut \u00e0 l&rsquo;instrumentation de l&rsquo;homme, r\u00e9duit au statut d&rsquo;accessoire, de moyen employ\u00e9 ou en recherche d&#8217;emploi.<\/p>\n<p>Dans la perspective nouvelle, ici dessin\u00e9e, seul l&rsquo;homme r\u00e9alise (en conscience et en acte), seul l&rsquo;homme agit, m\u00eame si, pour ce faire il participe par sa propre r\u00e9alit\u00e9, aux conditions de l&rsquo;action, m\u00eal\u00e9e ainsi aux situations et moyens de celle-ci.<\/p>\n<p>De cette mani\u00e8re l&rsquo;homme est pr\u00e9sent : aux sources de la r\u00e9alit\u00e9 et de l&rsquo;action par les Sens et coh\u00e9rences qui sont les siens en son Instance (personnelle) qu&rsquo;il partage en consensus (culturels) et au niveau de la r\u00e9alit\u00e9 et des r\u00e9alisations, tr\u00e8s souvent le seul espace de conscience.<\/p>\n<p>C&rsquo;est notamment cette limite de conscience qui masque aux hommes le lieu m\u00eame de leur humanit\u00e9 et les cl\u00e9s de toute action dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>La recherche de recettes, l&rsquo;id\u00e9e que c&rsquo;est le moyen, la m\u00e9thode qui \u00ab\u00a0marchent\u00a0\u00bb ou qui op\u00e8rent, montrent cette ignorance du lieu d\u00e9cisif de toute r\u00e9alisation : les Coh\u00e9rences Humaines en consensus.<\/p>\n<p>Il faut changer de regard pour red\u00e9couvrir que moyens et m\u00e9thodes n&rsquo;op\u00e8rent que par et pour l&rsquo;homme (dans ce monde qui est celui de l&rsquo;homme).<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive ce qui caract\u00e9rise la pratique des coh\u00e9rences humaines c&rsquo;est de viser \u00e0 l&rsquo;essentiel, Sens et Consensus, au coeur du sujet, au coeur des situations et des probl\u00e8mes, au coeur des cultures collectives, au coeur de l&rsquo;homme pour atteindre le lieu de toute action.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est alors l&rsquo;\u00e9cran, la sc\u00e8ne, le m\u00e9dium, le moyen de cette action.<\/p>\n<p>Si les conditions, moyens et objectifs de l&rsquo;action se situent dans cette r\u00e9alit\u00e9, le lieu d\u00e9terminant de cette action est au-del\u00e0.<\/p>\n<p>De ce fait ce qui fonctionne dans cette r\u00e9alit\u00e9 commune ne se produit que par ce qu&rsquo;il en est au niveau des Coh\u00e9rences Humaines et des consensus.<\/p>\n<p>La pratique des Coh\u00e9rences Humaines est donc celle de leur ma\u00eetrise pour agir sur les r\u00e9alit\u00e9s qui sont les n\u00f4tres.<\/p>\n<p>Le lieu de l&rsquo;action est le coeur de l&rsquo;homme, lieu de la ma\u00eetrise des coh\u00e9rences humaines ; le \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb o\u00f9 elle se manifeste est la \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb des probl\u00e8mes, moyens et solutions.<\/p>\n<p>Tout se passe, comme si nous \u00e9tions le plus souvent dans une vision en surface des choses, horizontale, superficielle, alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a de v\u00e9ritable cause de ce qui se passe, qu&rsquo;en profondeur, verticalement du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;essentiel.<\/p>\n<p>La pratique des coh\u00e9rences humaines int\u00e8gre ces deux dimensions.<\/p>\n<p>Celle de la ma\u00eetrise de et par l&rsquo;essentiel : Sens, consensus, Coh\u00e9rences Humaines,<\/p>\n<p>Celle des conditions, moyens et effets dans la r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\nIl nous faudra \u00e0 chaque fois conjuguer et distinguer : ce qui est vecteur et moteur de l&rsquo;action et ce qui en est traduction, m\u00e9diation, m\u00e9thodes et moyens.<\/p>\n<p><strong>THEORIE DE L&rsquo;ACTION<\/strong><\/p>\n<p>Nous allons devoir proposer deux lectures d&rsquo;une th\u00e9orie de l&rsquo;action.<\/p>\n<p>l&rsquo;une verticale o\u00f9 se joue le rapport Sens \/r\u00e9alit\u00e9s<\/p>\n<p>l&rsquo;autre horizontale o\u00f9, dans la r\u00e9alit\u00e9, s&rsquo;articulent les dimensions existentielles de l&rsquo;action.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;ACTION : ACTIVATION ET ACTUALISATION<br \/>\nDES COHERENCES HUMAINES<\/p>\n<p><\/strong>L&rsquo;ACTION : ACTUALISATION<\/p>\n<p>Si la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une situation, d&rsquo;un probl\u00e8me, d&rsquo;un projet est effet de consensus, alors toute transformation, changement, r\u00e9alisation, \u00e9valuation, modification dans cette r\u00e9alit\u00e9 est aussi effet de consensus.<\/p>\n<p>Pour tout consensus il y a deux variables : la nature des Sens en pr\u00e9sence et les Instances humaines qui les partagent.<\/p>\n<p>Les Sens ce sont les coh\u00e9rences humaines des probl\u00e9matiques qui constituent l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Les Instances humaines qui partagent ces probl\u00e9matiques, et leurs coh\u00e9rences, sont celles des personnes qui forment les groupes et collectivit\u00e9s humaines, les cultures, les entreprises, les cit\u00e9s etc&#8230;<\/p>\n<p>A une situation donn\u00e9e dans la r\u00e9alit\u00e9 correspond donc une probl\u00e9matique humaine, Sens en consensus, avec les coh\u00e9rences humaines qui s&rsquo;y rapportent.<\/p>\n<p>La relation entre ces deux niveaux est une relation de transcendance (cf. \u00ab\u00a0Au coeur du sujet\u00a0\u00bb d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9)<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est : \u00ab\u00a0actualisation\u00a0\u00bb du consensus c&rsquo;est-\u00e0-dire : mise dans l&rsquo;actualit\u00e9, en acte, mise au pr\u00e9sent, pr\u00e9sentation ici et maintenant, signe de pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Pour qu&rsquo;il y ait \u00ab\u00a0actualisation\u00a0\u00bb encore faut-il que les coh\u00e9rences humaines en question soient \u00ab\u00a0activ\u00e9es\u00a0\u00bb alors que d&rsquo;autres restent inactives, donc non actualis\u00e9es (en potentiel, si on veut).<\/p>\n<p>Par ailleurs si on observe que le consensus est ainsi fait de Sens activ\u00e9s, ceux-ci sont comme les \u00ab\u00a0vecteurs-moteurs\u00a0\u00bb de la r\u00e9alit\u00e9, comme \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9nergie orient\u00e9e\u00a0\u00bb de celle-ci.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est toujours, de ce fait, en mouvement, mouvement d&rsquo;\u00e9mergence et, si un Sens pr\u00e9domine, mouvement de d\u00e9placement.<\/p>\n<p>Ainsi la r\u00e9alit\u00e9 est toujours en action et l&rsquo;immobilit\u00e9 un cas limite.<\/p>\n<p>De ce fait les actions que nous r\u00e9alisons, les pratiques que nous envisageons sont toujours, existentiellement parlant, interventions dans un mouvement engag\u00e9, intervention dans une dynamique.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit aussi, on le sait, d&rsquo;une intervention logique dans l&rsquo;organisation et la structure des choses.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;action-actualisation, les Sens activ\u00e9s sont les principes moteurs et structurants, logiques et dynamiques de la r\u00e9alit\u00e9 et aussi de la pratique-intervention. Mais pour cela il faut que les Sens convenables, les coh\u00e9rences humaines opportunes soient activ\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;ACTION -ACTIVATION<br \/>\nIl y a donc un autre volet de l&rsquo;action qui est l&rsquo;action-activation celle qui r\u00e9clame d&rsquo;aller, au \u00ab\u00a0coeur du sujet\u00a0\u00bb, op\u00e9rer le travail sur le Sens, le travail sur le consensus, le travail sur les coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Or l&rsquo;homme qui agit n&rsquo;acc\u00e8de \u00e0 cela, au consensus commun que par sa propre implication, par ses propres coh\u00e9rences en son Instance, au fond de sa personne.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc une question de \u00ab\u00a0ma\u00eetrise-de-soi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de l&rsquo;action-activation, celle qui pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;action-actualisation passe par la ma\u00eetrise, en soi-m\u00eame de la probl\u00e9matique humaine en question et de ses Sens.<\/p>\n<p>Le coeur du probl\u00e8me est le coeur du sujet&#8230; humain.<\/p>\n<p>Toute ma\u00eetrise professionnelle est aussi ma\u00eetrise humaine d&rsquo;une probl\u00e9matique personnelle. Le travail dans l&rsquo;action est aussi travail int\u00e9rieur. La r\u00e9solution des probl\u00e8mes dans la r\u00e9alit\u00e9 se noue et se joue au coeur des hommes.<\/p>\n<p>Il faut compl\u00e9ter cela par le fait que l&rsquo;action-activation touche au consensus et donc \u00e0 l&rsquo;implication des autres.<\/p>\n<p>De ce fait, nombre d&rsquo;actions et, singuli\u00e8rement, celle des dirigeants, des conseils en coh\u00e9rences, et de bien des professionnels, passeront par une incitation \u00e0 la ma\u00eetrise, de personnes elles-m\u00eames agissantes, relais dans une hi\u00e9rarchie, ou auteur de leurs propres solutions, par exemple.<\/p>\n<p>Il y a donc toute une comp\u00e9tence int\u00e9rieure, qui se joue dans le rapport de ma\u00eetrise qui est service pour les autres, dont l&rsquo;enjeu, action-activation, se situe au niveau des coh\u00e9rences humaines, Sens et consensus, lieux des probl\u00e9matiques humaines.<\/p>\n<p>Comment le chef d&rsquo;entreprise r\u00e9sout-il tel probl\u00e8me technique ? Par un travail de relations et communications avec des techniciens, travail de consensus derri\u00e8re les modalit\u00e9s manifestes de son action.<\/p>\n<p>Si le lieu de l&rsquo;action-activation est bien situ\u00e9 reste \u00e0 indiquer comment se produit l&rsquo;activation ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est tr\u00e8s complexe (cf. \u00ab\u00a0Au coeur du sujet\u00a0\u00bb chapitre 4). Cependant nous donnerons ici trois indications utiles.<\/p>\n<p>Il y faut d&rsquo;abord positionner la probl\u00e9matique humaine en jeux. Quelle coh\u00e9rence ?<\/p>\n<p>Poser un probl\u00e8me a ce but et on le verra, cela revient aussi \u00e0 se disposer dans cette probl\u00e9matique (se poser en probl\u00e8me). La\u00a0\u00bbcentration\u00a0\u00bb en est une cl\u00e9 majeure. C&rsquo;est l&rsquo;un des apports importants de la pratique des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Il y faut ensuite pouvoir travailler sur les Sens du consensus, soit : choisir le Sens et en d\u00e9velopper l&rsquo;intensification (d\u00e9veloppement de l&rsquo;actualisation).<\/p>\n<p>Ce sont actes de d\u00e9cision, de direction, d&rsquo;orientation et actes de d\u00e9veloppement dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sultent :<br \/>\nsoit d&rsquo;une ma\u00eetrise personnelle dont la nature est de discerner les Sens (conscience de Sens) pour disposer de la libert\u00e9 essentielle, le choix de Sens,<br \/>\nsoit de l&rsquo;aide de rep\u00e8res et r\u00e9f\u00e9rents qui \u00ab\u00a0activent\u00a0\u00bb le juste Sens. Tout se passe alors comme si des r\u00e9alit\u00e9s (actions, pratiques, conditions) activaient des Sens dans un consensus dont l&rsquo;actualisation transforme la r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\nOn aura donc le plus souvent \u00e0 se soucier :<\/p>\n<p>de centrer le probl\u00e8me sur la probl\u00e9matique humaine judicieuse,<\/p>\n<p>de d\u00e9terminer le Sens&#8230;. de la r\u00e9solution du probl\u00e8me ou de la r\u00e9alisation desir\u00e9e,<\/p>\n<p>de propager le consensus de fa\u00e7on \u00e0 ce que s&rsquo;actualisent les r\u00e9solutions, r\u00e9alisations, ou changements collectifs esp\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>On peut sch\u00e9matiser le processus de l&rsquo;action dans cette perspective verticale de cette mani\u00e8re.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-764\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH7.png?resize=465%2C343\" alt=\"SetCH7.png\" width=\"465\" height=\"343\" align=\"center\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH7.png?w=465 465w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH7.png?resize=300%2C221 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px\" \/><br \/>\nNous verrons toutes les implications de cette approche de l&rsquo;action, activation, actualisation des coh\u00e9rences humaines. Il faut d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 insister sur le fait que la cl\u00e9 de la pratique des coh\u00e9rences humaines r\u00e9side dans :<\/p>\n<p>la connaissance profonde des coh\u00e9rences et probl\u00e9matiques humaines, des ph\u00e9nom\u00e8nes humains et des changements et \u00e9volutions individuelles et collectives.<\/p>\n<p>la ma\u00eetrise et le travail en soi de ces probl\u00e9matiques et coh\u00e9rences qui renvoie aux probl\u00e8mes d&rsquo;\u00e9volution et de vocation personnelle ainsi qu&rsquo;\u00e0 ceux d&rsquo;\u00e9thique et de responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p>l&rsquo;utilisation de strat\u00e9gies, moyens et m\u00e9thodes d&rsquo;activation-actualisation pour aider \u00e0 cette ma\u00eetrise et au partage des consensus.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-765\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH8-2.png?resize=460%2C474\" alt=\"SetCH8-2.png\" width=\"460\" height=\"474\" align=\"center\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH8-2.png?w=460 460w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH8-2.png?resize=291%2C300 291w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><\/p>\n<p>Ayant examin\u00e9 le rapport vertical Sens-r\u00e9alit\u00e9 nous allons envisager comment la structure coh\u00e9rencielle dessine le volet existentiel de cette th\u00e9orie de l&rsquo;action.<\/p>\n<p>Si, selon la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines, l&rsquo;existence n&rsquo;est pas cause d&rsquo;elle-m\u00eame on peut \u00e9tablir des corr\u00e9lations logiques entre les dimensions coh\u00e9rencielles de l&rsquo;action, corr\u00e9lations non causales mais n\u00e9anmoins structurantes.<\/p>\n<p>La lecture \u00ab\u00a0horizontale\u00a0\u00bb de cette th\u00e9orie de l&rsquo;action aidera \u00e0 ordonner l&rsquo;accessoire (moyen, m\u00e9diation, m\u00e9thode&#8230;) de fa\u00e7on \u00e0 ce qu&rsquo;il s&rsquo;articule \u00e0 l&rsquo;essentiel (Sens, consensus&#8230;).<\/p>\n<p>Pour ce qui concerne la r\u00e9alit\u00e9 de la pratique des coh\u00e9rences humaines et de l&rsquo;action selon cette perspective, nous allons reprendre une lecture du coh\u00e9renciel qui est structure de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine, donc de toute r\u00e9alit\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, la structure coh\u00e9rencielle montre que toute r\u00e9alisation r\u00e9sulte de la conjugaison des deux vecteurs Intention-Attention.<\/p>\n<p>Autrement dit, toute action r\u00e9sulte de l&rsquo;application d&rsquo;une Intention (humaine) \u00e0 un objet d&rsquo;attention humaine pris dans son contexte.<\/p>\n<p>Cela nous permet d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 de comprendre et d&rsquo;\u00e9carter trois conceptions de l&rsquo;action qui r\u00e9sultent de r\u00e9ductions de la r\u00e9alit\u00e9 des pratiques.<\/p>\n<p>la r\u00e9duction factuelle, qui \u00e9limine le sujet et l&rsquo;intention, et identifie l&rsquo;action au faire. Ce n&rsquo;est plus qu&rsquo;une affaire technique, de processus et de m\u00e9canismes.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement technologique et industriel s&rsquo;est beaucoup d\u00e9velopp\u00e9 sur ce r\u00e9ductionisme dont le taylorisme est une repr\u00e9sentation caricaturale.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a place pour l&rsquo;homme \u00e0 son tour que comme producteur\/consommateur\/moyen de production, en concurrence directe avec la machine. La n\u00e9cessit\u00e9 de survie en est la justification fatale.<\/p>\n<p>la r\u00e9duction formelle, qui \u00e9limine l&rsquo;objet et l&rsquo;attention et identifie l&rsquo;action \u00e0 la repr\u00e9sentation. Ce n&rsquo;est plus qu&rsquo;une affaire de mod\u00e8les, de plans et d&rsquo;images. Communiquer devient le tout de l&rsquo;agir, sans plus de prise sur les choses mais avec force b\u00e9n\u00e9fices narcissiques. Certains hommes politiques et ceux des m\u00e9dias y sont souvent abonn\u00e9s parmi bien d&rsquo;autres qui font profession de semblants.<\/p>\n<p>la r\u00e9duction relativiste, qui \u00e9limine les buts et les r\u00e9alisations. Elle se traduit par le r\u00e9duction de l&rsquo;action au jeu, jeu de la n\u00e9gociation par exemple, dans lequel la r\u00e9ussite du jeu suffit pour l&rsquo;action, la r\u00e9alisation \u00e9tant superf\u00e9tatoire.<\/p>\n<p>Cette conception se contente d&rsquo;actions vaines qui ne pr\u00eatent pas \u00e0 cons\u00e9quence et se gardent de toute responsabilit\u00e9. Le plus souvent le b\u00e9n\u00e9fice reste de l&rsquo;ordre du v\u00e9cu et d&rsquo;un commerce avec l&rsquo;archa\u00efque affectif qui pr\u00eate \u00e0 toutes les manipulations.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;action fond\u00e9e dans l&rsquo;activation-actualisation des coh\u00e9rences humaines (Sens en consensus) se d\u00e9ploie simultan\u00e9ment dans toutes les dimensions du coh\u00e9renciel.<\/p>\n<p><cite>STRUCTURE COHERENCIELLE DE L&rsquo;ACTION<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>La d\u00e9termination d&rsquo;une intention.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>Implication du sujet par son vouloir, elle se traduit par le fait de d\u00e9cider pour diriger l&rsquo;action.<br \/>\nD\u00e9cider c&rsquo;est d\u00e9terminer une intention et la tenir. Cela revient au fond au choix du Sens et \u00e0 sa ferme tenue, au prix d&rsquo;un travail personnel notamment.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>La focalisation d&rsquo;un objet d&rsquo;attention<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>L&rsquo;intention s&rsquo;applique \u00e0 un objet qui se d\u00e9tache toujours d&rsquo;un contexte. Ce dernier repr\u00e9sente les conditions de l&rsquo;action, l&rsquo;environnement de son objet, objet de pr\u00e9occupation qui est un probl\u00e8me par exemple.<br \/>\nLa situation fait probl\u00e8me, qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une pr\u00e9occupation, \u00e0 laquelle une intention va s&rsquo;appliquer, permettant ainsi sa r\u00e9alisation (extension).<br \/>\nL&rsquo;approche de l&rsquo;objet de pr\u00e9occupation est aussi recherche d&rsquo;une proximit\u00e9 L&rsquo;effort d&rsquo;attention l&rsquo;am\u00e8ne jusqu&rsquo;\u00e0 la distinction des choses et \u00e9ventuellement au discernement de leurs Sens.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>le d\u00e9veloppement d&rsquo;un projet<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>Il faut y voir \u00e0 la fois le but et le chemin. C&rsquo;est l\u00e0 que nous retrouvons le caract\u00e8re strat\u00e9gique de toute action en tant quelle r\u00e9sulte de la conjugaison d&rsquo;une intention et d&rsquo;un objet dans son contexte.<br \/>\nL&rsquo;intention fait de l&rsquo;objet : objectif ou but. Elle fait des conditions du terrain : cheminement strat\u00e9gique.<br \/>\nLa ma\u00eetrise de l&rsquo;action revient \u00e0 tenir dans leur articulation, ces trois dimensions.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>La connaissance et le discernement \u00e0 propos des conditions et des situations auxquelles s&rsquo;adapter.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>La d\u00e9termination d&rsquo;une position pour d\u00e9cider et diriger selon une orientation volontaire.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>La construction d&rsquo;un cheminement strat\u00e9gique (m\u00e9thodologie) pour r\u00e9aliser les buts fix\u00e9s.<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>Encore une fois c&rsquo;est l&rsquo;oubli de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ces dimensions qui r\u00e8gne le plus souvent, laissant dans l&rsquo;ignorance une partie de ce qui se passe et donne libre cours \u00e0 la croyance dans l&rsquo;efficacit\u00e9 des seules modalit\u00e9s reconnues.<br \/>\nLa poursuite d&rsquo;une r\u00e9vision de ces multiples croyances et ignorances serait salutaire. Elles correspondent toutes \u00e0 la pr\u00e9dominance d&rsquo;une coh\u00e9rence humaine sp\u00e9cifique qui s&rsquo;ignore et prend son effet pour la cause de l&rsquo;action.<br \/>\nDe l\u00e0 prolif\u00e9ration des moyens, m\u00e9thodes techniques et accessoires et perte du contr\u00f4le et de ma\u00eetrise dont la crise contemporaine nous donne<\/cite> <cite>de multiples exemples \u00e0 tous les niveaux et dans tous les champs de responsabilit\u00e9.<br \/>\nIl nous reste \u00e0 consid\u00e9rer dans cette perspective de l&rsquo;action l&rsquo;articulation qu&rsquo;il y a entre :<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>r\u00e9alit\u00e9 initiale, en probl\u00e8me par exemple<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>r\u00e9alit\u00e9 de la pratique<br \/>\n<\/cite><\/p>\n<p><cite>r\u00e9alit\u00e9 finale.<\/p>\n<p><\/cite><\/p>\n<p><cite>Cette derni\u00e8re est toujours transformation de la premi\u00e8re. Mais si elle est la premi\u00e8re transform\u00e9e, alors la pratique est le mouvement m\u00eame de transformation de cette r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\nIl y aura donc lieu de distinguer la pratique pour le praticien professionnel, responsable etc&#8230; et la pratique qui est intervention dans une situation et qui est, au fond, \u00ab\u00a0pratique de cette situation\u00a0\u00bb.<br \/>\nDe nombreuses consid\u00e9rations peuvent aussi \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es sur la construction d&rsquo;une pratique o\u00f9 les dimensions du coh\u00e9renciel de l&rsquo;action marquent la possibilit\u00e9 de s\u00e9quences qui feront, on le verra, la base des m\u00e9thodologies de r\u00e9alisation et de r\u00e9solution des probl\u00e8mes.<\/cite><\/p>\n<p><strong>PRINCIPES DE LA PRATIQUE<br \/>\nDES COHERENCES HUMAINES<\/strong><\/p>\n<p>Sur ces bases relativement simples mais sommaires sont \u00e0 d\u00e9velopper de nombreuses cons\u00e9quences qui contribuent \u00e0 la richesse et la f\u00e9condit\u00e9 de la pratique des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>POSER LES PROBLEMES<\/p>\n<p>La fa\u00e7on de poser et prendre les probl\u00e8mes est tr\u00e8s diff\u00e9rente de ce qui se passe le plus souvent.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord il n&rsquo;y a probl\u00e8me que dans une situation donn\u00e9e o\u00f9 manque une solution, une r\u00e9alisation, qui pr\u00e9sente une difficult\u00e9 ou bien encore qu&rsquo;il faut faire \u00e9voluer o\u00f9 \u00e0 laquelle il faut ajouter quelque r\u00e9alisation nouvelle.<\/p>\n<p>Or puisque le probl\u00e8me est toujours li\u00e9 \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9, locale donc, la pratique mais aussi la solution d\u00e9rivent de la situation initiale.<\/p>\n<p>La r\u00e9solution de probl\u00e8me est toujours transformation de la situation : et non pas plaquage d&rsquo;une solution sur une r\u00e9alit\u00e9 initiale.<\/p>\n<p>D&rsquo;une certaine mani\u00e8re, lorsqu&rsquo;on met en place une solution ou une r\u00e9alisation \u00ab\u00a0venues d&rsquo;ailleurs\u00a0\u00bb il est fait violence \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 initiale et au consensus qui la sous-tend donc aux personnes qui y sont impliqu\u00e9es. On s&rsquo;\u00e9tonnera alors de \u00ab\u00a0r\u00e9sistances au changement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>On aura donc toujours \u00e0 concevoir une pratique de transformation qui d\u00e9rive du probl\u00e8me singulier, donc une pratique originale.<\/p>\n<p>Poser le probl\u00e8me c&rsquo;est par cela-m\u00eame pr\u00e9parer l&rsquo;acte de r\u00e9solution, mettre en question la situation initiale pour en appeler \u00e0 une r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>En outre la r\u00e9alit\u00e9 du probl\u00e8me n&rsquo;existe que par le consensus auquel participe celui qui fait cet appel. Ainsi le probl\u00e8me est toujours le probl\u00e8me de quelqu&rsquo;un dans un collectif.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me ind\u00e9pendamment des hommes qui se trouvent \u00ab\u00a0en probl\u00e8me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De ce fait il ne peut y avoir de solution toute faite pour des probl\u00e8mes \u00e0 priori.<\/p>\n<p>Si on consid\u00e8re cependant des probl\u00e8mes et des solutions, comme g\u00e9n\u00e9raux, c&rsquo;est toujours quelqu&rsquo;un qui assume de les poser ainsi.<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes ne se posent pas par eux-m\u00eames mais ils traduisent l&rsquo;attente de personnes.<\/p>\n<p>Or cette attente est, au fond, Sens et l&rsquo;on peut souligner que pour poser un probl\u00e8me il faudra en d\u00e9terminer l&rsquo;objet, l&rsquo;auteur et aussi le Sens de son attente.<br \/>\nUn probl\u00e8me peut \u00eatre pris en plusieurs Sens. Sens de l&rsquo;appel \u00e0 la r\u00e9solution d&rsquo;un \u00ab\u00a0manque \u00e0 \u00eatre encore r\u00e9alis\u00e9\u00a0\u00bb, dans ce Sens.<\/p>\n<p>Il faut retenir de cela qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me en soi mais toujours le probl\u00e8me de quelqu&rsquo;un ou quelques-uns. Il y a une responsabilit\u00e9 \u00e0 assumer de poser un probl\u00e8me de m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 attribuer \u00e0 d&rsquo;autres les probl\u00e8mes qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas ou, du moins, ni dans les m\u00eames termes (objets) ni dans les m\u00eames Sens auxquels on s&rsquo;attend. Il ne pourrait y avoir alors de solutions appropri\u00e9es. Pensons aux pays en voie de d\u00e9veloppement mais aussi aux difficult\u00e9s dites \u00ab\u00a0sociales\u00a0\u00bb de nombre de nos contemporains.<\/p>\n<p>Le respect d&rsquo;autrui passe par le respect des probl\u00e8mes qu&rsquo;il se pose, on pourrait dire on le verra : \u00ab\u00a0par lesquels il se pose\u00a0\u00bb.<br \/>\n<strong><\/p>\n<p>LA CENTRATION, POUR POSER DES PROBLEMES<\/strong><\/p>\n<p>De ce qui pr\u00e9c\u00e8de on peut tirer une cons\u00e9quence pratique. Avant d&rsquo;envisager quelque action que ce soit il faut poser le probl\u00e8me. Cela veut dire au fond d\u00e9terminer la r\u00e9alit\u00e9 en (du) probl\u00e8me \u00e0 partir de laquelle une transformation est \u00e0 conduire.<\/p>\n<p>Une telle d\u00e9termination peut se faire par le biais du coh\u00e9renciel dont on sait qu&rsquo;il y suffit des vecteurs attention et intention mais que l&rsquo;on peut compl\u00e9ter par d&rsquo;autres dimensions.<\/p>\n<p>Ainsi trois questions peuvent suffire pour \u00ab\u00a0centrer\u00a0\u00bb le probl\u00e8me et en poser la d\u00e9termination.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le probl\u00e8me de qui ? Personne, ou communaut\u00e9 de personnes qui peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par une autorit\u00e9. Rep\u00e8re indispensable pour r\u00e9pondre aux autres questions.<\/p>\n<p>Il est \u00e9videmment possible de se poser soi-m\u00eame comme le sujet du probl\u00e8me&#8230; donc de la solution.<\/p>\n<p>Cependant si ce n&rsquo;est le probl\u00e8me de personne ce ne sera la solution de personne. Songeons \u00e0 ce qui en d\u00e9coule dans les univers ou l&rsquo;on pr\u00e9tend \u00e0 l&rsquo;impersonnalit\u00e9 des probl\u00e8mes et des solutions, il y faut pourtant bien quelqu&rsquo;un qui assume de poser le probl\u00e8me tout en en refusant la responsabilit\u00e9 (en \u00eatre le r\u00e9pondant).<\/p>\n<p>De quoi s&rsquo;agit-t-il ? Il s&rsquo;agit de fixer l&rsquo;objet principal de pr\u00e9occupation. De ce fait cela d\u00e9signe ainsi le domaine dont cet objet est central.<\/p>\n<p>Cette fa\u00e7on de centrer le probl\u00e8me hi\u00e9rarchise les objets de pr\u00e9occupation entre le principal et les secondaires.<\/p>\n<p>Elle a aussi l&rsquo;avantage de ne pas limiter le champ de la r\u00e9alit\u00e9 du probl\u00e8me et donc celui de la solution et des voies et moyens d&rsquo;y parvenir.<\/p>\n<p>Il est aussi possible de hi\u00e9rarchiser les probl\u00e8mes ou de les relativiser l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Centrer l&rsquo;objet c&rsquo;est adopter un point de vue central pour embrasser tous les autres aspects.<\/p>\n<p>Changer de point de vue relativise l&rsquo;objet pr\u00e9c\u00e9dent qui passe du centre \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie alors que c&rsquo;est l&rsquo;inverse pour le nouvel objet principal.<\/p>\n<p>Cette discipline de centration qui oblige \u00e0 poser l&rsquo;objet central est aussi exercice d&rsquo;une responsabilit\u00e9. Elle institue un ordre des choses pour ceux dont le consensus sous-tend la r\u00e9alit\u00e9 en question.<\/p>\n<p>Poser le probl\u00e8me est, l\u00e0 aussi, acte d&rsquo;autorit\u00e9.<\/p>\n<p>Pourquoi cela fait-il probl\u00e8me ? Cette question ne peut se rapporter qu&rsquo;au sujet pr\u00e9c\u00e9dent et \u00e0 son objet de pr\u00e9occupation.<\/p>\n<p>Elle vise \u00e0 \u00e9clairer le Sens du probl\u00e8me donc l&rsquo;intention selon laquelle le sujet aspire \u00e0 une solution. Cela suppose de tenir en suspens ses interpr\u00e9tations \u00e0 priori et de se mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du Sens de l&rsquo;attente (ou la demande).<\/p>\n<p>La d\u00e9termination du Sens du probl\u00e8me, donc de la d\u00e9marche de r\u00e9solution et de la solution esp\u00e9r\u00e9e, est encore un acte de responsabilit\u00e9. Il pose de plus la question \u00e9thique \u00e0 celui qui aurait \u00e0 chercher une solution, \u00e0 assumer une pratique en vue d&rsquo;y aboutir. Il est confront\u00e9 \u00e0 l&rsquo;acceptation d&rsquo;aller ou non dans ce Sens.<\/p>\n<p>S&rsquo;il n&rsquo;y a pas consensus il n&rsquo;y aura pas de r\u00e9alisation possible entre celui qui pose le probl\u00e8me et celui qui le traite.<\/p>\n<p>Aussi faut-il \u00e0 la fois discerner ce Sens, l&rsquo;accepter ou le refuser et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, pro-poser ou pro-voquer tel autre Sens.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive la centration dont nous n&rsquo;avons vu que les d\u00e9terminants essentiels est \u00e0 la fois :<\/p>\n<p>une m\u00e9thode pour poser les probl\u00e8mes<\/p>\n<p>une discipline pour se poser en probl\u00e8me<br \/>\n(en voie de r\u00e9solution)<\/p>\n<p>un enjeu de n\u00e9gociation<\/p>\n<p>la d\u00e9termination des termes d&rsquo;un contrat<\/p>\n<p>un acte de responsabilit\u00e9<\/p>\n<p>C&rsquo;est une des cl\u00e9s majeure de la pratique des coh\u00e9rences humaines o\u00f9 les questions de positionnement, de disposition renvoient \u00e0 la fa\u00e7on de poser les probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi la cl\u00e9 d&rsquo;actes majeurs comme d\u00e9cider ou contracter mais aussi pro-voquer ou pro-poser.<\/p>\n<p>On peut m\u00eame dire que la centration est l&rsquo;essentiel de toute pratique des coh\u00e9rences humaines et, on le verra, l&rsquo;essentiel de la discipline homologistique par laquelle s&rsquo;engage le traitement des probl\u00e8mes en m\u00eame temps que l&rsquo;exercice et l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une ma\u00eetrise, par exemple professionnelle.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nPROBLEMES ET PROBLEMATIQUES HUMAINES<\/strong><\/p>\n<p>Chaque probl\u00e8me est particulier dans la mesure o\u00f9 il actualise un consensus particulier entre un groupe de personnes dont les Instances partagent certains Sens ou coh\u00e9rences humaines.<br \/>\nCependant, on l&rsquo;a vu, ce qui constitue l&rsquo;Instance des personnes, leur humanit\u00e9, ce qu&rsquo;elles ont \u00e0 partager ce sont ces complexes de Sens qui constituent les probl\u00e9matiques de l&rsquo;humain.<\/p>\n<p>Ainsi chaque r\u00e9alit\u00e9 mais aussi chaque probl\u00e8me particulier actualise une probl\u00e9matique humaine g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>On voit l\u00e0 se dessiner un rapport du g\u00e9n\u00e9ral au particulier o\u00f9 la probl\u00e9matique g\u00e9n\u00e9rale \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e8re\u00a0\u00bb le probl\u00e8me particulier.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est d&rsquo;ailleurs particulier de par la fa\u00e7on dont la probl\u00e9matique est engag\u00e9e dans le consensus et la participation sp\u00e9cifique d&rsquo;Instances \u00e0 ce consensus.<\/p>\n<p>Cela \u00e9tant, le travail qui r\u00e9soudra la situation particuli\u00e8re, se situe au niveau de la probl\u00e9matique humaine, g\u00e9n\u00e9rale pour l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme, particuli\u00e8re pour celui ou ceux qui s&rsquo;y trouvent confront\u00e9s.<\/p>\n<p>Il y a donc simultan\u00e9ment dans toute pratique la mise en oeuvre d&rsquo;une strat\u00e9gie g\u00e9n\u00e9rale dans des conditions particuli\u00e8res autrement dit de principes d&rsquo;action g\u00e9n\u00e9raux selon des modalit\u00e9s pratiques originales.<\/p>\n<p>Toute pratique est \u00e0 la fois originale dans ses modalit\u00e9s et g\u00e9n\u00e9rale dans ses principes.<\/p>\n<p>Mais nous avons d&rsquo;autres consid\u00e9rations \u00e0 faire sur le soubassement de tout probl\u00e8me existentiel.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des plus importantes consiste \u00e0 reconna\u00eetre que derri\u00e8re n&rsquo;importe quel probl\u00e8me, fusse-t-il technique, mat\u00e9riel, social, politique, \u00e9conomique, personnel, culturel etc&#8230; il y a toujours en jeu une probl\u00e9matique humaine.<\/p>\n<p>S&rsquo;y joue donc toujours un enjeu d&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi au travers de tous les probl\u00e8mes de l&rsquo;existence c&rsquo;est toujours l&rsquo;homme qui est en jeu comme source du probl\u00e8me et d&rsquo;engagement d&rsquo;une pratique. Toute pratique li\u00e9e \u00e0 un probl\u00e8me quelconque dans un champ professionnel par exemple est toujours une pratique humaine, confrontation \u00e0 une probl\u00e9matique profonde de l&rsquo;humain en soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>De ce fait aussi la connaissance profonde de l&rsquo;homme et de ses probl\u00e9matiques \u00e9claire sur les probl\u00e8mes dans la r\u00e9alit\u00e9. Par exemple tel probl\u00e8me scientifique t\u00e9moigne d&rsquo;une interrogation fondamentale de l&rsquo;homme. On peut ainsi reconna\u00eetre, dans les recherches sur l&rsquo;origine de l&rsquo;univers, l&rsquo;expression, en plusieurs Sens, d&rsquo;une \u00ab\u00a0probl\u00e9matique de l&rsquo;origine\u00a0\u00bb en l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Mais il se fait que cette m\u00eame probl\u00e9matique peut s&rsquo;actualiser dans de nombreux consensus et donc dans de nombreux probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Ainsi des probl\u00e8mes de nature tr\u00e8s diff\u00e9rentes dans des contextes extr\u00eamement vari\u00e9s peuvent \u00eatre l&rsquo;actualisation d&rsquo;une m\u00eame probl\u00e9matique humaine relevant donc des m\u00eames principes d&rsquo;action mais pas des m\u00eames modalit\u00e9s pratiques.<\/p>\n<p>Il y a l\u00e0 la cl\u00e9 d&rsquo;une transdisciplinarit\u00e9 tant pour la connaissance que pour l&rsquo;action.<\/p>\n<p>Si on y ajoute le fait que telle personne est sp\u00e9cialement concern\u00e9e par cette probl\u00e9matique humaine de par son histoire, elle y trouvera l\u00e0 : sa vocation, ses talents, sa profession mais aussi ses \u00e9preuves.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;existence se nouent ainsi des rapports entre des hommes et des situations, entre des probl\u00e8mes \u00ab\u00a0ext\u00e9rieurs\u00a0\u00bb et des probl\u00e9matiques profondes, entre des questions g\u00e9n\u00e9rales et des situations particuli\u00e8res, entre des registres et des modalit\u00e9s apparemment \u00e9trangers dans leur forme mais proche dans le fond.<\/p>\n<p>On y appuiera un principe du plus grand int\u00e9r\u00eat pour la pratique : L&rsquo;homologie, que l&rsquo;on d\u00e9veloppera plus loin et qui donne son nom \u00e0 l&rsquo;homologistique pour nommer la discipline d&rsquo;o\u00f9 ressortissent les pratiques des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Reste encore une consid\u00e9ration qui d\u00e9rive du fondement de tout probl\u00e8me effectif dans une probl\u00e9matique humaine, l\u00e0 aussi se joue la question de la r\u00e9solution.<\/p>\n<p>On peut d\u00e9finir une pratique par la recherche de satisfaction d&rsquo;une attente.<\/p>\n<p>Ainsi cela revient \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer dans le Sens dans lequel la probl\u00e9matique de fond est engag\u00e9e ind\u00e9pendamment de la question de sa r\u00e9solution.<\/p>\n<p>La r\u00e9solution d&rsquo;une probl\u00e9matique humaine, part de la nature humaine, vise toujours \u00e0 trouver et cultiver le \u00ab\u00a0bon Sens\u00a0\u00bb, Sens du \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb de l&rsquo;homme par lequel il s&rsquo;accomplit.<\/p>\n<p>Nous rejoignons la question \u00e9thique pr\u00e9c\u00e9demment engag\u00e9e. Par l\u00e0 il n&rsquo;y a pas de v\u00e9ritable r\u00e9solution d&rsquo;un probl\u00e8me dans l&rsquo;existence en dehors de la r\u00e9solution de la probl\u00e9matique humaine qui le sous-tend.<\/p>\n<p>C&rsquo;est simultan\u00e9ment la question de l&rsquo;\u00e9thique et de l&rsquo;efficacit\u00e9 qui se trouvent conjointes, \u00e0 condition qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;efficacit\u00e9 pour l&rsquo;homme et, pour son devenir.<\/p>\n<p>L&rsquo;accomplissement de la pratique est, strictement, le processus d&rsquo;accomplissement humain.<\/p>\n<p>Ceci est d&rsquo;une port\u00e9e consid\u00e9rable pour la pratique des coh\u00e9rences humaines, renon\u00e7ant \u00e0 la dissociation : technique et morale, non par devoir abstrait, mais par co-naturalit\u00e9 de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre au fond de tous les probl\u00e8mes que l&rsquo;homme se pose (y en a-t-il d&rsquo;autres qui ne soient les siens ?)<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est plus la satisfaction que vise la pratique mais l&rsquo;accomplissement.<\/p>\n<p>R\u00e9volution copernicienne !..<\/p>\n<p>Le Sens du meilleur de l&rsquo;homme est celui m\u00eame de son accomplissement et il y a duplicit\u00e9 \u00e0 penser que le meilleur de l&rsquo;homme peut-\u00eatre distrait de son sens celui du bien de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Il y a cependant en l&rsquo;homme suffisamment de duplicit\u00e9 pour dissocier les deux au prix du d\u00e9tournement de toute \u00e9valuation juste.<\/p>\n<p>La r\u00e9solution d&rsquo;une probl\u00e9matique humaine est un champ de r\u00e9flexion et de strat\u00e9gies n\u00e9cessaires pour fonder les pratiques particuli\u00e8res.<br \/>\nOn notera que, sur le fond, il s&rsquo;agit toujours simultan\u00e9ment ou successivement :<\/p>\n<p>soit de changement de Sens pour trouver le \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb Sens<\/p>\n<p>soit de cultiver un Sens, le \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb si possible.<\/p>\n<p>Cela est possible gr\u00e2ce \u00e0 une ma\u00eetrise, celle de ceux qui l&rsquo;ont cultiv\u00e9 en eux-m\u00eames \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de leur propre existence (selon des modalit\u00e9s infiniment vari\u00e9es et dans de multiples domaines \u00ab\u00a0homologues\u00a0\u00bb) ou bien gr\u00e2ce \u00e0 des aides \u00e9labor\u00e9es au cours des temps, oeuvres de civilisation significative.<\/p>\n<p>On rejoint l\u00e0 toute la question du travail humain qui devient travail int\u00e9rieur d&rsquo;accomplissement en m\u00eame temps que travail \u00ab\u00a0ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb de r\u00e9solution des probl\u00e8mes de l&rsquo;existence dans la vie quotidienne, la vie professionnelle, la vie de responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les m\u00e9tiers, eux m\u00eames, ne peuvent alors \u00eatre compris, dans l&rsquo;art et la mani\u00e8re de leur exercice, que comme service des hommes, donc de leur bien, donc de leur accomplissement au lieu m\u00eame de telle ou telle probl\u00e9matique g\u00e9n\u00e9rale. Une \u00e9tude fondamentale de tous les m\u00e9tiers permettrait d&rsquo;en engager l&rsquo;essentiel, fond\u00e9 dans le profond des hommes concern\u00e9s (et non pas dans le fonctionnement des techniques).<\/p>\n<p>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale toutes les pratiques mais aussi tous les probl\u00e8mes peuvent faire l&rsquo;objet de telles investigations pour reconna\u00eetre la probl\u00e9matique humaine qui les fonde et ainsi les r\u00e9actualiser ou encore les rapprocher par homologie mais aussi envisager les conditions d&rsquo;une ma\u00eetrise humaine qui implique \u00e9ducation et formation.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nHOMOLOGIE ET HOMOLOGRAMMES<\/strong><\/p>\n<p>Quel rapport y-a-t-il entre un r\u00e9cit et la situation ou l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement rapport\u00e9. Dans la forme rien ou peu de choses ! Un discours d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 des faits de l&rsquo;autre. Et pourtant le discours re-pr\u00e9sente les faits. Il porte donc quelque chose qui appartient aux faits si bien qu&rsquo;ils deviennent imaginables par qui n&rsquo;en \u00e9tait pas t\u00e9moin.<\/p>\n<p>Celui-ci peut \u00e0 son tour s&rsquo;en inspirer, par exemple pour r\u00e9gler sa conduite ou mener une action. Quels liens entre cette action, le discours, les faits initiaux ?<\/p>\n<p>Le lien n&rsquo;est pas de forme mais de Sens.<\/p>\n<p>Il y a homologie entre eux (m\u00eames Sens).<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;homme toute exp\u00e9rience dans la r\u00e9alit\u00e9 en active les Sens en lui, les coh\u00e9rences humaines qui font la r\u00e9alisation de cette exp\u00e9rience. Mais ces m\u00eames Sens peuvent s&rsquo;actualiser de mille mani\u00e8res, toutes homologues.<\/p>\n<p>Nous ne cessons comme cela de passer d&rsquo;un registre \u00e0 l&rsquo;autre. Une situation \u00ab\u00a0active\u00a0\u00bb un souvenir homologue qui active une impression, qui active une id\u00e9e, qui active un acte, qui active une situation etc&#8230; jusqu&rsquo;\u00e0 ce que cesse ce jeu d&rsquo;activation\/actualisation.<\/p>\n<p>Cette traduction des m\u00eames Sens dans plusieurs registres est l&rsquo;oeuvre du th\u00e9oricien qui transpose dans le langage conceptuel une exp\u00e9rience pratique mais aussi celle du praticien qui transpose dans l&rsquo;action la th\u00e9orie ou la simple id\u00e9e qu&rsquo;il a de son travail.<\/p>\n<p>Il y a homologie entre la th\u00e9orie et la pratique entre le plan et sa r\u00e9alisation.<\/p>\n<p>Le r\u00eave lui-m\u00eame est homologue d&rsquo;une collection de situations que le psychanalyste d\u00e9code : souci actuel, \u00e9v\u00e8nement r\u00e9cent, situation r\u00e9p\u00e9titive, souvenirs etc. Il y a d&rsquo;ailleurs erreur d&rsquo;interpr\u00e9tation lorsque l&rsquo;une de ces transpositions, le souvenir ancien, est pris pour la cause des autres.<\/p>\n<p>L&rsquo;artiste traduit dans son art des coh\u00e9rences humaines activ\u00e9es pour lui par l&rsquo;actualit\u00e9 ou telle ou telle exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>L&rsquo;amateur, \u00e0 son tour activ\u00e9, en \u00e9prouvera une \u00e9motion, formera une id\u00e9e et peut-\u00eatre une d\u00e9cision. C&rsquo;est un jeu d&rsquo;homologies.<\/p>\n<p>La communication humaine est enti\u00e8rement affaire d&rsquo;homologie. Des r\u00e9alit\u00e9s v\u00e9hiculent des Sens qui, eux, ne se situent qu&rsquo;en l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Le message actualise Sens et coh\u00e9rences humaines et active Sens et coh\u00e9rences humaines pour autrui dont la r\u00e9ponse est homologue au message&#8230; s&rsquo;il n&rsquo;y a pas difficult\u00e9 de communication.<\/p>\n<p>Il y a homologie entre les diff\u00e9rentes facettes d&rsquo;une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 : factuel, repr\u00e9sentatif, relatif, entre l&rsquo;affectif, le mental, le physique.<\/p>\n<p>Le lien d&rsquo;homologie est un lien de corr\u00e9lation et non pas un lien causal (malgr\u00e9 l&rsquo;image du jeu activation\/actualisation).<\/p>\n<p>Par exemple pour ce que l&rsquo;on appelle psycho somatique, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;influence d&rsquo;une psych\u00e9 sur un corps comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de deux objets face \u00e0 face.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a que deux registres d&rsquo;expression homologues d&rsquo;un m\u00eame jeu des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>De m\u00eame, dans une organisation ou une entreprise, les ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9conomiques, strat\u00e9giques, organisationnels etc&#8230; sont dans un rapport d&rsquo;homologie.<\/p>\n<p>Lorsque, d&rsquo;ailleurs on veut fabriquer une image fausse, un semblant, il s&rsquo;agit au fond de tenter de rompre l&rsquo;homologie de fa\u00e7on \u00e0 ce que l&rsquo;image ne r\u00e9v\u00e8le plus le Sens authentique mais en v\u00e9hicule un autre. C&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;illusion. Un discernement aiguis\u00e9 lira, dans la fa\u00e7on de r\u00e9aliser cela, le Sens de la duplicit\u00e9 qui y est probablement pr\u00e9sent, cherchant \u00e0 se masquer.<\/p>\n<p>Toute s\u00e9duction joue sur cette tentative de d\u00e9tournement du Sens. La victime se trouve aux prises avec un double jeu d&rsquo;homologies, celle de l&rsquo;exp\u00e9rience effective et celle du discours affich\u00e9.<\/p>\n<p>Le langage, celui des mots et des images, est \u00e0 la fois la meilleure fa\u00e7on de t\u00e9moigner du Sens mais aussi de tenter de d\u00e9tourner le Sens. Le mensonge est cela, non pas tant par le changement des formes mais par le d\u00e9tournement du Sens (de l&rsquo;esprit).<\/p>\n<p>Dans la pratique des coh\u00e9rences humaines l&rsquo;homologie est un principe majeur. D&rsquo;une part parce que nous acc\u00e9dons aux situations par le biais d&rsquo;homologies, t\u00e9moignages, signes, exp\u00e9riences partielles etc&#8230;<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me formul\u00e9 est homologue \u00e0 la situation qui fait probl\u00e8me. Mais puisque la solution et la pratique n\u00e9cessaire doivent \u00eatre de m\u00eame Sens que le probl\u00e8me alors elles doivent \u00eatre homologues.<\/p>\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;une tr\u00e8s grande port\u00e9e pratique tant pour comprendre ce qui se passe dans toutes les pratiques humaines, m\u00eame largement instrumentalis\u00e9es, que pour construire des pratiques sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>la solution doit \u00eatre homologue au probl\u00e8me.<\/p>\n<p>la pratique doit \u00eatre homologue \u00e0 l&rsquo;un et l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>toutes les composantes de la pratique sont homologues entre elles dans leur succession (phases) et leurs modalit\u00e9s, moyens d&rsquo;action et processus engag\u00e9s.<\/p>\n<p>toutes les composantes d&rsquo;une r\u00e9alisation sont homologues.<\/p>\n<p>D&rsquo;une tr\u00e8s grande port\u00e9e aussi est le fait que le rapport du tout et des parties dans la r\u00e9alit\u00e9 est un rapport d&rsquo;homologie. Cela rappelle les mod\u00e8les holographiques de plus en plus d\u00e9velopp\u00e9s actuellement et aussi les r\u00e9gularit\u00e9s dans les th\u00e9ories du chaos ou des fractales.<\/p>\n<p>Ainsi, par homologies successives peuvent se concevoir, puis se mettre en oeuvre, les m\u00e9thodes ad-hoc qui conviennent au probl\u00e8me en situation et se construire pas \u00e0 pas les r\u00e9alisations ou solutions pertinentes, homologues au probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Tout cela comme tout ce qui est pratique de vie, pratique professionnelle, pratique sociale etc&#8230; est jeu d&rsquo;alternance activation\/actualisation, Sens\/ r\u00e9alit\u00e9, qui se traduit par un rebondissement d&rsquo;homologies entre de multiples r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>Le lien entre elle est Sens, coh\u00e9rence humaine donc. Le lieu du lien est l&rsquo;Instance de chacun dans les consensus partag\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme est celui qui \u00ab\u00a0r\u00e9alise\u00a0\u00bb le \u00ab\u00a0Sens\u00a0\u00bb et qui par les r\u00e9alit\u00e9s est touch\u00e9 au lieu de ses Sens : son Instance. Il est l&rsquo;acteur et l&rsquo;auteur des homologies, c&rsquo;est- \u00e0-dire le seul praticien des coh\u00e9rences humaines (dans son monde).<\/p>\n<p>Ces pratiques emplissent les biblioth\u00e8ques, les mus\u00e9es, les cit\u00e9s, avec toutes les oeuvres de l&rsquo;humanit\u00e9. Elles se confondent avec l&rsquo;expression des cultures, les projets et les r\u00e9alisations majeures ou quotidiennes, les \u00e9v\u00e8nements de l&rsquo;histoire mais aussi la fa\u00e7on de raconter l&rsquo;histoire et nos histoires, avec nos soucis et nos affaires, nos institutions, nos th\u00e9ories et nos pratiques, nos technologies nos moyens et m\u00eame nos crises.<\/p>\n<p>Tout cela t\u00e9moigne des coh\u00e9rences humaines et des rebondissements, d&rsquo;homologies en homologies, qui traversent le temps et l&rsquo;espace.<\/p>\n<p>La pratique des coh\u00e9rences humaines utilise ce ph\u00e9nom\u00e8ne pour tenter de mieux le ma\u00eetriser dans les circonstances particuli\u00e8res d&rsquo;un probl\u00e8me donn\u00e9.<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes et techniques \u00e9labor\u00e9es \u00e0 partir de la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines et largement exp\u00e9riment\u00e9es s&rsquo;appuient sur cela dont la ma\u00eetrise d\u00e9pend d&rsquo;une bonne centration.<\/p>\n<p>En effet, chaque coh\u00e9rence humaine est la source d&rsquo;une infinit\u00e9 de relations d&rsquo;homologie et il n&rsquo;y a pas homologie entre les manifestations de Sens, consensus et coh\u00e9rences humaines diff\u00e9rents. Il s&rsquo;agit donc \u00e0 chaque fois de bien d\u00e9terminer le lieu et le lien communs sur lesquels le travail d&rsquo;homologies est \u00e0 faire.<\/p>\n<p>Souvent on utilisera une traduction particuli\u00e8re comme rep\u00e8re de centration et comme r\u00e9f\u00e9rent pour toute une cha\u00eene d&rsquo;homologies. On appellera homologramme cette repr\u00e9sentation du probl\u00e8me, de la situation, du projet, de la solution etc.. qui sert de r\u00e9f\u00e9rence et de rep\u00e8re.<\/p>\n<p>Nous disposons d&rsquo;homologrammes pour nous recentrer, r\u00e9activer et transmettre nos travaux. Cela va du mythe au rite, du mandala au texte familier, de la r\u00e8gle au plan, du logo \u00e0 la charte, du concept \u00e0 l&rsquo;organigramme etc&#8230; tous mat\u00e9riaux de r\u00e9f\u00e9rence pour nous y \u00ab\u00a0retrouver\u00a0\u00bb ou nous \u00ab\u00a0re-mettre\u00a0\u00bb au travail ou \u00ab\u00a0trans-mettre\u00a0\u00bb ce qui nous para\u00eet essentiel.<\/p>\n<p>L&rsquo;homologramme est comme la lettre, le signe, la m\u00e9taphore, le symbole, la parabole qui expriment le Sens mais ne le sont pas et qui renvoient, par homologie, \u00e0 quelque autre r\u00e9alit\u00e9, ant\u00e9rieure ou post\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Tout de l&rsquo;homologramme t\u00e9moigne du Sens, de la coh\u00e9rence humaine qui l&rsquo;actualise, le tout et les parties. Cependant rien de l&rsquo;homologramme peut n&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent dans le probl\u00e8me ou la solution, le d\u00e9tour peut \u00eatre important et il est d&rsquo;ailleurs utile pour la cr\u00e9ativit\u00e9 ou le discernement.<\/p>\n<p>L&rsquo;homologramme enfin repr\u00e9sente, comme le symbole, \u00e0 la fois ce qu&rsquo;il en est d&rsquo;une relation, celle d&rsquo;un groupe d&rsquo;hommes en consensus. Il en est comme l&rsquo;incarnation et, de ce fait, peut en \u00eatre le r\u00e9activateur : d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance d&rsquo;homologrammes dans les ph\u00e9nom\u00e8nes relationnels et collectifs, couples, familles, cit\u00e9s, nations, collectivit\u00e9s, entreprises, \u00e9glises, etc.<\/p>\n<p>Leur respect est n\u00e9cessaire pour que s&rsquo;en trouve respect\u00e9s ceux qui en partagent le consensus. Cela renvoie au respect des cultures mais aussi au respect des choses fussent-t-elle des visions du monde ou de la nature (des choses) en tant qu&rsquo;homologrammes d&rsquo;un consensus t\u00e9moin d&rsquo;une coh\u00e9rence humaine. Le respect ne veut pas dire acceptation complaisante mais consid\u00e9ration, \u00e9ventuellement critique.<\/p>\n<p>Par le principe d&rsquo;homologie tout peut \u00eatre pos\u00e9 comme homologramme, texte, musique, image, fait, m\u00e9thode, geste, sentiment, situation etc&#8230; formule scientifique, concept, etc&#8230; mais \u00e0 chaque fois c&rsquo;est d&rsquo;une probl\u00e9matique humaine qu&rsquo;ils t\u00e9moignent.<\/p>\n<p>Ainsi le monde, comme homologramme, est actualisation de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;en un certain Sens (celui de l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme) que l&rsquo;un r\u00e9v\u00e8lera l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>La multitude des r\u00e9alit\u00e9s de ce monde, formant autant d&rsquo;homologrammes possibles pour t\u00e9moigner des probl\u00e9matiques humaines et de l&rsquo;engagement des hommes dans leur r\u00e9alisation (ou leur \u00e9vitement), pourront donc servir d&rsquo;appui \u00e0 un travail humain.<\/p>\n<p>Les homologies et les homologrammes sont d&rsquo;ailleurs ce par quoi se multiplient, se diversifient et se complexifient nos r\u00e9alit\u00e9s tandis que c&rsquo;est du c\u00f4t\u00e9 des coh\u00e9rences humaines que l&rsquo;on trouvera : la simplicit\u00e9, l&rsquo;unit\u00e9, le principe.<\/p>\n<p>Homologies et homologrammes sont les m\u00e9diations qui permettent d&rsquo;y acc\u00e9der, acc\u00e9der \u00e0 plus de ma\u00eetrise de notre humanit\u00e9 au travers des choses de la vie et des affaires humaines.<br \/>\n<strong><br \/>\nL&rsquo;INTELLIGENCE SYMBOLIQUE<\/strong><\/p>\n<p>La pratique des coh\u00e9rences humaines implique un regard, une attitude, une d\u00e9marche nouvelle, du moins fort inhabituelle.<\/p>\n<p>Chaque fois que l&rsquo;on est confront\u00e9 \u00e0 quelque chose, il s&rsquo;agit de le prendre comme manifestation d&rsquo;une coh\u00e9rence humaine, de Sens en consensus. Toute r\u00e9alit\u00e9 est comme la lettre qui pr\u00e9sente, sans le montrer, l&rsquo;esprit et tout changement dans cette r\u00e9alit\u00e9 viendra de l&rsquo;esprit de ces coh\u00e9rences humaines sous-jacentes.<\/p>\n<p>La pratique sera toujours prise entre : envisager le Sens derri\u00e8re les r\u00e9alit\u00e9s et exprimer le Sens au travers de r\u00e9alit\u00e9s. Reste, au milieu de tout cela, \u00e0 savoir quel Sens, de quelle probl\u00e9matique humaine il s&rsquo;agit ou du moins de s&rsquo;y centrer.<\/p>\n<p>Face \u00e0 un probl\u00e8me, une situation, une r\u00e9alit\u00e9 on peut s&rsquo;efforcer de la d\u00e9crire, de l&rsquo;analyser d&rsquo;en comprendre la logique etc&#8230; Cela rel\u00e8ve de divers modes de conscience et de connaissance que la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines \u00e9claire. On peut les reconna\u00eetre \u00e0 l&rsquo;oeuvre derri\u00e8re telle ou telle approche \u00e9pist\u00e9mologique ou tel consensus scientifique, tel courant de penser, etc.<\/p>\n<p>De m\u00eame les m\u00e9thodes empiriques ou \u00ab\u00a0scientifiques\u00a0\u00bb d&rsquo;analyse et de compr\u00e9hension rel\u00e8vent :<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience objectivante , analytique (attention)<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience rationalisante, d\u00e9ductive (extension)<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience intuitive, subjective (intention)<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience sensible, appr\u00e9ciative (relatif)<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience mentale, synth\u00e9tique (repr\u00e9sentatif)<\/p>\n<p>soit d&rsquo;une conscience r\u00e9active, \u00ab\u00a0pratique\u00a0\u00bb (factuel).<\/p>\n<p>Or tout cela n&rsquo;acc\u00e8de pas au Sens et il faut une autre conscience (conscience de Sens) pour p\u00e9n\u00e9trer au coeur des choses : Sens, consensus et coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Voir toute chose dans sa consistance certes, mais surtout comme r\u00e9v\u00e9lateur de Sens rel\u00e8ve de ce qu&rsquo;on peut appeler une intelligence symbolique.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9coute du Sens derri\u00e8re les faits, les choses, les discours, les probl\u00e8mes, les situations, les sympt\u00f4mes&#8230; participe de l&rsquo;intelligence symbolique.<\/p>\n<p>Il ne suffit pas de se demander qu&rsquo;est ce que cela dit mais d&rsquo;entendre ce que cela veut dire, ce que cela signifie et, pour cela, il faut \u00e9couter l&rsquo;homme derri\u00e8re les choses.<\/p>\n<p>Si le lieu du Sens des choses est le consensus, celui-ci n&rsquo;a lieu que dans l&rsquo;Instance des personnes.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en soi que l&rsquo;on peut entendre le Sens des autres est donc le Sens des choses. Si l&rsquo;oreille est tendue vers l&rsquo;ext\u00e9rieur l&rsquo;\u00e9coute est tendue vers l&rsquo;int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>A l&rsquo;ext\u00e9rieur les r\u00e9alit\u00e9s prises comme homologrammes, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur les coh\u00e9rences humaines, en soi, qui participent au consensus et qui font \u00e9cho.<\/p>\n<p>L&rsquo;intelligence symbolique cherche aussi \u00e0 se d\u00e9gager des multiples activations qui nous sollicitent sans cesse pour se poser sur un probl\u00e8me, se centrer sur une probl\u00e9matique, se tenir dans un Sens.<\/p>\n<p>Le travail de centration participe de l&rsquo;intelligence symbolique, li\u00e9e donc \u00e0 la responsabilit\u00e9 qui implique la pratique des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n<p>Enfin l&rsquo;intelligence symbolique s&rsquo;exprime aussi dans le chemin Sens\/r\u00e9alit\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;actualisation du Sens qui en est comme l&rsquo;expression s&rsquo;assimile \u00e0 une r\u00e9alisation concr\u00e8te originale de par la singularit\u00e9 des situations et de par l&rsquo;origine, en soi-m\u00eame, de la pratique et de sa production.<\/p>\n<p>L&rsquo;intelligence symbolique se traduira par la possibilit\u00e9 d&rsquo;une juste traduction du Sens d\u00e9cid\u00e9 (direction). Au-del\u00e0 de la multiplicit\u00e9 des savoir-faire, il y a ce qui les int\u00e8gre et qui donne \u00ab\u00a0coh\u00e9rence\u00a0\u00bb au r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise des coh\u00e9rences est cet autre volet de l&rsquo;intelligence symbolique. Qu\u00eate de l&rsquo;essentiel &#8211; prises de positions essentielles, expression de l&rsquo;essentiel, telles sont les dispositions de l&rsquo;intelligence symbolique.<\/p>\n<p>On peut concevoir des m\u00e9thodes d&rsquo;efficience personnelle, des m\u00e9thodes de d\u00e9veloppement personnel fond\u00e9es sur l&rsquo;exercice de l&rsquo;intelligence symbolique.<\/p>\n<p>Ce sont les techniques d\u00e9velopp\u00e9es, tant pour l&rsquo;analyse (analyse de coh\u00e9rence, analyse figurative&#8230;) que pour la d\u00e9cision (centration) que pour le d\u00e9veloppement d&rsquo;actions ou de projets (cr\u00e9ativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rative&#8230;)<\/p>\n<p>On a l\u00e0 quelques-unes des techniques de la m\u00e9thode homologistique, d\u00e9marche de ma\u00eetrise de la pratique des coh\u00e9rences humaines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De la question du Sens d\u00e9rive une prax\u00e9ologie qui non seulement \u00e9claire les d\u00e9terminants de l&rsquo;action humaine mais aussi les principes d&rsquo;efficience qui d\u00e9bouchent sur des pratiques op\u00e9rationnelles. On trouvera l\u00e0 diff\u00e9rents rep\u00e8res pour l&rsquo;action dans la fa\u00e7on de poser et traiter les probl\u00e8mes<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":764,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[516,60],"tags":[],"class_list":["post-828","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-c24-boucle-de-laction-activation-actualisation-des-consensus","category-f53-le-traitement-des-situations"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH7.png?fit=465%2C343","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/828","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=828"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/828\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2120,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/828\/revisions\/2120"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media\/764"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}