{"id":816,"date":"2004-08-03T00:00:00","date_gmt":"2004-08-03T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-6\/"},"modified":"2021-02-24T11:49:29","modified_gmt":"2021-02-24T10:49:29","slug":"au-coeur-du-sujet-chapitre-6","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-6\/","title":{"rendered":"Au coeur du sujet &#8211; Chapitre 6"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Une base fondamentale dont les d\u00e9veloppements \u00e9pist\u00e9mologiques continuent \u00e0 se prolonger.<\/p>\n<p> Chapitre 6 : TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES. TH\u00c9ORIE DE LA CONNAISSANCE\t253<\/p>\n<p>I. &#8211; COH\u00c9RENCE DES R\u00c9ALIT\u00c9S \t\t\t\t\t\t\t\t\t255<\/p>\n<p>Coh\u00e9rence et sens de la notion de r\u00e9alit\u00e9 \t\t\t\t\t\t263<\/p>\n<p>Th\u00e9orie des coh\u00e9rences culturelles \t\t\t\t\t\t\t\t269<\/p>\n<p>II. &#8211; TH\u00c9ORIE DE LA CONNAISSANCE \t\t\t\t\t\t\t\t273<\/p>\n<p>1) Connaissance essentielle et connaissance existentielle \t\t274<\/p>\n<p>2) Connaissance essentielle pour son sujet \t\t\t\t\t\t275<\/p>\n<p>3) Connaissance essentielle pour son objet\t\t\t\t\t\t278<\/p>\n<p>4) Connaissances existentielles \t\t\t\t\t\t\t\t279<\/p>\n<p>5) Perspectives de la th\u00e9orie des connaissances \t\t\t\t281<\/p>\n<p>Objets de connaissance essentielle : exemples \t\t\t\t\t283<\/p>\n<p>La carte de coh\u00e9rence de l&rsquo;\u00e9ducation \t\t\t\t\t\t\t291<\/p>\n<p>SIXIEME CHAPITRE<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES<\/p>\n<p>THEORIE DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>THEORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance et de l&rsquo;Existence dessine l&rsquo;articulation<\/p>\n<p>Instant, Instance, Existence. A son ach\u00e8vement l&rsquo;Existence est celle de<\/p>\n<p>la multiplicit\u00e9 des existants qui constituent le monde. Ces existants<\/p>\n<p>sont, comme on le sait, le fait de consensus, ces consensus \u00e9tant des<\/p>\n<p>ensembles de sens activ\u00e9s et partag\u00e9s entre Instances. Mais ces ensembles<\/p>\n<p>de sens sont aussi ce que l&rsquo;on appelle des coh\u00e9rences.<\/p>\n<p>Dans la vie courante cette consid\u00e9ration l\u00e0 est d&rsquo;une tr\u00e8s grande<\/p>\n<p>importance. Toute r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle nous nous confrontons est la<\/p>\n<p>manifestation d&rsquo;une coh\u00e9rence (en consensus). C&rsquo;est par l\u00e0 que s&rsquo;ouvrent<\/p>\n<p>toutes les possibilit\u00e9s:<\/p>\n<p>&#8211; celle d&rsquo;abord de la connaissance et de la reconnaissance des choses<\/p>\n<p>qui ouvre \u00e0 la connaissance et la reconnaissance de soi,<\/p>\n<p>&#8211; celle de la libert\u00e9 et du choix, choix \u00e9thique dans toute situation<\/p>\n<p>choix pratique en toutes circonstances.<\/p>\n<p>&#8211; celle de l&rsquo;action et de la pratique. C&rsquo;est en effet en agissant au<\/p>\n<p>principe des choses, c&rsquo;est-\u00e0-dire leur coh\u00e9rence, que l&rsquo;on peut les<\/p>\n<p>influencer et les transformer.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que la connaissance et l&rsquo;\u00e9lucidation des coh\u00e9rences<\/p>\n<p>ouvre la porte \u00e0 un foisonnement de pratiques:<\/p>\n<p>&#8211; celles de la connaissance et du savoir,<\/p>\n<p>&#8211; celles de la responsabilit\u00e9 et du choix,<\/p>\n<p>&#8211; celles de la conception et de l&rsquo;action.<\/p>\n<p>C&rsquo;est parce que la th\u00e9orie des coh\u00e9rences est une m\u00e9ta-physique<\/p>\n<p>qu&rsquo;elle peut pr\u00e9tendre (et \u00e0 cette condition seulement) \u00eatre une th\u00e9orie de<\/p>\n<p>la connaissance et une th\u00e9orie de la pratique, et cela, parce qu&rsquo;elle se<\/p>\n<p>situe au coeur du sujet.<\/p>\n<p>Th\u00e9ories et philosophies ont la r\u00e9putation d&rsquo;\u00eatre inutiles dans la vie<\/p>\n<p>courante. C&rsquo;est malheureusement souvent le cas. L&rsquo;originalit\u00e9 ici, est de<\/p>\n<p>sortir de cette contradiction&#8230; en allant au fond des choses, au coeur<\/p>\n<p>transcendant du sujet, \u00e0 leur coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>254<\/p>\n<p>1<\/p>\n<p>COHERENCE DES REALITES<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance nous entra\u00eenait \u00e0 envisager les existences<\/p>\n<p>du Point de vue m\u00e9taphysique de l&rsquo;Instance: un Consensus fait r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>par le Moment d Existence. La r\u00e9alit\u00e9 y est cons\u00e9quence de ce consensus.<\/p>\n<p>Cependant, dans le contexte contemporain, on aura tendance \u00e0<\/p>\n<p>prendre les choses \u00e0 l&rsquo;envers en partant d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 donn\u00e9e pour s&rsquo;y<\/p>\n<p>confronter, la conna\u00eetre, s&rsquo;y situer ou la transformer. C&rsquo;est dans cette<\/p>\n<p>perspective que se formule la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences.<\/p>\n<p>Toute r\u00e9alit\u00e9 existante est la manifestation d&rsquo;une coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>Cette coh\u00e9rence est l&rsquo;ensemble des sens d&rsquo;un consensus Autre-<\/p>\n<p>ment dit, on peut expliquer et justifier la nature sp\u00e9cifique d&rsquo;un objet<\/p>\n<p>quelconque par la coh\u00e9rence qui le sous-tend. Cette coh\u00e9rence est<\/p>\n<p>comme le \u00ab R\u00e9el \u00bb de la r\u00e9alit\u00e9, son lieu est l&rsquo;Instance et sa condition<\/p>\n<p>le consensus.                                            <\/p>\n<p>Si maintenant on analyse une r\u00e9alit\u00e9 comme compos\u00e9e d&rsquo;une<\/p>\n<p>multiplicit\u00e9 d \u00e9l\u00e9ments, cette r\u00e9alit\u00e9 l\u00e0 sera consid\u00e9r\u00e9e comme une<\/p>\n<p>comme une entit\u00e9, un existant particulier, parce que l&rsquo;on consid\u00e8re au<\/p>\n<p>moins implicitement qu&rsquo;il y a une unit\u00e9 de ses parties. Autrement dit<\/p>\n<p>pour que 1&rsquo;on puisse consid\u00e9rer, d\u00e9signer, nommer cette r\u00e9alit\u00e9 l\u00e0 il<\/p>\n<p>faut supposer que ses parties sont li\u00e9es en une unit\u00e9, qu&rsquo;il y a coh\u00e9sion<\/p>\n<p>entre les parties ou aspects de cette r\u00e9alit\u00e9. Cette coh\u00e9sion, en plus doit<\/p>\n<p>continuer au travers de l&rsquo;\u00e9volution m\u00eame de ces parties pour toujours<\/p>\n<p>constituer le m\u00eame tout. Par exemple, un objet mat\u00e9riel peut \u00eatre pos\u00e9<\/p>\n<p>en deux lieux diff\u00e9rents. Ces deux positions ne doivent pas changer le<\/p>\n<p>fait qu&rsquo;on le reconnaisse comme le m\u00eame&#8230; chang\u00e9 de place.<\/p>\n<p>Si on prend une institution, on la consid\u00e9rera comme une r\u00e9alit\u00e9 si<\/p>\n<p>quelque chose unifie et fait la coh\u00e9sion de tout ce qui la constitue dans<\/p>\n<p>1&rsquo;espace et le temps, malgr\u00e9 le changement \u00e9ventuel de la quasi totalit\u00e9<\/p>\n<p>de ses parties. Des organisations ont ainsi une dur\u00e9e de vie sup\u00e9rieure<\/p>\n<p>\u00e0 celle de leurs membres. Les \u00e9l\u00e9ments qui les constituent, membres,<\/p>\n<p>activit\u00e9s, lieux, \u00e9v\u00e9nements, etc&#8230; sont d&rsquo;une extr\u00eame diversit\u00e9 sou-<\/p>\n<p>vent d une grande mobilit\u00e9 et pourtant elles restent toutes la m\u00eame<\/p>\n<p>entit\u00e9, la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9, changeante cependant.<\/p>\n<p>Or, ce qui fait la coh\u00e9sion de tous les \u00e9l\u00e9ments actuels ou temporels<\/p>\n<p>d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est sa coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>255<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>L&rsquo;unit\u00e9 et la coh\u00e9sion, c&rsquo;est-\u00e0-dire la permanence (au moins tem-<\/p>\n<p>poraire) de l&rsquo;unit\u00e9 sont des caract\u00e8res indispensables de toute r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Ils proviennent de sa coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>La coh\u00e9rence d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 est ce qui fait sa coh\u00e9sion, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>unit\u00e9 et permanence.<\/p>\n<p>Si on parlait de changer la coh\u00e9rence d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 cela reviendrait<\/p>\n<p>\u00e0 en perdre l&rsquo;unit\u00e9 et la permanence, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la faire dispara\u00eetre<\/p>\n<p>au profit \u00e9ventuel d&rsquo;une autre chose, de coh\u00e9rence diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>Ainsi une r\u00e9alit\u00e9 quelconque, d\u00e9sign\u00e9e comme telle, a toujours la<\/p>\n<p>m\u00eame coh\u00e9rence bien qu&rsquo;elle soit \u00e9ventuellement tr\u00e8s changeante.<\/p>\n<p>Tout cela peut se comprendre \u00e0 partir d&rsquo;une analyse plus pr\u00e9cise de ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;est une coh\u00e9rence et de ce qui fait changer l&rsquo;existence d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Si celle-ci est toujours la manifestation d&rsquo;une coh\u00e9rence (consensus),<\/p>\n<p>c&rsquo;est bien l\u00e0 qu&rsquo;il faudra trouver les sources de ses variations \u00e9ven-<\/p>\n<p>tuelles.<\/p>\n<p>Telle entreprise \u00e9tait prosp\u00e8re hier, au bord de la faillite<\/p>\n<p>aujourd&rsquo;hui. Qu&rsquo;est-ce qui a chang\u00e9, dans sa coh\u00e9rence, pour que cela<\/p>\n<p>se produise. C&rsquo;est toujours la m\u00eame entreprise, dans un autre \u00e9tat,<\/p>\n<p>donc la m\u00eame coh\u00e9rence, mais mobilis\u00e9e (activ\u00e9e) autrement.<\/p>\n<p>Un concept est pris dans un sens ou dans un autre et pourtant c&rsquo;est<\/p>\n<p>le m\u00eame terme donc la m\u00eame coh\u00e9rence mais selon des \u00ab sens \u00bb<\/p>\n<p>diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Une plante est graine un jour, arbre g\u00e9ant un autre. Il s&rsquo;agit de la<\/p>\n<p>m\u00eame plante, de la m\u00eame coh\u00e9rence. Qu&rsquo;y a-t-il de chang\u00e9? Qu&rsquo;y a-t-il<\/p>\n<p>de commun entre la r\u00e9alit\u00e9 graine et la r\u00e9alit\u00e9 arbre g\u00e9ant que l&rsquo;on sait<\/p>\n<p>\u00eatre de la m\u00eame plante? On peut dire, pour le moins que, la plante, son<\/p>\n<p>\u00e9tat graine et son \u00e9tat arbre ont une m\u00eame coh\u00e9rence, sous des aspects<\/p>\n<p>tr\u00e8s diff\u00e9rents. Leurs r\u00e9alit\u00e9s sont homologues.<\/p>\n<p>Avant d&rsquo;\u00e9tudier de plus pr\u00e8s ce qu&rsquo;est une coh\u00e9rence et les propri\u00e9t\u00e9s<\/p>\n<p>qui se manifestent au niveau de l&rsquo;existence de la r\u00e9alit\u00e9, assurons<\/p>\n<p>nous d&rsquo;avoir bien rep\u00e9r\u00e9 ce qu&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 donn\u00e9e, notre point<\/p>\n<p>de d\u00e9part ici.<\/p>\n<p>Une r\u00e9alit\u00e9 est un existant caract\u00e9ris\u00e9 par la permanence de l&rsquo;unit\u00e9<\/p>\n<p>de ses parties, c&rsquo;est-\u00e0-dire sa coh\u00e9sion.<\/p>\n<p>Chaque fois que l&rsquo;on pourra dire ce&#8230; ou cette&#8230;, nomm\u00e9 par un<\/p>\n<p>terme ou une p\u00e9riphrase ou simplement d\u00e9sign\u00e9 du geste ou m\u00eame<\/p>\n<p>uniquement \u00e9voqu\u00e9, il s&rsquo;agira d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Sa localisation et son indication suffisent \u00e0 rep\u00e9rer une r\u00e9alit\u00e9. On<\/p>\n<p>appellera cela l&rsquo;acte de centration.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alit\u00e9s dont il s&rsquo;agit peuvent \u00eatre constitu\u00e9es plus ou moins<\/p>\n<p>par les trois aspects de l&rsquo;existence: des faits, des repr\u00e9sentations, des<\/p>\n<p>relations, un objet mat\u00e9riel, une id\u00e9e, un sentiment, un concept, un<\/p>\n<p>\u00e9v\u00e9nement, une id\u00e9ologie, un ph\u00e9nom\u00e8ne, un r\u00eave, un message, une<\/p>\n<p>phrase, un geste, un projet, etc&#8230;<\/p>\n<p>256<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>L&rsquo;inventaire est, bien s\u00fbr, infini, dans lequel toutes les typologies<\/p>\n<p>sont possibles.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a donc pas besoin d&rsquo;un crit\u00e8re de mat\u00e9rialit\u00e9 ou de v\u00e9rit\u00e9<\/p>\n<p>quelconque pour prendre en consid\u00e9ration une quelconque r\u00e9alit\u00e9 mais<\/p>\n<p>simplement d&rsquo;y focaliser son attention, de la faire objet de consid\u00e9-<\/p>\n<p>ration, ce qui lui donne du m\u00eame fait le statut de r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre plus rigoureux on devrait dire que ce qui caract\u00e9rise et<\/p>\n<p>d\u00e9termine le constat d&rsquo;existence d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 ce sont les crit\u00e8res<\/p>\n<p>d&rsquo;unit\u00e9 et d&rsquo;extension. La permanence en est la traduction temporelle.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la th\u00e9orie de l&rsquo;existence qui nous dit que tout objet de r\u00e9alit\u00e9 est<\/p>\n<p>en extension selon toutes les dimensions de son espace-temps.<\/p>\n<p>Cependant, les entit\u00e9s de l&rsquo;Instance: les coh\u00e9rences, les sens, les<\/p>\n<p>consensus et tous les processus de l&rsquo;Instance, ne sont pas des r\u00e9alit\u00e9s<\/p>\n<p>existantes. Elles n&rsquo;ont pas, en effet, d&rsquo;extension d\u00e9finie. Seules leurs<\/p>\n<p>repr\u00e9sentations en ont, comme, par exemple, les cartes de coh\u00e9ren-<\/p>\n<p>ces.<\/p>\n<p>Les coh\u00e9rences<\/p>\n<p>Rappelons qu&rsquo;une coh\u00e9rence est ici un ensemble de sens, locali-<\/p>\n<p>sable dans l&rsquo;Instance, parmi toutes celles qui constituent cette Ins-<\/p>\n<p>tance, jusqu&rsquo;aux plus primordiales.<\/p>\n<p>L&rsquo;Instance, espace infinitif, est telle que ses coh\u00e9rences sont<\/p>\n<p>aussi des espaces infinitifs. Sans reprendre ici les caract\u00e9ristiques de<\/p>\n<p>cet espace, soulignons qu&rsquo;une coh\u00e9rence est d&rsquo;un nombre infini de<\/p>\n<p>dimensions, pour rappeler qu&rsquo;une carte de coh\u00e9rence en sera une<\/p>\n<p>projection \u00e0 deux dimensions (ou \u00e0 3). C&rsquo;est en consid\u00e9rant ces<\/p>\n<p>cartes que l&rsquo;on d\u00e9gagera les principales propri\u00e9t\u00e9s d&rsquo;une coh\u00e9rence.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-720\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0219im.png?resize=355%2C191\" alt=\"File0219im.png\" align=\"center\" width=\"355\" height=\"191\" \/><\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord les sens repr\u00e9sent\u00e9s par des vecteurs partent d&rsquo;un<\/p>\n<p>point central, le centre de coh\u00e9rence. En ce point tous les sens<\/p>\n<p>s&rsquo;annulent. Mais c&rsquo;est de ce point aussi qu&rsquo;ils rayonnent. C&rsquo;est ce<\/p>\n<p>centre qui, \u00e0 la fois renvoie vers l&rsquo;Unique: l&rsquo;Instant dont il proc\u00e8de<\/p>\n<p>et vers l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;existant manifest\u00e9 dont il est la source.<\/p>\n<p>257<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>La coh\u00e9sion de la r\u00e9alit\u00e9 vient de sa coh\u00e9rence. Il faut revenir<\/p>\n<p>ici au processus de l&rsquo;Instance: activation, actualisation. La dur\u00e9e<\/p>\n<p>propre de l&rsquo;existence est l&rsquo;extension temporelle de l&rsquo;actualisation.<\/p>\n<p>Elle provient donc de l&rsquo;activation de ses sens et donc de sa coh\u00e9-<\/p>\n<p>rence. C&rsquo;est la source de la permanence mais pas de l&rsquo;unit\u00e9. Pour<\/p>\n<p>celle-ci, on pourrait analyser la r\u00e9alit\u00e9 existante comme l&rsquo;ensemble<\/p>\n<p>des moments de chacun des sens de la coh\u00e9rence. Pour que tous ces<\/p>\n<p>existants partiels forment alors un tout il faut encore qu&rsquo;il y ait une<\/p>\n<p>liaison entre eux.<\/p>\n<p>Celle-ci, on s&rsquo;en doute, est inscrite dans le centre de coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>Il faut cependant rappeler ceci. L&rsquo;actualisation dans un moment<\/p>\n<p>d&rsquo;existence est \u00ab tentative de r\u00e9solution \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;annulation<\/p>\n<p>du sens activ\u00e9. Par exemple le sens de la d\u00e9gradation s&rsquo;actualise<\/p>\n<p>dans la destruction de son objet et du m\u00eame coup la disparition de<\/p>\n<p>son sens m\u00eame. Le sens du naturalisme s&rsquo;actualise dans un rap-<\/p>\n<p>prochement adaptatif avec la Nature, dont la r\u00e9ussite annule le<\/p>\n<p>mouvement m\u00eame. La qu\u00eate de l&rsquo;\u00e9quilibre aboutit \u00e0 sa propre<\/p>\n<p>annulation: \u00e0 l&rsquo;\u00e9quilibre.<\/p>\n<p>Ainsi sur une carte de coh\u00e9rence, le rayonnement des sens et de<\/p>\n<p>leur activation est la source de la focalisation de tous les existants<\/p>\n<p>partiels de la r\u00e9alit\u00e9 globale.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-721\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0220im1.png?resize=342%2C144\" alt=\"File0220im1.png\" align=\"center\" width=\"342\" height=\"144\" \/><\/p>\n<p>Figure 47<\/p>\n<p>Ce qui, pour chaque sens, est extension dans une r\u00e9alit\u00e9 par-<\/p>\n<p>tielle est, pour l&rsquo;ensemble, concentration et donc coh\u00e9sion.<\/p>\n<p>On peut lire au passage que les couples de sens oppos\u00e9s dans<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance, formeront des contradictions dans la r\u00e9alit\u00e9 correspon-<\/p>\n<p>dante.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-722\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0220im2.png?resize=256%2C131\" alt=\"File0220im2.png\" align=\"center\" width=\"256\" height=\"131\" \/><\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Il est \u00e0 noter que l&rsquo;on retrouve l\u00e0 une g\u00e9n\u00e9ralisation d&rsquo;une<\/p>\n<p>conception dialectique de la r\u00e9alit\u00e9. En elle-m\u00eame on peut en effet la<\/p>\n<p>voir comme r\u00e9sultant de contradictions, non pas m\u00e9caniquement,<\/p>\n<p>mais par sa coh\u00e9rence, compos\u00e9e de toute la diversit\u00e9 de ses sens et<\/p>\n<p>leurs inverses. Cependant, chaque r\u00e9alit\u00e9 est la r\u00e9sultante d&rsquo;une<\/p>\n<p>infinit\u00e9 de contradictions, comme issue d&rsquo;une infinie diversit\u00e9 de<\/p>\n<p>sens, celle de sa coh\u00e9rence propre.<\/p>\n<p>La complexit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 est le fait de la diversit\u00e9 de ses sens<\/p>\n<p>sous-tendant la complication inh\u00e9rente \u00e0 la multiplicit\u00e9 de ses par-<\/p>\n<p>ties, de leurs rapports et de leurs \u00e9volutions propres.<\/p>\n<p>On a donc une coh\u00e9sion de la r\u00e9alit\u00e9, \u00e9ventuellement enfer-<\/p>\n<p>mable dans une repr\u00e9sentation, un mod\u00e8le, un sch\u00e9ma qui d\u00e9limite<\/p>\n<p>le champ commun de ses parties et cette coh\u00e9sion est issue d&rsquo;une<\/p>\n<p>coh\u00e9rence, dont le centre noue l&rsquo;unit\u00e9.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-723\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0221im.png?resize=368%2C198\" alt=\"File0221im.png\" align=\"center\" width=\"368\" height=\"198\" \/><\/p>\n<p>La compr\u00e9hension de cette coh\u00e9sion nous permet d&rsquo;envisager<\/p>\n<p>maintenant la question du changement dans une r\u00e9alit\u00e9. Il y a deux<\/p>\n<p>facteurs de changement d&rsquo;un existant:<\/p>\n<p>&#8211; l&rsquo;un est en rapport avec le vecteur attention, ce qui pourrait se<\/p>\n<p>traduire par le \u00abcontexte\u00bb, \u00abl&rsquo;environnement\u00bb, \u00ables espaces\u00bb,<\/p>\n<p>mais aussi par les partenaires du consensus.<\/p>\n<p>&#8211; l&rsquo;autre est changement de sens, ou m\u00eame d&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;acti-<\/p>\n<p>vation du sens dans une coh\u00e9rence. Ce dernier point est celui qui<\/p>\n<p>nous int\u00e9resse ici, et en particulier sur cette question d&rsquo;intensit\u00e9<\/p>\n<p>d&rsquo;activation.<\/p>\n<p>En effet, si tous les sens d&rsquo;une coh\u00e9rence sont simultan\u00e9ment<\/p>\n<p>actualis\u00e9s dans la r\u00e9alit\u00e9 correspondante, ils ne le sont pas forc\u00e9ment<\/p>\n<p>de la m\u00eame fa\u00e7on. Examinons d&rsquo;abord le cas d&rsquo;une uniformit\u00e9<\/p>\n<p>d&rsquo;activation.<\/p>\n<p>Repr\u00e9sentons alors par un cercle cette uniformit\u00e9, on pourra<\/p>\n<p>dire que les contradictions internes de la r\u00e9alit\u00e9 (ou forces de coh\u00e9-<\/p>\n<p>sion) sont \u00e9quilibr\u00e9es.<\/p>\n<p>259<\/p>\n<p>THEORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-724\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0222im1.png?resize=423%2C251\" alt=\"File0222im1.png\" align=\"center\" width=\"423\" height=\"251\" \/><\/p>\n<p>Cette r\u00e9alit\u00e9 s&rsquo;\u00e9puisera en existant jusqu&rsquo;\u00e0 une r\u00e9activation<\/p>\n<p>actualisante. Elle sera immobile sur elle-m\u00eame, anim\u00e9e du seul<\/p>\n<p>rythme des actualisations, entre elles \u00e9quilibr\u00e9es.<\/p>\n<p>Si maintenant l&rsquo;un de ses sens est plus fortement activ\u00e9 que les<\/p>\n<p>autres (on parlera de sens dominant), le nouveau profil d&rsquo;activation<\/p>\n<p>sera celui ci par exemple:<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-725\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0222im2.png?resize=299%2C200\" alt=\"File0222im2.png\" align=\"center\" width=\"299\" height=\"200\" \/><\/p>\n<p>La coh\u00e9sion, bien que maintenue, sera d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e et la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>se trouvera anim\u00e9e, non seulement du rythme de sa coh\u00e9sion, mais<\/p>\n<p>d&rsquo;un mouvement de l&rsquo;ensemble. La r\u00e9alit\u00e9 appara\u00eetra comme ayant<\/p>\n<p>un sens: sens du d\u00e9placement, sens de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, sens du concept,<\/p>\n<p>sens de l&rsquo;objet de cette r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>On peut imaginer toutes sortes de profils d&rsquo;activation et la<\/p>\n<p>variation de ces profils pour une m\u00eame coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9volution de tels profils d&rsquo;activation et notamment le chan-<\/p>\n<p>gement de sens dominant se traduira par l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00e9quilibre<\/p>\n<p>des contradictions de la r\u00e9alit\u00e9 et de l&rsquo;importance relative de ses<\/p>\n<p>parties et donc par sa transformation.<\/p>\n<p>260<\/p>\n<p>THEORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-726\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0223im1.png?resize=436%2C327\" alt=\"File0223im1.png\" align=\"center\" width=\"436\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0223im1.png?w=436 436w, https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0223im1.png?resize=300%2C225 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 436px) 100vw, 436px\" \/><\/p>\n<p>Maintenant sa coh\u00e9sion, une r\u00e9alit\u00e9 se transforme donc \u00e0 con-<\/p>\n<p>texte \u00e9gal, par le changement du profil d&rsquo;activation de sa coh\u00e9rence<\/p>\n<p>tout en conservant celle-ci avec la totalit\u00e9 de ses sens.<\/p>\n<p>On pourrait alors, par exemple, rep\u00e9rer sur une carte de coh\u00e9-<\/p>\n<p>rence huit profils \u00e0 sens dominant, repr\u00e9sent\u00e9s comme ceci:<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-727\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0223im3.png?resize=288%2C251\" alt=\"File0223im3.png\" align=\"center\" width=\"288\" height=\"251\" \/><\/p>\n<p>261<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Selon chacun, une version diff\u00e9rente de la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 peut<\/p>\n<p>\u00eatre envisag\u00e9e, avec chacune son sens (ou modalit\u00e9 de sens),<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire son \u00ab orientation \u00bb diff\u00e9rente.<\/p>\n<p>Chacune des versions pourra \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>du sens dominant correspondant. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on a fait en exa-<\/p>\n<p>minant s\u00e9par\u00e9ment tel ou tel sens des cartes g\u00e9n\u00e9rales de coh\u00e9rences<\/p>\n<p>et que l&rsquo;on reprendra comme approximation simplificatrice pour<\/p>\n<p>chaque carte de coh\u00e9rence particuli\u00e8re. Chacune des versions RI,<\/p>\n<p>R2, etc&#8230; est n\u00e9anmoins porteuse de toute la coh\u00e9rence, ce qui les<\/p>\n<p>rend toutes homologues.<\/p>\n<p>Ainsi la coh\u00e9rence de l&rsquo;une de ces versions particuli\u00e8res, d&rsquo;un<\/p>\n<p>\u00e9tat particulier d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, r\u00e9v\u00e8le les autres versions possibles,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire ses potentialit\u00e9s. Cela sugg\u00e8re alors la possibilit\u00e9 d&rsquo;un<\/p>\n<p>choix et d&rsquo;une intervention. Faire \u00e9voluer le profil d&rsquo;activation<\/p>\n<p>d&rsquo;une coh\u00e9rence permet d&rsquo;en faire changer la r\u00e9alit\u00e9 manifest\u00e9e.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une donn\u00e9e majeure qui sous-tend les pratiques issues de la<\/p>\n<p>Th\u00e9orie des Coh\u00e9rences.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-728\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_File0224im.png?resize=466%2C466\" alt=\"File0224im.png\" align=\"center\" width=\"466\" height=\"466\" \/><\/p>\n<p>262<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>COHERENCE ET SENS  DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce que la r\u00e9alit\u00e9? A cette question s&rsquo;opposent les<\/p>\n<p>r\u00e9ponses des r\u00e9alistes, et celles des id\u00e9alistes. Pour les pre-<\/p>\n<p>miers, la r\u00e9alit\u00e9 c&rsquo;est ce qui existe, en soi, ind\u00e9pendamment de<\/p>\n<p>toute pr\u00e9sence humaine.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9alisme nous dirait que la r\u00e9alit\u00e9 est un reflet, celui de<\/p>\n<p>quelque mod\u00e8le premier (structure, raison, id\u00e9e ou norme et, a<\/p>\n<p>la limite, pure illusion de l&rsquo;observateur humain.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance invite \u00e0 poser une autre question<\/p>\n<p>Qu&rsquo;elle est la source de ces deux hypoth\u00e8ses, humaines, et celle<\/p>\n<p>de quelques autres.<\/p>\n<p>La seconde carte g\u00e9n\u00e9rale de coh\u00e9rence propose, selon ses<\/p>\n<p>sens, autant de r\u00e9ponses \u00e0 la question initiale, toutes des<\/p>\n<p>r\u00e9ponses humaines.<\/p>\n<p>On peut y reconna\u00eetre le r\u00e9alisme le plus absolu dans le<\/p>\n<p>sens du mat\u00e9rialisme. La \u00ab r\u00e9alit\u00e9 \u00bb est fond\u00e9e dans la mat\u00e9-<\/p>\n<p>rialit\u00e9, absolument. Cet absolutisme est la source de tous les<\/p>\n<p>totalitarismes (dans la r\u00e9alit\u00e9). L&rsquo;id\u00e9alisme pur serait centre<\/p>\n<p>sur l&rsquo;axe de l&rsquo;organiscisme structuraliste o\u00f9 toute r\u00e9alit\u00e9 n est<\/p>\n<p>rien d&rsquo;autre que le d\u00e9ploiement d&rsquo;un \u00ab mod\u00e8le de base \u00bb, d&rsquo;une norme.<\/p>\n<p>Ce sont ainsi les trois quarts du champ des \u00e9pist\u00e9mologies<\/p>\n<p>qui se trouvent couverts par le r\u00e9alisme et l&rsquo;id\u00e9alisme tels que<\/p>\n<p>nous les d\u00e9finissons ici.<\/p>\n<p>On notera par exemple deux variantes de l&rsquo;id\u00e9alisme: le<\/p>\n<p>rationalisme dont la raison et les raisons, constituent les<\/p>\n<p>mod\u00e8les premiers et le naturalisme positiviste, o\u00f9 la nature et<\/p>\n<p>ses lois sont la cause de toute r\u00e9alit\u00e9 qui n&rsquo;en est que cons\u00e9-<\/p>\n<p>quence. Deux types de r\u00e9alismes sont notamment \u00e0 distinguer.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;animalisme empiriste ou mat\u00e9rialisme subjectiviste, la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 est celle de l&rsquo;exp\u00e9rience, de l&rsquo;\u00e9vidence qui \u00ab s&rsquo;impose \u00bb.<\/p>\n<p>Dans le naturalisme positiviste ou mat\u00e9rialisme objectiviste,<\/p>\n<p>la r\u00e9alit\u00e9 est l&rsquo;ensemble des choses mat\u00e9rielles telles que les<\/p>\n<p>constatent les observations, \u00ab scientifiques \u00bb notamment, qui<\/p>\n<p>pr\u00e9tendent s&rsquo;abstraire de la subjectivit\u00e9 de l&rsquo;observation hu-<\/p>\n<p>maine et de toute humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ce dernier cas on pourrait parler de r\u00e9alisme id\u00e9a-<\/p>\n<p>liste. En effet, d&rsquo;une part est pr\u00e9suppos\u00e9e l&rsquo;existence absolue<\/p>\n<p>d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, d&rsquo;autre part cette r\u00e9alit\u00e9 est suppos\u00e9e conforme<\/p>\n<p>aux sch\u00e9mas, lois, mod\u00e8les, formul\u00e9s par la science ou l&rsquo;ob-<\/p>\n<p>servation objective, pr\u00e9sent\u00e9s comme des lois naturelles.<\/p>\n<p>263<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>COHERENCE ET SENS  DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>Le savoir objectif est sens\u00e9 repr\u00e9senter une bonne<\/p>\n<p>approximation de la v\u00e9rit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9. La preuve en est<\/p>\n<p>recherch\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9limination de toute subjectivit\u00e9, notam-<\/p>\n<p>ment par la m\u00e9thode \u00ab scientifique \u00bb.<\/p>\n<p>Notre propos n&rsquo;est pas d&rsquo;entreprendre ici une critique<\/p>\n<p>syst\u00e9matique du r\u00e9alisme et de l&rsquo;id\u00e9alisme, mais d&rsquo;abord de<\/p>\n<p>noter la pluralit\u00e9 et non pas la dualit\u00e9 des r\u00e9ponses \u00e0 la<\/p>\n<p>question: qu&rsquo;est-ce que la r\u00e9alit\u00e9? Il est ensuite de remarquer ce<\/p>\n<p>\u00ab r\u00e9alisme id\u00e9aliste \u00bb qui domine probablement la pens\u00e9e con-<\/p>\n<p>temporaine sous l&rsquo;\u00e9gide de la science, auquel s&rsquo;oppose la<\/p>\n<p>r\u00e9ponse propos\u00e9e par la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences.<\/p>\n<p>La carte g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9pist\u00e9mologies nous \u00e9claire sur les<\/p>\n<p>conceptions qui s&rsquo;opposent au r\u00e9alisme et \u00e0 l&rsquo;id\u00e9alisme. A<\/p>\n<p>l&rsquo;oppos\u00e9 du r\u00e9alisme-mat\u00e9rialiste on trouvera l&rsquo;humanisme.<\/p>\n<p>La mesure de toute r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9. La \u00ab r\u00e9alit\u00e9 \u00bb de<\/p>\n<p>l&rsquo;Homme en est exemplaire. Selon cet humanisme la r\u00e9alit\u00e9 est<\/p>\n<p>ce qui est humainement d\u00e9sign\u00e9, nomm\u00e9 et qualifi\u00e9 comme<\/p>\n<p>tel. Il n&rsquo;y a pas, selon ce sens, de r\u00e9alit\u00e9 qui ne soit r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>d&rsquo;hommes. Il n&rsquo;y a pas de r\u00e9alit\u00e9 qui soit connaissable hors de<\/p>\n<p>la connaissance des hommes. La r\u00e9alit\u00e9 connue par d&rsquo;autres<\/p>\n<p>que des hommes n&rsquo;est pas r\u00e9alit\u00e9 pour ceux-l\u00e0. Pour l&rsquo;homme<\/p>\n<p>elle n&rsquo;existe pas. Il faut bien voir l\u00e0 que l&rsquo;Homme et l&rsquo;huma-<\/p>\n<p>nit\u00e9 ne sont pas ici le particulier de chacun, mais la perfection<\/p>\n<p>potentielle d&rsquo;une humanit\u00e9 universelle r\u00e9alisant ainsi l&rsquo;univers<\/p>\n<p>entier comme sa r\u00e9alit\u00e9, la r\u00e9alit\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>Cet humanisme a un versant id\u00e9aliste avec le rationalis-<\/p>\n<p>me. Ce seraient alors des raisons, id\u00e9es humaines, dont la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 du monde serait le reflet. Ces raisons peuvent bien \u00eatre<\/p>\n<p>le reflet suppos\u00e9 de Raisons divines sans que cela change le<\/p>\n<p>sens de cette conception rationaliste, \u00e0 moins que des hommes<\/p>\n<p>en profitent pour cautionner ainsi leur propre appr\u00e9hension \u00e0<\/p>\n<p>contre sens.<\/p>\n<p>Il y en a cependant un autre versant qui s&rsquo;oppose \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;id\u00e9alisme, celui du culturalisme symboliste, ou se situe notre<\/p>\n<p>perspective.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse de l&rsquo;id\u00e9alisme le sens du \u00ab personnalisme \u00bb<\/p>\n<p>sugg\u00e8re que derri\u00e8re toute r\u00e9alit\u00e9 qui manifeste sa pr\u00e9sence se<\/p>\n<p>trouve un \u00eatre, une \u00e2me, une personne, un sujet que l&rsquo;on<\/p>\n<p>pourrait nommer par exemple le R\u00e9el.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 serait alors la fa\u00e7on dont se pr\u00e9sente le r\u00e9el. On<\/p>\n<p>peut ainsi concevoir que ce r\u00e9el ne peut \u00eatre aper\u00e7u que par sa<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce qu&rsquo;il montre, en ne confondant pas la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 manifest\u00e9e avec le r\u00e9el manifestant. Le r\u00e9el serait com-<\/p>\n<p>me la r\u00e9alit\u00e9 en personne, la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tant que la pr\u00e9sentation,<\/p>\n<p>264<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>COHERENCE ET SENS<\/p>\n<p>DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>aux yeux des tiers notamment. Autrement dit, le r\u00e9el serait<\/p>\n<p>l&rsquo;essence ou l&rsquo;essentiel et la r\u00e9alit\u00e9 son existence accessoire.<\/p>\n<p>Cette conception, d\u00e9finition personnaliste ou essentialiste<\/p>\n<p>de la r\u00e9alit\u00e9, peut se combiner au r\u00e9alisme dans le \u00ab mat\u00e9ria-<\/p>\n<p>lisme subjectiviste \u00bb ou \u00ab empirisme \u00bb.<\/p>\n<p>Le \u00ab c&rsquo;est comme \u00e7a \u00bb, \u00ab cela s&rsquo;impose d&rsquo;\u00e9vidence \u00bb rend<\/p>\n<p>le r\u00e9el inatteignable, intouchable, inconnaissable; la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>actuelle \u00e9tant impos\u00e9e d&rsquo;autorit\u00e9.<\/p>\n<p>Le r\u00e9el de cette r\u00e9alit\u00e9 ne peut alors \u00eatre que de l&rsquo;ordre de<\/p>\n<p>la toute puissance, source de l&rsquo;absolutisme du r\u00e9alisme. La<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 est \u00e0 la fois toute impuissance (y compris la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>humaine) mais investie de la toute puissance qui l&rsquo;habite.<\/p>\n<p>Dans ce sens et cette d\u00e9finition de la r\u00e9alit\u00e9, il n&rsquo;y a rien \u00e0<\/p>\n<p>conna\u00eetre de la r\u00e9alit\u00e9, sinon dans l&rsquo;affrontement d&rsquo;une menace<\/p>\n<p>terrible, menace appropri\u00e9e par qui pr\u00e9tendrait \u00e0 cette con-<\/p>\n<p>naissance. C&rsquo;est l\u00e0 que savoir et pouvoir se confondent; \u00e0<\/p>\n<p>propos de la r\u00e9alit\u00e9 \u00ab poss\u00e9d\u00e9e \u00bb. Celui qui pr\u00e9tend conna\u00eetre<\/p>\n<p>la r\u00e9alit\u00e9 se fait le r\u00e9el de celle-ci. L&rsquo;affirmation \u00ab c&rsquo;est comme<\/p>\n<p>\u00e7a \u00bb impose une r\u00e9alit\u00e9 dont la certitude est \u00e0 la mesure de la<\/p>\n<p>\u00abtoute puissance\u00bb suppos\u00e9e de celui qui l&rsquo;affirme ou du<\/p>\n<p>moins celle \u00e0 laquelle il se r\u00e9f\u00e8re. Cette toute puissance, en<\/p>\n<p>toute hypoth\u00e8se, reste inconnaissable \u00e0 tel point qu&rsquo;elle n&rsquo;est<\/p>\n<p>m\u00eame pas cit\u00e9e dans le \u00ab c&rsquo;est comme \u00e7a \u00bb, qui ne dit pas son<\/p>\n<p>sujet.<\/p>\n<p>Cette appr\u00e9hension de la r\u00e9alit\u00e9, oppos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;humanisme<\/p>\n<p>id\u00e9aliste, est fort courante mais s&rsquo;assortit d&rsquo;une d\u00e9claration de<\/p>\n<p>vanit\u00e9 de toute recherche de connaissance.<\/p>\n<p>Reste enfin \u00e0 croiser cette appr\u00e9hension personnaliste ou <\/p>\n<p>essentialiste de la r\u00e9alit\u00e9, avec la conception humaniste.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est alors la \u00abr\u00e9alisation\u00bb (qualification) par<\/p>\n<p>l&rsquo;homme du r\u00e9el, qu&rsquo;il est lui-m\u00eame; du r\u00e9el, d&rsquo;\u00eatre humain. Le<\/p>\n<p>r\u00e9el, essentiel de la r\u00e9alit\u00e9, est la personne humaine (l&rsquo;Instan-<\/p>\n<p>ce). La r\u00e9alit\u00e9 en est la manifestation, humainement qualifi\u00e9e,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire une r\u00e9alit\u00e9 par l&rsquo;homme et pour l&rsquo;homme (univers<\/p>\n<p>par et pour l&rsquo;homme universel). Il ne s&rsquo;agit pas ici de nommer<\/p>\n<p>\u00abHomme universel\u00bb la toute puissance de la r\u00e9alit\u00e9 empiri-<\/p>\n<p>que, ce qui reviendrait \u00e0 y retourner. La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>ne va pas sans la n\u00e9cessite de l&rsquo;Instant auquel sont subordon-<\/p>\n<p>n\u00e9es les Instances, \u00e0 l&rsquo;universalit\u00e9 et aux personnalit\u00e9s des-<\/p>\n<p>quelles sont subordonn\u00e9es la r\u00e9alit\u00e9 et les r\u00e9alit\u00e9s \u00ab faits des<\/p>\n<p>consensus \u00bb.<\/p>\n<p>Rappelons ce que la th\u00e9orie de l&rsquo;Instance nous dit de la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>265<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>COHERENCE ET SENS<\/p>\n<p>DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>Le terme de r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;abord doit \u00eatre rapproch\u00e9 de celui<\/p>\n<p>d&rsquo;existant. Une r\u00e9alit\u00e9 c&rsquo;est un existant. Cependant la th\u00e9orie<\/p>\n<p>de l&rsquo;existence met en \u00e9vidence l&rsquo;aspect repr\u00e9sentatif, relatif et<\/p>\n<p>factuel de tout existant, donc de toute r\u00e9alit\u00e9. Or dans de<\/p>\n<p>nombreux cas et notamment ceux du r\u00e9alisme, la r\u00e9alit\u00e9 sera<\/p>\n<p>souvent ramen\u00e9e \u00e0 son seul aspect factuel. Il est int\u00e9ressant de<\/p>\n<p>noter que le r\u00e9alisme-id\u00e9aliste confondra le plan repr\u00e9sentatif<\/p>\n<p>et le plan factuel, la nature des choses et le savoir, la v\u00e9rit\u00e9 de<\/p>\n<p>celui-ci avec la r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;autre versant du r\u00e9alisme r\u00e9duit la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 au factuel de l&rsquo;existence, occultant les autres aspects,<\/p>\n<p>investis justement de cette toute puissance, rendant la r\u00e9alite<\/p>\n<p>absolument inquestionnable.<\/p>\n<p>La R\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e dans la pl\u00e9nitude de ces aspects<\/p>\n<p>d&rsquo;existence, est le \u00ab moment d&rsquo;actualisation \u00bb d&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>entre Instances. Autrement dit, \u00e0 chaque r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e,<\/p>\n<p>peut \u00eatre associ\u00e9 un consensus que l&rsquo;on sait ensemble de sens<\/p>\n<p>ou coh\u00e9rence dans les Instances. Ainsi chaque r\u00e9alit\u00e9 particu-<\/p>\n<p>li\u00e8re est bien le manifest\u00e9 pour et par l&rsquo;homme d&rsquo;un \u00ab r\u00e9el \u00bb<\/p>\n<p>qui se situe en lui-m\u00eame, en son Instance: une coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>On pourrait alors consid\u00e9rer comme r\u00e9alit\u00e9 globale l&rsquo;exis-<\/p>\n<p>tence actualis\u00e9e d&rsquo;un consensus total de toute l&rsquo;Instance: l&rsquo;uni-<\/p>\n<p>vers de l&rsquo;universelle humanit\u00e9. Cette R\u00e9alit\u00e9 est-elle r\u00e9alis\u00e9e?<\/p>\n<p>Selon l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologie humaniste elle serait en devenir. La<\/p>\n<p>\u00ab r\u00e9alisation \u00bb de la r\u00e9alit\u00e9 universelle ne serait que l&rsquo;ach\u00e8ve-<\/p>\n<p>ment de l&rsquo;\u00e9difice humain, de la cr\u00e9ation divine en l&rsquo;hom-<\/p>\n<p>me.<\/p>\n<p>Dans notre conception, m\u00eame si cette r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre<\/p>\n<p>envisag\u00e9e, ce n&rsquo;est que comme ultime manifestation. Bien<\/p>\n<p>souvent, une r\u00e9alit\u00e9 particuli\u00e8re peut \u00eatre prise pour la seule<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9. C&rsquo;est le cas des conceptions \u00abr\u00e9alistes\u00bb.<\/p>\n<p>Pour nous, toute r\u00e9alit\u00e9 existante est relative \u00e0 un con-<\/p>\n<p>sensus, une coh\u00e9rence. C&rsquo;est l&rsquo;ignorance de ce consensus, de<\/p>\n<p>son lieu, des sens des r\u00e9alit\u00e9s, qui peut notamment donner un<\/p>\n<p>caract\u00e8re absolu \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le cas de ce r\u00e9alisme-id\u00e9aliste sur lequel il est utile de<\/p>\n<p>s&rsquo;attarder de par son opposition \u00e0 notre conception et son<\/p>\n<p>caract\u00e8re relativement dominant au travers de la d\u00e9marche<\/p>\n<p>\u00ab scientifique \u00bb.<\/p>\n<p>Rappelons que pour celle-ci la r\u00e9alit\u00e9 existe absolument<\/p>\n<p>ind\u00e9pendamment de l&rsquo;homme (factuel) et qu&rsquo;elle existe telle<\/p>\n<p>que l&rsquo;observation scientifique (repr\u00e9sentations) la d\u00e9crit, du<\/p>\n<p>moins avec une bonne approximation.<\/p>\n<p>Cette approche ignore:<\/p>\n<p>que ses repr\u00e9sentations sont humaines,<\/p>\n<p>266<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> COHERENCE ET SENS <\/p>\n<p>DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>&#8211; que l&rsquo;absolu factuel de la r\u00e9alit\u00e9: \u00ab la nature des choses \u00bb est<\/p>\n<p>un postulat humain.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode pour \u00ab conna\u00eetre \u00bb (ce terme est tout \u00e0 fait<\/p>\n<p>impropre) la r\u00e9alit\u00e9, dont le terme de \u00ab scientifique \u00bb est sou-<\/p>\n<p>vent le garant de rigueur et de validit\u00e9, est une m\u00e9thode<\/p>\n<p>d&rsquo;objectivation, mais prise ici comme \u00ab abstraction du sujet \u00bb.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit aussi bien d&rsquo;abstraction du sujet humain, sujet de<\/p>\n<p>science et de connaissance que du sujet de la r\u00e9alit\u00e9, son<\/p>\n<p>\u00e9ventuel r\u00e9el, y compris pour l&rsquo;homme objet de science.<\/p>\n<p>La R\u00e9alit\u00e9 est d\u00e9finie et connue par une m\u00e9thode de<\/p>\n<p>d\u00e9n\u00e9gation du sujet humain, d&rsquo;un non objectivable en l&rsquo;hom-<\/p>\n<p>me, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la transcendance de son Instance.<\/p>\n<p>En effet, par d\u00e9finition, l&rsquo;Instance est transcendante en<\/p>\n<p>tant que non objectivable, non r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire irr\u00e9ducti-<\/p>\n<p>blement d&rsquo;un autre ordre que celui de la r\u00e9alit\u00e9 existante.<\/p>\n<p>Il est logique qu&rsquo;une m\u00e9thode qui ignore son sujet, ignore<\/p>\n<p>le sens, et instaure son objet comme absolue r\u00e9alit\u00e9, suppos\u00e9e<\/p>\n<p>atteignable en v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;observateur n&rsquo;y a aucune incidence sur le ph\u00e9nom\u00e8ne<\/p>\n<p>observ\u00e9. C&rsquo;est ce que remettent en question nombre de scien-<\/p>\n<p>tifiques dont l&rsquo;effort d&rsquo;objectivation \u00e9chouerait \u00e0 liquider tota-<\/p>\n<p>lement le sujet de ce verbe qu&rsquo;est \u00ab objectiver \u00bb. Ce verbe, en<\/p>\n<p>effet, peut rapprocher apparemment ces deux conceptions<\/p>\n<p>oppos\u00e9es de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Le r\u00e9alisme objectiviste atteint \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 par une d\u00e9mar-<\/p>\n<p>che d&rsquo;objectivation dont le fruit serait ind\u00e9pendant du sujet<\/p>\n<p>objectivant et de la d\u00e9marche elle-m\u00eame. Pour cela, il lui faut<\/p>\n<p>bien poser que la R\u00e9alit\u00e9 existe absolument (objectivement)<\/p>\n<p>ind\u00e9pendamment de tout sujet.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse, l&rsquo;objectivation est une fa\u00e7on pour le sujet<\/p>\n<p>d&rsquo;\u00eatre dans une perspective de connaissance; son fruit: l&rsquo;objet,<\/p>\n<p>la r\u00e9alit\u00e9, n&rsquo;\u00e9tant rien d&rsquo;autre que ce qui se pr\u00e9sente \u00e0 la<\/p>\n<p>rencontre ou l&rsquo;intersection de sa d\u00e9marche d&rsquo;objectivation et<\/p>\n<p>du R\u00e9el qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autre pour sa part que l&rsquo;Instance, ou<\/p>\n<p>les Instances des autres en consensus.<\/p>\n<p>Objectiver est ainsi \u00ab faire objet \u00bb de cette rencontre, de ce<\/p>\n<p>consensus ou encore \u00ab faire r\u00e9alit\u00e9 \u00bb. La r\u00e9alit\u00e9 est le nom et<\/p>\n<p>l&rsquo;existant de l&rsquo;intersection entre les Instances. Elle est, pour le<\/p>\n<p>sujet qui l&rsquo;objective, ce qu&rsquo;il per\u00e7oit et \u00ab r\u00e9alise \u00bb de sa par-<\/p>\n<p>ticipation \u00e0 un consensus; comme la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un r\u00e9el que serait<\/p>\n<p>ce dernier. Tout se passe, en effet, comme si le sujet de l&rsquo;ob-<\/p>\n<p>jectivation rencontrait un R\u00e9el, consensus d&rsquo;autres Instances,<\/p>\n<p>ind\u00e9pendant de lui et que cela faisait r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 ses yeux. S&rsquo;il<\/p>\n<p>ignore qu&rsquo;il en est un sujet, cette r\u00e9alit\u00e9 objective lui appara\u00eetra<\/p>\n<p>267<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>COHERENCE ET SENS DE LA NOTION DE REALITE<\/p>\n<p>donc comme existant absolument, ind\u00e9pendante de lui et de<\/p>\n<p>tout sujet puisqu&rsquo;il n&rsquo;en conna\u00eet plus l&rsquo;\u00eatre, m\u00eame en lui-<\/p>\n<p>m\u00eame. La r\u00e9alit\u00e9, fruit de son objectivation sera bien consi-<\/p>\n<p>d\u00e9r\u00e9e par lui comme le tout et l&rsquo;absolu en soi, c&rsquo;est-\u00e0-dire une<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 dite objective. Son \u00ab objectivit\u00e9 \u00bb revient bien \u00e0 \u00e9limi-<\/p>\n<p>ner, \u00e0 d\u00e9nier tout sujet, en lui comme en les autres, et tout<\/p>\n<p>consensus que nous consid\u00e9rons comme n\u00e9cessaire pour faire<\/p>\n<p>objet.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est plus besoin d&rsquo;humain, d&rsquo;autrui pour qu&rsquo;existe la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9, sa realit\u00e9 m\u00eame, plus besoin d&rsquo;oeuvre humaine, de<\/p>\n<p>communaut\u00e9 humaine, de responsabilit\u00e9 humaine, etc&#8230; La<\/p>\n<p>mort en est la sanction paradoxale. A d\u00e9nier l&rsquo;\u00eatre transcen-<\/p>\n<p>dant de l&rsquo;homme la mort de son existence en devient l&rsquo;issue<\/p>\n<p>fatale au lieu d&rsquo;\u00eatre la limite (effective) de sa r\u00e9alit\u00e9 objectiv\u00e9e.<\/p>\n<p>Revenons \u00e0 l&rsquo;autre version o\u00f9 l&rsquo;objectivation est une<\/p>\n<p>d\u00e9marche d&rsquo;homme, et m\u00eame de connaissance, ne serait-ce<\/p>\n<p>d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;en tant que rencontre, participation aux consensus.<\/p>\n<p>Son fruit: objet, r\u00e9alit\u00e9; existant, devient alors rep\u00e8re, r\u00e9v\u00e9la-<\/p>\n<p>teur de lui-m\u00eame, \u00ab objectivement \u00bb et des autres \u00ab objective-<\/p>\n<p>ment \u00bb dans leur consensus. La r\u00e9alit\u00e9 objective ne joue alors<\/p>\n<p>que ce r\u00f4le de rep\u00e8re r\u00e9v\u00e9lateur, autrement dit de symbole de<\/p>\n<p>cette rencontre, du consensus partag\u00e9.<\/p>\n<p>De ce fait, toute r\u00e9alit\u00e9 est symbolique en tant qu&rsquo;elle<\/p>\n<p>signifie le sujet personnel de sa consid\u00e9ration et le consensus<\/p>\n<p>collectif de sa participation. En tant que telle, elle peut m\u00e9dia-<\/p>\n<p>tiser la connaissance de ce consensus et de la personne, en<\/p>\n<p>elle-m\u00eame. Tout objet ou r\u00e9alit\u00e9 existante est objet d&rsquo;objecti-<\/p>\n<p>vation, pouvant \u00eatre objet d&rsquo;\u00e9lucidation, autrement dit de<\/p>\n<p>connaissance (de la r\u00e9alit\u00e9, de soi et des autres), autrement dit<\/p>\n<p>de conscience de sens, autrement dit d&rsquo;accomplissement.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce sur quoi repose la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences et ce<\/p>\n<p>que propose l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence, m\u00e9thode de connaissance&#8230;<\/p>\n<p>268<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> THEORIE DES COHERENCES CULTURELLES<\/p>\n<p>Une culture est une r\u00e9alit\u00e9, d\u00e8s qu&rsquo;on la d\u00e9signe comme<\/p>\n<p>telle. Comme toute r\u00e9alit\u00e9 elle a une unit\u00e9 qui englobe une<\/p>\n<p>grande diversit\u00e9 d&rsquo;aspects partiels \u00e9volutifs. Elle a aussi une<\/p>\n<p>permanence (qui n&rsquo;est pas \u00e9ternelle) qui, comme l&rsquo;attestent<\/p>\n<p>certaines cultures, peut s&rsquo;\u00e9tendre sur des mill\u00e9naires.<\/p>\n<p>Au d\u00e9part, une culture doit \u00eatre d\u00e9sign\u00e9e par un crit\u00e8re<\/p>\n<p>central. Il s&rsquo;agit de la culture d&rsquo;une population donn\u00e9e, d&rsquo;un<\/p>\n<p>territoire, d&rsquo;un champ linguistique, d&rsquo;une religion, d&rsquo;une tra-<\/p>\n<p>dition philosophique ou m\u00eame d&rsquo;une profession ou d&rsquo;un cri-<\/p>\n<p>t\u00e8re d&rsquo;existence quelconque.<\/p>\n<p>D\u00e8s que l&rsquo;on peut rassembler une population autour de<\/p>\n<p>l&rsquo;un de ces crit\u00e8res, cette population a une existence commune<\/p>\n<p>(m\u00eame si toute l&rsquo;existence de chacun ne s&rsquo;y r\u00e9duit pas). Il y a<\/p>\n<p>en effet consensus, au moins autour de l&rsquo;existence du crit\u00e8re<\/p>\n<p>commun (m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;y a pas conscience de ce consensus). La<\/p>\n<p>th\u00e9orie des coh\u00e9rences culturelles, corollaire de la th\u00e9orie des<\/p>\n<p>coh\u00e9rences, porte donc aussi bien sur la culture d&rsquo;un territoire<\/p>\n<p>comme l&rsquo;Afrique enti\u00e8re, ou d&rsquo;une micro r\u00e9gion, que sur la<\/p>\n<p>culture d&rsquo;une collectivit\u00e9 territoriale, \u00e9tat, d\u00e9partement, com-<\/p>\n<p>mune, cit\u00e9. Elle porte aussi sur la culture d&rsquo;un groupe social,<\/p>\n<p>comme les adolescents, ou d&rsquo;une institution, entreprise, orga-<\/p>\n<p>nisme, association. Elle porte enfin sur la culture des popu-<\/p>\n<p>lations r\u00e9unies autour d&rsquo;une religion, l&rsquo;Islam par exemple, ou<\/p>\n<p>une philosophie comme le marxisme, une langue, une tradi-<\/p>\n<p>tion, une activit\u00e9, etc&#8230;<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des Coh\u00e9rences Culturelles se situe donc au<\/p>\n<p>coeur de toutes les questions de soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>La culture d&rsquo;une population, sur le plan de sa r\u00e9alit\u00e9, est<\/p>\n<p>justement tout ce qui fait existence commune: le monde de<\/p>\n<p>cette population. En effet, c&rsquo;est le consensus propre de cette<\/p>\n<p>population qui fait toute son existence commune. Si, comme<\/p>\n<p>le laisse entendre l&rsquo;\u00e9num\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente, chacun peut se<\/p>\n<p>trouver situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intersection de multiples cultures, son exis-<\/p>\n<p>tence est donc multiple, multiculturelle. Cependant chaque<\/p>\n<p>fois que l&rsquo;on se rapporte a telle culture, l&rsquo;existence devient<\/p>\n<p>coexistence dans cette culture. Etre fran\u00e7ais n&#8217;emp\u00eache pas<\/p>\n<p>d&rsquo;\u00eatre breton mais les deux mondes ne sont pas totalement<\/p>\n<p>superposables.<\/p>\n<p>Ainsi on peut parler du monde d&rsquo;une culture qui est<\/p>\n<p>l&rsquo;existence, fait de son consensus, coexistence de sa population<\/p>\n<p>o\u00f9 toutes les r\u00e9alit\u00e9s sont r\u00e9alit\u00e9s dans ce consensus.<\/p>\n<p>269<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES<\/p>\n<p>CULTURELLES<\/p>\n<p>Les r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;une culture ce sont notamment:<\/p>\n<p>&#8211; ses langages propres,<\/p>\n<p>&#8211; ses repr\u00e9sentations du monde, de l&rsquo;homme, de son devenir,<\/p>\n<p>&#8211; son histoire,<\/p>\n<p>&#8211; son actualit\u00e9 avec ses moeurs et pratiques,<\/p>\n<p>&#8211; ses productions, artistiques ou non,<\/p>\n<p>&#8211; son d\u00e9veloppement, ses devenirs et ses dynamiques.<\/p>\n<p>Tout cela vaut pour toutes les cultures. Il va sans dire que<\/p>\n<p>les r\u00e9alit\u00e9s, d&rsquo;une culture \u00e0 l&rsquo;autre, sont plus ou moins riches,<\/p>\n<p>plus ou moins vari\u00e9es. La culture d&rsquo;un petit groupe d&rsquo;indivi-<\/p>\n<p>dus; r\u00e9unis pour peu de temps, est probablement infiniment<\/p>\n<p>moins riche que celle d&rsquo;une population r\u00e9unie pendant des<\/p>\n<p>si\u00e8cles.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit donc, tout d&rsquo;abord, de bien apercevoir qu&rsquo;il existe<\/p>\n<p>une r\u00e9alit\u00e9 culturelle pour chaque culture. Cette r\u00e9alit\u00e9, cepen-<\/p>\n<p>dant, est toujours changeante et vari\u00e9e. Vari\u00e9e, parce que<\/p>\n<p>chaque personne, chaque sous groupe, ont leur fa\u00e7on particu-<\/p>\n<p>li\u00e8re de participer \u00e0 leur culture. La r\u00e9alit\u00e9 culturelle n&rsquo;est pas<\/p>\n<p>sans diff\u00e9rences ni m\u00eame sans contradictions ni oppositions.<\/p>\n<p>En outre, selon les circonstances et les \u00e9poques, la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>culturelle est changeante. On voit des cultures en r\u00e9gression et<\/p>\n<p>qui se r\u00e9veillent, on voit des moeurs dispara\u00eetre et en na\u00eetre<\/p>\n<p>d&rsquo;autres. Des transformations incessantes, lentes ou rapides,<\/p>\n<p>agitent les r\u00e9alit\u00e9s de toute culture.<\/p>\n<p>Cette existence des r\u00e9alit\u00e9s culturelles, selon la th\u00e9orie des<\/p>\n<p>Coh\u00e9rences, est sous tendue par une coh\u00e9rence, la Coh\u00e9rence<\/p>\n<p>Culturelle.<\/p>\n<p>Cette coh\u00e9rence c&rsquo;est le consensus sp\u00e9cifique de la popu-<\/p>\n<p>lation concern\u00e9e, intersection de leurs Instances. Elle a, pour la<\/p>\n<p>culture, toutes les propri\u00e9t\u00e9s d&rsquo;une coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>La coh\u00e9rence culturelle de chaque culture est un ensemble<\/p>\n<p>centr\u00e9, de sens divergents \u00e0 partir d&rsquo;un foyer, et qu&rsquo;une carte<\/p>\n<p>de coh\u00e9rence culturelle peut repr\u00e9senter. La coh\u00e9rence cultu-<\/p>\n<p>relle fait l&rsquo;unit\u00e9, la permanence et la coh\u00e9sion de la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>culturelle.<\/p>\n<p>La coh\u00e9rence culturelle est comme l&rsquo;\u00e2me de cette culture,<\/p>\n<p>son esprit, et on l&rsquo;appellera aussi la personnalit\u00e9 culturelle.<\/p>\n<p>Cette personnalit\u00e9 culturelle a plusieurs traits, comme toute<\/p>\n<p>coh\u00e9rence, c&rsquo;est-\u00e0-dire plusieurs sens.<\/p>\n<p>270<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES CULTURELLES<\/p>\n<p>La multiplicit\u00e9 de ces sens fait d\u00e9j\u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 des signi-<\/p>\n<p>fications, des dynamiques agissantes dans la culture. Selon<\/p>\n<p>l&rsquo;intensit\u00e9 des activations relatives, tel ou tel sens dominera et<\/p>\n<p>la r\u00e9alit\u00e9 sera plus ou moins importante, avec une population<\/p>\n<p>plus ou moins impliqu\u00e9e dans sa culture commune.<\/p>\n<p>La consid\u00e9ration de cette coh\u00e9rence culturelle ouvre la<\/p>\n<p>porte:<\/p>\n<p>&#8211; \u00e0 la connaissance profonde des cultures, par \u00e9lucidation des<\/p>\n<p>sens. Cette connaissance \u00ab essentielle \u00bb peut s&rsquo;acqu\u00e9rir par une<\/p>\n<p>\u00ab analyse de coh\u00e9rence \u00bb qui permet d&rsquo;\u00e9tablir la carte de coh\u00e9-<\/p>\n<p>rence de chaque culture.<\/p>\n<p>&#8211; au probl\u00e8me de l&rsquo;orientation collective, probl\u00e8me politique<\/p>\n<p>par excellence, celui du discernement et du choix d&rsquo;un devenir<\/p>\n<p>commun.<\/p>\n<p>&#8211; au probl\u00e8me de l&rsquo;action collective (et de la communication),<\/p>\n<p>lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;intervenir sur les r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;une culture<\/p>\n<p>(d\u00e9veloppement, innovations, dynamisations, conversions,<\/p>\n<p>enrichissements, dialogues, etc&#8230;).<\/p>\n<p>En effet, c&rsquo;est au coeur de la culture, \u00e0 sa source m\u00eame, sa<\/p>\n<p>coh\u00e9rence culturelle, que peuvent se jouer connaissances,<\/p>\n<p>choix et interventions, l\u00e0 o\u00f9 les activations s&rsquo;actualisent en<\/p>\n<p>existence de r\u00e9alit\u00e9s communes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est encore au coeur du sujet que la th\u00e9orie des coh\u00e9-<\/p>\n<p>rences culturelles permet d&rsquo;acc\u00e9der pour la connaissance et la<\/p>\n<p>pratique, c&rsquo;est-\u00e0-dire pour une quelconque ma\u00eetrise des pro-<\/p>\n<p>bl\u00e8mes de soci\u00e9t\u00e9 qui ne soit pas exclusivement empirique. Il<\/p>\n<p>faut bien reconna\u00eetre que dans ce domaine, que ce soit sur les<\/p>\n<p>plans politiques, sociologiques, \u00e9conomiques ou m\u00eame reli-<\/p>\n<p>gieux, il ne semble pas y avoir aujourd&rsquo;hui une grande ma\u00ee-<\/p>\n<p>trise. La th\u00e9orie des coh\u00e9rences culturelles pourrait contribuer<\/p>\n<p>\u00e0 d\u00e9velopper une science et un art nouveau de ces questions.<\/p>\n<p>Quelques consid\u00e9rations sont encore \u00e0 faire ici pour sus-<\/p>\n<p>citer la m\u00e9ditation \u00e0 propos de cette conception des cultures.<\/p>\n<p>Toute culture \u00e9tant fond\u00e9e sur une coh\u00e9rence, elle repr\u00e9sente<\/p>\n<p>une part de l&rsquo;humanit\u00e9 et ce, de deux fa\u00e7ons:<\/p>\n<p>&#8211; Dans la r\u00e9alit\u00e9, comme part de la population humaine et<\/p>\n<p>du monde,<\/p>\n<p>&#8211; Dans l&rsquo;ordre du sens, comme coh\u00e9rence qui est une part de<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance humaine.<\/p>\n<p>Chaque coh\u00e9rence de l&rsquo;Instance humaine peut \u00eatre con-<\/p>\n<p>sid\u00e9r\u00e9e comme sous tendant un type de probl\u00e9matique humai-<\/p>\n<p>ne qui s&rsquo;actualise dans une infinit\u00e9 de r\u00e9alit\u00e9s homologues,<\/p>\n<p>dont celles d&rsquo;une culture donn\u00e9e.<\/p>\n<p>271<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES CULTURELLES<\/p>\n<p>Ainsi, on peut dire que chaque culture a en charge une<\/p>\n<p>part de l&rsquo;humanit\u00e9. C&rsquo;est ce qui fait que chaque homme peut se<\/p>\n<p>retrouver, partiellement, dans toute culture humaine lorsqu&rsquo;il<\/p>\n<p>en partage le consensus, sur la m\u00eame coh\u00e9rence qui est aussi la<\/p>\n<p>sienne.<\/p>\n<p>Si chaque culture a en charge une part de l&rsquo;humanit\u00e9, c&rsquo;est<\/p>\n<p>pour elle m\u00eame et pour les autres. Chaque culture, parmi tous<\/p>\n<p>les sens qui sont les siens, peut s&rsquo;orienter vers un sens qui est<\/p>\n<p>d&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme, ou le permet. On peut dire<\/p>\n<p>ainsi que chaque culture \u00e0 une mission: ma\u00eetriser l&rsquo;orientation<\/p>\n<p>de son existence et choisir le sens du bien de l&rsquo;humanit\u00e9, celui<\/p>\n<p>de son accomplissement en l&rsquo;homme. C&rsquo;est aussi sa vocation<\/p>\n<p>pour en t\u00e9moigner aupr\u00e8s de tous les hommes de toutes les<\/p>\n<p>autres cultures et ainsi, contribuer \u00e0 l&rsquo;accomplissement de<\/p>\n<p>tous.<\/p>\n<p>Il est certain que ceux qui assignent \u00e0 toute culture des<\/p>\n<p>objectifs ou des mod\u00e8les existentiels pour leur bien et leur<\/p>\n<p>devenir, d\u00e9nient la personnalit\u00e9 de chacune et en m\u00e9connais-<\/p>\n<p>sent la vocation propre. Ils ignorent que tout objectif et tout<\/p>\n<p>mod\u00e8le, comme toute r\u00e9alit\u00e9, sont culturels. Ils m\u00e9connaissent<\/p>\n<p>leur propre culture, leur propre vocation, leur propre person-<\/p>\n<p>nalit\u00e9 tout en voulant s&rsquo;imposer aux autres. C&rsquo;est malheureu-<\/p>\n<p>sement la r\u00e8gle la plus fr\u00e9quente dans le monde contemporain.<\/p>\n<p>Les \u00e9checs des injonctions ou des actions pour le d\u00e9veloppe-<\/p>\n<p>ment des pays pauvres, prouvent l&rsquo;inanit\u00e9 de ces conceptions<\/p>\n<p>et l&rsquo;ampleur des conversions qui seraient n\u00e9cessaires. La prin-<\/p>\n<p>cipale est celle de la reconnaissance des personnalit\u00e9s cultu-<\/p>\n<p>relles, de la sp\u00e9cificit\u00e9 culturelle de toute r\u00e9alit\u00e9 (faits, repr\u00e9-<\/p>\n<p>sentations, v\u00e9cus); ce qui conduit \u00e0 une autre conception de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme et de la personne humaine et \u00e0 l&rsquo;abandon des r\u00e9a-<\/p>\n<p>lismes et des id\u00e9alismes qui m\u00e9connaissent le lieu d&rsquo;o\u00f9 existe<\/p>\n<p>toute r\u00e9alit\u00e9: l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme dans ses consensus cul-<\/p>\n<p>turels. La th\u00e9orie des coh\u00e9rences culturelles propose une telle<\/p>\n<p>conversion.<\/p>\n<p>272<\/p>\n<p>II<\/p>\n<p>THEORIE DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Le monde qui nous entoure est rempli d&rsquo;objets d&rsquo;interrogations.<\/p>\n<p>Que ce soit pour nos pr\u00e9occupations quotidiennes, que ce soit lors de nos<\/p>\n<p>activit\u00e9s professionnelles, que ce soit pour nos recherches ou question-<\/p>\n<p>nements plus g\u00e9n\u00e9raux, nous sommes toujours en qu\u00eate de comprendre<\/p>\n<p>et de conna\u00eetre.<\/p>\n<p>Il est logique de penser qu&rsquo;une th\u00e9orie des coh\u00e9rences de la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>ait \u00e0 envisager sp\u00e9cifiquement le probl\u00e8me de la connaissance.<\/p>\n<p>Chaque \u00e9pist\u00e9mologie tout d&rsquo;abord, chaque sens de la carte des<\/p>\n<p>\u00e9pist\u00e9mologies, sous-tend une certaine th\u00e9orie de la connaissance. Pour<\/p>\n<p>chacune, conna\u00eetre et la fa\u00e7on de conna\u00eetre sont diff\u00e9rents. Ils sont<\/p>\n<p>diff\u00e9rents parce que la r\u00e9alit\u00e9 des choses n&rsquo;est pas la m\u00eame, parce que<\/p>\n<p>les postulats ne sont pas les m\u00eames, parce que les dipositions de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme vis \u00e0 vis des choses et de lui-m\u00eame sont diff\u00e9rents. La nature<\/p>\n<p>du savoir et le rapport \u00e0 ce savoir sont tr\u00e8s diff\u00e9rents, ainsi que sa nature<\/p>\n<p>et son usage dans les pratiques de l&rsquo;existence et le devenir personnel et<\/p>\n<p>collectif de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Trop de th\u00e9ories de la connaissance ne d\u00e9bouchent sur aucune<\/p>\n<p>pratique. Trop de th\u00e9ories de la connaissance ne d\u00e9bouchent sur aucune<\/p>\n<p>finalit\u00e9 pour l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme. La connaissance, telle<\/p>\n<p>qu&rsquo;elle est envisag\u00e9e ici, est au contraire, ce qui permet d&rsquo;aller au coeur<\/p>\n<p>du sujet, l\u00e0 o\u00f9 se joue son devenir et se sourcent toutes ses prati-<\/p>\n<p>ques.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit alors d&rsquo;une connaissance essentielle, celle qui porte au<\/p>\n<p>coeur du sujet. Nous ne n\u00e9gligeons pas pour autant une connaissance<\/p>\n<p>existentielle, celle des sujets et objets de consid\u00e9ration, celle des r\u00e9ali-<\/p>\n<p>t\u00e9s.<\/p>\n<p>Comme on le verra ces deux connaissances sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes<\/p>\n<p>mais ont quelques rapports mutuels.<\/p>\n<p>Il faudra, pour d\u00e9finir ces deux types de connaissance, revenir \u00e0 la<\/p>\n<p>th\u00e9orie de l&rsquo;Instance, celle des Coh\u00e9rences, de l&rsquo;Existence et des cons-<\/p>\n<p>ciences de sens et de r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>273<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>1) Connaissance essentielle<\/p>\n<p>et connaissance existentielle<\/p>\n<p>Les \u00e9nonc\u00e9s de la th\u00e9orie des Coh\u00e9rences tels que: \u00ab une r\u00e9alit\u00e9 est<\/p>\n<p>le manifest\u00e9 de sa coh\u00e9rence \u00bb peuvent se situer sur l&rsquo;axe du person-<\/p>\n<p>nalisme dans la carte \u00e9pist\u00e9mologique. La coh\u00e9rence y est comme<\/p>\n<p>\u00abl&rsquo;\u00e2me\u00bb, \u00abl&rsquo;essence\u00bb, de la r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>Cependant d\u00e8s que l&rsquo;on rappelle que la coh\u00e9rence appartient \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance de chacun comme part de son humanit\u00e9, nous nous trou-<\/p>\n<p>vons sur l&rsquo;axe vertical de l&rsquo;humanisme.<\/p>\n<p>Le consensus qui fait r\u00e9alit\u00e9 nous renvoie \u00e0 la rencontre de ces<\/p>\n<p>deux sens avec la culture et le symbole. C&rsquo;est l\u00e0 le sens majeur de la<\/p>\n<p>th\u00e9orie que nous d\u00e9veloppons, donc celui de la connaissance, de ses<\/p>\n<p>m\u00e9thodes et ses utilit\u00e9s.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-729\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_File0236im.png?resize=376%2C185\" alt=\"File0236im.png\" align=\"center\" width=\"376\" height=\"185\" \/><\/p>\n<p>Reprenons donc maintenant, \u00e0 l&rsquo;aide de l&rsquo;ensemble de la th\u00e9orie,<\/p>\n<p>cette question de connaissance, situ\u00e9e parmi d&rsquo;autres versions r\u00e9cla-<\/p>\n<p>mant d&rsquo;autres th\u00e9ories (que l&rsquo;on pourrait d&rsquo;ailleurs reconstituer).<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, c&rsquo;est en rapport avec un existant que la question<\/p>\n<p>peut se poser. Disons m\u00eame que l&rsquo;existence de la question suppose<\/p>\n<p>celle de celui qui la pose et d&rsquo;un objet \u00e0 propos duquel il la pose. On<\/p>\n<p>retrouve l\u00e0 les vecteurs intention, attention, du sch\u00e9ma de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>La question de la connaissance dans l&rsquo;existence nous renvoie donc<\/p>\n<p>d&rsquo;abord \u00e0 la ternarit\u00e9 de l&rsquo;existence. La question de la connaissance s&rsquo;y<\/p>\n<p>situe d&#8217;embl\u00e9e dans l&rsquo;affectation du sujet par son objet, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>dans le plan relatif, o\u00f9 d&rsquo;ailleurs, on l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais ce sch\u00e9ma de l&rsquo;existence n&rsquo;est-il pas celui de la r\u00e9alit\u00e9 m\u00eame<\/p>\n<p>qu&rsquo;il est question de conna\u00eetre. Cette r\u00e9alite peut ainsi s&rsquo;envisager selon<\/p>\n<p>ses trois aspects: le plan factuel, repr\u00e9sentatif et relatif. Or nous avons<\/p>\n<p>vu avec la th\u00e9orie de l&rsquo;existence que les plans relatifs et repr\u00e9sentatifs<\/p>\n<p>\u00e9taient les deux volets de ce que nous avons appel\u00e9 conscience de<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9: la conscience sensible et la conscience formelle.<\/p>\n<p>274<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Nous voil\u00e0 donc ramen\u00e9s au fait que la connaissance d&rsquo;un existant<\/p>\n<p>correspond justement \u00e0 ces deux plans de son existence. La conscience<\/p>\n<p>formelle et la conscience sensible sont immanentes au factuel de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant Ainsi lorsque nous envisageons une r\u00e9alit\u00e9 donn\u00e9e, en m\u00eame<\/p>\n<p>temps que d\u00e9sign\u00e9e, elle est connue de deux mani\u00e8res selon cette<\/p>\n<p>double conscience. Cependant nous avons vu aussi, que selon les sens<\/p>\n<p>qui s&rsquo;actualisent dans le moment de l&rsquo;existence de cette r\u00e9alit\u00e9, ces<\/p>\n<p>plans sont plus ou moins \u00e9tendus, c&rsquo;est-\u00e0-dire que 1&rsquo;existant est plus ou<\/p>\n<p>moins connu. Il serait \u00e0 ce propos int\u00e9ressant de reprendre \u00e0 nouveau<\/p>\n<p>la carte des \u00e9pist\u00e9mologies pour, selon chaque sens, envisager le poids<\/p>\n<p>de ces diff\u00e9rentes consciences de r\u00e9alit\u00e9. Pour celui qui nous concerne<\/p>\n<p>ici nous savons d\u00e9j\u00e0 que c&rsquo;est celui de l&rsquo;existence pleine, celle ou les<\/p>\n<p>trois plans de l&rsquo;existence coexistent et donc o\u00f9 se trouvent d\u00e9ploy\u00e9s ces<\/p>\n<p>deux volets de la conscience des r\u00e9alit\u00e9s, d&rsquo;une \u00ab connaissance exis-<\/p>\n<p>tentielle\u00bb des choses:<\/p>\n<p>&#8211; la conscience formelle: repr\u00e9sentation de l&rsquo;existant,<\/p>\n<p>&#8211; la conscience sensible: connaissance, \u00ab intuitive \u00bb, par exemple, de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant.<\/p>\n<p>Il est possible aussi de comprendre l&rsquo;intuition comme \u00e0 l&rsquo;intersection<\/p>\n<p>de ces deux types de consciences, selon le vecteur intention<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce qui peut la faire prendre pour l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00eatre des choses<\/p>\n<p>et de l&rsquo;homme. Cependant elle reste dans l&rsquo;immanence de 1&rsquo;existence<\/p>\n<p>l\u00e0 o\u00f9 en restent la plupart des philosophies de la connaissance<\/p>\n<p>et de l&rsquo;\u00eatre, \u00e0 l&rsquo;intuition limite de l&rsquo;essence de l&rsquo;existence qui n&rsquo;est<\/p>\n<p>pas encore l&rsquo;Etre-Instance transcendante.<\/p>\n<p>Nous sommes, l\u00e0 encore, au seuil de la connaissance que nous<\/p>\n<p>visons une connaissance essentielle, celle du r\u00e9el de 1&rsquo;essence et donc<\/p>\n<p>de la coh\u00e9rence de l&rsquo;existant connu existentiellement.<\/p>\n<p>Nous en venons \u00e0 la conscience de sens. La connaissance d&rsquo;une<\/p>\n<p>coh\u00e9rence ne peut \u00eatre obtenue que par \u00e9lucidation, c&rsquo;est-\u00e0-dire cons-<\/p>\n<p>cience de sens. C&rsquo;est donc ce qu&rsquo;encadrent les plans relatifs et repr\u00e9-<\/p>\n<p>sentatifs, c&rsquo;est-\u00e0-dire le vecteur intention, qui est le rep\u00e8re existentiel<\/p>\n<p>de ce qui, pour le sujet de connaissance, est le lieu d acc\u00e8s (le seuil) au<\/p>\n<p>sens et \u00e0 la coh\u00e9rence de l&rsquo;existant.<\/p>\n<p>Nous en verrons les cons\u00e9quences sur le plan de la d\u00e9marche et de<\/p>\n<p>la m\u00e9thode, notamment en situant dans le sujet de la question le lieu<\/p>\n<p>d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la r\u00e9ponse. Quelle est la coh\u00e9rence de telle r\u00e9alit\u00e9 exis-<\/p>\n<p>tante?<\/p>\n<p>2) La connaissance essentielle pour son sujet<\/p>\n<p>Ainsi nous avons pu maintenant assimiler la connaissance essen-<\/p>\n<p>tielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, au del\u00e0 d&rsquo;une connaissance existentielle, \u00e0 la cons-<\/p>\n<p>cience des sens d&rsquo;une coh\u00e9rence qui ne peut s&rsquo;atteindre que par \u00e9lu-<\/p>\n<p>cidation. Envisageons maintenant ce qu&rsquo;est et ce que procure cette<\/p>\n<p>connaissance d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 donn\u00e9e.<\/p>\n<p>275<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, par la conscience des sens d&rsquo;une coh\u00e9rence, c&rsquo;est en<\/p>\n<p>lui-m\u00eame que le sujet trouve le lieu de sa connaissance. Cela indique,<\/p>\n<p>non seulement qu&rsquo;il est le sujet de \u00abconna\u00eetre\u00bb, mais que ce qu&rsquo;il<\/p>\n<p>conna\u00eet c&rsquo;est justement d&rsquo;\u00eatre sens. De ce fait, on peut dire que toute<\/p>\n<p>connaissance essentielle de quelque chose est une reconnaissance de<\/p>\n<p>soi en tant qu&rsquo;Instance, du moins au lieu particulier de cette coh\u00e9rence<\/p>\n<p>dans l&rsquo;Instance.<\/p>\n<p>De l\u00e0, certainement, cette id\u00e9e que chacun porte en lui potentiellement<\/p>\n<p>la totalit\u00e9 des connaissances. Nous dirons qu&rsquo;il suffit pour<\/p>\n<p>cela de l&rsquo;\u00e9lucider, ce qui n&rsquo;est pas si simple.<\/p>\n<p>Il ne faudrait pas voir l\u00e0 une version id\u00e9aliste qui voudrait qu&rsquo;il y<\/p>\n<p>ait en l&rsquo;homme une sorte de reflet du monde, ou l&rsquo;inverse. Les coh\u00e9-<\/p>\n<p>rences et les sens ne sont pas des id\u00e9es, ni des images, ni des structures.<\/p>\n<p>Ils ne sont pas immanents au monde mais transcendants, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>notamment, irr\u00e9ductibles \u00e0 une quelconque des cat\u00e9gories d&rsquo;existants<\/p>\n<p>possibles y compris sensibles ou formels. En outre, il n&rsquo;y a pas non plus<\/p>\n<p>une correspondance bi-univoque entre coh\u00e9rences et existants. A une<\/p>\n<p>coh\u00e9rence de l&rsquo;homme on pourrait associer l&rsquo;infinit\u00e9 de ses actualisations,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire des r\u00e9alit\u00e9s homologues.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 la cl\u00e9 d&rsquo;un aspect important de ce qu&rsquo;est et procure la<\/p>\n<p>connaissance essentielle d&rsquo;un objet d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, ramenant au seul lieu<\/p>\n<p>connaissable par l&rsquo;homme: lui-m\u00eame en son Instance, s&rsquo;il y acc\u00e8de.<\/p>\n<p>C&rsquo;est de ce lieu que l&rsquo;on peut en envisager les cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord en tant que coh\u00e9rence personnelle, c&rsquo;est toute son histoire<\/p>\n<p>personnelle, depuis \u00e9ventuellement les premi\u00e8res exp\u00e9riences instau-<\/p>\n<p>ratrices, qui se trouvent \u00e9lucid\u00e9es. Uniquement ce qui est de cette<\/p>\n<p>coh\u00e9rence l\u00e0 bien s\u00fbr. Toute recherche de connaissance peut donc<\/p>\n<p>renvoyer ainsi \u00e0 une anamn\u00e8se. Le sujet y trouve \u00e0 se reconna\u00eetre et,<\/p>\n<p>s&rsquo;il l&rsquo;envisage, \u00e0 reconstituer son historicit\u00e9, essentiellement selon cette<\/p>\n<p>coh\u00e9rence \u00e9lucid\u00e9e (ou en cours d&rsquo;\u00e9lucidation). Cette anamn\u00e8se peut<\/p>\n<p>porter aussi bien sur l&rsquo;histoire personnelle que sur l&rsquo;environnement<\/p>\n<p>familial, social, culturel, correspondant. C&rsquo;est donc une (reconnais-<\/p>\n<p>sance du contexte familial, culturel, social qui se trouve \u00e9clair\u00e9 du<\/p>\n<p>m\u00eame coup pour l&rsquo;int\u00e9resse. On retrouve l\u00e0 l&rsquo;indication de l&rsquo;implica-<\/p>\n<p>tion personnelle et de ses effets, et aussi de probl\u00e8mes \u00e9ventuellement<\/p>\n<p>rencontr\u00e9s lors d&rsquo;une recherche de connaissance \u00e0 propos d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>quelconque. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, c&rsquo;est le chercheur qui se trouve<\/p>\n<p>lui-m\u00eame \u00e0 l&rsquo;issue de sa recherche. Cela n&#8217;emp\u00eache pas que sa con-<\/p>\n<p>naissance soit en m\u00eame temps celle de l&rsquo;objet de son attention. Cepen-<\/p>\n<p>dant, toute recherche de connaissance essentielle ne peut s&rsquo;inscrire que<\/p>\n<p>dans une confrontation \u00e0 soi-m\u00eame et aussi dans une d\u00e9marche<\/p>\n<p>d&rsquo;accomplissement personnel. Cela indique les limites, les conditions<\/p>\n<p>et les exigences d&rsquo;une telle connaissance.<\/p>\n<p>Qui ne veut ni ne peut \u00e9lucider les sens en lui-m\u00eame dans cette<\/p>\n<p>recherche \u00e0 propos d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9, ne peut conna\u00eetre cette derni\u00e8re. C&rsquo;est<\/p>\n<p>pour cela que la \u00ab m\u00e9thode scientifique \u00bb est en ce sens une m\u00e9thode<\/p>\n<p>de \u00ab m\u00e9connaissance essentielle \u00bb active. Cela ne veut pas dire pour<\/p>\n<p>autant qu&rsquo;elle soit sans apports sur le plan existentiel.<\/p>\n<p>276<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>Revenant en ce lieu o\u00f9 r\u00e9side pour le sujet la coh\u00e9rence de son<\/p>\n<p>objet d&rsquo;\u00e9tude, nous y trouvons donc ce que nous pourrions appeler la<\/p>\n<p>coh\u00e9rence d&rsquo;une \u00abprobl\u00e9matique\u00bb personnelle, qui lui fait ou non<\/p>\n<p>probl\u00e8me, mais dont l&rsquo;\u00e9lucidation ouvre l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9 au choix et au<\/p>\n<p>changement \u00e9ventuel. La connaissance essentielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 quel-<\/p>\n<p>conque peut donc changer la vie de celui qui y parvient.<\/p>\n<p>Par ailleurs, on peut dire que chaque coh\u00e9rence personnelle est<\/p>\n<p>aussi une coh\u00e9rence universelle de l&rsquo;homme, en laquelle les uns ou les<\/p>\n<p>autres se trouvent plus ou moins concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Nous en tirerons deux cons\u00e9quences pour la connaissance.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord elle devient connaissance de l&rsquo;homme (en ce lieu partiel) et<\/p>\n<p>des existants qui l&rsquo;actualisent, probl\u00e8mes humains, actualisations so-<\/p>\n<p>ciales, culturelles, intellectuelles, etc&#8230; Elle ouvre donc vers la possi-<\/p>\n<p>bilit\u00e9 d&rsquo;une \u00ab ma\u00eetrise \u00bb, au sens d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9 de ce terme, dans tous<\/p>\n<p>les espaces d&rsquo;existence correspondants, par exemple professionnel.<\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;objet initial, la connaissance essentielle qui est aussi recon-<\/p>\n<p>naissance de soi, ouvre ainsi \u00e0 la connaissance (ou ma\u00eetrise) de tout un<\/p>\n<p>pan de \u00ab l&rsquo;humaine condition \u00bb. Soulignons que ce terme de ma\u00eetrise<\/p>\n<p>n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec un pouvoir qu&rsquo;un suppos\u00e9 savoir donnerait, mais<\/p>\n<p>plut\u00f4t \u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;un \u00abt\u00e9moignage de soi\u00bb profession de soi,<\/p>\n<p>profitable \u00e0 d&rsquo;autres, autant qu&rsquo;ils s&rsquo;y retrouveraient. Cette connais-<\/p>\n<p>sance donne \u00ab autorit\u00e9 \u00bb comme t\u00e9moin (expert?) et ouvre \u00e0 la ques-<\/p>\n<p>tion de libert\u00e9 et de responsabilit\u00e9 assum\u00e9e en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>Nous voil\u00e0, semble-t-il, loin de notre objet initial \u00e0 propos duquel<\/p>\n<p>s&rsquo;engage une recherche de connaissance. En fait, cela nous y ram\u00e8ne.<\/p>\n<p>En effet, comme toute r\u00e9alit\u00e9, elle est r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un consensus d&rsquo;une<\/p>\n<p>population, impliqu\u00e9e dans cet objet par cette m\u00eame coh\u00e9rence. C&rsquo;est<\/p>\n<p>donc vis \u00e0 vis de cette population et aussi \u00e0 propos de cet objet initial<\/p>\n<p>que les cons\u00e9quences pr\u00e9c\u00e9dentes de la connaissance essentielle trou-<\/p>\n<p>vent leur int\u00e9r\u00eat. C&rsquo;est le cas par exemple d&rsquo;un enseignement autour de<\/p>\n<p>l&rsquo;objet, celui aussi d&rsquo;une intervention dans un milieu social ou dans la<\/p>\n<p>probl\u00e9matique personnelle d&rsquo;un tiers. Il faut consid\u00e9rer que c&rsquo;est cette<\/p>\n<p>connaissance m\u00eame qui \u00ab autorise \u00bb une \u00ab expertise \u00bb aupr\u00e8s des per-<\/p>\n<p>sonnes int\u00e9ress\u00e9es par cette r\u00e9alit\u00e9 initiale. Cette connaissance, ancr\u00e9e<\/p>\n<p>dans la personne du chercheur, lui procure ma\u00eetrise pour lui m\u00eame et<\/p>\n<p>lui indique aussi quelle \u00ab probl\u00e9matique humaine \u00bb se joue dans le<\/p>\n<p>milieu concern\u00e9 par cette r\u00e9alit\u00e9. On trouvera par exemple qu&rsquo;une<\/p>\n<p>institution, r\u00e9alite commune pour ses membres, les rassemble autour<\/p>\n<p>d&rsquo;une certaine probl\u00e9matique humaine qui se manifeste, par exemple,<\/p>\n<p>dans le type de leurs communications, leur id\u00e9ologie, \u00eeeur activit\u00e9,<\/p>\n<p>leurs difficult\u00e9s, etc&#8230;<\/p>\n<p>Plus largement c&rsquo;est toute une culture qui peut \u00eatre concern\u00e9e<\/p>\n<p>autour d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 qui lui est propre, l\u00e9gendes, faits historiques,<\/p>\n<p>syst\u00e8me politique, activit\u00e9s, etc&#8230;<\/p>\n<p>La connaissance essentielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 peut donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e<\/p>\n<p>comme celle d&rsquo;une part de l&rsquo;humanit\u00e9 en chacun et dans le monde o\u00f9<\/p>\n<p>c&rsquo;est la part sp\u00e9cifique des populations, particuli\u00e8rement concern\u00e9es<\/p>\n<p>par les r\u00e9alit\u00e9s de cette m\u00eame coh\u00e9rence, celles de leur culture.<\/p>\n<p>277<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>En poussant encore l&rsquo;analyse on s&rsquo;aper\u00e7oit que la connaissance<\/p>\n<p>essentielle d&rsquo;un objet particulier est aussi connaissance de toutes ses<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9s homologues, c&rsquo;est-\u00e0-dire de toute une partie de la R\u00e9alit\u00e9; aussi<\/p>\n<p>bien des faits, des repr\u00e9sentations que des relations.<\/p>\n<p>Chaque analyse de coh\u00e9rence un peu pouss\u00e9e ouvre \u00e0 de telles<\/p>\n<p>perspectives. L&rsquo;exp\u00e9rience confirme la th\u00e9orie. Toute connaissance<\/p>\n<p>essentielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 particuli\u00e8re est, selon sa coh\u00e9rence sp\u00e9cifique,<\/p>\n<p>connaissance de soi, connaissance de l&rsquo;homme en g\u00e9n\u00e9ral; connais-<\/p>\n<p>sance de l&rsquo;homme en particulier, en rapport avec la r\u00e9alit\u00e9 initiale ou<\/p>\n<p>des homologues selon cette coh\u00e9rence, connaissance particuli\u00e8re du<\/p>\n<p>monde selon ses r\u00e9alit\u00e9s particuli\u00e8res homologues.<\/p>\n<p>S&rsquo;agissant d&rsquo;une connaissance essentielle, il ne s&rsquo;agit pas automa-<\/p>\n<p>tiquement d&rsquo;une connaissance existentielle. Cette connaissance essen-<\/p>\n<p>tielle ne procure pas imm\u00e9diatement par exemple une connaissance<\/p>\n<p>formelle exhaustive de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de (l&rsquo;exhaustivit\u00e9 \u00e9tant l\u00e0 une<\/p>\n<p>fiction). Il y a deux limites \u00e0 cela. La premi\u00e8re provient du fait que ne<\/p>\n<p>peuvent \u00eatre connues existentiellement que les r\u00e9alit\u00e9s \u00abactuelles\u00bb<\/p>\n<p>pour l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire celles qui sont actualisation d&rsquo;un consen-<\/p>\n<p>sus auquel il est participant.<\/p>\n<p>On ne peut utiliser cette conscience essentielle pour une r\u00e9alit\u00e9 qui<\/p>\n<p>n&rsquo;existe pas pour soi. On peut cependant y acc\u00e9der plus facilement si<\/p>\n<p>elle se pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre limite est celle de l&rsquo;\u00e9lucidation m\u00eame. La conscience de<\/p>\n<p>sens ne proc\u00e8de pas d&rsquo;un tout ou rien mais d&rsquo;une \u00ablumi\u00e8re\u00bb pro-<\/p>\n<p>gressive. Le discernement obtenu peut \u00eatre plus ou moins aigu et, en<\/p>\n<p>cons\u00e9quence, la connaissance et ses b\u00e9n\u00e9fices. Il faut dire aussi que l&rsquo;on<\/p>\n<p>verra des pseudos connaissances se prendre pour une vraie conscience.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas nouveau qu&rsquo;un aveuglement se prenne pour l&rsquo;illumination,<\/p>\n<p>aveugle qu&rsquo;il est sur son propre regard. Seule la connaissance sait<\/p>\n<p>son ignorance, m\u00eame si elle ne sait pas la mesurer. C&rsquo;est ainsi que la<\/p>\n<p>connaissance essentielle invite \u00e0 la prudence.<\/p>\n<p>3) La connaissance essentielle pour son objet<\/p>\n<p>Revenons maintenant \u00e0 l&rsquo;utilit\u00e9 de la connaissance essentielle<\/p>\n<p>pour l&rsquo;objet initial de la recherche. A quoi cela sert-il de le conna\u00eetre<\/p>\n<p>ainsi? Il y a deux r\u00e9ponses corollaires. La premi\u00e8re est celle-ci: la<\/p>\n<p>connaissance essentielle ouvre la possibilit\u00e9 de toutes connaissances<\/p>\n<p>existentielles de cette r\u00e9alit\u00e9, donc de ses aspects, parties, mouve-<\/p>\n<p>ments, changements, etc&#8230; C&rsquo;est celle que l&rsquo;on d\u00e9veloppe ici. L&rsquo;autre<\/p>\n<p>r\u00e9ponse, est li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;action, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;intervention personnelle dans<\/p>\n<p>l&rsquo;existence de cette r\u00e9alit\u00e9 pour y participer ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement,<\/p>\n<p>contribuer \u00e0 la transformer. C&rsquo;est l&rsquo;enjeu de toutes les activit\u00e9s humai-<\/p>\n<p>nes. La connaissance essentielle n&rsquo;est pas, bien entendu, la condition<\/p>\n<p>de l&rsquo;action mais elle ouvre la possibilit\u00e9 d&rsquo;une action plus juste, plus<\/p>\n<p>efficace, plus pertinente parce que touchant \u00e0 l&rsquo;essentiel, au lieu m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique de toute r\u00e9alit\u00e9, et aussi plus libre et donc responsable.<\/p>\n<p>278<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>L&rsquo;action \u00ab lucide \u00bb a toutes les chances d&rsquo;\u00eatre meilleure. Cependant il<\/p>\n<p>ne s&rsquo;agit pas pour autant d&rsquo;action \u00ab miraculeuse \u00bb, limit\u00e9e qu&rsquo;elle reste<\/p>\n<p>d&rsquo;abord par une connaissance jamais absolue et, d&rsquo;autre part, par le fait<\/p>\n<p>qu&rsquo;en tant que r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un consensus, elle est toujours coexistence et<\/p>\n<p>hors de la ma\u00eetrise d&rsquo;un seul.<\/p>\n<p>Ainsi se retrouve le paradoxe de la libert\u00e9, de la responsabilit\u00e9 et<\/p>\n<p>de la ma\u00eetrise personnelle qui adviennent en m\u00eame temps que la<\/p>\n<p>d\u00e9couverte de la part des autres dans toute action et r\u00e9alit\u00e9. Le r\u00e9sultat<\/p>\n<p>reste ainsi \u00ab \u00e0 la gr\u00e2ce de Dieu \u00bb au travers de celle des hommes, qui<\/p>\n<p>n&rsquo;en savent souvent rien. C&rsquo;est encore \u00e0 la prudence et aussi \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;humilit\u00e9 que ram\u00e8ne cette connaissance tout en offrant les perspectives<\/p>\n<p>que l&rsquo;on a d\u00e9velopp\u00e9es et qui restent \u00e0 envisager.<\/p>\n<p>Reprenons la question de l&rsquo;utilit\u00e9 de la connaissance existentielle<\/p>\n<p>dont les b\u00e9n\u00e9fices se retrouvent, bien s\u00fbr, dans l&rsquo;action.<\/p>\n<p>4) Connaissances existentielles<\/p>\n<p>Connaissant l&rsquo;essentiel, la coh\u00e9rence d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 existante, l&rsquo;acc\u00e8s<\/p>\n<p>est possible \u00e0 la connaissance de l&rsquo;existence m\u00eame de cette r\u00e9alit\u00e9,<\/p>\n<p>selon toutes ses dimensions et ses aspects. C&rsquo;est en prenant le sch\u00e9ma<\/p>\n<p>ternaire de l&rsquo;existence que l&rsquo;on peut envisager en quoi consiste cette<\/p>\n<p>connaissance existentielle.<\/p>\n<p>Le vecteur intention nous indique les diff\u00e9rentes directions, orien-<\/p>\n<p>tations, logiques, dynamiques, etc&#8230; de l&rsquo;existant, selon les divers sens<\/p>\n<p>de la coh\u00e9rence, comme autant de potentialit\u00e9s, suivant que tel ou tel<\/p>\n<p>sens domine. La connaissance (essentielle) du sens dominant d&rsquo;une<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 ouvre alors sur la connaissance (existentielle), perspective et<\/p>\n<p>r\u00e9trospective de cette r\u00e9alit\u00e9; de quoi expliquer le pass\u00e9 et pr\u00e9voir ou<\/p>\n<p>projeter l&rsquo;avenir ou du moins son principe.<\/p>\n<p>Le vecteur attention. Sa connaissance est indicatrice des \u00ab objets<\/p>\n<p>significatifs \u00bb de cette r\u00e9alit\u00e9. C&rsquo;est donc \u00e0 partir d&rsquo;une connaissance<\/p>\n<p>essentielle que peuvent \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s les caract\u00e8res ou crit\u00e8res signi-<\/p>\n<p>ficatifs, et non l&rsquo;inverse, comme le tenterait une d\u00e9termination \u00e0 priori<\/p>\n<p>de ceux-ci. Les \u00abobjectifs\u00bb et rep\u00e8res v\u00e9ritables ne seront reconnus<\/p>\n<p>tels, que par une connaissance essentielle pr\u00e9alable. Les objets d\u00e9ter-<\/p>\n<p>minants de la r\u00e9alit\u00e9 connue peuvent \u00eatre class\u00e9s selon le sens de la<\/p>\n<p>coh\u00e9rence pour lequel ils sont significatifs. C&rsquo;est aussi le principe de<\/p>\n<p>toute analyse qualitative.<\/p>\n<p>Le vecteur extension. Il caract\u00e9rise le d\u00e9veloppement (spatio-<\/p>\n<p>temporel) de la r\u00e9alit\u00e9, son historicit\u00e9 comme son \u00e9tendue. Cette<\/p>\n<p>connaissance est \u00e0 nouveau prospective, cette fois-ci sur le plan dia-<\/p>\n<p>chronique, c&rsquo;est-\u00e0-dire celui par exemple, d&rsquo;une s\u00e9quence \u00e9v\u00e9nemen-<\/p>\n<p>tielle. C&rsquo;est ce qui permet de conna\u00eetre le mouvement de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Par ailleurs la diversit\u00e9 des sens de la coh\u00e9rence et celle des<\/p>\n<p>\u00ab objets \u00bb (vecteurs intention et attention) pr\u00e9supposent la multiplicit\u00e9<\/p>\n<p>des extensions. Cela revient \u00e0 dire que chaque r\u00e9alit\u00e9 existante est<\/p>\n<p>elle-m\u00eame compos\u00e9e d&rsquo;une multitude d&rsquo;existants (ses parties), classa-<\/p>\n<p>279<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>bles, soit selon leur sens dominant (vecteurs intention), soit selon les<\/p>\n<p>\u00abobjets\u00bb auxquels ils se rapportent (vecteurs attention), avec les<\/p>\n<p>combinaisons des deux. Chaque existant partiel, appartenant \u00e0 l&rsquo;exis-<\/p>\n<p>tence de la r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e, lui est homologue. Autrement dit, si on<\/p>\n<p>consid\u00e8re la r\u00e9alit\u00e9 selon son extension, chaque partie locale est<\/p>\n<p>homologue \u00e0 l&rsquo;ensemble global. Cela donne une perspective hologra-<\/p>\n<p>phique de la r\u00e9alit\u00e9. Le commun c&rsquo;est (au moins) la coh\u00e9rence com-<\/p>\n<p>mune (toute r\u00e9alit\u00e9 est ainsi et plus g\u00e9n\u00e9ralement, toute la R\u00e9alit\u00e9).<\/p>\n<p>Cela permet d&rsquo;envisager que, visant une r\u00e9alit\u00e9 partielle locale dans<\/p>\n<p>l&rsquo;action, on atteigne la r\u00e9alit\u00e9 globale et vice versa par le biais de leur<\/p>\n<p>source commune: la coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>Cette connaissance existentielle selon l&rsquo;extension, compl\u00e8te, avec<\/p>\n<p>les deux pr\u00e9c\u00e9dentes, ce qui est n\u00e9cessaire pour comprendre \u00ab la nature<\/p>\n<p>existentielle\u00bb de la r\u00e9alit\u00e9 et les principes de l&rsquo;action sur elle. Les<\/p>\n<p>variables sont les sens dominants et leur pendant intentionnel, ainsi<\/p>\n<p>que les objets vis\u00e9s ou domaines d&rsquo;exercice de l&rsquo;intention, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>les objets d&rsquo;attention. La r\u00e9sultante en est le changement d&rsquo;extension<\/p>\n<p>dans ses parties et son tout.<\/p>\n<p>La connaissance existentielle ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0, puisqu&rsquo;elle est celle<\/p>\n<p>des diff\u00e9rents aspects: la conscience sensible du plan relatif, connais-<\/p>\n<p>sance des liaisons (significations), relations du vecteur intention \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;attention. C&rsquo;est par exemple, la compr\u00e9hension intuitive du contenu<\/p>\n<p>des communications dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e. La conscience formelle<\/p>\n<p>nous donne la forme descriptive de cette r\u00e9alit\u00e9, mod\u00e8les, th\u00e9ories,<\/p>\n<p>images, figures, trajectoires, id\u00e9alit\u00e9s&#8230; (ce que bien souvent on assi-<\/p>\n<p>mile au savoir) et ses repr\u00e9sentations ou formulations.<\/p>\n<p>Le plan factuel, non envisag\u00e9 comme conscience, pourrait \u00eatre<\/p>\n<p>assimil\u00e9 \u00e0 une connaissance empirique ou un constat de fait. On<\/p>\n<p>pourrait l&rsquo;assimiler \u00e0 une connaissance exp\u00e9rimentale o\u00f9, la pr\u00e9sence<\/p>\n<p>participante du sujet, valide et se confond avec le fait de la realit\u00e9 de<\/p>\n<p>l&rsquo;objet. C&rsquo;est une sid\u00e9ration du sujet qui est prise comme fait, \u00ab l&rsquo;effet<\/p>\n<p>pour les faits \u00bb, auxquels on peut croire \u00ab dur comme faire \u00bb ou l&rsquo;en-fer.<\/p>\n<p>Quelques jeux de mots pour remettre \u00e0 sa place cet aspect de la<\/p>\n<p>connaissance existentielle qui, si elle s&rsquo;y r\u00e9duit, d\u00e9note l&rsquo;absence de<\/p>\n<p>toute connaissance essentielle. Cette connaissance existentielle est<\/p>\n<p>n\u00e9anmoins celle qui nous permet de poser des actes au bon endroit et<\/p>\n<p>d&rsquo;en peser les effets et on pourrait la dire instinctive, sinon animale, ou<\/p>\n<p>m\u00eame v\u00e9g\u00e9tative.<\/p>\n<p>L&rsquo;accessibilit\u00e9 \u00e0 la connaissance existentielle et ses diff\u00e9rentes<\/p>\n<p>dimensions et aspects, se trouve largement d\u00e9ploy\u00e9e par la connais-<\/p>\n<p>sance essentielle, sans que celle-ci en soit la condition. En effet, une<\/p>\n<p>connaissance existentielle partielle et limit\u00e9e peut \u00eatre acquise sans<\/p>\n<p>conscience de sens. Mais l&rsquo;absence de celle-ci interdit toute v\u00e9ritable<\/p>\n<p>explication de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 moins de la r\u00e9duire \u00e0 une interpr\u00e9tation. Par<\/p>\n<p>ailleurs la conscience existentielle se trouve imm\u00e9diatement acquise<\/p>\n<p>avec la connaissance essentielle en tout aspect consid\u00e9r\u00e9 actuellement<\/p>\n<p>de la r\u00e9alit\u00e9 ainsi connue.<\/p>\n<p>280<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>5) Perspectives de la th\u00e9orie des connaissances<\/p>\n<p>Comme pour les cultures, sur chaque type d&rsquo;objet de connaissance<\/p>\n<p>peut se reformuler une version ad\u00e9quate de la th\u00e9orie des coh\u00e9rences,<\/p>\n<p>int\u00e9grant une pratique particuli\u00e8re de l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence et d\u00e9bou-<\/p>\n<p>chant sur des utilit\u00e9s sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi, que l&rsquo;on peut dire que la th\u00e9orie des coh\u00e9rences est une<\/p>\n<p>m\u00e9ta-th\u00e9orie, de laquelle on peut tirer des th\u00e9ories corrolaires, r\u00e9pon-<\/p>\n<p>dant \u00e0 des domaines sp\u00e9cifiques, caract\u00e9ris\u00e9s par leurs objets. Il en va<\/p>\n<p>de m\u00eame pour les pratiques.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me de la connaissance essentielle est commun \u00e0 tous les<\/p>\n<p>domaines avec ces cons\u00e9quences g\u00e9n\u00e9rales. Parmi elles, on a d\u00e9j\u00e0<\/p>\n<p>\u00e9voqu\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 une connaissance existentielle sp\u00e9cifique de chaque<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 existante. Il reste cependant deux cons\u00e9quences g\u00e9n\u00e9rales de<\/p>\n<p>toute connaissance essentielle: celles de la libert\u00e9 et de l&rsquo;accomplisse-<\/p>\n<p>ment.<\/p>\n<p>Il y a un savoir qui \u00e9gare et une connaissance qui rend libre. La<\/p>\n<p>libert\u00e9 qui r\u00e9sulterait de la connaissance d&rsquo;un tr\u00e8s grand nombre de<\/p>\n<p>portes ferm\u00e9es ne serait pas tr\u00e8s lib\u00e9ratrice. C&rsquo;est celle que propose un<\/p>\n<p>savoir objectiv\u00e9, qui \u00e9reinte toute recherche de lib\u00e9ration, par l&rsquo;im-<\/p>\n<p>possibilit\u00e9 et la vanit\u00e9 de tout choix dans la multitude des objets et des<\/p>\n<p>signes qu&rsquo;elle propose. C&rsquo;est un peu comme la bab\u00e9lisation qui dis-<\/p>\n<p>perse l&rsquo;homme et l&rsquo;\u00e9gar\u00e9. La connaissance essentielle \u00e0 propos d&rsquo;une<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9, am\u00e8ne \u00e0 s&rsquo;y reconna\u00eetre, ce qui est la condition pour prendre<\/p>\n<p>position, c&rsquo;est-\u00e0-dire choisir, en se diff\u00e9renciant, en tant que sujet, de<\/p>\n<p>l&rsquo;objet de son choix.<\/p>\n<p>La libert\u00e9 dont il s&rsquo;agit, se pr\u00e9sente sous plusieurs aspects:<\/p>\n<p>&#8211; libert\u00e9 de n&rsquo;\u00eatre pas r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;existence des choses, quelles qu&rsquo;elles<\/p>\n<p>soient, en tant qu&rsquo;Instance, lieu des sens, transcendante \u00e0 l&rsquo;existence o\u00f9<\/p>\n<p>se place la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; libert\u00e9 de participer ou non au consensus, autrement dit d&rsquo;exister<\/p>\n<p>ou non avec la r\u00e9alit\u00e9 en question ou de mesurer sa participation. Cela<\/p>\n<p>revient \u00e0 pouvoir \u00e9viter des situations, des r\u00e9alit\u00e9s dans la mesure ou<\/p>\n<p>la connaissance essentielle de leur coh\u00e9rence en permet \u00e0 temps la<\/p>\n<p>connaissance des sens.<\/p>\n<p>&#8211; libert\u00e9 de choisir un sens parmi ceux d&rsquo;une coh\u00e9rence pour la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e. C&rsquo;est celle qui permet de choisir une orientation,<\/p>\n<p>une direction et qui offre la seule v\u00e9ritable responsabilit\u00e9 de direction<\/p>\n<p>(de gouvernement, d&rsquo;orientation) celle qui r\u00e9sulte \u00e0 la fois d&rsquo;un con-<\/p>\n<p>sentement (consensus sur certains sens) et d&rsquo;un renoncement (non<\/p>\n<p>consensus sur d&rsquo;autres sens possibles).<\/p>\n<p>&#8211; libert\u00e9 de choisir parmi les sens possibles d&rsquo;une coh\u00e9rence, ceux<\/p>\n<p>dont l&rsquo;existence est de nature \u00e0 ouvrir \u00e0 d&rsquo;autres connaissances essen-<\/p>\n<p>tielles. Autrement dit: libert\u00e9 d&rsquo;accro\u00eetre sa libert\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 en<\/p>\n<p>question.<\/p>\n<p>281<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> Par la conscience de sens qu&rsquo;elle suppose, la connaissance essen-<\/p>\n<p>tielle offre donc une libert\u00e9 qui est autonomie, responsabilit\u00e9, accom-<\/p>\n<p>plissement ; cela, en outre, non seulement lors de la connaissance de<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9s exceptionnelles mais aussi des r\u00e9alit\u00e9s les plus banales. C&rsquo;est<\/p>\n<p>ainsi que toute activit\u00e9 de connaissance essentielle des r\u00e9alit\u00e9s de<\/p>\n<p>1&rsquo;existence est aussi accomplissement de celui qui s&rsquo;y exerce. Le b\u00e9n\u00e9-<\/p>\n<p>fice de cette activit\u00e9 se situe moins, pour l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9, dans le r\u00e9sultat<\/p>\n<p>pour les autres et le salaire qu&rsquo;il en re\u00e7oit, que dans son propre<\/p>\n<p>accomplissement. Cependant cette connaissance essentielle est aussi ce<\/p>\n<p>qui permet de faire le choix de la m\u00eame libert\u00e9 pour les autres, par<\/p>\n<p>consensus sur les m\u00eames sens d&rsquo;accomplissement.<\/p>\n<p>Libert\u00e9 et accomplissement se trouvent donc indissociables. L&rsquo;un<\/p>\n<p>facilite l&rsquo;autre. Cependant le paradoxe de la libert\u00e9 est que pour la<\/p>\n<p>choisir encore faut-il l&rsquo;avoir. Pour la connaissance essentielle il en va<\/p>\n<p>de m\u00eame: pour la chercher et l&rsquo;obtenir, encore faut-il y \u00eatre dispos\u00e9 et<\/p>\n<p>pour cela elle serait bien utile.<\/p>\n<p>Rappelons \u00e0 ce propos que ce sont les sens de l&rsquo;accomplissement<\/p>\n<p>qui permettent la conscience de sens, le probl\u00e8me est donc de s&rsquo;y<\/p>\n<p>trouver activ\u00e9. Pour cela il y a deux possibilit\u00e9s: soit d&rsquo;en faire le choix<\/p>\n<p>si une conscience pr\u00e9alable le permet, soit d&rsquo;y \u00eatre activ\u00e9 par l&rsquo;envi-<\/p>\n<p>ronnement. Dans ce dernier cas, cela peut \u00eatre tout \u00e0 fait ind\u00e9pendant<\/p>\n<p>de soi ou bien r\u00e9sulter du fait, qu&rsquo;en temps utile, on choisisse les<\/p>\n<p>conditions pour s&rsquo;y r\u00e9activer. Les activit\u00e9s d&rsquo;analyse de coh\u00e9rence en<\/p>\n<p>sont l&rsquo;un des moyens.<\/p>\n<p>La connaissance essentielle des r\u00e9alit\u00e9s est donc ainsi, non pas la<\/p>\n<p>simple satisfaction d&rsquo;une curiosit\u00e9 ou la recherche d&rsquo;une utilit\u00e9 imm\u00e9-<\/p>\n<p>diate, mais le chemin de la libert\u00e9 de poursuivre un chemin d&rsquo;accom-<\/p>\n<p>plissement dans l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>282<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE: &#8211;<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>Un mot. En tant que r\u00e9alit\u00e9 du langage il est fait d&rsquo;un<\/p>\n<p>consensus (culturel) et a sa coh\u00e9rence, autrement dit tout un<\/p>\n<p>ensemble de sens. C&rsquo;est l&rsquo;usage qui le situe dans telle ou telle<\/p>\n<p>dominante de sens, \u00e0 tel point qu&rsquo;il peut passer d&rsquo;un sens \u00e0 son<\/p>\n<p>inverse entre un milieu et un autre, d&rsquo;une \u00e9poque \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Sa connaissance essentielle nous instruira non seulement<\/p>\n<p>sur ses usages particuliers, mais sur sa gen\u00e8se m\u00eame: phon\u00e8-<\/p>\n<p>mes, orthographe, etc&#8230; rapport\u00e9s \u00e0 ce qui de l&rsquo;homme et du<\/p>\n<p>monde s&rsquo;y condense.<\/p>\n<p>Un concept. Il peut \u00eatre rep\u00e9r\u00e9 par un terme ou plusieurs.<\/p>\n<p>Sa coh\u00e9rence n&rsquo;est pas le concept mais elle le sous-tend. Com-<\/p>\n<p>me sa coh\u00e9rence a plusieurs sens, le concept peut prendre<\/p>\n<p>plusieurs acceptions. R\u00e9duire un concept \u00e0 l&rsquo;une de ses accep-<\/p>\n<p>tions, c&rsquo;est r\u00e9duire le sens \u00e0 sa formulation et d\u00e9truire la source<\/p>\n<p>vivante du concept en l&rsquo;homme. Privil\u00e9gier une acception est<\/p>\n<p>au contraire une n\u00e9cessit\u00e9, r\u00e9sultant du choix diff\u00e9renci\u00e9 d&rsquo;une<\/p>\n<p>prise de position qui le signifie et le r\u00e9v\u00e8le. L&rsquo;analyse du dis-<\/p>\n<p>cours selon son \u00e9nonc\u00e9, son \u00e9nonciation, ses significations<\/p>\n<p>relationnelles notamment, est purement existentielle. Elle sera<\/p>\n<p>donc encore plus accessible par la connaissance essentielle de<\/p>\n<p>sa coh\u00e9rence. Celle-ci d\u00e9voilera imm\u00e9diatement, par exemple,<\/p>\n<p>le mensonge apparent \u00e9ventuel et ses m\u00e9canismes, restituant<\/p>\n<p>au discours son authenticit\u00e9 dans l&rsquo;Etre qui parle. Ses diverses<\/p>\n<p>\u00abinterpr\u00e9tations\u00bb possibles sont aussi accessibles, selon ses<\/p>\n<p>sens, ainsi que le rep\u00e9rage de ses v\u00e9ritables destinataires, selon<\/p>\n<p>son sens dominant.<\/p>\n<p>Un mythe. La coh\u00e9rence du mythe sera souvent parmi les<\/p>\n<p>plus primordiales de l&rsquo;homme. Celui-ci est alors profond\u00e9ment<\/p>\n<p>concern\u00e9, ainsi que toute population qui le fait sien et qui<\/p>\n<p>trouve l\u00e0 une manifestation des plus significative de son iden-<\/p>\n<p>tit\u00e9 collective. La connaissance essentielle du mythe ouvre<\/p>\n<p>l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la connaissance existentielle (et essentielle) de ses<\/p>\n<p>homologies dans l&rsquo;existence et dans la nature humaine ainsi<\/p>\n<p>qu&rsquo;\u00e0 ses homologies dans les r\u00e9alit\u00e9s culturelles o\u00f9 il pr\u00e9vaut.<\/p>\n<p>Il peut \u00eatre pris, ainsi, comme mod\u00e8le, homologue de bien des<\/p>\n<p>circonstances de la vie pr\u00e9sente ou historique des individus et<\/p>\n<p>de leurs soci\u00e9t\u00e9s. N&rsquo;est-ce pas ce que la psychologie freudienne<\/p>\n<p>fait du seul mythe d&rsquo;Oedipe? Cependant il ne faut pas con-<\/p>\n<p>fondre le mythe-mod\u00e8le et sa coh\u00e9rence qui est seule expli-<\/p>\n<p>cative. La connaissance de celle-ci ouvre aussi sur la connais-<\/p>\n<p>sance existentielle des diff\u00e9rentes versions du mythe et des<\/p>\n<p>diff\u00e9rentes directions possibles pour des r\u00e9alit\u00e9s homologues.<\/p>\n<p>Repr\u00e9sentant une probl\u00e9matique humaine, le mythe peut ain-<\/p>\n<p>si, selon ses versions, servir de mod\u00e8le exemplaire des diff\u00e9-<\/p>\n<p>rentes voies de r\u00e9solution possibles, personnelles et culturel-<\/p>\n<p>les.<\/p>\n<p>283<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE: &#8211;<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>Une production de l&rsquo;imaginaire. Elle peut s&rsquo;exprimer dans<\/p>\n<p>l&rsquo;art par exemple, mais aussi dans le r\u00eave et dans toutes sortes<\/p>\n<p>de langages. En tant que r\u00e9alit\u00e9, elle manifeste une coh\u00e9rence<\/p>\n<p>et sa connaissance essentielle d\u00e9bouche sur la compr\u00e9hension<\/p>\n<p>de 1&rsquo;auteur comme du monde, dont il r\u00e9v\u00e8le quelquefois l\u00e0<\/p>\n<p>1&rsquo;actualit\u00e9 du consensus culturel. La production de l&rsquo;imagina-<\/p>\n<p>tion est utile pour disposer de r\u00e9alit\u00e9s homologues \u00e9lucidables<\/p>\n<p>afin d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la connaissance essentielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 pre-<\/p>\n<p>mi\u00e8re. C&rsquo;est ce qui se fera dans les techniques de l&rsquo;analyse de<\/p>\n<p>coh\u00e9rence. C&rsquo;est aussi le mat\u00e9riel, souvent facile d&rsquo;acc\u00e8s qui<\/p>\n<p>r\u00e9v\u00e9lant le consensus d&rsquo;une population, permet d&rsquo;\u00e9lucider le<\/p>\n<p>sens dune r\u00e9alit\u00e9 qui lui importe. Les productions imaginai-<\/p>\n<p>res, enfin, peuvent constituer des pr\u00e9-visions, repr\u00e9sentations<\/p>\n<p>existentielles pr\u00e9alables, de r\u00e9alit\u00e9s en changement dont on a<\/p>\n<p>une connaissance essentielle. C&rsquo;est ainsi, qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;une<\/p>\n<p>connaissance essentielle on pourra produire des repr\u00e9senta-<\/p>\n<p>tions existentielles de types, plans, programmes, strat\u00e9gies<\/p>\n<p>expressions verbales, illustrations, etc&#8230; Ces productions<\/p>\n<p>\u00abimaginaires\u00bb interviendront tr\u00e8s souvent \u00e0 l&rsquo;amont et \u00e0<\/p>\n<p>1&rsquo;aval d une connaissance essentielle.<\/p>\n<p>Une id\u00e9e, une th\u00e9orie. Ce sont des r\u00e9alit\u00e9s \u00e0 dominante<\/p>\n<p>repr\u00e9sentative qui expriment une coh\u00e9rence. Leur connaissance<\/p>\n<p>r\u00e9v\u00e8le ce que cette id\u00e9e ou cette th\u00e9orie disent de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>de m\u00eame que du monde existant o\u00f9 elles se valident. Ainsi<\/p>\n<p>toute th\u00e9orie et, plus g\u00e9n\u00e9ralement toute formulation de lois,<\/p>\n<p>de mod\u00e8les, de repr\u00e9sentations de l&rsquo;homme ou du monde, sont<\/p>\n<p>des voies d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 une connaissance essentielle. La condition<\/p>\n<p>est qu&rsquo;elles ne se confondent pas avec la v\u00e9rit\u00e9 objective<\/p>\n<p>absolue, d\u00e9niant son sujet et n&rsquo;offrant, ainsi, rien d&rsquo;elles m\u00eames<\/p>\n<p>\u00e0 \u00e9lucider (selon leurs auteurs, bien s\u00fbr).<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse la connaissance essentielle d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 facilite<\/p>\n<p>sa connaissance existentielle et notamment la formulation de<\/p>\n<p>telle id\u00e9e ou th\u00e9orie. La connaissance essentielle est m\u00e9ta-<\/p>\n<p>th\u00e9orique.<\/p>\n<p>Ainsi tout le bagage scientifique de l&rsquo;objectivisme peut<\/p>\n<p>\u00eatre subverti et cela, symboliquement, donnant acc\u00e8s au sujet<\/p>\n<p>qui n&rsquo;a cess\u00e9 de s&rsquo;y trouver, malgr\u00e9 ses d\u00e9n\u00e9gations. Cette<\/p>\n<p>connaissance essentielle est en m\u00eame temps un moyen de<\/p>\n<p>poursuivre cette m\u00eame objectivation scientifique, avec cette<\/p>\n<p>fois une science qui ne se contente plus de rimer avec cons-<\/p>\n<p>cience mais s&rsquo;y arrime pour se faire connaissance.<\/p>\n<p>La connaissance des id\u00e9es, mod\u00e8les et th\u00e9ories n&rsquo;est-elle<\/p>\n<p>pas aussi l&rsquo;enjeu ou plut\u00f4t la m\u00e9diation de projets p\u00e9dagogi-<\/p>\n<p>ques? Conna\u00eetre le sens de&#8230; n&rsquo;est-il pas la meilleure voie<\/p>\n<p>\u00e9ducative comme celle qui favoriserait la connaissance exis-<\/p>\n<p>tentielle des r\u00e9alit\u00e9s et de leurs repr\u00e9sentations. C&rsquo;est le champ<\/p>\n<p>284<\/p>\n<p>THEORIE DES COHERENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE: &#8211;<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>de l&rsquo;\u00e9ducation et de l&rsquo;\u00e9tude qui s&rsquo;ouvre ici \u00e0 de nouvelles (ou<\/p>\n<p>anciennes) m\u00e9thodes.<\/p>\n<p>Une id\u00e9ologie. Comme d&rsquo;ailleurs bien des th\u00e9ories dites<\/p>\n<p>ou non dites, elle est r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une coh\u00e9rence dont l&rsquo;\u00e9lucidation<\/p>\n<p>dirait aussi les sens dominants, selon les lieux ou les \u00e9poques,<\/p>\n<p>et r\u00e9v\u00e9lerait les diff\u00e9rentes versions des r\u00e9alit\u00e9s qu&rsquo;elle pro-<\/p>\n<p>pose. Qui ne serait pas ainsi int\u00e9ress\u00e9 par une connaissance<\/p>\n<p>essentielle du socialisme ou du lib\u00e9ralisme, mais aussi de bien<\/p>\n<p>des courants de pens\u00e9e, des philosophies et des fa\u00e7ons de voir<\/p>\n<p>qui ne s&rsquo;expriment m\u00eame pas en pens\u00e9es structur\u00e9es?<\/p>\n<p>Chacune, de part sa coh\u00e9rence, concerne une probl\u00e9ma-<\/p>\n<p>tique humaine et mondaine pour laquelle elle prend une ou<\/p>\n<p>plusieurs positions selon ses sens dominants. C&rsquo;est alors une<\/p>\n<p>\u00ab position \u00bb de l&rsquo;homme face \u00e0 lui-m\u00eame dans le monde, cen-<\/p>\n<p>tre sur une part de son humanit\u00e9. Cette part, cette coh\u00e9rence,<\/p>\n<p>est souvent prise pour le tout et la position de sens est prise<\/p>\n<p>pour l&rsquo;unique envisageable, sauf \u00e0 mettre en danger l&rsquo;homme<\/p>\n<p>m\u00eame. La connaissance essentielle, puis existentielle, des id\u00e9o-<\/p>\n<p>logies est non seulement int\u00e9ressante pour la connaissance en<\/p>\n<p>soi mais aussi pour rep\u00e9rer, comparer et prendre des positions<\/p>\n<p>libres et responsables dans ces contextes.<\/p>\n<p>Un \u00e9v\u00e9nement. Qu&rsquo;il soit historique ou actuel, il est tou-<\/p>\n<p>jours le \u00ab fait d&rsquo;un consensus \u00bb ou encore, dit autrement: c&rsquo;est<\/p>\n<p>un fait pour une population qui le consid\u00e8re comme tel dans<\/p>\n<p>son consensus. Un \u00e9v\u00e9nement est donc \u00e0 prendre comme la<\/p>\n<p>manifestation \u00ab \u00e9v\u00e9nementielle \u00bb d&rsquo;une coh\u00e9rence. Sa coh\u00e9ren-<\/p>\n<p>ce essentielle nous renseigne sur le sens de cet \u00e9v\u00e9nement, sens<\/p>\n<p>de l&rsquo;histoire ou sens de l&rsquo;avenir. Connaissant ce qu&rsquo;il peut<\/p>\n<p>signifier pour une population il peut y jouer un r\u00f4le r\u00e9v\u00e9lateur,<\/p>\n<p>dans un travail d&rsquo;historien. Par ailleurs, selon tel ou tel de ses<\/p>\n<p>sens, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement se caract\u00e9rise par des objets ou \u00abcrit\u00e8res<\/p>\n<p>significatifs \u00bb. Ceux-ci peuvent alors s&rsquo;observer pour caract\u00e9-<\/p>\n<p>riser l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, r\u00e9trospectivement ou pros-<\/p>\n<p>pectivement.<\/p>\n<p>La connaissance essentielle d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement permettra, en<\/p>\n<p>outre, la connaissance des positions ou sens particuliers de<\/p>\n<p>ceux qui le relatent, y r\u00e9agissent. Elle d\u00e9bouche sur une con-<\/p>\n<p>naissance existentielle de la place respective de diff\u00e9rents pro-<\/p>\n<p>tagonistes. Une sorte de sociogramme, fruit du discernement<\/p>\n<p>des positions (de sens) permet de sortir des dualismes st\u00e9riles<\/p>\n<p>et meurtriers, de prendre position en \u00ab connaissance \u00bb de cau-<\/p>\n<p>se, d&rsquo;envisager toutes strat\u00e9gies utiles. C&rsquo;est la base de l&rsquo;action<\/p>\n<p>et de pratiques nombreuses.<\/p>\n<p>Une situation. L&rsquo;\u00e9tat actuel d&rsquo;une population, d&rsquo;une orga-<\/p>\n<p>nisation, d&rsquo;un probl\u00e8me, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une situa-<\/p>\n<p>285<\/p>\n<p>THEORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE: &#8211;<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>tion. Ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre apr\u00e8s tout, que ce qui advient. L&rsquo;\u00e9tat<\/p>\n<p>des \u00e9v\u00e9nements pourrait-on dire. L&rsquo;analyse de coh\u00e9rence des<\/p>\n<p>situations en permet la connaissance essentielle et donc celle,<\/p>\n<p>non seulement de leur sens dominant, de leurs sens potentiels,<\/p>\n<p>mais aussi du r\u00f4le et de la place de tous les objets et parte-<\/p>\n<p>naires concern\u00e9s. La situation est comme une sc\u00e8ne o\u00f9 objets<\/p>\n<p>et personnes jouent un jeu selon tel ou tel sc\u00e9nario. La con-<\/p>\n<p>naissance essentielle d&rsquo;une situation, par la conscience de sa<\/p>\n<p>coh\u00e9rence, ouvre vers la connaissance existentielle de ses<\/p>\n<p>diff\u00e9rentes orientations ou directions possibles, c&rsquo;est-\u00e0-dire tous<\/p>\n<p>les probl\u00e8mes de choix et de direction. Elle ouvre en outre vers<\/p>\n<p>le rep\u00e9rage du sc\u00e9nario en jeu et des sc\u00e9narios possibles, avec \u00e0<\/p>\n<p>chaque fois la distribution des r\u00f4les adapt\u00e9e. C&rsquo;est ainsi que<\/p>\n<p>l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence des situations, avec la connaissance<\/p>\n<p>essentielle qu&rsquo;elle procure, fonde l&rsquo;exercice des activit\u00e9s de<\/p>\n<p>direction, c&rsquo;est-\u00e0-dire de gouvernement des situations, au ni-<\/p>\n<p>veau des choix et celui des strat\u00e9gies.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie des coh\u00e9rences se fait la th\u00e9orie de l&rsquo;action;<\/p>\n<p>l&rsquo;analyse de coh\u00e9rence en \u00e9tant l&rsquo;instrument fondamental,<\/p>\n<p>d\u00e9bouchant sur des m\u00e9thodes et strat\u00e9gies d&rsquo;action.<\/p>\n<p>Un rite sacramentel. Les situations peuvent nous faire<\/p>\n<p>penser au th\u00e9\u00e2tre, dont on devine maintenant le b\u00e9n\u00e9fice qu&rsquo;il<\/p>\n<p>y aurait \u00e0 conna\u00eetre la coh\u00e9rence de ce qu&rsquo;il montre. On<\/p>\n<p>pourrait le voir aussi comme \u00abune strat\u00e9gie\u00bb pour \u00absignifier\u00bb<\/p>\n<p>ce que la coh\u00e9rence d&rsquo;une pi\u00e8ce peut comporter de<\/p>\n<p>sens.<\/p>\n<p>Du th\u00e9\u00e2tre aux rituels, on peut envisager comment la<\/p>\n<p>coh\u00e9rence d&rsquo;un rituel \u00abjustifie\u00bb ceux qui y participent. En<\/p>\n<p>effet, devenant coh\u00e9rence de leur consensus, ils s&rsquo;en trouvent<\/p>\n<p>ajust\u00e9s sur ses sens et, plus sp\u00e9cialement, sur tel ou tel qui<\/p>\n<p>pr\u00e9domine.<\/p>\n<p>Tous les rituels peuvent \u00eatre connus essentiellement selon<\/p>\n<p>leurs sens, d\u00e9bouchant sur la connaissance existentielle de leur<\/p>\n<p>\u00ab strat\u00e9gie op\u00e9ratoire \u00bb sur la population concern\u00e9e.<\/p>\n<p>Les rituels sacramentaux, de type religieux ou non, peu-<\/p>\n<p>vent \u00eatre compris alors comme de telles strat\u00e9gies amenant les<\/p>\n<p>personnes et leurs communaut\u00e9s \u00e0 se centrer sur telle ou telle<\/p>\n<p>coh\u00e9rence principale, selon tel ou tel sens dominant. C&rsquo;est<\/p>\n<p>ainsi que l&rsquo;on peut d\u00e9couvrir que des rituels baptismaux<\/p>\n<p>manifestent un sens dominant parmi ceux d&rsquo;une coh\u00e9rence de<\/p>\n<p>la naissance au monde. Ainsi on peut reconna\u00eetre le rituel du<\/p>\n<p>bapt\u00eame comme une strat\u00e9gie pour faire de la naissance un<\/p>\n<p>\u00e9v\u00e9nement orient\u00e9 selon un sens privil\u00e9gi\u00e9 parmi d&rsquo;autres<\/p>\n<p>possibles.<\/p>\n<p>286<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p>OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE:<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>La connaissance ou reconnaissance des rituels sacr\u00e9s ou<\/p>\n<p>profanes traditionnels, ouvre non seulement \u00e0 une connais-<\/p>\n<p>sance de l&rsquo;homme mais aussi de ses strat\u00e9gies sur lui m\u00eame et,<\/p>\n<p>pourquoi pas, d&rsquo;un emploi actualis\u00e9 opportun.<\/p>\n<p>Une institution. Une entreprise, une association, une orga-<\/p>\n<p>nisation sont les r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;une coh\u00e9rence. Celle-ci en assure<\/p>\n<p>l&rsquo;unit\u00e9 et la permanence. En tant qu&rsquo;ensemble des sens elle en<\/p>\n<p>est une sorte d&rsquo;\u00e2me profonde ou de \u00ab personnalit\u00e9 culturelle \u00bb.<\/p>\n<p>Ce sont ses diff\u00e9rents sens qui en constituent les diff\u00e9rentes<\/p>\n<p>potentialit\u00e9s. L&rsquo;analyse de coh\u00e9rences des institutions, avec la<\/p>\n<p>connaissance essentielle, en permet non seulement le diagnos-<\/p>\n<p>tic mais aussi une connaissance existentielle prospective. Elle<\/p>\n<p>ouvre \u00e9videmment aux pratiques de gouvernement et de direc-<\/p>\n<p>tion et aux strat\u00e9gies qui constituent ses projets.<\/p>\n<p>Chaque sens de la coh\u00e9rence sous-tend existentiellement<\/p>\n<p>une direction possible, c&rsquo;est-\u00e0-dire une politique qui peut se<\/p>\n<p>traduire selon une strat\u00e9gie. Politique intentionnelle, objectifs<\/p>\n<p>attentionnels, d\u00e9veloppements ou extensions, repr\u00e9sentations<\/p>\n<p>strat\u00e9giques (sc\u00e9nario), relations et communications, faits,<\/p>\n<p>actes, produits, r\u00e9sultats, repr\u00e9sentent toute la panoplie exis-<\/p>\n<p>tentielle dont la connaissance et l&rsquo;exercice d\u00e9coulent d&rsquo;une<\/p>\n<p>connaissance essentielle.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me. Il n&rsquo;y a de probl\u00e8mes qu&rsquo;humains. C&rsquo;est une<\/p>\n<p>fa\u00e7on de dire que l&rsquo;existence de tout probl\u00e8me repose sur une<\/p>\n<p>coh\u00e9rence humaine. On pourrait apercevoir aussi, qu&rsquo;en<\/p>\n<p>dehors des probl\u00e8mes que l&rsquo;homme se pose, on ne voit pas<\/p>\n<p>comment il pourrait en conna\u00eetre d&rsquo;autres. De ce fait, toutes<\/p>\n<p>les questions, les interrogations, qu&rsquo;elles portent sur la r\u00e9so-<\/p>\n<p>lution de difficult\u00e9s ou sur la satisfaction d&rsquo;une curiosit\u00e9, sont<\/p>\n<p>le fait de l&rsquo;homme. Mieux que cela, nous pouvons faire n\u00f4tre,<\/p>\n<p>la r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;\u00e9nigme du Sphinx: l&rsquo;Homme. Le sens de toute<\/p>\n<p>\u00e9nigme c&rsquo;est l&rsquo;homme, auteur de la question, auteur de la<\/p>\n<p>r\u00e9ponse; sujet de la question, sujet de la r\u00e9ponse. Il est la<\/p>\n<p>question et la r\u00e9ponse, en leur sens dans son Instance. Elles ne<\/p>\n<p>sont distinctes que sur le plan existentiel, comme deux mo-<\/p>\n<p>ments diff\u00e9rents. Sur le plan essentiel du sens, question et<\/p>\n<p>r\u00e9ponse sont de m\u00eames sens, c&rsquo;est-\u00e0-dire isomorphes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que toute question, tout probl\u00e8me que l&rsquo;hom-<\/p>\n<p>me se pose \u00e0 titre personnel ou collectif, particulier ou g\u00e9n\u00e9ral,<\/p>\n<p>est susceptible d&rsquo;une connaissance essentielle. La r\u00e9ponse peut<\/p>\n<p>se chercher dans la question elle-m\u00eame. Le probl\u00e8me est \u00e0 la<\/p>\n<p>source de ses solutions. Aussi peut-on proc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;analyse de<\/p>\n<p>coh\u00e9rence, d&rsquo;une question, d&rsquo;un probl\u00e8me. La connaissance<\/p>\n<p>essentielle qui en r\u00e9sulte d\u00e9gage d&rsquo;abord les diff\u00e9rents sens de<\/p>\n<p>287<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE  <\/p>\n<p>OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE:<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>sa coh\u00e9rence et ainsi r\u00e9v\u00e8le: tant le sens dominant qui \u00e9ven-<\/p>\n<p>tuellement \u00abfait probl\u00e8me\u00bb, que les autres sens, autant de<\/p>\n<p>voies possibles de r\u00e9solutions.<\/p>\n<p>Chaque fois que l&rsquo;homme se trouve en face d&rsquo;un probl\u00e8-<\/p>\n<p>me, personnel ou collectif il peut, par une connaissance essen-<\/p>\n<p>tielle, acc\u00e9der \u00e0 une possible r\u00e9solution. C&rsquo;est la base de bien<\/p>\n<p>des pratiques visant les probl\u00e8mes ou troubles personnels, par<\/p>\n<p>exemple psychologiques, relationnels, physiologiques, comme<\/p>\n<p>difficult\u00e9s ou maladies. C&rsquo;est aussi celle de pratiques sociales,<\/p>\n<p>culturelles, institutionnelles, etc&#8230;<\/p>\n<p>Un objet quelconque. Tout objet est objet de consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Ce livre n&rsquo;est livre (pour moi) que parce que je le con-<\/p>\n<p>sid\u00e8re comme tel. Cependant il est r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une coh\u00e9rence<\/p>\n<p>dont les diff\u00e9rents sens portent autant de fa\u00e7ons de le consid\u00e9rer<\/p>\n<p>et de l&rsquo;investir dans une r\u00e9alit\u00e9 plus vaste: le lire, le jeter,<\/p>\n<p>en contempler la reliure, s&rsquo;en servir comme cale, en faire<\/p>\n<p>cadeau, etc&#8230; La connaissance essentielle d&rsquo;un objet d\u00e9bou-<\/p>\n<p>cherait ainsi sur la connaissance existentielle de ses usages<\/p>\n<p>mais aussi du r\u00f4le de l&rsquo;homme dans ceux-ci, de telle fa\u00e7on que,<\/p>\n<p>directement par conscience de sens ou indirectement via la<\/p>\n<p>conscience de ses r\u00e9alit\u00e9s, l&rsquo;homme s&rsquo;y retrouve dans la con-<\/p>\n<p>naissance de ses objets. Ceux-ci, dans un monde objectiviste,<\/p>\n<p>tendent \u00e0 prendre toute la place et se multiplier, pauvret\u00e9 de<\/p>\n<p>connaissance mais richesse des possibilit\u00e9s subversives de<\/p>\n<p>connaissance; \u00e9garement dont la subversion entra\u00eene aux re-<\/p>\n<p>trouvailles; renversement n\u00e9o-testamentaire qui d&rsquo;objets<\/p>\n<p>monstrueux, fait des objets montrant, r\u00e9v\u00e9lateurs de leur<\/p>\n<p>sujet: l&rsquo;Homme; retournement de la diabolicit\u00e9 en symbolicit\u00e9.<\/p>\n<p>De quels objets s&rsquo;agit-il? De tous. Le cosmos, la croix, un<\/p>\n<p>animal, une plante, un livre, une fleur, un outil, un objet d&rsquo;art,<\/p>\n<p>une forme \u00abnaturelle\u00bb, un paysage, un organe, etc&#8230; Com-<\/p>\n<p>ment ne pas s&rsquo;interroger, par exemple, sur la coh\u00e9rence du<\/p>\n<p>coeur dont la r\u00e9alit\u00e9 des bondissements n&rsquo;est pas sans corr\u00e9-<\/p>\n<p>lation \u00abobjective\u00bb avec nos \u00e9motions et dont les maladies<\/p>\n<p>pourraient \u00eatre sympt\u00f4mes de maladies d&rsquo;amour. Il s&rsquo;agit bien<\/p>\n<p>l\u00e0 d&rsquo;un coeur, incarnation d&rsquo;un ensemble de sens qu il con-<\/p>\n<p>dense ou cristallise, homologue de tous ces coeurs m\u00e9tapho-<\/p>\n<p>riques de l&rsquo;existence humaine; intelligence du coeur, sensibi-<\/p>\n<p>lit\u00e9, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, affection, foyer vital, centre, implication cou-<\/p>\n<p>rageuse, etc&#8230; qui s&rsquo;incarnent dans une fonction ou un aspect<\/p>\n<p>de l&rsquo;existence de l&rsquo;objet cardiaque.<\/p>\n<p>On pourra noter \u00e0 son propos, la dominante du plan<\/p>\n<p>relatif faisant du coeur un lien privil\u00e9gi\u00e9, moteur des distri-<\/p>\n<p>butions de sang, version existentielle des partages de sens.<\/p>\n<p>288<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> OBJETS DE CONNAISSANCE ESSENTIELLE: &#8211;<\/p>\n<p>EXEMPLES<\/p>\n<p>Ces quelques indices ne font que pr\u00e9senter dans un exem-<\/p>\n<p>ple la richesse de toute connaissance essentielle d&rsquo;objet, qui,<\/p>\n<p>pris comme symbole, s&rsquo;enchante de la pr\u00e9sence humaine. C&rsquo;est<\/p>\n<p>le propos m\u00eame de la th\u00e9orie des coh\u00e9rences de consid\u00e9rer<\/p>\n<p>tout objet comme symbole, rejettant l&rsquo;expression de \u00abpur<\/p>\n<p>symbole \u00bb qui en liquiderait l&rsquo;aspect factuel et m\u00eame existen-<\/p>\n<p>tiel. L&rsquo;objet est aussi bien symbole que r\u00e9alit\u00e9, en tant que<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une coh\u00e9rence humaine.<\/p>\n<p>289<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-730\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/1612\/62\/png_File0252im.png?resize=381%2C500\" alt=\"File0252im.png\" align=\"center\" width=\"381\" height=\"500\" \/><\/p>\n<p>290<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> LES SENS DE L&rsquo;EDUCATION<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas possible de communiquer directement la cons-<\/p>\n<p>cience de sens. Par contre il est possible de proposer un outil<\/p>\n<p>indicateur pour guider la recherche: une carte de coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>Une carte de coh\u00e9rence s&rsquo;\u00e9labore au cours d&rsquo;un travail d&rsquo;\u00e9lu-<\/p>\n<p>cidation sp\u00e9cifique, portant directement sur l&rsquo;objet d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et<\/p>\n<p>visant au coeur du sujet.<\/p>\n<p>La carte propos\u00e9e ici est celle de l&rsquo;\u00e9ducation. Elle est ainsi<\/p>\n<p>la carte des sens de tous les aspects de l&rsquo;\u00e9ducation:<\/p>\n<p>&#8211; le r\u00e9sultat de l&rsquo;\u00e9ducation: qu&rsquo;est ce qu&rsquo;\u00eatre \u00e9duqu\u00e9?<\/p>\n<p>&#8211; les finalit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9ducation,<\/p>\n<p>&#8211; le processus \u00e9ducatif,<\/p>\n<p>&#8211; le r\u00f4le des \u00e9ducateurs,<\/p>\n<p>&#8211; les m\u00e9thodes \u00e9ducatives,<\/p>\n<p>&#8211; les r\u00f4les parentaux,<\/p>\n<p>&#8211; et, pourquoi pas, les institutions et les philosophies ou<\/p>\n<p>politiques de l&rsquo;\u00e9ducation.<\/p>\n<p>Une carte de coh\u00e9rence, ramen\u00e9e aux sens de tout cela,<\/p>\n<p>est, de fait. extr\u00eamement dense, bien qu&rsquo;elle soit ici sommai-<\/p>\n<p>rement pr\u00e9sent\u00e9e. Il faut toute l&rsquo;attention et le travail du<\/p>\n<p>lecteur pour qu&rsquo;il discerne en lui-m\u00eame les sens indiqu\u00e9s et les<\/p>\n<p>univers existentiels correspondants. La carte de coh\u00e9rence<\/p>\n<p>indique des sens donc des tendances, des logiques, des<\/p>\n<p>dynamiques, des significations.<\/p>\n<p>Elle n&rsquo;indique pas toutes leurs cons\u00e9quences et ne d\u00e9crit<\/p>\n<p>pas ainsi le monde de l&rsquo;\u00e9ducation.<\/p>\n<p>Si chaque situation r\u00e9elle de l&rsquo;\u00e9ducation comporte tous les<\/p>\n<p>sens, il ne faut pas en d\u00e9duire que c&rsquo;est cela la bonne \u00e9ducation.<\/p>\n<p>Ce serait comme une conduite en tous sens. Il importe<\/p>\n<p>qu&rsquo;une dominante soit affirm\u00e9e. Elle n&rsquo;exclue alors aucune<\/p>\n<p>circonstance, aucune situation mais elle les prend toujours<\/p>\n<p>dans le m\u00eame sens.<\/p>\n<p>Celui-ci supporte alors la finalit\u00e9, les modalit\u00e9s, les r\u00e9sultats<\/p>\n<p>de l&rsquo;\u00e9ducation et aussi le sens du r\u00f4le des \u00e9ducateurs et de<\/p>\n<p>leurs pratiques et relations.<\/p>\n<p>Ainsi, une \u00e9ducation de type ma\u00efeutique est celle qui<\/p>\n<p>pr\u00e9pare et permet l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme personnel et<\/p>\n<p>collectif. Elle s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation \u00abdisciplinaire\u00bb sans \u00eatre<\/p>\n<p>pour autant laxiste. Au contraire c&rsquo;est toute une discipline,<\/p>\n<p>mais dans un sens de ce terme qui est justement donn\u00e9 l\u00e0.<\/p>\n<p>291<\/p>\n<p>TH\u00c9ORIE DES COH\u00c9RENCES ET DE LA CONNAISSANCE<\/p>\n<p> LES SENS DE L&rsquo;EDUCATION<\/p>\n<p>La \u00ab civilisation \u00bb, id\u00e9al classique, si elle permet une bon-<\/p>\n<p>ne socialisation, coupe l&rsquo;homme de lui-m\u00eame, et, au lieu d&rsquo;en<\/p>\n<p>faire un vivant en fait un acteur qui sait \u00ab s&rsquo;en sortir \u00bb habi-<\/p>\n<p>lement en toutes circonstances par sa ma\u00eetrise des r\u00e8gles du<\/p>\n<p>\u00abjeu\u00bb social et son art de l&rsquo;esquive.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9ducation disciplinaire vise \u00e0 \u00ab faire perdre la t\u00eate \u00bb en<\/p>\n<p>embrigadant sous la coupe d&rsquo;un ordre impersonnel. La r\u00e9gle-<\/p>\n<p>mentation arbitraire (abusive ou laxiste) est son instrument<\/p>\n<p>d&rsquo;ali\u00e9nation, instrument mani\u00e9 machiniquement par ceux qui<\/p>\n<p>s&rsquo;y sont d\u00e9j\u00e0 ab\u00eem\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9ducation sauvage, id\u00e9al naturaliste, laisse la personne<\/p>\n<p>aux prises avec les pulsions les plus violentes, sans aucun<\/p>\n<p>moyen de ma\u00eetrise et de mesure. Elle cultive de la violence, de<\/p>\n<p>la terreur, de l&rsquo;avidit\u00e9, de la compulsion, pour un monde de la<\/p>\n<p>jungle ou des prisons, zoos humains.<\/p>\n<p>Remarquons sur cette carte que l&rsquo;axe de gauche corres-<\/p>\n<p>pond \u00e0 un certain r\u00f4le traditionnel de la m\u00e8re, sollicitude,<\/p>\n<p>sollicitation, acceptation, permissivit\u00e9. A l&rsquo;inverse \u00e0 droite on<\/p>\n<p>pourrait parler de m\u00e8re absente ou abusive, r\u00f4le souvent rem-<\/p>\n<p>pli par les institutions, les r\u00e8gles et les syst\u00e8mes.<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;axe vertical en haut, on trouvera un r\u00f4le traditionnel<\/p>\n<p>du p\u00e8re, rep\u00e8re, guide, indicateur de direction (c&rsquo;est cela la<\/p>\n<p>directivit\u00e9). Il t\u00e9moigne d&rsquo;une certaine ma\u00eetrise et de mesure<\/p>\n<p>dans les circonstances de l&rsquo;existence. A l&rsquo;inverse en bas, il<\/p>\n<p>s&rsquo;agirait du p\u00e8re absent ou abusif, celui d\u00e9nonc\u00e9 avec la notion<\/p>\n<p>de pouvoir, lorsqu&rsquo;elle est le contraire de l&rsquo;autorit\u00e9 ou sa<\/p>\n<p>caricature, l&rsquo;autoritarisme.<\/p>\n<p>En haut et \u00e0 gauche, le sens de l&rsquo;\u00e9ducation r\u00e9clame une<\/p>\n<p>position parentale tut\u00e9laire, dont le sens est \u00e0 mi chemin des<\/p>\n<p>deux sens voisins. C&rsquo;est alors, soit une affaire de couple, soit<\/p>\n<p>l&rsquo;affaire d&rsquo;\u00e9ducateurs qui assument seuls cette position.<\/p>\n<p>292<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une base fondamentale dont les d\u00e9veloppements \u00e9pist\u00e9mologiques continuent \u00e0 se prolonger.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":720,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[50],"tags":[],"class_list":["post-816","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-i1-au-coeur-du-sujet"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/816","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=816"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/816\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3146,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/816\/revisions\/3146"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=816"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=816"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=816"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}