{"id":177,"date":"1984-03-01T14:37:00","date_gmt":"1984-03-01T14:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/couleurs-creatives.fr.bofl1482.odns.fr\/1984\/03\/01\/mal-maladie-souffrance\/"},"modified":"2020-12-10T15:42:30","modified_gmt":"2020-12-10T14:42:30","slug":"mal-maladie-souffrance","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/1984\/03\/01\/mal-maladie-souffrance\/","title":{"rendered":"Mal maladie souffrance"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Qu&rsquo;est-ce que le mal, qu&rsquo;est-ce que la maladie, qu&rsquo;est-ce que la souffrance? Toutes ces questions sont vues au travers de l&rsquo;anthropologie de l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique. Questions de Sens.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie de l&rsquo;Instance nous invite \u00e0 discerner en toute chose l&rsquo;\u00eatre et l&rsquo;existence. L&rsquo;existence est la fa\u00e7on dont l&rsquo;\u00eatre se pr\u00e9sente dans le monde selon ses multiples modalit\u00e9s constitutives d&rsquo;une individualit\u00e9. Ce que nous appelons l&rsquo;\u00eatre d&rsquo;une chose est transcendant \u00e0 son existence, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans aucune commune mesure. L&rsquo;\u00eatre d&rsquo;une chose n&rsquo;est pas de m\u00eame origine pour l&rsquo;homme et pour les choses. L&rsquo;\u00eatre de l&rsquo;homme est son Instance ou, pour \u00eatre plus rigoureux, l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme est son ETRE en DEVENIR. L&rsquo; \u00eatre des choses n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un CONSENSUS entre Instances, entre hommes donc ; consensus entre les participants \u00e0 une existence commune ou la chose prend place ; consensus aussi entre hommes de tous temps et de tous lieux, hors des limites de l&rsquo;existence individuelle. La transcendance des Instances, et donc celle des consensus par rapport \u00e0 toute existence, autorise de telles collaborations de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Le consensus ne doit pas \u00eatre compris ici comme une sorte de convention accessoire mais comme une participation plus essentielle. C&rsquo;est l&rsquo;intersection m\u00eame d&rsquo;Instances entre elles qui est consensus. Cela se comprend mieux en sachant que l&rsquo;Instance de chaque homme n&rsquo;est constitu\u00e9e que de SENS. En effet, c&rsquo;est en l&rsquo;homme que r\u00e9sident les SENS de toute chose, de lui-m\u00eame, des d\u00e9tails et des ensembles, de la vie de la mort&#8230; de la maladie aussi.<\/p>\n<p>L&rsquo;instance de l&rsquo;homme n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que tous ces sens, ceux qui par le biais de consensus, s&rsquo;incarnent en tant qu&rsquo;existants.<\/p>\n<p>L&rsquo;intersection entre Instances ne peut \u00eatre qu&rsquo;une mise en commun de sens des unes et des autres. C&rsquo;est l\u00e0 que ce trouvent les sens de l&rsquo;existant qui en est l&rsquo;incarnation, c&rsquo;est cela l&rsquo;\u00eatre qui existe comme chose. L&rsquo;existence de chaque homme, ou de tel ou tel aspect de son existence, r\u00e9pond aux m\u00eames princimes. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;existence d&rsquo;un consensus. Cela veut dire que si les Instances humaines diff\u00e9renci\u00e9es et peuvent \u00eatre ainsi autonomes, les existences humaines ne le sont pas. Elles sont toujours le produit d&rsquo;une participation d&rsquo;Instances par consensus.<\/p>\n<p>Ainsi la th\u00e9orie de l&rsquo;Instance conduit \u00e0 envisager toute question dans deux ordres :<br \/>\nCelui l&rsquo;existence d&rsquo;une part, et celui de l&rsquo;Instance, c&rsquo;est-\u00e0-dire du sens et des consensus, d&rsquo;autres part. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment chaque existence suscitera deux types de questions :<\/p>\n<p>Quel consensus, quels sens existent ainsi ?<br \/>\nQuel sens peut-on lui donner qui l&rsquo;inscrive dans le \u00ab\u00a0devenir-\u00eatre\u00a0\u00bb de l&rsquo;Instance, c&rsquo;est-\u00e0-dire son accomplissement.<\/p>\n<p>Il faut dire en effet que de tous les sens qui habitent l&rsquo;homme certains le font exister pour son accomplissement et d&rsquo;autres le font exister pour d&rsquo;autres devenirs -impasses ou malheurs par exemple.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans ce contexte que se pr\u00e9sentent les questions qui nous int\u00e9ressent ici. En voici les principes :<\/p>\n<p><strong>1) Le Mal<\/strong> n&rsquo;existe pas comme tel. Cela veut dire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que de sens. On peut en effet parler des sens du mal, mais on ne peut pas dire que telle ou telle chose existante est le mal ou un mal en soi. Cela n&#8217;emp\u00eache que l&rsquo;existence de telle ou telle chose soit empreinte de mal si ce sens participe au consensus qui la fait exister.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;on ne peut juger que telle chose est intrins\u00e8quement un bien ou un mal.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence d&rsquo;une chose n&rsquo;est pas la mesure de son sens. Du m\u00eame coup douleur ou plaisir ne sont pas en soi significatifs. Ils peuvent porter un sens du mal en m\u00eame temps que d&rsquo;autres sens.<\/p>\n<p>Quels sens en l&rsquo;Instance de l&rsquo;homme peuvent \u00eatre dits sens du mal et dans quelles existences s&rsquo;incarnent-ils ? C&rsquo;est ce que nous aurions \u00e0 \u00e9tudier pour mieux conna\u00eetre la question du mal et ses cons\u00e9quences.<\/p>\n<p><strong>2) La maladie<\/strong> &#8211; C&rsquo;est une atteinte \u00e0 l&rsquo;existence pour l&rsquo;homme, atteinte physique, mentale ou affective. Autrement dit l&rsquo;instance de l&rsquo;homme malade ne trouve pas \u00e0 exister normalement mais avec une d\u00e9faillance. Que celle-ci soit cancer, fracture, trouble mental, il s&rsquo;agit d&rsquo;une atteinte \u00e0 l&rsquo;existence normale de l&rsquo;homme, d&rsquo;une anomalie.<\/p>\n<p>L&rsquo;anomalie dans une existence selon la th\u00e9orie de l&rsquo;Instance, ne peut r\u00e9sulter que des principes \u00e9nonc\u00e9s plus haut. Toute existence, fait d&rsquo;un consensus ne peut \u00eatre que normale sans anomalie. Cependant si deux consensus pour la m\u00eame Instance faisaient chacun existence partiellement incompatible, alors il y aurait anomalie et maladie.<\/p>\n<p>L&rsquo;Instance supporte toutes contradictions, elle n&rsquo;est que cela : des sens oppos\u00e9s. L&rsquo;existence ne supporte pas la contradiction. Ainsi une chute ne permettra pas au corps de traverser un sol en b\u00e9ton et une fracture sanctionnera l&rsquo;incompatibilit\u00e9 de l&rsquo;existence d&rsquo;un mouvement de chute et de celle d&rsquo;un b\u00e9ton compact et immobile. L&rsquo;incompatibilit\u00e9 fait atteinte \u00e0 l&rsquo;existence, ici au corps.<\/p>\n<p>Si quelqu&rsquo;un tend \u00e0 exister en deux lieux \u00e0 la fois, la norme essentielle du monde mat\u00e9riel l&rsquo;interdit et il ne peut exister selon ce que son \u00eatre r\u00e9clame.<br \/>\nLa maladie mentale en sera un sympt\u00f4me possible.<\/p>\n<p>Aimer quelqu&rsquo;un et \u00eatre proche, le ha\u00efr en m\u00eame temps et en \u00eatre loin, de compatible dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;Instance devient incompatible dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;existence ne pouvant \u00eatre proche et loin \u00e0 la fois. Il s&rsquo;en suivra une maladie affective, sympt\u00f4me de cette incompatibilit\u00e9 existentielle.<\/p>\n<p>Soulignons que physique, mental, affectif ne sont que trois aspects de la m\u00eame existence sans que l&rsquo;un soit la cause des autres. Ainsi toute maladie peut se pr\u00e9senter selon l&rsquo;un ou plusieurs de ces aspects concernant l&rsquo;existence dans sa totalit\u00e9.<\/p>\n<p>La maladie comme atteinte \u00e0 l&rsquo;existence normale et comme anomalie provoque interrogation sur cette norme.<\/p>\n<p>En effet dans tel contexte deux modes d&rsquo;exister peuvent \u00eatre incompatibles, et l&rsquo;\u00eatre dans un autre. Ces contextes ne sont que l&rsquo;existence de consensus, par exemple culturel ou familial. Ainsi voit-on des maladies se d\u00e9velopper dans certains contextes culturels ou familiaux. Les \u00ab\u00a0crises de foie\u00a0\u00bb semblent \u00eatre le privil\u00e8ge des fran\u00e7ais. Il y a des n\u00e9vroses qui ne s&rsquo;expliquent que par le contexte d&rsquo;une culture. Il y a des familles o\u00f9 se transmettent des maladies que l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 ne fait que constater sans expliquer.<\/p>\n<p>Si on consid\u00e8re l&rsquo;existence de la maladie elle m\u00eame, elle ne peut \u00eatre que le fait d&rsquo;un consensus et du m\u00eame coup le sympt\u00f4me qu&rsquo;elle constitue ne peut \u00eatre que collectif, culturel par exemple m\u00eame s&rsquo;il est port\u00e9 par des individus.<\/p>\n<p>Ainsi la maladie d&rsquo;un homme parle-t-elle de lui m\u00eame, mais aussi des contextes humains auxquels il participe. Pour l&rsquo;homme elle est atteinte \u00e0 son existence accompagn\u00e9e souvent de souffrance. Pour les soci\u00e9t\u00e9s humaines, elle est anomalie qui met en question les limites de leur existence (par signe d&rsquo;incompatibilit\u00e9).<\/p>\n<p>Pour la soci\u00e9t\u00e9, la maladie met en cause son existence et son consensus, et elle s&rsquo;en d\u00e9fendra par la lutte contre la maladie et malheureusement contre le malade. L&rsquo;exclusion des l\u00e9preux, l&rsquo;enfermement des fous mais aussi cette inhumanit\u00e9 dont les institutions de lutte contre la maladie semblent toujours atteintes en sont les marques courantes.<\/p>\n<p>Normalement la soci\u00e9t\u00e9 punit le malade ne n&rsquo;\u00eatre pas normal. Plus l&rsquo;atteinte de la maladie est \u00ab\u00a0originale\u00a0\u00bb plus la lutte sera s\u00e9v\u00e8re. C&rsquo;est ainsi que le cr\u00e9ateur peut \u00eatre trait\u00e9 comme malade alors qu&rsquo;une grave parano\u00efa sera consid\u00e9r\u00e9e comme normale en p\u00e9riode de crise ou de guerre. La maladie est donc toujours relative \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 une culture, une famille, etc&#8230;<\/p>\n<p>On pourrait envisager la maladie d&rsquo;une culture pour une autre. N&rsquo;est-ce pas ce que les civilis\u00e9s que nous sommes ont analys\u00e9 dans l&rsquo;existence d&rsquo;autres cultures lorsque l&rsquo;infantilisme ne suffisait pas \u00e0 justifier l&rsquo;anomalie de comportement ou de sympt\u00f4mes existentiels ?<\/p>\n<p>Pour le malade, sa maladie peur \u00eatre d&rsquo;abord souffrance, mais il se trouve en face d&rsquo;un double dilemme : Continuer \u00e0 \u00eatre malade ou gu\u00e9rir . On sait que la maladie, malgr\u00e9 certaines souffrances, peut \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e par le confort ou les b\u00e9n\u00e9fices qu&rsquo;elle procure au malade ou les d\u00e9sagr\u00e9ments qu&rsquo;elle \u00e9vite. Continuer lui permet d&rsquo;\u00eatre toujours dans les m\u00eames sens dans son Instance.<\/p>\n<p>Gu\u00e9rir peut se comprendre de deux fa\u00e7ons :<\/p>\n<p>&#8211; soit \u00e9liminer la maladie en \u00e9pousant par exemple la position du contexte social, jusqu&rsquo;\u00e0 tol\u00e9rer punition et renoncements \u00e0 soi-m\u00eame (en l&rsquo;Instance).<\/p>\n<p>&#8211; soit utiliser la maladie comme sympt\u00f4me de soi-m\u00eame (en l&rsquo;Instance) permettant d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 une connaissance de soi, de ses choix (de sens) et ainsi orienter son existence dans le sens de son accomplissement. Dans ce cas l&rsquo;\u00e9limination de la maladie devient accessoire et subordonn\u00e9s aux choix personnels et au contexte social.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;il ne doive pas y avoir d&rsquo;automatisme maladie-recherche de gu\u00e9rison, peut para\u00eetre scandaleux particuli\u00e8rement lorsqu&rsquo;intervient la question de la souffrance. La souffrance d\u00e9borde largement le cadre de la maladie. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on reconna\u00eetra des souffrances qui ne s&rsquo;accompagnent pas du sympt\u00f4me qu&rsquo;est la maladie physique ou mentale et inversement.<\/p>\n<p><strong>3) Souffrance <\/strong>On examinera la question de la souffrance dans les deux ordres : celui de l&rsquo;existence et celui de l&rsquo;Instance, c&rsquo;est-\u00e0-dire son sens.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ordre de l&rsquo;existence, la souffrance est un v\u00e9cu et se situe sur le plan relatif, mode existentiel du consensus. Elle s&rsquo;accompagne soit de repr\u00e9sentations, soit de localisations physiques, soit des deux qui sont alors consid\u00e9r\u00e9es comme causes m\u00eame de cette souffrance. C&rsquo;est dans ces registres qu&rsquo;il faut placer l a maladie. Selon la th\u00e9orie de l&rsquo;existence, la souffrance n&rsquo;en est pas du tout la cons\u00e9quence, elle en est corr\u00e9lative et s&rsquo;il fallait hi\u00e9rarchis\u00e9e, on devrait reconna\u00eetre que la souffrance, avec toutes ses variantes et ses nuances, ses ambivalences aussi, est plus fondamentale que les manifestations ext\u00e9rieures physiques ou psychiques.<\/p>\n<p>Sur le plan existentiel on notera encore l&rsquo;importance de l&rsquo;environnement affectif, culturel et aussi du rapport avec lui-m\u00eame de celui qui souffre. Certaines th\u00e8ses nous sugg\u00e8rent que la souffrance est le fait d&rsquo;une r\u00e9sistance, d&rsquo;un refus dont l&rsquo;inverse,l&rsquo;acceptation de soi, ferait soulagement. Il y a l\u00e0 un indicateur qui peut nous approcher de la question du sens de la souffrance. Un autre indicateur nous est propos\u00e9 par cette expression \u00e9tonnante : \u00ab\u00a0Ne pas souffrir\u00a0\u00bb quelqu&rsquo;un , c&rsquo;est aussi le refuser, ne pas accepter la relation. Il y a l\u00e0 une solution pour \u00ab\u00a0ne pas souffrir\u00a0\u00bb quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est de s&rsquo;en s\u00e9parer. Mais s&rsquo;il s&rsquo;agit de soi ? S&rsquo;il s&rsquo;agit de soi, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre issue pour la souffrance qu&rsquo;elle m\u00eame, dans l&rsquo;impasse que constitue cette double contrainte :<\/p>\n<p>s&rsquo;accepter, souffrant donc,<br \/>\nse refuser et souffrir encore plus.<\/p>\n<p>En fait, il y a deux voies pour cette situation. L&rsquo;une consiste \u00e0 d\u00e9nier une part de soi : son Instance et donc tout sens, tout consensus : \u00e0 objectiver donc le mal et la maladie. La souffrance pourra faire \u00e9ventuellement l&rsquo;objet de traitement, d&rsquo;\u00e9radication ou de r\u00e9gulation. La souffrance ouvre ainsi une voie de perdition : la m\u00e9connaissance et le refus, celle de son Instance donc de son \u00eatre.<strong> C&rsquo;est l\u00e0 le prix de la gu\u00e9rison<\/strong> . C&rsquo;est alors que l&rsquo;homme souffrant sera trait\u00e9 comme chose, objet de soins. Pour cela, il doit abdiquer de lui-m\u00eame, se r\u00e9duire \u00e0 un objet corporel ou psychique par exemple. C&rsquo;est \u00e0 ces choses que s&rsquo;adressent dor\u00e9navant les soins, pas \u00e0 lui. Voil\u00e0 le sens du mal &#8230; C&rsquo;est, en son instance ce sens l\u00e0 qu&rsquo;il doit privil\u00e9gier, sens de la m\u00e9connaissance de la transcendance de l&rsquo;\u00eatre, de la d\u00e9n\u00e9gation de son Instance. Le sens du mal est toujours pr\u00e9sent dans la souffrance. Dans celle-ci, il est en question. S&rsquo;il domine, c&rsquo;est dans la gu\u00e9rison au prix de son \u00eatre (de son \u00e2me ?) que l&rsquo;homme cherchera sa voie. Cette voie est celle qui l&rsquo;ali\u00e8ne de lui-m\u00eame,le r\u00e9duisant (\u00e0 ses yeux) \u00e0 cette chose individualis\u00e9e -objectivement, d\u00e9finitivement \u00ab\u00a0en souffrance\u00a0\u00bb de lui-m\u00eame pour avoir refus\u00e9 cette souffrance.<\/p>\n<p>Mais il y a une autre voie, c&rsquo;est celle de la reconnaissance de soi, de l&rsquo;\u00eatre en soi, de son Instance. Cette voie est celle de l&rsquo;acceptation de son existence, souffrante et la reconnaissance progressive (l&rsquo;\u00e9lucidation) des sens en son Instance dans cette souffrance. Cette reconnaissance est aussi d&rsquo;\u00eatre porteur du sens du mal, de cette tentation pressante du suicide de son \u00eatre au b\u00e9n\u00e9fice de son existence. Elle est aussi reconnaissance d&rsquo;\u00eatre porteur du sens inverse, cette voie o\u00f9 l&rsquo;\u00eatre et son devenir, son accomplissement, sont libres des al\u00e9as de l&rsquo;existence. La souffrance de l&rsquo;existence est donc ce carrefour o\u00f9 se joue la question de la libert\u00e9 et de l&rsquo;ali\u00e9nation, celle de l&rsquo;\u00eatre dans et par son existence. La voie de l&rsquo;accomplissement si elle domine peut amener cette lib\u00e9ration du sens du mal et de son effet, la souffrance v\u00e9cue. La souffrance comme la gu\u00e9rison sont alors crit\u00e8res accessoires. C&rsquo;est particuli\u00e8rement important lorsque le consensus impos\u00e9 par un contexte social ou culturel, ne laisse pas d&rsquo;autre issue que la souffrance ou m\u00eame la mort auxquels l&rsquo;Instance est son devenir ne restent pas ali\u00e9n\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est-ce que le mal, qu&rsquo;est-ce que la maladie, qu&rsquo;est-ce que la souffrance? Toutes ces questions sont vues au travers de l&rsquo;anthropologie de l&rsquo;Humanisme M\u00e9thodologique. Questions de Sens.<\/p>\n","protected":false},"author":682,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[505,33],"tags":[],"class_list":["post-177","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-a45-sante-et-maladie","category-f3-affaires-humaines"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177","targetHints":{"allow":["GET","POST","PUT","PATCH"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/users\/682"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=177"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2301,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177\/revisions\/2301"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=177"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=177"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=177"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}