{"id":823,"date":"2004-08-10T16:53:49","date_gmt":"2004-08-10T16:53:49","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/10\/structures-et-gouvernement-des-entreprises-humaines-4\/"},"modified":"2021-03-01T10:47:23","modified_gmt":"2021-03-01T09:47:23","slug":"structures-et-gouvernement-des-entreprises-humaines-4","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/10\/structures-et-gouvernement-des-entreprises-humaines-4\/","title":{"rendered":"Structures et gouvernement des entreprises humaines 4"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Pour mettre en rapport le nouveau mod\u00e8le avec l&rsquo;exp\u00e9rience et la r\u00e9alit\u00e9 des entreprises, sont ici pass\u00e9s en revue une s\u00e9rie de probl\u00e8mes et les solutions qui sont propos\u00e9s par l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique.<\/p>\n<p><strong>4 &#8211; PROBLEMES ET METHODES POUR L&rsquo;ANIMATION DES CONCOURANCES<br \/>\nMETHODOLOGIE D&rsquo;ANIMATION STRATEGIQUE<\/strong><\/p>\n<p>Le dynamisme de l&rsquo;entreprise anime la communaut\u00e9 et l&rsquo;ensemble de ses relations.<\/p>\n<p>Les circonstances et les probl\u00e8mes en sont extr\u00eamement vari\u00e9s et aussi tr\u00e8s complexes. On pourrait analyser ces probl\u00e8mes avec tout le bagage des sciences humaines, psychologiques, psychosociologiques et sociologiques par exemple. L&rsquo;univers des relations humaines est tr\u00e8s riche et on peut faire \u00e0 son propos de multiples observations. Cependant nous sommes ici dans un cas pr\u00e9cis bien qu&rsquo;il soit g\u00e9n\u00e9ral, celui d&rsquo;une communaut\u00e9 d&rsquo;entreprise. Il ne s&rsquo;agit donc pas de traiter des probl\u00e8mes de relations humaines en soi, mais dans l&rsquo;optique de l&rsquo;animation des concourances.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, il existe quelquefois une dichotomie entre r\u00e9soudre les probl\u00e8mes humains relationnels ou sociaux et engager une activit\u00e9 collective constructive, comme si l&rsquo;un \u00e9tait le pr\u00e9alable de l&rsquo;autre. Dans le contexte de l&rsquo;entreprise notre position doit \u00eatre diff\u00e9rente, c&rsquo;est en engageant les concourances que les probl\u00e8mes de relation se r\u00e9solvent. Ainsi, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire, dans l&rsquo;entreprise, de conna\u00eetre tous les m\u00e9andres des difficult\u00e9s relationnelles et de les traiter pour elles-m\u00eames. Il est n\u00e9cessaire par contre de conna\u00eetre les principes \u00e0 partir desquels la concourance peut s&rsquo;engager. C&rsquo;est relativement \u00e0 cela que les probl\u00e8mes peuvent \u00eatre analys\u00e9s et les solutions engag\u00e9es.<\/p>\n<p>Parmi les situations ou les probl\u00e8mes ressortissant de ce plan de l&rsquo;entreprise et de sa ma\u00eetrise, on peut faire par exemple trois cat\u00e9gories :<\/p>\n<p>Les relations interpersonnelles.<\/p>\n<p>Relations hi\u00e9rarchiques.<\/p>\n<p>Relations commerciales (vente, achat, n\u00e9gociation),<\/p>\n<p>Relations publiques.<\/p>\n<p>Relations de travail.<\/p>\n<p>Relations de recrutement.<\/p>\n<p>Les situations collectives :<\/p>\n<p>Equipes de travail et de projet.<\/p>\n<p>Relations entre services et cat\u00e9gories.<\/p>\n<p>Pluri-culturalismes.<\/p>\n<p>Int\u00e9gration dans les groupes.<\/p>\n<p>Les situations g\u00e9n\u00e9rales :<\/p>\n<p>Ambiance, climat.<\/p>\n<p>Fid\u00e9lisation (absent\u00e9isme, turn-over, etc&#8230;)<\/p>\n<p>Vitalit\u00e9 et dynamisme.<\/p>\n<p>Conflits, mauvaises relations, d\u00e9simplication, d\u00e9motivation, relations infructueuses, absent\u00e9isme, cloisonnements, etc&#8230; sont, semble-t-il, le pain quotidien de nombreuses entreprises. Il est fort probable que c&rsquo;est le cas de celles o\u00f9 ces questions ne sont pas ma\u00eetris\u00e9es, celles o\u00f9 des principes simplistes ou, au contraire sophistiqu\u00e9s, s\u00e9vissent dans l&rsquo;esprit des responsables.<\/p>\n<p>La logique de la carotte et du b\u00e2ton est encore le fond th\u00e9orique sur lequel repose l&rsquo;animation de nombre d&rsquo;entreprises. De multiples variantes peuvent en \u00eatre d\u00e9clin\u00e9es. On trouve aussi les sp\u00e9cialistes de la manipulation perverse qui pensent que le jeu consiste \u00e0 influencer les gens malgr\u00e9 eux. Il y a encore les id\u00e9alistes de la raison qui pensent qu&rsquo;il suffit de pr\u00e9senter de \u00ab\u00a0bonnes raisons\u00a0\u00bb pour diffuser imparablement un enthousiasme g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 :<\/p>\n<p>S&rsquo;il y a un principe primordial c&rsquo;est d&rsquo;abord celui du respect d&rsquo;autrui, sans ang\u00e9lisme ni cynisme d&rsquo;ailleurs, qui implique l&rsquo;engagement authentique de soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>On ne peut pas attendre l&rsquo;engagement et la mobilisation des gens si on n&rsquo;est pas soi-m\u00eame personnellement concern\u00e9 ou si on se consid\u00e8re comme un mercenaire. C&rsquo;est le probl\u00e8me de certains cadres aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>L&rsquo;engagement de la concourance est aussi bien valable dans les relations interpersonnelles, commerciales, recrutement, etc&#8230; que dans les situations collectives : \u00e9quipes, groupes, etc&#8230; Il est la r\u00e9sultante d&rsquo;un ensemble de conditions que d&rsquo;analyse coh\u00e9rencielle nous permet de diff\u00e9rencier. Chaque dimension est source de probl\u00e8mes mais aussi peut trouver ses solutions sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p><strong>A) Motivations et concernement des personnes<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLa motivation personnelle est l&rsquo;expression d&rsquo;un d\u00e9sir propre qui se traduit par une propension \u00e0 un certain engagement. Elle manifeste un concernement qui touche la personne, sensible \u00e0 ce qui vaut pour elle. La motivation personnelle est souvent en rapport avec des qualit\u00e9s propres. En la mati\u00e8re, il faut \u00e9viter de prendre la motivation comme un tout, il y a en fait des motivations et dans l&rsquo;entreprise ce sont celles qui correspondent au sens de l&rsquo;entreprise et \u00e0 sa vocation qui valent, celles qui en expriment donc le consensus. On peut ainsi avoir deux types de probl\u00e8mes, soit la dispersion des motivations, soit l&rsquo;insuffisance de motivation.<\/p>\n<p>Des personnes peuvent \u00eatre motiv\u00e9es dans plusieurs directions ou, en tout cas, dans des directions qui ne concernent pas l&rsquo;entreprise, ce sont pour elles des motivations parasites.<\/p>\n<p>L&rsquo;insuffisance de motivation est manque de concernement. Cela peut r\u00e9sulter du fait que la personne n&rsquo;est pas en accord avec l&rsquo;entreprise ce qui suppose qu&rsquo;elle ait \u00e0 trouver une autre entreprise qui lui convienne. Cela peut venir aussi de l&rsquo;absence de consid\u00e9ration \u00e0 son \u00e9gard.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la consid\u00e9ration mutuelle qui est source de motivation et surtout de l&rsquo;importance du concernement.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-753\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_SetCH7.png?resize=472%2C382\" alt=\"SGESCH7.png\" width=\"472\" height=\"382\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>Une motivation particuli\u00e8re peut, en effet, \u00eatre activ\u00e9e par l&rsquo;interpellation produite par la motivation de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. La position prise par l&rsquo;un dans un tel concernement est un appel pour les autres lorsqu&rsquo;il les consid\u00e8re comme capables de prendre une position identique. C&rsquo;est donc \u00e0 partir de sa propre motivation, de son t\u00e9moignage que l&rsquo;animateur peut sensibiliser les autres, et initialiser ou renforcer une motivation.<\/p>\n<p>Pour cela, il doit se pr\u00e9senter comme sujet de sa propre motivation tout en consid\u00e9rant les autres comme sujets de la leur en \u00e9cho. Une motivation ne se transmet pas, elle se suscite par pro- vocation.<\/p>\n<p>Par exemple, l&rsquo;appel au libre volontariat est le moyen de reconna\u00eetre le libre arbitre mais aussi l&rsquo;ouverture \u00e0 la motivation t\u00e9moign\u00e9e ou son refus. C&rsquo;est un acte de confiance qui laisse la porte ouverte \u00e0 la non motivation.<\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0motivation obligatoire\u00a0\u00bb et corr\u00e9lative d&rsquo;un manque de consid\u00e9ration r\u00e9elle mais aussi conduit \u00e0 une tromperie. En effet, on obtiendra une adh\u00e9sion fictive assise sur une motivation cach\u00e9e de soumission ou de refus. De l\u00e0 toutes les ambigu\u00eft\u00e9s, les malentendus et des sources de conflit larv\u00e9es.<br \/>\n<strong><br \/>\nB) Compr\u00e9hension mutuelle<\/strong><\/p>\n<p>Dans les conditions communes de concourance et \u00e0 propos de centres de pr\u00e9occupation communs, l&rsquo;attention aux uns et aux autres permet \u00e0 chacun de se situer et de situer les autres. C&rsquo;est comme cela que des rapports significatifs peuvent s&rsquo;installer, chacun contribuant \u00e0 positionner les autres dans la situation commune et, en retour, se trouve aussi positionn\u00e9 par les autres.<\/p>\n<p>Il ne peut en effet y avoir concourance que si les diff\u00e9rents acteurs sont clairement positionn\u00e9s les uns par rapport aux autres. On sait alors qui est qui, quel est son r\u00f4le sp\u00e9cifique dans les circonstances communes.<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes d&rsquo;incompr\u00e9hension, d&rsquo;indiff\u00e9rence, conduisent \u00e0 ce que chacun analyse la situation et le r\u00f4le des autres \u00e0 sa mani\u00e8re uniquement, ce qui ne permet pas l&rsquo;\u00e9tablissement de rapports clairs entre les parties prenantes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc par une recherche de compr\u00e9hension mutuelle que peuvent se traiter ces probl\u00e8mes. La compr\u00e9hension mutuelle est non seulement la reconnaissance partag\u00e9e des qualit\u00e9s, r\u00f4les et valeurs sp\u00e9cifiques des uns et des autres dans la situation mais aussi une compr\u00e9hension commune de la situation.<\/p>\n<p>L&rsquo;attention, l&rsquo;accueil, l&rsquo;\u00e9coute, la disponibilit\u00e9 au r\u00f4le d&rsquo;autrui sont des attitudes indispensables. Le partage d&rsquo;une analyse commune de la situation et des r\u00f4les noue cette compr\u00e9hension mutuelle qui fait que, dans la sc\u00e8ne collective, chacun trouve sa juste place et se reconna\u00eet en reconnaissant les autres. Diagnostics collectifs, \u00e9tudes en commun, explorations partag\u00e9es, favorisent cette compr\u00e9hension mutuelle.<br \/>\n<strong><br \/>\nC) Int\u00e9gration et coh\u00e9sion<\/strong><br \/>\nLes relations comme les groupes et communaut\u00e9s sont nou\u00e9s dans le partage d&rsquo;un v\u00e9cu, un partage affectif et sensible. C&rsquo;est l\u00e0-dessus que se fonde la coh\u00e9sion de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;int\u00e9gration des personnes aux groupes et des groupes \u00e0 l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Affectivit\u00e9, sentiment, \u00e9motion \u00e9prouv\u00e9e, sensibilit\u00e9, constituent la substance de ce v\u00e9cu dont le partage soude la communaut\u00e9 et noue la relation.<\/p>\n<p>C&rsquo;est, bien s\u00fbr, la conjugaison d&rsquo;une motivation commune et d&rsquo;une compr\u00e9hension mutuelle qui \u00e9tablissent ce partage du v\u00e9cu.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas, pour l&rsquo;entreprise, que soit partag\u00e9 n&rsquo;importe quel v\u00e9cu mais celui qui s&rsquo;accorde avec son dynamisme particulier. Ainsi, un v\u00e9cu fusionnel partag\u00e9 peut conduire \u00e0 un \u00e9clatement du groupe lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de s&rsquo;engager dans l&rsquo;action avec un v\u00e9cu de d\u00e9chirure propice \u00e0 l&rsquo;animosit\u00e9.<\/p>\n<p>Le v\u00e9cu partag\u00e9, \u00e9prouv\u00e9 comme valable, comme valeur commune est ce qui rassemble une communaut\u00e9 autour du sentiment d&rsquo;appartenance culturelle (\u00e9vitons de confondre l&rsquo;appartenance comme fait &#8211; cas de la possession &#8211; et comme sentiment &#8211; du ressort de l&rsquo;affectivit\u00e9).<\/p>\n<p>La culture d&rsquo;entreprise est d&rsquo;abord v\u00e9cue comme sensibilit\u00e9 partag\u00e9e, et comprise comme valeur et comme sympathie collective. L&rsquo;int\u00e9gration des personnes, nouveaux recrut\u00e9s mais aussi des diff\u00e9rents partenaires, se fait par ce partage d&rsquo;exp\u00e9rience v\u00e9cue. La coh\u00e9sion de l&rsquo;entreprise en d\u00e9pend.<\/p>\n<p>L&rsquo;esprit d&rsquo;\u00e9quipe, on le sait, vient moins d&rsquo;une d\u00e9cision volontaire \u00e0 priori que de l&rsquo;exp\u00e9rience partag\u00e9e. Il s&rsquo;agit, pour l&rsquo;entreprise, que ces exp\u00e9riences partag\u00e9es soient sp\u00e9cifiquement significatives de son consensus et de son engagement. C&rsquo;est donc l&rsquo;exp\u00e9rience commune de la vie de l&rsquo;entreprise qui est \u00e0 la source de sa coh\u00e9sion et de ses valeurs culturelles partag\u00e9es.<\/p>\n<p>Conflits, isolements, cloisonnement, traduisent l&rsquo;\u00e9chec de cette coh\u00e9sion en rapport aux probl\u00e8mes de motivation et de compr\u00e9hension mutuelle mais aussi de l&rsquo;absence de v\u00e9cu commun avec un climat g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9favorable. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre solution, ici, que le partage d&rsquo;exp\u00e9rience et la communaut\u00e9 d&rsquo;un v\u00e9cu c&rsquo;est-\u00e0-dire la convivialit\u00e9. Il faut pour cela prendre le temps n\u00e9cessaire, que ce soit dans les relations ou dans les groupes.<\/p>\n<p><strong>D) Dialogue et n\u00e9gociation<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLa concourance s&rsquo;\u00e9tablit aussi par des formalisations convenues de l&rsquo;engagement mutuel des relations comme de la communaut\u00e9 d&rsquo;entreprise. Cette formalisation s&rsquo;effectue par la formulation de l&rsquo;engagement et cette formulation est un travail commun d&rsquo;\u00e9tablissement des signes visibles de la communaut\u00e9 de concourance. Le dialogue est une recherche de confirmation proc\u00e9dant par un ajustement progressif jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il y ait entente sur une expression, une repr\u00e9sentation commune.<\/p>\n<p>Le dialogue est \u00e0 la fois l&rsquo;expression d&rsquo;une parole donn\u00e9e qui signifie la communaut\u00e9 de motivation et qui aboutit \u00e0 quelque convention ou contrat verbal ou \u00e9crit qui figure l&rsquo;engagement mutuel.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de dialogue, l&rsquo;absence de formalisation traduit le plus souvent, soit une ambigu\u00eft\u00e9 sur les motivations r\u00e9elles, soit un flou sur la consistance de l&rsquo;engagement et l&rsquo;effectivit\u00e9 de la mobilisation des parties.<\/p>\n<p>La formalisation peut aussi servir de masque de dissimulation, de moyen de tromperie. Elle peut aussi quelquefois se pr\u00e9senter comme une loi qui s&rsquo;impose, m\u00e9connaissant alors l&rsquo;autorit\u00e9 et le libre arbitre des personnes. Ce n&rsquo;est pas la loi qui engage mais l&rsquo;engagement qui s&rsquo;expose dans une formule qui en est le gage.<\/p>\n<p>La n\u00e9gociation est la recherche de l&rsquo;ajustement pr\u00e9cis d&rsquo;un engagement mutuel dont les termes sont expos\u00e9s dans une terminologie appropri\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de dialogue ou de conclusion de celui-ci dans des formulations communes traduit le refus ou la difficult\u00e9 de partager une concourance. Les langages techniques, les jargons ont souvent une fonction d&rsquo;exclusion et d&rsquo;\u00e9vitement du dialogue en dehors de la sph\u00e8re de compr\u00e9hension mutuelle. L&rsquo;entreprise comme toute communaut\u00e9 culturelle a \u00e0 trouver son langage commun ce qui n&rsquo;exclue pas les langages sp\u00e9cialis\u00e9s de chaque entreprise particuli\u00e8re qui y concoure.<\/p>\n<p>Le projet d&rsquo;entreprise, les projets et r\u00e8gles sociales de l&rsquo;entreprise, les contrats, conventions multiples qu&rsquo;elle \u00e9tablit, sont autant de marques du consensus \u00e9tabli et de confirmation aux yeux des uns, de l&rsquo;engagement des autres et de sa consistance. L&rsquo;animation de l&rsquo;entreprise passe par ce travail d&rsquo;officialisation issu du dialogue qui est confirmation de sa conclusion et de l&rsquo;effectivit\u00e9 des engagements mutuels.<\/p>\n<p><strong>E) La participation active<\/strong><\/p>\n<p>Sans concr\u00e9tisation, les relations et la concourance restent vell\u00e9it\u00e9s. La participation \u00e0 des activit\u00e9s communes permet la confrontation des personnes et des groupes et constitue l&rsquo;\u00e9preuve du partenariat. Elle r\u00e9alise l&rsquo;incarnation de la coexistence et la preuve de la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;engagement commun et lui donne sa mesure. Les actes des uns prennent leur valeur de leur contribution \u00e0 un r\u00e9sultat fructueux qui en retour met en \u00e9vidence les qualit\u00e9s contributives des partenaires.<\/p>\n<p>Dans la coop\u00e9ration, l&rsquo;utilit\u00e9 de la participation des uns appara\u00eet aux autres et vice versa.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenus en commun apparaissent comme la mat\u00e9rialisation des biens de la communaut\u00e9 d&rsquo;entreprise et les confirment. Ainsi la participation active \u00e0 des questions men\u00e9es en commun pose la r\u00e9alit\u00e9 du caract\u00e8re communautaire de l&rsquo;entreprise. De m\u00eame la concr\u00e9tisation de l&rsquo;acte de vente, fourniture du produit ou du service et son r\u00e8glement concr\u00e9tisent la r\u00e9ussite d&rsquo;une relation commerciale et marquent en m\u00eame temps la preuve d&rsquo;une confiance mutuelle mais aussi pr\u00e9sagent d&rsquo;une possible reproduction de celle-ci.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alisations en commun comme \u00e9preuve partag\u00e9e, m\u00eame difficile, viennent donc confirmer les autres plans de la dynamique de concourance, en donnent la mesure, la preuve, et constituent un appui pour les relancer.<\/p>\n<p>Lorsque les activit\u00e9s se trouvent isol\u00e9es ou lorsqu&rsquo;un absent\u00e9isme appara\u00eet, c&rsquo;est le signe d&rsquo;un tissu relationnel qui se d\u00e9fait et la caract\u00e9ristique d&rsquo;une d\u00e9mobilisation sur les enjeux de l&rsquo;entreprise. Il arrive que des personnes ou des sous-groupes, d\u00e9\u00e7us par la vie de l&rsquo;entreprise ou non concern\u00e9s par sa vocation et l&rsquo;engagement mutuel, s&rsquo;isolent en se donnant leurs propres enjeux qu&rsquo;ils identifient \u00e0 ceux de l&rsquo;entreprise. Cela constituent des chapelles qui en arrivent vite au conflit, autre preuve de la nature de leurs relations, c&rsquo;est-\u00e0-dire aussi de l&rsquo;\u00e9tat de la coh\u00e9sion du groupe.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a de solution que dans le travail partag\u00e9 et la reconnaissance de la participation mutuelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas une juxtaposition d&rsquo;op\u00e9rateurs plus ou moins m\u00e9caniquement reli\u00e9s. L&rsquo;organisation n&rsquo;a pas pour but d&rsquo;imposer des relations. Elle est au contraire l&rsquo;image de la conjugaison des pratiques, des activit\u00e9s. Rappelons qu&rsquo;on ne peut d\u00e9finir aucune responsabilit\u00e9 dans l&rsquo;entreprise sans celles qui lui sont compl\u00e9mentaires, non pas accidentellement mais essentiellement.<\/p>\n<p>Sur ce plan, l&rsquo;animation consistera donc \u00e0 favoriser la participation active \u00e0 des actions collectives et \u00e0 reconna\u00eetre la qualit\u00e9 et la mesure de la part prise par chacun relativement \u00e0 la valeur du r\u00e9sultat obtenu.<\/p>\n<p><strong>F) Dynamique de l&rsquo;engagement mutuel<\/strong><\/p>\n<p>La cr\u00e9ation des biens interpersonnels et collectifs instaure une histoire commune, c&rsquo;est-\u00e0-dire un mouvement partag\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;engagement de la concourance, la participation a un mouvement commun qui exprime la vitalit\u00e9 de l&rsquo;entreprise, co-entreprise, par la communaut\u00e9 ou par les partenaires de la relation.<\/p>\n<p>Cette mobilisation est la r\u00e9sultante de toutes les autres conditions; Elle peut \u00eatre n\u00e9anmoins conduite, canalis\u00e9e. Le probl\u00e8me, pour l&rsquo;animation, est de lancer ce mouvement et on verra pour cela l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une strat\u00e9gie d&rsquo;animation. Elle consiste \u00e0 faire parcourir par les partenaires un itin\u00e9raire pr\u00e9paratoire au cours duquel ils se trouvent progressivement engag\u00e9s. L&rsquo;historique de cet engagement entra\u00eene le mouvement ult\u00e9rieur.<\/p>\n<p>La mobilisation qui permet la poursuite d&rsquo;une relation ou de l&rsquo;engagement d&rsquo;une \u00e9quipe ou d&rsquo;une collectivit\u00e9 ne peut s&rsquo;initialiser brusquement, et il faudra veiller \u00e0 ces pr\u00e9parations qui en permettent le lancement. De relances en relances, le dynamisme collectif r\u00e9sultant des engagements mutuels constitue la vitalit\u00e9 de l&rsquo;entreprise qui s&rsquo;actualise dans ses activit\u00e9s et son d\u00e9veloppement. Elle engage les investissements personnels dans une concourance o\u00f9 chacun est, \u00e0 la fois, moteur et activ\u00e9 par les autres.<\/p>\n<p>Le gouvernement de l&rsquo;entreprise, sur ce plan, consistera \u00e0 lancer, en tant que de besoin, des strat\u00e9gies de r\u00e9activation, de redynamisation, pr\u00e9paratoires aux concourances ainsi mobilis\u00e9es sur cette lanc\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est important cependant que ces engagements mobilisateurs soient jalonn\u00e9s d&rsquo;\u00e9tapes qui permettent leur reconnaissance et constituent des enjeux qui devront \u00eatre actualis\u00e9s dans les projets de l&rsquo;entreprise; Ces strat\u00e9gies de lancement ne doivent \u00e9videmment pas \u00eatre conduites \u00e0 contretemps. Par exemple, il arrive que des op\u00e9rations de mobilisation soient men\u00e9es, que des enthousiasmes soient suscit\u00e9s sans que viennent ensuite quelque projet o\u00f9 les investir. Il est \u00e9vident que les mobilisations tomberont alors rapidement faisant perdre toute cr\u00e9dibilit\u00e9 aux responsables de ces op\u00e9rations et susciteront suspicions et m\u00e9fiances. De m\u00eame, la proposition d&rsquo;enjeux artificiels, non ancr\u00e9s dans la culture de l&rsquo;entreprise, ne peut provoquer qu&rsquo;agitation st\u00e9rile. C&rsquo;est le cas lorsque les enjeux annonc\u00e9s sont st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s, \u00e0 la mode, mensongers, ou au m\u00e9pris des v\u00e9ritables motivations humaines.<\/p>\n<p>La conduite des op\u00e9rations d&rsquo;animation doit int\u00e9grer toutes les conditions du dynamisme relationnel pour engager v\u00e9ritablement la concourance.<\/p>\n<p>Ce ne sont pas les enjeux artificiels qui mobilisent les gens, mais ceux qui ne font que confirmer la mobilisation en tant qu&rsquo;ils sont ceux que se sont donn\u00e9s les partenaires ou qu&rsquo;ils ont fait leurs, parce qu&rsquo;ils r\u00e9pondent \u00e0 toutes les conditions que l&rsquo;on vient d&rsquo;envisager.<\/p>\n<p><strong>G) M\u00e9thodologie d&rsquo;animation strat\u00e9gique<\/strong><\/p>\n<p>Cette m\u00e9thodologie peut prendre une ampleur tr\u00e8s vari\u00e9e selon qu&rsquo;il s&rsquo;agit uniquement de l&rsquo;engagement d&rsquo;une relation commerciale par exemple, ou de la mobilisation de toute une collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ce dernier cas, il est n\u00e9cessaire de proc\u00e9der par des relais, c&rsquo;est-\u00e0-dire par une dynamisation progressive telle que les premiers engag\u00e9s contribuent \u00e0 l&rsquo;engagement des suivants jusqu&rsquo;au plus grand nombre.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rentes phases que l&rsquo;on va envisager sont con\u00e7ues comme successives.<\/p>\n<p>Cependant, il faut consid\u00e9rer qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;engager une dynamique progressive qui peut demander une it\u00e9ration et la reprise en parall\u00e8le des diff\u00e9rentes phases qui, alors, se superposent et se succ\u00e8dent \u00e0 la fois.<\/p>\n<p><strong>Premi\u00e8re phase :<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Elaboration de la strat\u00e9gie d&rsquo;animation.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas prudent d&rsquo;engager une animation strat\u00e9gique sans que son objet, sa finalit\u00e9 et son d\u00e9roulement ne soient soigneusement pr\u00e9par\u00e9s. En effet, toute impr\u00e9cision sur l&rsquo;objet peut susciter des incompr\u00e9hensions, un flou, qui pourrait se traduire par des incompr\u00e9hensions mutuelles et une mobilisation \u00e9clat\u00e9e selon les interpr\u00e9tations. Toute ambigu\u00eft\u00e9 sur la finalit\u00e9 peut susciter des motivations dispers\u00e9es et m\u00eame en divergence avec le projet envisag\u00e9. Enfin, si la strat\u00e9gie n&rsquo;est pas pr\u00e9alablement d\u00e9finie, la conduite sera al\u00e9atoire et peut donner lieu \u00e0 des erreurs, des impasses ou des r\u00e9ussites hasardeuses.<\/p>\n<p>Une animation strat\u00e9gique mobilisatrice occasionne un d\u00e9rangement des routines, des habitudes et peut susciter des oppositions, des r\u00e9sistances qu&rsquo;il faut pr\u00e9venir. Les premi\u00e8res \u00e9tapes sont particuli\u00e8rement d\u00e9licates tant qu&rsquo;un nombre suffisant de personnes n&rsquo;est pas engag\u00e9. La puissance du mouvement initial entra\u00eenera d&rsquo;autant plus facilement le plus grand nombre et c&rsquo;est pour cela que la clart\u00e9 des enjeux et de la strat\u00e9gie sont indispensables avant toute op\u00e9ration pour \u00e9viter de soulever des obstacles pr\u00e9matur\u00e9ment. En outre, un dynamisme important doit \u00eatre conduit, encadr\u00e9, pour qu&rsquo;il n&rsquo;avorte pas ou se disperse et provoque alors plus de d\u00e9g\u00e2ts que de bienfaits. Il est n\u00e9cessaire que l&rsquo;entreprise assume le mouvement qui a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9.<\/p>\n<p>La puissance et la port\u00e9e de la dynamisation seront fonction de la profondeur et de la justesse de la pr\u00e9paration.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;objet<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est la question, le probl\u00e8me, l&rsquo;enjeu qui justifie l&rsquo;animation strat\u00e9gique. Il ne doit pas \u00eatre pos\u00e9 en termes n\u00e9gatifs mais en termes positifs d&rsquo;esp\u00e9rance.<\/p>\n<p>La d\u00e9termination est du ressort des responsables de l&rsquo;op\u00e9ration. Elle peut demander une analyse ou un diagnostic pr\u00e9alable de la situation. En tout cas, l&rsquo;objet choisi devra \u00eatre significatif pour les gens concern\u00e9s par l&rsquo;op\u00e9ration pour qu&rsquo;ils le fassent leur.<\/p>\n<p><strong>La finalit\u00e9<br \/>\n<\/strong><br \/>\nC&rsquo;est ce qui donne le sens et d\u00e9termine la motivation de l&rsquo;op\u00e9ration. Il importe que cette finalit\u00e9 soit significative, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle trouve un \u00e9cho, une r\u00e9sonance chez les gens qui soient motivants. Pour la d\u00e9terminer, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de pr\u00e9ciser au pr\u00e9alable la politique que l&rsquo;on veut suivre ou de faire une analyse des potentialit\u00e9s de la situation pour y positionner l&rsquo;orientation choisie.<\/p>\n<p>On pourra pour cela utiliser l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence des potentialit\u00e9s culturelles de l&rsquo;entreprise ou de la collectivit\u00e9 concern\u00e9e. La direction g\u00e9n\u00e9rale doit cependant en dernier ressort assumer l&rsquo;orientation choisie, li\u00e9e au type de motivation \u00e0 susciter.<\/p>\n<p>Il nous faut insister ici sur une erreur grave tr\u00e8s souvent commise. Elle consiste \u00e0 utiliser l&rsquo;inqui\u00e9tude ou l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 due \u00e0 une difficult\u00e9, \u00e0 un risque pour l&rsquo;entreprise, \u00e0 des \u00e9checs ant\u00e9rieurs, \u00e0 une menace ext\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Il faut savoir que les motivations n\u00e9gatives provoquent des r\u00e9actions de d\u00e9fense et une mobilisation qui d\u00e9cro\u00eet au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9loignement du danger. Elles conduisent, \u00e0 terme, \u00e0 la paralysie et \u00e0 des comportements de fuite malgr\u00e9 des effets imm\u00e9diats apparemment mobilisateurs.<\/p>\n<p>M\u00eame en cas de difficult\u00e9s, c&rsquo;est sur une esp\u00e9rance que les motivations alors positives doivent \u00eatre suscit\u00e9es. La mobilisation s&rsquo;accroit au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;approche du but et si, leur but atteint, elle s&rsquo;\u00e9puise, elle peut \u00eatre facilement relanc\u00e9e par un autre but homologue.<\/p>\n<p><strong>La strat\u00e9gie d&rsquo;animation<\/strong><\/p>\n<p>Elle doit \u00eatre homologue \u00e0 la situation de d\u00e9part, envisag\u00e9e selon l&rsquo;orientation choisie, autour de l&rsquo;objet convenu. La cr\u00e9ativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rative peut aider \u00e0 en dessiner rapidement les principes logiques. Elle \u00e9clairera le type d&rsquo;op\u00e9rations \u00e0 entreprendre, le mode de participation des gens et le sc\u00e9nario de mise en oeuvre.<\/p>\n<p>Appliqu\u00e9s \u00e0 la situation r\u00e9elle, ces principes strat\u00e9giques vont permettre d&rsquo;\u00e9tablir un calendrier et de d\u00e9terminer particuli\u00e8rement les personnes qui seront concern\u00e9es progressivement.<\/p>\n<p>Le principe des relais est en effet important et, \u00e0 ce propos, il est utile de constituer un petit groupe de base charg\u00e9 de l&rsquo;op\u00e9ration. La constitution de ce groupe doit se faire en fonction du r\u00f4le et surtout de la personnalit\u00e9 des gens qui doivent \u00eatre choisis pour leur capacit\u00e9 de compr\u00e9hension suffisamment profonde de l&rsquo;op\u00e9ration et leur autorit\u00e9 aupr\u00e8s d&rsquo;une population importante.<\/p>\n<p>Avant tout lancement de l&rsquo;op\u00e9ration, ce premier noyau devra \u00e9tudier tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment les donn\u00e9es de d\u00e9part et la strat\u00e9gie qu&rsquo;il contribuera \u00e0 conduire et \u00e0 relayer. Toute d\u00e9faillance \u00e0 ce niveau, impr\u00e9cision, ambigu\u00eft\u00e9, divergence sera amplifi\u00e9e par la suite lorsqu&rsquo;un grand nombre sera concern\u00e9. Il est bon que ce premier groupe valide les dispositions prises en fonction de son exp\u00e9rience du terrain et soit lui-m\u00eame tr\u00e8s mobilis\u00e9.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me phase :<\/p>\n<p>Officialisation et lancement de l&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;animation strat\u00e9gique<\/p>\n<p>Selon les cas, on peut envisager une premi\u00e8re op\u00e9ration concernant encore un nombre limit\u00e9 de personnes suivi d&rsquo;une deuxi\u00e8me plus \u00e9largie \u00e0 partir du relais des pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p>Il y aura alors deux officialisations et lancements successifs. Il n&rsquo;est pas bon en effet d&rsquo;officialiser de telles op\u00e9rations trop longtemps \u00e0 l&rsquo;avance. En particulier, lorsque les participants ont un travail \u00e0 r\u00e9aliser dont on ne conna\u00eet pas d&rsquo;avance les conclusions, il faut pouvoir suffisamment avancer pour \u00eatre en mesure de r\u00e9pondre aux questions de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9s. Par exemple, s&rsquo;il y a des travaux pr\u00e9paratoires pour \u00e9laborer un projet d&rsquo;entreprise ou un plan de d\u00e9veloppement quelconque, il faudra attendre des r\u00e9sultats suffisants pour informer valablement ceux qui prendront la suite pour participer \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;animation strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>L&rsquo;officialisation de l&rsquo;op\u00e9ration vise, d&rsquo;une part, \u00e0 en communiquer une pr\u00e9sentation claire, et, d&rsquo;autre part, \u00e0 en marquer l&rsquo;importance par l&rsquo;acte d&rsquo;autorit\u00e9 qu&rsquo;elle repr\u00e9sente. Il faudra, pour cela, l&rsquo;intervention des principaux gouvernants de l&rsquo;entreprise, autour du directeur g\u00e9n\u00e9ral. Leur assembl\u00e9e marque le fait que c&rsquo;est toute l&rsquo;entreprise qui est concern\u00e9e et que chacun des grands domaines du gouvernement est pr\u00e9sent. On assiste souvent, lorsqu&rsquo;il y a absence des dirigeants en question, soit \u00e0 un manque de cr\u00e9dibilit\u00e9 de l&rsquo;op\u00e9ration, soit \u00e0 une critique et une mise en question particuli\u00e8re des secteurs non repr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>Il est \u00e9vident que tout cela se fait au niveau du gouvernement de l&rsquo;unit\u00e9 particuli\u00e8re concern\u00e9e, celui de l&rsquo;\u00e9quipe ou, \u00e9ventuellement, de toute l&rsquo;entreprise. Il n&rsquo;est pas mauvais cependant que la direction g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise commune manifeste \u00e0 cette occasion sa pr\u00e9sence pour confirmer l&rsquo;unicit\u00e9 d&rsquo;orientation et de politique. Le lancement de la strat\u00e9gie d&rsquo;animation en d\u00e9terminera le contenu.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord l&rsquo;objet, le quoi.<\/p>\n<p>Il devra \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 et situ\u00e9 dans son contexte et les circonstances qui justifient l&rsquo;op\u00e9ration. Il est bon que les participants s&rsquo;approprient cet objet et il peut \u00eatre judicieux, alors, de leur permettre de s&rsquo;exprimer \u00e0 ce propos par le biais d&rsquo;une exploration de la situation, de fa\u00e7on \u00e0 ce qu&rsquo;il deviennent suffisamment pr\u00e9gnant.<\/p>\n<p>Ensuite la finalit\u00e9, le pourquoi.<\/p>\n<p>Son expression officielle par les dirigeants et leur pr\u00e9sence qui en t\u00e9moigne ont pour effet d&rsquo;interpeller les participants. Elle est provocatrice de par le t\u00e9moignage d&rsquo;autorit\u00e9 et d&rsquo;engagement personnel des dirigeants et par le consensus qu&rsquo;ils manifestent ensemble dans leur diff\u00e9rence de r\u00f4le.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit l\u00e0 de faire appel \u00e0 la d\u00e9termination des gens. Pour cela l&rsquo;appel a une certaine forme de volontariat est incitateur en m\u00eame temps qu&rsquo;il peut \u00eatre s\u00e9lectif, s&rsquo;il est bien conduit, des personnes qui pourront \u00eatre les meilleurs relais par leur disposition favorable et le t\u00e9moignage de leur engagement.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un certain nombre de personnes participent \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ration, il faut savoir que leur environnement de travail sera attentif \u00e0 ce qui se passe et pr\u00e9mobilis\u00e9 par contagion.<\/p>\n<p>En outre, il peut \u00eatre utile \u00e0 ce stade de pr\u00e9voir un travail de sensibilisation s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une question ou d&rsquo;une perspective peu famili\u00e8re (qualit\u00e9, projet d&rsquo;entreprise, etc&#8230;).<\/p>\n<p>Le d\u00e9roulement et les \u00e9tapes.<\/p>\n<p>Tout mouvement inhabituel est susceptible de provoquer des inqui\u00e9tudes.<\/p>\n<p>Celles-ci seront rassur\u00e9es par une pr\u00e9sentation claire des modalit\u00e9s pratiques et du d\u00e9roulement de l&rsquo;op\u00e9ration. La pr\u00e9figuration des \u00e9tapes qui permettront \u00e0 chacun de se situer suffisamment clairement. Il n&rsquo;est pas utile en effet de tout d\u00e9terminer d&rsquo;avance, ce qui pourrait \u00eatre pr\u00e9matur\u00e9, mais quelques rep\u00e8res majeurs sont suffisants pour que les perspectives soient suffisamment claires.<\/p>\n<p>Il sera n\u00e9cessaire de s&rsquo;assurer, \u00e0 ce niveau, de la compr\u00e9hension des \u00e9tapes du cheminement et de ses perspectives sans avoir autant \u00e0 entrer dans les principes de la strat\u00e9gie.<\/p>\n<p><strong>Troisi\u00e8me phase :<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9roulement de l&rsquo;animation strat\u00e9gique<\/p>\n<p>Il est bien entendu fonction de la strat\u00e9gie con\u00e7ue. Cependant on veillera \u00e0 y int\u00e9grer trois aspects :<\/p>\n<p>Une participation a un travail en commun en petit groupe. Elle concr\u00e9tisera et donnera corps \u00e0 la mobilisation. Il peut s&rsquo;agir d&rsquo;analyses de situation, de recherche de solutions, de propositions d&rsquo;id\u00e9es. On \u00e9vitera, par contre, les d\u00e9cisions qui pourraient \u00eatre pr\u00e9matur\u00e9es tant que des synth\u00e8ses ne sont pas faites et valid\u00e9es par les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes. Ce travail, principalement consultatif, peut \u00eatre favoris\u00e9 par l&rsquo;utilisation d&rsquo;outils \u00e0 la port\u00e9e des participants. Une formation pr\u00e9alable des groupes ou leurs animateurs a des techniques comme l&rsquo;analyse figurative ou la cr\u00e9ativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rative, permettra une plus grande f\u00e9condit\u00e9 du travail dans un temps assez court, valorisant d&rsquo;autant plus la production r\u00e9alis\u00e9e et son impact mobilisateur.<\/p>\n<p>Le v\u00e9cu partag\u00e9 de l&rsquo;exp\u00e9rience renforce les liens et la coh\u00e9sion, en m\u00eame temps que s&rsquo;intensifient la motivation et la vitalit\u00e9 collective. Il faudra veiller \u00e0 ce qu&rsquo;un temps suffisant soit pass\u00e9 ensemble et m\u00e9nager particuli\u00e8rement des moments de convivialit\u00e9 de nature \u00e0 renforcer l&rsquo;implication solidaire des participants.<\/p>\n<p>Enfin il est important que les r\u00e9sultats et les \u00e9v\u00e8nements du d\u00e9roulement soient rendus visibles, manifestes, par des formulations appropri\u00e9es et une communication qui en renforce le caract\u00e8re officiel mais aussi implique un ach\u00e8vement suffisant pour que des conclusions formelles soient possibles. C&rsquo;est une sorte de contrat, de charte, de convention commune qui en r\u00e9sulte, sanctionnant, \u00e0 la fois, le travail et l&rsquo;investissement tout en l&rsquo;engageant dans l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>La conduite de l&rsquo;op\u00e9ration sera marqu\u00e9e par des moments de reconnaissance officielle des r\u00e9sultats, \u00e0 la fois pour ancrer la mobilisation suscit\u00e9e et pour la projeter sur les suites dans lesquelles elle doit \u00eatre engag\u00e9e.<br \/>\nOn arrive, par de telles strat\u00e9gies d&rsquo;animation, \u00e0 lancer des mobilisations tr\u00e8s importantes qu&rsquo;il ne faut pas ensuite st\u00e9riliser. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elles auront \u00e0 \u00eatre investies tr\u00e8s rapidement dans les r\u00e9alisations ou les projets de d\u00e9veloppement envisag\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;oeuvre commune r\u00e9alis\u00e9e au cours d&rsquo;une telle strat\u00e9gie pr\u00e9pare l&rsquo;oeuvre qui n\u00e9cessitait une telle mobilisation pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9thodologie d&rsquo;animation strat\u00e9gique peut, bien \u00e9videmment, \u00eatre tr\u00e8s simplifi\u00e9e, \u00e0 condition d&rsquo;en conserver les principes, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un petit nombre de personnes. Par contre, elle peut prendre un d\u00e9ploiement important lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de populations plus vastes et s&rsquo;\u00e9chelonner m\u00eame sur plusieurs mois. Il importe, dans tous les cas, de trouver la mesure et le rythme appropri\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>5 &#8211; PROBLEMES ET METHODES POUR LA COMMUNICATION<\/strong><\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;activit\u00e9 sans expression, sans que des signes visibles en soient donn\u00e9s, manifest\u00e9s, communiqu\u00e9s. La communication se caract\u00e9rise par l&rsquo;expression d&rsquo;un langage de signes: langues, images, formes, qui m\u00e9diatisent, non seulement les contenus de l&rsquo;existence de l&rsquo;entreprise, mais, plus essentiellement, son sens.<\/p>\n<p>La communication de l&rsquo;entreprise ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une pr\u00e9sentation artificielle de celle-ci, un masque qui, lui, est fabriqu\u00e9 mais comme son expression \u00e0 l&rsquo;adresse de divers interlocuteurs. Dans la communication l&rsquo;entreprise parle. Sa parole, exprim\u00e9e dans diff\u00e9rents langages pour diff\u00e9rents publics, est le gage de sa v\u00e9rit\u00e9 et de la confiance que l&rsquo;on peut avoir dans son expression.<\/p>\n<p>Une parole authentique, une communication authentique permettent, non seulement d&rsquo;identifier qui parle, mais de se fier \u00e0 ce qu&rsquo;il veut dire. On peut capter l&rsquo;int\u00e9r\u00eat en s\u00e9duisant, par la communication de ce que le public veut entendre dire, on ne gagne sa confiance qu&rsquo;en assumant sa parole propre. La ma\u00eetrise de la communication de l&rsquo;entreprise consiste principalement dans la m\u00e9diatisation de ce que l&rsquo;entreprise veut dire \u00e0 ses publics.<\/p>\n<p>Toute communication doit \u00eatre ainsi con\u00e7ue \u00e0 partir d&rsquo;une finalit\u00e9, d&rsquo;une intention, dont l&rsquo;expression m\u00e9diatis\u00e9e est destin\u00e9e \u00e0 interpeller le public. Nous exclurons les conceptions de la communication r\u00e9duites au transfert objectif d&rsquo;information et qui s&rsquo;\u00e9puise dans sa forme.<\/p>\n<p>En effet, dans la communication l&rsquo;essentiel est ce qui veut \u00eatre signifi\u00e9 pour que l&rsquo;interlocuteur s&rsquo;y retrouve, y fasse \u00e9cho, s&rsquo;y ajuste et l&rsquo;accessoire est la m\u00e9diation, moyen interm\u00e9diaire pour y aboutir. Nous laisserons de c\u00f4t\u00e9 les conceptions magiques ou s\u00e9ductrices qui, au contraire, attribuent \u00e0 la m\u00e9diation, la forme de l&rsquo;expression, un pouvoir abusif quitte \u00e0 capter l&rsquo;attention sur la forme de l&rsquo;expression plut\u00f4t que sur son sens.<\/p>\n<p>Autrement dit, c&rsquo;est toujours l&rsquo;esprit qui importe plus que la lettre. Cependant la lettre c&rsquo;est ce qui est indispensable \u00e0 l&rsquo;esprit pour se communiquer; elle le fait si elle est expression authentique, juste, dans les langages appropri\u00e9s.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de sa communication par l&rsquo;entreprise consiste \u00e0 en faire l&rsquo;instrument de ses vis\u00e9es, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;accomplissement de sa vocation par la concourance de ses partenaires. Au-del\u00e0 des communications spontan\u00e9es, il y aura lieu de travailler, plus particuli\u00e8rement, aux communications qui permettent aux partenaires et aux publics de l&rsquo;entreprise de l&rsquo;identifier en totalit\u00e9 ou en partie et surtout de l&rsquo;identifier dans ce qu&rsquo;elle veut signifier, qui est toujours, en quelque sorte, appel \u00e0 la concourance.<\/p>\n<p>Des op\u00e9rations de communication particuli\u00e8res seront donc pertinentes, soit pour relancer cet appel \u00e0 l&rsquo;adresse des diff\u00e9rents publics et \u00e0 propos des pr\u00e9occupations de l&rsquo;entreprise, ou alors pour rectifier une communication mal ma\u00eetris\u00e9e, insuffisante, fauss\u00e9e ou dispers\u00e9e.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de la communication portera donc sur des op\u00e9rations particuli\u00e8res mais aussi sur la pr\u00e9occupation g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;identit\u00e9, exprim\u00e9e par la multiplicit\u00e9 des signes que l&rsquo;entreprise manifeste spontan\u00e9ment.<\/p>\n<p>Ce que l&rsquo;entreprise a \u00e0 communiquer, c&rsquo;est son existence et par l\u00e0 le sens de son engagement.<\/p>\n<p>La communication portera donc sur les aspects suivants :<br \/>\nLa politique, sa vocation, sa philosophie, sa position d&rsquo;engagement.<br \/>\nSon domaine et sa situation autour de son m\u00e9tier.<br \/>\nSon d\u00e9veloppement, ses projets et r\u00e9alisations, ses plans et strat\u00e9gies.<br \/>\nSa culture, la vie de l&rsquo;entreprise et son v\u00e9cu collectif.<br \/>\nSes produits et services et leur qualit\u00e9 li\u00e9e au travail dont ils r\u00e9sultent.<br \/>\nSon identit\u00e9 qui la qualifie et constitue son image.<\/p>\n<p>Ce sont les composantes de son coh\u00e9renciel.<\/p>\n<p>Tout cela peut \u00eatre d\u00e9clin\u00e9 de m\u00eame, au niveau des unit\u00e9s concourantes qui la constituent en distinguant, l\u00e0 aussi, les composantes du coh\u00e9renciel.<\/p>\n<p>Cette communication s&rsquo;adresse \u00e0 diff\u00e9rents publics toujours dans la m\u00eame finalit\u00e9 identificatoire et interpellante pour appeler ou renforcer la concourance. On distinguera ici :<\/p>\n<p>Les partenaires engag\u00e9s dans l&rsquo;entreprise commune,<br \/>\nCeux qui y adh\u00e8rent, clients, fournisseurs, occasionnels;<br \/>\nLes milieux sociaux environnants, responsables locaux, proches des partenaires, populations.<br \/>\nLes diff\u00e9rents acteurs de l&rsquo;univers professionnel de l&rsquo;entreprise dans le champ de son m\u00e9tier.<br \/>\nLes entreprises et leurs partenaires, auxquelles l&rsquo;entreprise concoure.<\/p>\n<p>L\u00e0 aussi ces publics se sp\u00e9cifient pour chaque entreprise particuli\u00e8re qui concoure \u00e0 l&rsquo;entreprise commune et qui ont \u00e0 ma\u00eetriser leur propre communication inscrite dans la communication g\u00e9n\u00e9rale de celle-ci.<\/p>\n<p>Il faut insister sur deux remarques. Toute communication sp\u00e9cialis\u00e9e participe d&rsquo;une communication g\u00e9n\u00e9rale et l&rsquo;ensemble doit \u00eatre ma\u00eetris\u00e9. L&rsquo;autre remarque est qu&rsquo;une communication atteint souvent plusieurs publics \u00e0 la fois et, en particulier, les communications adress\u00e9es au public plus p\u00e9riph\u00e9rique atteignent aussi le plus proche, c&rsquo;est-\u00e0-dire ceux qui sont engag\u00e9s dans l&rsquo;entreprise. On ne peut pas tenir une double langage sinon cr\u00e9er un divorce entre une r\u00e9alit\u00e9 publique et un r\u00e9alit\u00e9 interne de l&rsquo;entreprise, divorce pr\u00e9judiciable \u00e0 sa cr\u00e9dibilit\u00e9.<\/p>\n<p>La communication se pr\u00e9sente sous des formes qui peuvent \u00eatre vari\u00e9es selon les supports, les publics, les langages.<\/p>\n<p>On notera comme expressions communes de l&rsquo;entreprise :<\/p>\n<p>La publicit\u00e9 portant sur des questions diff\u00e9rentes.<br \/>\nLa documentation.<br \/>\nLes pr\u00e9sentations audio-visuelles de l&rsquo;entreprise, ses projets, sa proposition.<br \/>\nLe journal d&rsquo;entreprise.<br \/>\nLes courriers, notes et correspondances diverses.<br \/>\nLa pr\u00e9sentation mat\u00e9rielle de ses produits (packaging&#8230;).<br \/>\nDes manifestations, expositions, etc&#8230;<br \/>\nDes signes caract\u00e9ristiques, logos, couleurs, etc&#8230;<br \/>\nLa pr\u00e9sentation de ses locaux et de tout ce qui manifeste sa pr\u00e9sence locale.<br \/>\nDes oeuvres et productions culturelles symboliques.<br \/>\nDes annonces.<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias sont aussi nombreux et fonction du milieu o\u00f9 \u00e9volue l&rsquo;entreprise, du co\u00fbt de leur acc\u00e8s et des contacts avec les publics vis\u00e9s qu&rsquo;ils \u00e9tablissent.<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes de communication de l&rsquo;entreprise sont principalement \u00e0 deux niveaux :<\/p>\n<p>Celui, g\u00e9n\u00e9ral, de l&rsquo;unicit\u00e9 de la communication globale de l&rsquo;entreprise.<br \/>\nCeux, particuliers, \u00e0 chaque op\u00e9ration particuli\u00e8re.<br \/>\nNous allons envisager l&rsquo;un et l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>La communication g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de la communication g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise conditionne son identification par l&rsquo;ensemble de ses publics. L&rsquo;identification r\u00e9sulte de l&rsquo;ensemble des signes, formes et images que l&rsquo;entreprise manifeste.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une identit\u00e9 statique, qui serait valable pour quelque chose d&rsquo;immobile, mais d&rsquo;une identit\u00e9 vivante qui t\u00e9moigne de la vie de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Or cette identit\u00e9 que l&rsquo;entreprise communique, comporte une dimension permanente, celle inh\u00e9rente \u00e0 sa vocation, \u00e0 sa politique, qui constitue son originalit\u00e9, son caract\u00e8re unique, et une dimension circonstancielle qui correspond \u00e0 son m\u00e9tier, son domaine et la vari\u00e9t\u00e9 des conditions et circonstances de son activit\u00e9 et celle des acteurs et facteurs \u00e0 chaque fois concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Ainsi la communication g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise doit comporter une constante et des variables que l&rsquo;on doit retrouver dans chaque communication particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>Toutes les communications particuli\u00e8res de l&rsquo;entreprise doivent \u00eatre homologues, c&rsquo;est-\u00e0-dire de m\u00eame sens. C&rsquo;est l\u00e0 la constante. Cependant, ces communications doivent \u00eatre fonction de l&rsquo;actualit\u00e9 en marche et de ses multiples situations. C&rsquo;est l\u00e0 la diversit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour ma\u00eetriser cela il sera d&rsquo;abord n\u00e9cessaire de mettre au clair l&rsquo;esprit de l&rsquo;entreprise, sens des messages qu&rsquo;elle pr\u00e9sente et de l&rsquo;exprimer dans un concept rep\u00e8re ou une image, une id\u00e9e, une formule fortement symbolique que toutes les communications particuli\u00e8res auront \u00e0 d\u00e9cliner de fa\u00e7on sp\u00e9cifique.<\/p>\n<p>Ces d\u00e9clinaisons elles-m\u00eames, selon ce qu&rsquo;elles expriment de l&rsquo;entreprise, seront fugaces ou permanentes.<\/p>\n<p>Ainsi un logo, le nom m\u00eame de l&rsquo;entreprise, sa marque, seront des rep\u00e8res symboliques permanents et universellement pr\u00e9sents. Par contre, chaque produit, chaque moment de la vie de l&rsquo;entreprise, chaque espace qu&rsquo;elle habite portera une expression de celle-ci variable.<\/p>\n<p>M\u00e9thodologiquement, la ma\u00eetrise de la communication globale de l&rsquo;entreprise r\u00e9clamera :<\/p>\n<p>Le rep\u00e9rage de son intention g\u00e9n\u00e9rale (analyse figurative, analyse de coh\u00e9rence),<br \/>\nSa traduction dans le domaine qui est le sien en fonction de son m\u00e9tier,<br \/>\nL&rsquo;expression de l&rsquo;id\u00e9e, du concept ou de l&rsquo;axe de communication qui formule la logique du projet g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;entreprise et de son d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>On a ainsi le rep\u00e8re d&rsquo;inspiration universel \u00e0 partir duquel toutes les expressions et communications devront \u00eatre \u00e9tablies par d\u00e9clinaison.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord des formes permanentes en seront d\u00e9duites (logo, signes, d\u00e9nominations, slogan, devise, maxime, etc&#8230;). Elles figureront comme identificateur central de toutes communications.<\/p>\n<p>Ensuite, tous les auteurs de communications de l&rsquo;entreprise, c&rsquo;est-\u00e0-dire toutes les personnes responsables y concourant, devront conna\u00eetre ces identificateurs et leur signification g\u00e9n\u00e9rique. Pour cela des explications, traductions, illustrations \u00e0 partir de supports divers, documents, films, etc&#8230; pourront \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es, constituant une sorte de dossier d&rsquo;identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral. Il est d&rsquo;ailleurs indispensable que les partenaires de l&rsquo;entreprise s&rsquo;y retrouvent sinon il y aurait divorce entre sa culture r\u00e9elle et son identit\u00e9, source de probl\u00e8mes majeurs.<\/p>\n<p>Par la suite, pour chaque occasion de communication, il faudra veiller, d&rsquo;une part, \u00e0 la pr\u00e9sence des identificateurs, et, d&rsquo;autre part, \u00e0 la d\u00e9clinaison de leur signification dans la circonstance particuli\u00e8re. Autrement dit, si les messages de l&rsquo;entreprise sont multiples ils doivent garder la m\u00eame signification g\u00e9n\u00e9rale marqu\u00e9e par des identificateurs constants.<\/p>\n<p>Un autre aspect m\u00e9thodologique de la ma\u00eetrise de la communication g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise consiste \u00e0 prendre en compte soigneusement les publics concern\u00e9s pour adopter langages et formes d&rsquo;expressions adapt\u00e9s. En effet, l&rsquo;identification r\u00e9sulte de leur regard, leur lecture, leur compr\u00e9hension des messages qu&rsquo;ils re\u00e7oivent et, en dernier ressort, de la signification qu&rsquo;ils leur donnent pour, \u00e9ventuellement, s&rsquo;y retrouver et participer au consensus.<\/p>\n<p>Cette prise en compte des publics consiste \u00e0 reconna\u00eetre leur culture propre, c&rsquo;est-\u00e0-dire les significations qui sont pour eux recevables et les langages qui vont pouvoir les m\u00e9diatiser. Il s&rsquo;agit, en fait, de trouver dans la \u00ab\u00a0culture\u00a0\u00bb de chaque public vis\u00e9, clients, collaborateurs, etc&#8230; La signification correspondant le mieux \u00e0 celle que veut faire passer l&rsquo;entreprise. Chaque message en sera l&rsquo;interface, le m\u00e9diateur par les m\u00e9dias appropri\u00e9s.<\/p>\n<p>On acc\u00e8de \u00e0 cette connaissance, notamment par l&rsquo;exp\u00e9rience, mais aussi par analyse figurative, ou analyse de coh\u00e9rence s&rsquo;il s&rsquo;agit de publics vastes et mal connus.<\/p>\n<p>En fait, concernant des concourants potentiels ou actuels, cela revient \u00e0 se demander quelle signification l&rsquo;entreprise a pour les leurs et quelles expressions vont convenir pour que les significations se rencontrent.<\/p>\n<p>L&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;entreprise, construite et reconstruite par toutes ses communications est, en d\u00e9finitive, l&rsquo;interface de cette rencontre. Le consensus entre les entreprises, ainsi rendu possible par la communication est, on l&rsquo;a vu, ce qui en fonde la concourance, soit par engagement mutuel, soit par adh\u00e9sion.<\/p>\n<p>Tout ceci est, bien entendu, valable pour toutes sortes d&rsquo;entreprises personnelles ou collectives, de production ou politique, etc&#8230;<\/p>\n<p><strong>M\u00e9thodologie g\u00e9n\u00e9rale de communication strat\u00e9gique de l&rsquo;entreprise<\/strong><\/p>\n<p>Quand communiquer ?<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, il faut remarquer que l&rsquo;entreprise communique en permanence et que ses communications sont l&rsquo;expression de la vie quotidienne et de d\u00e9cisions ant\u00e9rieures. Elles rentrent donc dans la ma\u00eetrise de sa communication g\u00e9n\u00e9rale qui peut conduire \u00e0 des r\u00e9ajustements p\u00e9riodiques.<\/p>\n<p>Cependant, au cours de son activit\u00e9, l&rsquo;entreprise peut avoir \u00e0 faire \u00ab\u00a0appel\u00a0\u00bb \u00e0 un public particulier pour qu&rsquo;il participe ou concoure \u00e0 une initiative ou un projet.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le cas pour le lancement d&rsquo;un produit, d&rsquo;un service, d&rsquo;une id\u00e9e vis-\u00e0-vis des \u00ab\u00a0clients potentiels\u00a0\u00bb, c&rsquo;est le cas dans un projet qui r\u00e9clame la participation d&rsquo;acteurs multiples collaborateurs, fournisseurs, responsables locaux, usagers, etc&#8230;, c&rsquo;est le cas encore lorsqu&rsquo;un changement affecte la vie de l&rsquo;entreprise pour une \u00e9quipe ou toute une population de ses collaborateurs.<\/p>\n<p>En fait, l&rsquo;entreprise doit avoir une bonne connaissance des multiples populations qu&rsquo;elle concerne et savoir en quoi elles concourent ou sont susceptibles de concourir au succ\u00e8s de l&rsquo;entreprise. Cela fait partie de la ma\u00eetrise de son domaine.<\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise aura \u00e0 \u00e9laborer une strat\u00e9gie de communication chaque fois qu&rsquo;un de ses projets affecte le concernement de la totalit\u00e9 ou d&rsquo;une partie de ces populations, soit pour le susciter, soit pour le renforcer, soit pour le r\u00e9ajuster.<\/p>\n<p>De ce fait, c&rsquo;est toujours \u00e0 partir d&rsquo;un projet et dans le cadre de la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement de celui-ci qu&rsquo;une campagne de communication peut s&rsquo;inscrire, comme une dimension de celle-ci, une strat\u00e9gie particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>On assiste, trop souvent, \u00e0 des communications lanc\u00e9es \u00e0 contre temps trop t\u00f4t ou trop tard o\u00f9 dont la finalit\u00e9 n&rsquo;est pas clairement d\u00e9finie. Communiquer est une entreprise qui doit \u00eatre gouvern\u00e9e comme telle, dans sa concourance \u00e0 un projet pr\u00e9cis. Ce n&rsquo;est pas un habillage artificiel fabriqu\u00e9 selon quelque lubie mais l&rsquo;expression d&rsquo;une situation et d&rsquo;un projet affectif dont la communication fait partie de la strat\u00e9gie.<\/p>\n<p>Les \u00e9tapes m\u00e9thodologiques<\/p>\n<p>La communication fait donc partie d&rsquo;un projet dont elle est l&rsquo;expression \u00e0 l&rsquo;adresse de plusieurs publics. Il s&rsquo;agit donc, tout d&rsquo;abord, de d\u00e9terminer les bases du projet et la nature du concernement esp\u00e9r\u00e9 pour chaque public, afin de d\u00e9finir le type de communication et de message \u00e0 \u00e9laborer.<\/p>\n<p>D\u00e9termination du projet \u00e0 communiquer<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;en rep\u00e9rer d&rsquo;abord l&rsquo;intention et l&rsquo;objet. Pour cela, il est indispensable de situer l&rsquo;auteur du projet, le responsable de sa mise en oeuvre. De qui est-ce le projet ? Tant que cette question n&rsquo;est pas r\u00e9gl\u00e9e, il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;avoir quelque garantie sur l&rsquo;intention de celui-ci qui est toujours une intention humaine port\u00e9e par quelqu&rsquo;un qui en r\u00e9pond.<\/p>\n<p>L&rsquo;objet du projet est la nature du probl\u00e8me de la pr\u00e9occupation qui r\u00e9clame une telle entreprise. C&rsquo;est \u00e0 partir de celui-ci que l&rsquo;on va pouvoir d\u00e9terminer les diff\u00e9rents publics et la nature de leur concernement.<\/p>\n<p>Tout ce travail de d\u00e9termination du projet \u00e0 communiquer peut avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 par ceux qui en sont responsables selon leur r\u00f4le dans l&rsquo;entreprise. Cependant le projet de communication, proprement dit qui s&rsquo;y inscrit, n\u00e9cessite une assurance suffisante et justifie un travail particulier si cela n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 le cas. En effet, il n&rsquo;est pas souhaitable de communiquer une intention floue et de tenir des propos d\u00e9cousus dont l&rsquo;objet principal n&rsquo;est pas pr\u00e9cis. Les techniques de centration, et d&rsquo;analyse figurative seront utiles pour cela.<br \/>\nDe ces analyses r\u00e9sulte la r\u00e9ponse aux questions : pourquoi veut-on communiquer et \u00e0 propos de quoi ?<\/p>\n<p>D\u00e9termination des publics et de leur concernement.<\/p>\n<p>L&rsquo;objet du projet concerne toute une population dont il faut pouvoir dessiner les contours. Cependant, cette population n&rsquo;est pas toujours concern\u00e9e au m\u00eame titre, au m\u00eame moment, ni \u00e0 propos des m\u00eames choses. De l&rsquo;objet principal du projet se d\u00e9duisent des objets secondaires qui y sont li\u00e9s.<\/p>\n<p>Ainsi la population peut \u00eatre r\u00e9partie en cat\u00e9gories (segmentation) selon leur objet, le moment de leur intervention dans le projet et leur r\u00f4le sp\u00e9cifique.<\/p>\n<p>La communication visera ainsi plusieurs cibles auxquelles des messages sp\u00e9cifiques seront \u00e0 adresser. La connaissance de ces cibles est utile pour discerner les significations que l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes particuli\u00e8res, \u00e9tudes de march\u00e9 qualitatives, \u00e9tudes culturelles, \u00e9tudes de motivations, etc&#8230;<\/p>\n<p>Ces \u00e9tudes peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es par des m\u00e9thodes classiques d&rsquo;enqu\u00eate, de sondage, etc&#8230; Cependant on n&rsquo;acc\u00e9dera \u00e0 un discernement du caract\u00e8re significatif de l&rsquo;objet de la communication que par des m\u00e9thodes qui d\u00e9passent l&rsquo;\u00e9tude des r\u00e9actions et comportements ext\u00e9rieurs pour en saisir le sens. A nouveau, l&rsquo;analyse figurative et l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence, compl\u00e9t\u00e9es \u00e9ventuellement par des enqu\u00eates quantitatives y pourvoiront.<\/p>\n<p>De ces \u00e9tudes, il ne s&rsquo;agit pas de d\u00e9duire ce que les publics veulent entendre mais comment ils peuvent recevoir ce qu&rsquo;on leur propose.<\/p>\n<p>Elaboration du message<\/p>\n<p>Le message est l&rsquo;expression de ce qui doit \u00eatre signifi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;adresse d&rsquo;un public. Ce n&rsquo;est pas encore la forme de la communication mais ce qu&rsquo;elle aura \u00e0 v\u00e9hiculer.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte de la d\u00e9clinaison d&rsquo;un concept, d&rsquo;une id\u00e9e centrale qui l&rsquo;inspire et de sa traduction \u00e0 l&rsquo;intention des interlocuteurs pour en susciter le concernement.<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la d\u00e9termination d&rsquo;un concept ou d&rsquo;une id\u00e9e ma\u00eetresse qui d\u00e9coulera, ici, de l&rsquo;intention sp\u00e9cifique du projet. On veillera cependant en outre \u00e0 ce qu&rsquo;ils restent en harmonie avec la communication g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;entreprise et ses identificateurs.<\/p>\n<p>Le message d\u00e9pendra encore du type de concernement attendu. On peut, en effet, \u00e9tablir une typologie des messages selon le concernement qu&rsquo;ils visent \u00e0 susciter. On distinguera \u00e0 ce propos :<\/p>\n<p>Les messages d&rsquo;interpellation, de provocation destin\u00e9s \u00e0 susciter des initiatives, des responsabilit\u00e9s. Ce sont des messages du type manifeste, prise de position, d\u00e9claration d&rsquo;autorit\u00e9.<\/p>\n<p>Les messages d&rsquo;enseignement, destin\u00e9s \u00e0 guider, \u00e0 indiquer une voie \u00e0 suivre. Ce sont des messages d\u00e9monstratifs, explicatifs du cheminement logique.<\/p>\n<p>Les messages de mobilisation, destin\u00e9s \u00e0 toucher, \u00e0 faire \u00e9prouver quelque chose, \u00e0 susciter un rapprochement, un partage, une appr\u00e9ciation. Ce sont des messages \u00e9vocateurs, sc\u00e9niques, po\u00e9tiques, esth\u00e9tiques, des illustrations par exemple.<\/p>\n<p>Les messages pratiques destin\u00e9s \u00e0 favoriser une action, un comportement, une op\u00e9ration particuli\u00e8re. Ce sont des messages techniques, organiques, descriptifs.<\/p>\n<p>Les messages interpr\u00e9tatifs destin\u00e9s \u00e0 faire comprendre, \u00e0 donner une id\u00e9e, une vue d&rsquo;ensemble. Ce sont des messages synth\u00e9tiques, conceptuels, th\u00e9oriques et symboliques.<\/p>\n<p>Une communication peut porter plusieurs de ces messages simultan\u00e9ment. Cependant, il sera utile d&rsquo;\u00e9laborer chacun de fa\u00e7on diff\u00e9renci\u00e9e \u00e0 l&rsquo;adresse de chaque public avant de les int\u00e9grer le cas \u00e9ch\u00e9ant.<\/p>\n<p>La collection des messages \u00e0 communiquer consistera la base de l&rsquo;\u00e9laboration ult\u00e9rieure de leurs formulations.<\/p>\n<p>Ces messages peuvent \u00eatre \u00e9labor\u00e9s par traduction homologiques \u00e0 partir d&rsquo;analyses figuratives portant sur leur objet particulier et selon l&rsquo;intention g\u00e9n\u00e9rale du projet de communication.<\/p>\n<p>Expression du message : strat\u00e9gie de communication<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit l\u00e0 de d\u00e9terminer les formes d&rsquo;expression et les langages appropri\u00e9s. Ils d\u00e9pendent du public vis\u00e9 et des m\u00e9dias ou moyens de les atteindre. \u00ab\u00a0Le m\u00e9dium est le message\u00a0\u00bb disait Mac Luhan. Nous nuancerons cette affirmation en disant que le m\u00e9dium exprime le message. Les formes d&rsquo;expression, les supports de communication et les circonstances de la communication, contribuent ensemble \u00e0 l&rsquo;expression du message. C&rsquo;est donc l\u00e0 qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir une strat\u00e9gie de communication.<\/p>\n<p>Celle-ci d\u00e9termine ses modalit\u00e9s de mise en oeuvre. Un travail de cr\u00e9ativit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rative aboutira \u00e0 une strat\u00e9gie et \u00e0 un plan au cours duquel seront d\u00e9termin\u00e9es les formes, circonstances, et moyens de la communication.<\/p>\n<p>On peut aller jusqu&rsquo;\u00e0 dire que le message est transmis par la mise en oeuvre du plan de communication. Autrement dit, la mani\u00e8re de communiquer est ce qui v\u00e9hicule le message, ce qui le porte et le contient.<\/p>\n<p>Elle doit \u00eatre homologue \u00e0 ce message. La strat\u00e9gie de communication est l&rsquo;expression su message et celle-ci est support\u00e9e par toutes les composantes de cette strat\u00e9gie formes, circonstances, supports, situations de communication, contexte, etc&#8230;<\/p>\n<p>C&rsquo;est dire l&rsquo;importance et le soin \u00e0 apporter \u00e0 cette strat\u00e9gie. En effet, si on r\u00e9duit la communication \u00e0 la pr\u00e9sentation du message, la transmission de celle-ci peut tr\u00e8s bien porter des significations parasites ou contradictoires.<\/p>\n<p>Le principe d&rsquo;homologie de la strat\u00e9gie et du message (m\u00eame sens) est celui qui permet la surd\u00e9termination de celui-ci par toutes les composantes de la communications, c&rsquo;est-\u00e0-dire par la strat\u00e9gie et les dispositions du plan de communication.<\/p>\n<p>La logique de la strat\u00e9gie de communication doit \u00eatre la logique m\u00eame du message \u00e0 transmettre.<\/p>\n<p>Mise en oeuvre du plan de communication<\/p>\n<p>Elle comporte la r\u00e9alisation des op\u00e9rations envisag\u00e9es: supports, m\u00e9diations, manifestations, etc&#8230;<\/p>\n<p>Nous ne nous \u00e9tendrons pas ici sur ce qui est du ressort de la conduite de projet et de strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement. Cependant nous soulignerons que, visant la concourance entre les auteurs du projets de communication et leurs interlocuteurs, ceux-ci doivent \u00e0 tout moment \u00eatre mutuellement identifiables.<\/p>\n<p>Autrement dit, il ne faut pas confondre les porteurs de la communication avec les auteurs du projet de communiquer. Ce sont donc les responsables du projet qui doivent \u00eatre identifiables, ainsi que leurs interlocuteurs, de fa\u00e7on \u00e0 ce que les uns et les autres puissent se rencontrer gr\u00e2ce \u00e0 la communication.<\/p>\n<p>Les messages et les communications sans auteurs identifi\u00e9s et sans interlocuteurs d\u00e9sign\u00e9s restent st\u00e9riles sur le plan de la concourance.<\/p>\n<p><strong>6 -PROBLEMES ET METHODES DE MAITRISE DE L&rsquo;ACTIVITE PRODUCTRICE<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>La contribution de cette activit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;entreprise est la production de services, de produits ou d&rsquo;ouvrages qui r\u00e9pondent au mieux \u00e0 ce que l&rsquo;on en attend.<\/p>\n<p>Cette production est le fruit du travail, dont la ma\u00eetrise est n\u00e9cessaire et qui r\u00e9clame des comp\u00e9tences ad\u00e9quates.<\/p>\n<p>La qualification des hommes est l&rsquo;ad\u00e9quation de leur efficience \u00e0 la ma\u00eetrise de leur travail.<\/p>\n<p>La qualification du travail est l&rsquo;ad\u00e9quation de sa ma\u00eetrise \u00e0 la qualit\u00e9 des r\u00e9sultats attendus.<\/p>\n<p>La qualification du produit du travail est l&rsquo;ad\u00e9quation de ses qualit\u00e9s aux attentes des clients.<\/p>\n<p>Ces clients sont aussi bien des collaborateurs, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;ouvrages interm\u00e9diaires, que tous ceux auxquels ils sont destin\u00e9s \u00e0 rendre service.<br \/>\nAinsi la qualification d&rsquo;un produit est relative au service rendu et ses qualit\u00e9s sont ce qui le qualifie pour cela.<\/p>\n<p>La qualification du travail est relative au produit attendu et ses qualit\u00e9s sont ce qui le qualifie pour cela.<\/p>\n<p>La qualification du travailleur est relative au produit attendu et ses qualit\u00e9s sont ce qui le qualifie pour cela.<\/p>\n<p>Par sa qualification, le travailleur peut ainsi rendre un service qualifi\u00e9 \u00e0 son client. C&rsquo;est sa profession.<\/p>\n<p>Par sa qualification, l&rsquo;entreprise r\u00e9pond aux attentes de ses clients. C&rsquo;est son m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Cependant, nous avons vu aussi que l&rsquo;entreprise avait en premier lieu une vocation et par celle-ci elle d\u00e9termine l&rsquo;offre de service sont elle va chercher les clients.<\/p>\n<p>La qualification des clients est relative \u00e0 l&rsquo;offre de l&rsquo;entreprise et de m\u00eame la qualification du produit est relative \u00e0 la qualification du travail et la qualification du travail \u00e0 celle du travailleur.<\/p>\n<p>Ainsi il y a entre le travailleur et son client une qualification r\u00e9ciproque, m\u00e9diatis\u00e9e par la qualification du produit, r\u00e9sultant de la qualification du travail.<\/p>\n<p>Ce lien est m\u00e9connu par les entreprises qui veulent ignorer que l&rsquo;homme, travailleur ou client, est l&rsquo;origine et la fin de toute entreprise et qu&rsquo;il est l&rsquo;origine et la fin de toute qualification.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9, qui est tant \u00e0 l&rsquo;ordre du jour, n&rsquo;est pas une notion absolue mais relative. La qualit\u00e9 c&rsquo;est ce qui qualifie et la qualification se fonde et se mesure en l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>La d\u00e9qualification de l&rsquo;un des termes de l&rsquo;\u00e9quation de qualification : travailleur &#8211; travail &#8211; produit &#8211; client, est pr\u00e9judiciable \u00e0 l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 est, en effet, le crit\u00e8re majeur de toute activit\u00e9 de production en tant qu&rsquo;elle qualifie c&rsquo;est-\u00e0-dire rend qualifi\u00e9.<\/p>\n<p>Or, ce qui est qualifi\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande comme ce qui est qualifi\u00e9 pour recevoir une offre c&rsquo;est ce qui est significatif pour le client comme pour le producteur.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 les qualifications sont relatives et r\u00e9ciproques, l&rsquo;ad\u00e9quation de l&rsquo;offre et de la demande est fond\u00e9e sur le fait d&rsquo;une signification commune et mutuellement reconnue.<\/p>\n<p>C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;il y a concourance, en tant que chacun, client et producteur, concoure \u00e0 partager une m\u00eame signification par la m\u00e9diation du produit qui en est le m\u00e9dium.<\/p>\n<p>La signification est, on l&rsquo;a vu, ce qui renvoie au sens, celui commun de l&rsquo;entreprise de chacun, travailleur ou client, celui de l&rsquo;entreprise globale et celui que v\u00e9hicule le produit.<\/p>\n<p>Elle est aussi ce qui se traduit dans les qualit\u00e9s qui sont les modes d&rsquo;expression du sens.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 est donc un mode d&rsquo;expression du sens qui qualifie les acteurs et facteurs concourants (production, client, produit, travail&#8230;).<br \/>\nLe progr\u00e8s de l&rsquo;entreprise va avec l&rsquo;am\u00e9lioration des qualifications et donc des qualit\u00e9s.<\/p>\n<p>Or, il se trouve que si la qualit\u00e9 progresse, elle am\u00e9liore aussi la qualification par l&rsquo;apprentissage. En effet, l&rsquo;exigence de qualit\u00e9, par le travail qu&rsquo;elle inspire, am\u00e8ne \u00e0 une meilleure ma\u00eetrise du travail, un meilleur ajustement des qualifications, \u00e0 une meilleure reconnaissance des qualit\u00e9s et une plus grande exigence de la demande.<\/p>\n<p>Ainsi, cela n&rsquo;est pas simplement une \u00e9quation circulaire statique qui r\u00e9unit, qualit\u00e9s et qualification, mais une spirale dynamique qui fait progresser, l&rsquo;un par l&rsquo;autre, tous ses termes. L&rsquo;am\u00e9lioration de la qualification du travailleur, celle du travail, du produit, du client sont corr\u00e9latives.<\/p>\n<p>Ainsi, la ma\u00eetrise de l&rsquo;activit\u00e9 productrice de l&rsquo;entreprise, elle-m\u00eame une qualification de son gouvernement, a-t-elle pour enjeu l&rsquo;am\u00e9lioration des qualit\u00e9s et des qualifications de production. Il est clair que comme tous les aspects du gouvernement de l&rsquo;entreprise, cette ma\u00eetrise est corr\u00e9lative de toutes les autres auxquelles elle concoure et sur lesquelles elle s&rsquo;appuie.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce qui fait que la question de la qualit\u00e9, m\u00eame pos\u00e9e en termes de produits, est li\u00e9e au gouvernement g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Nous allons examiner maintenant quelques uns des probl\u00e8mes de l&rsquo;activit\u00e9 productrice et envisager des m\u00e9thodes qui peuvent contribuer \u00e0 leur ma\u00eetrise.<\/p>\n<p>Nous utiliserons pour la ma\u00eetrise du travail la structure coh\u00e9rencielle pour distinguer les conditions de cette ma\u00eetrise et de la qualification de ce travail, impliquant celle du r\u00e9sultat et celle de l&rsquo;homme au travail qui sont, on l&rsquo;a vu, indissociables.<\/p>\n<p><strong>A) Signification et ajustement du travail.<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;homme ne peut agir sans volont\u00e9 et sans que cette volont\u00e9 soit orient\u00e9e, intentionnelle. Or, il ne s&rsquo;agit pas l\u00e0 simplement d&rsquo;avoir de la volont\u00e9 mais celle qui convient \u00e0 la valeur que repr\u00e9sente ce travail et son r\u00e9sultat pour l&rsquo;ensemble des personnes concern\u00e9es :<\/p>\n<p>L&rsquo;homme au travail et sa motivation.<br \/>\nLa motivation significative de l&rsquo;attente du client direct qui est celui qui recevra le produit du travail (responsable de production, utilisateur, etc&#8230;).<br \/>\nLa motivation convergente qui traduit la vocation de l&rsquo;entreprise et que sous-tend la demande de ses clients.<\/p>\n<p>Pour cela, il y aura un ajustement personnel \u00e0 effectuer sur cette intention \u00e0 partager et \u00e0 assumer et la ma\u00eetrise de cet ajustement est la condition de la valeur du travail et de son r\u00e9sultat. Ce rep\u00e9rage est de la responsabilit\u00e9 de chacun et c&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un responsable du travail collectif qu&rsquo;elle peut s&rsquo;effectuer.<\/p>\n<p>Ce rep\u00e9rage peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une analyse qualitative (analyse fonctionnelle), telle que les m\u00e9thodes dites d&rsquo;analyse de la valeur en supposent la r\u00e9alisation (analyse figurative ou analyse de coh\u00e9rence).<\/p>\n<p>Cependant dans le travail collectif, l&rsquo;ajustement de la signification du travail \u00e0 r\u00e9aliser, sa valeur, doivent \u00eatre partag\u00e9s par le groupe ou l&rsquo;\u00e9quipe.<\/p>\n<p>Le responsable de production joue le r\u00f4le d&rsquo;un rep\u00e8re commun s&rsquo;il a lui-m\u00eame assum\u00e9 la responsabilit\u00e9 de ce rep\u00e9rage. Cependant la recherche en commun de cet ajustement, l&rsquo;entente sur la valeur du travail \u00e0 partager et sa signification pour chaque personne concern\u00e9e (entreprise, responsable, travailleurs, clients directs et indirects), favorisera la convergence et la pertinence des efforts collectifs en m\u00eame temps qu&rsquo;elle renforcera la volont\u00e9 individuelle.<\/p>\n<p>Les r\u00e9unions ayant cet enjeu peuvent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es aux cercles de qualit\u00e9, groupes de progr\u00e8s, etc&#8230;<\/p>\n<p>De l\u00e0 d\u00e9pend l&rsquo;esprit d&rsquo;\u00e9quipe mais aussi la responsabilit\u00e9 de chacun, l&rsquo;intensit\u00e9 et la justesse de son investissement.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de cette premi\u00e8re dimension, qui conditionne l&rsquo;implication des personnes et son orientation, passe par un recueillement, un retour sur soi, personnel et collectif. C&rsquo;est l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de p\u00e9riodes de repos que de permettre les \u00ab\u00a0mises en question\u00a0\u00bb n\u00e9cessaires aux \u00ab\u00a0prises de position\u00a0\u00bb d\u00e9terminantes dont la volont\u00e9 sera porteuse.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-754\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_SetCH8.png?resize=460%2C474\" alt=\"SetCH8.png\" width=\"460\" height=\"474\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p><strong><\/p>\n<p>B) La d\u00e9termination des \u00e9l\u00e9ments et conditions du travail.<\/strong><\/p>\n<p>Le travail se d\u00e9compose en t\u00e2ches \u00e9l\u00e9mentaires qui s&rsquo;encha\u00eenent et, pour chacune, des ressources sont n\u00e9cessaires (donn\u00e9es, mati\u00e8res premi\u00e8res&#8230;) des moyens aussi (lieux, outils, machines) et des objectifs sont \u00e0 pr\u00e9ciser (sp\u00e9cifications, tol\u00e9rances, contraintes&#8230;).<\/p>\n<p>Cette analyse demande \u00e0 \u00eatre faite avec rigueur et la connaissance de ces \u00e9l\u00e9ments est la condition de la pr\u00e9cision du travail.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise du travail est en rapport, sous cet angle, avec l&rsquo;acu\u00eft\u00e9 de l&rsquo;attention de celui qui l&rsquo;effectue, port\u00e9e \u00e0 chaque \u00e9l\u00e9ment pour en conna\u00eetre, en et mesurer l&rsquo;importance et la significativit\u00e9. Il se r\u00e9f\u00e9rera pour cela aux informations qui lui seront fournies par le gestionnaire deproductiondans un travail collectif. Dans ce cas, celui-ci aura aussi \u00e0 prendre en compte les hommes et \u00e0 leur procurer les fournitures n\u00e9cessaires (informations, stocks, magasins, etc&#8230;).<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise du travail comme celle de la production collective, sont conditionn\u00e9es par la rigueur d&rsquo;attention port\u00e9e aux facteurs de production. On distinguera tout particuli\u00e8rement :<\/p>\n<p>Leur d\u00e9termination qui r\u00e9sulte d&rsquo;une analyse qualitative et quantitative et telle, que ne sont consid\u00e9r\u00e9s que les \u00e9l\u00e9ments significatifs, fonction de l&rsquo;intention au travail.<br \/>\nLeur s\u00e9lection qui ne retiendra que ce qui convient sp\u00e9cifiquement au travail \u00e0 effectuer.<br \/>\nLeur mise \u00e0 disposition au moment et dans les conditions opportunes.<\/p>\n<p>Cela implique toute une pr\u00e9paration, une mise en place qui d\u00e9pend de la pr\u00e9cision de l&rsquo;analyse effectu\u00e9e et qui conditionne la qualit\u00e9 des r\u00e9sultats en ce qui concerne le respect des sp\u00e9cifications.<\/p>\n<p>Sur tout cela le discernement et le soin de l&rsquo;homme au travail sont sollicit\u00e9s. Il est cependant important qu&rsquo;il y ait une compr\u00e9hension mutuelle de l&rsquo;ensemble des personnes concern\u00e9es sur tous ces \u00e9l\u00e9ments. L&rsquo;information mais aussi l&rsquo;analyse en commun au cours de r\u00e9unions de groupe ad hoc, conduites par un sp\u00e9cialiste de l&rsquo;analyse, seront utiles pour \u00e9viter la dispersion et le gaspillage qui en r\u00e9sulte.<\/p>\n<p><strong>C) L&rsquo;organisation du travail.<\/strong><\/p>\n<p>La ma\u00eetrise du travail personnel consiste ensuite \u00e0 relier entre eux les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 prendre en compte selon l&rsquo;orientation et la signification de l&rsquo;ouvrage.<\/p>\n<p>Mettre en rapport, mat\u00e9riaux, instruments, mais aussi les t\u00e2ches entre elles revient \u00e0 les mettre en jeu en vue de leur arrangement, de leur combinaison. Il y aura lieu aussi pour chacun d&rsquo;assurer les relations avec les diff\u00e9rentes personnes concern\u00e9es par le travail, \u00e0 l&rsquo;amont, \u00e0 l&rsquo;aval, et en coop\u00e9ration. La ma\u00eetrise du travail ne peut pas, en effet, \u00eatre d\u00e9gag\u00e9e de cette charge d&rsquo;assumer les relations de travail dont chacun est co-responsable.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;un op\u00e9rateur isol\u00e9, aussi habile soit-il, qui n&rsquo;en tiendrait pas compte, ne pourrait \u00eatre tenu pour comp\u00e9tent, ni qualifi\u00e9. Il en va de sa ma\u00eetrise professionnelle.<\/p>\n<p>Il est clair que la division du travail, la parcellisation des t\u00e2ches, mais aussi une analyse trop cloisonn\u00e9e de celles-ci, fait perdre au travailleur la ma\u00eetrise de son travail.<\/p>\n<p>Au niveau collectif, le responsable de la production doit assurer la coordination de l&rsquo;ensemble, \u00e9tablir les liaisons et correspondances, c&rsquo;est-\u00e0-dire organiser et ordonnancer le travail collectif.<\/p>\n<p>Cependant, il faut souligner que cette organisation collective du travail n&rsquo;a pour but que de compl\u00e9ter et int\u00e9grer les organisations individuelles que chacun a \u00e0 ma\u00eetriser.<\/p>\n<p>Il y a aussi plusieurs niveaux d&rsquo;organisation :<\/p>\n<p>Celui, g\u00e9n\u00e9ral, de la production qui int\u00e8gre les responsabilit\u00e9s des six dimensions du coh\u00e9renciel. Il pr\u00e9voit et d\u00e9finit les responsabilit\u00e9s et leurs articulations et l&rsquo;ordonnancement g\u00e9n\u00e9ral de la marche de la production.<\/p>\n<p>Celui, sp\u00e9cifique, des unit\u00e9s de production pour lequel il y a lieu de d\u00e9finir les qualifications des hommes, leur ouvrage et l&rsquo;articulation de la coop\u00e9ration, int\u00e9grant les facteurs de production selon la finalit\u00e9 propre de l&rsquo;\u00e9quipe ou de l&rsquo;atelier.<\/p>\n<p>Celui de chaque op\u00e9rateur dont la ma\u00eetrise implique cette coordination des choses, leurs assemblages et les relations avec l&rsquo;environnement et l&rsquo;entourage.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;organisation pr\u00e9tend int\u00e9grer \u00e0 un m\u00eame niveau l&rsquo;ensemble des relations et des rapports, les travailleurs sont d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s de leur ma\u00eetrise et r\u00e9duits au stade de rouages et de moyens d&rsquo;un syst\u00e8me m\u00e9canique. C&rsquo;est une des cons\u00e9quences du taylorisme, incompatible avec la vocation de l&rsquo;entreprise humaine et civilis\u00e9e.<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9thodologique, l&rsquo;organisation implique la combinaison des \u00e9l\u00e9ments selon la finalit\u00e9 du travail en fonction de leur valeur relative et de leurs conjonctions significatives. Elle peut \u00eatre facilit\u00e9e par l&rsquo;analyse figurative qui permet de mieux comprendre les relations entre les acteurs et les facteurs et d&rsquo;en rationaliser l&rsquo;arrangement.<\/p>\n<p>Au niveau collectif, elle implique la participation des collaborateurs dont elle est la consistance m\u00eame. Des r\u00e9unions pourront y pr\u00e9parer o\u00f9 chacun peut apporter l&rsquo;originalit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 de sa contribution personnelle et o\u00f9 pourront se n\u00e9gocier les articulations entre les travaux des uns et des autres. La souplesse de l&rsquo;organisation, sa mobilit\u00e9 et son optimisation en d\u00e9pendent directement. Le concert des comp\u00e9tences est infiniment plus efficace que la juxtaposition formelle d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments en r\u00e9alit\u00e9 h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Cette participation op\u00e9rationnelle fait la force de la production, la qualit\u00e9 de ses r\u00e9alisations et constitue son potentiel de progression et d&rsquo;\u00e9volution.<\/p>\n<p><strong>D) Conception et programmation du travail.<\/strong><\/p>\n<p>La ma\u00eetrise du travail ne peut aller sans repr\u00e9sentation, \u00e0 la fois du r\u00e9sultat attendu et de la mani\u00e8re de l&rsquo;atteindre. Ils sont indissolublement li\u00e9s. En effet, le proc\u00e9d\u00e9 de production et le produit attendu sont conditionn\u00e9s l&rsquo;un par l&rsquo;autre et c&rsquo;est une m\u00eame repr\u00e9sentation qui les int\u00e8gre. La pr\u00e9sentation du produit et la fa\u00e7on de l&rsquo;obtenir sont pour la production une seule et m\u00eame repr\u00e9sentation avec, \u00e9ventuellement, des niveaux de d\u00e9tail diff\u00e9rents. Projet, plan d&rsquo;ensemble, programme de r\u00e9alisation, proc\u00e9d\u00e9s, correspondent \u00e0 des degr\u00e9s diff\u00e9rents de repr\u00e9sentation du travail \u00e0 effectuer, indispensable \u00e0 la ma\u00eetrise de celui-ci.<\/p>\n<p>Il est n\u00e9cessaire pour le travailleur de visualiser son travail, de le concevoir, pour s&rsquo;en approprier le dessein et le dessin, c&rsquo;est-\u00e0-dire en \u00eatre auteur. Cela fait appel aux capacit\u00e9s de conception, de cr\u00e9ativit\u00e9, mais aussi de repr\u00e9sentation rigoureuse. Il aura pour cela \u00e0 se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des mod\u00e8les ou des sch\u00e9mas, non pour s&rsquo;y conformer \u00e0 la lettre, mais pour s&rsquo;en inspirer.<\/p>\n<p>Dans un travail collectif, il lui faudra en effet se repr\u00e9senter non seulement son travail mais aussi l&rsquo;int\u00e9grer dans une vision d&rsquo;ensemble auquel il prend part. C&rsquo;est \u00e0 celle-ci qu&rsquo;il se r\u00e9f\u00e9rera. Les responsables de la production collective auront \u00e0 l&rsquo;\u00e9laborer.<\/p>\n<p>Ainsi, projets, mod\u00e8les, plans, proc\u00e9d\u00e9s, programmes ont \u00e0 \u00eatre con\u00e7us et repr\u00e9sent\u00e9s (visualisations, dessins, images de synth\u00e8se, etc&#8230;).<\/p>\n<p>Cependant, l\u00e0 aussi, la repr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la production ne peut \u00eatre que l&rsquo;int\u00e9gration des repr\u00e9sentations partielles en m\u00eame temps qu&rsquo;elle aide celles-ci \u00e0 s&rsquo;\u00e9tablir.<\/p>\n<p>Il est donc n\u00e9cessaire qu&rsquo;un travail d&rsquo;imagination et de repr\u00e9sentation collectif soit r\u00e9alis\u00e9 pour arriver \u00e0 une int\u00e9gration homog\u00e8ne. Que ce soit au niveau projet, plan, proc\u00e9d\u00e9s ou programmes, les m\u00e9thodes de cr\u00e9ativit\u00e9 sont forts utiles, compl\u00e9t\u00e9es par l&rsquo;effort de formalisation et de repr\u00e9sentation qui ressorti de la ma\u00eetrise des langages et des expressions qui peuvent en \u00eatre faites.<\/p>\n<p>Ces repr\u00e9sentations d&rsquo;ensemble, comme les repr\u00e9sentations propres \u00e0 chaque ouvrage particulier, permettent \u00e0 chacun d&rsquo;identifier son travail en lui-m\u00eame et sa contribution au travail collectif, lui aussi identifi\u00e9.<br \/>\nSubstituer \u00e0 la contribution de chacun des mod\u00e8les tous faits et imp\u00e9ratifs, ali\u00e8ne l&rsquo;intelligence, la cr\u00e9ativit\u00e9 et l&rsquo;identit\u00e9 de chacun ce qui conduit \u00e0 une activit\u00e9 aveugle. Inutile d&rsquo;insister sur la pr\u00e9carit\u00e9 des r\u00e9sultats et la d\u00e9qualification qu&rsquo;elle provoque, qu&rsquo;on a cherch\u00e9 \u00e0 compenser aussi par l&rsquo;atomisation des t\u00e2ches et leur r\u00e9p\u00e9titivit\u00e9 qui robotisent l&rsquo;homme en s&rsquo;\u00e9pargnant le besoin d&rsquo;intelligence et de conscience.<\/p>\n<p>La repr\u00e9sentation du travail est aussi une id\u00e9alisation de sa signification et, sans id\u00e9alit\u00e9, sans id\u00e9al m\u00eame, on ne peut esp\u00e9rer de motivation et de d\u00e9sir de progression.<\/p>\n<p><strong>E) L&rsquo;efficacit\u00e9 du travail.<br \/>\n<\/strong><br \/>\nSur le plan personnel, l&rsquo;efficacit\u00e9 r\u00e9sulte de l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;engagement de la personne dans son acte et de son habilet\u00e9. C&rsquo;est donc par une concentration de la personne sur son objet que s&rsquo;effectue l&rsquo;op\u00e9ration du travail. Il est bien \u00e9vident que l&rsquo;acte de travail, cette op\u00e9ration, varie selon les activit\u00e9s. Cela veut dire qu&rsquo;\u00e0 chaque fois l&rsquo;engagement de la personne est diff\u00e9rent ainsi que son objet. Dans son travail l&rsquo;homme met son humanit\u00e9 et la part de celle-ci qui convient, en l&rsquo;appliquant \u00e0 son objet et au fruit qu&rsquo;il en esp\u00e8re. C&rsquo;est cette application de soi-m\u00eame qui constitue l&rsquo;habilet\u00e9 lorsqu&rsquo;elle est ma\u00eetris\u00e9e. Le \u00ab\u00a0savoir faire\u00a0\u00bb est un \u00ab\u00a0savoir \u00eatre\u00a0\u00bb, appliqu\u00e9 \u00e0 quelque chose.<\/p>\n<p>Les outils, les moyens, on l&rsquo;a vu, viennent pour m\u00e9diatiser cet investissement de soi, et leur emploi participe de l&rsquo;habilet\u00e9 de l&rsquo;op\u00e9rateur de sa ma\u00eetrise. La performance de l&rsquo;op\u00e9rateur est celle de l&rsquo;op\u00e9ration, et non pas celle de l&rsquo;outil dont seule la pertinence y contribue.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de l&rsquo;efficacit\u00e9 du travail d\u00e9pend de ce que l&rsquo;op\u00e9rateur y met de lui-m\u00eame, non pas uniquement physiquement, mentalement ou affectivement selon le cas mais, plus profond\u00e9ment, de son Instance et de son sens. C&rsquo;est ainsi que si son travail r\u00e9pond \u00e0 sa vocation propre, la personne d\u00e9veloppera une efficacit\u00e9 et une habilet\u00e9 beaucoup plus grande que s&rsquo;il n&rsquo;y correspond pas.<\/p>\n<p>C&rsquo;est par la culture de cette vocation, culture de soi-m\u00eame, que cette capacit\u00e9 op\u00e9ratoire se d\u00e9veloppe. Elle peut se faire par l&rsquo;exp\u00e9rience et par une discipline qui, avant d&rsquo;\u00eatre ma\u00eetris\u00e9e, peut \u00eatre propos\u00e9e et accompagn\u00e9e par quelqu&rsquo;un qui ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 ce travail.<\/p>\n<p>Au niveau collectif, la ma\u00eetrise du travail r\u00e9sulte de la co-op\u00e9ration. Chacun alors s&rsquo;engage, non seulement vis-\u00e0-vis de son objet, mais d&rsquo;objets communs et des autres eux-m\u00eames. Autant l&rsquo;homme qui ma\u00eetrise son travail fait corps avec lui, autant l&rsquo;\u00e9quipe de travail fait corps, dans sa concentration et sa confrontation \u00e0 son op\u00e9ration.<\/p>\n<p>On peut parler proprement de \u00ab\u00a0membres\u00a0\u00bb de l&rsquo;\u00e9quipe de travail comme ceux d&rsquo;un corps investi dans l&rsquo;action, chacun avec sa fonction. Il s&rsquo;agit n\u00e9anmoins de membres autonomes, co-responsables de la coh\u00e9sion de l&rsquo;action. Dans d&rsquo;autres contextes, on a pu penser que la constitution du corps de travail ne pouvait r\u00e9sulter que de l&rsquo;exercice d&rsquo;une pression ext\u00e9rieure par un commandement autoritaire par exemple, ou d&rsquo;autres moyens de pression.<\/p>\n<p>C&rsquo;est consid\u00e9rer l&rsquo;homme comme de la mati\u00e8re, une p\u00e2te \u00e0 modeler selon la r\u00e9action que l&rsquo;on attend (principe de conservation de l&rsquo;\u00e9nergie). L&rsquo;efficacit\u00e9, alors directement li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie de l&rsquo;exercice de la pression est infiniment moindre que dans l&rsquo;auto-coop\u00e9ration dont chacun assume la ma\u00eetrise en ce qui le concerne.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise de la co-op\u00e9ration n&rsquo;implique que l&rsquo;aide \u00e0 la concentration collective et \u00e0 l&rsquo;articulation collective des moyens \u00e9ventuels. La performance de l&rsquo;\u00e9quipe de travail r\u00e9sulte de cette concentration collective et de cette articulation commune. Elles sont le fruit de la contribution de chacun, appuy\u00e9e sur celle de celui qui condense l&rsquo;ensemble, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;initialise, l&rsquo;accompagne ou l&rsquo;ach\u00e8ve. C&rsquo;est le r\u00f4le du chef d&rsquo;\u00e9quipe que de contribuer, par cette int\u00e9gration du travail commun, \u00e0 son efficacit\u00e9 et sa performance, directement fonction de la qualification des hommes.<\/p>\n<p><strong>F) La ma\u00eetrise des fruits du travail.<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLes fruits du travail sont, on l&rsquo;a vu, la production d&rsquo;un produit qualifi\u00e9 mais aussi la qualification m\u00eame de ceux qui le produisent, potentialisant une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise des fruits du travail est le contr\u00f4le de leur \u00e9laboration, celui de leur qualit\u00e9 et celui enfin de la qualification qui, personnelle et collective, en r\u00e9sulte. On aura donc \u00e0 examiner ici ces trois points :<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le de processus<\/p>\n<p>Chacun int\u00e9grant toutes les dimensions de la ma\u00eetrise de ce que l&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9, doit encore suivre le d\u00e9roulement de l&rsquo;\u00e9laboration de son ouvrage. A tout moment, il doit savoir o\u00f9 il en est et si les choses se pr\u00e9sentent comme pr\u00e9vu. Cette vigilance peut s&rsquo;assortir de m\u00e9thodes de contr\u00f4le, tant pour v\u00e9rifier le d\u00e9roulement du travail que pour s&rsquo;informer de son \u00e9tat d&rsquo;avancement, afin d&rsquo;en guider la progression. Cette ma\u00eetrise personnelle du processus de production ne va pas sans la recherche d&rsquo;un changement optimal. Le contr\u00f4le de processus contribue \u00e0 l&rsquo;optimisation du travail et donc \u00e0 son am\u00e9lioration progressive. Il s&rsquo;agit \u00e9videmment d&rsquo;un contr\u00f4le r\u00e9gulier, continu ou al\u00e9atoire, qui permet de bien suivre les diff\u00e9rentes p\u00e9rip\u00e9ties du d\u00e9roulement du processus. Le contr\u00f4le est ma\u00eetrise et la ma\u00eetrise optimisation.<\/p>\n<p>Au niveau collectif, le probl\u00e8me est tout \u00e0 fait le m\u00eame. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un contr\u00f4le d&rsquo;un autre niveau que celui de chaque op\u00e9rateur qui doit avoir le sien.<\/p>\n<p>En effet, une fois encore, substituer le contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9ral au contr\u00f4le personnel fait perdre la ma\u00eetrise du travail et, ici particuli\u00e8rement, la possibilit\u00e9 de progression et d&rsquo;optimisation du processus personnel. Elle coupe l&rsquo;homme des fruits de son travail dont il se trouve d\u00e9poss\u00e9d\u00e9. Il faut donc bien distinguer les deux niveaux de contr\u00f4le. Inversement le contr\u00f4le personnel ne peut pas s&rsquo;effectuer sans la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un contr\u00f4le collectif, int\u00e9grant les diff\u00e9rentes contributions de chaque op\u00e9rateur.<\/p>\n<p>Sur le plan pratique, il y aura lieu de d\u00e9terminer les indicateurs qu&rsquo;il convient de suivre \u00e0 chacun des niveaux, l\u00e0 o\u00f9 le responsable du contr\u00f4le est directement concern\u00e9. Par le jeu de contr\u00f4les individuels et d&rsquo;un contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9ral, c&rsquo;est toute l&rsquo;\u00e9quipe de travail qui contr\u00f4le son processus de production et progresse ainsi dans sa comp\u00e9tence.<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9 et la qualit\u00e9 qualifiante<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9 est l&rsquo;appr\u00e9ciation et la mesure des qualit\u00e9s et donc de la qualification du produit. Il se fait, l\u00e0 aussi, au niveau personnel et au niveau g\u00e9n\u00e9ral, en r\u00e9f\u00e9rence l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, mais sans substitution, si l&rsquo;on veut, l\u00e0 encore, que chacun d\u00e9veloppe la ma\u00eetrise de son travail et que la qualit\u00e9 soit, elle aussi, optimis\u00e9e, am\u00e9liorant ainsi la qualification du produit.<\/p>\n<p>Participant de la ma\u00eetrise du travail personnel et collectif, il en assure la qualification et celle de ses fruits. Il y aura lieu, l\u00e0 aussi, d&rsquo;effectuer un contr\u00f4le r\u00e9gulier tout au long du processus de production \u00e0 partir d&rsquo;indicateurs et d&rsquo;\u00e9valuations appropri\u00e9es. Il est bon de consid\u00e9rer ici les diff\u00e9rents types de crit\u00e8res \u00e0 contr\u00f4ler qui caract\u00e9risent la qualification d&rsquo;un produit, c&rsquo;es-\u00e0-dire sa qualit\u00e9 globale, relative \u00e0 l&rsquo;attente de celui qui en est client (direct ou indirect).<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma suivant pr\u00e9sente la structure coh\u00e9rencielle des qualit\u00e9s d&rsquo;une production et du mode d&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-755\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_SetCH7.png?resize=450%2C328\" alt=\"SGESCH9.png\" width=\"450\" height=\"328\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes de contr\u00f4le sont directement de la comp\u00e9tence de celui qui travaille et participent obligatoirement de sa ma\u00eetrise, aussi bien que de celle de celui qui est responsable du travail collectif, chacun \u00e0 son niveau.<\/p>\n<p>Elle sont aussi vari\u00e9es que les comp\u00e9tences et les m\u00e9tiers. En outre, nous avons vu que la qualit\u00e9 est toujours une notion relative, si bien que le contr\u00f4le qualit\u00e9 ne peut se passer d&rsquo;une validation par autrui et, de pr\u00e9f\u00e9rence, celui qui est le client direct du travail.<\/p>\n<p>Ainsi, un travail collectif, m\u00eame s&rsquo;il est effectu\u00e9 par l&rsquo;op\u00e9rateur lui-m\u00eame, il est valid\u00e9 par le responsable du groupe de travail comme par les coop\u00e9rateurs et, en dernier ressort, par le client final.<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le qualit\u00e9, personnel et partag\u00e9, participe de la ma\u00eetrise du travail mais aussi il revient \u00e0 en tirer des enseignements. Il participe de l&rsquo;apprentissage de la qualification. La production contr\u00f4l\u00e9e de la qualit\u00e9 est qualifiante. Elle int\u00e8gre, ne l&rsquo;oublions pas, toutes les dimensions de la ma\u00eetrise du travail de production et en est l&rsquo;accomplissement. Il est pr\u00e9judiciable \u00e0 la ma\u00eetrise du travail et \u00e0 celle de la qualification de ses fruits, de consid\u00e9rer la qualit\u00e9 comme un attribut suppl\u00e9mentaire, un compl\u00e9ment, un habillage ou une simple apparence.<br \/>\nIl n&rsquo;y a pas de dissociation entre la consistance du travail et du produit et leur qualit\u00e9, c&rsquo;est pour cela que le contr\u00f4le qualit\u00e9 est contr\u00f4le m\u00eame du travail et de ses fruits et que, par ailleurs, il participe de l&rsquo;apprentissage et du d\u00e9veloppement de la qualification professionnelles.<\/p>\n<p><strong>G) La formation professionnelle qualifiante.<br \/>\n<\/strong><br \/>\nC&rsquo;est en forgeant que l&rsquo;on devient forgeron.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc par l&rsquo;exercice du travail que s&rsquo;effectue la formation professionnelle. En particulier dans l&rsquo;entreprise, le travail collectif et le r\u00f4le de rep\u00e8re des responsables de production permet l&rsquo;apprentissage et le d\u00e9veloppement des qualifications. Le travail est formateur. La formation professionnelle n&rsquo;est pas une activit\u00e9 annexe de l&rsquo;entreprise humaine. Dans la mesure o\u00f9 l&rsquo;activit\u00e9 de production est trait\u00e9e comme nous venons de le voir, la formation professionnelle des hommes en est directement l&rsquo;un des fruits.<\/p>\n<p>Elle s&rsquo;effectue par la participation \u00e0 chacune des dimensions du travail qualifiant. L&rsquo;exercice de sa ma\u00eetrise par chacun est l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un travail qui ne s&rsquo;ach\u00e8ve pas seulement dans la qualification d&rsquo;une production mais qui cultive sa qualification propre.<\/p>\n<p>Il est alors possible que cette ma\u00eetrise s&rsquo;acqui\u00e8re dans le contexte d&rsquo;un travail collectif ma\u00eetris\u00e9. L&rsquo;apprenti aura \u00e0 se confronter \u00e0 chacune des dimensions du travail avec l&rsquo;appui de ses partenaires qui ont d\u00e9j\u00e0 cette ma\u00eetrise. Cette confrontation est le contenu m\u00eame de l&rsquo;exp\u00e9rience formatrice dont le contr\u00f4le final permettra l&rsquo;int\u00e9gration.<\/p>\n<p>Cela n&#8217;emp\u00eache nullement que des dispositions favorables soient n\u00e9cessaires. Elle d\u00e9pendent des dispositions personnelles li\u00e9es \u00e0 la vocation de chacun, \u00e0 ses talents mais aussi de la \u00ab\u00a0culture g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb qu&rsquo;il re\u00e7oit de son \u00e9ducation.<\/p>\n<p>On ne peut s&rsquo;\u00e9tonner du manque de qualification de personnes qui viennent directement d&rsquo;une \u00e9cole ou de l&rsquo;universit\u00e9 et il serait judicieux de distinguer la fonction \u00e9ducative de la fonction formatrice qui ne peut \u00eatre que celle de l&rsquo;entreprise pour son propre b\u00e9n\u00e9fice et sa propre qualification.<\/p>\n<p>Il est vrai que l&rsquo;exp\u00e9rience professionnelle et la qualification acquise dans une entreprise peuvent faciliter une nouvelle qualification, d\u00e9termin\u00e9e par la collaboration \u00e0 une autre. Les deux ne peuvent \u00eatre confondues et c&rsquo;est ce qui fait que l&rsquo;excellence d&rsquo;un homme dans une entreprise ne peut \u00eatre imm\u00e9diatement transpos\u00e9e dans une autre, sans qu&rsquo;un apprentissage soit n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>la formation professionnelle reste cependant le fait des entreprises par la ma\u00eetrise m\u00eame de leur activit\u00e9 productrice.<\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise humaine a comme fruit le progr\u00e8s des hommes, non pas comme une activit\u00e9 suppl\u00e9mentaire de celle de production mais, directement, comme cons\u00e9quence de sa ma\u00eetrise.<\/p>\n<p>la qualit\u00e9 qualifiante est le principe logique et dynamique de la spirale de progression de la qualification de l&rsquo;entreprise, des hommes et de leur production. Elle est aussi leur richesse.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour mettre en rapport le nouveau mod\u00e8le avec l&rsquo;exp\u00e9rience et la r\u00e9alit\u00e9 des entreprises, sont ici pass\u00e9s en revue une s\u00e9rie de probl\u00e8mes et les solutions qui sont propos\u00e9s par l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":753,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[610,35],"tags":[],"class_list":["post-823","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-c76-les-structures-de-concourance","category-f625-les-structures-de-concourance"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=823"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3176,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823\/revisions\/3176"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=823"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=823"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=823"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}