{"id":1607,"date":"2012-06-12T11:29:06","date_gmt":"2012-06-12T09:29:06","guid":{"rendered":"http:\/\/hm.coherences.com\/BLOG-HM\/?p=93"},"modified":"2012-06-12T11:29:06","modified_gmt":"2012-06-12T09:29:06","slug":"dimensions-humaines","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/nouvelles.coherences.com\/BLOG-HM\/2012\/06\/12\/dimensions-humaines\/","title":{"rendered":"008 &#8211; Dimensions humaines"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le contenu de l\u2019existence individuelle et les trois composantes : affective, corporelle et mentale, il faut encore s\u2019arr\u00eater sur trois dimensions qu\u2019il est indispensable de prendre en compte pour comprendre ce qu\u2019est l\u2019homme. <\/p>\n<p>La dimension objective, l\u2019homme objet<\/p>\n<p>C\u2019est celle de son inscription dans un monde, un milieu, des situations comme objet parmi des objets. Il est vrai que l\u2019on peut voir l\u2019homme comme compos\u00e9 d\u2019atomes et mol\u00e9cules, les m\u00eames que l\u2019on trouve dans le monde environnant et l\u2019univers entier. Tout se passe comme s\u2019il \u00e9tait issu de cet environnement dont il se distingue comme un objet particulier parmi d\u2019autres, d\u2019autres individus humains et bien d\u2019autres objets. Sous cet angle il est enti\u00e8rement conditionn\u00e9 par son milieu dont il se distingue non par sa nature mais par sa composition particuli\u00e8re. Ainsi on peut voir chaque individu comme d\u00e9termin\u00e9 par son environnement et les situations o\u00f9 il se trouve. Il d\u00e9pend donc aussi des al\u00e9as qui s\u2019y pr\u00e9sentent. Hasard et n\u00e9cessit\u00e9 sont les ma\u00eetres mots de cette d\u00e9termination de l\u2019existence humaine et de chaque individu.<\/p>\n<p>Apparait alors une question. Peut-on r\u00e9duire l\u2019homme \u00e0 cette dimension, en faire la base de toute son existence qui se d\u00e9duirait des conditions environnantes et des r\u00e9actions de ses propres composantes \u00e0 ces conditions ? Cette conception est tr\u00e8s pr\u00e9sente dans le monde actuel. Elle s\u2019apparente au mat\u00e9rialisme et ses variantes qui font de la mati\u00e8re le seul principe d\u2019existence. Bien s\u00fbr, cela ne dit pas d\u2019o\u00f9 vient la mati\u00e8re ni pourquoi les compositions mat\u00e9rielles pourraient \u00eatre bonnes ou mauvaises. Cela conduit \u00e0 faire des conditions environnantes les seuls d\u00e9terminants de l\u2019humain et de leur transformation, la condition de tout changement dans l\u2019existence. On peut se demander \u00e0 l\u2019inverse si l\u2019existence humaine peut faire abstraction de cette dimension. On en verra des tentatives.<\/p>\n<p>La dimension intentionnelle, l\u2019homme sujet<\/p>\n<p>Nous sommes capables de volont\u00e9, de d\u00e9termination de nos orientations, de nos choix et m\u00eame si ce n\u2019est pas consciemment nous sommes porteurs d\u2019aspirations, de d\u00e9sirs, de motivations. Cette tension qui se traduit en intention nous fait appr\u00e9hender le monde, les situations, les autres selon sa logique propre. De cette mani\u00e8re il semble que nous ayons le choix de conduire notre existence, de nous assigner des buts, de choisir des situations \u00e0 vivre que ce soit \u00e0 court terme ou avec des vis\u00e9es plus lointaines. Cette autod\u00e9termination apparait comme relevant d\u2019un libre arbitre qui n\u2019est pas seulement d\u00e9lib\u00e9ration mais d\u00e9termination et engagement de soi. L\u2019individu est le sujet de cette intentionnalit\u00e9. En cela il n\u2019est pas \u00absujet \u00e0\u00bb des intentions qui le traverseraient comme certains le voudraient mais \u00absujet de\u00bb ses choix, ses initiatives et en d\u00e9finitive libre et responsable.<\/p>\n<p>Apparait alors une question, celle que l\u2019on pourrait appeler du libre arbitraire. L\u2019individu pourrait d\u00e9terminer arbitrairement ses choix, sa volont\u00e9, ses intentions, ses principes et ses valeurs. Cette libert\u00e9 serait synonyme d\u2019absence de contraintes, de conditionnements, de d\u00e9terminations exog\u00e8nes. L\u2019individu est alors un tout pour lui-m\u00eame face \u00e0 d\u2019autres individus et un environnement qu\u2019il utilise \u00e0 sa convenance. C\u2019est l\u00e0 le principe de l\u2019individualisme. Comme cette dimension intentionnelle ne se ma\u00eetrise que progressivement et non sans difficult\u00e9s, l\u2019individualiste soit le m\u00e9connait se croyant seul d\u00e9terminant de son existence soit s\u2019en fait revendicateur, confiant \u00e0 d\u2019autres le pouvoir de le satisfaire.<\/p>\n<p>La dimension historique, l\u2019homme en projet.<\/p>\n<p>Comment d\u00e9finir l\u2019existence, d\u2019un homme, d\u2019un individu humain sans int\u00e9grer son histoire, le d\u00e9roulement de sa vie qui fait qu\u2019il change sans cesse, qu\u2019il \u00e9volue, qu\u2019il est engag\u00e9 dans des buts, des projets qui le mobilisent et transforment son existence. Projets \u00e9ducatifs, projets professionnels, projets simplement d\u2019occupation, de distraction, toute notre existence est impliqu\u00e9e dans ce mouvement incessant. M\u00eame dans le sommeil se fait un travail d\u2019int\u00e9gration de l\u2019exp\u00e9rience pr\u00e9c\u00e9dente qui pr\u00e9pare les suivantes. Ce d\u00e9veloppement de l\u2019existence n\u2019est pas seulement une succession temporelle d\u2019\u00e9v\u00e8nements, elle constitue une histoire comme un r\u00e9cit qui est celui de l\u2019existence de chacun, notre existence propre. Nous sommes aussi une histoire et son r\u00e9cit commence avant notre naissance dans une histoire qui nous pr\u00e9c\u00e8de mais dont l\u2019h\u00e9ritage nous est propres. Notre histoire nous succ\u00e8de aussi dans les h\u00e9ritages que d\u2019autres auront int\u00e9gr\u00e9. En outre dans notre histoire et les projets qui la construisent sont impliqu\u00e9s bien d\u2019autres hommes, d\u2019autres existences, d\u2019autres projets humains auxquels nous participons et qui participent \u00e0 la n\u00f4tre. Cette dimension projective qui nous met en avant, en devenir, en d\u00e9veloppement, nous fait participer \u00e0 un monde humain et son histoire m\u00eame pour un modeste \u00e9pisode.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me se soul\u00e8ve alors, celui de l\u2019interd\u00e9pendance qui fait de notre existence la cons\u00e9quence rationnelle des d\u00e9terminants ext\u00e9rieurs \u00e0 nous-m\u00eames. Nous serions alors le jouet de cette histoire du monde et des moments dans lesquels nous avons \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s. Les normes, les r\u00e8gles, les enjeux, les p\u00e9rip\u00e9ties, les rationalit\u00e9s des circonstances de notre existence en seraient les d\u00e9terminants. Cette logique rationaliste nous invite \u00e0 ne pas d\u00e9roger aux structurations h\u00e9t\u00e9ronomes qui nous d\u00e9terminent, \u00e0 faire des conformit\u00e9s nos buts et nos modes d\u2019existence. Le rationalisme existentiel est normatif sur tous les plans d\u2019une existence normale. Encore un r\u00e9ductionnisme tr\u00e8s actuel qui dicte les trajectoires et les statuts, les places et les comportements. Les zones qui \u00e9chappent au contr\u00f4le normatif sont comme un espace priv\u00e9, un en soi, qui menacerait toujours l\u2019espace public, ses r\u00e8gles et ses enjeux.<\/p>\n<p>Ces trois dimensions s\u2019articulent avec les trois composantes de l\u2019existence individuelle. Leur unit\u00e9 ou leur dissociation structurent les conceptions de l\u2019homme et donc celles, implicites de l\u2019humanisme.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le contenu de l\u2019existence individuelle et les trois composantes : affective, corporelle et mentale, il faut encore s\u2019arr\u00eater sur trois dimensions qu\u2019il est indispensable de prendre en compte pour comprendre ce qu\u2019est l\u2019homme. 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