{"id":811,"date":"2004-08-03T00:00:00","date_gmt":"2004-08-03T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-3\/"},"modified":"2020-11-13T19:14:01","modified_gmt":"2020-11-13T18:14:01","slug":"au-coeur-du-sujet-chapitre-3","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2004\/08\/03\/au-coeur-du-sujet-chapitre-3\/","title":{"rendered":"Au coeur du sujet &#8211; Chapitre 3"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">C&rsquo;est ici le texte initial. Il y a eu depuis de tr\u00e8s grands d\u00e9veloppements et notamment la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution. On trouvera des \u00e9l\u00e9ments dans les rubriques relatives \u00e0 l&rsquo;homme et aux questions fondamentales.<\/p>\n<p> TROISIEME CHAPITRE<\/p>\n<p>LA TERNARIT\u00c9 DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Une th\u00e9orie de l&rsquo;existence est, par d\u00e9finition, une m\u00e9taphysique. En<\/p>\n<p>effet, elle se propose de comprendre comment les choses adviennent,<\/p>\n<p>comment tout ce qui a une r\u00e9alit\u00e9 arrive \u00e0 exister et se trouve constitu\u00e9.<\/p>\n<p>Pour cela, il faut un point de vue qui d\u00e9passe tout existant, un point<\/p>\n<p>de vue m\u00e9ta-existant, dit m\u00e9taphysique par simplification. Les sciences<\/p>\n<p>modernes ne sont donc pas des th\u00e9ories de l&rsquo;existence des choses. Elles<\/p>\n<p>ne font que les d\u00e9crire, selon le regard qui est le leur, et enregistrer des<\/p>\n<p>corr\u00e9lations, \u00e9rig\u00e9es souvent en \u00ablois de la Nature\u00bb et causes des<\/p>\n<p>ph\u00e9nom\u00e8nes enregistr\u00e9s. Il y a l\u00e0 un abus, l&rsquo;abus causaliste, qui attribue<\/p>\n<p>au monde des existants d&rsquo;\u00eatre la cause de lui-m\u00eame. Notre objet n&rsquo;est<\/p>\n<p>pas d&rsquo;entreprendre la critique de ces sciences qui restent valides tant<\/p>\n<p>qu&rsquo;elles relativisent leur objet et leur savoir. Elles deviennent \u00e9garantes<\/p>\n<p>quand elles ont une pr\u00e9tention \u00e0 l&rsquo;approche d&rsquo;un absolu, \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9,<\/p>\n<p>pr\u00e9tention de l&rsquo;objectivisme.<\/p>\n<p>Une th\u00e9orie de l&rsquo;existence est destin\u00e9e \u00e0 envisager, d&rsquo;une part, d&rsquo;o\u00f9<\/p>\n<p>et comment une chose advient \u00e0 l&rsquo;existence et, d&rsquo;autre part, comment<\/p>\n<p>elle est constitu\u00e9e. Cela \u00e9quivaut, en d\u00e9finitive, \u00e0 pouvoir comprendre ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;est un existant et quels sont les rapports entre les existants.<\/p>\n<p>Si on entend par existant toute chose qui fait partie du monde, c&rsquo;est<\/p>\n<p>tout ce \u00e0 quoi l&rsquo;homme peut avoir \u00e0 se confronter dans ce monde qui est<\/p>\n<p>en question. Evoquons, pour fixer les id\u00e9es, quelques uns des existants<\/p>\n<p>qui rentrent dans cette cat\u00e9gorie dont nous faisons la th\u00e9orie:<\/p>\n<p>&#8211; l&rsquo;existence individuelle de l&rsquo;homme,<\/p>\n<p>&#8211; le monde,<\/p>\n<p>&#8211; les choses mat\u00e9rielles,<\/p>\n<p>&#8211; les id\u00e9es et concepts,<\/p>\n<p>&#8211; les \u00e9v\u00e9nements,<\/p>\n<p>&#8211; les ph\u00e9nom\u00e8nes et situations,<\/p>\n<p>&#8211; les discours et les histoires,<\/p>\n<p>&#8211; le langage,<\/p>\n<p>&#8211; les plantes, animaux, min\u00e9raux, etc&#8230;<\/p>\n<p>Cette th\u00e9orie de l&rsquo;existence pourrait para\u00eetre d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat lointain si<\/p>\n<p>elle ne touchait pas aux r\u00e9alit\u00e9s les plus quotidiennes, aux probl\u00e8mes les<\/p>\n<p>78<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>plus courants comme les plus graves de notre existence dans le monde.<\/p>\n<p>Tout projet, toute intervention de l&rsquo;homme dans son existence, dans sa<\/p>\n<p>fa\u00e7on de vivre et son travail, transforme le monde existant. Pour cela,<\/p>\n<p>l&rsquo;homme intervient \u00e0 l&rsquo;origine m\u00eame de ce qui fait l&rsquo;existence. Il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>de th\u00e9orie de l&rsquo;action que si elle se fonde sur une th\u00e9orie de l&rsquo;existence.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>existence de l&rsquo;action et existence des objets et circonstances de<\/p>\n<p>l&rsquo;action.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence est relative \u00e0 l&rsquo;homme et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, \u00e0 son<\/p>\n<p>Instance. La conscience ou capacit\u00e9 de d\u00e9crire ou de sentir les choses et<\/p>\n<p>de les apercevoir, \u00abexiste\u00bb elle aussi. Une th\u00e9orie de l&rsquo; existence doit<\/p>\n<p>donc int\u00e9grer le ph\u00e9nom\u00e8ne de conscience. On parlera \u00e0 ce propos de<\/p>\n<p>conscience des r\u00e9alit\u00e9s (fondamentalement diff\u00e9rente de la conscience<\/p>\n<p>de sens), correspondant \u00e0 notre conception famili\u00e8re de la conscience.<\/p>\n<p>Puisque cette conscience des r\u00e9alit\u00e9s existe, elle ne peut pas \u00eatre la<\/p>\n<p>source de l&rsquo;existence des choses, elle ne peut lui \u00eatre que corr\u00e9lative et<\/p>\n<p>indissociable. C&rsquo;est ce qui distingue cette th\u00e9orie de celles dites <\/p>\n<p>\u00ab id\u00e9alistes \u00bb, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la conscience comme cause de la r\u00e9alit\u00e9, et qui la<\/p>\n<p>distingue aussi de celles dites \u00abr\u00e9alistes\u00bb, qui supposent une r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>pr\u00e9existante \u00e0 la conscience de son existence.<\/p>\n<p>Tout existant peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 pour lui-m\u00eame, et il a alors<\/p>\n<p>l&rsquo;homme comme sujet, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment, une certaine part de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme, fond\u00e9e dans une coh\u00e9rence ou quelques sens de son Instance.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;homme int\u00e8gre la totalit\u00e9 des existants, qui chacun<\/p>\n<p>t\u00e9moignent d&rsquo;une part de lui-m\u00eame. C&rsquo;est en cela que l&rsquo;Homme peut<\/p>\n<p>\u00eatre ma\u00eetre des existants dont aucun n &lsquo;est aussi grand que lui. Mais tout<\/p>\n<p>existant peut aussi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9l\u00e9ment ou partie d&rsquo;un existant<\/p>\n<p>plus vaste, jusqu&rsquo;\u00e0 cet existant g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;est le monde pour<\/p>\n<p>l&rsquo;Homme. Dans ce cas il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un aspect de l&rsquo;existence, aspect<\/p>\n<p>qui correspond \u00e0 l&rsquo;une des trois dimensions ou \u00e0 l&rsquo;un des trois plans qui<\/p>\n<p>constituent tout existant.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;existence qui d\u00e9crit les plans et dimensions de tout<\/p>\n<p>existant, en explique \u00e0 la fois la composition et l&rsquo;av\u00e8nement. Or, si la<\/p>\n<p>composition renvoie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tendue limit\u00e9e de toute existence, l&rsquo;av\u00e8nement<\/p>\n<p>renvoie \u00e0 la question de l&rsquo;\u00e9tendue de temps, limit\u00e9e pour tout existant, et<\/p>\n<p>au fait qu&rsquo;il y ait une origine et une fin. Cette origine, on l&rsquo;appelle<\/p>\n<p>naissance (ou conception), et cette fin la mort. Une th\u00e9orie de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>doit donc aussi traiter de ces p\u00f4les ultimes et de l&rsquo;historicit\u00e9 propre de<\/p>\n<p>tout existant et aussi laisser la place \u00e0 ce qui est hors du champ limit\u00e9<\/p>\n<p>de chaque existence, le lieu d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;existence et ses limites proviennent:<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance humaine.<\/p>\n<p>Conna\u00eetre l&rsquo;existence est quelque chose de tr\u00e8s important pour<\/p>\n<p>l&rsquo;homme. N\u00e9anmoins, cette connaissance, pour \u00eatre essentielle, doit<\/p>\n<p>renvoyer \u00e0 la connaissance de l&rsquo;Instance; tout un royaume qui n&rsquo;est pas<\/p>\n<p>de ce monde. La connaissance de l&rsquo;existence des choses, et de l&rsquo;homme<\/p>\n<p>existant, n&rsquo;\u00e9puise pas la question de l&rsquo;homme, qui r\u00e9clame aussi une<\/p>\n<p>th\u00e9orie de l&rsquo;Instance.<\/p>\n<p>79<\/p>\n<p>1<\/p>\n<p>NATURE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on parle de nature, \u00e0 propos de l&rsquo;existence, il s&rsquo;agit ici de ce qui<\/p>\n<p>caract\u00e9rise tout existant de trois fa\u00e7ons:<\/p>\n<p>&#8211; d&rsquo;abord, comme relatif \u00e0 celui qui juge de son existence, en ce qui le<\/p>\n<p>concerne. Il n&rsquo;y a d&rsquo;existence que pour quelqu&rsquo;un (et quelques uns) et il<\/p>\n<p>n&rsquo;y a pas d&rsquo;existence en soi. (Ceci n&rsquo;implique aucunement que l&rsquo;existence<\/p>\n<p>ne d\u00e9pende que de celui qui en juge, hormis pour lui-m\u00eame).<\/p>\n<p>&#8211; ensuite, comme issu d&rsquo;un principe transcendant, diff\u00e9renci\u00e9 d&rsquo;un<\/p>\n<p>existant \u00e0 l&rsquo;autre, et n\u00e9cessitant la participation de plusieurs Instances<\/p>\n<p>humaines dans un consensus ou ensemble des sens qui forment une<\/p>\n<p>coh\u00e9rence.<\/p>\n<p>&#8211; enfin, comme advenant dans un mouvement qui prend et lui donne<\/p>\n<p>sa structure d&rsquo;existant et sa composition: le \u00ab moment d&rsquo;existence \u00bb, qui<\/p>\n<p>en est le d\u00e9ploiement selon une ternarit\u00e9 structurelle constitutive.<\/p>\n<p>On pourrait alors, \u00e0 proprement parler, \u00e9voquer une loi de la<\/p>\n<p>nature. C&rsquo;est celle, la seule, qui d\u00e9finit la nature de chaque existant, en<\/p>\n<p>g\u00e9n\u00e9ral selon les esp\u00e8ces, et en particulier dans chaque cas. Cette loi de<\/p>\n<p>la nature, unique, qui fait intervenir l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme et ses sens,<\/p>\n<p>n &lsquo;est pas pour autant une loi humaine. Elle est intrins\u00e8que aux<\/p>\n<p>propri\u00e9t\u00e9s constitutives de l&rsquo;Instance et ne peut qu&rsquo;\u00eatre suivie, utilis\u00e9e mais<\/p>\n<p>non chang\u00e9e. C&rsquo;est l\u00e0 la limite absolue de la libert\u00e9 humaine: trans-<\/p>\n<p>former l&rsquo;existence \u00e0 ses propres fins mais n&rsquo;en \u00eatre pas le cr\u00e9ateur, ni<\/p>\n<p>\u00eatre l&rsquo;auteur de la loi de la nature de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>1) Relativit\u00e9 de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce qui me prouve que telle chose existe, sinon l&rsquo;exp\u00e9rience<\/p>\n<p>que j&rsquo;en ai? Si d&rsquo;autres me confirment cette existence, cela ne prouve<\/p>\n<p>rien de plus, puisque je ne dispose, l\u00e0 encore, que de mon exp\u00e9rience<\/p>\n<p>de leur t\u00e9moignage.<\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience, c&rsquo;est ce que je vis, par les organes des sens;<\/p>\n<p>dit-on commun\u00e9ment, mais encore, bien au-del\u00e0, par mes sens, qui<\/p>\n<p>constituent mon Instance d&rsquo;homme.<\/p>\n<p>80<\/p>\n<p>  LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Il faudra, pour certains lecteurs, faire l&rsquo;effort de ne pas con-<\/p>\n<p>fondre les sens de l&rsquo;Instance avec le sensible qui n&rsquo;en est qu&rsquo;un<\/p>\n<p>effet.<\/p>\n<p>Pour moi, l&rsquo;existence d&rsquo;une chose se r\u00e9duit tout d&rsquo;abord \u00e0 ce qui,<\/p>\n<p>en moi, en est l&rsquo;\u00e9cho, la r\u00e9sonance, le contenu v\u00e9cu de l&rsquo;exp\u00e9rience:<\/p>\n<p>celui des sens \u00abactiv\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p>La conscience sensible ou mentale n&rsquo;est qu&rsquo;un effet produit par<\/p>\n<p>les sens, activ\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience. Elle n&rsquo;est donc pas premi\u00e8re mais<\/p>\n<p>seconde dans l&rsquo;exp\u00e9rience. La conscience sensible ou mentale n&rsquo;est<\/p>\n<p>pas le premier acc\u00e8s aux choses mais une modalit\u00e9 secondaire qui<\/p>\n<p>appara\u00eet en corr\u00e9lation avec la chose pour l&rsquo;Instance.<\/p>\n<p>Ce que je d\u00e9clare exister n&rsquo;est que la cons\u00e9quence de ce qui, dans<\/p>\n<p>mon Instance, est concern\u00e9: certains sens activ\u00e9s de fa\u00e7on privil\u00e9gi\u00e9e.<\/p>\n<p>En fait, au lieu de dire: \u00ab telle chose existe \u00bb, comme si elle existait<\/p>\n<p>en elle-m\u00eame, on ne devrait affirmer son existence que pour soi-<\/p>\n<p>m\u00eame, sujet de l&rsquo;exp\u00e9rience. L&rsquo;objet n&rsquo;est \u00abqu&rsquo;objet de consid\u00e9ration \u00bb.<\/p>\n<p>Cependant deux faits d&rsquo;exp\u00e9rience tendent \u00e0 faire penser que la<\/p>\n<p>\u00ab r\u00e9alit\u00e9 \u00bb aurait malgr\u00e9 tout une existence propre:<\/p>\n<p>&#8211; le fait que d&rsquo;autres en t\u00e9moignent,<\/p>\n<p>&#8211; le fait que cette existence ne semble pas d\u00e9pendre de moi (si je<\/p>\n<p>disparais, il semble qu&rsquo;elle subsiste).<\/p>\n<p>Que d&rsquo;autres en t\u00e9moignent me permet de conclure que: \u00ab tout se<\/p>\n<p>passe comme si \u00bb notre exp\u00e9rience \u00e9tait commune et que la chose<\/p>\n<p>existait, en elle-m\u00eame, pour nous. Sa r\u00e9alit\u00e9 appara\u00eet comme collective,<\/p>\n<p>mais toujours relative \u00e0 ceux qui la consid\u00e8rent comme existante<\/p>\n<p>et en portent t\u00e9moignage.<\/p>\n<p>Le fait que cette existence \u00e9chappe \u00e0 ma volont\u00e9, que j&rsquo;en sois le<\/p>\n<p>t\u00e9moin, impliqu\u00e9 dans cette exp\u00e9rience mais passif, laisse penser que je<\/p>\n<p>ne suis pas l&rsquo;auteur de l&rsquo;existence de toutes choses. Ceci n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs<\/p>\n<p>pas si \u00e9vident.<\/p>\n<p>Puisque toute Existence ne nous appara\u00eet que par effet d&rsquo;exp\u00e9rience<\/p>\n<p>en nous-m\u00eames, et ne connaissant que cet effet, il est tout \u00e0 fait<\/p>\n<p>anormal d&rsquo;affirmer que cet effet (mon exp\u00e9rience), c&rsquo;est la v\u00e9rit\u00e9, la<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9 absolue de ce qui existe.<\/p>\n<p>Inversement il serait anormal de croire que j&rsquo;ai tout pouvoir sur<\/p>\n<p>cette exp\u00e9rience qui est mienne et d&rsquo;en d\u00e9duire que cette existence ne<\/p>\n<p>d\u00e9pend que de moi.<\/p>\n<p>Dans ces deux versions extr\u00eames, l&rsquo;existence de la chose est con-<\/p>\n<p>fondue avec l&rsquo;exp\u00e9rience que j&rsquo;en ai:<\/p>\n<p>&#8211; soit pour dire \u00ab la chose existe en elle-m\u00eame et ma seule exp\u00e9rience<\/p>\n<p>le prouve \u00bb,<\/p>\n<p>&#8211; soit pour dire \u00ab la chose existe en moi-m\u00eame et elle n&rsquo;a pas d&rsquo;autre<\/p>\n<p>existence que cela\u00bb.<\/p>\n<p>81<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Ces deux versions sont aussi totalisantes l&rsquo;une que l&rsquo;autre. Ma<\/p>\n<p>vision, mon exp\u00e9rience y sont dites la v\u00e9rit\u00e9 et la r\u00e9alit\u00e9, situ\u00e9es soit au<\/p>\n<p>lieu de la chose en elle-m\u00eame, soit au lieu de moi-m\u00eame. Que d&rsquo;autres<\/p>\n<p>s&rsquo;accordent \u00e0 cela ne fera alors que me renforcer dans ces croyances. Si,<\/p>\n<p>par contre, d&rsquo;autres ne s&rsquo;accordent pas l\u00e0-dessus, deux cas de figure se<\/p>\n<p>pr\u00e9sentent alors:<\/p>\n<p>&#8211; j&rsquo;en d\u00e9duis qu&rsquo;ils ont tort de ne pas se rallier \u00e0 mon \u00e9vidence, par<\/p>\n<p>insuffisance, m\u00e9chancet\u00e9, incapacit\u00e9, ou toute autre r\u00e9duction de leur<\/p>\n<p>int\u00e9grit\u00e9,<\/p>\n<p>&#8211; J&rsquo;en d\u00e9duis que c&rsquo;est moi qui fais erreur (r\u00e9duction de ma propre<\/p>\n<p>int\u00e9grit\u00e9).<\/p>\n<p>Tout en relativisant l&rsquo;existence des choses, l&rsquo;hypoth\u00e8se th\u00e9orique<\/p>\n<p>du consensus laisse la possibilit\u00e9 de \u00ab faire comme si \u00bb la r\u00e9alit\u00e9 <\/p>\n<p>existait en elle-m\u00eame. En effet, dans les limites d&rsquo;un consensus, \u00ab tout se<\/p>\n<p>passe comme si \u00bb la r\u00e9alit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e \u00e9tait la m\u00eame pour tous presque<\/p>\n<p>ind\u00e9pendamment de chacun qui la consid\u00e8re.<\/p>\n<p>On peut donc encore s&rsquo;accrocher \u00e0 l&rsquo;existence et m\u00eame y trouver<\/p>\n<p>un nouvel int\u00e9r\u00eat, dans la mesure o\u00f9 sa relativit\u00e9 nous permet d&rsquo;en<\/p>\n<p>conna\u00eetre \u00ab humainement \u00bb la nature, de s&rsquo;y placer comme sujet et d&rsquo;y<\/p>\n<p>conduire des projets humainement signifiants.<\/p>\n<p>La compr\u00e9hension m\u00e9taphysique de l&rsquo;existence, propos\u00e9e ici, pour<\/p>\n<p>toute chose existante, ouvre donc \u00e0 des pratiques \u00ab humanisantes \u00bb par<\/p>\n<p>l&rsquo;acc\u00e8s aux questions de sens: connaissance et action dans l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>accomplissement de l&rsquo;Homme par l&rsquo;existence. En effet, l&rsquo;existence n&rsquo;est<\/p>\n<p>plus simplement un cadre ou un ordre des choses, agit\u00e9 par ses propres<\/p>\n<p>lois qui \u00e9chappent \u00e0 l&rsquo;homme, mais l&rsquo;espace o\u00f9 se joue le devenir de<\/p>\n<p>l&rsquo;Etre en existant: l&rsquo;Instance en devenir, dans et par l&rsquo;existence. Mais si<\/p>\n<p>l&rsquo;existence, fait de consensus d&rsquo;Instances, est relative, n&rsquo;y aurait-il pas<\/p>\n<p>cependant, en certains existants, un Etre r\u00e9el, absolument ind\u00e9pendant<\/p>\n<p>des consensus humains?<\/p>\n<p>A chaque existence peut \u00eatre associ\u00e9 un consensus. En tant qu&rsquo;en-<\/p>\n<p>semble de sens, il pourrait \u00eatre pris pour une sorte d&rsquo;instance. Le<\/p>\n<p>probl\u00e8me est alors ramen\u00e9 au fait de savoir si cette sorte d&rsquo;instance <\/p>\n<p>(le consensus) est \u00abl&rsquo;\u00eatre en soi\u00bb de l&rsquo;existant et s&rsquo;il a une autonomie<\/p>\n<p>quelconque.<\/p>\n<p>Il est possible de faire deux remarques:<\/p>\n<p>&#8211; la premi\u00e8re en rappelant que l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme n&rsquo;est l&rsquo;Etre<\/p>\n<p>qu&rsquo;en devenir et que, de ce fait, m\u00eame \u00e0 son propos, la m\u00eame interrogation<\/p>\n<p>reste possible. Ce qui fera la diff\u00e9rence se situe alors dans la<\/p>\n<p>question de ce devenir. Quels sont les existants qui peuvent Etre en<\/p>\n<p>devenir (par l&rsquo;Instant)? Notre r\u00e9ponse est que seul l&rsquo;homme en a la<\/p>\n<p>possibilit\u00e9, bien que, comme nous le verrons, chacun na\u00eet peut \u00eatre<\/p>\n<p>aussi d&rsquo;un consensus, comme tous les existants.<\/p>\n<p>&#8211; la seconde remarque est que l&rsquo;\u00e9ventuelle \u00ab instance-consensus \u00bb<\/p>\n<p>d&rsquo;autres existants que l&rsquo;homme (animaux, plantes et d&rsquo;autres encore),<\/p>\n<p>peut \u00eatre un consensus d&rsquo;hommes si nombreux (de tous temps et tous<\/p>\n<p>lieux) que, pour notre actualit\u00e9, cela semble ind\u00e9pendant de nos propres<\/p>\n<p>82<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>consensus. Ainsi, \u00ab tout se passe comme si \u00bb certains existants qui<\/p>\n<p>nous entourent avaient leur propre instance, mais sans que cela remette<\/p>\n<p>en cause le fait que \u00ab l&rsquo;\u00eatre en soi \u00bb des existants ne soit rien d&rsquo;autre<\/p>\n<p>qu&rsquo;une coh\u00e9rence, ensemble de sens en consensus.<\/p>\n<p>2) L&rsquo;existence fait de consensus<\/p>\n<p>Tel que nous l&rsquo;avons d\u00e9fini, un consensus est une intersection<\/p>\n<p>entre des Instances. L&rsquo;espace commun est espace de sens, appartenant<\/p>\n<p>aux Instances, d&rsquo;o\u00f9 son nom de \u00abconsensus\u00bb.<\/p>\n<p>Il faut souligner que le consensus n&rsquo;implique aucune esp\u00e8ce de<\/p>\n<p>conscience ou de savoir \u00e0 son propos. Ce n&rsquo;est pas une convention<\/p>\n<p>consciente. M\u00eame si la conscience de sens peut y donner acc\u00e8s, en<\/p>\n<p>g\u00e9n\u00e9ral, il faut penser que les consensus restent profond\u00e9ment<\/p>\n<p>inconscients, m\u00eame s&rsquo;il y a conscience de la r\u00e9alit\u00e9 de leur effet:<\/p>\n<p>l&rsquo;existant.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;il y ait des sens communs entre les hommes ne surprendra<\/p>\n<p>personne. La nouveaut\u00e9, cons\u00e9quence de l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;ETRE-sens<\/p>\n<p>qu&rsquo;est l&rsquo;Instance, r\u00e9side dans le fait que \u00absens commun\u00bb soit pris<\/p>\n<p>comme intersection d&rsquo;Instances. Une seconde originalit\u00e9 est de con-<\/p>\n<p>sid\u00e9rer le consensus comme premier par rapport aux r\u00e9alit\u00e9s existantes<\/p>\n<p>dont il est sens et non l&rsquo;inverse. Cela revient \u00e0 dire que ce ne sont pas<\/p>\n<p>les choses qui font sens, mais que les sens font choses. Les sens (des<\/p>\n<p>Instances) pr\u00e9c\u00e8dent l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>La vari\u00e9t\u00e9 des consensus possibles est source de la multiplicit\u00e9 des<\/p>\n<p>existants. D\u00e9j\u00e0, si les Instances, comme on le verra, ont toutes les<\/p>\n<p>m\u00eames sens, tels ou tels de ces sens peuvent \u00eatre concern\u00e9s diff\u00e9remment<\/p>\n<p>chez l&rsquo;un ou chez l&rsquo;autre. De cette mani\u00e8re, un m\u00eame consensus,<\/p>\n<p>faisant une r\u00e9alit\u00e9 commune pour ceux qui y sont impliqu\u00e9s, la fera en<\/p>\n<p>m\u00eame temps diff\u00e9rente pour chacun d&rsquo;eux. En effet, nos consid\u00e9rations<\/p>\n<p>du monde et des choses ou des r\u00e9alit\u00e9s existantes, nous semblent bien<\/p>\n<p>souvent identiques, bien que nous constations, dans la vie de tous les<\/p>\n<p>jours, nos divergences \u00e0 leur propos. Au lieu, dans ce cas, de postuler<\/p>\n<p>une v\u00e9rit\u00e9 arbitraire, il vaudrait mieux respecter la simultan\u00e9it\u00e9 de<\/p>\n<p>l&rsquo;identit\u00e9 et de la diff\u00e9rence de vue, \u00e0 propos de tous les existants,<\/p>\n<p>quitte \u00e0 \u00e9lucider, ajuster ou s\u00e9parer, nos points de vues.<\/p>\n<p>Chaque Instance est faite d&rsquo;une infinit\u00e9 de sens et de groupes de<\/p>\n<p>sens (coh\u00e9rences); cela offre la possibilit\u00e9 d&rsquo;autant de types de consensus,<\/p>\n<p>chacun, comme on l&rsquo;a vu, diff\u00e9remment investi par telle ou<\/p>\n<p>telle personne. La complexit\u00e9 du monde r\u00e9sulte en partie de la<\/p>\n<p>multiplicit\u00e9 des consensus possibles. Elle est encore accrue par d&rsquo;autres<\/p>\n<p>param\u00e8tres, dont la variation d&rsquo;intensit\u00e9 des consensus, qui font que<\/p>\n<p>l&rsquo;existant se fait plus ou moins important, parce qu&rsquo;il concerne plus ou<\/p>\n<p>moins fort les Instances des hommes. Si on envisage aussi la question<\/p>\n<p>du c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une Instance, celle d&rsquo;une personne donn\u00e9e, on peut noter<\/p>\n<p>encore qu&rsquo;il est tout \u00e0 fait possible qu&rsquo;elle soit impliqu\u00e9e plus<\/p>\n<p>favorablement dans certains consensus plut\u00f4t que dans d&rsquo;autres. Cela<\/p>\n<p>contribue \u00e0 la diff\u00e9rence d&rsquo;existence entre chaque homme, provenant<\/p>\n<p>notamment d&rsquo;une diff\u00e9rence des Instances.<\/p>\n<p>83<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Par ailleurs, aux consensus participent un plus ou moins grand<\/p>\n<p>nombre d&rsquo;Instances. C&rsquo;est par ce fait qu&rsquo;il y a des r\u00e9alit\u00e9s qui existent<\/p>\n<p>pour certains et pas pour d&rsquo;autres, alors qu&rsquo;il y a des existants qui<\/p>\n<p>semblent universels.<\/p>\n<p>On notera que les consensus sont transcendants \u00e0 l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>donc au temps et \u00e0 l&rsquo;espace, si bien qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;obstacle \u00e0 ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;il y ait des consensus universels pour l&rsquo;humanit\u00e9 de tous temps et<\/p>\n<p>de tous lieux.<\/p>\n<p>Il est vrai que bien souvent, nous avons tendance \u00e0 consid\u00e9rer<\/p>\n<p>les fruits de nos consensus familiers comme universels, avec les<\/p>\n<p>cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour soi et pour les autres, dans des combats<\/p>\n<p>vains pour une fausse v\u00e9rit\u00e9, un faux absolu.<\/p>\n<p>Mais comment le consensus fait-il r\u00e9alit\u00e9 ou existence pour les<\/p>\n<p>instances?<\/p>\n<p>L&rsquo;existence n&rsquo;est rien d&rsquo;autre, pour les Instances, que ce qu&rsquo;elles<\/p>\n<p>vivent de leur consensus, rien d&rsquo;autre que leur consensus suscitant<\/p>\n<p>une exp\u00e9rience existentielle qu&rsquo;est la r\u00e9alit\u00e9 de chaque existant.<\/p>\n<p>Cependant il faut bien diff\u00e9rencier dans cette exp\u00e9rience existentielle<\/p>\n<p>ce qui en est la substance: le consensus, et ce qui en est le fruit:<\/p>\n<p>l&rsquo;existant actualis\u00e9. L&rsquo;un est principe transcendant, l&rsquo;autre l&rsquo;effet<\/p>\n<p>cons\u00e9quent. En outre, dans l&rsquo;existant lui-m\u00eame, on pourra distinguer<\/p>\n<p>sa pr\u00e9sence d&rsquo;exp\u00e9rience sur un plan factuel ou sur un plan de<\/p>\n<p>repr\u00e9sentation mentale ou encore de relation sensible. Ce seront l\u00e0<\/p>\n<p>des composantes de tout existant.<\/p>\n<p>Par le fait que les consensus soient communs entre plusieurs<\/p>\n<p>Instances, tout se passe comme si l&rsquo;existence \u00e9tait, pour chacune,<\/p>\n<p>son propre reflet dans le miroir des autres o\u00f9 elle se projette (par<\/p>\n<p>consensus). Le monde, les r\u00e9alit\u00e9s, nos propres existences sont ainsi<\/p>\n<p>pour nous-m\u00eames des expressions et des reflets qui t\u00e9moignent de<\/p>\n<p>nous-m\u00eames et des autres et plus pr\u00e9cis\u00e9ment des Instances que<\/p>\n<p>nous sommes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela que les r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;existence ne peuvent \u00eatre<\/p>\n<p>autrement qu&rsquo;anthropomorphes, non pas par reflet mais par<\/p>\n<p>ressemblance, par sens communs entre existants humains et les autres<\/p>\n<p>existants, et par sens communs des Instances et des consensus \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;origine de toutes choses. On parlera le moment venu d&rsquo;homologies.<\/p>\n<p>Ce terme renvoie ce genre de ressemblance \u00e0 une question de<\/p>\n<p>sens plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 une question de similitude formelle.<\/p>\n<p>Cette th\u00e9orie, du consensus \u00e0 l&rsquo;origine de tout existant, montre<\/p>\n<p>aussi que la connaissance des choses existantes, et sp\u00e9cialement de<\/p>\n<p>leurs sens, est simultan\u00e9ment connaissance de soi en son Instance. Il<\/p>\n<p>s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;une \u00ab connaissance essentielle \u00bb proc\u00e9dant de la<\/p>\n<p>\u00ab conscience de sens \u00bb, sans rapport avec la conscience de r\u00e9alit\u00e9s qui<\/p>\n<p>procure, elle, sciences objectives et savoirs.<\/p>\n<p>84<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>3) Le moment d&rsquo;existence<\/p>\n<p>Au travers de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il appara\u00eet que le seul lieu, d&rsquo;o\u00f9<\/p>\n<p>l&rsquo;existence puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e d&rsquo;un point de vue m\u00e9taphysique, est<\/p>\n<p>le lieu de l&rsquo;Homme, de l&rsquo;Instance. Tout existant est le \u00abtait\u00bb d&rsquo;un<\/p>\n<p>consensus et, pour chacun, il est le \u00ab fait \u00bb de sa propre contribution au<\/p>\n<p>consensus. Existant pour lui comme objet de sa propre consid\u00e9ration,<\/p>\n<p>il peut alors en \u00eatre le sujet, mais pas le seul pour autant.<\/p>\n<p>Tout existant, pour moi, advient dans mon existence en tant que<\/p>\n<p>je suis sujet de la consid\u00e9ration que j&rsquo;en ai. Ma \u00ab consid\u00e9ration \u00bb est<\/p>\n<p>donc un vecteur constitutif de l&rsquo;existant. Reste alors \u00e0 pr\u00e9ciser ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;est, en moi et de moi, cette consid\u00e9ration. Cela nous am\u00e8ne \u00e0<\/p>\n<p>d\u00e9signer l&rsquo;Instance du sujet d&rsquo;une existence comme lieu m\u00e9taphysique<\/p>\n<p>d&rsquo;origine. Ce lieu n&rsquo;est pas le seul. Pour qu&rsquo;un consensus fasse \u00ab exis-<\/p>\n<p>tence \u00bb, il faut \u00eatre au moins deux Instances, et plus en g\u00e9n\u00e9ral. Il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>existence que dans ces relations. Si le sujet (chacune est le lieu d&rsquo;origine<\/p>\n<p>des existants (pour lui) en tant que sujet de consid\u00e9ration, les autres en<\/p>\n<p>sont aussi origines en tant que parties prenantes et, notamment,<\/p>\n<p>\u00ab objets \u00bb de cette consid\u00e9ration. Non pas qu&rsquo;ils soient consid\u00e9r\u00e9s comme<\/p>\n<p>des choses, mais comme d&rsquo;autres lieux qu&rsquo;atteint cette \u00abconsid\u00e9ration \u00bb,<\/p>\n<p>par le consensus. Le second vecteur constitutif de l&rsquo;existant, est<\/p>\n<p>celui de l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, fond\u00e9e dans la diff\u00e9rence de mon Instance propre<\/p>\n<p>d&rsquo;avec celles des autres.<\/p>\n<p>D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, on peut dire que le premier vecteur prend sa<\/p>\n<p>mesure gr\u00e2ce au second. Rapport\u00e9 au consensus, le premier vecteur<\/p>\n<p>c&rsquo;est le sens activ\u00e9 (ou une coh\u00e9rence, qui est un ensemble de sens), que<\/p>\n<p>l&rsquo;on a \u00e9voqu\u00e9 par le terme de \u00abconsid\u00e9ration\u00bb. C&rsquo;est l\u00e0 le sens du<\/p>\n<p>sujet, investi dans la participation de son Instance au consensus.<\/p>\n<p>Il faut pr\u00e9ciser que le terme de sujet correspond \u00e0 la pr\u00e9sence<\/p>\n<p>existentielle de l&rsquo;Instance, sa pr\u00e9sence intentionnelle. \u00abObjet\u00bb, peut<\/p>\n<p>alors indiquer une pr\u00e9sence attentionnelle; le troisi\u00e8me vecteur, cor-<\/p>\n<p>respondant \u00e0 la pr\u00e9sence actuelle (moment).<\/p>\n<p>Le second vecteur est ce qui porte \u00e0 faire consensus avec telles et<\/p>\n<p>telles autres Instances: le ciblage du consensus. Le sens et le ciblage<\/p>\n<p>sont donc les deux vecteurs initiaux. De m\u00eame pour le vecteur sens, le<\/p>\n<p>second peut \u00eatre multipli\u00e9 par le nombre de partenaires du consensus,<\/p>\n<p>mais on le prendra r\u00e9sum\u00e9 en un seul, pour simplifier la r\u00e9flexion.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;Instance, il n&rsquo;y a en fait en elle-m\u00eame qu&rsquo;un vecteur: celui du<\/p>\n<p>sens. Il se d\u00e9double d\u00e8s que l&rsquo;autre, non soi, s&rsquo;en fait perspective et en<\/p>\n<p>fait l&rsquo;objet. Le sens de l&rsquo;Instance, d&rsquo;infinitif devient conjugu\u00e9, selon<\/p>\n<p>deux modalit\u00e9s que l&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9sign\u00e9es par \u00ab intention \u00bb et \u00ab atten-<\/p>\n<p>tion \u00bb. Bien d&rsquo;autres termes pourraient \u00eatre utilis\u00e9s mais, convention-<\/p>\n<p>nellement, on d\u00e9signera ainsi ces deux modes de conjugaison du sens,<\/p>\n<p>vecteurs fondateurs de l&rsquo;existence&#8230; C&rsquo;est ici que se place l&rsquo;hypoth\u00e8se<\/p>\n<p>th\u00e9orique du Moment.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me vecteur du d\u00e9ploiement de l&rsquo;existence, le \u00ab Moment \u00bb<\/p>\n<p>est le produit vectoriel des deux vecteurs pr\u00e9c\u00e9dents. Le Moment<\/p>\n<p>85<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>s&rsquo;instaure dans le produit des deux vecteurs et d\u00e9ploie l&rsquo;\u00e9tendue de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant, fait du consensus. On peut ainsi dire que le consensus fait<\/p>\n<p>l&rsquo;existence par Moment ou que le Moment est \u00ab l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement \u00bb d&rsquo;exister.<\/p>\n<p>Le Moment est aussi \u00abdur\u00e9e de vie\u00bb de l&rsquo;existant ou plut\u00f4t<\/p>\n<p>\u00ab d\u00e9roulement de vie en dur\u00e9e \u00bb. Instaur\u00e9 par les deux autres, dont il<\/p>\n<p>r\u00e9sulte imm\u00e9diatement, il est encore l&rsquo;acte d&rsquo;exister de l&rsquo;existant. Il<\/p>\n<p>s&rsquo;annule lorsque l&rsquo;un des deux autres vecteurs s&rsquo;annule, c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>lorsque le consensus cesse.<\/p>\n<p>L&rsquo;action d&rsquo;exister peut \u00eatre appel\u00e9e \u00abactualisation\u00bb c&rsquo;est-\u00e0-dire<\/p>\n<p>pr\u00e9sence dans l&rsquo;actualit\u00e9. Dur\u00e9e de vie, action d&rsquo;exister, pr\u00e9sence<\/p>\n<p>actuelle, l&rsquo;actualisation correspond au Moment d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;\u00e9limine pas les deux autres vecteurs initiaux mais constitue avec eux les<\/p>\n<p>trois types de dimensions de tout existant, il en est la dimension<\/p>\n<p>d&rsquo;extension.<\/p>\n<p>Sch\u00e9ma des trois vecteurs, dimensions de l&rsquo;existence<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-681\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0049AB.png?resize=288%2C202\" alt=\"File0049AB.png\" align=\"center\" width=\"288\" height=\"202\" \/><\/p>\n<p>Sur le sch\u00e9ma, ces trois vecteurs forment deux \u00e0 deux trois plans<\/p>\n<p>que nous repr\u00e9sentons perpendiculaires les uns par rapport aux autres.<\/p>\n<p>Ce sont les trois plans d&rsquo;existence, aspects de chaque existant.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me vecteur est l&rsquo;un des trois modes de conjugaison du<\/p>\n<p>sens en consensus. Nous d\u00e9gageons l\u00e0 l&rsquo;origine des sch\u00e9mas utilis\u00e9s<\/p>\n<p>dans les \u00ab Questions de sens \u00bb pour le tir \u00e0 l&rsquo;arc et dans la \u00ab Trinit\u00e9 de<\/p>\n<p>l&rsquo;Homme \u00bb, pour une premi\u00e8re approche de l&rsquo;existence. Cette sc\u00e8ne du<\/p>\n<p>tir \u00e0 l&rsquo;arc, pr\u00e9sentait notamment l&rsquo;avantage de la simplicit\u00e9 exemplaire,<\/p>\n<p>m\u00e9taphorique, de bien nombreuses situations d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>A partir d&rsquo;un sens de l&rsquo;Instance en consensus;, la th\u00e9orie du<\/p>\n<p>Moment nous donne trois modes de conjugaison qui constituent les<\/p>\n<p>trois dimensions de base de tout existant. Elle permet de mieux com-<\/p>\n<p>prendre pourquoi l&rsquo;unit\u00e9 de sens peut faire ternarit\u00e9 dans l&rsquo;existence et<\/p>\n<p>comment, en d\u00e9finitive, le consensus fait r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;existence pour les<\/p>\n<p>Instances concern\u00e9es.<\/p>\n<p>86<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse est \u00e0 la fois personnelle, culturelle et universelle<\/p>\n<p>1) Approche personnaliste<\/p>\n<p>Pour chacun, la r\u00e9alit\u00e9 du monde actuel, de cette \u00ab tranche<\/p>\n<p>de vie \u00bb, de cette situation d&rsquo;existence, c&rsquo;est ce qu&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>nous fait vivre. Mais de quoi est constitu\u00e9e pour nous cette<\/p>\n<p>existence?<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on est polaris\u00e9 par une chose, il n&rsquo;existe pour nous que<\/p>\n<p>cette chose, sans que rien autour, ni m\u00eame notre propre existence,<\/p>\n<p>soient pr\u00e9sents. C&rsquo;est cette polarisation, oubli de soi et<\/p>\n<p>du monde, qui nous fait croire a l&rsquo;absolue r\u00e9alit\u00e9 de cette<\/p>\n<p>chose, comme si elle existait en elle-m\u00eame, isol\u00e9ment de tout.<\/p>\n<p>Cette \u00ab sid\u00e9ration \u00bb correspond d&rsquo;ailleurs a une appr\u00e9hension<\/p>\n<p>principalement factuelle, avec une intelligence r\u00e9duite, sans<\/p>\n<p>grande conscience mentale ni sensible. Ce cas de polarisation<\/p>\n<p>extr\u00eame est, pour la personne, ce qu&rsquo;il y a de plus r\u00e9ducteur de<\/p>\n<p>soi, des autres et de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Un cas plus commun est celui o\u00f9 l&rsquo;existence se pr\u00e9sente<\/p>\n<p>comme pr\u00e9sence simultan\u00e9e d&rsquo;un ou plusieurs individus (soi et<\/p>\n<p>d&rsquo;autres) avec celle de toute une collection de choses, le tout en<\/p>\n<p>mouvement dans un espace et dans un temps. Chaque moment<\/p>\n<p>d&rsquo;existence se pr\u00e9sente \u00e0 chacun comme tout un monde.<\/p>\n<p>Ce monde est plus ou moins riche et vari\u00e9 selon les moments,<\/p>\n<p>mais, \u00e0 chaque moment, il se pr\u00e9sente comme le seul monde<\/p>\n<p>existant. Lorsque par exemple nous sommes tristes ne nous<\/p>\n<p>semble-t-il pas que le monde est et a toujours \u00e9t\u00e9 triste? Ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;on appelle l&rsquo;oubli n&rsquo;est pas un acte d&rsquo;escamotage, c&rsquo;est<\/p>\n<p>l&rsquo;absence de la pr\u00e9sence \u00e0 soi, d&rsquo;un existant autre que le<\/p>\n<p>moment pr\u00e9sent, avec ses souvenirs et ses projets.<\/p>\n<p>Chaque moment pr\u00e9sent est donc, pour nous, tout un<\/p>\n<p>monde qui nous semble le vrai monde et dans lequel nous<\/p>\n<p>distinguons notre existence et celle de tout un ensemble<\/p>\n<p>d&rsquo;objets concrets ou abstraits.<\/p>\n<p>De cette analyse, on peut d\u00e9duire que, si l&rsquo;on en reste \u00e0<\/p>\n<p>une conscience d&rsquo;existence, sans acc\u00e9der \u00e0 une conscience de<\/p>\n<p>sens (conscience de ses consensus par l&rsquo;Instance, au-del\u00e0 de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence que ce consensus fait exp\u00e9rimenter), l&rsquo;unit\u00e9 et<\/p>\n<p>l&rsquo;individualit\u00e9 de notre existence nous semblent alors ind\u00e9pen-<\/p>\n<p>dantes de nous-m\u00eames et d\u00e9pendre d&rsquo;une \u00ab r\u00e9alit\u00e9 \u00bb commune<\/p>\n<p>\u00e0 toutes les Instances. Il y a perte du sujet dans l&rsquo;objet commun.<\/p>\n<p>87<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES!<\/p>\n<p>Par ailleurs, on aper\u00e7oit comment se construit une cons-<\/p>\n<p>cience individuelle (qui n&rsquo;est pas conscience personnelle d&rsquo;\u00eatre<\/p>\n<p>sens de l&rsquo;Instance). Si dans une famille l&rsquo;Instance B figure celle<\/p>\n<p>de l&rsquo;enfant, on voit toute l&rsquo;importance de la relation entre les<\/p>\n<p>parents (consensus 2) qui est la premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence de distinction<\/p>\n<p>et d&rsquo;unification existentielle.<\/p>\n<p>Ainsi dans tout moment d&rsquo;existence non duelle, et donc<\/p>\n<p>non confusionnelle, l&rsquo;existence de ce monde-l\u00e0 est tout \u00e0 fait<\/p>\n<p>personnelle, puisqu&rsquo;il est l&rsquo;exp\u00e9rience propre du consensus<\/p>\n<p>(sans conscience de sens habituellement). En m\u00eame temps, il<\/p>\n<p>contient des existants qui nous apparaissent tout \u00e0 fait inac-<\/p>\n<p>cessibles et ind\u00e9pendants de nous. C&rsquo;est l\u00e0 la marque de la<\/p>\n<p>pr\u00e9sence d&rsquo;autrui. Les autres Instances sont radicalement<\/p>\n<p>autres et transcendantes \u00e0 l&rsquo;existence commune. Elles y font<\/p>\n<p>appara\u00eetre des diff\u00e9rences, qui semblent s\u00e9parations entre les<\/p>\n<p>existants.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, chaque moment d&rsquo;existence est pr\u00e9sence<\/p>\n<p>d&rsquo;un monde tout \u00e0 fait personnel, o\u00f9 les distinctions sont la<\/p>\n<p>trace de la participation des autres Instances, sans que celles-ci<\/p>\n<p>soient directement accessibles en elles-m\u00eames, mais simple-<\/p>\n<p>ment par leur existence individualis\u00e9e, objet de ce monde<\/p>\n<p>personnel.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-682\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0051AB.png?resize=374%2C146\" alt=\"File0051AB.png\" align=\"center\" width=\"374\" height=\"146\" \/><\/p>\n<p>FIGURE  8<\/p>\n<p>Sur ce sch\u00e9ma, on aper\u00e7oit que l&rsquo;Instance B commence \u00e0<\/p>\n<p>se distinguer dans le consensus 2, commun aux trois Instances,<\/p>\n<p>et diff\u00e9rent des consensus avec A et avec C.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc \u00e0 partir de trois personnes que commencent \u00e0<\/p>\n<p>se distinguer l&rsquo;individualit\u00e9, la dualit\u00e9 et la ternarit\u00e9, et, par la<\/p>\n<p>suite, toutes les multiplicit\u00e9s, en extension rapide d\u00e8s que l&rsquo;on<\/p>\n<p>multiplie les Instances.<\/p>\n<p>88<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES?<\/p>\n<p>Cette analyse laisse entrevoir la n\u00e9cessit\u00e9 de syst\u00e8mes, au<\/p>\n<p>minimum ternaires, pour acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;un et au multiple. La<\/p>\n<p>Trinit\u00e9 des personnes divines, la ternarit\u00e9 de l&rsquo;existence, le<\/p>\n<p>triangle oedipien sont caract\u00e9ristiques d&rsquo;approches non<\/p>\n<p>dualistes qui, elles, d\u00e9bouchent toujours sur la confusion dans le<\/p>\n<p>m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur un monisme.<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma montre en outre que les consensus de<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance B ne d\u00e9pendent pas que d&rsquo;elle. De ce fait, les existants<\/p>\n<p>distincts semblent tout aussi distincts d&rsquo;elle-m\u00eame, sinon ind\u00e9-<\/p>\n<p>pendants. Le sch\u00e9ma montre notamment que le consensus d)<\/p>\n<p>est le plus ind\u00e9pendant de l&rsquo;Instance B, consensus entre A et C<\/p>\n<p>(et B aussi). Il y a donc au cours de l&rsquo;existence, pour l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>B, quelque chose qui peut lui appara\u00eetre comme totalement<\/p>\n<p>ind\u00e9pendant d&rsquo;elle. Or c&rsquo;est autour de cela justement que se<\/p>\n<p>fera l&rsquo;unit\u00e9, la r\u00e9f\u00e9rence centrale de ce moment d&rsquo;existence qui<\/p>\n<p>s&rsquo;int\u00e8gre dans la constitution des dimensions et des plans de<\/p>\n<p>toute existence.<\/p>\n<p>Ce monde particulier r\u00e9clame une condition pour que s&rsquo;y<\/p>\n<p>distingue, pour la personne, des r\u00e9alit\u00e9s diff\u00e9rentes, dont son<\/p>\n<p>propre moi. Cette condition, c&rsquo;est qu&rsquo;il y ait plus de trois<\/p>\n<p>Instances.<\/p>\n<p>Examinons sur un sch\u00e9ma tr\u00e8s simpliste ce que peuvent<\/p>\n<p>\u00eatre les intersections-consensus entre 2 et entre 3 Instances.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-683\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0052AB.png?resize=335%2C194\" alt=\"File0052AB.png\" align=\"center\" width=\"335\" height=\"194\" \/><\/p>\n<p>FIGURE 9<\/p>\n<p>Dans le cas de deux Instances, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>commun. Rien de ce consensus n&rsquo;est diff\u00e9rent pour l&rsquo;un et<\/p>\n<p>89<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES?<\/p>\n<p>pour l&rsquo;autre et rien d&rsquo;autre dans l&rsquo;Instance de chacun n&rsquo;est en<\/p>\n<p>consensus. Il ne peut alors y avoir aucune distinction dans<\/p>\n<p>l&rsquo;existence et il n&rsquo;y a m\u00eame pas distinction de leur propre<\/p>\n<p>individualit\u00e9, par les deux personnes. C&rsquo;est un cas de figure qui<\/p>\n<p>ne se rencontre qu&rsquo;aux tous premiers moments de la vie entre<\/p>\n<p>la m\u00e8re et l&rsquo;enfant et dans des moments de confusion, tels que<\/p>\n<p>ceux de sid\u00e9ration, ceux de grande passion, ceux de grande<\/p>\n<p>solitude ou de d\u00e9personnalisation dans la foule. Il n&rsquo;y a jamais<\/p>\n<p>qu&rsquo;un consensus a la fois et c&rsquo;est une part de l&rsquo;existence qui est<\/p>\n<p>en confusion.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il y a trois Instances, chacune vit simultan\u00e9ment<\/p>\n<p>trois consensus.<\/p>\n<p>2) Approche culturelle<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de moments particuliers d&rsquo;existence, il nous arrive<\/p>\n<p>de consid\u00e9rer le monde, l&rsquo;existence enti\u00e8re, l&rsquo;univers. Leur<\/p>\n<p>existence n&rsquo;est rien d&rsquo;autre, encore, que l&rsquo;exp\u00e9rience personnelle<\/p>\n<p>d&rsquo;un consensus collectif, mais qui correspond \u00e0 de telles<\/p>\n<p>consid\u00e9rations globales.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en fait le cas, chaque fois que l&rsquo;on prend conscience<\/p>\n<p>d&rsquo;un ensemble, d&rsquo;un tout, d&rsquo;une globalit\u00e9. On les trouve<\/p>\n<p>justement dans une sorte d&rsquo;abstraction de ce qui est le plus<\/p>\n<p>personnel et le plus particulier, pour envisager ce qui est le plus<\/p>\n<p>commun. Cependant ce qui nous est le plus commun, c&rsquo;est<\/p>\n<p>notre existence commune, notre coexistence avec nos proches<\/p>\n<p>voisins, communaut\u00e9s et soci\u00e9t\u00e9s. C&rsquo;est en d\u00e9finitive ce que<\/p>\n<p>l&rsquo;on consid\u00e8re comme culturel.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence culturelle est justement ce monde que nous<\/p>\n<p>croyons universel, alors qu&rsquo;il n&rsquo;est que le monde d&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>culturel, tout en \u00e9tant pour chacun une exp\u00e9rience<\/p>\n<p>strictement personnelle. Sans conscience de sa propre personne<\/p>\n<p>en son Instance, la r\u00e9alit\u00e9 culturelle, fait d&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>plus collectif, semble encore plus ind\u00e9pendante de soi et encore<\/p>\n<p>plus tangible et basique. C&rsquo;est ce qui fait que les cultures,<\/p>\n<p>sans conscience personnelle, sont source d&rsquo;ali\u00e9nation, alors<\/p>\n<p>qu&rsquo;elles deviennent source d&rsquo;accomplissement, lorsqu&rsquo;elles<\/p>\n<p>servent de support \u00e0 la conscience de sens personnelle.<\/p>\n<p>Le monde culturel n&rsquo;est pas ainsi la somme des mondes<\/p>\n<p>des moments particuliers, mais au contraire une r\u00e9duction au<\/p>\n<p>commun de ces mondes particuliers. C&rsquo;est ce sur quoi se<\/p>\n<p>90<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES?<\/p>\n<p>fondent les soci\u00e9t\u00e9s naturelles; c&rsquo;est-\u00e0-dire sans ma\u00eetrise<\/p>\n<p>personnelle, o\u00f9 les r\u00e8gles, savoirs, comportements communs,<\/p>\n<p>semblent totalement d\u00e9terminants de l&rsquo;existence personnelle.<\/p>\n<p>Dans cette perspective de consid\u00e9ration d&rsquo;un monde global<\/p>\n<p>qui n&rsquo;est que culturel, ce monde, qui est toujours exp\u00e9rience<\/p>\n<p>propre d&rsquo;un consensus collectif, semble cependant<\/p>\n<p>parfaitement commun et ind\u00e9pendant des personnes (de soi, donc<\/p>\n<p>des autres) et devient la mesure de toute chose.<\/p>\n<p>Il sert de mesure interne d&rsquo;inclusion et d&rsquo;exclusion de la<\/p>\n<p>communaut\u00e9 prise comme le tout. Il sert de mesure externe<\/p>\n<p>pour d\u00e9noncer et r\u00e9duire les autres cultures.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tranger est celui qui porte atteinte \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 culturelle,<\/p>\n<p>elle-m\u00eame mesure de toute r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>On a ici la racine des racismes et des x\u00e9nophobies, celle<\/p>\n<p>aussi de syst\u00e8mes totalitaires \u00ab naturels \u00bb qui ont en commun<\/p>\n<p>de r\u00e9duire la diff\u00e9rence personnelle des Instances et donc une<\/p>\n<p>d\u00e9personnalisation soumettant l&rsquo;homme au monde et l&rsquo;\u00e9tranger<\/p>\n<p>\u00e0 l&rsquo;homme d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duit \u00e0 ce monde.<\/p>\n<p>La culture occidentale n&rsquo;est pas exempte de cette consid\u00e9ration,<\/p>\n<p>forte qu&rsquo;elle est, de toutes ses sciences objectivistes,<\/p>\n<p>fond\u00e9es sur un principe d&rsquo;universalit\u00e9 de rep\u00e8res et valeurs<\/p>\n<p>propres et de sa vision du monde. Souvent \u00e9prise de dualisme,<\/p>\n<p>elle se r\u00e9duit en monisme totalitaire.<\/p>\n<p>Notons comment le dualisme des bons et des m\u00e9chants,<\/p>\n<p>de l&rsquo;antagonisme des blocs maintient la pression culturelle de<\/p>\n<p>l&rsquo;occident sur l&rsquo;ensemble de la plan\u00e8te, avec, bien s\u00fbr, confusion<\/p>\n<p>duelle en se croyant norme universelle.<\/p>\n<p>3) L&rsquo;Approche universelle<\/p>\n<p>On peut se demander si malgr\u00e9 tout il n&rsquo;y aurait pas un<\/p>\n<p>monde, au-del\u00e0 des particularit\u00e9s personnelles et des disparit\u00e9s<\/p>\n<p>culturelles, qui serait le v\u00e9ritable monde universel. Il ne peut<\/p>\n<p>\u00eatre, lui aussi, que l&rsquo;exp\u00e9rience personnelle d&rsquo;un consensus<\/p>\n<p>collectif.<\/p>\n<p>Pour que ce monde existe, encore faut-il qu&rsquo;il y ait un<\/p>\n<p>consensus universel entre tous les hommes de tous temps et de<\/p>\n<p>tous lieux.<\/p>\n<p>Sans entrer ici dans le probl\u00e8me de l&rsquo;espace et du temps,<\/p>\n<p>qui ne sont que des dimensions d&rsquo;existence et ne font pas<\/p>\n<p>91<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>EXISTE-T-IL UN MONDE OU PLUSIEURS MONDES?<\/p>\n<p>obstacle aux Instances, notons que les voyages, les \u00e9changes et,<\/p>\n<p>d&rsquo;autre part, la transmission des g\u00e9n\u00e9rations, tendent bien a<\/p>\n<p>nous laisser entrevoir une telle possibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Cependant ce monde universel peut se chercher notamment<\/p>\n<p>dans deux voies oppos\u00e9es.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re voie est celle de l&rsquo;extension aux dimensions<\/p>\n<p>de toute l&rsquo;humanit\u00e9 du principe de r\u00e9duction culturelle<\/p>\n<p>pr\u00e9c\u00e9dent, soit par la domination d&rsquo;une culture, soit, plus<\/p>\n<p>probablement, par r\u00e9duction des cultures \u00e0 leur plus petit<\/p>\n<p>commun d\u00e9nominateur. Le monde universel devient un monde<\/p>\n<p>pauvre, st\u00e9rile, d\u00e9shumanis\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un monde d&rsquo;individualisme de masse o\u00f9 le consensus<\/p>\n<p>collectif tend \u00e0 se r\u00e9duire au minimum, suscitant et aggravant<\/p>\n<p>une contradiction entre l&rsquo;existence personnelle et la r\u00e9a-<\/p>\n<p>lit\u00e9 universelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre voie est celle qui consiste \u00e0 \u00e9largir le consensus de<\/p>\n<p>tous les hommes. Il s&rsquo;agit, \u00e0 la fois, de l&rsquo;\u00e9largir \u00e0 tous les<\/p>\n<p>hommes et de l&rsquo;\u00e9largir en tous les hommes. C est faire<\/p>\n<p>progresser l&rsquo;universel en l&rsquo;Instance de chacun, universel qui est la<\/p>\n<p>pleine humanit\u00e9 d&rsquo;Etre en tous les hommes. Il s&rsquo;agit donc \u00e0 la<\/p>\n<p>fois d&rsquo;une \u00e9dification du monde universel, accomplissement<\/p>\n<p>de son existence, et \u00e0 la fois d&rsquo;une voie d&rsquo;unification de<\/p>\n<p>l&rsquo;humanit\u00e9, en chacun et par tous, d&rsquo;accomplissement de chacun<\/p>\n<p>par tous. Ce n&rsquo;est pas la seule voie d&rsquo;accomplissement des<\/p>\n<p>Instances mais c&rsquo;est la voie commune, celle de la communion<\/p>\n<p>des saints, jalonn\u00e9e par l&rsquo;amour mutuel, qui est sens visant \u00e0<\/p>\n<p>faire consensus, et donc \u00e0 \u00e9largir le partage de coexistence<\/p>\n<p>entre les hommes.<\/p>\n<p>Ce partage de coexistence n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que l&rsquo;exp\u00e9rience<\/p>\n<p>personnelle et collective du consensus des Instances, et<\/p>\n<p>son extension est construction du corps existant d&rsquo;un monde<\/p>\n<p>pleinement humanis\u00e9 ou existence d&rsquo;une humanit\u00e9 pl\u00e9ni\u00e8re<\/p>\n<p>que le Christ incarne originellement, historiquement,<\/p>\n<p>actuellement et finalement.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que la loi d&rsquo;amour que pr\u00f4nent maintes<\/p>\n<p>religions et philosophies n&rsquo;est autre que la voie de l&rsquo;accomplis-<\/p>\n<p>sement commun des personnes, manifest\u00e9 dans un travail<\/p>\n<p>d&rsquo;\u00e9dification du monde. Il ne serait pas \u00e0 construire s&rsquo;il \u00e9tait<\/p>\n<p>d\u00e9j\u00e0 achev\u00e9, ind\u00e9pendamment de l&rsquo;homme. Le monde uni-<\/p>\n<p>versel est donc actuellement le rep\u00e8re d&rsquo;une fin pour une voie<\/p>\n<p>d&rsquo;accomplissement et non pas le constat d&rsquo;un \u00ab \u00e9tat des lieux \u00bb<\/p>\n<p>o\u00f9 l&rsquo;homme n&rsquo;aurait alors que d\u00e9sordre et destructions \u00e0<\/p>\n<p>apporter pour survivre.<\/p>\n<p>92<\/p>\n<p>II<\/p>\n<p>DIMENSIONS ET PLANS<\/p>\n<p>DE LA TERNARITE EXISTENTIELLE<\/p>\n<p>L&rsquo;exp\u00e9rimentation d&rsquo;un consensus qui fait existence, inscrit celle-ci<\/p>\n<p>dans trois dimensions, simultan\u00e9ment d\u00e9ploy\u00e9es dans un moment. Tout<\/p>\n<p>d&rsquo;abord le sens transpos\u00e9 en vecteur Intention, dimension du sujet,<\/p>\n<p>vecteur synth\u00e9tisant une collection de vecteurs, autant qu&rsquo;il y a de sens<\/p>\n<p>en consensus. Ensuite la superposition avec d&rsquo;autres Instances diff\u00e9-<\/p>\n<p>renci\u00e9es dont l&rsquo;occurence, qui est rapprochement (ou distance), se trans-<\/p>\n<p>pose en vecteur Attention, dimension de l&rsquo;objet, vecteur synth\u00e9tisant une<\/p>\n<p>collection de vecteurs, autant qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres Instances en consensus et<\/p>\n<p>de consensus plus limit\u00e9s dans le consensus g\u00e9n\u00e9ral. C&rsquo;est ainsi que les<\/p>\n<p>existants, pris pour objets, sont toujours repr\u00e9sentants de consensus<\/p>\n<p>entre des Instances. Ce vecteur attention est bien celui de l&rsquo;attention aux<\/p>\n<p>objets qui se ram\u00e8ne, au-del\u00e0, aux Instances en consensus.<\/p>\n<p>Enfin, le consensus s&rsquo;\u00e9puisant, perdant son activation, le troisi\u00e8me<\/p>\n<p>vecteur, venant comme produit vectoriel des deux premiers, actualise<\/p>\n<p>l&rsquo;extension de l&rsquo;existant et il en est la troisi\u00e8me dimension.<\/p>\n<p>Dans cette \u00e9tendue tridimensionnelle de tout existant, on peut<\/p>\n<p>s&rsquo;arr\u00eater sur les plans constitu\u00e9s par ces vecteurs deux \u00e0 deux, ils nous<\/p>\n<p>permettront de d\u00e9couvrir, ou red\u00e9couvrir, des aspects tr\u00e8s diff\u00e9rents<\/p>\n<p>d&rsquo;une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 existante.<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma ternaire, ainsi d\u00e9velopp\u00e9, peut nous servir de sch\u00e9ma<\/p>\n<p>d&rsquo;analyse existentielle pour toute chose et toute situation. Il faudra alors<\/p>\n<p>remarquer les corr\u00e9lations que l&rsquo;on peut \u00e9tablir entre des aspects indis-<\/p>\n<p>sociables d&rsquo;un m\u00eame existant et caract\u00e9ristiques de leur immanence. Le<\/p>\n<p>sch\u00e9ma ternaire de l&rsquo;existence permet le constat de ces corr\u00e9lations et<\/p>\n<p>montre qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de relations de causalit\u00e9 interne \u00e0 l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>mais de corr\u00e9lations par leur source commune, le consensus des Ins-<\/p>\n<p>tances. Il n&rsquo;y a pas dans l&rsquo;existence de principe animateur, moteur,<\/p>\n<p>cr\u00e9ateur ou de principe vital, il n&rsquo;y en a que des traductions actualis\u00e9es,<\/p>\n<p>qui t\u00e9moignent de principes transcendants: les sens et les coh\u00e9rences en<\/p>\n<p>consensus dans les Instances.<\/p>\n<p>Par contre, dans la structure ternaire de l&rsquo;existence, on pourra<\/p>\n<p>remarquer que certains plans ou certaines dimensions sont plus <\/p>\n<p>93<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>caract\u00e9ristiques que d&rsquo;autres de la source humaine de l&rsquo;existence dans les<\/p>\n<p>Instances que sont les personnes humaines. (On parlera de personne<\/p>\n<p>humaine pour d\u00e9signer l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme et, d&rsquo;individu pour<\/p>\n<p>d\u00e9signer son existence).<\/p>\n<p>Ce sont en particulier: la dimension intentionnelle repr\u00e9sentative<\/p>\n<p>du sujet et les plans voisins, ceux de la conscience mentale et sensible<\/p>\n<p>immanentes \u00e0 l&rsquo;existence factuelle.<\/p>\n<p>Pour donner \u00e0 cette ternarit\u00e9 toute sa substance, permettre la<\/p>\n<p>g\u00e9n\u00e9ralisation de son usage et en faire un outil f\u00e9cond, il nous faut<\/p>\n<p>envisager progressivement ses caract\u00e9ristiques.<\/p>\n<p>Ces trois vecteurs, d\u00e8s que les deux premiers sont possibles,<\/p>\n<p>d\u00e9veloppent imm\u00e9diatement un espace d&rsquo;existence ou un existant.<\/p>\n<p>Ainsi tout existant peut \u00eatre d\u00e9crit selon ces trois vecteurs (trois types<\/p>\n<p>de dimensions) et selon les trois plans qu&rsquo;ils d\u00e9terminent deux \u00e0<\/p>\n<p>deux.<\/p>\n<p>Ce sch\u00e9ma s&rsquo;applique \u00e0 tous les existants, depuis le simple objet<\/p>\n<p>mat\u00e9riel jusqu&rsquo;au langage, en passant par l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement historique, le<\/p>\n<p>concept, une quelconque entit\u00e9, et l&rsquo;homme lui-m\u00eame en tant qu&rsquo;existant.<\/p>\n<p>Toute question, tout probl\u00e8me, toute situation, toute chose, une<\/p>\n<p>fois qu&rsquo;ils sont d\u00e9sign\u00e9s peuvent \u00eatre analys\u00e9s selon ce m\u00eame<\/p>\n<p>sch\u00e9ma.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la premi\u00e8re condition d&rsquo;application du sch\u00e9ma et de<\/p>\n<p>l&rsquo;analyse existentielle que de pointer l&rsquo;existant \u00e0 analyser. Dans les<\/p>\n<p>pratiques qui en d\u00e9coulent on appellera cette op\u00e9ration une centration.<\/p>\n<p>1) Les trois plans d&rsquo;existence<\/p>\n<p>Entre l&rsquo;intention et l&rsquo;attention se situe le rapport du premier au<\/p>\n<p>second. L&rsquo;intention vise l&rsquo;objet d&rsquo;attention. Ce rapport du sujet \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;objet est affectation de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, de l&rsquo;un par l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Le sujet est affect\u00e9 par son objet et il investit celui-ci, il l&rsquo;affecte du<\/p>\n<p>statut de p\u00f4le d&rsquo;attention. Comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 vu, ces deux vecteurs<\/p>\n<p>naissent ensemble du consensus, et ils sont en rapport de \u00abconnaissance\u00bb.<\/p>\n<p>A partir des termes affectation et \u00ab co-naissance \u00bb, on peut<\/p>\n<p>d\u00e9j\u00e0 pressentir que ce premier plan correspond \u00e0 une d\u00e9finition<\/p>\n<p>relationnelle ou relativiste de l&rsquo;existence. Ce qui relie: l&rsquo;affectif, la<\/p>\n<p>sensibilit\u00e9, le religieux, les significations et communications, sont comme<\/p>\n<p>une face existentielle du consensus des Instances. Ce premier plan est<\/p>\n<p>pour toute existence celui qui manifeste le plus \u00e9troitement (mais en<\/p>\n<p>transcendance) le consensus ou sens commun des Instances. Il est<\/p>\n<p>94<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>l&rsquo;aspect \u00ab conjugal \u00bb ou le plan de conjugaison qui rejoint et conjoint<\/p>\n<p>les deux vecteurs, de l&rsquo;intention d&rsquo;un sujet \u00e0 l&rsquo;attention pour ses objets.<\/p>\n<p>Cette conjonction, ce jeu commun, cette affectation r\u00e9ciproque sont ce<\/p>\n<p>qui fonde tout existant sur ce premier plan: le plan du relatif, celui des<\/p>\n<p>liens, qu&rsquo;affection, connaissance ou communication expriment. Il est le<\/p>\n<p>plan de la relativit\u00e9 sujet-objet, intention-attention.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-684\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0058AB.png?resize=372%2C157\" alt=\"File0058AB.png\" align=\"center\" width=\"372\" height=\"157\" \/><\/p>\n<p>FIGURE 10<\/p>\n<p>Le second plan, de l&rsquo;intention \u00e0 l&rsquo;extension est celui du d\u00e9veloppement<\/p>\n<p>de l&rsquo;intention. Le Moment, en effet, actualise et rend pr\u00e9sent<\/p>\n<p>l&rsquo;existant en le d\u00e9ployant. Selon ce second plan, o\u00f9 l&rsquo;intention est<\/p>\n<p>d\u00e9ploy\u00e9e, on en aura la figuration ou la projection. Projets, projections<\/p>\n<p>ne sont-ils pas, en effet, extensions d&rsquo;intentions, repr\u00e9sentations dans<\/p>\n<p>l&rsquo;\u00e9tendue? Ce second plan est donc celui de l&rsquo;image et de la <\/p>\n<p>repr\u00e9sentation, celui de la figuration.<\/p>\n<p>L&rsquo;imaginaire pur est ainsi extension figurative d&rsquo;un d\u00e9sir-intention<\/p>\n<p>en l&rsquo;absence de l&rsquo;objet d&rsquo;attention, comme dans le r\u00eave.<\/p>\n<p>Il est, pour toute existence, sa pr\u00e9sentation selon la distance,<\/p>\n<p>l&rsquo;espace: image ou figure, mais aussi sc\u00e9nario dans le temps,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire d\u00e9roulement de l&rsquo;image, comme le ferait un film. Le plan<\/p>\n<p>repr\u00e9sentatif est celui, selon lequel, se mire et s&rsquo;admire l&rsquo;existant, son<\/p>\n<p>visage ou sa figuration, ce que le \u00ab regard int\u00e9rieur \u00bb du mental ou de<\/p>\n<p>l&rsquo;imaginaire projette comme image et repr\u00e9sentation, par le canal du<\/p>\n<p>\u00abregard ext\u00e9rieur\u00bb visuel notamment. C&rsquo;est le plan o\u00f9, pour tout<\/p>\n<p>existant, les deux se rejoignent, regards int\u00e9rieurs et ext\u00e9rieurs. Toute<\/p>\n<p>repr\u00e9sentation est ainsi interface.<\/p>\n<p>Tout existant r\u00e9v\u00e8le, par son image, l&rsquo;intention qui le porte dans<\/p>\n<p>son projet ou son trajet. Cette image, c&rsquo;est aussi celle que la r\u00e9flexion<\/p>\n<p>nous procure par l&rsquo;id\u00e9e. L&rsquo;id\u00e9e d un existant en est l&rsquo;image ou la<\/p>\n<p>pr\u00e9sentation (ou regard). Elle n&rsquo;est que l&rsquo;un des plans de l&rsquo;existence qui<\/p>\n<p>ne peut \u00eatre isol\u00e9 des autres.<\/p>\n<p>95<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-685\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0059AB.png?resize=438%2C194\" alt=\"File0059AB.png\" align=\"center\" width=\"438\" height=\"194\" \/><\/p>\n<p>FIGURE 11<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me plan est celui form\u00e9 par les vecteurs d&rsquo;attention et<\/p>\n<p>d&rsquo;extension. Pour l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d&rsquo;existence, c&rsquo;est l&rsquo;extension que<\/p>\n<p>l&rsquo;intention fait de l&rsquo;attention. Autrement dit, c&rsquo;est l\u00e0 ce qui se produit, ce<\/p>\n<p>qui arrive. Ce troisi\u00e8me plan est celui des faits, par exemple le<\/p>\n<p>d\u00e9placement \u00ab effectif\u00bb des objets. L&rsquo;actualisation du Moment est pr\u00e9sentation,<\/p>\n<p>non plus en figure, mais en fait. Ce sera, par exemple, la<\/p>\n<p>pr\u00e9sence physique, concr\u00e8te ou mat\u00e9rielle, des corps d&rsquo;existants.<\/p>\n<p>L&rsquo;actualisation est ici activit\u00e9. Ce qui se passe, ce qui se produit, c&rsquo;est<\/p>\n<p>le ph\u00e9nom\u00e8ne, aspect de tout existant selon ce troisi\u00e8me plan. Il arrive<\/p>\n<p>tr\u00e8s souvent qu&rsquo;il soit pris pour l&rsquo;existence m\u00eame. Les faits sont, dans<\/p>\n<p>ce plan, le d\u00e9placement des choses, ou plut\u00f4t les choses, les corps, les<\/p>\n<p>objets en mouvement.<\/p>\n<p>Le repos est \u00e0 consid\u00e9rer comme un cas particulier du<\/p>\n<p>mouvement, de m\u00eame que l&rsquo;immobilit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce seront donc comportements, activit\u00e9s, mobilit\u00e9s, effets. Ce<\/p>\n<p>plan est celui de l&rsquo;effectivit\u00e9 de l&rsquo;existence, ou encore, de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>factuelle, selon laquelle les choses se produisent en faits, engag\u00e9es dans<\/p>\n<p>diverses interactions.<\/p>\n<p>96<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>2) Les articulations de la structure ternaire l&rsquo;existence<\/p>\n<p>Notre propos sera maintenant, d&rsquo;\u00e9tudier plus profond\u00e9ment les<\/p>\n<p>dimensions et les plans d&rsquo;existence, en observant tout particuli\u00e8re-<\/p>\n<p>ment leurs rapports entre eux.<\/p>\n<p>Chaque dimension se trouve \u00e0 l&rsquo;intersection de deux plans et<\/p>\n<p>face au troisi\u00e8me. L&rsquo;observation de ces correspondances sera utile<\/p>\n<p>pour l&rsquo;analyse des existants.<\/p>\n<p>a) Le Vecteur \u00abintention\u00bb et son voisinage<\/p>\n<p>Pour chaque existant, le vecteur intention indique la place du<\/p>\n<p>sujet, son nom par exemple. Si telle chose est plac\u00e9e comme sujet<\/p>\n<p>d&rsquo;un verbe, c&rsquo;est qu&rsquo;elle peut \u00eatre d\u00e9sign\u00e9e, et nomm\u00e9e comme<\/p>\n<p>existante: cet \u00e9v\u00e9nement-l\u00e0, cette entit\u00e9-l\u00e0, cette chose-l\u00e0. Tout se<\/p>\n<p>passe comme si il y avait l\u00e0 un sujet ou m\u00eame un \u00eatre. Mais nous<\/p>\n<p>savons qu&rsquo;il n&rsquo;y a l\u00e0, en fait, qu&rsquo;Instances et plus pr\u00e9cis\u00e9ment consensus.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce qui fait, par exemple, que l&rsquo;on pourrait \u00ab personnifier \u00bb<\/p>\n<p>toute chose, la consid\u00e9rer comme une personne, anim\u00e9e d&rsquo;une<\/p>\n<p>volont\u00e9, d&rsquo;une intention, d&rsquo;un d\u00e9sir; le sujet d&rsquo;un verbe donc.<\/p>\n<p>(Personnifier, c&rsquo;est consid\u00e9rer une chose \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;homme, comme<\/p>\n<p>Instance personnelle, existant individuellement. C&rsquo;est le cas pour<\/p>\n<p>certaines conceptions animistes).<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-686\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0060AB.png?resize=447%2C254\" alt=\"File0060AB.png\" align=\"center\" width=\"447\" height=\"254\" \/><\/p>\n<p>97<\/p>\n<p>         LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Ce vecteur t\u00e9moigne ainsi, pour chaque existant, de ce que l&rsquo;on<\/p>\n<p>pourrait consid\u00e9rer comme sa personnalit\u00e9, son \u00e2me ou son principe<\/p>\n<p>animateur, son essence, le lieu d&rsquo;une volont\u00e9, une direction,<\/p>\n<p>une orientation, une tension, un d\u00e9sir. En fait, nous savons que, s&rsquo;il<\/p>\n<p>s&rsquo;agit du nom et de l&rsquo;indication du \u00absujet\u00bb existant, son \u00eatre<\/p>\n<p>\u00e9ventuel lui est transcendant (Instance ou consensus). Cependant,<\/p>\n<p>c&rsquo;est cette dimension qui, dans tout existant, indique le lieu du sujet,<\/p>\n<p>c est par elle que l&rsquo;\u00eatre peut s&rsquo;aborder comme sens, consensus et<\/p>\n<p>Instance (de celui qui le consid\u00e8re).<\/p>\n<p>S&rsquo;il y a une conscience d&rsquo;\u00eatre ou conscience de sens, c&rsquo;est selon<\/p>\n<p>ce vecteur que dans l&rsquo;existence humaine et pour tout existant, elle<\/p>\n<p>peut s&rsquo;\u00e9tablir. En cons\u00e9quence, tout existant est voie de connaissance.<\/p>\n<p>Ainsi connaissance de soi (conscience d&rsquo;\u00eatre) et analyse de<\/p>\n<p>sens et de coh\u00e9rence des existants (entit\u00e9s, situations, concepts<\/p>\n<p>choses, etc&#8230;) se feront selon ce vecteur, dans des pratiques dont<\/p>\n<p>1&rsquo;existence se centrera sur cette dimension.<\/p>\n<p>Les plans voisins<\/p>\n<p>Ils sont envisag\u00e9s ici principalement pour cette proximit\u00e9. En<\/p>\n<p>effet, ce qui parle le plus de cette dimension de sujet, ce sont les<\/p>\n<p>plans voisins.<\/p>\n<p>Ainsi la personne humaine pourra \u00eatre envisag\u00e9e selon le plan<\/p>\n<p>relatif: affectivit\u00e9, par exemple; ou selon le plan repr\u00e9sentatif: le<\/p>\n<p>mental. L&rsquo;ensemble constitue le psychisme personnel.<\/p>\n<p>Le psychisme est bien un mode existentiel de la personne et<\/p>\n<p>plus pr\u00e9cis\u00e9ment de son Instance en consensus.<\/p>\n<p>Le plan relatif est celui qui correspond au ressenti des choses II<\/p>\n<p>est, pour un existant, le sensible, le v\u00e9cu par lequel on l&rsquo;appr\u00e9hende-<\/p>\n<p>ce en quoi il nous affecte. Ainsi, c&rsquo;est le plan de la\u00ab conscience<\/p>\n<p>sensible \u00bb d&rsquo;un existant (existant pour soi&#8230;). Ce en quoi elles nous<\/p>\n<p>\u00ab touchent \u00bb est une fa\u00e7on de consid\u00e9rer ce que sont les choses, pour<\/p>\n<p>nous: l&rsquo;impression que cela nous fait, l&rsquo;impression \u00ab v\u00e9cue \u00bb qu&rsquo;elles<\/p>\n<p>donnent ou qu&rsquo;elles font. Ce qui semble nous relier aux choses ce<\/p>\n<p>plan de leur existence, est bien un mode d&rsquo;approche du \u00ab sujet \u00bb<\/p>\n<p>sujet de l&rsquo;existant et sujet personnel. La confusion est possible, par<\/p>\n<p>1&rsquo;identification de l&rsquo;un avec l&rsquo;autre. Dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;existence le<\/p>\n<p>\u00ab sujet \u00bb de l&rsquo;existant, selon ce plan, est ind\u00e9cidable entre l&rsquo;observateur<\/p>\n<p>et la chose observ\u00e9e, seule la conscience de sens permettra<\/p>\n<p>d&rsquo;en sortir. Proche du \u00ab sujet \u00bb ou du vecteur intention, ce plan ne le<\/p>\n<p>d\u00e9termine pas; On peut en conclure que toute r\u00e9duction de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>au \u00ab relatif\u00bb, \u00e0 l&rsquo;affectif par exemple, ne suffit pas \u00e0 l&rsquo;appr\u00e9hension<\/p>\n<p>de l&rsquo;Etre; mais elle en jalonne l&rsquo;acc\u00e8s.<\/p>\n<p> Le plan repr\u00e9sentatif nous am\u00e8nera \u00e0 la m\u00eame conclusion. On a<\/p>\n<p>la l&rsquo;image, la forme, la repr\u00e9sentation de l&rsquo;existant. Une chose, ou<\/p>\n<p>une personne, sont quelquefois confondues avec l&rsquo;image qu&rsquo;elles<\/p>\n<p>pr\u00e9sentent, ou encore l&rsquo;image selon laquelle on les repr\u00e9sente, on les<\/p>\n<p>voit. Plus g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;id\u00e9e de la chose peut \u00eatre prise pour la<\/p>\n<p>chose. L&rsquo;id\u00e9e, l&rsquo;image peuvent effectivement jouer ce r\u00f4le du fait de<\/p>\n<p>la proximit\u00e9 de ce plan avec le vecteur du \u00ab sujet \u00bb. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on<\/p>\n<p>reproche \u00e0 l&rsquo;id\u00e9alisme. Cependant, il faut voir l\u00e0 ce qu&rsquo;a de justifi\u00e9<\/p>\n<p>cette approximation. L&rsquo;id\u00e9e, la repr\u00e9sentation, la forme sont la<\/p>\n<p>98<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>figure, le visage, sinon l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;existant. Il ne s&rsquo;agit en fait que<\/p>\n<p>d&rsquo;une \u00ab figuration \u00bb sur un plan \u00ab repr\u00e9sentatif\u00bb; il y a, l\u00e0 aussi,<\/p>\n<p>proximit\u00e9 du sujet de tout existant dans l&rsquo;id\u00e9e, l&rsquo;image, la figure&#8230; et,<\/p>\n<p>en m\u00eame temps, confusion possible entre ce plan et le sujet. Cette<\/p>\n<p>confusion se traduit d\u00e9j\u00e0 par le fait que l&rsquo;image est attribu\u00e9e, par<\/p>\n<p>exemple, \u00e0 l&rsquo;existant, alors qu&rsquo;elle n&rsquo;est qu&rsquo;imagination. Ainsi, au<\/p>\n<p>lieu d&rsquo;\u00eatre le nom du sujet de l&rsquo;existant, elle est projection du sujet<\/p>\n<p>de l&rsquo;observation. Approche du sujet existant, elle est aussi approche<\/p>\n<p>du sujet d&rsquo;observation, de l&rsquo;\u00eatre en consensus.<\/p>\n<p>Ce que nous observons l\u00e0 conduit \u00e0 plusieurs remarques tr\u00e8s<\/p>\n<p>importantes:<\/p>\n<p>&#8211; la premi\u00e8re est que ce plan peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme celui de la<\/p>\n<p>\u00abconscience formelle\u00bb, celle que constituent notre imagination,<\/p>\n<p>notre mental et nos id\u00e9es.<\/p>\n<p>&#8211; la seconde est que cette \u00abconscience formelle\u00bb est la forme<\/p>\n<p>m\u00eame de l&rsquo;existant (il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un interface).<\/p>\n<p>&#8211; la troisi\u00e8me est que la \u00ab conscience formelle \u00bb est immanente \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Nous retrouverons cela pour l&rsquo;\u00e9tude sp\u00e9cifique de ce plan \u00ab re-<\/p>\n<p>pr\u00e9sentatif\u00bb de l&rsquo;existence. Disons que \u00ab l&rsquo;identit\u00e9 \u00bb d&rsquo;un existant,<\/p>\n<p>son image ou sa figuration, ne sont rien d&rsquo;autre que la \u00ab conscience<\/p>\n<p>formelle\u00bb que l&rsquo;on en a, constitu\u00e9e selon ce plan, approchant le<\/p>\n<p>vecteur intention et le sujet, sans l&rsquo;\u00eatre effectivement. C&rsquo;est ainsi que<\/p>\n<p>la pens\u00e9e, l&rsquo;imagination font \u00ab savoir \u00bb des choses du monde et de<\/p>\n<p>soi, dans ce plan repr\u00e9sentatif, comme le plan relatif en donnait<\/p>\n<p>\u00abconnaissance\u00a0\u00bb (aspect v\u00e9cu ou sensible).<\/p>\n<p>Le plan oppos\u00e9<\/p>\n<p>C&rsquo;est celui du factuel. Le fait, le ph\u00e9nom\u00e8ne, ce que l&rsquo;on con-<\/p>\n<p>sid\u00e9rera souvent comme le plus concret, corporel ou mat\u00e9riel, se<\/p>\n<p>trouve en face du vecteur intention. Il pourrait en appara\u00eetre comme<\/p>\n<p>l&rsquo;effet, le sujet \u00e9tant alors sa cause, si l&rsquo;on ignorait leur corr\u00e9lation<\/p>\n<p>a-causale.<\/p>\n<p>Entre ce plan et cette dimension, on pourrait voir le m\u00eame<\/p>\n<p>rapport qu&rsquo;entre le corps et l&rsquo;\u00e2me; la r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te de la chose<\/p>\n<p>existante et son principe animateur, son int\u00e9rieur en quelque sorte.<\/p>\n<p>Cela peut \u00eatre le cas d&rsquo;un psychisme avec ses deux pendants, sensible<\/p>\n<p>et formel, affectif et mental, animant un corps, lieu des effets<\/p>\n<p>produits.<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 ce vecteur intention (volont\u00e9, sujet) le plan<\/p>\n<p>oppos\u00e9 correspond \u00e0 l&rsquo;incarnation, la r\u00e9alisation, le fait, l&rsquo;effet,<\/p>\n<p>l&rsquo;effectivit\u00e9 ou m\u00eame l&rsquo;acte. D\u00e9sir r\u00e9alis\u00e9, personne incarn\u00e9e,<\/p>\n<p>direction agissante, c&rsquo;est encore l\u00e0 le rapport de l&rsquo;intention \u00e0 l&rsquo;action.<\/p>\n<p>Dans toute existence, par \u00ababstraction\u00bb du plan factuel on<\/p>\n<p>atteint au sujet, \u00e0 la dimension intentionnelle, par l&rsquo;approche des<\/p>\n<p>plans relatifs et repr\u00e9sentatifs. C&rsquo;est aussi par \u00ab suspension \u00bb de ce<\/p>\n<p>plan que le sujet se trouve, avec ses \u00abr\u00e9ductions\u00bb, ou \u00ababstractions \u00bb<\/p>\n<p>mentales, eid\u00e9tiques, id\u00e9elles ou affectives, sensibles, intuitives.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en tout cas dans la suspension ou l&rsquo;abstraction du plan<\/p>\n<p>factuel, et \u00e0 l&rsquo;intersection des deux autres plans que se pr\u00e9sente la<\/p>\n<p>99<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>voie du sujet, la voie de la conscience d&rsquo;\u00eatre. Inversement, la sus-<\/p>\n<p>pension ou l&rsquo;abstraction du sujet et des deux plans de conscience<\/p>\n<p>voisins, donnent la plus grande mat\u00e9rialit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;existence. C&rsquo;est ce<\/p>\n<p>qu&rsquo;un certain r\u00e9alisme ou pragmatisme op\u00e8re, r\u00e9duisant l&rsquo;existant \u00e0<\/p>\n<p>ce plan factuel dont la concr\u00e9tude est \u00e0 la mesure de l&rsquo;\u00e9limination du<\/p>\n<p>sujet et, par voie de cons\u00e9quence, de tout acc\u00e8s au sens et \u00e0 l&rsquo;Etre<\/p>\n<p>(cas des mat\u00e9rialismes).<\/p>\n<p>Cela nous entra\u00eene \u00e0 remarquer que, selon les existants, telle ou<\/p>\n<p>telle dimension, tel ou tel plan, peuvent \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9s ou r\u00e9duits.<\/p>\n<p>Cette variation dans la nature des existants, ou leur consid\u00e9ration,<\/p>\n<p>d\u00e9pend aussi du sens dominant selon lequel les Instances font<\/p>\n<p>consensus. Autrement dit, comme on le verra, selon le sens qu&rsquo;une<\/p>\n<p>Instance investit ou que porte un consensus, l&rsquo;existence correspondante<\/p>\n<p>pr\u00e9sentera principalement tel ou tel des aspects de l&rsquo;existence<\/p>\n<p>ternaire g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Ici nous venons de voir notamment, que l&rsquo;abstraction du sujet<\/p>\n<p>(vecteur intention, personne) et donc des plans voisins (consciences)<\/p>\n<p>peut aller avec une r\u00e9duction de l&rsquo;existence au plan factuel. L&rsquo;in-<\/p>\n<p>verse est aussi possible, avec le risque d&rsquo;un subjectivisme ou d&rsquo;un<\/p>\n<p>\u00e9gocentrisme ignorant les faits et la factualit\u00e9 des choses.<\/p>\n<p>b) Le vecteur \u00abattention\u00bb et son voisinage<\/p>\n<p>Dans la situation type du tir \u00e0 l&rsquo;arc, ce vecteur marquait la<\/p>\n<p>perspective vers la cible. L&rsquo;objectif est l&rsquo;objet d&rsquo;attention, ce vers<\/p>\n<p>quoi le sujet est tendu. Second mode de conjugaison du verbe, la<\/p>\n<p>dimension de l&rsquo;attention est perspective vers l&rsquo;autre, les autres<\/p>\n<p>existants, dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;Existence, ou les autres Instances dans<\/p>\n<p>l&rsquo;ordre transcendant de l&rsquo;Etre. Pour un existant donn\u00e9, autant un<\/p>\n<p>consensus peut tenir lieu d&rsquo;Instance, par le biais d&rsquo;un sujet, autant,<\/p>\n<p>pour cette dimension, ce sont tous les objets vis\u00e9s et plus g\u00e9n\u00e9ralement<\/p>\n<p>\u00able monde\u00bb, que cette dimension pointe. C&rsquo;est tout ce \u00e0<\/p>\n<p>quoi s&rsquo;appliquent l&rsquo;intention d&rsquo;un sujet et le principe animateur de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant, ce qui les re\u00e7oit et en donne la mesure.<\/p>\n<p>Comme le sujet, les objets n&rsquo;adviennent qu&rsquo;avec l&rsquo;existence et<\/p>\n<p>ne la pr\u00e9c\u00e8dent pas. Ce qui la pr\u00e9c\u00e8de est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;Instance et<\/p>\n<p>du sens, et dans cet ordre il n&rsquo;y a, pour ce vecteur, que le nombre des<\/p>\n<p>autres Instances (ou des consensus).<\/p>\n<p>Dans ce m\u00eame ordre, le sens rencontre le nombre qui est un<\/p>\n<p>nombre d&rsquo;Etres, de sens. A chaque autre, le sens fait consensus<\/p>\n<p>particulier et donc moment particulier. Dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>le moment du consensus est fait d&rsquo;autant de moments que ce<\/p>\n<p>nombre.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que ce vecteur donne mesure, rythme et scansion au<\/p>\n<p>pr\u00e9c\u00e9dent. Par exemple: l&rsquo;objet donne la mesure au d\u00e9sir, dans le<\/p>\n<p>moment d&rsquo;existence alors instaur\u00e9. Le temps, d&rsquo;abord tension, est<\/p>\n<p>ensuite scand\u00e9 par ce second vecteur, pour donner le temps<\/p>\n<p>chronologique que nous connaissons, selon le troisi\u00e8me vecteur d&rsquo;extension.<\/p>\n<p>100<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Cette dimension d&rsquo;attention est aussi celle de l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, celle des<\/p>\n<p>facteurs, des acteurs (par opposition \u00e0 auteur), des \u00e9l\u00e9ments de tout<\/p>\n<p>existant, de toute situation, de toute chose. Le quantitatif est un<\/p>\n<p>indicateur de cette dimension ainsi que toute mesure de l&rsquo;existant en<\/p>\n<p>qualit\u00e9s et en quantit\u00e9s. Des conceptions en font le seul fondement<\/p>\n<p>des existants, alors qu&rsquo;elle na\u00eet avec eux comme modalit\u00e9 d&rsquo;une<\/p>\n<p>conjugaison d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans un autre ordre d&rsquo;id\u00e9e, ce vecteur indique aussi ce qui<\/p>\n<p>prend part \u00e0 l&rsquo;existant: parties, partenaires, participants. Ce que le<\/p>\n<p>sujet fr\u00e9quente, et dont c&rsquo;est la fr\u00e9quentation, ou ce qui \u00ab bat la<\/p>\n<p>mesure \u00bb, donne la \u00ab fr\u00e9quence \u00bb au vecteur de l&rsquo;intention.<\/p>\n<p>Pour prendre un exemple, imaginons le souffle dans une fl\u00fbte.<\/p>\n<p>Il figure le vecteur intention. Le vecteur attention est marqu\u00e9 par la<\/p>\n<p>fl\u00fbte et par la disposition de chaque trou. La fl\u00fbte donne ainsi<\/p>\n<p>mesure au souffle. La m\u00e9lodie se d\u00e9veloppe alors en extension par la<\/p>\n<p>conjugaison du souffle et de l&rsquo;instrument.<\/p>\n<p>L&rsquo;exemple de l&rsquo;horloge est lui aussi significatif. Une tension<\/p>\n<p>affecte un r\u00e9gulateur qui lui donne une fr\u00e9quence et se traduit par le<\/p>\n<p>parcours r\u00e9gulier d&rsquo;une aiguille. Le temps s\u00e9quentiel figur\u00e9, est le<\/p>\n<p>produit d&rsquo;une tension et d&rsquo;une r\u00e9tention conjugu\u00e9es, mod\u00e8le de tout<\/p>\n<p>moment r\u00e9el. C&rsquo;est pour cela que le temps de l&rsquo;horloge est le temps<\/p>\n<p>de l&rsquo;existence de toute chose, temps orient\u00e9, temps chronologique de<\/p>\n<p>toute l&rsquo;histoire humaine.<\/p>\n<p>Les plans voisins<\/p>\n<p>Le vecteur attention est intersection du plan relatif et du plan<\/p>\n<p>factuel. En effet, les facteurs sont ce qui affecte le sujet, l&rsquo;intention.<\/p>\n<p>Ils sont facteurs parce qu&rsquo;affect\u00e9s simultan\u00e9ment par la premi\u00e8re<\/p>\n<p>dimension d&rsquo;intention comme objets d&rsquo;attention. Ils sont facteurs<\/p>\n<p>ou objets, en tant qu&rsquo;investis par un sujet. Par exemple, un objet<\/p>\n<p>n&rsquo;existe qu&rsquo;en \u00e9tant l&rsquo;objet d&rsquo;un d\u00e9sir qu&rsquo;il suscite. C&rsquo;est en tant que<\/p>\n<p>p\u00f4le d&rsquo;une liaison, dimension d&rsquo;une conjugaison, compl\u00e9ment du<\/p>\n<p>verbe, que peut se d\u00e9finir le facteur, l&rsquo;objet d&rsquo;une existence.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l&rsquo;objet, le facteur, sont ce qui se pr\u00e9sente aussi en<\/p>\n<p>fait (le factuel). C&rsquo;est dans ce second plan que l&rsquo;objet prend<\/p>\n<p>consistance, et se concr\u00e9tise, mat\u00e9riellement par exemple.<\/p>\n<p>L&rsquo;objet participe selon cette dimension d&rsquo;attention entre, d&rsquo;une<\/p>\n<p>part, ce qu&rsquo;il signifie ou ses liaisons au sujet et, d&rsquo;autre part, sa<\/p>\n<p>substance concr\u00e8te ou ce qu&rsquo;il fait l\u00e0. Ainsi, pour l&rsquo;homme, dans son<\/p>\n<p>existence de sujet, le monde de son attention est-il l&rsquo;intersection du<\/p>\n<p>plan affectif ou relatif de la conscience sensible avec des<\/p>\n<p>ph\u00e9nom\u00e8nes pris pour la r\u00e9alit\u00e9. Il existe, \u00e0 ses propres yeux, comme<\/p>\n<p>objet, \u00e0 l&rsquo;intersection de sa corpor\u00e9\u00eft\u00e9 et de sa sensibilit\u00e9.<\/p>\n<p>La recherche des \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;un existant ou l&rsquo;inventaire objectif<\/p>\n<p>des facteurs, s&rsquo;approchent soit gr\u00e2ce \u00e0 la subjectivit\u00e9 des relations<\/p>\n<p>sensibles, soit comme des faits ou des corps, pr\u00e9sents selon le plan<\/p>\n<p>factuel. Ni les liens sensibles, raisons ou sentiments, ni les faits,<\/p>\n<p>corpor\u00e9\u00eft\u00e9s ou ph\u00e9nom\u00e8nes, ne sont les facteurs ou les objets de<\/p>\n<p>cette dimension d&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9, m\u00eame si c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils sont approch\u00e9s.<\/p>\n<p>En outre, les deux plans d&rsquo;existence selon lesquels peuvent \u00eatre<\/p>\n<p>101<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>d\u00e9finis les \u00e9l\u00e9ments ou facteurs d&rsquo;une existence sont intrins\u00e8ques \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;existant. Toute consid\u00e9ration d&rsquo;un existant qui veut l&rsquo;expliquer par<\/p>\n<p>ses propres facteurs est vaine, puisqu&rsquo;ils ne sont que participants \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;existence par laquelle ils existent eux-m\u00eames. Cela dit, rien <\/p>\n<p>n&#8217;emp\u00eache qu&rsquo;il y ait connaissance sensible ou prise en compte factuelle<\/p>\n<p>des objets d&rsquo;une existence par des approches qualitatives et quantitatives.<\/p>\n<p>Le plan oppos\u00e9<\/p>\n<p>II s&rsquo;agit du plan repr\u00e9sentatif, celui de la forme ou de la conscience<\/p>\n<p>formelle. N&rsquo;est-ce pas l\u00e0 une fa\u00e7on de rassembler ce qui<\/p>\n<p>pr\u00e9c\u00e8de et de donner figure \u00e0 l&rsquo;existant, avec ses objets et ses facteurs?<\/p>\n<p>C&rsquo;est un fait que ce plan repr\u00e9sentatif, celui de l&rsquo;image, est<\/p>\n<p>aussi repr\u00e9sentation des facteurs. La conscience formelle, mentale,<\/p>\n<p>id\u00e9e de la pens\u00e9e ou image de l&rsquo;imagination, l&rsquo;imaginaire donc,<\/p>\n<p>repr\u00e9sentent l&rsquo;objet de d\u00e9sir en tant que tel. La photographie tend \u00e0<\/p>\n<p>saisir dans l&rsquo;image, \u00e0 la fois le plaisir sensible du spectateur<\/p>\n<p>photographe et les ph\u00e9nom\u00e8nes factuels, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;objet de son<\/p>\n<p>attention. En garder l&rsquo;image est comme le saisir dans ce plan, qui le<\/p>\n<p>re-pr\u00e9sente \u00e0 nouveau, en son absence.<\/p>\n<p>Ce plan est donc pr\u00e9-voyance, projet du d\u00e9sir sur son objet. Il<\/p>\n<p>est une \u00e9quivalence de l&rsquo;objet investi. C&rsquo;est pourquoi, l&rsquo;id\u00e9e, l&rsquo;image,<\/p>\n<p>la forme, peuvent \u00eatre prises pour l&rsquo;objet, alors qu&rsquo;elles n&rsquo;en sont<\/p>\n<p>que la figuration; le plan repr\u00e9sentatif en face de la dimension<\/p>\n<p>d&rsquo;attention.<\/p>\n<p>Le plan repr\u00e9sentatif, l&rsquo;id\u00e9e, la forme, l&rsquo;image, sont des<\/p>\n<p>reproductions de l&rsquo;intention dans l&rsquo;extension, de la dimension<\/p>\n<p>d&rsquo;attention, elle-m\u00eame indicatrice de l&rsquo;objet et facteur de cette attention.<\/p>\n<p>Comme pour le premier vecteur, on peut envisager une<\/p>\n<p>existence o\u00f9 ce plan pr\u00e9domine, au point d&rsquo;ignorer ses objets. On<\/p>\n<p>trouvera l\u00e0 un \u00ab imaginaire \u00bb ignorant \u00ab la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb et les relations \u00e0<\/p>\n<p>ses objets. La dimension objectale (le monde) n&rsquo;est alors pr\u00e9sente<\/p>\n<p>que par l&rsquo;image, la repr\u00e9sentation que l&rsquo;on s&rsquo;en fait. C&rsquo;est donc par<\/p>\n<p>l&rsquo;abstraction des objets que la conscience formelle et l&rsquo;imaginaire se<\/p>\n<p>d\u00e9veloppent, avec les inconv\u00e9nients que l&rsquo;on peut envisager, mais<\/p>\n<p>aussi l&rsquo;avantage d&rsquo;une approche du sujet c\u00f4toy\u00e9 par ce plan.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse, l&rsquo;abstraction de ce plan de l&rsquo;image, renvoie au<\/p>\n<p>nombre, aux objets et aux facteurs, \u00e0 l&rsquo;objectivisme analytique pu<\/p>\n<p>r\u00e9duction aux \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;existant. Plus l&rsquo;id\u00e9e, l&rsquo;image, le mod\u00e8le<\/p>\n<p>repr\u00e9sentatif, sont en suspens, plus le monde est objectiv\u00e9.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, la dimension d&rsquo;attention, qui fait objet par ses<\/p>\n<p>plans voisins, constitue le support dont le plan repr\u00e9sentatif est le<\/p>\n<p>visage, de m\u00eame que la dimension intention constituait l&rsquo;\u00e2me du<\/p>\n<p>plan factuel qui en \u00e9tait l&rsquo;effet corporel. Le sujet peut \u00eatre r\u00e9duit au<\/p>\n<p>corps comme l&rsquo;objet \u00e0 l&rsquo;image. Chacun de ces deux plans d&rsquo;existence<\/p>\n<p>marque le lieu de la dimension oppos\u00e9e, comme le corps celui de<\/p>\n<p>l&rsquo;\u00e2me et du sujet, et l&rsquo;image celui de l&rsquo;attention, de l&rsquo;autre et de<\/p>\n<p>l&rsquo;objet.<\/p>\n<p>102<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>c) Le vecteur \u00abextension\u00bb et son voisinage<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me vecteur, produit vectoriel des deux pr\u00e9c\u00e9dents, est<\/p>\n<p>le moment d&rsquo;existence. C&rsquo;est celui selon lequel l&rsquo;existence se<\/p>\n<p>d\u00e9veloppe dans l&rsquo;\u00e9tendue. Toute existence se caract\u00e9rise en effet par une<\/p>\n<p>\u00e9tendue dans un espace-temps. Cette extension est, notamment, la<\/p>\n<p>dur\u00e9e de vie, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le d\u00e9veloppement dans la dur\u00e9e<\/p>\n<p>de la vie de l&rsquo;existant. C&rsquo;est m\u00eame la Vie elle-m\u00eame, prise comme<\/p>\n<p>historicit\u00e9 particuli\u00e8rement.<\/p>\n<p>Les existences se r\u00e9alisent selon cette dimension. L&rsquo;existence est<\/p>\n<p>cette r\u00e9alisation m\u00eame. Cela nous am\u00e8ne \u00e0 examiner de plus pr\u00e8s le<\/p>\n<p>terme d&rsquo;existant. Ce qui est dou\u00e9 d&rsquo;existence est l&rsquo;existant, mais<\/p>\n<p>est-il le sujet de l&rsquo;existence? Est-ce l&rsquo;objet qui existe? Est-ce cette<\/p>\n<p>r\u00e9alisation m\u00eame: la vie, ou le d\u00e9veloppement historique? On pour-<\/p>\n<p>rait r\u00e9duire l&rsquo;existant \u00e0 l&rsquo;une de ces trois dimensions, mais il est ce<\/p>\n<p>qui existe simultan\u00e9ment comme sujet, comme objet, et enfin<\/p>\n<p>comme pr\u00e9sence actuelle, selon cette troisi\u00e8me dimension. En effet,<\/p>\n<p>celle-ci est aussi l&rsquo;actualisation et l&rsquo;actualit\u00e9 de l&rsquo;existant, et encore<\/p>\n<p>sa pr\u00e9sence actuelle dans le moment de son existence.<\/p>\n<p>Exister, c&rsquo;est se manifester, se pr\u00e9senter, \u00ab se produire \u00bb m\u00eame<\/p>\n<p>(cas d&rsquo;un acteur sur sc\u00e8ne ou d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui \u00ab se produit \u00bb);<\/p>\n<p>c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, le fait d&rsquo;advenir, ou encore le d\u00e9roulement de<\/p>\n<p>l&rsquo;action d&rsquo;exister. Toute existence est un \u00e9v\u00e9nement permanent et<\/p>\n<p>non pas un \u00e9tat statique, m\u00eame si l&rsquo;immobilit\u00e9 en constitue parfois<\/p>\n<p>le mode de pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me vecteur est la dimension d&rsquo;expression de l&rsquo;existant,<\/p>\n<p>son mode de pr\u00e9sentation ou de manifestation. C&rsquo;est par exemple le<\/p>\n<p>discours pour le langage. Cependant, d\u00e8s que l&rsquo;on cherche \u00e0 illustrer<\/p>\n<p>ce vecteur, on se trouve confront\u00e9 aux approches des plans dont il<\/p>\n<p>est l&rsquo;intersection.<\/p>\n<p>Les plans voisins<\/p>\n<p>Si on parle de \u00ab r\u00e9alisation \u00bb, cela s&rsquo;entend par l&rsquo;apparition \u00e0 la<\/p>\n<p>conscience, \u00e0 la vue, selon le plan repr\u00e9sentatif, ou par l&rsquo;\u00e9mergence a<\/p>\n<p>une r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te dans le plan factuel. De m\u00eame la pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>est, dans le premier plan figure, repr\u00e9sentation, sc\u00e8ne, et fait, acte,<\/p>\n<p>pr\u00e9sence physique dans le second.<\/p>\n<p>Le plan repr\u00e9sentatif figure l&rsquo;existant dans son d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Sous forme d&rsquo;image ou de sc\u00e9nario, il repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9tendue de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant ou son \u00e9talement si on veut.<\/p>\n<p>S&rsquo;il est possible d&rsquo;avoir une \u00ab id\u00e9e \u00bb de la dur\u00e9e du d\u00e9veloppement<\/p>\n<p>d&rsquo;une existence, c&rsquo;est bien par la repr\u00e9sentation que cela est<\/p>\n<p>possible. Mais id\u00e9e et repr\u00e9sentation sont du m\u00eame plan. Notre<\/p>\n<p>existence humaine nous appara\u00eet dans son historicit\u00e9 par le souvenir<\/p>\n<p>et la projection. N&rsquo;est-ce pas cette extension \u00ab id\u00e9elle \u00bb, en images,<\/p>\n<p>en th\u00e9orie ou en repr\u00e9sentation de sc\u00e8nes ou sc\u00e9narios, qui nous<\/p>\n<p>donne une approche de la dur\u00e9e et du fait que l&rsquo;existence se<\/p>\n<p>d\u00e9veloppe? Comme dans un film, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;histoire, des<\/p>\n<p>images et des sc\u00e8nes nous permet d&rsquo;appr\u00e9hender, par la succession<\/p>\n<p>103<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>des s\u00e9quences, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;intrigue et de l&rsquo;action. Le plan<\/p>\n<p>repr\u00e9sentatif est aussi, pour l&rsquo;expression de l&rsquo;existence, la figure<\/p>\n<p>qu&rsquo;elle prend. C&rsquo;est la forme de l&rsquo;expression, l&rsquo;image, la structure, la<\/p>\n<p>fa\u00e7on de s&rsquo;\u00e9tendre dans l&rsquo;espace temps. Le d\u00e9roulement de la vie<\/p>\n<p>peut s&rsquo;envisager, notamment, comme une succession des \u00e9tats d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Selon ce plan repr\u00e9sentatif, l&rsquo;extension de l&rsquo;existence, (l&rsquo;existant<\/p>\n<p>dans son \u00e9tendue), est telle qu&rsquo;on se la figure, qu&rsquo;on se l&rsquo;imagine,<\/p>\n<p>avec les mod\u00e8les de repr\u00e9sentation que l&rsquo;on utilise. Aussi, bien<\/p>\n<p>qu&rsquo;approchant la dimension de d\u00e9veloppement de l&rsquo;existence, le<\/p>\n<p>plan repr\u00e9sentatif ne le constitue pas, il la figure.<\/p>\n<p>Le plan factuel s&rsquo;approche de cette troisi\u00e8me dimension de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence. Elle s&rsquo;y pr\u00e9sente comme fait. C&rsquo;est l\u00e0 que \u00e7a se passe. Le<\/p>\n<p>mouvement des objets mat\u00e9riels, les transformations, d\u00e9placements,<\/p>\n<p>les processus, les actes, les corps, les gestes, les comportements,<\/p>\n<p>toutes ces choses concr\u00e8tes sont souvent prises pour 1 existence<\/p>\n<p>m\u00eame des existants. Le d\u00e9roulement n&rsquo;intervient la que comme<\/p>\n<p>constat de changement: ce qui \u00e9tait l\u00e0 n&rsquo;est plus l\u00e0.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence, la production, sont, selon ce plan, une prise de<\/p>\n<p>substance, une mat\u00e9rialisation, une concr\u00e9tisation. L&rsquo;actualisation<\/p>\n<p>est ici activit\u00e9. Le fait qu&rsquo;il y ait activit\u00e9 indique qu&rsquo;un d\u00e9roulement<\/p>\n<p>se produit. Les \u00ab produits \u00bb, les effets sont dans ce plan la preuve<\/p>\n<p>qu&rsquo;il se produit quelque chose, qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement se d\u00e9roule.<\/p>\n<p>Le constat de d\u00e9placement, de mouvement, de transformation,<\/p>\n<p>de changement est consid\u00e9r\u00e9 comme un fait, l&rsquo;effet d&rsquo;une op\u00e9ration.<\/p>\n<p>Une cause op\u00e9rante produit des effets: c&rsquo;est cela un fait. Le pro-<\/p>\n<p>cessus et sa cin\u00e9tique sont indicateurs dans ce plan de la dimension<\/p>\n<p>d&rsquo;extension.<\/p>\n<p>Y a-t-il un d\u00e9but et une fin, y a-t-il un d\u00e9veloppement? C&rsquo;est<\/p>\n<p>seulement dans l&rsquo;intersection des deux plans que cela peut exister.<\/p>\n<p>En effet, c&rsquo;est en se repr\u00e9sentant l&rsquo;existant que ses faits constates<\/p>\n<p>apparaissent dans leur d\u00e9roulement. Les faits ne sont pas l&rsquo;histoire,<\/p>\n<p>il leur faut une repr\u00e9sentation pour que le d\u00e9roulement historique<\/p>\n<p>apparaisse.<\/p>\n<p>Il est vrai que cette intersection n&rsquo;est pas une cons\u00e9quence des<\/p>\n<p>deux plans voisins, mais que pour tout existant, ils sont co-extensifs.<\/p>\n<p>On ne peut s\u00e9parer le fait de sa repr\u00e9sentation. Le tenter, c&rsquo;est<\/p>\n<p>perdre de vue le sujet, r\u00e9duisant son mouvement interne en une<\/p>\n<p>agitation constat\u00e9e, production al\u00e9atoire de faits.<\/p>\n<p>Le plan oppos\u00e9<\/p>\n<p>Le plan relatif est comme la base sur laquelle se d\u00e9ploie le<\/p>\n<p>moment. Par exemple, si ce dernier est l&rsquo;expression pour l&rsquo;existant,<\/p>\n<p>le plan oppos\u00e9 en est l&rsquo;impression.<\/p>\n<p>L&rsquo;affectation du sujet \u00e0 l&rsquo;objet, produit l&rsquo;existence selon ce<\/p>\n<p>troisi\u00e8me vecteur. La conjugaison de l&rsquo;intention et de l&rsquo;attention<\/p>\n<p>dans le plan relatif, fonde ce d\u00e9veloppement d&rsquo;existence, jusqu&rsquo;\u00e0<\/p>\n<p>\u00e9puisement du sens ou de l&rsquo;intensit\u00e9 du premier vecteur.<\/p>\n<p>Ce plan peut \u00eatre pris comme soubassement de l&rsquo;extension de<\/p>\n<p>tout existant, comme le verbe conjugu\u00e9 au coeur de la phrase. Ce<\/p>\n<p>104<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>v\u00e9cu, cette conscience sensible de l&rsquo;existant, sont aussi ce que l&rsquo;on<\/p>\n<p>appelle quelquefois l&rsquo;intelligence du coeur.<\/p>\n<p>On pourrait dire du plan des inter-relations et des liaisons, que<\/p>\n<p>c&rsquo;est celui o\u00f9 tout se combine, tandis que le vecteur extension en<\/p>\n<p>r\u00e9sulte. Cela donne une hi\u00e9rarchie interne \u00e0 la structure ternaire,<\/p>\n<p>selon laquelle le plan relatif est fondement de l&rsquo;existant, le vecteur<\/p>\n<p>extension et ses plans voisins en r\u00e9sultant (produit vectoriel) pour<\/p>\n<p>faire un moment d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Si on consid\u00e8re l&rsquo;ensemble du sch\u00e9ma, le plan des significations,<\/p>\n<p>du v\u00e9cu, des conjugaisons, celui de la connaissance ou<\/p>\n<p>conscience sensible constitue la source ou la base de l&rsquo;existence sur<\/p>\n<p>laquelle s&rsquo;\u00e9rigent son extension et ses deux plans voisins, repr\u00e9sentatif<\/p>\n<p>et factuel. Ceci \u00e9tant, d&rsquo;autres hi\u00e9rarchies internes peuvent s&rsquo;y<\/p>\n<p>substituer, selon le sens qui fait existence, privil\u00e9giant tel ou tel plan<\/p>\n<p>selon le cas.<\/p>\n<p>Cette priorit\u00e9 fondamentale du plan relatif sur l&rsquo;extension,<\/p>\n<p>\u00e9ventuellement corrig\u00e9e par ce que privil\u00e9gie tel ou tel sens parti-<\/p>\n<p>culier, n&rsquo;est elle-m\u00eame que relative \u00e0 l&rsquo;existence. N&rsquo;oublions pas en<\/p>\n<p>effet que c&rsquo;est le m\u00eame sens qui fait existence selon les trois vecteurs<\/p>\n<p>intention, attention, extension, simultan\u00e9ment d\u00e9ploy\u00e9s, on retrouve<\/p>\n<p>ainsi cette relativit\u00e9 des points de vue, et ce n&rsquo;est que dans<\/p>\n<p>l&rsquo;espace propre de chaque existant que son plan relatif est fondamental.<\/p>\n<p>Ainsi, pour l&rsquo;existence humaine, le v\u00e9cu prime sur les faits et les<\/p>\n<p>id\u00e9es qui viennent pour l&rsquo;exprimer ou le manifester. Il se peut aussi<\/p>\n<p>que l&rsquo;action et son d\u00e9veloppement soient privil\u00e9gi\u00e9s, tendant \u00e0 faire<\/p>\n<p>perdre de vue le plan relatif et, du m\u00eame coup, sujets et objets. Par<\/p>\n<p>abstraction du relatif, de l&rsquo;affectif, du sensible, la pr\u00e9dominance du<\/p>\n<p>vecteur extension donne sa superficialit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;existence, alors pur<\/p>\n<p>d\u00e9roulement d&rsquo;images d&rsquo;une part, simple encha\u00eenement de faits<\/p>\n<p>d&rsquo;autre part, les uns et les autres d\u00e9saffect\u00e9s.<\/p>\n<p>N&rsquo;est-ce pas la caract\u00e9ristique d&rsquo;un monde contemporain<\/p>\n<p>sophistiqu\u00e9 dont la pens\u00e9e se r\u00e9duit au discours et \u00e0 un pragmatisme<\/p>\n<p>qui ne veut s&rsquo;en tenir qu&rsquo;aux faits concrets et \u00e0 leur succession?<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9dominance du vecteur extension, o\u00f9 sont privil\u00e9gi\u00e9s:<\/p>\n<p>r\u00e9alisations, pr\u00e9sentation, production, expansion, d\u00e9veloppement, in-<\/p>\n<p>novation, actualit\u00e9, action, passage \u00e0 l&rsquo;acte, activit\u00e9, expression, va<\/p>\n<p>avec l&rsquo;abstraction de ce qui relie (du religieux), de l&rsquo;\u00e9thique, de<\/p>\n<p>l&rsquo;enracinement de l&rsquo;homme dans le monde et la soci\u00e9t\u00e9, de son<\/p>\n<p>affectivit\u00e9. L&rsquo;extension devient distanciation et seuls, le r\u00e9el et<\/p>\n<p>l&rsquo;imaginaire ont lieu d&rsquo;\u00eatre, continuellement d\u00e9plac\u00e9s dans une fuite<\/p>\n<p>perp\u00e9tuelle du plan relatif. L&rsquo;existant se cherche hors de soi et ignore<\/p>\n<p>sa dimension symbolique. Il faudra voir quels sens, quels consensus<\/p>\n<p>am\u00e8nent cette inversion dans l&rsquo;existence, au point que l&rsquo;essentiel se<\/p>\n<p>perde.<\/p>\n<p>On peut envisager \u00e0 contrario l&rsquo;abstraction de cette dimension<\/p>\n<p>d&rsquo;extension, dans une r\u00e9duction au plan affectif ou relatif. La sus-<\/p>\n<p>pension de l&rsquo;actualisation privil\u00e9gie ainsi cette conscience sensible,<\/p>\n<p>religieuse, mystique. Elle peut se r\u00e9duire \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion pure s&rsquo;abs-<\/p>\n<p>trayant des faits et des images, du factuel et du repr\u00e9sentatif, rame-<\/p>\n<p>n\u00e9e \u00e0 une immobilit\u00e9 inactive. C&rsquo;est le cas, par exemple, lorsque les<\/p>\n<p>105<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>bains affectifs et les \u00ab bons sentiments \u00bb se justifient d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;action<\/p>\n<p>et l&rsquo;engagement de soi.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc \u00e0 partir de ces plans, mais en en suspendant, l&rsquo;ex-<\/p>\n<p>tension que se retrouve le fondement affectif, la connaissance de<\/p>\n<p>l&rsquo;existant. Significations et explications propres \u00e0 un existant pr\u00e9-<\/p>\n<p>dominent dans la r\u00e9duction de l&rsquo;extension. Aussi, ce plan explicatif<\/p>\n<p>de tout existant va-t-il avec la suspension de son historicit\u00e9. Cela<\/p>\n<p>nous confirme que ce plan est pour l&rsquo;existant la source de sa<\/p>\n<p>permanence, alors que l&rsquo;extension et ses plans voisins en manifestent la<\/p>\n<p>pr\u00e9sence. Le sentiment s&rsquo;exprime par exemple par l&rsquo;imaginaire, la<\/p>\n<p>pens\u00e9e, et aussi par les actes qui en sont r\u00e9v\u00e9lateurs selon un certain<\/p>\n<p>d\u00e9roulement.<\/p>\n<p>d) L&rsquo;immanence des trois plans d&rsquo;existence<\/p>\n<p>La consid\u00e9ration s\u00e9par\u00e9e de chacun des plans d&rsquo;existence, leurs<\/p>\n<p>hi\u00e9rarchies et priorit\u00e9s, pourraient les faire prendre chacun comme<\/p>\n<p>des existants s\u00e9par\u00e9s.<\/p>\n<p>On peut, par exemple, envisager l&rsquo;existence propre d&rsquo;une simple<\/p>\n<p>image (plan repr\u00e9sentatif).<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-687\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0069AB.png?resize=279%2C110\" alt=\"File0069AB.png\" align=\"center\" width=\"279\" height=\"110\" \/><\/p>\n<p>Cependant, pour un existant donn\u00e9, ces trois plans sont les<\/p>\n<p>aspects selon lesquels il se constitue et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9. Ces trois<\/p>\n<p>plans sont co-extensifs, du fait des trois vecteurs qui les d\u00e9terminent.<\/p>\n<p>Ils sont donc indissociables pour chaque existant. Cela n&#8217;emp\u00eache<\/p>\n<p>pas la pr\u00e9dominance de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre selon le type d&rsquo;existant<\/p>\n<p>et le sens en consensus. Transcendant \u00e0 l&rsquo;existence, ce consensus s&rsquo;y<\/p>\n<p>r\u00e9v\u00e8le en d\u00e9finitive selon ces trois plans:<\/p>\n<p>&#8211; plan relatif: significations, connaissance, conjugaisons,<\/p>\n<p>&#8211; plan repr\u00e9sentatif: images, id\u00e9es, figures, formes,<\/p>\n<p>&#8211; plan factuel: faits, activit\u00e9s, op\u00e9rations, mat\u00e9rialisation.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le m\u00eame consensus qui se r\u00e9v\u00e8le selon ces trois plans<\/p>\n<p>constitutifs de l&rsquo;existant. Chacun r\u00e9v\u00e8le, \u00e0 sa fa\u00e7on, la nature enti\u00e8re<\/p>\n<p>de l&rsquo;existant, la repr\u00e9sentation imaginaire, l&rsquo;id\u00e9e, le mod\u00e8le donnent<\/p>\n<p>figure ou identit\u00e9, une forme aussi, aux affects, relations, communications,<\/p>\n<p>significations. Le plan repr\u00e9sentatif repr\u00e9sente le plan<\/p>\n<p>relatif comme il repr\u00e9sente le plan factuel. Ce dernier concr\u00e9tise,<\/p>\n<p>effectue, mat\u00e9rialise, les plans repr\u00e9sentatif et relatif. Ce dernier<\/p>\n<p>explique \u00e0 son tour les deux autres. Chaque existant peut \u00eatre<\/p>\n<p>totalement abord\u00e9 par l&rsquo;un de ces trois plans o\u00f9 il existe pleinement<\/p>\n<p>selon cet aspect. L&rsquo;imaginaire repr\u00e9sente le corps comme l&rsquo;affectivit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;affectivit\u00e9 explique le corps et le mental et s&rsquo;y implique. Le<\/p>\n<p>corps mat\u00e9rialise le sujet sensible et son imaginaire et les somatise.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;homme, corps, affectivit\u00e9 et mental sont cependant immanents<\/p>\n<p>et parfaitement indissociables.<\/p>\n<p>106<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>IMMANENCE DE LA CONSCIENCE DES REALITES<\/p>\n<p>AVEC L&rsquo;EXISTENCE DES CHOSES<\/p>\n<p>La conscience des r\u00e9alit\u00e9s fait partie intrins\u00e8quement de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence des r\u00e9alit\u00e9s. Elle n&rsquo;en est pas le reflet, mais la forme<\/p>\n<p>m\u00eame. Elle n&rsquo;en est pas un effet sensible mais la valeur<\/p>\n<p>sensible m\u00eame.<\/p>\n<p>Lorsque nous consid\u00e9rons la forme, ou la fa\u00e7on dont se<\/p>\n<p>pr\u00e9sente une chose, un objet, auquel nous pr\u00eatons attention, il<\/p>\n<p>nous semble que cette forme appartient \u00e0 la chose et que notre<\/p>\n<p>conscience de cette forme est autre chose.<\/p>\n<p>La forme et la conscience de la forme des choses, la<\/p>\n<p>conscience mentale, ne sont pas s\u00e9par\u00e9es, mais il n&rsquo;y a qu&rsquo;une<\/p>\n<p>seule forme qui est conscience mentale formelle de la chose. Il<\/p>\n<p>y a bien longtemps que les philosophes ont envisag\u00e9 cela:<\/p>\n<p>l&rsquo;apparence des choses est dans notre conscience. Pour<\/p>\n<p>certains, la chose n&rsquo;\u00e9tait alors rien d&rsquo;autre que cette apparence<\/p>\n<p>sorte de projection de notre conscience mentale, et la r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>une simple illusion.<\/p>\n<p>Pour nous, il n&rsquo;y a, en effet, aucune autre forme, aucune<\/p>\n<p>image en dehors de notre conscience mentale. Sans homme<\/p>\n<p>pas d&rsquo;image ni de forme. Cependant cette conscience mentale<\/p>\n<p>n&rsquo;est que l&rsquo;un des plans d&rsquo;existence de la chose elle-m\u00eame et<\/p>\n<p>n&rsquo;en est pas s\u00e9par\u00e9e. Elle lui est au contraire \u00ab immanente \u00bb,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire, dans notre d\u00e9finition du terme, indissolublement<\/p>\n<p>li\u00e9e \u00e0 la chose comme une de ses parties. Il est vrai que<\/p>\n<p>l&rsquo;existence de la chose est, elle-m\u00eame, d\u00e9pendante de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Cependant la th\u00e9orie de l&rsquo;existence pr\u00e9cise que l&rsquo;existence est<\/p>\n<p>le fait d&rsquo;un consensus. Il en est donc de m\u00eame pour cette partie<\/p>\n<p>de l&rsquo;existant qu&rsquo;est son plan repr\u00e9sentatif. Notre conscience<\/p>\n<p>mentale, qui est personnelle puisqu&rsquo;elle provient de notre<\/p>\n<p>Instance, est n\u00e9anmoins en m\u00eame temps collective ou culturelle.<\/p>\n<p>Nous voyons la r\u00e9alit\u00e9 du monde avec les yeux de notre cul-<\/p>\n<p>ture et il nous faut d\u00e9passer nos consensus culturels imm\u00e9diats<\/p>\n<p>pour d\u00e9couvrir d&rsquo;autres paysages, d&rsquo;autres visions de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>La conscience mentale, c&rsquo;est la forme m\u00eame des objets, c&rsquo;est<\/p>\n<p>aussi l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;on s&rsquo;en fait, de m\u00eame que toutes les repr\u00e9-<\/p>\n<p>sentations possibles imaginaires, verbales, etc&#8230; Il y a cepen-<\/p>\n<p>dant une distinction \u00e0 faire entre la repr\u00e9sentation de l&rsquo;objet<\/p>\n<p>pr\u00e9sent, qui est un plan de son existence, et la repr\u00e9sentation<\/p>\n<p>r\u00e9flexive en son absence. (L&rsquo;absence est plut\u00f4t, alors, une dis-<\/p>\n<p>tance infinie). Celle-l\u00e0 est s\u00e9par\u00e9e de la chose parce qu&rsquo;elle est<\/p>\n<p>un autre existant dont le plan repr\u00e9sentatif est particuli\u00e8re-<\/p>\n<p>ment d\u00e9velopp\u00e9 et peut s&rsquo;assortir d&rsquo;un d\u00e9veloppement imagi-<\/p>\n<p>naire, sans mesure avec la chose propre.<\/p>\n<p>La r\u00e9flexion mentale (verbale ou imaginaire) est, en effet,<\/p>\n<p>un existant sp\u00e9cifique avec son plan factuel: je r\u00e9fl\u00e9chis, \u00e0 ce<\/p>\n<p>107<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>IMMANENCE DE LA CONSCIENCE DES REALITES<\/p>\n<p>AVEC L&rsquo;EXISTENCE DES CHOSES<\/p>\n<p>moment-l\u00e0, pendant une certaine dur\u00e9e, et ma r\u00e9flexion est<\/p>\n<p>balis\u00e9e de faits et ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9flexifs. En outre, elle a un<\/p>\n<p>plan relatif: j&rsquo;\u00e9prouve des liaisons entre les \u00e9l\u00e9ments de ma<\/p>\n<p>r\u00e9flexion avec m\u00eame des sentiments ou des impressions plus<\/p>\n<p>ou moins intenses.<\/p>\n<p>Ainsi il ne faut pas confondre r\u00e9flexion et conscience<\/p>\n<p>mentale. La premi\u00e8re est un existant dont la conscience<\/p>\n<p>mentale est le plan principal, la seconde n&rsquo;est que le plan<\/p>\n<p>repr\u00e9sentatif de tout existant, r\u00e9flexion comprise.<\/p>\n<p>Le r\u00eave, dans sa partie repr\u00e9sentative, est un existant<\/p>\n<p>comme la r\u00e9flexion. Le plan repr\u00e9sentatif y est fortement<\/p>\n<p>d\u00e9velopp\u00e9, le plan factuel correspond au fait du r\u00eave, au fait<\/p>\n<p>qu&rsquo;il se produise, le plan relatif est aussi quelquefois dominant<\/p>\n<p>lorsque, du r\u00eave, restent surtout des impressions fortes avec<\/p>\n<p>peu d&rsquo;images.<\/p>\n<p>Le r\u00eave contient donc aussi un plan mental, de conscience<\/p>\n<p>mentale et, tr\u00e8s exactement, les images du r\u00eave. Ces images<\/p>\n<p>sont immanentes au fait, aux circonstances de sa production,<\/p>\n<p>et au v\u00e9cu sensible et affectif. Elles en sont une facette, indis-<\/p>\n<p>solublement li\u00e9e aux autres facettes.<\/p>\n<p>Il en est ainsi pour la conscience sensible du plan relatif;<\/p>\n<p>L\u00e0 aussi la conscience sensible, qui va du sentiment au ressenti<\/p>\n<p>ou \u00e0 la signification per\u00e7ue, (ce n&rsquo;est pas le sens qui, lui,<\/p>\n<p>r\u00e9clame la conscience de sens) est indissociable de la chose<\/p>\n<p>existante elle-m\u00eame. L\u00e0 aussi, certains auraient pu penser que<\/p>\n<p>les choses n&rsquo;\u00e9taient rien d&rsquo;autre que le ressenti de l&rsquo;homme; ce<\/p>\n<p>serait confondre le plan relatif, qui est conscience sensible,<\/p>\n<p>avec le tout de la chose. On pourrait aussi penser que la<\/p>\n<p>conscience sensible serait la cause de la conscience mentale et<\/p>\n<p>m\u00eame du plan factuel. On pourrait aussi inverser la proposi-<\/p>\n<p>tion. En effet, la conscience sensible, le v\u00e9cu semblent bien<\/p>\n<p>provoquer des repr\u00e9sentations mentales et celles-ci provoquer<\/p>\n<p>un v\u00e9cu et m\u00eame des \u00e9motions. Il y a encore l&rsquo;hypoth\u00e8se que<\/p>\n<p>l&rsquo;existence, en fait, de la chose serait la cause, et de la cons-<\/p>\n<p>cience mentale, et de la conscience sensible. Tout cela est faux.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de cause dans l&rsquo;existence mais seulement des<\/p>\n<p>corr\u00e9lations. Les deux consciences: sensible (dite. quelquefois,<\/p>\n<p>intelligence du coeur) et mentale, sont deux facettes de la<\/p>\n<p>chose, et le plan factuel la troisi\u00e8me facette. L&rsquo;une des facettes<\/p>\n<p>ne vient pas avant l&rsquo;autre mais elle viennent ensemble. Cela<\/p>\n<p>dit, il peut arriver que l&rsquo;on privil\u00e9gie l&rsquo;une de ces trois facettes<\/p>\n<p>des choses, cela provient du sens selon lequel nous sommes<\/p>\n<p>concern\u00e9s et conditionne en cons\u00e9quence 1 existence de cette<\/p>\n<p>chose pour nous, c&rsquo;est-\u00e0-dire notre participation au consensus<\/p>\n<p>de cette chose.<\/p>\n<p>108<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>IMMANENCE DE LA CONSCIENCE DES REALITES &#8211;<\/p>\n<p>A VEC L&rsquo;EXISTENCE DES CHOSES<\/p>\n<p>Par ailleurs, il semble bien qu&rsquo;il nous arrive parfois<\/p>\n<p>d&rsquo;avoir d&rsquo;abord une conscience mentale, puis une conscience<\/p>\n<p>sensible, puis un d\u00e9veloppement de la conscience mentale de<\/p>\n<p>la chose, alors que la chose prend de plus en plus d&rsquo;importance<\/p>\n<p>pour nous. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une \u00e9volution mouvante de notre<\/p>\n<p>conscience par rapport \u00e0 une chose fixe mais d&rsquo;une existence<\/p>\n<p>\u00e9volutive de la chose pour nous selon les sens et leur intensit\u00e9<\/p>\n<p>dans notre participation au consensus. Le consensus des autres<\/p>\n<p>ne d\u00e9pend pas de nous seuls et c&rsquo;est cela qui nous fait croire<\/p>\n<p>que la chose est fixe ind\u00e9pendamment de nous et que seule<\/p>\n<p>notre conscience serait mouvante. C&rsquo;est ce que disent la<\/p>\n<p>th\u00e9orie de l&rsquo;Existence et l&rsquo;immanence des consciences sensibles et<\/p>\n<p>mentales, comme facettes de cette existence pour nous.<\/p>\n<p>A propos de conscience, on pourrait s&rsquo;interroger au sujet<\/p>\n<p>du plan factuel, pour savoir s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un troisi\u00e8me<\/p>\n<p>type de conscience, une conscience factuelle. Cette conscience<\/p>\n<p>serait limit\u00e9e \u00e0 un constat d&rsquo;existence, en fait, d\u00e9nu\u00e9 de repr\u00e9-<\/p>\n<p>sentation et de ressenti. Il ne pourrait s&rsquo;agir que d&rsquo;une cons-<\/p>\n<p>cience obscure et c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on ne l&rsquo;appelera pas ici<\/p>\n<p>conscience.<\/p>\n<p>Cependant, l\u00e0 encore, cette conscience obscure servira de<\/p>\n<p>r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des penseurs, pour en faire, par exemple, un<\/p>\n<p>inconscient psychique, un non-psychisme, qui, au bout du<\/p>\n<p>compte, serait corporel et d&rsquo;un corps qui, priv\u00e9 des facettes<\/p>\n<p>sensibles ou repr\u00e9sentatives, serait un \u00ab effet de N\u00e9ant \u00bb. C&rsquo;est<\/p>\n<p>l\u00e0 qu&rsquo;aboutissent certaines th\u00e8ses psychanalytiques lorsqu&rsquo;elles<\/p>\n<p>pr\u00e9tendent qu&rsquo;au bout de l&rsquo;analyse \u00ab il y a \u00bb Rien. Cette<\/p>\n<p>r\u00e9f\u00e9rence privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 une sorte de conscience \/ inconscient-factuel<\/p>\n<p>renverse les priorit\u00e9s du sch\u00e9ma existentiel, o\u00f9, le vecteur<\/p>\n<p>intention (flanqu\u00e9 des deux consciences psychiques) est<\/p>\n<p>premier par rapport au plan factuel. Cette \u00ab conscience absolue \u00bb<\/p>\n<p>du fait que quelque chose existe, suppos\u00e9e ant\u00e9rieure aux deux<\/p>\n<p>consciences psychiques, entra\u00eene dans des pens\u00e9es dites \u00ab r\u00e9a-<\/p>\n<p>listes\u00bb \u00e0 chercher l&rsquo;Etre, du c\u00f4t\u00e9 du N\u00e9ant au lieu de le<\/p>\n<p>chercher du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Homme. Utiliser Dieu comme \u00ab bouche<\/p>\n<p>N\u00e9ant \u00bb revient, dans ces conceptions r\u00e9alistes, \u00e0 placer<\/p>\n<p>l&rsquo;homme transcendant hors du rapport Instant-Existence, Dieu-<\/p>\n<p>monde, c&rsquo;est-\u00e0-dire comme absent, intrus ou parasite de la<\/p>\n<p>Nature cr\u00e9\u00e9e, dans laquelle l&rsquo;homme existant ne serait qu&rsquo;un<\/p>\n<p>accessoire. Or, si le monde est finalis\u00e9 en l&rsquo;homme, ce ne peut<\/p>\n<p>\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 de la conscience obscure, du plan factuel qu&rsquo;il faut<\/p>\n<p>chercher l&rsquo;Etre, mais de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, du cot\u00e9 du sujet, au coeur<\/p>\n<p>du sujet.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, m\u00eame si le vecteur intention est premier,<\/p>\n<p>les trois facettes de l&rsquo;existence sont immanentes \u00e0 l&rsquo;existant,<\/p>\n<p>109<\/p>\n<p>          LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>IMMANENCE DE LA CONSCIENCE DES REALITES<\/p>\n<p>AVEC L&rsquo;EXISTENCE DES CHOSES<\/p>\n<p>advenant simultan\u00e9ment pour constituer l&rsquo;existant et<\/p>\n<p>t\u00e9moigner d&rsquo;un principe originel qui \u00e9chappe \u00e0 cette existence,<\/p>\n<p>qui \u00e9chappe \u00e0 la conscience mentale, qui \u00e9chappe \u00e0 la<\/p>\n<p>conscience sensible et qui \u00e9chappe \u00e0 plus forte raison \u00e0 la<\/p>\n<p>conscience obscure du factuel.<\/p>\n<p>Seule la conscience de sens acc\u00e8de \u00e0 ce principe; le<\/p>\n<p>consensus avec ses sens, coh\u00e9rence de l&rsquo;existant dans les Instances.<\/p>\n<p>Cependant, cette \u00ab conscience de sens \u00bb n&rsquo;est pas immanente \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;existence, elle n&rsquo;en est pas une facette; elle lui est transcendante.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance et des Coh\u00e9rences invite donc \u00e0<\/p>\n<p>diff\u00e9rencier radicalement, conscience de sens et conscience de<\/p>\n<p>r\u00e9alit\u00e9s. Le \u00abd\u00e9veloppement\u00bb de ces derni\u00e8res (mentale et<\/p>\n<p>sensible) n&rsquo;ajoute rien \u00e0 la conscience de sens. Le savoir et le<\/p>\n<p>ressenti ne procurent pas la conscience de sens, mais ils peu-<\/p>\n<p>vent n\u00e9anmoins y aider.<\/p>\n<p>110<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA THEOLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>Philosopher, c&rsquo;est rechercher la v\u00e9rit\u00e9 de ce qui est. Pour<\/p>\n<p>cela les philosophes se sont attach\u00e9s, plus ou moins explici-<\/p>\n<p>tement, a prendre un point de d\u00e9part dans l&rsquo;existence, comme<\/p>\n<p>crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9, pour ensuite cheminer et explorer l&rsquo;existence<\/p>\n<p>des choses, de l&rsquo;homme, et acc\u00e9der quelques fois \u00e0 des questions<\/p>\n<p>\u00ab m\u00e9taphysiques \u00bb, consid\u00e9r\u00e9es comme celles de l&rsquo;Etre en<\/p>\n<p>tant qu&rsquo;Etre, jusqu&rsquo;\u00e0 la question de Dieu. M\u00e9taphysique et<\/p>\n<p>question de Dieu sont confondues ou au contraire disjointes,<\/p>\n<p>pour \u00eatre ensuite accept\u00e9es ou refus\u00e9es. Les th\u00e9ologiens, au<\/p>\n<p>contraire, partent de la question de Dieu depuis une<\/p>\n<p>\u00ab r\u00e9v\u00e9lation \u00bb, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un livre sacr\u00e9 ou une tradition \u00e9crite ou<\/p>\n<p>orale, et vont jusqu&rsquo;\u00e0 traiter des questions d&rsquo;existence. Si on<\/p>\n<p>reconna\u00eet l\u00e0, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, le point de d\u00e9part dans l&rsquo;existence et,<\/p>\n<p>de l&rsquo;autre, dans l&rsquo;Instant, avec un point de rencontre m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique, les th\u00e8ses ici d\u00e9velopp\u00e9es pourraient proposer un<\/p>\n<p>troisi\u00e8me point de d\u00e9part: l&rsquo;Instance de l&rsquo;Homme.<\/p>\n<p>Plut\u00f4t que philosophie ou th\u00e9ologie on devrait parler<\/p>\n<p>alors de \u00ab th\u00e9orie \u00bb, si une th\u00e9orie est une expression<\/p>\n<p>existentielle dans le langage, t\u00e9moignage de l&rsquo;Etre-Instance<\/p>\n<p>transcendant. Il ne s&rsquo;agira pas l\u00e0 d&rsquo;une querelle de terme mais d&rsquo;une<\/p>\n<p>proposition, qui fait pr\u00e9f\u00e9rer ici le terme de \u00ab th\u00e9orie \u00bb, plac\u00e9 \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;intersection des deux autres, comme l&rsquo;homme relie le ciel et<\/p>\n<p>la terre.<\/p>\n<p>Les trois th\u00e8ses restent compatibles, \u00e0 condition de ne pas<\/p>\n<p>s&rsquo;exclure. Elles le sont en particulier si on s&rsquo;accorde sur le<\/p>\n<p>terme \u00abm\u00e9taphysique\u00bb, et sur le fait que ce qui est m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique, c&rsquo;est l&rsquo;Homme en son Instance transcendante.<\/p>\n<p>Pour en arriver l\u00e0, il est int\u00e9ressant d&rsquo;examiner les diff\u00e9rentes<\/p>\n<p>sources existentielles de la philosophie, d&rsquo;\u00e9clairer un<\/p>\n<p>ensemble de d\u00e9finitions possibles du terme \u00ab m\u00e9taphysique \u00bb<\/p>\n<p>et de situer enfin le point de vue th\u00e9ologique par rapport au<\/p>\n<p>point de vue philosophique et m\u00e9taphysique-th\u00e9orique.<\/p>\n<p>1) Les primats philosophiques<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;existence explicite les dimensions constitutives<\/p>\n<p>de l&rsquo;existence et indique d&rsquo;o\u00f9 provient l&rsquo;existence des choses.<\/p>\n<p>A partir des trois dimensions et des trois plans constitutifs<\/p>\n<p>de tout existant, on peut d\u00e9duire quels peuvent \u00eatre les prin-<\/p>\n<p>cipaux primats philosophiques et soulever la question de leur<\/p>\n<p>pertinence et leur impertinence.<\/p>\n<p>111<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA THEOLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA TH\u00c9ORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>a) Le premier, correspondant au vecteur intentionnel,<\/p>\n<p>consiste a consid\u00e9rer que toute exp\u00e9rience est d&rsquo;abord subjective,<\/p>\n<p>elle ressortit d&rsquo;un \u00abregard orient\u00e9\u00bb, intentionnel. La<\/p>\n<p>subjectivit\u00e9 personnelle, fondatrice de toute consid\u00e9ration du<\/p>\n<p>monde et des choses existantes, serait le point de d\u00e9part d&rsquo;une<\/p>\n<p>telle philosophie. Le \u00abje\u00bb pr\u00e9c\u00e8de toute existence, mais le<\/p>\n<p>\u00abje \u00bb risque d&rsquo;\u00eatre pris pour l&rsquo;Etre dans un existentialisme qui<\/p>\n<p>ferait du \u00abje\u00bb le principe et la fin immanente de toute existence,<\/p>\n<p>pour s&rsquo;achever en \u00e9gocentrisme, o\u00f9 le \u00ab moi \u00bb existentiel<\/p>\n<p>prendrait la place de la personne, sans transcendance.<\/p>\n<p>b) Le vecteur attentionnel peut supporter un primat de<\/p>\n<p>l&rsquo;objet, par le jugement d&rsquo;existence de l&rsquo;objet de consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Ce qui est consid\u00e9r\u00e9 serait premier et il s&rsquo;agirait, \u00e0 partir de l\u00e0,<\/p>\n<p>de reconstituer la r\u00e9alit\u00e9, et l&rsquo;homme, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Etre. Seule-<\/p>\n<p>ment, ce primat de l&rsquo;objet pris pour la chose en soi, ignore qu&rsquo;il<\/p>\n<p>n&rsquo;y a d&rsquo;objet que d&rsquo;un sujet et que les deux sont relatifs. Il n&rsquo;y a<\/p>\n<p>pas de jugement d&rsquo;existence sans, qu&rsquo;au moins corr\u00e9lative-<\/p>\n<p>ment, il y ait un juge. L&rsquo;objet du jugement ne peut \u00eatre premier<\/p>\n<p>pour son sujet. Ce primat tendrait \u00e0 tout ramener \u00e0 ce qui est<\/p>\n<p>objet d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le philosophe, et en particulier ses objets<\/p>\n<p>culturels, ignorant ainsi le monde des autres cultures. On<\/p>\n<p>rencontre ce probl\u00e8me dans les usages abusifs de la philosophie,<\/p>\n<p>grecque notamment, lorsque les termes grecs deviennent<\/p>\n<p>\u00ab objets de r\u00e9f\u00e9rence \u00bb bien plus que l&rsquo;exp\u00e9rience de la personne<\/p>\n<p>humaine philosophant. On \u00e9laborera volontiers sur ce primat,<\/p>\n<p>une philosophie dogmatique, d\u00e9niant l&rsquo;humble et digne origine<\/p>\n<p>personnelle de la recherche philosophique et la dignit\u00e9<\/p>\n<p>singuli\u00e8re du lecteur.<\/p>\n<p>c) La troisi\u00e8me dimension peut servir de base \u00e0 une<\/p>\n<p>philosophie de l&rsquo;histoire et du temps. Le d\u00e9veloppement et<\/p>\n<p>1&rsquo;actualisation historique des choses y serait pris comme<\/p>\n<p>crit\u00e8re de l&rsquo;Etre. S&rsquo;il est vrai que cette actualisation historique, ou<\/p>\n<p>que l&rsquo;existence temporelle, t\u00e9moignent du vivant et de l&rsquo;Etre<\/p>\n<p>c est la mettre le monde \u00e0 l&rsquo;envers. En effet, si l&rsquo;extension des<\/p>\n<p>existants est bien l&rsquo;ach\u00e8vement de leur manifestation, elle n&rsquo;en<\/p>\n<p>est pas le fondement. L&rsquo;existence \u00e9clot \u00e0 partir d&rsquo;une source<\/p>\n<p>transcendante et n&rsquo;est pas tir\u00e9e en avant par un moteur de<\/p>\n<p>1&rsquo;histoire entra\u00eenant par la cha\u00eene du temps, inexorablement,<\/p>\n<p>de la naissance \u00e0 la mort, vers un ach\u00e8vement fatal. Ce primat<\/p>\n<p>du mouvement historique, peut conduire \u00e0 une survalonsation<\/p>\n<p>de 1&rsquo;action, faisant de l&rsquo;activisme la vraie valeur de l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>et \u00e0 une d\u00e9responsabilisation de l&rsquo;homme, subordonn\u00e9 lui-<\/p>\n<p>m\u00eame \u00e0 son action historique.<\/p>\n<p>112<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA TH\u00c9OLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>Les primats philosophiques existentiels peuvent aussi \u00eatre<\/p>\n<p>recherches dans les plans d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>d) Le plan repr\u00e9sentatif conduira \u00e0 prendre la forme, l&rsquo;id\u00e9e<\/p>\n<p>comme premi\u00e8res et dont tout existant serait une application.<\/p>\n<p>Le \u00abje pense donc je suis \u00bb cart\u00e9sien, en serait une version, si<\/p>\n<p>le \u00abje pense \u00bb se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e. C&rsquo;est le cas des \u00ab id\u00e9alismes \u00bb<\/p>\n<p>et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, de toutes les philosophies qui consid\u00e8rent<\/p>\n<p>que la conscience mentale, raison ou imaginaire, est fondatrice<\/p>\n<p>de la r\u00e9alit\u00e9 des choses. Cela va jusqu&rsquo;\u00e0 la recherche<\/p>\n<p>d&rsquo;id\u00e9es ou de formes \u00ab pures \u00bb qui seraient v\u00e9ritablement<\/p>\n<p>premi\u00e8res et dont la conscience intellectuelle (mentale) serait un<\/p>\n<p>reflet.<\/p>\n<p>Ces philosophies trouvent leur r\u00e9f\u00e9rant dans l&rsquo;abstraction<\/p>\n<p>id\u00e9elle des objets de leur consid\u00e9ration et l&rsquo;on d\u00e9battra pour<\/p>\n<p>savoir si la forme ou l&rsquo;id\u00e9e sont premi\u00e8res ou si c&rsquo;est la<\/p>\n<p>\u00ab mati\u00e8re \u00bb de la consid\u00e9ration, c&rsquo;est-\u00e0-dire son objet qui est<\/p>\n<p>premier (les termes anglais de \u00ab pattern \u00bb et de \u00ab matter \u00bb sont<\/p>\n<p>tr\u00e8s \u00e9clairants pour poser les termes de ce d\u00e9bat st\u00e9rile). C&rsquo;est<\/p>\n<p>le d\u00e9bat entre l&rsquo;id\u00e9alisme et un certain r\u00e9alisme, \u00ab mat\u00e9rialiste \u00bb<\/p>\n<p>\u00e0 sa fa\u00e7on. Dans ce d\u00e9bat, l&rsquo;utilisation du terme de<\/p>\n<p>transcendance viendra d&rsquo;une extrapolation \u00e0 la limite de<\/p>\n<p>l&rsquo;immanence (et qui reste dans l&rsquo;immanence): soit dans la d\u00e9signation<\/p>\n<p>d&rsquo;un \u00ab objet premier \u00bb fondateur de tout objet, soit dans une<\/p>\n<p>forme pure (ou id\u00e9e) fondatrice de toute forme particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9alisme est, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re, plus proche de la<\/p>\n<p>subjectivit\u00e9 intentionnelle de l&rsquo;homme et ainsi plus humaniste<\/p>\n<p>mais il confond la conscience mentale ou la Raison de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme avec son Esprit et ignore sa transcendance. L&rsquo;id\u00e9alisme est<\/p>\n<p>une philosophie de l&rsquo;abstraction, et de la r\u00e9flexion formelle,<\/p>\n<p>bien plus que du t\u00e9moignage th\u00e9orique.<\/p>\n<p>e) Le plan relatif de l&rsquo;existence, pris comme primat philosophique,<\/p>\n<p>va proposer que tout se fonde sur les relations, sur<\/p>\n<p>le rapport v\u00e9cu, l&rsquo;affectif. C&rsquo;est une perspective o\u00f9 la<\/p>\n<p>\u00abconjugaison \u00bb, la valeur morale relationnelle, est la cause de tout<\/p>\n<p>existant. On verra par exemple dans cette optique une<\/p>\n<p>relativisation de tout existant au tissu d&rsquo;interrelations dont il est le<\/p>\n<p>carrefour, comme un lieu d&rsquo;\u00e9quilibre relationnel. On trouve<\/p>\n<p>cela dans certaines versions m\u00e9canistes, naturalistes modernes<\/p>\n<p>(syst\u00e9misme) mais aussi dans un subjectivisme o\u00f9 le sujet se<\/p>\n<p>confond avec son v\u00e9cu. Ce primat philosophique entra\u00eene la<\/p>\n<p>primaut\u00e9 de la communication comme valeur. L&rsquo;action n&rsquo;est<\/p>\n<p>plus ici un cheminement vers une fin mais l&rsquo;\u00e9tablissement<\/p>\n<p>d&rsquo;un climat ou d&rsquo;un \u00e9tat relationnel, volontiers hors du<\/p>\n<p>temporel et de l&rsquo;histoire,avec, \u00e9ventuellement, un mysticisme<\/p>\n<p>religieux sentimental exacerb\u00e9.<\/p>\n<p>113<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS, &#8211;<\/p>\n<p>LA THEOLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>Le primat relationnel est une r\u00e9duction \u00e0 l&rsquo;immanence, du<\/p>\n<p>\u00abconsensus\u00bb transcendant \u00e0 l&rsquo;existence. Il conduira au<\/p>\n<p>panth\u00e9\u00efsme ou \u00e0 la conception d&rsquo;une conscience cosmique, d&rsquo;un<\/p>\n<p>coeur du monde, immanent au monde qui en \u00e9merge. La<\/p>\n<p>conscience sensible pr\u00e9domine en l&rsquo;homme qui philosophe<\/p>\n<p>ainsi. Il risque de donner \u00e0 ses attachements affectifs valeur<\/p>\n<p>d&rsquo;absolu.<\/p>\n<p>f) Peut-on concevoir une philosophie qui se fonde dans la<\/p>\n<p>conscience obscure, sur un primat factuel? Une telle<\/p>\n<p>philosophie se voudrait un constat des choses, d\u00e9nu\u00e9 de toute<\/p>\n<p>subjectivit\u00e9. L&rsquo;existence des choses serait constatable et le constat<\/p>\n<p>la v\u00e9rification de la chose. Un fait pour v\u00e9rifier un fait. Il<\/p>\n<p>s&rsquo;agirait d&rsquo;un r\u00e9alisme pragmatique, qui ne peut reconna\u00eetre \u00e0<\/p>\n<p>l&rsquo;homme, que d&rsquo;\u00eatre un fait parmi d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>Une telle philosophie du constat factuel, d\u00e9n\u00e9gatrice du<\/p>\n<p>sujet intentionnel du constat, ouvre la porte \u00e0 tous les retours<\/p>\n<p>du sujet refoul\u00e9 possibles et imaginables. En particulier, elle<\/p>\n<p>ouvre la porte \u00e0 l&rsquo;idol\u00e2trie des faits, au nom d&rsquo;\u00e9vidences<\/p>\n<p>obscures, o\u00f9 le sujet philosophant s&rsquo;efface, pr\u00e9tendant parler au<\/p>\n<p>nom du myst\u00e8re, au nom de Dieu, au nom de la V\u00e9rit\u00e9, de la<\/p>\n<p>N\u00e9cessit\u00e9 ou de l&rsquo;Absolu. C&rsquo;est une imposture o\u00f9 le sujet<\/p>\n<p>philosophant se fait r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;absolu au lieu de garder<\/p>\n<p>l&rsquo;humilit\u00e9 et la dignit\u00e9 du t\u00e9moignage humain. Cette philosophie<\/p>\n<p>est souvent la d\u00e9rive mat\u00e9rialiste de philosophies et de<\/p>\n<p>religions diverses. L&rsquo;obscurit\u00e9 du n\u00e9ant y surplombe myst\u00e9-<\/p>\n<p>rieusement et arbitrairement un monde de faits et de d\u00e9pla-<\/p>\n<p>cements. Le constat, ou conscience obscure, est crit\u00e8re de<\/p>\n<p>v\u00e9rit\u00e9, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il est d\u00e9shumanis\u00e9, ce qu&rsquo;il exprime<\/p>\n<p>dans sa hantise du subjectivisme. L&rsquo;homme y est le mal,<\/p>\n<p>lorsqu&rsquo;il ne se soumet pas \u00e0 l&rsquo;ordre des faits et des effets. La<\/p>\n<p>transcendance de l&rsquo;homme n&rsquo;y a, bien s\u00fbr, aucune place. Par<\/p>\n<p>contre, si l&rsquo;on parle ici de transcendance, il s&rsquo;agira de la fac-<\/p>\n<p>tualit\u00e9 de Dieu. D&rsquo;un Dieu, fait supr\u00eame, producteur de faits.<\/p>\n<p>C&rsquo;est comme cela que l&rsquo;on concevra la cr\u00e9ation du monde,<\/p>\n<p>comme un fait de production de faits, une effectuation sans<\/p>\n<p>principe, ni Esprit. Ici, la m\u00e9taphysique est Dieu, c&rsquo;est ce qui<\/p>\n<p>est range \u00e0 c\u00f4te du physique et qui n&rsquo;est qu&rsquo;un fait produisant<\/p>\n<p>des effets.<\/p>\n<p>Ce rapide tour d&rsquo;horizon a pour but de rep\u00e9rer comment<\/p>\n<p>des philosophies peuvent se diff\u00e9rencier, en prenant comme<\/p>\n<p>r\u00e9f\u00e9rence primordiale telle ou telle composante de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>On con\u00e7oit alors qu&rsquo;une philosophie saine devrait reconna\u00eetre<\/p>\n<p>toutes les composantes de l&rsquo;existence, prise dans son ensemble.<\/p>\n<p>C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;elle peut atteindre au principe de toute<\/p>\n<p>existence: la transcendance m\u00e9taphysique de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>114<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA THEOLOGI\u00c7, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>2) La m\u00e9taphysique th\u00e9orique<\/p>\n<p>Se pose alors la question de cet horizon de la philosophie<\/p>\n<p>fond\u00e9e sur l&rsquo;existence: la m\u00e9taphysique.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;existence, relative \u00e0 l&rsquo;Instance et \u00e0 l&rsquo;Instant,<\/p>\n<p>permet ici de hi\u00e9rarchiser plusieurs d\u00e9finitions de la m\u00e9taphysique:<\/p>\n<p>a) Si le \u00ab physique \u00bb est pris comme ce qu&rsquo;est la chose \u00ab en<\/p>\n<p>fait \u00bb, une r\u00e9duction factuelle de l&rsquo;existence; le m\u00e9taphysique<\/p>\n<p>est au fond ce qui \u00abarrange\u00bb le philosophe ou ce qui \u00abd\u00e9-<\/p>\n<p>range \u00bb l&rsquo;ordre du monde constat\u00e9 par la pr\u00e9sence du myst\u00e8re<\/p>\n<p>non constat\u00e9. La m\u00e9taphysique sera, soit ni\u00e9e parce que la<\/p>\n<p>question d\u00e9range, soit un \u00ab arrangement \u00bb manipulatoire, une<\/p>\n<p>imposture pour faire parler l&rsquo;absolu par la bouche du philosophe,<\/p>\n<p>au nom de Dieu ou de toute autre v\u00e9rit\u00e9 \u00abd&rsquo;\u00e9vidence \u00bb.<\/p>\n<p>b) Le physique peut \u00eatre encore le factuel de l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>assorti d&rsquo;un m\u00e9taphysique, constitu\u00e9 des autres dimensions de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence. Cela donnera un psychisme m\u00e9taphysique, <\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire producteur du physique, lui-m\u00eame assimil\u00e9 au corporel<\/p>\n<p>et au comportemental. Cette m\u00e9taphysique l\u00e0, reste dans<\/p>\n<p>l&rsquo;immanence. Elle d\u00e9coule d&rsquo;une valorisation du sujet humain par<\/p>\n<p>rapport \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 physique, de son extrapolation dans un<\/p>\n<p>Dieu surhomme, et de la sup\u00e9riorit\u00e9 d&rsquo;un esprit, qui n&rsquo;est<\/p>\n<p>qu&rsquo;intellect ou psychisme, sur le corps. Cette m\u00e9taphysique est<\/p>\n<p>l&rsquo;expression d&rsquo;un dualisme, qui n&rsquo;est qu&rsquo;un monisme d\u00e9guis\u00e9,<\/p>\n<p>dans la mesure o\u00f9 elle reste dans l&rsquo;immanence. C&rsquo;est le cas de<\/p>\n<p>la m\u00e9taphysique des philosophies portant sur le primat de<\/p>\n<p>l&rsquo;intention, du plan relatif ou du plan repr\u00e9sentatif de l&rsquo;exis-<\/p>\n<p>tant. Leur m\u00e9taphysique est en fait un subjectivisme qui tente<\/p>\n<p>de se s\u00e9parer de la sid\u00e9ration du factuel mais y est sans cesse<\/p>\n<p>replonge. C&rsquo;est le cas des panpsychismes et des psychologismes<\/p>\n<p>contemporains, avec leurs pseudo spiritualit\u00e9s.<\/p>\n<p>c) Une autre m\u00e9taphysique peut \u00eatre celle qui consid\u00e8re<\/p>\n<p>l&rsquo;existence dans son entier comme le physique et, Dieu, <\/p>\n<p>comme m\u00e9taphysique. A l&rsquo;existence des choses doit correspondre<\/p>\n<p>un principe transcendant d&rsquo;o\u00f9 elles \u00e9manent. C&rsquo;est une m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique de l&rsquo;Etre, mais l&rsquo;Etre y est unique. Ce que l&rsquo;on<\/p>\n<p>d\u00e9signe alors par homme est un existant immanent au monde,<\/p>\n<p>qui aurait le pouvoir de s&rsquo;en s\u00e9parer, par la volont\u00e9 notamment.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme, existant du monde, appel\u00e9 par Dieu, serait pris<\/p>\n<p>dans un conflit entre deux principes dont il d\u00e9pendrait:<\/p>\n<p>115<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS, LA THEOLOGIE,<\/p>\n<p>LA METAPHYSIQUE ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>&#8211; principe m\u00e9taphysique: Dieu; \u00e9tant cr\u00e9ature parmi les cr\u00e9atures;<\/p>\n<p>&#8211; un principe physique; \u00e9tant un produit des lois de la Nature,<\/p>\n<p>Nature qui le pr\u00e9c\u00e8de.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme n&rsquo;y est plus que le lieu d&rsquo;un conflit, d&rsquo;une division<\/p>\n<p>entre le ciel et la terre (et non d&rsquo;une articulation). Cette<\/p>\n<p>m\u00e9taphysique l\u00e0, qui n\u00e9glige l&rsquo;homme, est en fait un dualisme<\/p>\n<p>qu&rsquo;on ne peut s&rsquo;\u00e9tonner de voir sans cesse tourner au mani-<\/p>\n<p>ch\u00e9\u00efsme, lui-m\u00eame r\u00e9ductible au monisme de la puissance<\/p>\n<p>divisante.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;impasse d&rsquo;une philosophie qui reste dans un<\/p>\n<p>point de vue existentiel, avec une tentative d&rsquo;extrapolation<\/p>\n<p>m\u00e9taphysique et qui n&rsquo;acc\u00e8de pas \u00e0 l&rsquo;Etre en l&rsquo;homme, \u00e0 la<\/p>\n<p>transcendance de l&rsquo;homme en son Instance (\u00e0 moins d&rsquo;y situer<\/p>\n<p>l&rsquo;Etre unique excluant Dieu ainsi que la diversit\u00e9 humaine) et,<\/p>\n<p>du m\u00eame coup, se barre la voie de l&rsquo;Instant, que l&rsquo;homme ne<\/p>\n<p>peut trouver qu&rsquo;au terme de l&rsquo;Instance, en soi ou en l&rsquo;autre, par<\/p>\n<p>da m\u00e9diation de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>d) Cela ouvre \u00e0 une quatri\u00e8me conception de la m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique. Le m\u00e9taphysique y est l&rsquo;ordre des principes d&rsquo;o\u00f9<\/p>\n<p>adviennent, par transcendance, les existants. Cet ordre des<\/p>\n<p>principes est l&rsquo;ordre des Instances. La m\u00e9taphysique est donc<\/p>\n<p>alors ce qui a trait \u00e0 l&rsquo;Instance, en ce qu&rsquo;elle g\u00e9n\u00e8re le physique,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-\u00e0-dire ici l&rsquo;existence. C&rsquo;est parce que l&rsquo;existence est<\/p>\n<p>multiple, muable, et dans l&rsquo;immanence, qu&rsquo;il ne peut y avoir un<\/p>\n<p>seul principe pour tous les existants. Ces principes sont les<\/p>\n<p>sens, en consensus dans les Instances.<\/p>\n<p>Le m\u00e9taphysique c&rsquo;est l&rsquo;homme, mais l&rsquo;homme d\u00e9sign\u00e9<\/p>\n<p>comme tel dans son essentiel, l&rsquo;Instance, et non pas dans son<\/p>\n<p>existence seconde.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a de m\u00e9taphysique que d&rsquo;un point de vue m\u00e9ta-<\/p>\n<p>physique. Si l&rsquo;homme n&rsquo;est pas le lieu d&rsquo;un point de vue<\/p>\n<p>transcendant \u00e0 l&rsquo;existence, il ne peut traiter, v\u00e9ritablement, de<\/p>\n<p>m\u00e9taphysique. C&rsquo;\u00e9tait le cas dans la version pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;un tel point de vue m\u00e9taphysique que l&rsquo;on peut<\/p>\n<p>traiter maintenant:<\/p>\n<p>&#8211; du lieu de ce point de vue: l&rsquo;Instance se th\u00e9orisant,<\/p>\n<p>&#8211; de ce qui en advient: l&rsquo;Existence th\u00e9oris\u00e9e,<\/p>\n<p>&#8211; de ce qui lui est manque principiel: l&rsquo;Instant-Dieu.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le point de vue de notre essai th\u00e9orique.<\/p>\n<p>116<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA THEOLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA THEORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>La m\u00e9taphysique d\u00e9passe la philosophie fond\u00e9e sur l&rsquo;exis-<\/p>\n<p>tence, l&rsquo;amour de la sagesse, sagesse du monde dans le monde.<\/p>\n<p>Elle devient th\u00e9orie, dans la mesure o\u00f9 elle est t\u00e9moignage de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme, venant du lieu de sa transcendance, ce qui la fait,<\/p>\n<p>simultan\u00e9ment, th\u00e9orie de l&rsquo;homme et th\u00e9orie du monde, fon-<\/p>\n<p>d\u00e9es dans les m\u00eames sens. Elle n&rsquo;est pas cependant th\u00e9ologie<\/p>\n<p>qui elle est point de vue de Dieu.<\/p>\n<p>3) La th\u00e9ologie<\/p>\n<p>De m\u00eame que la th\u00e9orie m\u00e9taphysique est l&rsquo;horizon limite<\/p>\n<p>de la philosophie de l&rsquo;existence, de m\u00eame la th\u00e9ologie est<\/p>\n<p>l&rsquo;horizon limite de la th\u00e9orie m\u00e9taphysique. En effet, du point<\/p>\n<p>de vue de l&rsquo;Instance, point de vue m\u00e9taphysique, il n&rsquo;est pos-<\/p>\n<p>sible d&rsquo;aborder l&rsquo;Instant que n\u00e9gativement par manque d&rsquo;un<\/p>\n<p>principe originel, pr\u00e9sent de la pr\u00e9sence de l&rsquo;Instance, de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence et de la lumi\u00e8re de l&rsquo;Esprit. La th\u00e9ologie elle, se<\/p>\n<p>fonde dans un point de vue divin mais ne peut proc\u00e9der que<\/p>\n<p>d&rsquo;une r\u00e9v\u00e9lation.<\/p>\n<p>Or, le point de vue de l&rsquo;Instant est celui d&rsquo;o\u00f9 peut \u00eatre<\/p>\n<p>trait\u00e9 l&rsquo;origine et la constitution de l&rsquo;Instance, et l&rsquo;Instance<\/p>\n<p>n&rsquo;est pas physique, mais sens. S&rsquo;il y avait un terme \u00e0 choisir<\/p>\n<p>pour f&rsquo;Instant ce serait plut\u00f4t celui de m\u00e9talogique (origine du<\/p>\n<p>verbe-sens ou m\u00e9talogos).<\/p>\n<p>Th\u00e9ologie et philosophie sont divis\u00e9es, si on en reste \u00e0 la<\/p>\n<p>troisi\u00e8me d\u00e9finition pr\u00e9c\u00e9dente de la m\u00e9taphysique dualiste.<\/p>\n<p>Par contre, elles sont articul\u00e9es par une th\u00e9orie m\u00e9taphysique,<\/p>\n<p>dans la perspective propos\u00e9e ici. Il importe, ici encore, de<\/p>\n<p>sortir du dualisme th\u00e9ologie-philosophie pour retrouver la<\/p>\n<p>place de l&rsquo;homme avec une th\u00e9orie-m\u00e9taphysique indispensa-<\/p>\n<p>ble.<\/p>\n<p>4) Articulations des points de vue<\/p>\n<p>Les trois points de vue ne sont pas \u00e0 confondre. D&rsquo;un<\/p>\n<p>point de vue on ne peut envisager les choses comme d&rsquo;un autre<\/p>\n<p>point de vue, bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas exclusion, mais harmonie<\/p>\n<p>entre eux. Or il est facile de confondre dans la mesure o\u00f9<\/p>\n<p>l&rsquo;homme est \u00e0 l&rsquo;image et \u00e0 la ressemblance de Dieu et o\u00f9 le<\/p>\n<p>monde existant est anthropomorphe. La trinit\u00e9 divine peut<\/p>\n<p>effectivement, \u00eatre ramen\u00e9e \u00e0 une trilogie humaine et r\u00e9duite \u00e0<\/p>\n<p>la temarit\u00e9 de l&rsquo;existence:<\/p>\n<p>&#8211; La trinit\u00e9 th\u00e9ologique m\u00e9talogique, point de vue de l&rsquo;Ins-<\/p>\n<p>tant, du Fils, de l&rsquo;Esprit et du P\u00e8re, envisage l&rsquo;articulation:<\/p>\n<p>Existence &#8211; Instances &#8211; Instant,<\/p>\n<p>117<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>LES PRIMATS PHILOSOPHIQUES EXISTENTIELS,<\/p>\n<p>LA THEOLOGIE, LA METAPHYSIQUE<\/p>\n<p>ET LA TH\u00c9ORIE DE L&rsquo;INSTANCE<\/p>\n<p>&#8211; La trilogie th\u00e9orique m\u00e9taphysique, point de vue de<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance correspond \u00e0 ses trois regards:<\/p>\n<p>&#8211; sur l&rsquo;existence, perspective ph\u00e9nom\u00e9nologique, conscience<\/p>\n<p>d&rsquo;existence et pratiques existentielles<\/p>\n<p>&#8211; sur l&rsquo;Instance, perspective \u00e9pist\u00e9mologique de la connaissance<\/p>\n<p>essentielle, conscience de sens et accomplissement,<\/p>\n<p>&#8211; sur l&rsquo;Instant, perspective t\u00e9l\u00e9ologique de l&rsquo;origine et de la<\/p>\n<p>fin.<\/p>\n<p>&#8211; La ternarit\u00e9 philosophique, point de vue de l&rsquo;existence, \u00e0<\/p>\n<p>partir de ses dimensions fondamentales, sujet, objet, moment,<\/p>\n<p>peut se partager en psychologie, science et histoire, avec<\/p>\n<p>diff\u00e9rentes composantes dans les plans d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;existence offre, avec la description de ses<\/p>\n<p>composantes, une typologie des domaines compl\u00e9mentaires,<\/p>\n<p>qu&rsquo;il serait possible d&rsquo;englober \u00e0 nouveau sous le vocable de<\/p>\n<p>philosophie, avec:<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie du sujet ou psychologie humaine,<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie des objets, ensemble de sciences distin-<\/p>\n<p>gu\u00e9es selon leur objet,<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie du moment ou histoire: chronologie de<\/p>\n<p>l&rsquo;existence et des composantes selon les plans d&rsquo;existence,<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie des relations humaines et sociales ou phi-<\/p>\n<p>losophie morale,<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie formelle ou des arts abstraits,<\/p>\n<p>&#8211; une philosophie factuelle ou cosmologie pragmatique, ren-<\/p>\n<p>dant compte des \u00e9l\u00e9ments du monde et de leurs d\u00e9placements<\/p>\n<p>et transformations.<\/p>\n<p>Il ne faut y chercher aucune m\u00e9taphysique. Par contre,<\/p>\n<p>tous ces secteurs compl\u00e9mentaires et indissociables de la phi-<\/p>\n<p>losophie peuvent \u00eatre \u00e9clair\u00e9s d&rsquo;un point de vue m\u00e9taphysi-<\/p>\n<p>que.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance et des Coh\u00e9rences, de ce point de<\/p>\n<p>vue, offre, par l&rsquo;\u00e9lucidation des sens, la possibilit\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9ve-<\/p>\n<p>loppement de ces secteurs philosophiques.<\/p>\n<p>Toute m\u00e9taphysique qui ne permet pas, th\u00e9oriquement et<\/p>\n<p>pratiquement, le d\u00e9veloppement effectif des sciences et de tous<\/p>\n<p>les secteurs d&rsquo;une philosophie de l&rsquo;existence, n&rsquo;est pas une<\/p>\n<p>v\u00e9ritable m\u00e9taphysique.<\/p>\n<p>118<\/p>\n<p>III<\/p>\n<p>DIVERSITE ET HIERARCHIE<\/p>\n<p>DES EXISTANTS<\/p>\n<p>Pour chacun, le monde est, \u00e0 la fois, un existant et aussi une<\/p>\n<p>multiplicit\u00e9 d&rsquo;existants particuliers. Il y en a d&rsquo;originaux mais le plus<\/p>\n<p>souvent on peut les classer par familles (les animaux, les rochers, les<\/p>\n<p>meubles&#8230;). Chaque existant lui-m\u00eame para\u00eet d\u00e9composable en parties,<\/p>\n<p>en \u00e9l\u00e9ments, eux-m\u00eames d\u00e9composables. Une situation existante, un<\/p>\n<p>moment, englobent toutes sortes d&rsquo;existants. Notre exp\u00e9rience la plus<\/p>\n<p>commune nous montre, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, qu&rsquo;il y a dans le monde, une<\/p>\n<p>\u00e9norme quantit\u00e9 d&rsquo;existants, semblables ou tr\u00e8s diff\u00e9rents, engag\u00e9s<\/p>\n<p>dans des combinaisons compliqu\u00e9es et des hi\u00e9rarchisations vari\u00e9es.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Existence doit pr\u00e9voir toute cette complexit\u00e9 et<\/p>\n<p>d\u00e9gager les principes qui permettent cette diversit\u00e9, les hi\u00e9rarchies et<\/p>\n<p>les familles d&rsquo;existants. Pour cela il faut revenir au principe de toute<\/p>\n<p>existence et de tous les existants: le consensus des Instances. Il y a dans<\/p>\n<p>les Instances humaines de tr\u00e8s nombreux sens, rassembl\u00e9s en de<\/p>\n<p>nombreuses coh\u00e9rences, elles-m\u00eames hi\u00e9rarchis\u00e9es (cf. la th\u00e9orie de<\/p>\n<p>l&rsquo;Instance). Cela constitue une premi\u00e8re variable, selon les sens ou<\/p>\n<p>coh\u00e9rences engag\u00e9es dans les consensus. En outre, les Instances sont<\/p>\n<p>elles-m\u00eames tr\u00e8s nombreuses, aussi nombreuses que \u00ables grains de<\/p>\n<p>sable de la mer ou les \u00e9toiles de l&rsquo;univers \u00bb. Le nombre en est d&rsquo;autant<\/p>\n<p>plus grand que les Instances sont transcendantes au temps et \u00e0 l&rsquo;espace<\/p>\n<p>et, qu&rsquo;ainsi, pass\u00e9, pr\u00e9sent et avenir sont concern\u00e9s par cette variable.<\/p>\n<p>La combinaison de ces deux variables, auxquelles il faudrait<\/p>\n<p>ajouter quelques param\u00e8tres secondaires (intensit\u00e9 d&rsquo;activation, etc&#8230;),<\/p>\n<p>conduit \u00e0 cette quantit\u00e9 extraordinaire d&rsquo;existants possibles.<\/p>\n<p>Il est hors de propos ici d&rsquo;engager un quelconque inventaire, mais<\/p>\n<p>il s&rsquo;agit d&rsquo;envisager le probl\u00e8me des ressemblances et diff\u00e9rences entre<\/p>\n<p>existants, pour aboutir \u00e0 celui des structures internes d&rsquo;existants<\/p>\n<p>complexes ou combin\u00e9s (ce qui est le cas g\u00e9n\u00e9ral).<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9 un aspect de la question, celle du sujet<\/p>\n<p>de l&rsquo;existence qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme personnel, culturel ou<\/p>\n<p>universel. On sait que pour chaque existant les trois sont vrais \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Il importe cependant, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de d\u00e9signer ou caract\u00e9riser un<\/p>\n<p>existant, de se rappeler cette question. Pour qui existe-t-il? S&rsquo;agit-il<\/p>\n<p>119<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>d&rsquo;une pr\u00e9occupation personnelle, collective ou culturelle, ou univer-<\/p>\n<p>selle? Si je me pr\u00e9occupe de ma maison, ou de cette maison de la ville,<\/p>\n<p>ou d&rsquo;une maison en g\u00e9n\u00e9ral, ce n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait le m\u00eame existant a<\/p>\n<p>chaque fois, m\u00eame si l&rsquo;objet semble le m\u00eame, l&rsquo;attention la m\u00eame,<\/p>\n<p>l&rsquo;intention la m\u00eame. Selon le cas on ira d&rsquo;une existence particuli\u00e8re<\/p>\n<p>vers une existence g\u00e9n\u00e9rale de la maison, ce qui fait que sa consistance,<\/p>\n<p>pour le sujet, ne sera pas tout \u00e0 fait la m\u00eame. C&rsquo;est l\u00e0 une premi\u00e8re<\/p>\n<p>hi\u00e9rarchisation, entre le tout \u00e0 fait particulier et le tout \u00e0 fait g\u00e9n\u00e9ral,<\/p>\n<p>qui ne d\u00e9pend que de la part de consensus engag\u00e9e, soit la plus<\/p>\n<p>commune pour le g\u00e9n\u00e9ral, soit la plus \u00e9tendue pour le particulier.<\/p>\n<p>L&rsquo;existant personnel est pour chacun plus riche que l&rsquo;existant g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n<p>puisque le g\u00e9n\u00e9ral est g\u00e9n\u00e9ral pour soi. Le consensus g\u00e9n\u00e9ral, qui fait<\/p>\n<p>l&rsquo;existant universel, est la part du consensus personnel qui est la plus<\/p>\n<p>partag\u00e9e.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-688\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0083AB.png?resize=481%2C258\" alt=\"File0083AB.png\" align=\"center\" width=\"481\" height=\"258\" \/><\/p>\n<p>FIGURE 14<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;Instance A, son consensus qui comporte les zones 1, 2, 3,<\/p>\n<p>fonde l&rsquo;existence particuli\u00e8re d&rsquo;une certaine chose. La zone 3 fonde<\/p>\n<p>l&rsquo;existence commune (culturelle ou universelle) de cette chose. Para-<\/p>\n<p>doxalement, si l&rsquo;existence particuli\u00e8re est plus riche, l&rsquo;existence g\u00e9n\u00e9-<\/p>\n<p>rale est plus tangible, plus sure.<\/p>\n<p>Il nous faut nous int\u00e9resser maintenant \u00e0 la combinaison de deux<\/p>\n<p>facteurs: l&rsquo;intention et l&rsquo;attention.<\/p>\n<p>120<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>L&rsquo;intention est une modalit\u00e9 du sens en consensus et, de ce point<\/p>\n<p>de vue, on peut distinguer des existants:<\/p>\n<p>&#8211; de m\u00eame sens,<\/p>\n<p>&#8211; de m\u00eame coh\u00e9rence mais de sens dominants diff\u00e9rents;<\/p>\n<p>Une coh\u00e9rence est un ensemble de sens dont certains peuvent<\/p>\n<p>\u00eatre privil\u00e9gi\u00e9s dans le consensus (cf. th\u00e9orie de l&rsquo;Instance).<\/p>\n<p>&#8211; de coh\u00e9rences diff\u00e9rentes s\u00e9par\u00e9es,<\/p>\n<p>&#8211; de coh\u00e9rences diff\u00e9rentes unifi\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;Instance, deux coh\u00e9rences peuvent \u00eatre rassembl\u00e9es par<\/p>\n<p>une troisi\u00e8me qui les unifie. C&rsquo;est un changement de point de vue,<\/p>\n<p>permis par la conscience de sens.<\/p>\n<p>L&rsquo;attention se caract\u00e9rise par ses objets. Un existant peut \u00eatre<\/p>\n<p>envisag\u00e9 comme r\u00e9sultant de l&rsquo;application d&rsquo;une intention (selon le<\/p>\n<p>sens) \u00e0 un objet ou domaine d&rsquo;attention. Cette pr\u00e9sentation simplifi\u00e9e<\/p>\n<p>de la th\u00e9orie du moment est particuli\u00e8rement utile dans la pratique.<\/p>\n<p>On traitera cette variable, en distinguant les existants de m\u00eame<\/p>\n<p>objet, et les existants d&rsquo;objets diff\u00e9rents. La combinaison des<\/p>\n<p>deux variables nous donne le tableau suivant dont nous commenterons<\/p>\n<p>bri\u00e8vement les 8 cas qui en ressortent.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-689\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/wp-content\/uploads\/2004\/08\/png_File0084AB.png?resize=434%2C187\" alt=\"File0084AB.png\" align=\"center\" width=\"434\" height=\"187\" \/><\/p>\n<p>FIGURE 15<\/p>\n<p>1) Des existants qui ont des sens communs et m\u00eame objet, sont<\/p>\n<p>confondables, pour ces sens l\u00e0 et cet objet. Un parapluie et un parasol<\/p>\n<p>abritent aussi bien l&rsquo;un que l&rsquo;autre du soleil. Ils sont pour cela con-<\/p>\n<p>fondables. Par contre ils n&rsquo;abritent pas de la m\u00eame fa\u00e7on de la pluie<\/p>\n<p>(diff\u00e9rence d&rsquo;objet) et, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;autre chose que d&rsquo;abriter, ils seraient<\/p>\n<p>aussi, probablement, tr\u00e8s distincts.<\/p>\n<p>121<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>2) Des existants qui ont des sens communs et des objets diff\u00e9rents<\/p>\n<p>sont dits isomorphes. Ils se ressemblent et l&rsquo;un peut figurer l&rsquo;autre ou<\/p>\n<p>s y substituer, uniquement pour leur sens commun. Un feu et une<\/p>\n<p>maison sont isomorphe en ce qui concerne les sens \u00e9voqu\u00e9s par l&rsquo;id\u00e9e<\/p>\n<p>de chaleur. C&rsquo;est le cas pour tous ces existants qui peuvent en sym-<\/p>\n<p>boliser d autres, dans certaines conditions, alors qu&rsquo;ils sont tr\u00e8s dif-<\/p>\n<p>f\u00e9rents par ailleurs. Un mot et une chose sont des existants tr\u00e8s dif-<\/p>\n<p>f\u00e9rents.<\/p>\n<p>L&rsquo;un est dans un registre linguistique, l&rsquo;autre peut \u00eatre mat\u00e9riel et<\/p>\n<p>pourtant, le mot peut repr\u00e9senter la chose, ou l&rsquo;inverse, pour signifier<\/p>\n<p>leur sens commun.<\/p>\n<p>Une photographie est isomorphe d&rsquo;un paysage s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9voquer<\/p>\n<p>leur sens commun (mode affectif ou visuel par exemple) mais s&rsquo;il s&rsquo;agit<\/p>\n<p>de transformer l&rsquo;un en l&rsquo;autre, ils sont radicalement \u00e9trangers (le papier<\/p>\n<p>photographique et l&rsquo;espace naturel).<\/p>\n<p>3) Des existants de m\u00eame coh\u00e9rence et de m\u00eame objet sont<\/p>\n<p>identiques (jumeaux). S&rsquo;ils ont des sens dominants diff\u00e9rents on aura l\u00e0<\/p>\n<p>plusieurs versions d&rsquo;un m\u00eame type d&rsquo;existants.<\/p>\n<p>Un objet envisag\u00e9 sous des angles diff\u00e9rents (intentions) devient<\/p>\n<p>diff\u00e9rent comme plusieurs versions du m\u00eame existant. Bien souvent<\/p>\n<p>se poseront dans l&rsquo;existence des probl\u00e8mes de conversion, consistant a<\/p>\n<p>adopter le point de vue ou la disposition favorable \u00e0 un accomplis-<\/p>\n<p>sement personnel: la position \u00e9thique. Il s&rsquo;agira alors, de changer de<\/p>\n<p>version a propos des m\u00eames existants ou des m\u00eames situations d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>4) Des existants, de m\u00eame coh\u00e9rence et d&rsquo;objets diff\u00e9rents, sont<\/p>\n<p>dits homologues (m\u00eames sens), m\u00eame si leurs sens dominants varient<\/p>\n<p>Un expose verbal, un \u00e9v\u00e9nement, un texte imprim\u00e9, le souvenir, les<\/p>\n<p>interpr\u00e9tations mentales, les faits, les \u00e9motions v\u00e9cues peuvent \u00eatre<\/p>\n<p>homologues. On a bien des r\u00e9alit\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes dans leur consis-<\/p>\n<p>tance et pourtant semblables dans leur coh\u00e9rence. Il faut noter que les<\/p>\n<p>existants, constitu\u00e9s principalement d&rsquo;un des trois plans d&rsquo;existence<\/p>\n<p>d&rsquo;un m\u00eame existant, sont homologues entre eux, puisque issus du<\/p>\n<p>m\u00eame consensus (m\u00eame coh\u00e9rence).<\/p>\n<p>Le principe d&rsquo;homologie se trouve au coeur de la pratique dans<\/p>\n<p>tous les domaines, soit, gr\u00e2ce \u00e0 cette homologie entre plusieurs exis-<\/p>\n<p>tants, pour acc\u00e9der \u00e0 une \u00ab conscience de sens \u00bb ou \u00e9lucidation des sens<\/p>\n<p>de la coh\u00e9rence, soit pour transposer, par homologie, un premier<\/p>\n<p>existant dans d&rsquo;autres domaines, \u00e0 d&rsquo;autres objets, ce qui est \u00e0 la base<\/p>\n<p>des processus de cr\u00e9ativit\u00e9, de conception et de construction, dans tous<\/p>\n<p>les secteurs de la vie pratique.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me et sa solution sont homologues. Un projet et sa<\/p>\n<p>r\u00e9alisation sont homologues. Une id\u00e9e et son expression verbale ou<\/p>\n<p>artistique sont homologues. Un mythe et sa ritualisation sont homo-<\/p>\n<p>logues. De tr\u00e8s nombreuses activit\u00e9s reviennent \u00e0 produire des exis-<\/p>\n<p>tants homologues et de tr\u00e8s nombreuses situations de notre vie sont<\/p>\n<p>homologues: exp\u00e9riences dans l&rsquo;enfance, conceptions de la vie, com-<\/p>\n<p>portements, \u00e9v\u00e9nements actuels, souvenirs, projets, r\u00eaves, activit\u00e9s,<\/p>\n<p>etc&#8230;<\/p>\n<p>122<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>Aucune de ces r\u00e9alit\u00e9s n&rsquo;est v\u00e9ritablement la cause de l&rsquo;autre mais<\/p>\n<p>elles peuvent \u00eatre toutes homologues. Les r\u00e9alit\u00e9s personnelles forment<\/p>\n<p>des ensembles homologues, de m\u00eame que les realit\u00e9s culturelles ou<\/p>\n<p>universelles.<\/p>\n<p>5) Des coh\u00e9rences diff\u00e9rentes, pour le m\u00eame objet d&rsquo;attention,<\/p>\n<p>forment les existants d&rsquo;autant de consensus. Ces existants, s\u00e9pares<\/p>\n<p>radicalement et tout \u00e0 fait distincts, ont cependant un crit\u00e8re commun.<\/p>\n<p>Ils constituent une population d&rsquo;existants formant un domaine ou<\/p>\n<p>registre d&rsquo;existence. Par exemple: les corps mat\u00e9riels sont bien distincts<\/p>\n<p>et diff\u00e9rents mais ils forment ensemble le domaine de la mat\u00e9rialit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat, ici, est qu&rsquo;un objet peut \u00eatre crit\u00e8re d&rsquo;un domaine d&rsquo;attention<\/p>\n<p>et qu&rsquo;un domaine d&rsquo;attention peut \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9 par plusieurs exis-<\/p>\n<p>tants, de m\u00eame objet, mais diff\u00e9rents entre eux (crit\u00e8re: mat\u00e9rialit\u00e9;<\/p>\n<p>objet: la mati\u00e8re; domaine des existants mat\u00e9riels).<\/p>\n<p>Dans la pratique, des changements d&rsquo;objets pourront \u00eatre consi-<\/p>\n<p>d\u00e9r\u00e9s comme transferts de domaine (ou registre). S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;homo-<\/p>\n<p>logie on aura l\u00e0 des traductions d&rsquo;un registre dans l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Une langue constitue ainsi un domaine d&rsquo;existants (linguistiques)<\/p>\n<p>de coh\u00e9rences tr\u00e8s diff\u00e9rentes. La langue est un registre de traduction<\/p>\n<p>par homologie, soit directement d&rsquo;une id\u00e9e, soit d&rsquo;une autre langue.<\/p>\n<p>6) Si on a, \u00e0 la fois, des coh\u00e9rences diff\u00e9rentes et des objets<\/p>\n<p>diff\u00e9rents, les existants seront totalement \u00e9trangers les uns aux autres<\/p>\n<p>(un canard et un concept math\u00e9matique par exemple). C&rsquo;est le cas de<\/p>\n<p>langues \u00e9trang\u00e8res, de cultures \u00e9trang\u00e8res, tant qu&rsquo;on ne leur a pas<\/p>\n<p>trouv\u00e9 d&rsquo;objet commun pour former un domaine, ou de sens commun<\/p>\n<p>pour qu&rsquo;il y ait ressemblance. Il faut noter que, des que l&rsquo;on rapproche<\/p>\n<p>deux existants \u00e9trangers, ils acc\u00e8dent \u00e0 une similitude soit d&rsquo;intention,<\/p>\n<p>soit d&rsquo;attention, soit des deux. Les rapprochements entre existants ne<\/p>\n<p>sont jamais dus au hasard, mais \u00e0 un domaine ou \u00e0 des sens communs.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de parfait isolement entre les existants qui les rende<\/p>\n<p>totalement \u00e9trangers l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre d\u00e8s qu&rsquo;ils sont pris dans une m\u00eame<\/p>\n<p>consid\u00e9ration (immanence de tous les existants).<\/p>\n<p>7) Des existants diff\u00e9rents, formant un domaine (cas 5), peuvent<\/p>\n<p>\u00eatre envisag\u00e9s globalement. Ils ne forment plus une simple population<\/p>\n<p>mais un ensemble, une famille. Ils ont alors une existence commune,<\/p>\n<p>ils font partie d&rsquo;un tout que l&rsquo;on peut dire un univers, l&rsquo;univers de ce<\/p>\n<p>domaine. Il s&rsquo;agit d&rsquo;existants, participant \u00e0 une existence commune<\/p>\n<p>dans un m\u00eame domaine.<\/p>\n<p>Par exemple, \u00ab la jungle \u00bb consid\u00e9r\u00e9e comme domaine d&rsquo;existence,<\/p>\n<p>comme une sorte d&rsquo;existence o\u00f9 toutes sortes d&rsquo;existants s&rsquo;int\u00e8grent,<\/p>\n<p>animaux, climat, \u00e9v\u00e9nements, ambiance, etc&#8230; Il faut noter la un<\/p>\n<p>principe majeur de hi\u00e9rarchisation des existants. Deux existants, des<\/p>\n<p>qu&rsquo;ils sont envisag\u00e9s ensemble, forment une existence commune. Les<\/p>\n<p>consensus des deux existants sont, en quelque sorte, rassembl\u00e9s dans<\/p>\n<p>un consensus plus large o\u00f9 ils restent diff\u00e9renci\u00e9s. Les existants ne sont<\/p>\n<p>plus alors existants a part enti\u00e8re, mais participants partiels a un<\/p>\n<p>existant \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n<p>123<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>L&rsquo;unification d&rsquo;existants, pour former un m\u00eame monde, un m\u00eame<\/p>\n<p>univers, les rend relatifs \u00e0 ce principe d&rsquo;unification, que l&rsquo;on a reconnu<\/p>\n<p>en l&rsquo;homme (coh\u00e9rence des Instances en consensus). Les existants sont<\/p>\n<p>relatifs \u00e0 ce principe, donc \u00e0 l&rsquo;homme. Plus celui-ci progresse dans<\/p>\n<p>l&rsquo;unification de son Instance, plus le monde s&rsquo;unifie pour lui et plus les<\/p>\n<p>existants sont relativis\u00e9s (ils prennent sens, semble-t-il). L&rsquo;accomplis-<\/p>\n<p>sement de l&rsquo;homme, dans le sens de cette unification, \u00absimplifie\u00bb<\/p>\n<p>l&rsquo;existence, sans rien perdre de sa diversit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous sommes, l\u00e0 encore, dans un univers d&rsquo;existants rapport\u00e9s \u00e0<\/p>\n<p>un m\u00eame objet, un m\u00eame domaine. C&rsquo;est le cas, par exemple, des<\/p>\n<p>domaines scientifiques, o\u00f9, lorsqu&rsquo;une science est d\u00e9finie par son objet<\/p>\n<p>ou son domaine, s&rsquo;\u00e9difie tout un monde d&rsquo;existants qui forment un<\/p>\n<p>tout, tout un univers que les scientifiques risquent de confondre avec le<\/p>\n<p>monde. C&rsquo;est le cas aussi, lorsque notre existence est partag\u00e9e entre des<\/p>\n<p>domaines bien distincts, o\u00f9 nous vivons alors dans des mondes s\u00e9pa-<\/p>\n<p>r\u00e9s, chacun fort complexe mais qui s&rsquo;ignorent l&rsquo;un l&rsquo;autre, comme s&rsquo;il y<\/p>\n<p>avait clivage. C&rsquo;est la tr\u00e8s souvent le cas, par exemple, entre des vies<\/p>\n<p>professionnelles et des vies priv\u00e9es, des vies spirituelles et des vies<\/p>\n<p>profanes, des p\u00e9riodes de l&rsquo;existence et d&rsquo;autres p\u00e9riodes. Chaque<\/p>\n<p>domaine constitue une tranche de vie, pleine de tout un univers,<\/p>\n<p>auquel de nombreux existants participent.<\/p>\n<p>8) Un m\u00eame monde peut rassembler plusieurs existants, unifi\u00e9s<\/p>\n<p>dans une existence sup\u00e9rieure, par une coh\u00e9rence sup\u00e9rieure et un<\/p>\n<p>m\u00eame objet. Il peut rassembler aussi des existants d&rsquo;objets diff\u00e9-<\/p>\n<p>rents.<\/p>\n<p>Des objets \u00e9trangers deviennent homologues, mais homologues<\/p>\n<p>d&rsquo;un point de vue sup\u00e9rieur, celui de leur existence commune. Nous<\/p>\n<p>nous trouvons l\u00e0 dans le cas tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral:<\/p>\n<p>&#8211; de l&rsquo;universalit\u00e9 de l&rsquo;existence,<\/p>\n<p>&#8211; de chaque existant formant tout un univers d&rsquo;existants partici-<\/p>\n<p>pants.<\/p>\n<p>On d\u00e9couvre ici, \u00e0 ce propos, deux principes de l&rsquo;existence. Le<\/p>\n<p>premier est que n&rsquo;importe quel groupe d&rsquo;existants peut \u00eatre unifi\u00e9 et<\/p>\n<p>rassembl\u00e9 dans une existence commune. Il n&rsquo;y a pas de s\u00e9paration,<\/p>\n<p>dans l&rsquo;existence, qui soit radicale. Le rassemblement est toujours pos-<\/p>\n<p>sible pour donner une existence sup\u00e9rieure. Cette existence sup\u00e9rieure<\/p>\n<p>est une complexification, par int\u00e9gration d&rsquo;existants plus nombreux, et<\/p>\n<p>une simplification, par l&rsquo;unification dans une m\u00eame coh\u00e9rence et<\/p>\n<p>m\u00eame, peut \u00eatre, un m\u00eame sens dominant commun. C&rsquo;est ainsi que<\/p>\n<p>l&rsquo;on peut dire que le monde se construit et que c&rsquo;est l&rsquo;oeuvre de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme et sa t\u00e2che (oui n&rsquo;est pas celle de cr\u00e9ateur). C&rsquo;est l&rsquo;oeuvre de<\/p>\n<p>chaque homme d&rsquo;unifier le monde de son existence avec les autres.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce que le th\u00e8me du rassemblement et de l&rsquo;amour signifient, s&rsquo;il<\/p>\n<p>s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9largissement de consensus (et non de confusion ou de col-<\/p>\n<p>lection d&rsquo;existants).<\/p>\n<p>Le second principe \u00e0 d\u00e9couvrir est celui de ce que l&rsquo;on pourrait<\/p>\n<p>appeler la structure holographique de toute r\u00e9alit\u00e9. En effet, tout exis-<\/p>\n<p>tant complexe (cas g\u00e9n\u00e9ral) est homologue \u00e0 ses parties. Chaque partie<\/p>\n<p>124<\/p>\n<p>LA TERNARITE DE L&rsquo;EXISTENCE<\/p>\n<p>est homologue au tout. Chaque partie, et l&rsquo;ensemble des parties, ont<\/p>\n<p>m\u00eame coh\u00e9rence. On ne peut pas dire que la partie contient le tout,<\/p>\n<p>mais elle contient le principe du tout. De m\u00eame on ne peut pas dire que<\/p>\n<p>le tout contienne les parties mais il contient le principe des parties.<\/p>\n<p>Tout ceci est tr\u00e8s riche d&rsquo;enseignement et de cons\u00e9quences pratiques.<\/p>\n<p>Ainsi, pour la construction d&rsquo;une r\u00e9alisation, la conception d&rsquo;une<\/p>\n<p>solution, l&rsquo;\u00e9dification d&rsquo;une oeuvre, c&rsquo;est le m\u00eame principe appliqu\u00e9 \u00e0<\/p>\n<p>des registres et domaines diff\u00e9rents qui va permettre la r\u00e9alisation des<\/p>\n<p>parties diff\u00e9rentes et d&rsquo;ensembles hi\u00e9rarchis\u00e9s de parties, jusqu&rsquo;au<\/p>\n<p>tout.<\/p>\n<p>On travaillera alors de l&rsquo;ensemble vers les parties ou des parties<\/p>\n<p>vers le tout, sans perdre l&rsquo;unit\u00e9, qui n&rsquo;est ni l&rsquo;un ni les autres, mais ce<\/p>\n<p>qui les fait homologues: leur coh\u00e9rence commune. Par ailleurs, cette<\/p>\n<p>homologie des parties et du tout, va permettre l&rsquo;\u00e9lucidation des sens<\/p>\n<p>d&rsquo;un existant ou son \u00abanalyse de coh\u00e9rence\u00bb. Port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de<\/p>\n<p>l&rsquo;univers, chaque existant, de ce point de vue l\u00e0, est homologue de tous<\/p>\n<p>les autres, de l&rsquo;univers entier et de l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme. Il s&rsquo;agit<\/p>\n<p>alors de l&rsquo;unification supr\u00eame; lorsque chaque existant t\u00e9moigne de la<\/p>\n<p>cr\u00e9ation enti\u00e8re, de l&rsquo;Etre personnel singulier de tout homme et enfin<\/p>\n<p>du principe unique qu&rsquo;est l&rsquo;Instant.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en cela que l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;homme est ach\u00e8vement<\/p>\n<p>du monde, fin du monde en tant que finalit\u00e9, et aussi, terminaison. Il y<\/p>\n<p>a deux rep\u00e8res \u00e0 cela: la mort et la vie \u00e9ternelle. Ils s&rsquo;unifient si les deux<\/p>\n<p>sont pris dans un m\u00eame sens, celui de la voie d&rsquo;accomplissement de<\/p>\n<p>l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>125<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est ici le texte initial. Il y a eu depuis de tr\u00e8s grands d\u00e9veloppements et notamment la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution. On trouvera des \u00e9l\u00e9ments dans les rubriques relatives \u00e0 l&rsquo;homme et aux questions fondamentales.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":681,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[50],"tags":[],"class_list":["post-811","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-i1-au-coeur-du-sujet"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/files\/2004\/08\/png_File0049AB.png?fit=288%2C202","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/811","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=811"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/811\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1267,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/811\/revisions\/1267"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media\/681"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=811"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=811"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=811"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}