{"id":826,"date":"2004-08-11T10:33:50","date_gmt":"2004-08-11T10:33:50","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/11\/une-theorie-de-lhomme\/"},"modified":"2021-02-24T11:37:11","modified_gmt":"2021-02-24T10:37:11","slug":"une-theorie-de-lhomme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/11\/une-theorie-de-lhomme\/","title":{"rendered":"Une th\u00e9orie de l&rsquo;Homme"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Au milieu de l&rsquo;influence de tendances multiples, l&rsquo;homme est mis en question, implicitement le plus souvent. C&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme qui est en jeu ou plut\u00f4t sa compr\u00e9hension ou sa n\u00e9gation. Evidemment ce sont les cons\u00e9quences de ces conceptions qui entrainent \u00e0 les rejoindre ou les fuir. Exigences et responsabilit\u00e9s sont deux crit\u00e8res attractifs ou repoussoirs. Il en va du devenir de l&rsquo;homme ou la n\u00e9gation de tout devenir proprement humain.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines est n\u00e9e d&rsquo;un regard. Lues sous un certain angle les choses ne se pr\u00e9sentent pas de la m\u00eame mani\u00e8re que sous un autre. On parle alors de points de vue diff\u00e9rents, comme s&rsquo;il y avait des points \u00e0 partir desquels on pouvait voir les choses de fa\u00e7on diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>Les points de vue se traduisent bien souvent d&rsquo;ailleurs en opinions diff\u00e9rentes, en prises de positions qui s&rsquo;accordent ou s&rsquo;affrontent. Mais les positions prises en final ne sont-elles pas les cons\u00e9quences de position prises \u00e0 priori, de choix d&rsquo;un point de vue, et, en quelque sorte, d&rsquo;une disposition du regard, de l&rsquo;attention, de la sensibilit\u00e9 et pourquoi pas de la volont\u00e9, du d\u00e9sir, de l&rsquo;esp\u00e9rance?<\/p>\n<p>C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 une vision offerte par la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences humaines que celle de l&rsquo;existence de ces \u00ab\u00a0dispositions\u00a0\u00bb de l&rsquo;homme qui donnent Sens et coh\u00e9rence \u00e0 ce qui est vu, v\u00e9cu, agi, pens\u00e9, partag\u00e9, projet\u00e9 depuis chaque point de vue, chaque position prise.<\/p>\n<p>Ces dispositions sont aussi des postures, fa\u00e7ons de se poser, de se mettre en sc\u00e8ne dans l&rsquo;existence, de se comporter. Elles sont aussi en corr\u00e9lation avec ces postulats plut\u00f4t implicites \u00e0 partir desquels nous construisons nos explications, notre compr\u00e9hension des choses, du monde et de nous-m\u00eame. Or, ces dispositions sont des positions de Sens en m\u00eame temps qu&rsquo;elles repr\u00e9sentent les choix disponibles \u00e0 l&rsquo;homme. Sa libert\u00e9 m\u00eame s&rsquo;exerce dans cette nature \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00eatre en plusieurs Sens\u00a0\u00bb et de pouvoir en disposer, se disposer selon l&rsquo;un ou l&rsquo;autre et ainsi donner sa coh\u00e9rence \u00e0 chaque situation comme \u00e0 toute une existence. Il y a ainsi un regard d&rsquo;o\u00f9 se d\u00e9gage une vision, celle de la possibilit\u00e9 pour l&rsquo;homme d&rsquo;adopter toute une panoplie de dispositions, positions de vie, toute une panoplie de regards.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines \u00e9clairera ainsi les visions d\u00e9ploy\u00e9es \u00e0 partir de regards qui sont autant de sens tendus vers le monde, vers les autres. Ces visions ce sont les visions du monde classiques ou particuli\u00e8res, personnelles ou culturelles, singuli\u00e8res ou, semble-t-il, universelles. En se d\u00e9ployant \u00e0 partir d&rsquo;un regard propre, d&rsquo;un point de vue, d&rsquo;une disposition, elles accompagnent aussi les d\u00e9marches, les actions, les comportements, les projets, les r\u00e9alisations des hommes.<\/p>\n<p>Si donc on se r\u00e9f\u00e8re au regard, pensons que s&rsquo;il indique une position prise, il pr\u00e9figure aussi un engagement de l&rsquo;existence, dans l&rsquo;action par exemple. Ainsi c&rsquo;est d&rsquo;un de ces regards que la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines est le d\u00e9ploiement. Chaque grande d\u00e9couverte s&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;un bouleversement des fa\u00e7ons de penser, d&rsquo;interpr\u00e9ter le monde et en cons\u00e9quence d&rsquo;agir. Il s&rsquo;agissait \u00e0 chaque fois de l&rsquo;actualisation d&rsquo;un nouveau regard accompagn\u00e9, dit-on aujourd&rsquo;hui, de l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un nouveau paradigme.<\/p>\n<p>La difficult\u00e9 est, pour celui qui d\u00e9ploie ainsi un regard neuf, que les autres observateurs ne voient pas ce qu&rsquo;il voit et sentent bien que s&rsquo;ils y consentaient, c&rsquo;est tout l&rsquo;\u00e9difice de leur monde qui serait mis en question, mode de pens\u00e9e et mode de vie. Le proc\u00e8s de Galil\u00e9e, \u00e9trangement d&rsquo;actualit\u00e9 par sa r\u00e9habilitation r\u00e9cente, en est un exemple classique.<\/p>\n<p>Il faut donc, \u00e0 celui qui ose un nouveau regard, affronter l&rsquo;incr\u00e9dulit\u00e9, l&rsquo;incompr\u00e9hension sinon l&rsquo;agression avec tous les artifices de la vengeance de certains dont les int\u00e9r\u00eats leur semblent mis en p\u00e9ril. Newton s&rsquo;est vu ainsi violemment combattu \u00e0 son \u00e9poque, lui-m\u00eame n&rsquo;ayant gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 tendre pour ceux qui ne voyaient pas comme lui.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;en effet les hommes confondent leur r\u00e9alit\u00e9 avec le tableau que d\u00e9couvre le regard particulier qu&rsquo;ils ont adopt\u00e9 pour toutes sortes de raisons, alors ils se sentent remis en question, remis \u00e0 la t\u00e2che d&rsquo;avoir \u00e0 reconstruire une vision, une identit\u00e9, une existence. Evidemment, ceux qui se vivent dans un monde en crise, en difficult\u00e9, o\u00f9 les visions s&rsquo;entrechoquent, o\u00f9 les identit\u00e9s se morcellent, o\u00f9 les certitudes se l\u00e9zardent et o\u00f9 enfin les m\u00e9thodes et les moyens habituels semblent perdre leurs vertus d&rsquo;efficience alors ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 accept\u00e9 la remise en question sont pr\u00eats \u00e0 envisager un autre point de vue. Il est vrai alors qu&rsquo;un point de vue simplement coh\u00e9rent peut para\u00eetre par ce fait salvateur ; n&rsquo;importe lequel pourvu qu&rsquo;il soit coh\u00e9rent, unifiant, identificatoire.<\/p>\n<p>Malheureusement tous les Sens ne se valent pas, toutes les coh\u00e9rences ne sont pas b\u00e9n\u00e9fiques, tous les regards ne sont pas sains. Nous sommes l\u00e0 dans des caract\u00e9ristiques de notre \u00e9poque, crise de sens, d\u00e9boussolement, morcellement et \u00e9clatement des diff\u00e9rents pans de l&rsquo;existence et d&rsquo;autre part qu\u00eate d&rsquo;une r\u00e9ponse, d&rsquo;une croyance, d&rsquo;un syst\u00e8me coh\u00e9rent. Il y a des regards qui aveuglent, il y a des regards qui \u00e9clairent c&rsquo;est plut\u00f4t de ce c\u00f4t\u00e9 qu&rsquo;il faut chercher.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines est la traduction d&rsquo;une vision o\u00f9 s&rsquo;\u00e9clairent la nature des regards humains et son propre regard. Elle provoque \u00e0 la libert\u00e9, \u00e0 la responsabilit\u00e9 du choix, \u00e0 la conscience des implications. C&rsquo;est pour cela que nous pr\u00e9f\u00e9reront ce Sens parce qu&rsquo;il \u00e9claire les Sens possibles des dispositions humaines et leurs cons\u00e9quences dans la pratique de l&rsquo;existence individuelle et collective.<\/p>\n<p>D&rsquo;o\u00f9 vient-il qu&rsquo;un nouveau point de vue puisse \u00eatre tenu alors que tout et tous invitent \u00e0 prendre position uniquement parmi les propositions infinies du moment. Penser par soi-m\u00eame, pr\u00e9tendre \u00eatre le lieu d&rsquo;une vision propre est tellement inou\u00ef que cela suscite une surdit\u00e9 radicale. On ne voit rien (de neuf), c&rsquo;est donc qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien \u00e0 voir (l&rsquo;entendement a bien \u00e0 voir avec l&rsquo;audition comme avec la vision, les sens ont partie li\u00e9es au Sens&#8230;). D&rsquo;autres fois c&rsquo;est un soup\u00e7on qui va de l&rsquo;hypoth\u00e8se du d\u00e9lire \u00e0 celle de la manipulation int\u00e9ress\u00e9e des esprits : hallucination du type new-age ou bien plan marketing astucieux mais bien compliqu\u00e9. Cela en dit long sur le statut r\u00e9el de la pens\u00e9e et sur la gravit\u00e9 d&rsquo;un tel acte qui remet en question les structures auxquelles les regards habituels nous ont identifi\u00e9.<\/p>\n<p>Il y a myst\u00e8re \u00e0 ce que l&rsquo;oeil d&rsquo;un auteur particulier se soit port\u00e9 \u00e0 quelque interstice \u00e0 en \u00eatre \u00e9merveill\u00e9 du spectacle d\u00e9couvert et y consacrer tous ses efforts au risque des effets du doute et de l&rsquo;incompr\u00e9hension des autres. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une jonglerie avec quelques accessoires conceptuels bien connus pour ce genre de num\u00e9ro d\u00e9di\u00e9 \u00e0 des sc\u00e8nes convenues. Comment est-il possible de se tenir dans ce regard pour en d\u00e9ployer la vision sans s&rsquo;y perdre?<\/p>\n<p>En l&rsquo;occurence trois types d&rsquo;exp\u00e9rience ont ici \u00e0 la fois suscit\u00e9 la qu\u00eate et soutenu l&rsquo;\u00e9laboration. Tout d&rsquo;abord une fr\u00e9quentation de la psychanalyse et de quelques m\u00e9thodes modernes de \u00ab\u00a0culturisme de l&rsquo;\u00e2me&#8230; ou de l&rsquo;\u00e9go\u00a0\u00bb ont donn\u00e9 consistance au myst\u00e8re de l&rsquo;homme, de son int\u00e9riorit\u00e9 et de sa responsabilit\u00e9 sur les visions et les actions qui tissent la trame de son existence.<\/p>\n<p>Le myst\u00e8re de l&rsquo;homme c&rsquo;est aussi bien le non savoir \u00e0 propos de la nature humaine qui se cherche, que l&rsquo;inconscient qui d\u00e9termine ce que le conscient tente d&rsquo;expliquer \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son seul horizon. C&rsquo;est aussi enfin toute l&rsquo;\u00e9paisseur de l&rsquo;histoire \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle individuelle et collective qui trouve en l&rsquo;homme ses mobiles, ses fins et ses moyens. Ab\u00eem\u00e9 en subjectivisme, le commerce des ego et de leur entretien est devenu un refuge pour ceux qui ne trouvent pas alentour une s\u00fbret\u00e9 suffisante.<\/p>\n<p>Ensuite, quelques cheminements en compagnie des productions de la science, physique notamment, ont cultiv\u00e9 la soif de conna\u00eetre et de comprendre face au myst\u00e8re du monde. Ils ont aussi bien donn\u00e9 \u00e0 exp\u00e9rimenter le possible de la recherche au travers des connaissances d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 et aussi appris quelle exigence et quelle rigueur se devait de tenir celui qui pr\u00e9tend \u00e0 une connaissance objective.<\/p>\n<p>La science moderne ancr\u00e9e dans les principes newtonien a fait de l&rsquo;\u00e9radication du sujet et de toute subjectivit\u00e9 les conditions de l&rsquo;objectivit\u00e9 scientifique. L&rsquo;objectivisme se nourrit d&rsquo;occultation et c&rsquo;est un probl\u00e8me lorsque la science ne parle pas au coeur de l&rsquo;homme ou r\u00e9duit celui-ci \u00e0 quelque complexe neuronal. Ce qui se justifie par la science condamne l&rsquo;homme. Pourtant le myst\u00e8re du monde n&rsquo;est pas si loin du myst\u00e8re de l&rsquo;homme si l&rsquo;on en croit quelques cr\u00e9ateurs (Einstein par exemple) ou quelques auteurs (Holton, Verlet, etc&#8230;).<\/p>\n<p>La r\u00e9conciliation du sujet avec l&rsquo;objet \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb est un souci pour certains (Prigogine&#8230;) mais c&rsquo;est aussi un des clivages majeurs du monde moderne. Il y a d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 le monde intime, priv\u00e9, celui de la subjectivit\u00e9, de la psych\u00e9 humaine et de l&rsquo;autre le monde objectif, suppos\u00e9 identique pour tous, que les scientifiques cataloguent selon leurs crit\u00e8res de validation m\u00e9thodologique.<\/p>\n<p>En troisi\u00e8me lieu l&rsquo;exp\u00e9rience des entreprises, priv\u00e9es ou publiques enseigne que la r\u00e9solution des probl\u00e8mes, les r\u00e9alisations, les projets peuvent \u00eatre men\u00e9s \u00e0 bon terme \u00e0 condition d&rsquo;en organiser l&rsquo;\u00e9dification, d&rsquo;en ma\u00eetriser la conduite, d&rsquo;en coordonner les moyens et d&rsquo;en rationaliser la production. Merveille des oeuvres humaines, enthousiasme des possibles, mais aussi au revers de la m\u00e9daille, c&rsquo;est bien souvent le r\u00e9sultat qui seul compte et une efficacit\u00e9 qui cherche la rationalit\u00e9 optimale pour des enjeux dont le sujet s&rsquo;ignore (le d\u00e9sir de qui ?) et dont l&rsquo;objet, r\u00e9duit au stade de moyen, passe d&rsquo;une objectivit\u00e9 \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb \u00e0 une objectivit\u00e9 \u00ab\u00a0comptable\u00a0\u00bb. Une forme de rationalisme, du ratio de \u00ab\u00a0rentabilit\u00e9\u00a0\u00bb (quelqu&rsquo;en soient les termes\u00a0\u00bb) se trouve d&rsquo;autant plus efficace qu&rsquo;elle se d\u00e9barrasse de l&rsquo;exigence d&rsquo;objectivit\u00e9 et du souci de clart\u00e9 subjective (celle des finalit\u00e9s et des intentions v\u00e9ritable).<\/p>\n<p>Quelle coh\u00e9rence entre la sph\u00e8re du sujet, celle de l&rsquo;objet (de science ou de connaissance), celle des projets et entreprises? Les experts en subjectivit\u00e9, ceux qui font profession d&rsquo;objectivit\u00e9 scientifique et ceux qui sont aux gouvernes de nos entreprises n&rsquo;ont gu\u00e8re de langage commun. Chacun r\u00e9ussit, semble-t-il, au prix de l&rsquo;oubli des deux autres, comme si leurs points de vue s&rsquo;excluaient ou que leur r\u00e9ductionisme propre \u00e9tait significatif justement de dispositions prises sp\u00e9cifiquement.<\/p>\n<p>Le nouveau regard que d\u00e9ploie de fa\u00e7on syst\u00e9matique la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines observe en tout premier lieu que c&rsquo;est toujours l&rsquo;homme qui est \u00e0 l&rsquo;origine, au milieu et \u00e0 la fin du processus de connaissance scientifique. La m\u00e9thode scientifique est une construction humaine et d&rsquo;ailleurs, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;exp\u00e9rimentation que ne soit toute enti\u00e8re prise dans l&rsquo;exp\u00e9rience humaine, ni m\u00eame de math\u00e9matique qui ne soit repr\u00e9sentation humaine, ni de corr\u00e9lation entre exp\u00e9rience et mod\u00e8le math\u00e9matique qui ne soit d&rsquo;occurence humaine.<\/p>\n<p>Y a-t-il d&rsquo;autres entreprises que les entreprises humaines, d&rsquo;autres fins, moyens et comp\u00e9tences que celles que l&rsquo;homme y investit ? Ce que l&rsquo;homme r\u00e9alise (et qui ne se r\u00e9duit pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9go de chaque individu) forme sa r\u00e9alit\u00e9. Ses r\u00e9alisations transforment sa r\u00e9alit\u00e9. La r\u00e9alit\u00e9 pour l&rsquo;homme est acte de r\u00e9alisation. Rien de ce que la vision (action) embrasse n&rsquo;a d&rsquo;autre r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;humaine. Ce regard aura toujours \u00e0 chercher, dans les r\u00e9alit\u00e9s qui nous pr\u00e9occupent, l&rsquo;homme, les hommes qui s&rsquo;y r\u00e9alisent. Il est vrai que l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9 est pour chacun condition de r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;objectivit\u00e9 en est le respect sans laquelle il n&rsquo;y a ni autre, ni r\u00e9alit\u00e9 mais seulement projection de l&rsquo;\u00e9go en fantasme auquel il s&rsquo;identifie.<\/p>\n<p>Il y a une autre dimension du \u00ab\u00a0paradigme\u00a0\u00bb, c&rsquo;est le statut du Sens. Si le regard est disposition humaine orient\u00e9e, tendue, alors il est vecteur, vecteur-Sens m\u00eame. Son origine est l&rsquo;homme lui-m\u00eame le \u00ab\u00a0lieu d&rsquo;\u00eatre\u00a0\u00bb des multiples possibles, de ses \u00ab\u00a0regards\u00a0\u00bb. L&rsquo;homme est Sens dans sa nature la plus profonde et ces Sens sont les regards qui se d\u00e9ploient en visions (actions).<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines est aussi une tentative de reconstitution de ces d\u00e9ploiements. Elle est elle-m\u00eame d\u00e9ploiement d&rsquo;un regard qui reconstitue les modes de d\u00e9ploiement, donc de r\u00e9alisation, de tous les regards de l&rsquo;homme, de ses Sens et coh\u00e9rences. Si la qu\u00eate du sens est un leitmotiv, la question de ce qu&rsquo;est le Sens reste peu fouill\u00e9e. Les nombreuses acceptions du terme ressortissent plus du d\u00e9ploiement de la vision-action que de son principe, le regard. La nouveaut\u00e9 ici est de faire du Sens la \u00ab\u00a0brique \u00e9l\u00e9mentaire\u00a0\u00bb de la nature humaine dont le d\u00e9ploiement se pr\u00e9sente selon toutes les facettes de la r\u00e9alit\u00e9 et des sens communs. Orientation, direction, logique, signification, r\u00e9f\u00e9rence, sensibilit\u00e9, etc&#8230; en sont quelques unes des nombreuses variantes.<\/p>\n<p>Nous voil\u00e0 au coeur du myst\u00e8re, celui de l&rsquo;homme, celui du monde, celui du devenir de l&rsquo;existence. Le Sens est le coeur de l&rsquo;homme, coeur du sujet, coeur de l&rsquo;objet, coeur de tout projet et toute entreprise humaine. Il est, par le biais des \u00ab\u00a0consensus\u00a0\u00bb, au coeur des ph\u00e9nom\u00e8nes collectifs, culturels et donc politiques. Il est au centre des questions d&rsquo;efficience humaine dans son versant \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb comme dans son versant \u00ab\u00a0\u00e9lucidation\u00a0\u00bb et de ce qui s&rsquo;est appel\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;intelligence symbolique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es ont confront\u00e9 ce regard \u00e0 des espaces multiples permettant \u00e0 chaque fois de d\u00e9ployer une vision nouvelle coh\u00e9rente aussi bien que d&rsquo;\u00e9chafauder des pratiques dont l&rsquo;efficience est fond\u00e9e sur ce m\u00eame regard dans la d\u00e9marche qu&rsquo;il implique. Nouvelles doctrines, nouvelles m\u00e9thodes, nouvelles propositions, nouveaux concepts, tout cela d\u00e9j\u00e0 largement d\u00e9velopp\u00e9 peut l&rsquo;\u00eatre encore \u00e0 l&rsquo;infini.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le but de cet ouvrage d&rsquo;en parcourir quelques horizons, de proposer au lecteur de \u00ab\u00a0suivre ce regard\u00a0\u00bb. Si d&rsquo;ailleurs il ne se laisse pas en faire l&rsquo;essai, alors il n&rsquo;y discernera rien d&rsquo;int\u00e9ressant que quelques \u00e9lucubrations aux apparences famili\u00e8res. Or, il faut savoir que dans une nouvelle perspective telle que celle l\u00e0 tout est neuf et pourtant la r\u00e9alit\u00e9 est, semble-t-il, la m\u00eame.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans ce rapport du Sens humain aux r\u00e9alit\u00e9s humaines, que se jouent et se nouent nos responsabilit\u00e9s les plus \u00e9minentes et celles des dirigeants. Il s&rsquo;av\u00e8re de ce point de vue que \u00ab\u00a0diriger c&rsquo;est donner le sens\u00a0\u00bb. Par cela, c&rsquo;est discerner, choisir, partager une position , un sens, un point de vue celui d&rsquo;un regard et d&rsquo;une d\u00e9marche. C&rsquo;est pour cela que cet ouvrage s&rsquo;adresse de fa\u00e7on prioritaire aux dirigeants et \u00e0 tous les hommes responsables qui veulent assurer le sens de leur existence et des engagements qu&rsquo;il partagent avec les autres. Ils y trouveront, avec la cl\u00e9 du Sens, une unit\u00e9, un \u00e9clairage, des rep\u00e8res mais aussi des moyens d&rsquo;efficience, d&rsquo;action et de ma\u00eetrise appropri\u00e9s aux temps nouveaux qui se pr\u00e9parent.<\/p>\n<p>Si le progr\u00e8s humain a un sens alors apr\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge du faire, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge du signe, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e2ge du Sens qui vient, ce que d&rsquo;autres appellent le temps de l&rsquo;esprit. Mais ce n&rsquo;est pas la moindre d\u00e9couverte que le Sens soit l&rsquo;esprit et que par cela la nature humaine est spirituelle dans ce qui, en elle, transcende son existence r\u00e9alis\u00e9e. C&rsquo;est pour cela que chaque homme est une personne.<\/p>\n<p>AVANT PROPOS<\/p>\n<p>UNE THEORIE POUR UN TEMPS DE CRISE<\/p>\n<p>Il faudrait \u00eatre sourd et aveugle pour ne pas \u00eatre frapp\u00e9 par les signes du temps. La rumeur parle de crise, crise \u00e9conomique : crise de civilisation, crise des valeurs. La tension semble toujours monter vers plus d&rsquo;inqui\u00e9tude.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement l&rsquo;\u00e9quilibre du monde, tel qu&rsquo;il commen\u00e7ait \u00e0 appara\u00eetre intangible, est remis en question. Disparition \u00e9tonnante d&rsquo;un formidable \u00e9difice \u00e0 l&rsquo;Est. Guerre du golfe qui laisse une \u00e9trange incertitude et dont les ondes de choc sont loin d&rsquo;\u00eatre amorties. Crise des m\u00e9dias et du triomphe d&rsquo;un certain imaginaire occidental. Situation en Europe Centrale qui \u00e9prouve l&rsquo;autre \u00e9dification de l&rsquo;Europe qui a du mal \u00e0 trouver ses racines dans les peuples.<\/p>\n<p>En France et sans doute bien au-del\u00e0, le politique est en crise, crise des fondements et de la pratique. La justice h\u00e9site entre une l\u00e9gitimit\u00e9 ancr\u00e9e dans la v\u00e9rit\u00e9, dans la vengeance ou dans la m\u00e9canique juridique. La soci\u00e9t\u00e9 se d\u00e9sagr\u00e8ge : m\u00e9galopoles, d\u00e9serts ruraux, cohorte de des-int\u00e9gr\u00e9s, des millions en France. L&rsquo;\u00e9thique est \u00e0 l&rsquo;ordre du jour, aussi bien lorsqu&rsquo;il faut justifier des enjeux de groupes \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;un individualisme arrogant que lorsqu&rsquo;il faut songer, malgr\u00e9 tout, \u00e0 arbitrer entre des int\u00e9r\u00eats qui s&rsquo;\u00e9rigent tous en syst\u00e8mes de valeurs concurrents.<\/p>\n<p>Il est vrai que la croyance dans une rationalit\u00e9 autonome qui permettrait de raisonner et d&rsquo;agir en faisant abstraction du fond culturel, personnel, myst\u00e9rieux et changeant de l&rsquo;homme et des communaut\u00e9s humaines, cette croyance est mise \u00e0 mal. Le \u00ab\u00a0retour du refoul\u00e9\u00a0\u00bb disqualifie l&rsquo;auto-suffisance de la Raison, du progr\u00e8s technique pour la technique, et tous leurs avatars.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9conomie qui s&rsquo;effor\u00e7ait d&rsquo;asseoir son emprise sur la r\u00e9alit\u00e9 se trouve elle-m\u00eame renvoy\u00e9e \u00e0 des incertitudes nouvelles. Les dirigeants du monde \u00e9conomique s&rsquo;interrogent sur leur v\u00e9ritable r\u00f4le dans la cit\u00e9 et vis-\u00e0-vis de toutes ses autres dimensions : politique, \u00e9ducation, sant\u00e9, etc&#8230;<\/p>\n<p>Faut-il subir passivement tous ces \u00e9v\u00e9nements comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un simple passage ? L&rsquo;on sait que la reprise de la croissance \u00e0 un rythme soutenu est sans cesse diff\u00e9r\u00e9e mais que cette m\u00eame reprise ne r\u00e9soudrait pas le probl\u00e8me du ch\u00f4mage.<\/p>\n<p>Rien ne va plus comme avant en Europe Centrale mais aussi dans tous les espaces o\u00f9 s&rsquo;exacerbent nationalismes, int\u00e9grismes, banditismes. Ils expriment une m\u00eame duplicit\u00e9 parano\u00efaque dont il est presque devenu commun, \u00e0 mi-mot, de faire une vertu : celle des \u00ab\u00a0gagnants\u00a0\u00bb sans foi ni loi.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a jamais tant eu de revendications de libert\u00e9 et tant d&rsquo;injonctions d&rsquo;avoir \u00e0 s&rsquo;adapter aux contraintes des syst\u00e8mes : de la nature, de l&rsquo;\u00e9conomie, du march\u00e9, de l&rsquo;Etat, du progr\u00e8s technologique&#8230;<\/p>\n<p>Tous ces signes se multiplient, mais il reste toujours possible de faire preuve de discernement pour comprendre la crise. Il serait temps aussi de baliser la voie et les moyens d&rsquo;une issue salutaire.<\/p>\n<p>Donner un Sens \u00e0 l&rsquo;avenir, progresser dans la ma\u00eetrise des entreprises du monde moderne tels sont les enjeux auxquels peut contribuer la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines. (cf. \u00ab\u00a0Au coeur du sujet\u00a0\u00bb, par l&rsquo;auteur, 1986, \u00e9puis\u00e9).<\/p>\n<p>Elle aidera au discernement pour comprendre les affaires humaines, \u00e0 l&rsquo;exercice des responsabilit\u00e9s, pour les dirigeants et pour tout homme qui se veut responsable dans un monde incertain, et \u00e0 la conception et la conduite de l&rsquo;action par le biais de ses m\u00e9thodes, techniques et pratiques nouvelles.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines offre une compr\u00e9hension possible de la crise par le regard qu&rsquo;elle propose et situe les enjeux de son d\u00e9passement.<\/p>\n<p>Sa validit\u00e9 ne tient pas seulement \u00e0 sa coh\u00e9rence interne mais principalement \u00e0 sa pertinence vis-\u00e0-vis de ces enjeux dont l&rsquo;analyse permettra d&rsquo;en situer l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et les principales caract\u00e9ristiques avant d&rsquo;envisager ses apports sur le plan pratique dans l&rsquo;articulation de la pens\u00e9e et de l&rsquo;action qui lui est propre.<\/p>\n<p>LA CRISE DU MONDE MODERNE<\/p>\n<p>Selon notre angle de vue, la complexit\u00e9 de cette crise est li\u00e9e au fait qu&rsquo;elle est double :<br \/>\n&#8211; Crise de Sens avec d\u00e9stabilisation et profusion des rep\u00e8res et des points de vue.<br \/>\n&#8211; Crise d&rsquo;\u00e9volution avec la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9laborer de nouveaux moyens d&rsquo;avancer, tant sur le plan conceptuel que pratique pour affronter de nouvelles situations dans bien des domaines.<\/p>\n<p>\u00c9videmment il n&rsquo;est pas possible de progresser correctement si la voie est mal \u00e9clair\u00e9e. Aussi c&rsquo;est bien par le premier aspect qu&rsquo;il faut commencer.<\/p>\n<p>On l&rsquo;a vu, selon que les hommes se disposent dans tel ou tel Sens, leur regard et leurs actes s&rsquo;en trouvent chang\u00e9s, leurs rep\u00e8res ne sont pas les m\u00eames, pas plus que les syst\u00e8mes de valeurs, les enjeux, les croyances, les m\u00e9thodes, les logiques&#8230;<\/p>\n<p>Observons, dans notre regard, des dispositions et logiques particuli\u00e8res actives aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>L&rsquo;une d&rsquo;entre elles, est celle qu&rsquo;exprime Le rationalisme des lumi\u00e8res. Son sens donne leur coh\u00e9rence (humaine) \u00e0 ses rep\u00e8res : la Raison id\u00e9ale et les id\u00e9aux qui lui sont associ\u00e9s, coh\u00e9rents avec ses r\u00e9alisations, ses projets, ses vertus etc&#8230;<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame sens s&rsquo;\u00e9laborent toujours actuellement : sciences et r\u00e9alisations sociales, techniques, politiques etc&#8230; et croyances sur la r\u00e9alit\u00e9 et son \u00e9volution.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse la logique de puissance dessine un monde de rivalit\u00e9s, de territoires, de concurrences, d&#8217;emprises et d&#8217;empires dont la guerre \u00e9conomique est l&rsquo;un des avatars. Il y a, l\u00e0 aussi, une coh\u00e9rence humaine qui s&rsquo;exprime dans un certain type d&rsquo;analyses du r\u00e9el, de sensibilit\u00e9s et de passions, de r\u00e9actions et de pratiques tant au niveau individuel que collectif. Tous les registres \u00e9conomiques, politiques, personnels et m\u00eame religieux y trouvent une coh\u00e9rence de fond dont le Sens est d&rsquo;ailleurs masqu\u00e9 \u00e0 la conscience. Selon les degr\u00e9s et les variantes, cette m\u00eame coh\u00e9rence se retrouve justement dans ces crises de possession et de d\u00e9possession o\u00f9 nationalismes et int\u00e9grismes rivalisent avec l&rsquo;appui des puissances militaires ou \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>Ces deux premi\u00e8res coh\u00e9rences humaines ont sous-tendu l&rsquo;histoire de l&rsquo;Occident avec leurs oppositions et quelques fois d&rsquo;\u00e9tranges combinaisons.( cf. \u00ab\u00a0La Civilisation de l&rsquo;Entreprise\u00a0\u00bb par l&rsquo;auteur). Elles sont toujours \u00e0 l&rsquo;oeuvre aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 ce type d&rsquo;alternative traditionnelle se surajoute une autre dont les enjeux sont encore tr\u00e8s mal rep\u00e9r\u00e9s et o\u00f9 les confusions sont encore souvent difficiles \u00e0 d\u00e9nouer.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;un de ces deux autres Sens se d\u00e9veloppe une sorte de rationalit\u00e9 plus fatale que vertueuse. Elle semble s&rsquo;imposer sous un tr\u00e8s grand nombre de visages : n\u00e9o-m\u00e9canisme, \u00e9conomisme, scientisme, modernisme etc&#8230; dessinant les diff\u00e9rents visages d&rsquo;une certaine coh\u00e9rence humaine. Elle a tendance \u00e0 chercher dans quelque \u00ab\u00a0environnement\u00a0\u00bb l&rsquo;origine des choses et des hommes. Le \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb y est d\u00e9terminant et ses lois \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb y r\u00e9gissent jusqu&rsquo;aux comportements, croyances et motivations humaines.<\/p>\n<p>Ce courant, aux eaux de plus en plus abondantes, m\u00e9riterait de plus amples analyses, notamment pour mettre en \u00e9vidence qu&rsquo;au bout du compte l&rsquo;homme y est rejet\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie. Il en va de son humanit\u00e9 qui s&rsquo;en trouve ainsi ni\u00e9e.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse \u00e9merge aussi aujourd&rsquo;hui \u00e0 nouveau une tendance inh\u00e9rente elle aussi \u00e0 l&rsquo;humain, un autre regard sur le monde. Dans cette perspective, la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;homme et ses finalit\u00e9s, proprement humaines, se trouvent explicitement engag\u00e9es. Le centre est humain, les choses lui sont p\u00e9riph\u00e9riques, contrairement au cas pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>L&rsquo;enjeu majeur de cette nouvelle alternative de ces deux Sens qui se d\u00e9ploient en deux coh\u00e9rences humaines contradictoires peut s&rsquo;exprimer par la question de pr\u00e9\u00e9minence entre la nature humaine et la nature des choses.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme est-il un sous produit de la nature des choses ou, \u00e0 l&rsquo;inverse, les choses sont-elles au bout du compte choses humaines et, comme telles, renvoyant l&rsquo;homme \u00e0 sa libert\u00e9 et sa responsabilit\u00e9 vis-\u00e0-vis d&rsquo;elles?<\/p>\n<p>Voici donc quatre coh\u00e9renceshumaines, parmi d&rsquo;autres, aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;oeuvre.<\/p>\n<p>O\u00f9 est le bien de l&rsquo;homme ? Quelles valeurs pr\u00e9valent ? Selon quelle logique une certaine ma\u00eetrise par l&rsquo;homme des finalit\u00e9s proprement humaines est-elle possible ?<\/p>\n<p>La crise de Sens qui est crise de coh\u00e9rence propose tant de rep\u00e8res et de tendances qu&rsquo;une m\u00eame situation peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e dans plusieurs Sens par les uns ou les autres, que les mots m\u00eames, ayant simultan\u00e9ment plusieurs sens, entra\u00eenent \u00e0 ces \u00ab\u00a0langues de bois\u00a0\u00bb si fr\u00e9quentes dans le domaine public mais aussi bien priv\u00e9.<\/p>\n<p>S&rsquo;il fallait choisir un Sens parmi d&rsquo;autres ne vaudrait-il pas mieux choisir celui qui nous donne compr\u00e9hension et acc\u00e8s aux coh\u00e9rences humaines? Ne vaut-il pas mieux d\u00e9velopper celle des coh\u00e9rences humaines qui rend l&rsquo;homme plus \u00e0 m\u00eame d&rsquo;assumer sa responsabilit\u00e9 personnelle et collective, c&rsquo;est-\u00e0-dire de mieux diriger son existence et les affaires humaines?<\/p>\n<p>La perspective de la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines concerne \u00e0 ce titre les dirigeants et tous les hommes soucieux de leur responsabilit\u00e9 en commen\u00e7ant par celle de se diriger soi-m\u00eame. L&rsquo;acte de diriger s&rsquo;y fonde sur le fait de donner le sens, c&rsquo;est-\u00e0-dire le discerner, le d\u00e9terminer, le d\u00e9velopper. Donner le sens, c&rsquo;est donner une coh\u00e9rence humaine aux choses qu&rsquo;elles soient techniques, \u00e9conomiques, politiques, sociales, personnelles, etc&#8230;<\/p>\n<p>Dans cette logique c&rsquo;est au coeur de l&rsquo;homme que se trouve la cl\u00e9 de la pens\u00e9e et de l&rsquo;action par laquelle passe la ma\u00eetrise des choses. Les Sens sont les constituants de l&rsquo;\u00e2me humaine et c&rsquo;est l\u00e0 que se d\u00e9termine le sens des choses et leur coh\u00e9rence, c&rsquo;est l\u00e0 que se joue la crise des Sens en chacun et en tous.<\/p>\n<p>La crise du monde contemporain est aussi une crise d&rsquo;\u00e9volution.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;histoire de l&rsquo;homme a un Sens alors il y a un progr\u00e8s de l&rsquo;homme, personnel et collectif et aussi des affaires humaines, entreprises et projets. Un tel progr\u00e8s doit \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9 par des degr\u00e9s, des phases de d\u00e9veloppement et des seuils de transition.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines montre comment les soci\u00e9t\u00e9s humaines se d\u00e9veloppent ainsi selon trois phases, s\u00e9par\u00e9es par des seuils.<\/p>\n<p>De m\u00eame que l&rsquo;enfant et l&rsquo;adulte en sont \u00e0 des phases diff\u00e9rentes s\u00e9par\u00e9es par le seuil de l&rsquo;adolescence, de m\u00eame il y a des soci\u00e9t\u00e9s dans l&rsquo;enfance et des soci\u00e9t\u00e9s adultes. Il est important de souligner que la phase dite adulte est \u00e0 distinguer d&rsquo;une phase que l&rsquo;on appellera \u00ab\u00a0majeure\u00a0\u00bb, tant pour les personnes que pour les soci\u00e9t\u00e9s humaines ou m\u00eame ces \u00ab\u00a0communaut\u00e9s engag\u00e9es\u00a0\u00bb que sont les entreprises .<\/p>\n<p>Il est remarquable que cette derni\u00e8re distinction est encore peu faite, signe que notre civilisation n&rsquo;est pas encore tout \u00e0 fait arriv\u00e9e \u00e0 ce stade, m\u00eame si des personnes ou des groupes en ont depuis longtemps franchi le seuil.<\/p>\n<p>Si on appelle primaire le niveau de l&rsquo;enfance d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9, secondaire le niveau qui suit et tertiaire le troisi\u00e8me, alors on peut remarquer que nous sommes actuellement dans une crise de l&rsquo;\u00e2ge secondaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e2ge secondaire c&rsquo;est celui des repr\u00e9sentations, des identit\u00e9s, du droit, des signes et des mod\u00e8les, des structures et des formes, des id\u00e9ologies toutes choses en question aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Or cette crise conduit \u00e0 plusieurs r\u00e9actions :<br \/>\n&#8211; R\u00e9gression au stade primaire, nostalgie de la tribu, recherche de s\u00e9curit\u00e9 dans le concret, le court terme, l&rsquo;imm\u00e9diat, le \u00ab\u00a0faire\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0savoir faire\u00a0\u00bb o\u00f9 la technique a grande audience. L&rsquo;inqui\u00e9tude et le fatalisme en sont la sanction, le ch\u00f4mage et les exclusions en sont les fruits paradoxaux.<\/p>\n<p>&#8211; L&rsquo;individualisme \u00e9go\u00efste dans la voie du chacun pour soi consistant \u00e0 capter dans l&rsquo;air du temps les signes de sa propre identit\u00e9; jeu des s\u00e9ductions et des visages fabriqu\u00e9s; jeu des semblants. La guerre du golfe en a bizarrement sign\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat du triomphe.<\/p>\n<p>&#8211; Le conservatisme crisp\u00e9 sur ses codes et ses mod\u00e8les, agit\u00e9s comme pratiques incantatoires. Nombreux sont ceux qui se raccrochent \u00e0 des identit\u00e9s, des mod\u00e8les, des structures, de plus en plus isol\u00e9s, fragilis\u00e9s en butte \u00e0 l&rsquo;\u00e9croulement.<\/p>\n<p>Enfin une autre r\u00e9action est celle qui consiste \u00e0 affronter un nouveau seuil, \u00e0 int\u00e9grer un nouvel \u00e2ge<\/p>\n<p>Pour cela il faut se remettre en question, d\u00e9passer les mod\u00e8les et certitudes, construire de nouveaux rep\u00e8res, de nouveaux engagements, de nouvelles m\u00e9thodes.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;\u00e2ge primaire est l&rsquo;\u00e2ge du faire, l&rsquo;\u00e2ge secondaire est celui du signe, l&rsquo;\u00e2ge tertiaire est l&rsquo;\u00e2ge du Sens. C&rsquo;est celui o\u00f9 le Sens du devenir personnel et collectif devenue la question majeure, est alors pour l&rsquo;homme enjeu de ma\u00eetrise. Pour la compr\u00e9hension de lui-m\u00eame et de son monde et pour l&rsquo;engagement dans ses oeuvres le Sens prime sur les formes et les produits.<\/p>\n<p>Des th\u00e8mes actuels, comme ceux de la qualit\u00e9, de l&rsquo;\u00e9thique, des valeurs (et \u00e9valuations), de la responsabilit\u00e9 des dirigeants dans la cit\u00e9, des \u00ab\u00a0projets\u00a0\u00bb \u00e0 entreprendre, marquent l&rsquo;\u00e9mergence de ce nouvel espace de civilisation. A l&rsquo;\u00e9chelle de plusieurs si\u00e8cles ou plusieurs mill\u00e9naires m\u00eame, il est n\u00e9cessaire de reconstruire pens\u00e9es et conceptions pratiques, par exemple dans les domaines de l&rsquo;\u00e9conomie, du politique, de la sant\u00e9, de l&rsquo;\u00e9ducation, de la formation etc&#8230;<\/p>\n<p>Encore faut-il que cette hi\u00e9rarchie des \u00e2ges corresponde \u00e0 la perspective d&rsquo;un progr\u00e8s dont la coh\u00e9rence (humaine) soit du meilleur Sens.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 que les deux crises se rejoignent. La crise du Sens nous provoque \u00e0 devoir discerner, choisir et cultiver une certaine coh\u00e9rence humaine plut\u00f4t que d&rsquo;autres. Elle nous invite dans la \u00ab\u00a0culture\u00a0\u00bb de cette coh\u00e9rence, \u00e0 franchir un nouveau seuil pour atteindre un \u00e2ge de plus grande maturit\u00e9.<\/p>\n<p>Compte tenu de sa prise de position, on pourrait reprocher \u00e0 la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines d&rsquo;\u00eatre par trop anthropocentrique. Il faut cependant se demander si toute connaissance, toute opinion, tout jugement, toute entreprise ne sont pas humains. Ils n&rsquo;existent, pour l&rsquo;homme, que par son exp\u00e9rience. C&rsquo;est toujours l&rsquo;homme qui parle m\u00eame lorsqu&rsquo;il pr\u00e9tend dire la v\u00e9rit\u00e9 des choses comme si elles \u00e9taient ind\u00e9pendantes de sa propre exp\u00e9rience. Il faut, bien s\u00fbr, en arriver \u00e0 une compr\u00e9hension de l&rsquo;homme, de son humanit\u00e9 et de la personne humaine qui d\u00e9passe le statut de chose parmi les choses.<\/p>\n<p>Il faut aussi accepter que pour l&rsquo;homme il n&rsquo;y a d&rsquo;affaire importante que les affaires humaines.. Cela n&rsquo;exclue pas la question de l&rsquo;origine et de la fin de l&rsquo;homme, au del\u00e0 de lui-m\u00eame, qui reste enti\u00e8rement ouverte.<\/p>\n<p>LA THEORIE DES COHERENCES HUMAINES<\/p>\n<p>QUELQUES APER\u00c7US<\/p>\n<p>SENS ET COHERENCES HUMAINES<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e de th\u00e9orie peut aujourd&rsquo;hui susciter trois r\u00e9flexes n\u00e9gatifs.<\/p>\n<p>&#8211; Pour beaucoup th\u00e9orie s&rsquo;oppose \u00e0 pratique et ils se sentiront peu concern\u00e9s ou peu capables d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 ce niveau de pens\u00e9e.<br \/>\n&#8211; La culture de nombreux intellectuels les entra\u00eene \u00e0 comprendre par identification et classification plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 entendre l&rsquo;original d&rsquo;une pens\u00e9e neuve.<br \/>\n&#8211; D&rsquo;autres pr\u00e9f\u00e9reront l&rsquo;obscurit\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re, la conservation de leurs acquis familiers \u00e0 l&rsquo;ouverture \u00e0 l&rsquo;inconnu, l&rsquo;\u00e9tranger&#8230;<\/p>\n<p>A tous nous voulons dire que th\u00e9oriser c&rsquo;est aussi acc\u00e9der au coeur de son exp\u00e9rience, l\u00e0 o\u00f9 elle trouve son Sens, l\u00e0 o\u00f9 se trouve l&rsquo;essentiel, l\u00e0 o\u00f9 la personne touche par le plus intime d&rsquo;elle m\u00eame \u00e0 l&rsquo;universel.<\/p>\n<p>Th\u00e9oriser cela peut \u00eatre acc\u00e9der au coeur du sujet. Le fond des choses est au fond de soi, chacun est libre d&rsquo;y acc\u00e9der m\u00eame si le chemin est difficile.<\/p>\n<p>Il faut donc aborder cette th\u00e9orie avec le coeur c&rsquo;est-\u00e0-dire par l&rsquo;\u00e9cho de l&rsquo;exp\u00e9rience profonde. Cela n&rsquo;exclue pas l&rsquo;esprit critique, le jugement, la confrontation qui renvoient tous \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve personnelle d&rsquo;une th\u00e9orie nouvelle.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines traite de l&rsquo;articulation entre la nature profonde de l&rsquo;homme et les r\u00e9alit\u00e9s qui sont les siennes.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;en donnerons pas ici tout le d\u00e9veloppement (cf. \u00ab\u00a0Au Coeur du Sujet\u00a0\u00bb) mais simplement quelques conclusions. Les grandes articulations s&rsquo;en dessineront peu \u00e0 peu au travers de l&rsquo;ouvrage.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 la fois une th\u00e9orie de l&rsquo;homme et de la nature humaine (anthropologie fondamentale), une th\u00e9orie de la connaissance par l&rsquo;homme des r\u00e9alit\u00e9s du monde qui est le sien (\u00e9pist\u00e9mologie), une th\u00e9orie de la fa\u00e7on dont l&rsquo;homme r\u00e9alise ou conduit ses r\u00e9alisations (prax\u00e9ologie).<\/p>\n<p>Elle traverse ainsi toutes les disciplines et on peut la dire \u00ab\u00a0trandisciplinaire\u00a0\u00bb dans la mesure o\u00f9 elle peut se d\u00e9placer dans le champ de toute discipline mais aussi qu&rsquo;elle les aborde toutes d&rsquo;un m\u00eame regard : celui de l&rsquo;homme, seul auteur des connaissances et des m\u00e9thodes. Seul l&rsquo;homme est pour cela transdisciplinaire et c&rsquo;est du coeur de l&rsquo;homme, son centre, que peuvent \u00eatre embrass\u00e9es et reli\u00e9es toutes les disciplines. C&rsquo;est aussi le seul lieu des \u00ab\u00a0points de vue\u00a0\u00bb que l&rsquo;homme peut adopter.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alit\u00e9s de l&rsquo;homme sont toujours globales. Chaque discipline les examine sous un angle particulier et en dessine un visage sp\u00e9cifique.<\/p>\n<p>Les th\u00e9ories humaines, les sciences, les mod\u00e8les, les m\u00e9thodes, les id\u00e9es, les constructions, les organisations, les projets, les r\u00e8gles, comportements, pratiques, soci\u00e9t\u00e9s, etc&#8230; sont toujours expressions et donc t\u00e9moignages de l&rsquo;humain.<\/p>\n<p>La coh\u00e9rence des choses est toujours une coh\u00e9rence humaine dans la mesure o\u00f9 l&rsquo;homme est l&rsquo;auteur des r\u00e9alit\u00e9s humaines (sous certaines r\u00e9serves qui d\u00e9passent ici le propos).<\/p>\n<p>Le coeur de l&rsquo;homme, le fond de sa nature, se manifestent dans les multiples formes dont il fait l&rsquo;exp\u00e9rience et qui sont formes de son exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Le coeur de l&rsquo;homme c&rsquo;est le Sens ou plut\u00f4t les Sens infinis et diff\u00e9renci\u00e9s :<br \/>\n&#8211; selon lesquels il se dispose, disposant ainsi : son regard, ses projets, ses actes.<br \/>\n&#8211; selon lesquels il se relie aux autres par le partage de Sens (con-sensus)<br \/>\n&#8211; selon lesquels il r\u00e9alise son existence, tant en conscience qu&rsquo;en acte, personnellement et en collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, selon la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines, chaque sens en l&rsquo;homme est simultan\u00e9ment :<br \/>\n&#8211; orientation de la personne<br \/>\n&#8211; lien avec la communaut\u00e9 (consensus)<br \/>\n&#8211; source de la structure de ses r\u00e9alisations (oeuvres et connaissances)<br \/>\n&#8211; vecteur de son engagement (\u00e9nergie orient\u00e9e)<\/p>\n<p>Chaque Sens est l&rsquo;axe de coh\u00e9rence qui fait l&rsquo;unit\u00e9 des r\u00e9alit\u00e9s complexes que vit l&rsquo;homme qui y est dispos\u00e9.<\/p>\n<p>S&rsquo;il change de Sens alors il change de coh\u00e9rence et sa r\u00e9alit\u00e9 en est boulevers\u00e9e.<\/p>\n<p>S&rsquo;il ne reconna\u00eet pas le Sens des autres alors il juge incoh\u00e9rentes leurs r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>S&rsquo;il cultive le meilleur Sens alors il d\u00e9veloppe son discernement (des Sens), une plus grande ma\u00eetrise de la conduite des choses (direction), une plus grande libert\u00e9, en faisant la part de ce qu&rsquo;il peut choisir : le Sens et de ce qui s&rsquo;impose : les conditions \u00e0 prendre en compte.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines incite donc \u00e0 cette consid\u00e9ration que les situations, les probl\u00e8mes, les r\u00e9alit\u00e9s, les ph\u00e9nom\u00e8nes, les choses sont toujours structur\u00e9s par le Sens humain qui leur est sous-jacent.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc \u00e0 ce niveau du Sens, du fond, que peuvent se ma\u00eetriser quelque peu l&rsquo;existence, le d\u00e9veloppement et la conduite des affaires humaines.<\/p>\n<p>Seulement il faut accepter de reconna\u00eetre :<br \/>\n&#8211; que les r\u00e9alit\u00e9s ne sont pas les m\u00eames pour tout le monde,<br \/>\n&#8211; que l&rsquo;on peut soi-m\u00eame changer de regard sur les choses et ainsi leur visage (nos changements d&rsquo;humeur changent le paysage), que nos r\u00e9alisations d\u00e9pendent du Sens dans lequel on les engage et leurs valeurs ne valent que par le Sens auquel elles se r\u00e9f\u00e8rent.<\/p>\n<p>Cette relativit\u00e9 implique de reconna\u00eetre aussi qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;objet sans sujet, d&rsquo;objectivit\u00e9 sans subjectivit\u00e9.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines relie, par cela, les diff\u00e9rentes dimensions de l&rsquo;existence, \u00e9thique, valeurs, r\u00e9alit\u00e9s objectives, projets, intentions, d\u00e9sirs, constructions, rationalisations, pens\u00e9es, actions, strat\u00e9gies etc&#8230;<\/p>\n<p>Le principe de coh\u00e9rence est l&rsquo;unit\u00e9 de Sens. L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des situations humaines vient de la coh\u00e9rence de tous leurs aspects et de toutes leurs dimensions (homologie = m\u00eame Sens).<\/p>\n<p>A partir de ces bases trois grandes consid\u00e9rations caract\u00e9risent cette th\u00e9orie et ses apports :<br \/>\n&#8211; L&rsquo;importance du collectif, fondateur de toute r\u00e9alit\u00e9 humaine<br \/>\n&#8211; La structure des r\u00e9alit\u00e9s qui montre comment le Sens se traduit en subjectivit\u00e9 et objectivit\u00e9 qui elles-m\u00eames se conjuguent dans ce que l&rsquo;on appelle rationalit\u00e9.<br \/>\n&#8211; Le parcours d&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;homme, des soci\u00e9t\u00e9s et entreprises humaines par lequel le Sens se traduit en progr\u00e8s dans le temps est donc dans l&rsquo;histoire de chacun et de tous.<\/p>\n<p>LE SENS CLE DU LIEN SOCIAL<br \/>\nLE CONSENSUS<\/p>\n<p>Si la soci\u00e9t\u00e9 est une soci\u00e9t\u00e9 de personnes humaines alors la nature du lien social est de nature humaine. Si cette derni\u00e8re est Sens alors les consensus sont le fondement de toute communaut\u00e9 humaine. A noter que la pluralit\u00e9 des Sens en l&rsquo;homme permet de consid\u00e9rer des consensus complexes et m\u00eame contradictoires au sein de chaque communaut\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>Une nation, une ville, une organisation, une entreprise, une famille sont des communaut\u00e9s de consensus. La sp\u00e9cificit\u00e9 de celui-ci fait la particularit\u00e9 de la communaut\u00e9 et sa complexit\u00e9.<\/p>\n<p>Sur le fond, la communaut\u00e9 est Sens commun. Son existence manifeste \u00e9pouse les diff\u00e9rentes composantes de la r\u00e9alit\u00e9. La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines montre que la r\u00e9alit\u00e9 est toujours de \u00ab\u00a0r\u00e9alisation\u00a0\u00bb et exp\u00e9rience des autres dans un consensus.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a donc de r\u00e9alit\u00e9 que collectives et si on appelle \u00ab\u00a0culture\u00a0\u00bb le consensus d&rsquo;une communaut\u00e9 et ses manifestations alors toute r\u00e9alit\u00e9 est culturelle.<\/p>\n<p>Cela veut dire que le monde tel que nous le r\u00e9alisons est toujours celui d&rsquo;une communaut\u00e9 culturelle \u00e0 laquelle nous participons.<\/p>\n<p>Cela veut dire aussi qu&rsquo;elle nous \u00e9chappe \u00e0 titre individuel surtout si nous restons inconscients des Sens et consensus. La r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une entreprise, son organisation, sa gestion, ses m\u00e9thodes, techniques, r\u00e9sultats sont l&rsquo;expression du consensus de la communaut\u00e9 d&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences de ces principes sont nombreuses et f\u00e9condes pour comprendre les ph\u00e9nom\u00e8nes collectifs dans tous les domaines de l&rsquo;activit\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>L&rsquo;une d&rsquo;entre elle est de montrer que l&rsquo;action dans la r\u00e9alit\u00e9 passe toujours par un travail de consensus. Celui-ci r\u00e9clame une certaine ma\u00eetrise du Sens c&rsquo;est-\u00e0-dire de la coh\u00e9rence humaine des choses.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela encore que donner le Sens en dirigeant est un acte de responsabilit\u00e9 majeur et qu&rsquo;inversement toute action dans la r\u00e9alit\u00e9 commune renvoie \u00e0 cette responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une fa\u00e7on de comprendre que le rapport \u00e0 l&rsquo;environnement est toujours significatif du rapport aux autres, au consensus partag\u00e9 et au Sens dans lequel on se trouve engag\u00e9.<\/p>\n<p>Sont affaire de consensus : l&rsquo;\u00e9conomique avec les entreprises, le politique avec la cit\u00e9, l&rsquo;\u00e9ducatif, et aussi tout ce qui ressort de la vie collective : sant\u00e9, art, langage, science etc&#8230; Ces consensus il faut bien le dire sont en g\u00e9n\u00e9ral inconscient.<\/p>\n<p>Il faut cependant observer que l&rsquo;individu participe lui-m\u00eame de cette r\u00e9alit\u00e9 commune . Si l&rsquo;homme dans son fondement d&rsquo;humanit\u00e9 et sa nature humaine est une personne originale, unique, l&rsquo;individu existentiel participe lui d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 commune. L&rsquo;individu ne s&rsquo;appartient pas (interd\u00e9pendance) seul le Sens de son existence appartient en propre \u00e0 la personne si elle s&rsquo;en rend ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Tout cela \u00e9claire d&rsquo;un jour nouveau le rapport individu\/collectivit\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;on peut apercevoir que la personne est premi\u00e8re par rapport \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 mais que l&rsquo;individu est second par rapport \u00e0 elle.<\/p>\n<p>Bien des th\u00e9ories \u00e9conomiques et politiques devraient \u00eatre r\u00e9vis\u00e9es dans cette perspective neuve qui \u00e9claire les impasses et peut ouvrir des voies nouvelles \u00e0 la compr\u00e9hension et la r\u00e9solution des probl\u00e8mes contemporains.<\/p>\n<p>Il est \u00e9vident que mille questions se posent, que de nombreuses objections peuvent \u00eatre soulev\u00e9es. Pour la plupart elles se r\u00e9soudront par une connaissance plus pr\u00e9cise de la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines et des horizons que dessinent les sens qu&rsquo;elles \u00e9clairent.<\/p>\n<p>Par ailleurs si ces questions, que l&rsquo;on pourrait qualifier de m\u00e9taphysiques, paraissent difficiles il faut bien voir que l&rsquo;enjeu en est le lien entre l&rsquo;implication personnelle et profonde de chacun (Sens et consensus) et les r\u00e9alit\u00e9s concr\u00e8tes du monde o\u00f9 nous vivons, y compris nos r\u00e9alit\u00e9s individuelles.<\/p>\n<p>Nous sommes la coh\u00e9rence des choses, avec les autres. Telle est notre responsabilit\u00e9 mais aussi notre capacit\u00e9 d&rsquo;action personnelle et collective.<\/p>\n<p>LA STRUCTURE DES REALIT\u00c9S HUMAINES<br \/>\nLE COHERENCIEL<\/p>\n<p>Si le sens humain se traduit sous la forme des r\u00e9alit\u00e9s de notre monde et de nos affaires par le biais de nos \u00ab\u00a0consensus\u00a0\u00bb collectifs il faut encore se demander comment ce qui est Sens \u00e0 l&rsquo;origine prend consistance et structure la r\u00e9alit\u00e9 telle que nous pouvons la r\u00e9aliser.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines \u00e9claire ce lien, Sens \/structure par le biaisdu \u00ab\u00a0coh\u00e9renciel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un sch\u00e9ma logique universel dont on fera ici une pr\u00e9sentation simplifi\u00e9e.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-759\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_SetCH1.png?resize=489%2C435\" alt=\"SetCH1.png\" width=\"489\" height=\"435\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>Toute r\u00e9alit\u00e9 humaine est r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un sujet et par cela intentionnelle. C&rsquo;est sa dimension subjective. N&rsquo;oublions pas que toute observation, comme toute action humaine, suppose une intention, consciente ou non, fusse-t-elle passive, qui traduit le Sens du regard ou de la disposition prise.<\/p>\n<p>Ainsi le connu, la r\u00e9alit\u00e9, r\u00e9sultats de la connaissance ou de l&rsquo;action, d\u00e9pendent-t-il de cette dimension. Changeons le Sens, le r\u00e9sultat changera.<\/p>\n<p>Ensuite il n&rsquo;y a pas d&rsquo;intention sans objet . L&rsquo;objet est ce qui se distingue d&rsquo;un contexte et dont nous sommes distincts. C&rsquo;est toujours, malgr\u00e9 tout, un objet&#8230; de consid\u00e9ration humaine, d&rsquo;attention. La dimension objectale et par suite objective de la r\u00e9alit\u00e9 est la pr\u00e9sence, dans notre exp\u00e9rience, de l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, des autres, du consensus.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y pas d&rsquo;objet sans sujet, de sujet sans objet, d&rsquo;objectivit\u00e9 sans subjectivit\u00e9 et r\u00e9ciproquement. Toute r\u00e9alit\u00e9, r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;exp\u00e9rience humaine, a ces deux dimensions fondamentales. Nous en verrons des exemples.<\/p>\n<p>La rationalit\u00e9 si souvent valoris\u00e9e est, ne l&rsquo;oublions pas, ce qui constitue l&rsquo;ordre des rapports entre des objets selon une m\u00eame logique.<\/p>\n<p>On peut le traduire en disant que la rationalit\u00e9 est le fruit de la conjugaison des deux dimensions pr\u00e9c\u00e9dentes : ordre des objets selon une logique intentionnelle. C&rsquo;est selon cette dimension que le Sens devient raison par le couple sujet-objet.<\/p>\n<p>La dimension rationnelle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 est \u00e0 la fois ce qui la relie \u00e0 d&rsquo;autres, ce qui relie ses composantes (ratio) et l&rsquo;inscrit dans une histoire, \u00e9ventuellement consid\u00e9r\u00e9e comme causale (assimilation de la cause avec la raison et la relation de causalit\u00e9 avec la rationalit\u00e9).<\/p>\n<p>Ainsi la raison n&rsquo;est pas premi\u00e8re, fondatrice, elle est seconde, cons\u00e9quence. Cela trouve de nombreuses implications dans la pratique. La technocratie, par exemple, veut croire que la raison doit s&rsquo;imposer. Nombreux sont ceux aussi qui pensent que raison vaut droit.<\/p>\n<p>Pour compl\u00e9ter cette structure il faut consid\u00e9rer les trois plans form\u00e9s par les vecteurs pris deux \u00e0 deux. Ils traduisent la constitution de toute r\u00e9alit\u00e9 selon trois aspects compl\u00e9mentaires:&lt;<br \/>\n&#8211; Le plan factuel selon lequel les choses existent \u00ab\u00a0en fait\u00a0\u00bb, ont une corpor\u00e9\u00eft\u00e9, sont pr\u00e9sentes dans un espace physique par exemple (entre les vecteurs attention et extension , objet \/projet)<br \/>\n&#8211; Le plan repr\u00e9sentatif selon lequel les choses ont une forme, une repr\u00e9sentation par laquelle les identifier dans un espace de signes auquel le langage et l&rsquo;imaginaire participent (entre les vecteurs intention et extension, sujet\/projet)<br \/>\n&#8211; Le plan relatif selon lequel les choses ont une valeur, une qualit\u00e9 par laquelle les appr\u00e9cier dans un espace de relations, espace social o\u00f9 elles jouent un r\u00f4le sensible (entre les vecteurs intention et attention, sujet\/objet).<\/p>\n<p>Le coh\u00e9renciel est cette structure de toutes les r\u00e9alit\u00e9s humaines qui pr\u00e9sente trois dimensions comme un produit vectoriel o\u00f9 le vecteur intentionnel (subjectif et le vecteur attentionnel (objectif) se conjuguent pour former la troisi\u00e8me dimension (rationnelle). Ce troisi\u00e8me vecteur est l&rsquo;extension spatio-temporelle de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude du coh\u00e9renciel \u00e9claire notre approche diff\u00e9rente des r\u00e9alit\u00e9s selon que nous nous focalisons sur telle ou telle dimension.<\/p>\n<p>Toute situation, tout probl\u00e8me, tout ph\u00e9nom\u00e8ne, toute entreprise peut \u00eatre analys\u00e9e selon son coh\u00e9renciel. Cela permet de mettre en \u00e9vidence leurs dimensions et ce qu&rsquo;il en faut ma\u00eetriser pour agir.<\/p>\n<p>La structure coh\u00e9rencielle des r\u00e9alit\u00e9s am\u00e8ne par exemple une compr\u00e9hension inattendue de la conscience humaine, d&rsquo;approches scientifiques diff\u00e9rentes, de la structure sexu\u00e9e des entreprises humaines, du gouvernement des hommes et de tout ph\u00e9nom\u00e8ne auquel on veut s&rsquo;int\u00e9resser ou que l&rsquo;on veut mieux ma\u00eetriser.<\/p>\n<p>Les trois plans correspondent \u00e0 des modes de conscience humaine, de connaissance, qui mettent en jeu les composantes de l&rsquo;existence de la personne dans son exp\u00e9rience des choses. Exp\u00e9rience factuelle, exp\u00e9rience mentale, exp\u00e9rience sensible&#8230; sont les composantes par lesquelles nous apparaissent toutes choses et selon lesquelles nous les r\u00e9alisons en conscience et en acte.<\/p>\n<p>Il y a l\u00e0 encore corr\u00e9lation entre les composantes de l&rsquo;existence humaine individuelle et celles de l&rsquo;existence des choses sachant que l&rsquo;appr\u00e9hension et m\u00eame l&rsquo;engagement de ces derni\u00e8res r\u00e9sulte l&rsquo;investissement qu&rsquo;en fait l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Ces consid\u00e9rations peuvent \u00eatre choquantes pour les tenants d&rsquo;une position r\u00e9ductionniste. Pour eux toute connaissance objective proc\u00e8de de l&rsquo;abstraction-n\u00e9gation du sujet. Cela entra\u00eene de ce fait l&rsquo;oubli de l&rsquo;homme, auteur humain de toute connaissance. La d\u00e9termination anthropologique incontournable de l&rsquo;acte de conna\u00eetre donne la sp\u00e9cification du connu dans l&rsquo;exp\u00e9rience strictement humaine. Il faut m\u00eame \u00e9tendre cette consid\u00e9ration au r\u00e9alis\u00e9 c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 toute action et r\u00e9alisation humaine.<\/p>\n<p>Ainsi la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines montre que non seulement le Sens en l&rsquo;homme fonde et oriente toute r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par lui mais que la toute r\u00e9alit\u00e9 repose sur une structure et une consistance qui sont celles de l&rsquo;exp\u00e9rience humaine (par le consensus collectif) et donc de \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb humaine.<\/p>\n<p>Il est donc l\u00e9gitime de reconna\u00eetre dans les ph\u00e9nom\u00e8nes des dimensions et des apports qui nous parlent de nous, les analogies anthropomorphiques sont justifi\u00e9es sous certaines r\u00e9serves. Pourrait-on sinon aimer son pays, son travail, tel paysage s&rsquo;ils ne nous parlaient pas de nous-m\u00eames, humains, si nous ne nous y retrouvions pas. De m\u00eame nous souffrons des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es dans les situations ou les projets investis pour les m\u00eames raisons.<\/p>\n<p>Le monde et nos affaires humaines t\u00e9moignent de nous-m\u00eames. C&rsquo;est pour cela d&rsquo;ailleurs aussi que nous sommes si personnellement concern\u00e9s par les choses \u00e0 tel point qu&rsquo;il nous arrive de nous y confondre ou m\u00eame de croire qu&rsquo;elles nous d\u00e9terminent.<\/p>\n<p>Nous verrons dans de nombreux exemples que cette vue \u00ab\u00a0m\u00e9taphysique\u00a0\u00bb se traduit tr\u00e8s concr\u00e8tement dans la possibilit\u00e9 de comprendre et d&rsquo;agir et de mieux ma\u00eetriser les probl\u00e8mes auxquels nous sommes confront\u00e9s et les responsabilit\u00e9s que nous avons \u00e0 assumer.<\/p>\n<p>DEVELOPPEMENT DE L&rsquo;HOMME,<br \/>\nEVOLUTION DES PHENOMENES HUMAINS<\/p>\n<p>Il est encore tr\u00e8s courant en occident d&rsquo;imaginer qu&rsquo;il y ait un progr\u00e8s ininterrompu de la civilisation, que l&rsquo;homme soit perfectible et qu&rsquo;il puisse grandir tout au long de son existence. De m\u00eame le souci de qualit\u00e9, celui des valeurs sous entend qu&rsquo;il y ait am\u00e9lioration possible, qu&rsquo;il y ait m\u00eame ce que l&rsquo;on appelle de fa\u00e7on imag\u00e9e, une \u00e9chelle de valeur selon laquelle on peut prendre la mesure d&rsquo;un degr\u00e9 de progression qualitative.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines montre qu&rsquo;\u00e0 chaque Sens selon lequel l&rsquo;homme se dispose correspond une \u00e9chelle de valeurs sp\u00e9cifique. A chaque sens une trajectoire de progression certaines sont lin\u00e9aires d&rsquo;autres non ( cycliques par exemple). Cependant tous les Sens ne se valent pas et si l&rsquo;on peut se perfectionner dans le banditisme, par exemple, cela n&rsquo;est sans doute pas le Sens le plus recommandable pour l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Aussi, la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines invite \u00e0 favoriser les \u00ab\u00a0bons\u00a0\u00bb Sens. Ceux du bien de l&rsquo;homme, bien commun donc par le biais des consensus. C&rsquo;est dans cette perspective qu&rsquo;elle propose une nouvelle compr\u00e9hension du d\u00e9veloppement de l&rsquo;homme et de ses r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>On peut en effet consid\u00e9rer que l&rsquo;individu, la soci\u00e9t\u00e9, l&rsquo;entreprise, toute r\u00e9alit\u00e9 ou ph\u00e9nom\u00e8ne humain, inscrivent leur existence dans un parcours de d\u00e9veloppement dont on a pu caract\u00e9riser les phases et les \u00e9tages.<\/p>\n<p>Pour toute r\u00e9alit\u00e9 humaine il y a des \u00e2ges, des seuils, des passages qui balisent ce parcours o\u00f9 l&rsquo;humain s&rsquo;accomplit .<\/p>\n<p>Il est \u00e0 la fois historique et topologique. Historique dans la mesure o\u00f9 il suit une chronologie depuis un commencement, point z\u00e9ro d&rsquo;une existence, jusqu&rsquo;\u00e0 une mort qui est disparition de l&rsquo;existence. Topologique dans la mesure o\u00f9 ce parcours traverse des \u00ab\u00a0espaces\u00a0\u00bb qui sont les trois espaces d&rsquo;existence : &#8211; factuel, repr\u00e9sentatif, relatif<\/p>\n<p>L&rsquo;existence est constitu\u00e9e de trois boucles sur une spirale chronologique :<\/p>\n<p>&#8211; Un temps de gestation pr\u00e9c\u00e9dant une apparition, venue au monde, naissance, cr\u00e9ation, d\u00e9couverte; temps archa\u00efque \u00e9tymologiquement parlant.<br \/>\n&#8211; Un temps de d\u00e9veloppement proprement dit ou s&rsquo;\u00e9difie et progresse une existence<br \/>\n&#8211; Un temps de d\u00e9sengagement ou de retrait(e) o\u00f9 se d\u00e9fait une pr\u00e9sence existentielle jusqu&rsquo;\u00e0 disparition, sans pour autant qu&rsquo;il n&rsquo;en reste de traces.<\/p>\n<p>Nous ne nous int\u00e9resserons ici qu&rsquo;au temps du d\u00e9veloppement. C&rsquo;est celui o\u00f9 se jouent les enjeux existentiels majeurs visant au progr\u00e8s de ce qui est entrepris : d\u00e9veloppement de la personne, d\u00e9veloppement des entreprises, d\u00e9veloppement des soci\u00e9t\u00e9s humaines et l&rsquo;on pourrait g\u00e9n\u00e9raliser au d\u00e9veloppement de tout ph\u00e9nom\u00e8ne engag\u00e9 dans ce Sens.<\/p>\n<p>Nous allons d\u00e9crire ce parcours du d\u00e9veloppement, bien sommairement il est vrai, pour souligner l&rsquo;importance de ce volet de la th\u00e9orie.<\/p>\n<p>Son support est le coh\u00e9renciel, structure de l&rsquo;existence. Sa trajectoire est un parcours depuis l&rsquo;origine, traversant les plans d&rsquo;existence, franchissant les seuils que signalent les vecteurs qui en sont comme les piliers et progressant selon une \u00e9chelle du temps (temps propre).<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-760\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_SetCH2.png?resize=476%2C333\" alt=\"SetCH2.png\" width=\"476\" height=\"333\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>1 seuil : la naissance<br \/>\nUne r\u00e9alit\u00e9 nouvelle advient par \u00ab\u00a0s\u00e9paration\u00a0\u00bb d&rsquo;avec le milieu d&rsquo;o\u00f9 elle na\u00eet, distinction initiale d&rsquo;une nouvelle existence.<\/p>\n<p>Age primaire :<br \/>\nLe parcours se situe principalement dans l&rsquo;espace du factuel, celui des interactions physiques. Il est l&rsquo;\u00e2ge des apprentissages o\u00f9 s&rsquo;exp\u00e9rimentent les bonnes fa\u00e7ons de faire qui am\u00e8nent la meilleure efficacit\u00e9 : apprentissage de l&rsquo;enfant pour grandir, apprentissage d&rsquo;une entreprise aux prises avec l&rsquo;imm\u00e9diat , le court terme, les soucis d&rsquo;efficacit\u00e9 et de performance pratique. Il est l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un groupe humain confront\u00e9 aux faits mat\u00e9riels de son existence et sa coexistence: territoire, nourriture, habitat, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge des tribus, des groupements, agglom\u00e9rations, cohabitations.<\/p>\n<p>Dans tous les cas le corps \u00e0 corps avec la r\u00e9alit\u00e9 est le terrain des apprentissages, notamment de celui du corps propre (individu, entreprise, soci\u00e9t\u00e9..)<\/p>\n<p>\u00c9videmment toutes sortes de probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques sont inh\u00e9rents \u00e0 cet \u00e2ge, ses enjeux (grandir ou r\u00e9gresser) et \u00e0 son niveau d&rsquo;appr\u00e9hension de l&rsquo;existence que l&rsquo;on dira \u00ab\u00a0concret\u00a0\u00bb, un peu h\u00e2tivement il est vrai.<\/p>\n<p>2 seuil : Adolescence ou individualisation<br \/>\nSeuil de passage entre un espace \u00ab\u00a0factuel\u00a0\u00bb o\u00f9 le faire pr\u00e9domine et un espace de repr\u00e9sentation o\u00f9 le signe social et l&rsquo;identit\u00e9 deviennent primordiaux.<\/p>\n<p>Le seuil est une mutation, une mue, sortie du corps \u00e0 corps pour entrer dans le face \u00e0 face social. Moment d\u00e9licat d&rsquo;individualisation o\u00f9 on aura \u00e0 se conqu\u00e9rir une identit\u00e9 propre.<\/p>\n<p>Des personnes, des entreprises, des soci\u00e9t\u00e9s restent en retrait ou se perdent dans des impasses.<\/p>\n<p>Ces moments carrefours ont particuli\u00e8rement besoin de rep\u00e8res. Notre \u00e9poque n&rsquo;y est pas favorable et la fixation dans l&rsquo;adolescence bien trop fr\u00e9quente.<\/p>\n<p>Age secondaire :<br \/>\nLe parcours se situe dans l&rsquo;espace des repr\u00e9sentations, sans perdre pied dans l&rsquo;espace factuel. Cependant les enjeux majeurs du d\u00e9veloppement sont de l&rsquo;ordre des repr\u00e9sentations, identification, projection dans l&rsquo;avenir, vision commune, langages et syst\u00e8mes communs, espace du droit, celui de la cit\u00e9 et des concepts \u00ab\u00a0id\u00e9aux\u00a0\u00bb comme la r\u00e9publique, la d\u00e9mocratie, la citoyennet\u00e9. Pour les entreprises plans, strat\u00e9gies, et projets dessinent ses desseins. La rationalisation de l&rsquo;organisation, la d\u00e9finition des statuts, l&rsquo;identit\u00e9 socio-professionnelle sont des enjeux du d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Nous sommes dans l&rsquo;ordre des images, des formes et des signes donc aussi du langage et des concepts, des mod\u00e8les.<\/p>\n<p>Comme nous l&rsquo;avons vu en introduction notre civilisation, entr\u00e9e depuis longtemps dans cet \u00e2ge secondaire, se trouve en crise. Crise d&rsquo;identit\u00e9, des mod\u00e8les, des id\u00e9es, des structures (cadres, institutions), des visions&#8230;<\/p>\n<p>Le monde, celui des repr\u00e9sentations, peut para\u00eetre s&rsquo;\u00e9crouler et l&rsquo;on en verra des effets de plus en plus nombreux dans les temps \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Cependant la crise des repr\u00e9sentations si elle d\u00e9structure la r\u00e9alit\u00e9 sociale (exclusion) appelle \u00e0 un assainissement des repr\u00e9sentations, une relativisation pour un nouvel \u00e2ge, un nouveau niveau de ma\u00eetrise.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e2ge secondaire ma\u00eetrise, par les repr\u00e9sentations (la pens\u00e9e, la raison, etc&#8230;), les probl\u00e8mes factuels (le faire). Il est lui-m\u00eame \u00e0 d\u00e9passer.<\/p>\n<p>Notons, qu&rsquo;outre ce d\u00e9passement, l&rsquo;enjeu de l&rsquo;\u00e2ge secondaire est de d\u00e9velopper une identit\u00e9 par participation plut\u00f4t que par captation (faux self, falsification de l&rsquo;identit&amp;ea ute;, de l&rsquo;image, des repr\u00e9sentations) ce que la publicit\u00e9, les m\u00e9dias et la langue de bois politique ont trop souvent tent\u00e9 de faire jusqu&rsquo;\u00e0 disqualifier le langage et se disqualifier eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>D\u00e9velopper une identit\u00e9 participative c&rsquo;est en venir \u00e0 d\u00e9gager le positionnement singulier, original, de la personne, de l&rsquo;entreprise ou de la soci\u00e9t\u00e9 (ville, r\u00e9gion, nation, etc&#8230;) mais relatif au plan commun d&rsquo;existence. Notons que sur le plan des repr\u00e9sentations, individus, entreprises et collectivit\u00e9s partagent le m\u00eame espace et ont \u00e0 se situer les uns parmi les autres.<\/p>\n<p>3 Seuil : Maturit\u00e9<br \/>\nSeuil de passage entre un espace de repr\u00e9sentation et un espace de relations communautaires o\u00f9 pr\u00e9domine la question du Sens, du d\u00e9veloppement commun (pourquoi? finalit\u00e9? valeur humaine? etc&#8230;). Il est encore tr\u00e8s peu connu et m\u00e9connu dans notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Il se manifeste par exemple par cette crise o\u00f9 la question du Sens de l&rsquo;existence devient cruciale comme si un carrefour de Sens se pr\u00e9sentait en m\u00eame temps qu&rsquo;une difficult\u00e9 \u00e0 ma\u00eetriser ce type de questions. Apr\u00e8s une certaine r\u00e9ussite de positionnement d&rsquo;une entreprise, apr\u00e8s un certain succ\u00e8s \u00ab\u00a0culturel\u00a0\u00bb d&rsquo;une r\u00e9gion cette remise en question appara\u00eet dont l&rsquo;issue peut \u00eatre ce d\u00e9passement. D\u00e9passer n&rsquo;implique pas l&rsquo;abandon des espaces pr\u00e9c\u00e9dents du signe et du faire mais un niveau de ma\u00eetrise sup\u00e9rieur. C&rsquo;est l&rsquo;enjeu de la phase de d\u00e9veloppement suivante.<\/p>\n<p>Age tertiaire :<br \/>\nL&rsquo;espace pr\u00e9dominant est celui de la communaut\u00e9. Les affaires communes participent de son devenir. Le d\u00e9veloppement de la personne s&rsquo;identifie \u00e0 l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une vocation, d&rsquo;une mission et \u00e0 l&rsquo;exercice pour cela d&rsquo;une ma\u00eetrise qui permet une responsabilit\u00e9 v\u00e9ritable.<\/p>\n<p>Responsabilit\u00e9, r\u00f4le dirigeant, autorit\u00e9 personnelle, sont modes d&rsquo;accomplissement d&rsquo;une autonomie et d&rsquo;une libert\u00e9 personnelle au travers d&rsquo;une oeuvre de service.<\/p>\n<p>Les entreprises, \u00e0 ce niveau, se justifient par leur finalit\u00e9, leur vocation, leur r\u00f4le dans le devenir des hommes et de la communaut\u00e9. Les dirigeants assument la dimension politique de leur r\u00f4le sans n\u00e9gliger la strat\u00e9gie et l&rsquo;op\u00e9rationnel \u00e9conomique. L&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;entreprise vaut par sa valeur par rapport \u00e0 la culture et \u00e0 la vocation (devenir propre) de la soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 elle s&rsquo;exerce (r\u00e9gion, march\u00e9, etc&#8230;). De nombreux th\u00e8mes \u00e9mergent particuli\u00e8rement ces derni\u00e8res ann\u00e9es indiquant l&rsquo;introduction \u00e0 cette conception de l&rsquo;entreprise dont la finalit\u00e9 (le Sens) original est cr\u00e9ateur de valeur, fonde une \u00e9chelle de valeur propre et lui donne sa coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s humaines \u00e0 ce niveau se con\u00e7oivent comme communaut\u00e9s de destin ou plut\u00f4t de vocation, communaut\u00e9 entreprenante donc.<\/p>\n<p>De nouvelles conceptions du fait collectif, des enjeux communs, des rapports entre communaut\u00e9s et cultures sont \u00e0 d\u00e9velopper.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce \u00e0 quoi s&rsquo;attache la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines avec les cons\u00e9quences au niveau des communaut\u00e9s d&rsquo;entreprises, communaut\u00e9s de d\u00e9veloppement, du politique, du r\u00f4le des dirigeants, etc&#8230;<\/p>\n<p>Ces trois niveaux, bri\u00e8vement parcourus, constituent les trois phases du d\u00e9veloppement sain d&rsquo;un projet ou d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne humain. Ils marquent une hi\u00e9rarchie qui justifie toute hi\u00e9rarchie humaine fond\u00e9e sur un niveau de d\u00e9veloppement et de ma\u00eetrise diff\u00e9rent. On en trouvera donc des cons\u00e9quences dans l&rsquo;\u00e9ducation mais aussi dans l&rsquo;encadrement et encore dans la fa\u00e7on de concevoir l&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;un professionnalisme.<\/p>\n<p>Il est clair, dans tous les cas, que les confusions et m\u00e9langes de niveaux ne favorisent pas l&rsquo;\u00e9volution des personnes et des groupes humains, comme des entreprises. La crise contemporaine est aussi caract\u00e9ris\u00e9e par de telles confusions, sinon inversions. Le chemin du d\u00e9veloppement est souvent tr\u00e8s mal balis\u00e9 et une hi\u00e9rarchie des valeurs est n\u00e9cessaire pour guider ceux qui veulent progresser<\/p>\n<p>Pour illustrer cette rapide pr\u00e9sentation de la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Humaines il faut en montrer diff\u00e9rentes implications.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;envisager sous ce nouveau regard des questions classiques ou particuli\u00e8rement actuelles. Cela conduit \u00e0 th\u00e9oriser chacune de ces questions. C&rsquo;est comme cela que s&rsquo;\u00e9labore peu \u00e0 peu une \u00ab\u00a0doctrine\u00a0\u00bb coh\u00e9rencialiste des diff\u00e9rents domaines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au milieu de l&rsquo;influence de tendances multiples, l&rsquo;homme est mis en question, implicitement le plus souvent. C&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme qui est en jeu ou plut\u00f4t sa compr\u00e9hension ou sa n\u00e9gation. Evidemment ce sont les cons\u00e9quences de ces conceptions qui entrainent \u00e0 les rejoindre ou les fuir. Exigences et responsabilit\u00e9s sont deux crit\u00e8res attractifs ou repoussoirs. 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